ata
lure,
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The copy fllmed here hes been reproduced thanks
to the generosity of:
University of British Columbia Library
The images appearing here are the best quality
possible considering the condition and legibility
of the original copy and in keeping with the
flming contract specifications.
Origine! copies in printed paper covers are filmed
beginning with the front cover and ending on
the last page with s printed or illustratei impres-
sion, or the back cover when appropriate. All
other original copies are filmed beginning on the
first page with « printed or illustrated impres-
sion, and ending on the last page with a printed
Or-Hlustrated impression.
The last recorded frame on each microfiche
shall contain the symbol == (meaning ‘’CON-
TINUED”’}, or the symbol W (meaning END”),
whichever applies.
Maps, plates, charts, etc., may be tilmed at
different reduction ratios. Those too large to be
entirely included in one exposure are fiimed
beginning in the upper left hand corner, left to
right end top to bottom, es many frames es
required. The following diagrams illustrate the
method:
L'exemplaire filmé fut reproduit grâce à la
générosité de:
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Les images suivantes ont été reproduites avec le
plus grand soin, compte tenu de ia condition et
de le netteté de l'exemplaire filmé, et en
conformité avec les conditions du contrat de
filmage.
Les exemplaires originaux dont la couverture en
papier est imprimée sont filmés en commençant
par le premier plat et en terminant soit par la
dernière page qui comporte une empreinte
d'impression ou d'illustration, soit par le second
plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires
originaux sont filmés en commençant par la
première page qui comporte une empreinte
d'impression ou d'illustration et en terminant par
la derniGre page qui comporte une telle
empreinte.
Un des symboles suivants apparaître sur la
dernière image de chaque microfiche, selon le
cas: le symbole —=- signifie ‘’A SUIVRE", le
symbole V signifie ‘FIN’.
Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être
filmés à des taux de réduction différents.
Lorsque le document est trop grand pour être
reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir
de l'angle supérieur gauche, de gaushe à droite,
et de haut en bas, en prenant le nombre
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants
illustrent le méthode.
ET
_& fituarion ANT ÉNTIE delà ere doi &eften-
dué d vie tie Region & Ftanee d'icclles.
Sir
; sms, religion; 9° ceremenies Ford
les font habitées. Tu
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* Mémellemdnis augmentée SH éfrée de plufieurs nations +. "|
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que leur deuoir: seftende en. chôfes de.
peu d' épis ; autant que nous Voyons que 20% diligenes,ia-
Coit que none voulions paroiftre le faire. beañcouh, [ont fins: à.
files queiæy grand peur,que ce quirvi endront 5 nous:
en voyar les fruits fi peu meurs & faifornézils n nelesreiettér,..
comme efanuageonss er malpropres à dleur nourrifire Caril.
fauls que tout ve quel ‘bomine fairferahortea l Lamine entés.
us parfait en l'homéacjentät quefi.on naoit.
lesmieux fournis ceux qhidemoins | ke
Da lonqueie dis ceschofest ID
s Fr jp sue 4 ai app plus durable $ 2 a ‘Ode, 1.
3 FAI FAEA ft 1 OU Ne SUE US Bus sf
es hommes: fans "F4
C'que leurs achons foyent viviebfes ee
ls honneurs de ce müde, aux pla frs LÉ ME +
: richeffes,l l'heur Jeroir fort mal [pars emeren nBLE" é re ai |
DONS
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F2
| OO CePISTRE | | 1
©. Jemblèdependré déierie feay quelle inffabilité fortune, le:
quelle comme dit Pindare …, a toujours quelque cd.qui contra-
rie au faccex de ceux qui fons nait auec les richelTes:eg lefquels.
fi n'ont tien plus qui lesrende reSbellables que cesfe fürerie pi »
… peufe de fortuneie fais d'adhis que ex l'heur, 6 lerefhe&, és
lagrandsur perdent tout ainfi léur effabliffement:comme leur
fondement perd [a conftance. Or fcachant que.ért vous es: les
voffres,auex pole le plér de Redifice dervoffretuie furune pier-
re plus [eure,que celle qui depend de l'inconffance du remps, cr
antalie des hommes, ni à © ditéque le baStimenc effpour
en eftre durable, gamine [Table cr cternelle,en-
j' Ma a/t on Premier deffein CT pofe
tant que c'eflaruk de ui Dia 4/55: /on
lemodelle de l'œuure.f geriment depuis compaffe;qu'il n'y man
que rien pour le dire parfair, és accomplÿ de routes fes pieces...
Erfilesemps Ë le fabier me le permetroyenñt deduire.ie ra[che-
roy,non d'y donnerquelque attainte parfaite, mais au moins
diyfairetellement mon denoir ; er queieferois fatisfairence .
: défirque'aydegratifieraux vostres, @r vous alfez affeurée dé
celle mienne denotion à vous faire feruice,conceuë en mon ef
prit dés le cempsque ï'ay ceft honneur que de -ognailfre Mon-
feurvosfre fils le Comte de Roufillon , jestra de la vertu
näifante duquel me donnent un grand efhoir de levoir yn
iour le filx digne du Seigneur de Tournon, 7 decelle CJande
de Turaine, quienrun corps feminin, porte uneverta fi re-
marquable | que peu d'hommes la furpalfent en magnanimité,
.&nnlen defir de fernir Dieu, l'Eglfe, le Roy,e la Patrie. -
| Etftoht ainfiquelarverté quinegiffque en paroles, ex n'eff
éinteqhe en.la brauade fans effait.…. dfombragée, fans auoir
rade bi |
baie Scouleuiaifine uffirlavolonte és cho fes qui concer-
an Fien que ôn "voir La différence des bien fasfanrx à ceux qui
25210 9888 La proi kon de fon payssains y.faulr aiouSfer quelque cas
"2" e méblleur ie lerdeehmssles praposserles promelles. C'est -
contra
lefquels.
ne leur
s,€ 7" les
ne pier-
mps,€9°
effpour
elle,en-
€ pofé
[AY man
s pieces.
ca[che:
an MOINS
aiten ce
feurée de
mon ef*
e Mon-
La verte
voir yn
CJande
tu fi re-
inimité,
Patrie. :
co n'eff
Ps aUoiT
concer.
que cas
Ces.
eux qui
nl, e:
aterie pi s
et, ex *
EPISTRE,
À mepayen(ceutà qui il font obligez,que de fimple parolle, car
| desruns emplyent le remps en deuis, € donnent moyen à l'en.
nemy de fpreualoir de leur pareffe,là où les autres arment la
volonté sec le deuvir, éx fortifient ceffuy-cy anec l'effair, au-
tant banement,comme bru[quement ilx l'entreprennent,& [a-
nt lemettenrenexecution.
.. Silachofé ne parloit de [oy-mefine, es fi l'effeéne cor- |
réfPondoir ace queie dis, iene [eroy fi infolent que de lemes-
tre enauant: mais la veuëen defcounrant la verite ie pen[eroy
eStre anffi ingrat en le difimulant,que flateuren le difant,fi la
chofe efloir autre que veritable. Qui [e founiendra 1amais des
deux derniers rroubles aduenus en France,fans larmoyer,d'ouyr
ramentenoirun peruertiflement de lagentille[fe, és* courtoifre
de tonte le penplesadis fabier à la verru, ex fidelité deuëa [es
Princes ? mais nulne lereduira en memoire [ans fe fouvenir(f'il
a riende bonenfoy) querune Dame Jeule, [ans grand appuy
des fiens(abfentx de [à Mae n)aye tenu tele, voire chaf$é l'en-
nemy du Roy,es de l'Eglife de la ville, es finages de Tourno,
isçoit que il [emblaft y'auoir quelque intellgence:mais à la [e-
conde fois, € ceSle année, qui ne louera ceffe illustre Dame
d'auoir fibien pourueu à ces affaires, armé faille fortifié fe
maifon,aguerry les fiens , eStonné l'aduerfaire,que ce rufé chef
eg" conducteurdes rebelles, aye auffi bienperda [on temps de-
nant Tournon,deffendu fous la conduite d'une Dame, que lors
que ilafiegea Poitiers ; onesloit enclofé vne compaignie des
mieux aguerris cr" gentilx compaignons de la France, és° des
troupes Italiennes, es ce fouxla charge d'ungrand Prince: Le.
Milan nengendre point des Aigles, ny le Lieure des Lyons,
o4 Leopards, 7: d'un bon arbre iln'eft guere iamais + «à le
fraitn'en foitrecommandable: on fcait quelie ef la maifon de
Turaine y quelz les Syonsquien fontfortis » les Roysen
ent ven la valeur; la France en atiré:le feruice,er nous en s-
ee Rd
CEE CT ne
PO ha | SA
sons les memoires pour le luffre de La pofferité.Teverteux, Ma
dame,icy drefSertune barangie des louanges désroifres,ny des
wvertus qui fonten vous, me [ufifant de vous éclerer la canfe
de ce que Ÿ'efcris, qui efima deuotion à vous faire fertéce, cor à
celle efguillonnée par l'opinion de vofire vertu Go exallence,
ioint 1 bon rapport de voftre courtoifie naturelles l'endroit de
ceux quicheriffent les lettres que m'otfait les [eigneurs de Bar,
Rouffillon, € de la nourriture duquel,ïefhere vous ferez con.
tente,co la Franceencor leuren demeurera redeuable! Pour
donc ne fouffrir que le temps s'efcoulaff vainementen moy;cr
queie ne fuffe oififtant arecognoifire ceux quimerendent leur
obligé, qu'a moffrer quemes aétions volent d'autre aifle que le
temps pallé,& que mes eférits ont ne [Gay quoy deplusférieux,
ray baf}y ce liure de plufieurs fortes de materiaux, afin d'en don
| ner plus de plaifir, &r contentement à ceux qui me ferontceft
| honneur de lelyre, plus pour me fauorifer en mon trauail,que
pour calomnier mon trop de hardie]e: &o* pour me targuer con
tre ceux-cy, : day efcritla faunegardefurle chapitean du logis,
portant le nom es de Turaïne, € de Tournon, efberant que
nulfera fibardy d'y loger autrement que bien àpoint, voyant
qui font ceux qui prennent ‘a deffence co° protection de cefle
œuure. Leque > Madame,paint les mœurs. facons, loix,couftu
mes ; y religion de prefque toutes les nations qui age la
terre:@y'on les plus cler voyansy trouuerontoh exercer la gen.
tileffe er fabrilité de leur venë, pour”y cherir ma diligence;qui
ay feilleté un nombre infiny de liures, afin de contenter ceux,
ru fe contentoyent du peu quefur ce fuier auoit tracé le bon
omme. fous le nom duquel par cy deuat ce liure [e faifoitréco-
Soifére. D'un cas fuis-ie feur,que vous y prendrez plaifir tant
pourladinerfitédes hifloiresy côtenues,que pour voir que tout
debut cie pretens afjirentend lagl oirede Dieule:nomdu-
eV villemin nourriffiers de l'esprit de voftre petit Comte de.
|
x, Ma
res,ny des
la caufe
ce," is
excllence;
l'endroit de
urs de Bar,
Conte de.
r ferez con.
A
nm Moy?
ndent leur
aifle que le
usferieux,
n d'en don
ferontceft
rabail,que
argher con
in dis logis,
perant que
it, Voyant
im de cefle
ix cou/iu=
de 0 la
rcerlagen.
igence,qui
nter ceMX,
ic le bon
ifottréco-
air tant
r'que tout
nom du-
|
ue EPISTRE, *
quelefFineffable, er lequeldes aucuns des peuples cy compr:;,
off cogneu,des autres fi ignoréqu'ils ne [anent quec’eff que di
ninité,finen tant que la nature commune leur en dône cognoif:
ance. Néantmoins(ér qui eff cas digne d'admiration)xy 4:il die els
prefquépeuple fous le ciel,quicofelfe Dieu en quelque forte que uen
ce foit lequel ne le nomme de quatre lettres: co qu'il foit ainff, quatre le-
come aulfi les ancies lot remarqué,les Latins l'apellent Deus,
nous Dicuiles Grecsÿs,les Egyptiens Budh,ou Ben. les Perfes
Ziriles anciens Tofcans Efar,les Mages,ey Caldéens Orf,
les Arabes alla,les Affyriens Adad,lesTures Agdi:eo les pen 24290:
ples nounellement «Marais que ce foitle diable qu'il? me.
recoignoi[]ent pour Dieu,luy donnent le nom de Cemy:jous la
comprehenfion de quat e lettres. La loy effant comme chofe na-
turelle en l'homme;quief}vn Animal Politique,n'eftauffre-
gettée de pas Vn,e9' ny eut,er n'a, & n'aura iamais peuple fi x
farouche fous le Ciel, quinefuyne quelque forme de police;ia-
coit que la loy ne lu foit efcrite ailleurqu'en fa fantafie, ainfi
uepourrez tirer ahec la fubtile gentileffe de voftre efbrit de ce
Î e. La guerre” él} painte comme vvne des inclinations blus
ure. La guerre y eff pai p ae
naturelles de l'homme, mais auec telle confideration, que tant js nd à
plus un peuple eff barbare 7 farouche, de tant auf le defir de ls sarbarie
combattre, é7 d'efbandre le fang humain, luy eft familier é>° des hômes,
plaifant:la relligion de chacun y efteffigiée, mais ou vous ver-
rex quelle grace Dieu nous afaite,que ou prefque tout le môde
ef fouillé de l'infection ou de l'idolatrie,ou de l'herefie de Ma-
bometh,ou des [chifmes des heretiques.il luy ait pleunous pre.
ferueren l'unio de fon Eglife, ex nous choifirpour fon peuple,
parmy lequel fon faint nom Joit glorifié, er Ja parolle fidelle -
ment annoncée. (‘eff auous Madame queiel offre, vous l'ayat
de long temps referué,comme digne depofis pour me reuencher
des courtoifies receuës en votre maifon:c'eff vous quienferez
profit, ayant l'eflomach fain, er capable de la folidité de cefte
«.* inde » eg" befbrit bon, pour iuger,er: del'œunre,dr de celuy
quileprefente,me [afffans que la noblelfe de France fe contente
de mes tranaux,come auffi <'eSF pour elle que ie le fax elle pour
quiietrauaille, eo à laquelle ie confacre fous la fauenr de mon
Dieu, cp pour le [eruice de [a fainéfe Eglife, e° de mon Roy
naturel, tout mon labeur, er diligence, cr pourtefmoignage
dequoy,ien oblige ma foy parce Lure, Vous Madame qu.
reX celle qui porte le guidon, Ë ferez celle qui donnerez 1n-
dice de ceflemienne
le iufqu'icy s'effant afexmanifestee,n'a eu autre finsou preten-
te que le feul contentement qu'elle a, qu'on prenne playir 4 fes
veilles,éo" peniblestranaux,de[quels ceftuicy eStant le princi*
pabie vous prie de l'accepter d'auffi bon cœur,que vous pouvez,
penferestre entiere l'affectio,de co quipre le tout puiffane,
Madame, vous donner, eg: à tous les voffres , en fanté longue,
€ heurenfe vie. De Paris,ce 26.de Juillet. 1 j70.
EPISTRE
Votre tref-humbleferuiteur,
Franc.de Belleforcit,
«% à
enotion tant recommandable es laquel-
de celuy
contente
elle pour
y demon
mon Roy
noignage
sp à
serez În-
r laquel à
m1 "ren
ulir à fes
eprinci
$ pouuez,
puifanr,
longue,
0.
| SR
Hé à à AdQ LI90MAMA
Dat nobis manifefla figna Luci.
1
Aptôs 5) 7A Geo nC{r einer sers s
Lao ds abdpé ais, BeN\ipofeg” ya NX.
AN je Adueir, Prirois À nai, il
Er ’ FT) plan SipuèrVJvee J4dpir,
Tor’ CrSbEéripor x9) Péprrapor Éxquerey oi,
Ted Méppon poudo qi ya Nous Ados
| Zobçuu. Touprarieu.
AD NON MINORI VIRTVTE ET ERV:
DITIONE, QYUAM NOBILITATE P&R-
politum Virum, Francifcum Bellefore+
flum,loannis VVillemini Syro-
denfis Carmen,
Nfeëtans eo leliranfqne nomen
om vain be 1
Chartis)er brifidam Vadans in orbem, ‘ : © "17
Dixi, Belleforefte, ‘quis parenti y 2: V ; MIA T 9(
Puter,quis tib1 tale témique bellum. "7
Cognomen remere addicuim fuiffee "°°"
Tu wefig que facri@r ferais 35e xx
Bellique,omnibus & bois referts
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Quo Saturnia non ferécio
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Phæbo;illud vocttant juum-camane : "© 7.
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Scribentes quoquecarmenhosssvelilluds à: 1 1
Dodona eft Le ft columbis, REC
Que inf atheredeuolant Tonantis.
Er quercus faciunt loquacivres’
Huc buc affluit gra multitudo
_ Hinc refponfacapityreditque leta.
Euentus monits €r fciensfuturi:
| Quid tu Belleforefte,Gallicane
sl -Clarus conditor elocutionis,
| Omnesilletuus ferax camænas
Lucus continet, elegantiores,
Erdotlasmagis;@7 magispolitas,
Solertes magis,er [cientiores, |
Quam acre V'eneri decem columbe.
At quam veriléqua eruditione
| Gall, éo° populis procul'remotis,
! Etprafentibus, atque poftfuiuris
| Das legéfque fuas, féfque Fes
| AD FRANCISC. BELLEFORETIVM
14 : DOCTRINA IVXTA.ET NOBILITATE
|| A infigne virum, Antonij Valetij Me.
Ne dici Epigramma,
VERSVM NOMEN.
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: Necte fatidici fallunt oracula vais:
D Hiflorie fablimis apex fpectaris inOrbe,
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| Lanrigeris quantämTroïcaR omasviris:
Necgenio defunt fata decératuo. ”
Cui parat antiquum cedere fa$fus auum.
V'ndique nam maior laudum tibi Crefcit aceruus.
Eloquÿ terf cui fluit vnda triplex.
Quicquid Achiuapremir,quicquid' Romanäque linçua,
Culrius id Gallo manat abore tibi.
SicGraio, Latio,es Gallo coëunte lepore,
Historie veteris [u rit imago recens.
Surgit imago recens,forma miranda venusta:
_: Cuiliber,ut dicas,fhfbicienda venir.
Verafides V'ati:verumquoquenominis omën
Quod capit amplexu talia [enfa fo.
Franciaflore]cit fato facundiaper te:
FLOS FRANCIS CELEBERdiceriseffeT VIS.
TOY AYTOY HPOX TON HAEI-
‘TON ATANTAN THN IZTOPIAN KEA-
nrrouexo dy UE pôbor,TTporperlixor.
Tire où pgaléudues @ anurdr mature Kenrürs
Th ou TA ds puoi Nasisair, leu TN
Vansplu Tv épdey mu tag os NE er AJën,
H Sen @CS Tor re 43) Uçarror oder ed dr.
Ko oo aol ua dbru Ajgyds eûxndos dsppos
K'us Jexrarur TVA aiaqaud TPiquss
Manér épungédr ae Tr.) aèr mom Boëny.
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ASTRA TENENT VALIDL
FRANCISCI SiGAVDI PALATII NOBK
Lis DELPHINATIS IN FRANCISCVM
Belleforeftanum & generc & doétrina
nobiliffimum.
uifnamille bominum,quifna fuit ille Deorunr,
FEU tam bellé de pi M en Sylua
EURO D] mpoluitt Diném hic, Diuém fuit vnus bic:6 D
ES Agno/co veftrum rä vero in nomine numen.
Scilicer ve lonpo anfrata fhatiola capéxque
: Syluacft:fic magni ingeni bi flumina curruns.
Nil Sylua;nifitu,iucundius. Illa miniftrat
Materiem in cunéos fs, dat aratra colonis,
Diis flatuas,telifque trabes,pelagôque carinas:
Tu Latias fundis,en Graias dinite vena +
Eloqui facundus opes:fendepe renincis
Carmina,[eu libercampo decurris aperto,
Vi Laërtiades,lingue dicedine Nefhor.
. Hicliber ef} manifefta fides.Tu denique[ÿluam
Quifundis, ylua es fylnegnifdiffonet num:
INempe rudis [ylua e$t,omni va culriorhorro.
\
fe
VALIDL
NOBE
| M
Deorurr,
4
bic:6Dÿ
CN.
(Fr. BELLEFORESTO POLYHISTORI
F, Le Picard Caletenfis, à
Cris nimium nimiémqueignata tuarnm
Gallia puluerco penè fepulta fita,
Ecquis enim radio tentauit pingere reto
Etpatrios mores,clasique gefta patrume
Scilicet antiqui radis ignorancia fecli
Celauir,quæ nosvtile (cire fuit,
Hoic ve Amyclæis vitio datur atque rubori,
: Resnoftras nimium fubticuific diu.
Verümliaidulo defendere natus ab hofte
Ecparriam & gentem,Belleforefte, tuam:
Dumiemel enartas quæcunque gere aturia orbe,
. Réfque omnes via concinis hiftoria:
Hocideo(nifi mens Fallie)fecifle videsis,
Gentis vcilluftres fplendida Faéta tuæ.
AV S. DE RELLEFOREST, SVR
fon Hiftoire Vniuerfelle
SONET.
Par Francois d’Amboyfe Parifien.
C Elny-la [eut cognoifl iu[q'où de ton beau liure
S'effendent les difcours,celwy Jeul fait conter
Lesmets Ambrofiens qwiil te plait pre[enter
Anx effrits immortelz,queton Necfarenyure,
ai das vn gräd tablean,ou de bronxe,ou de cuiure,
LOwplustoft voyageant d'ordre,aura peu conter
Les peuples qu’ Apollon fous [oy voit habiter
La terre,ou la nature,er les Dieux les font viure.
Car d'antant que laterre en fon fhacieux rond,
A Decouurant vers le Ciel,de tous coftez . fon frons
Erplus qu'une contrée,ou qu'une feule ville:
D'autant BelleforeSf ton liure,on tu depaints
A Les couftumes,les loix,€o° les mœurs des humains,
ESf fur tout autre ouurage excellent ex utile.
Muis fine temporetempus,
XX 54
Bbé d'Yfpergen. : :
Abdias. à .
A äthic.
Albertle grand.
Alcotan,
Alphonce,
filuares Nunez.
âAmeric Vvefpucce.
Ammian Marcellin,
Annales de Sauoye.
Annièfacobin,
Anfegife Abbé,
Antiquitez de Belge,
Antoine Nebrifle,
Appian Aleran:irin.
Apollinaire,
Apolce.
Arrian Nicomede.
Ariftote,
Araobie,
Auenrin,
S.Auguftin,
Aule Gelle,
Aufonne.
: Aymon moyne.
B
aptiftcEgnace.
Baprifte Mantuan. -
Bañile. :
Bcat.Rhenan,
ede.
Ben, Éordon.
Berofe.
Blond,
Boccoride,
Bode.
Boëce.
Bonfin.
Budé,
adamafte.
Caffiodore,
Caftrametations du bail-
if Chou.
Caron eu fes Origines.
Chalcondyle,
Celie Rhodigin,
Cenalis,
Ccfar.
Ciceron,
Claudiap.
$S.Chryfofñiome,
Loricolan, i
£olomb.,
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Cromere.
Curtie.
S.Cyprtan.
, D :
amafcene.
Damian Goez.
Denys Halycarnaffe.
Denys Sicilieu.
Diodore Sieilien.
Dion Piuflien.
- Dion Nicee.
Diofcoride.
Dom Aluatez,
Duglofle.
E
Ghinart,
Æsnee Siluie.
Erafme Steila.
Efticone Bifantin,
Eltitnne Pafquiers
Eufcbe,
Eutrope,
F
abie Pi&or.
Fencftclle,
Fernand Cortez.
Fernand d'Ouicdes
Fefte Pompeec,
Flore,
François Taraphe.
G
afpard Contaren.
‘ Tablesdes Autheurs élleguegenceft œutre.
Cornille T'acite,
pis
Horace.
I
Aques Cartier.
laquesde Guife.
JacqaeaMeier.
Ican Annie Viterbies.,
‘Lean Cociee.
: Jean Candide.
Iean Damafcene .
Iean Lafcaris.
‘Jean Leon African.
Jean le grand &uelque
* d'Vpiale.
Ieanle Maire,
Tcan Verazzau.
Iotnandez.
Ilofephe Luif.
lofepheludiens
Jofle Vvilichie,
Iccaique liare de laGer-
manie.
Tfacie fer Licophron.
Iule Capitolin.
Julian L'apoftat.
Iuftin Hiftorien.
“uuenal.
Krantz. y
L
A&tance.
Lambert de Chafna-
burg, ]
\JGafpard de Cortercal. Laurens Surie,
Giudence Merule, :
George.
Gildas.
Gilles Corrofcr,
Gilles Gonçal.
Laurens Valle,
Leander Bolognoys.
L'hiftoire Martinienne,
L'hiftoire d'Ethiopie.
Loys Barthoman Bolo-
Guillaume de Neufbourg. noys.
S.Gregoire.
Gregoire Girald.
Gregoire de Toups.
H
aiton Armenien,
Hedor en l'hiftoire.
Herodian,
Herodote,
Hefichie.
SHicrofme.
Higinie.
Hippocrate,,
Hiftoire des Charles.
Homere. sde
Loys Guicciardin.
Lucas Valquez, .
Lucan. ts
Lucian.
Lucie Marin.
Luitprand.
: acchisuel,
‘LV aMacrobs,
, -Mameitin Pancegirifte,
Manilie;
: Manxthon.
Marc Aureles
Martial,
Le
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etbien. |
de laGer-
phron:.
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hiopie.
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din.
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de Chafna-
Mashio ne. Pierre Olbsier
Martin ve + Qu © Pihagore.
Mathias Michon, Ph ilippe Beroald,.
Maximiliä Tranfluanien, Philippe de Comnines.
Merlin. hilon Juif.
Mcihodie Martyr, Philoftiate.
| Michel Rittie. Pindare,
Miroir des hiftoires. Platine,
Mirfille Lesbien. Platon,
Munfte:. Plaute..
N Phornute,
Auclere. Pline.
Nicephore Poge Florentin.
Nicolas Germain. Polidore Virgile
Nonie Marcellin, Polibe.
Nufno de Gufman, Pomponic Læte,
O Pompouie Mele,
Lac legrädEnefque Poftel.
d'Vpfale. Procopie.
Ore Apollon, Profpet Aquiaiqe
OrodocGufman. Prolomee.
Orofe. Q
M Ochonde Freñnghen. Quinte Gays
1 Ouide. pe js
| Obert aguin.
Acat. R Rodiaue Euclque,
Pape Pie, de Tollede,
Paradin. rte
Paul Diacre,
Paul Emile, Gatelique
Paul Joue, Sempronie,
Paol Venitien. Sanxon G:ammair,
Paufanie. Seneque.
Pierle, Sexte Aurele.
Pietre de Sintre. Sexte Pompées
Pierre Gilles. Silie un
Pierre Lombard, Sigibert,
Pierre Martis, Sigifmond.
ghiehaliquee;
k ab 7h À
4
Den,
Strabon., .
Suerone Tranquille,
Supplementd'Eutrope...
. Suydas,
Hecodore Gaze,
Theophrafte.
. Tettblian, .
Tire Live,
T rebellie,
Tiitemie.
. Thucidide,
Turpin, -
V
_TAdiao.
Vallefride.
Vapouiel.
Varron.
Vafquez de Coronsdo.
Vegece.
Vellée partercule.
Verimbert abbé,
‘Vi&or.
Vilichie:.
Vincent au miroir hifto:
rial.
Virgile.
Vinchinde.
Volaterran:
* Vrolphang Lazic,
Vopifque,
Vipian.
X
Xi Iefuîte;
cnophon,
OL PORTO 70
û
Francifei Amboyfi Parifinl,ad Fran.Bellefo+ *
teftum,Hendecafyllabi,
Ores, Belliforete, gentiimque
Ritus,hifforiamque qui perennem
Hoc voluminetradidifle Gallis
Zure te potes ipfe gloriari,
Mox Apolline,mox fauente roro
Cetu Caftahidum;arque gratulante
Tibi Francigenhm nu tot4,
Templo Mnemofynes facram dicabis
Rerum condita ab vrbe Gallicarum
Perdnétam bifloriam vfque ad umbilicum.
INam qu dignioreff,fauenté toto
Cetn Casfalidum,at que gratulante
Phaæbo,er Francigenim cohorte tnts,
Ecquis digniorest [ubiremunus :
Tanti ponderis, & daboriofo
Templo Mnemolÿhes facram dicare
Rerum condita:xb “yrbe Gallicarum:
Perduéfam Historian v{que adwmbibcum,
Quam tu, Belbforefe gloriofe, :
Mores,atque Statuts géntiimque,
Ritus,bifforidmque qui perennem
Hbc volumine rradidiffe Gallis
dure te potes ipfe gloriarit
Muls fine tempore tempus,
ES, |
e
Ir opuseximium de emnium gen
4 cium moribusà Francifco Belleforæ editum Joannis.
Aurati PoëtæRegij,Ad luffum Ludouicum
Turnonium ComitemRoffiliongum, |
dot + é
À À
nn à ÉLEGEIA.
F C V'M contra Turnum certamina feua lé bd
À Æneas V'encris maxima curafüe.
@ Tumpia V'ulcanum votis Venus omnibus 4mbir,
É Nato ut Lemniaca Lfaëta det arma manu.
; Maternis precibus motus faber ille deorum,
LATma acri praperat mex operofaviro,
| l Enfêm fatiférum duroex adamante politum,
Er clypeum mire molis é9: artis opus.
M Sic Venus Æneam calefhbus indair armis,
Ipfsm que poffent arma decere Louem.
M Nancetiam(ecce vices rerum)cæleflia ut olins
Arma parat nato Claudia ferre parens.
+ D Sed l’enus Æneæ dederat fatalia Turno,
Nunc contra Turno fida dat arma Venus.
Nam mihi fi fas ef res indagare vetuftas,
1 Quamque fit antiqua nobilitate domus,
® Quis neget a Turnotraxiffevocahulagentem,
Œ QuanuncTurnoniumnabilenomen haber?
Æ Necminus à priféa deducit originenomen
7 Claudia Turenæ gloris magna domus.
Nam Rutulus TurnusRatuls T yrrena propago. . 4
À Turenis nomen ducitur unde fun.
À Sicnunc T urnohio duplex clari[äima Tuffo
D INobihrasgeminotratta parente venit.
Fraterat Aenez fatali eff funélus in vrbe
Morte [ua,dumres Regis @7' arma gerit.
XX
ET]
10. AVRATI
Claudianiné mater charüviduata marito,
Orbate domino fertonus omne domus.
Clandiamatcrnas partes,parirérque paternas
Suflinet,ingenti Feminanataanimo.
… Que virtute vigens, robore pene virili,
Turnonia hosfilesreppulit arce manus.
Hectalimulier fortsfsi ma pectore, er olim
Alrera que formé vifa fit elfe F’enus.
Dignumvtpreflec aus [ua te iuftiffima curs
Juste puer,bellipacis és" arte colit.
Artibus ut pacis patruumfratrémauereferres,
uorum mirata eFturbatogatatogas.
Chironem nato,go Phœnicem,vt mater Achilli,
Barrum binc,illincte V’illeminæe dedir.
INücqueque,vt antiquasfactis Heroidas equet,
Armärunt natos que fibiqueque [uos:
Quafit ecce nouum V ulcanum Bclleforeum,
Arma roget nato posteur fuo.
Mulciberille nouus clypei mirabile textums
Struxit, Achilleus qualis,6 Herculeus.
Hofodi Herculeus celebratus carmme quondam,
Notus Achilleus carmina Meœonide.
Quod mihifi quaforet par huic.illène faculras,
Verfibus Aurati nobilis ifleforer.
Er canerem clypei miram [épremplicis artem,
Aemulus vt terre fir globusille globo.
V'tque [has habeat Zonas,partéfque quaternas,
Étfpatinm,regio quo [ua quequépatet.
His addam varias formal. ne fitéfque locorum,
Cémque fais populos per loca que que locis.
Addam mille modos veffisvariôfque colores,
Linguarum variasin [ua verbanotas.
ELEGEÏIA,
{ddam etiam mores bommumrité[que facrorum,
Que gens qua vitam lege velarte colat,
{ddam mille fipermiracula cæterarerum,
M Cominamarcria nifuperaret opus.
ednancinfta fais non [ant mibi carmina Tufe,
Te quibus,aur fcutum perfequaromne tuum.
MOuod tu munus ama(näqsam eff peramabile mune
M Maternum)ut matrem,necminus artificem,
LArrificem,quo non opus ant operofius aler
M Edidir,aur quodplus vtiltate inner.
DVann fi virtantus qui mulrasvidit& vrbes,
Etmores hominum,dux Ithacenfiserat,
Mpfumeu f'pereslicer hocinftractus V’Tyffem:
D Marorem cr landem,quam tulut ille, feras.
Mlle quidem mund: muleas erranitinoras,
Non egit,totus qua patet orbis,iter,
4 licer Fe toium colluftres lumine mundum,
Er quicquid mundus tam fatiofus habet.
Sicqne vagovir cris tanto th maior V’Iyffe,
Quanto pars totomaxima quequéminor.
-
ODE AV SEIGNEVR DE BELLE-
forelt,par Iean Tirmoys, Nor.Argentenois.
Signant par ten induffrie,
G Par tes verlles ç° labeurs,
Cequ'an ment de Caffalie
Laffanante compaiguie
Peut prodiguer de faueurs,
Tumarques d'encre fidelle
M ZLesmeurs ÇQ'conditions
De l'ifle que l'eau decelle,
Et ok iamau la nacelle
D AN'apeu faire de fullens,
Car (eu où didansl'tfie.
x
w
Pres durinage Æoguen,.
Oubienen Brent
Bithynie,ou Galatie,
Pres du terreur Lycsan:,
© que tu fou en l Æfricque | E
Æu More Cafarien,
Ow que frudans l'Iberique
Ts dies le republique
Du plus cabé | ybien:
Ow demeurant en l'Europe
\ Si 14 viens à raconter
L: Péreneanne croppe
Que le Quirinalle troppe
De Cafar vie. j'urmenter:
To le dis de telle grace
Et le fais fi doltemenr,
Que ren sndufirie efface
Le nem de la prims race
Qui le chantoit autrement. .
eAuffi pour la recompenfe
De ce rien doëte labeur,
Ts Voiras qu'auec La France
Le refte du monde penfe
Deguerdenner [on fonveur,
Et du plus ample heritage,
Faifant auec Iupiter
Tont denouean le partage,
TH Le VorAs en ton eAge
Detout iemonde heriter,
Car il n'y aura contrée,
Plageyruifeau nefercf,
O4 ne [ot lenë «7 monfirée,
Redite,aprife,ç chantée
L'œuvre de Belleforef?.
Tant qn'ilen refle,
CTEVR, SVR. LE DISCOFRS
— del'origine, co particulieres mœurs, loix;ceremo-
nies, eg: coufiumes de toutes les nations, éo*
forles confiderationsde l'histoire.
OMME vn paintre parfait, voulanteffi-
A gicraunaturel, &levifage, &rout le
l corps d'vn homme, fuiuantles craits,li-
(9 neamens, & proportions d'iceluy, a de
= couftume de drefser au craion, l’'ombra:
Dge, & comme vne Idée des membres
SU principaux , \ & les difpofer en vn ac-
Ÿ cord, proportionné fous parcille mefu-
re,affin que neforte des reigles, & nom-
bres deuz,& propres à l'excellence de fon art: & comme c'eft
fon vray office,de donner tellemét les couleurs à chacun des
membres, de les pofer deuëment en leurplace;les efloigner
quelquefois de fa veuë , pourauecle iugement dela perfpe-
&iue, voir ce qui y default, ou le trop de fon œuure.affin que
-1ectelle diligence il puiffe parfaire ce qu'il a entrepris en fa
fantafic:Il n'eit pas moins feans à celuy, qui d’efcritl’hiftoire
de fe gouucrner auec pareil deuoir, &s'aftraindrefousles
mefmes loix dela painture, voirey fault vn plusiufte craion,
& fubtil pinceau, veu la delicateffe du tableau prefenté,pour
dreflér vne chofe tancexcellente quela defcription de ce
qui s’eft paflé entre leshommes. Maisiaçoirqueilyaÿt de
agrandeuren la pourluitede cefte-cy , neantmoins ce qui
ft compris auliure qui s'enfuit , & qué nous auonsfait no-
recnlerepurgeant, &augmentant: entant que il ya plus
que de l'hiftoire, merice aufli vne plus grande confideration:
eu queles parties vnies du tout , confideré en la perfection
du baftimentdu monde, faut que y foyentcontemplees.
| PREFACE.
cequief cs : Auffi quand Pline dreflà fon grand œuurc de l'hiftoire du
prisau 2.li, monde, oublia-ild'ycomprendre ce qui eft des dependan-
de pline, cesd'vnechofetant fingulicre, & fi difficile à efplucherÿ Le
nombre;la forme;mouuement, le nom d'iceluy,l'auteur,les
caufes de fa fubfiftence, la beauté, la eontinuation,& durée,&
cé qui eft comprisen farondeur;,eft par luy effigié autant que
ilelt permisà l'homms de dire des œuures merucilleufes de
celuy,duquella puiffance eftincomprchenhble,lesfaitz ad-
mirables, & queautre queluy-mefme ne peut imirer,& au -
Cofinagrs. quel toutes chofes fonc & fubicttes, & obciflantes. Et ainfi
phie ae ous ceft amas d’hiftoiregenerale, eft compris ce qui eft de
ption dm particulier, & embraflécla Cofmographie, Geographic, &
monde. Corographie,& la defcription priuée de chacune nation: fur
cou lequel fubiet,comme ainfi foit que s’arrefte noftre difcours,il
Corngraphie n’eft hors de propos de declairerparle menu au leéteur en
des lreux, quoy.confifte,& dequoy ferc & proffite cecy à l'homme, le-
qe ayant{on {emblable pour obiet' de fon efprit,& miroir
© fa vie, &ne pouuant voir, ny contempler cefte face que
parlemoyen d'autruy, ilaeftéaufli beloing,. que par autru
ilcogneuñ,& les autres, & foymelme, tout ainfi queen cel-
le impreflion que on voit en la glace d’vn miroir, l'homme fe
regardant,luge foudain des vices, ou defaults qui fonc en fon
ls paris vifage. Or partiflans la cognoiffance de ce monde infcrieur
uliers com. ŸS Patties fufditres,nous voyons les mots quoÿ que generaux
prénens les fe rouler fousla fignifiance des particuliers, cariaçoirque la
generaux. Cofimographieembrafle tout ce qui cft compris, & au Ciel,
&enlaterre, i’entendz en celle figure ronde & vifible que
nous appellons monde, fi cft-ce que fous le nom de Geogra-
phie,quinecontient quela defcription delaterre, &chofes.
Ces morsfés qui lauoifinent , l'autrepartie plus generale aauflifa place,
propres an. Vellement quele Gcographe ofe parler,& du Ciel,&desOri-
Cofimegrés ons,Zenithz, point verticaux, Oriens,Occidens,Zones,Po-
phe. les, Tropiques,&cours des aftres,aufli bien que léCofmogra-
_ phe; d'aurantque cela luy elt comme necellaire,& vn accel-
foire fe mariant au principal de fafcience.
: Eftant doncceftefcienceaindi liée que on ne peut guere
toucher l'vn point fans faire aproche de l'autre,&que leslieux |
ne fonttracez fans cognoiftre la terre, ne cefte cy fans lacon-
‘fidcration cêlefte, c’eft raifon que parlant de l'homme, de {es
| STE \ . . , ‘
mœurs& façons,nous fçachions où il eff, vir,& fe maintient,
D MO 6 0,8%
ts 99
« se
iftoire du
ependan-
cher# Le
‘auteur,les
& durée,&
autant que
lleufes de
sfaitz ad-
iter,& au-
. Etainfi
qui cft de
zraphie, &
nation: fur
difcourts, il
lecteur en
mme, Île-
,& miroir
c face que
par ne
que en cel-
‘hormme fe
ontenfon
ec inferieur
generaux
çoit que la
& au Ciel,
ifible que
c Geogra-
& chofes
ifa place,
&desOri-
Zones,Po-
ofmogra-
vnaccef-
eut gucre
ic leslieux
ns lacon-
aintient,
me,de {es
ù PREFACE.
quelileft, & comme il fe comporte: ce qui ne peuteftre veu
ny compris que vifitant l'affiette des Prouinces,. &places de
L fademeure. Eccelles-cy eftant fuiettesaux afpets du Cic!, :
&zles hômesreflentans quelque cas desinfluences des corps
d'enhaut,il faut que las parties de ce môde fuperieursfoyenc
contemplees,pour mefurer celles qui font en l’inferieur: veu ; des Juix.
que le tour enfemble(ie parle du môde vniuers)n’eft que vne
cité embraffanc & les dicux,& les hommes,affin que ic parle
auec Ciceron, & qu'ainfi aucun ne penfe qu'il y ayt rien Qui cicers li, 2.
foit feparé hors les limites de ce quiappelle môde:duquel ce de la narure
mefmeauteur parle ainfi en vn autre paflage:Car il n’y a rien des dieux.
que le feul monde, à qui quelque cas ne defaille, là où ceftuy
cycftfait,ornc,parfait,& accôply par tout, ne luy manquant
chofeaucune pour l'accôpliflemét de fes nôbres &parties:& ui le
quiaefténommé Monde par les Latins, & xéouwxs parles Médrainf
Grecz,à caufe de fa grand beauté,& pour la perfection de fon sppelé,
artifice. Mais d’autät que ce corps de l’vniucrs a diuerfes par-
cies felon les effects & caufes,foyent celles qui agifent ou cel-
les qui font contenuës, nous laifierons les principales, & def- pyries de |
quelles le mondeeft compoft,à fçauoir les 4. elemés & corps l'uniners co
fimples,& le ciel qui eft par deflus ces corps eleméëtaires pour: me font con-
voirles regiôs,& limites du monde, fçauoir l'Oriét l'Occi- fiderees,
dent, Midy,& S:prentrion,lesvns defquels font arreftez,& ne
bougentiamais,d'autätqu'onlesconréple commelespiuotz ..
du môde,& ce font !e midy,& Seprétrio:là où les autres deux #7 4 L
; \ «1 Mondequels
rovent & font mobiles,à caufe de ce cours perpetuel du foleil fre
parles degrez dc: fignes, foit en fon afcendant, oufaifant fa, .J; obi-
rerrogradation. le discecy àcaufe quele {oleil ne fe leuant Le.
point vn iour au mefme lieu, oùil s'eftoic leué le precedant,à
raifon de fa courfeordinaire,ils’enfuit que les Oriés, & Occi-
dés {ont mobiles:& eft proprementl'vn Leuät, & l'autre Po-
nät dulcofté que le Soleil fcleuc,ou fe couche furl'horizon,ia-
çoitque ce leuer, ou abfconcrr deceft.aftre fe faitfans nulle
faure encres deux tropiques,affin qu’6 ne pee queie vucil-
le confsndrél'ordre naturel dela courfe folaire, Or eft cecy
propolé, comme jay dit,pout l'efgard du pointtouché ence Côplexions
liure, qui eft des mœurs de chacunenation,entantqueie ne dimerfes des
vucilallerfiftoiquement en befoigneque vucille côprendre pa 1
Ja generalité des hommes & animaux fous vnemefme com- + A
\ * : UT ; sXnaiffent,
plexion,puis que ils fontformez d'vne mefme fubftance de la
* i
5 PREFACE. D R ,
térre:entant queiefcay que tour ainfi que toute terre ne por-
té point routes chofes,& que les fruitz croiffent en l'vne, &
nepeuuent venir en l'autre,que aufli les hommes ont des hu-
meurs &inclinations en vneterre,qu ils n'autôt point en vne
autte. D'où vient que ceux qui-naiflent au feptentrion font
L'ame préd grands: & les Auftraux, & naïs aux regions chauldes, n'apro- |
Les impref= chent de cefte grädeur,& ftature, fi ce n'eft que eftansles ter-
S6s du fers res diuerfement difpolées, les corps qui y naiffent,, y reçoi-
Re yent aufsi de diuerfes imprefsions? E£tcomme ainfi foit que
: les affeétions de l'ame font fouuent difpofées felon ce qui eft
de naturel du corps, & du fensexterieur,aufsi voit on queles
hommes {el6 l’afsiette des lieux ont ou plus,ou moins de rai. |
fon & intelligence,ie parle felon l'hôme,& füuiuant l'expe- |
rien.e quinous en fait voir la chofe en fon effet:entent que !
tant plus vn pais eft grofier en la commune refpiration de k
Sel l'influ-Yair qui le fuftente , auffiles hommes y fontloutds,pefans,& }
enceleshm oroffiers comme ils font fubrils, & de gentilefprit,où l’aireft |
pr tr ferain,attrempé,& fubtil. On les voit chaults,coleres, prôpts
* ànoifer,felo que larcligion eft efchauffée du{oleil,& queles |
aîtres ainfi complexionnezles guident, comme ils font tar- |
difs,lents,& paifibles, où cefte ardeur n'eft point fi vehemen- |
te: & faut confefler queles Climats ont des proprictez qui
ncfe communiquent à tous, & que chacune rerrea des hu- |
meurs ez hommes quiluy font particulieres,aux vns l’incon-
ftance maiftrifant, aux autres la ftupidité,& fotrife,ceux-cy
eftants opiniaftres, les autres dociles, les vnsreligieux, &les
autres ne fe foucians de fainteté quelconque.le ne veux don-
nercecy aux aftres, ny àla terre, mais de l'imputer tout à la
malice des hommes,encore n'y voy -ie trop deraifon, voyant
Pinclination des peuples de chacune Prouincè.
Ie fçay que le faige commande fur lesaftres, & quel’home
mecftenla maindefon confeil, &que fi on l’aftraignoit
fous la neceflité d'vncinfluence, ceferoitluy donner excufe |
swmaies © fa mefchanceté: mais ce n'cft ainf queieparle, car ie n'i- à
naturelle BNOTE PAS QUE En CE qui cfide I action vertueufc,ou corrôpue}
fn lit c'eft l'efprit del'homme qui y befoigne, & iaçoir qu'il y aye
corrigée par des inclinations naturelles, fifault-il queobeiflant a Dieu, &|
lu lyde fe formantfelonlaraifon, qu'il corrige ces vices reffourçans
Diem de la corruptiô de noftre nature: maisie dis qu'ilya des pros
prictez,foyent elles tendans à la vertu,ous'efcoulans apres 1e
te ne por-
nl'vune,&
nt des hu-
int en vne
itrion font
s, n'apro-
ans les ter-
t,y reçoi-
fi foit que
n ce qui eft
“on queles
ins de rai- |
ant l’expc- À
ententque À
piration de
[s,pefans,&e
,oùl’aireft |
res, propts
1,& queles
ils font tar- |
vchemen-
prictez qui
cades hu-
sl'incon-
fe,ceux-cy
cux, &les
veux don-
r tout à la
on, voyant
que l’'home
aftraignoit
ner excule
carieni-
u corrôpue
qu'il y ayce|
a Dieu, &
effourçans
y a des pro
ans apres Îe
=
Donne ‘’PREFACE.
vice; en chafcune nation, quifemblent naïftre, croiftre, &
{e nourrir en elles,& aufquelles, fans vn long eftude & pour-
uoyance difficillemenr peut on obuier, iaçoit qu'il n'ya rien
fi bien planté quelelong vfage de bien enfeigner,& l'exer-
cice de la vertu nc defracinent de fa premiere place.
l. Comme donc enceft œunre nous ayons pourfuiuy la di-
uerfité des mœurs des hommes en chacune nation, nefault
trouuer mauuais fi te dis aufli qu'ilfaut qu'il y ayt quelque
autre caufe,que la fcule affection del'homme,qui occafionne ze Chrefiè
cefte varicté:& fans entrer en vn Laberinthe de doubtes, 1e doi faire
Chreftien, qui doit faire proffit detoutes chofes, confidere. prffit de
ra que cecy neluy eft propofé que pour y'contempleriles faitz “#4
merucilleux du tout puiflant,qui s’eft rendu admirable en la
varieté. des chofes mefmesfemblables: & qu'eit-ce au mon-
de,qu'i plus aye de raport, & reflemblance del'homme, que z'hômedi®
l'homme mefme? & toutesfois c'eft l'homme qui eft tout di- [emblable
iers à l'homme,mais pluftoft contraire,& diflemblable à foy- à fo m/-
mefme:la varicté de la figure,venät de fon auteur,maisla dif. "
fimilitude des mœurs, ayant fource de fa propre corruprion:
s'il ya des inftinétz naturelz, qui l'inclinent à quelque cas,en-
core n’eft la nature fi imparfaite, qu’elle les aye nirez à cecy
pour leur degaft,fi d’eux-mefmesils ne rendent à leur ruine,
En fomme contemplant tout ceci, ilfemble que la force de
Ja nature excede toutesfois,& que la maiefté foit doubteufe, a
qui la confiderera en fes parties, fans auoir efgard à la vigueur
vaiuerfelle de cefte mere commune de toutes chofes, & la pies ropnes
contemplation de laquelle eft le miroir auquel, & par lequel é effects de
homme tafche de comprendre ce qui eft de Dieu,qui inui- lanature.
Mfible,& incomprehenfble,fc fait cognoiftre, & fe communi- K”-1.
que à nouspar ce qui eft vifible, & que le fens humain peut
attaindre,& embrafler, Quand doncle Chreftienlities abo-
minations des peuples eftranges,le degaft du meilleur qui foit
n eux, la paillardife de leurs ames,la fouillure de leurs corps, »., ft de
eur cruauté, vilennie, iniuftice, fottife, ignorance, & faulte y "féence
de raifon:nc doit-il pas le mercier, & s'humilier fous fa main desmæurs
puiflante, &recognoffance des biens & faueurs qu'il en a des narionse
eceu, d'eftre contraircautantencœi & affection à ces bare
bares, comme 1ly a dereffemblanec en leurs corps, & figure
xterieure,& comme ilz font guidez treftous d’vn fens com-
mun,& refpirent vnair pareil& viuent fous la loy d'vne fem
| k ii]
; DAME di 0 D 2 à où -ONSPA
blable vic?Et fe fouuenantque iadis ilfutrel,8& que fa viercf. d
fencoic l'impurité del'idolatrie & aueuglement de ceux cy, D
n'a ilpas vnbeau,&iufte moyen delouer celuy;quilaretiré à E
d’vn tel bourbier, de magnificr fon excellence, recognoiftre |
le.bien-fait, &leprier pour ceux qu'il voit encorcplongez £ Fà
au danger,les precipicant dedans l'abifme de la mort cccrnel- ë
le? Quandillyrles mœurs,police, & façons des vie(affin que h
j'aille fufqu'au coing del'Orienc) des Cataïens, & Tartares |
__ tenansles païs des Ceres, de Cambalu, Quinfay,& autres ver- à
Imperfetiôs res fubietres au Cam de Tartarie, & voit la Barbarie naturel-
dela viede je de ce peuple, la tyrannie defon Roy;iniuftice desofficiers à
Tarte d'iceluy, peu de charité du vulgaire, cruauté des vns enuers À
lesautres, &inhofpitalité à l'endroit de l'eftranger l'inciui- |
lité vers chafcun,& l'impieréen ce qui cft delareligion, com À
meilsfe font fouftraits & retirez de l'obciffance telle quelle 4
-qu'ils fafoyent a Peuangile,pour embraffer la loy d'vnimpo- à
fleur, & peruers heretique,& d’autres pour fe reflouilleren l’a- *
bomination des idoles:que dira il,finon que fe dreffer à Dieu M
auecpricre, qu'il luy plaife tellement ice conduire,que dene À |
jamais fe foruoyer de {a foy, & n'imiter la peruerfité de ceux- À
cy;pour laiffer lebon chemin, & fuiure les affe@ionsfansiu- |
HE ftice.Quandil lyra la ciuilité des Perfes, l'éftat ancien de leur |
Police des republique,la grandeur de leur Empire, la gloire des Monar-
en ques fortis de celle braue nation , commeils furent aneantis
nl cin.. parle Gicc,domptez du Romain,& en fin afluicttis par le Ma |
pedie. ‘ homctifte : cefte hiftoire luy fera admirer les ingemens de
FA Dieu,& recognoiftre la certitude de fa fainéte parolle. Tout
Fu sn # nf qu'en iy"ant, l'effeminatiô Aflyrienne,les desbord con-
Le du ge. fufion des Babyloniensenleur vie,l'infoléce des Parthes,(ot- }
nant, te defloyauté des Armeniens,beftiale manicre desHirca-
niens,charmes & enforcelemens des Batriens, cruauté & ri-
gueur des Iberes,& Albaniens,execrables facrifices des Tau:!
riques,& Colchiens,obfination luïfue, peruerfité des Ifraë-\
obfinaris fes lefquels iaçoit que iouïflent du priuilege des enfans à
er ingrari. Iegitimes en la vigne du tout puiflant, {ecoüans toutesfois}
rude A le 1oug d'obéiffauce, & ne voulans recognoiftre le {eigaeur|
Zuifr, de gloire, & le vray heritier du royaume ont efté chaflez iu.ll
ftement de l'hericage. L'hiftoire des enfans de loy fera cellel
qui nous fera pen{er que nous n'eftans que des fauuageons,&
regetrons non naturelz de l'arbre de vie ,auons neantmoins
receu cefte faucur du grand, & etcrnel pere de famille, quo
fa viercf- }
CEUX CYÿ» |
ilaretiré À
ognoiftre |
cplongez |
rrecerncl-
(affin que !
cTartares |
. _? . é
M ricé,& s'apuic fur la feule gloire defoneletion,fans adi
autrester- | P 8 fans adioufter
ie naturel-
csofficiers }
vns Enuects !
er,l'inciui- À
ie Jausllé k aftres auxGrecz,la philofophic en toutes Prouinces,qui mon
d'ynimpo- }
illerenl'a- À
fferà Dieu
e,que dene |
té de ccux- !
onsfansiu-
ien de leur
des Monar-
ntaneantis |
is par le Ma
emens de
rolle. Tout
sbord con-
arthes,{ot-}
e desHirca-!
ruaut6 & ti-
es des Tau:\
té des Ifraë-\
des enfansi
s toutesfois |
le feiguneur|
chaflez iu-#
by fera celle}
uageons,&
ncantmoins
amille, que
Mormillent les fages, & hommes puifsans pour dompterles
dez auffi coft que le feu des perfecuions des Idolatres fut af-
us . PK E F AQC'E.
d'eftieentez,vnys, & incorporez en l'oliuier,rout dinfi que fi kom.rr:
nous en eftiôs les rameaux naturelz,&legitimes. Mais quoy? Get iv-
Je fage Chreftien, fe fouuiendra aufli de ce quel'Apoñtre di, ” adiuts 27
que fi Dieun'a point pardonné à celuy qui n’eftoitny eftran- Er 50
ger;,ny fauuage lors qui s’efgara de fon deuoir, &difconti- des If
nua de porcer fruic en {a faifon, qu'il n’vfera pas de moindre $
iuftice à celuy quieft enté;s'il fe deuove du chemin dela ve-
à la vocation les effc&tz a quoy la loy, & le nom de Chreftien
B'obligenc.C'eft pourquoy en la pourfuite des mœurs des na- rpphiens
tions vous voyez l'Egyptien fauorife, dez le commencement fosr:fenr
dela cognoiflance des lettres fur routes les nations du mon- #46 /ça-
detles Hebrieux exceptez)cftre celuy, quiapréd le cours des #72 E#
ebe.ti.de La
preparat.E .
HAñg2.Q7
montres de la terre, en fin cefutl'Egyptien qui à veu l'Eglife ce fut Her-
hreftienne Aorir en toute fainteté, doétrine, grand fçauoir clefilr d'o:
& ennombrcinfiny d'hommes,qui feruoyent iadis de miroir /"
cout le moride: & ce fut l'Egyptien, affin quela gloire ne
oittouteaux grandes villes & fameufes citez, qui veitiadis
es defertz de {on païs eftrela retrairte, & domicile des faints ue
confefseurs de la verité de noftre foy , qui y ont vefcu,com- es se
me vn bon depoft pour puisapresferuirenl'Eglife, contre fanss hom-
Jes afsaults des heretiques luy faifans obftinement la guerre, 165.70:
l'hiffoire Ec=
clefialique.
ftre la police, & les loix al’Afie, Afrique,& Europe,ë& duquel
oupy,& la rage des cyrans fuccefseurs de Diocletian arcan-
ie. Etroutesfois l'hiftoire des mœurs des natious vous fait
out'aufli roft voir ce peuple abaftardy,fa gloire mife à bas,&
uy ptiué encor du meilleur qu'il euta fçauoir de celle do&ri
e qui l’honoroit par tout,& rédoic heureufe fa prouince. Et
ncor ce difcours vous fait cognoiftre, lyfans les mœurs des
Africains leur infidelité pafsee,la foy qui de puis y a floury,le _#frique
rand nombre deMartyrs , & glorieux tefmoings du nom de Jiege de l'E-
) ieu,lefquels par leur confefion,& tefmoignage ont hono- ghufe an ca
é ce pays More, & Bazané,& fait de gräds feruices au pafteur °°:
le tout le troupeau ,& à fa fainte Bergerie : maistournant le
cillet,ces mœurs s'empirans,alterans & {e changeaus, Dieu!
qu'elle pitié? LeChreftié ne voit pl° que brutalité, & abc ftifse- M
ét d'efprit en ceux,qui eftoiët fi gétilz,& fpirituels, aneatif- Asp *:5à
emét deforce en ceux, quiauoyent tenu tefte filog téps à la fenr. vs
PREFACE. a
s. Gprian fureur,& bonheur de l'Empire flouriflant de Rome, impicté |
bnelafy enla nation quiiadisembrafloic fi affeétionnément le Chri- |
des Cartha: fijanifme,que S.Ciprian en plufeurs lieux de fes efcrits, ne }E
&% peut celer le loz:des Carthaginois en ce qui eft du zele de Ja 1
-… parolle diuine, & de l'obferuation de ce qui eft ordonné par
l'inftitution & denoftreicigneur lefus Chrift,& de fes faintz
Apoftrés:quoi plus?vous voiez que l'Afrique monftrueufe en!
Animaux , -eft deuenué plus farouclic en la façon de Vie des ll
hommes,que les Lions, Onces,‘Jurs,& Tigres qui repairent|
par fes folitudes. Tout ceci aprendle Chreftien par l’hiftaire
des mœurs,affin de louer Dieu,& le craindre, & faire fi bien,
que Dieu neluiofte ce, dequoi iadis l'Afrique à eu autant de À
largeffe qui pourroiét auoir, ny l'Iralie,ny la Fräce. Mais, pieu
tout puiffant/quand vous lifez quelle fut la Grece dez le cô- MF
mencement,qui eft l’homme qui ne s’eftône voiant les folies
de vn peupleeftimé fi fage,& qui a cité rénommé pour le plus
| ciuil, couttois, & moins barbare detoutle monde? Neant-!
Le[eul Chre moinsle Chreftien, qui ne mefure pas l'hiftoire à l'aune dela!
Jien à inge- folie des hommes, & ne contemple la perfection de noftre!
Fe en lhi vie s’arrefter fur ce qui femble fimplement auoir quelque for!
‘Me. me,& figure depolice,& de vertu,cognoit dequoy luy fert le
iugement en l'hiftoire, voïant que Dieu ofte le fens aux plus
fages,& reprouue le confeil des fçauans: lefquelz l’ayans co-|
gneu, nel’ont toutesfoisrecogneu comme Dieu.ainss'eua-
nouïiflans en leurs penfées ont mefuré la force du tout puif-
| fant {ouz l'imbecillité du fot iugement del'homme. Lifez ce
fre que Clement Alexandrin,faint, & excellent perfonnage de
à is »,. l'Eglifc primitiue dit des Grecz , commeil fe moque de leur
raifon aux ottifc,& abomination en l'adoratiô de leurs faux dicux,quel-
les impictez il leur. mer en auant de ce qu’on commettoi
aux plusfecrets mifteres de leurs ceremonies:& vous cognoi.
Îtrez que tout ainfi queles Greczonteltéles plus {çauans en
Gr, les la fcience de cefiecle,aufli oncilz ele les plus corrompuz.enl
plus dore Veur Vic,& les plus efgarezen l'opinion.& plus tardifs à rece-
PT d'entre UOIT la verité,&c des premicrs qui {fc {ont fouruoyez del’y ni!
des hommes, de l'Eglife. Et lifant l'hiftoire,& mœurs des Grecz, iaçoir que
plufieurs hommes nousyfoient paintz fort exccllens en {ça:
uoir,& remarquables en la purixé de leur vic:felt-ce que vo
y aprenez à quelle mifere elt conduit l’homme qui prefume
trop de foy,& feglorific:de ce. qu'ila fans regarder qui eft ce
} 3 JTE > NIISS I 9301
y
Gentil *à
210198 13:du;
_
, impiete |
it le Chri-!
crits ; nc!
1zcle de la
donné par
c fes faintz
ftrueufe en
de Vie des!
irepairent|
at l’hiftaire
ire fi bien, Ë
u autant dec!
,Mais,pieu °#
dez le co-
nt les folies
pour le plusf
de? Neant-
l'aune dela}
n de noftre!
quelque for!
oy luy {ert le
ens aux plus
£ layans co-|
u,ainss'eua-
u tout puif-
e. Lifezce
fonnage de
pque de leur
dieux,quel-
commettoit
ous cognoi-
s{çauans en
rrompuz en
rdifs à rece:
k-ce que vo
qui eftce
10125 3% lu,
ez de l’vnio!
, iaçoit que!
lens en {ça
qui prefume
cities: ne ès EF AC E, : q f
luyiquiluy enifaic Gliberale largeffe : Car vous voyez queen. 1°”
tre tousiles hommes:les feuls Grecs ont cop “a ci- Earth
L coyens qui ont ofé nyer ladiuinite, & l'efireabfolument de _srhée,
qe Dieu , & de l'opinion defquels font fortis cous les À- #5 Laerce:
ciftesqui iamäis ont efté depuis au monde : Entendez aufli ©” Clement
que de celle grande vniuerfité , & fameufc efcole d'Athenes Ælexädrit
À fontfortis les pourceaux Âriftippe ,& Epicure, lefquelz anr
apris la volupté aux hommes , &lesontdreflez,& conduictz
Avance vie plus digne d'vne befte, que d'homme ayant quelque
‘vfage deraifon. La republique d'Athenes, la police des Lace-
demoniens,la force Maccdonienne, la barbarie des Thraciés,
la fuperbe Thebaine , lafuperftition des Candiots , la vaillan-
ce des Rhodiots ,l'effemination des Chipriots, &cen general
la gloire Grecque font cognoiftre au Chreftien quel fonde- Divers
mentil ya en cequieft del'heur mondain, puis que tous ces plesen bre
peuples font à prefent les efclaues dela plus vile, & infame
nation de l’'vniuers: & de celle qui iadis eftät fans aucun nom |
fait tremblerà prefent prefque toute la terre au feul fouuenir
de fes conqueftes. Or queleftonnement faifift noftre cueur
voyans par lhifoirele commencement du peuple Turquetf-
que fortir d'vnrecoing des Scyches, courir le Leuät, dompter
les pluspuiffans de l’Afie, &en fin venir fe ruer fur les Chre-
ftiens , & aneantir la force , & gloire de tout vn Empire ? maïs
quedis-ie d'vn Empire, mais bien de plufieurs: entant que le
Grec fuperbe auccla cité triomphane baftice par Conftantin
le grand ,l’Afiatique fe penfant indomptable pour comman-
der furla mer Maiour, & auoir autorité fur l’eftat de Trape-
zonde , le fort Egiptien ,ne craignant rien de malheureux
ayant la troupe cftroyable des Circaffiens Mamelus, & (ouz cbr
fon obeiffance l'Egipte,ludée, Mefopotamie, Aflyrie, Arte ne ge . à
nie, & quelque coing de l'Arabie :ces trois dif-ic, ontpañlé su 6
ous le couteau trenchant de ce Barbare, jui maintenant fe |
joie à plaifir par les riches Prouinces de l'Europe. Eft-ce peu
de casque vn feulliure te face Voircomme vn peuple idola-
re, la{cif, voleur, pauure, & banny de fon pays, eft contrainét
(pourauoir part'en la terre d’vn vfurpateur, ) dereccuoir vne
oy incogneue, & embrafler vne nouuelle opinion, & reco- zerurecn
pnoiftre out chef, legiflateur, & prophete le plusabomina- sant dere-
ple,mefchär, & corrompu detous les hommes. Étneantmoins «#%/eMa
rous voyezl ifanc qui & quelzfurent les Turcs, quelles leurs Fri
XX
Quelles M6
pie .PREFACE . & F
‘7 mœursleurgloire;êauancemenr, vouscrouuèrez quele Ma- [à :
hometä les receuant:pourcompaignons;heurdbnalieu pour x
{e retirer, les inftruifant en l’Alcorä du faux prophete Maho- !& 4
meth,a par mefme moïen aneanti la gloire de fes propres rois, LE 2
& abatu l'eftat & famille des fuccefleurs de l'Ifmaélire, 8: A- à v
E
d
Dur À
rabefeducteur, & chaflez les Chreftiens des fiegesanciensjef. |
quels les fainéts Apoftresont prefidé, & ou premierementilz #
planterent les fondemens de l'eglife denoftreSeigneur ,:à à
fçauoir de l'Afie, Paleftine,egypte, & depuis de l'émpirepref- }
que de toute La Grece.rtferez vous fans rien aprendre, hfant
quelle fut iadis la vie des Schychesles plusrudes,cruels,& fan !
guinaires hommes de tousles anciens? & ncantmoins qu'ilz !à
ayent cftc telz, fivous donnent ilz vn en{cignement digne à
d'eftre fuiuy,&vneloy parleurs façons de faire de nereceuoir fi
scithesre. aucune religion qui foit contraire à celle de vozperes & pre- }
ertans to. deceflcurs:enrant qu’ils n’ont point pardonne à leur Roy pro-|
te ceremomie brefe fouillant en leffemination impudique des Baccanales
grange. à Ja mode des Grecs, ains l'occirent cruellemént, iaçoitque |
deleur naturel ilsadmirafsent, reucrafsent, & feifsent hôneur$
à leurs roysautant ou plusque nations dela terre, Quels ont
eftéles Goths finon vne troupe cfgarée;fansloy, nyreligion
que dercftable, & toucepleine defang,pilleries,faccagemens, |
Quels & ruines de toutesles Prouinces.où ils ontfairentrecSi eft|
que enfag- ce pourtant que l'hiftoire vousremarquela main de Dicuren
ne Lhifoire cefte nationfifarouche, & l'effort du toutpuifsant en adou-
des Gaihs Cifantleur! Roy fans pitié, lorsque entrant dedans Rome, a-
uec deliberation de tout ruiner,& routesfois,changeanc d’ad-l
uis lors que la cité fut prife, lesfaintslieux furent exemptez
de lafureur du Barbare , & Iles perfonnes facrées au feruice
de Dieurefpeétées par celuy que on eftimoiteftre fans aucu
ne crainte, nyreugrence dela diuinité, ny des chofes àicelte
dedices. |
Quelle merucille plus merueilleufefe prefente: én l'hi.
ftoire que celle originede Rome, qui d'vn petit amas de pa
feurs a efté fairele chef de tout le monde? Qui eut dit que
les fuccefleurs de Romule naïs pauurement, nourris comm
au village, inftruits parmy ] e (ang, les vols,rauiflemens;8e in
iures faites à chacun, deu lent donnerloÿyäceux quilesdel
uançoyent,& enancienneté , grandeur,& fagefle,& qui :
uoyent cfté les plus puiflans de tour l'vniucrs iCecy n'eft rien
Q
queke Ma-
alieu pour |
ete Maho- !
ropres rois, |
lice, & À-
anciensicf. |
erementilz À
cigneur , à
mpirepref-
dre, lifant
rucls,8c: fan !
hoins qu'ilz |
mentdigne |
nereccuoir |
peres & pre- |]
ut Roy pro-#
s Baccanales !
, 1açoit que |
sent hôneuri
. Quelsont
_nyrcligion
ccagemens, |
nercc?Si cft-|
de Dicuen
ant en adou-
ns Rome, a-
gcant d'ad-
t EXemptez
s au fcruice!
rcfans aucu-
ofes àicelle
ente èn l'hi-
amas de pa
i cuft dit que
urtis comic
mens;Be in
quiles de{
effe,& qui :
cyn'eftricnk
PREFACE...
auprisdecciquelè Grheftien yregarde deplus grand à {ça
uoir la puiffançede Dicu, fa prouidence,bonté,mi Oricorde. Crvfdirée
&ineffableiuftice,. qui domptantiles tyrans, abaflant l'or. ‘199 e l'his.
gucil,& prefomption des Princes quiluy faifoyent la guerre, foire des.
vainquantlafurie des infidelles feäs {ur lethrofne de ce grand ré it
Empire, à nourry.parmy les glaiues, au milieu des fammes
dedans lobfcurté desprifons, furles gibets, geines, tortures,
croix;& roûes, lesfemences viues de fon Eglife, plantant a-
uecltfang le fondement{olide de l'Eglife Apoftolique, Ca- sjnreré
tholiq,S Romaine, en laquelle n’apparutonc tache,ny (ouil- integrréde
lure, &ne futiamaisreceuant aucune ride, ny mauuaïife im- fege de l'E.
preflion, ré delaquellela foy, à efté cogneué & publiée par gl/è Rom,
tout lemonde, come eftant appuyée fur la pierre viue,& fou-
fténue dela main toute puiflante deceluy quiadit, queles
portes d'enfer ue pourront rien contre cefte cité de Dieu,
quoy que elle foit affaillie de pluficurs:& que nuls Aots agite.
onttellement la nacelle où Iefuchrift cientle gouuernail, &
fes fainvs y font les Pilottes,que iamais elle puifle fouffrir nau -
frage.Ce {ont Chreftien, ce font les prouffits de cefte hiftoite
des mœurs desnations, c'eit l'auancement que tu yreçoig
ncefçauoir, aprenant que la beftife, fimplicicé, & rudef.
e d'vn nombre de pauures hommes fi petit, que la multitude miracledy
pouuoitles accabler, fi pauurc que les richefles luy manquät, cômencemés
il n'auoit dequoy faire parade, & furquoy fe fonder, que la # Chre-
roix:feruant de moquerie, &rifée aux Gentilz, & de ch af".
erin, &fcandalcàlanation des Hebrieux: que ceftefim-
licité,dis-ie,cft celle qui à caffé la refte du ferpent , dompté
Ja fureur destyrans les plus farouches , abatule faux fer uices
des Dicux, aneanty ldolarie,haucé l'humilité iufqu’aus ciel,
& plongé l'orgueil iufque aux plus profonds abifmes de en-
Mers: C'eft celle quiacontraintz les fages a recognoiftre eur
olie, &lesgrandza s'abbaifler {ouzlamain puiflance de
Dieu, & induitz les peuples à recognoiltre celuy qui don-
cl'heur & grandeur,& qui chaftic,abaifle, & ancantift ceux
quiofentluy fairerefiftence.
Je ne puisprefque, m'arrefter en fi beau chemin ,voyane
quelaife, -contentement, & plailirle Crheftien alyfant, non
esfables,mais l’âtiquité des nations,& peuples plus cogneuz
delaterre ,& la defcouuerte de ce qu’on ne fçauoit point
adis, lesmœursdes Barbaresles plus farouches que iamais
*K i) |
. PREFACE. à
parité de, V'hiftoire des anciens nous ayecracez,& les diuerfitez des ma-
L'hiffaire des nicres telles & figrandes, que fila narratiô en eftoit faicé par
pais duiow- quelque ce foit des hiltoriens du temps iadis, onla iendroit
merde ns pour fabuieufe : ce queon n’ofc poincfaire, veu que l'œil cft
Jre temps. ]erefmoing de ce quela plume met en auant: Car outre ce
Dolls r' que les anciens ne penfoyent pointiadis que outre les colon- |
me contem. NES de Hercule ÿ cut autre cas que vneinfinie eftendué dè L
pleX par les l’'Ocean, & que la terre euft là fon limite > encore auoyent 1lz
amaess. opinion à fouslaligne Equinoétiale n'y cuft aucunc habita-
tion d'hommes, & que les Poles ne pounoyent fouffrir que
hômeles aprochaft pour y faire demeute. Etrouresfois l'ex-
perience à fait voir du contraire & cognoiftre que tout ainfi
que c’eft contre la foy des anciés que ces pays foyent habita-
bles,queles peuples auffi y font d'vnefaçon de vie toute di-
ucrfe au refte deshommes qui habitent ez autres parties
delaterre. Et queil foitainfi, où trouuez vous vne fi defnatu-
réé facon de mœurs ez Scythes, ny Hircaniens , que celle des }
Ares Caribes & Canibales, lefquels vont tout. ainfià la chafse des
ui ns hommes,que les autres nations pourfuyuentles beftes,& fau-
L peuple Pagine pour leur viure? Onlyt bié que quelque Scythes im-
eff Antn- moloyentleseftrangers, qui par cas pafsoyent par leur terre:
pophage. mais de voirfept ou huitcenslieuës depaysoule peuple fe
nourrift de chair humaine, & n'offrift autre cas aux idoles,
que cœurs humains,iamais cela n'eftoit venu à la cognoifsan-
cedelantiquité: &toutesfois vous verrezen celiure, felon
que nous auons recucilly des memoires de ceux qui ont vifi-
té lespays Occidentaux , que désle feprenrrion iufque aux
terres Auftrales, cefte brutalité a lieu, & les hommes fe gou-
uernent aucc parcillc courtoifie, fiquelss Floridiens,les Me-
xicans, Canibales, ceux du Peru, Colao, Place, & l’Ameri-
que, ou mangent les hommes, oules facrifienecruellement
- aux Idoles.Ce nefontpointchofes qui n’aduiendrenciamais,
que ces facrifices, veu que iadis n'y aeu nationtant courtoife
fut elle, qui ne foittombée en faute femblable, entantquele
Peuples qui Romain facrifioit l’homme à Saturne, le Gauloys à Mercure,
isdisont im les Lufitaniens à Pluton, & ceux quiauoyentgouftélæperfc-
mole des hé tion de la loy Mofaïque, s’oublioyent encoriufqu’à laïque!
mesauxl- depafser parle feuleurs enfans , &lesconfacrer àMoloch,
doles. inf quenousen’fontfoylesliures delaBible.
Silon vouloit aller rechercher des haultsintelletz,.: & pointz
î PREFACE,
zdesma- dela philofophie: és facrifices,adorations, & opinion de ce
faicé par M peuple ;ie me fais fort, qu'on y trouueroit aufli bien dequoy
tiendroit 1 ybaftir des incerpretations des fables que Macrobe, Fulgen- . ;;
clœilcft 1 ce, Phürnut,& Hefichie en ont fongé fur la folleinuenuion fr 2h sg
routre cé | des dieux adorezpar l'antiquité. Car qui verra les vns adorer pes ayét
les colon- l'eau, ne faillira de dire que c'eft vn trait de la nature: eftimanc raperré à le
enduë dé ME ces peuples croire que l'eau foitle principe, & fource origi- ####re leur
uoyentilz DS naire de toutes chofes: & en ceux qui honorent le feu la rai- idelarrie.
nehabita- Mon ny perdra aufli fa place, non plus que ceux qui reucrent
uffrir que Mlefoleil comme vn des principaux auteurs de la generation
fois l'ex- des chofes qui onteftcfur la terre. Mais (comme ï’ay dit)
tout ainft nous ne voulons point cabaliferce qui eft fait fans raifon, &
nthabita- où la feule enuie ,& malice de Sachaneft ceile, qui attire, &
etoutedi- EBrauift les hommes à cefte peruerfite : & leur fait pis faire,quäd
res parties ils l'adorent luy mefme fous la figure la plus efroyable , hi-
fi defnatu- Mdeufe & detcftable que homme fçauroit imaginer, ainfi que
e celle des Mlyrez, & en Calicuth; &.en la defcription des mœurs de Me.
chafse des Æxique. Auñfi quelle raifon fçauroit on donner de la façon de
ftes,& fau- faire des Guincens, qui n'ont Dieu ,que celuy que tous les
cythesim- matins fortuitemencils fimaginent , ny diuinité que la chofe sathä adoré
leur terre: la premicré , qui fe leur reprefente le matin fortans de leurs fe“: figures
peuple fe Moges:& où le Dieu eft de pire côdition que celuy qui l'adore, müfireunjen,
aux idoles, Mer de moindre durée que celuy , qui luy fait honneur , entanc in quel
queauiourd’huy, il luy fera la reuerence, & demain ille man-
vera, le brifera ,oule gettera dans quelque ptofonde riuiere,
d'autant que les grenoilles, ferpens , oifcaux & beftes offertes
fortuirement{ont les dieux iournaliers de ce peuple.
C'eft donctout cecy quicft confideré en cefte hiftoire , en
ns,les Me- Baquelle ie protefte de ne rien diredu mien,ny des {onges sorte idoles
&e l'Ameri- M'vn fimple raport, ains auec l'authorire, & tefmoignage de srie des Gui
ruellement Buteurs de tellemarque, qu'à grand peine ya ilhôme de fain éme.
enciamais, Mugement qui o{c ies defmentir ,ny appeller de leur fentence,
t courtoife Mn la recherche, & leéture defquels ray trauaillé aucc telle
tancque leBiligence , que ic n’ay point pœur qu'on m'accufe d'alleguer
à Mercurc, aux , où P'il y a faulte de quelquechapitre, fim'afleure-ie que
{télaperfc-auteur ny eftfraudé ; & que c'eft de celuy que i'allegue que
fqu'à laïque h fenrence à cfté ciree. Aurefte lelcéteur {e peut de tant fier
:àMoloch, ln mon trauail, que ray tafché à mon pofsible dele releuer
le peine fur ce qui toucheia recherche de l'origine des peu-
les de: chafcune Prouince, entant qu'on en peutrecueillir
| | *x ii
ognoifsan-
urc, fclon
ui ont vifi-
iufque aux
esfe gou-
2, Sc pOANtZ
PREFACE. | ne
desliutes dés antiéns + que fi par toutie n’ay vfé de pareil dé.
uoir,qu'il-*cufé mon defaul en ce qui eft delarichefse pour
“auoirles lits fares :,° & nécefsdires à pourfuicedetellecon. |
fequéce:touresfois,pour le peu de pouuoirquei'ay, & ayant
efgard aux moyens d'yn quin'areuenu que {on trauail,& in- D,
:‘duftrie, fans fupport dn Prince, : grand prelar, ny'puifsans (ei- Re
gneur;fiofe-ic dire que plufieurs, quionceules grandes pen-
ti6s:n'ont donnéencore attainte, figaillarde à vne celle preu- |
uc de leur fçauoir,que i'ay fairiey de mon trauail à rechercher
les bons liures , aymant mieux rocognoiftre ce queieprens
d'autruy , & me confefser leredeuable deshommes does, |
que non cftre eftiméfiimpudentlarron, & arrogantv{urpa,
teur du nom d'autruy qu’à la fin auccmahonte,. ie me veifse
defpouïllé aucc ceft orgucil,commevne Carneille.d'sfope, |
de toute ma gloire palste . En fomme, bien que ceft œuure
femble porter la face d'vne Geographie, & que nousy ayons
obferué la plus part de ce qui eft requis en cefte confidera-
tion, fieft-ceque pourle prefent ie ne feray la preface con.
tenant les aduertifsemens propres à cecy fur ce quicft du À
monde, & parties d'iceluy, quoy qu'au comimencement on
diroir queie vucille pourfuiure celte entreprife: mais ma pre-
tentetendoitailleur , ainfiqu'auez peu veoirfurles doubres
dela vatieté des mœurs des hommes delaquelle encorie
me fuis pafsé afsez legerement pour auoir affaire auec des
Chreftiens quifont modeftement curieux, & curieufement
-modeftes furlesenqueltes desfecretz, & de Dieu, &dela
nature. Aufli ne preten-ie rien faire qui ne redonde à la gloi-
re de celuy, qui eft l'auteur do'ma vie,conferuateur de ce que
ic fuis,& le falut de m6 ame, & qui ne {erue au {eruice de fon
_‘eglife,delaquelle ie fuis l'enfant tref-humble, & au contente.
”mentde ceux de manation,aufquelzil a filong tempsque ic
tafche de complaireau pris de ma fanté, 8: fansme foucier
des frais que ie puis faircen m'employant detelle forte , &
ans aucun relafche. stquelplus grand bien me peut-il ad-
üenir que de glorifier mon Dieu en fon Eglife,de féruir mon
Roy,cn gratifiantà fa noblefse ,de laquelle ic mefçayeltrele
‘bien voulu &fuporté, & d'etre celuy. que chafcun loie pour
eftre toufioutsen action, & non iamais oifif,pour l'ornement
“de fon nom, & feruice de la republique de France? A vous
-doné-François,eft-ce queic confacre mes trauaux;,iaçoit que
PREFACE.
aucuns feigneurs foyent efleuz pour eftre les tureurs de la mi-
hefse pour D Grité de mes efcritz, l'enfance defquelzf'eft iouée fur des fub
ecellecon- Dies afez folaftres, mais d'icy en auant ils vous ofent promct-
ps SE ayant ere micux: & ayanc-vifité Boëfme, traduit ce quiy cftoità
auail,&in- D dure, & retrenché les fupcrfluitez ,nousy auons aufi fait
uifsant (ei: D LA tel accroift, que ce n'eft plus luy qui parle , ains Bellefo-
andes pen- | reft,qui à parfair ce que ce bon homme n’auoir que feulement
celle preu- ME rionné : me faifant fort, que fi Dieu me fai la grace de vi-
rechercher DE. guere longuement, ie vous donneray l'entier accomplif-
UC IC PERS ciment de ce qui pourroit manquer en ceft œuure.
mes does, D Pour à quoy paruenir ie vous prie demayder, & par voz
antvlurpar M icres à noftre Dieu, fans lequel nous n'auons moyen de rien
Ie me veilse ny faire ny promettre , & par voz moyens, & aducrtiflemens,
lled'efope, fin quela peine d’vnfoitilluftree, & foulagee auec la chari-
celt œuure Me de plufieurs amoureux de leuppaïs , & les vrays noutriflons
ousy ayons MdcjaFrance. À Dieu. s
confidera-
reface con- EN tien à
e qui cft du À ele Marebf C0
icement on EE: PS
ais Ma pre-
les doubres
Ile cncorie
e pareil dé-
4
(
Extrait du Priuilege.
ire aucc des ee AR grace & priuilegedy Bey , éft permis à Geruais Mal-
rieufement 1? M lot marchant Libraiéluféen l'Vniuerfité de Paris, d’Im- à
de HS primer,ou faireimprimeRE"hyfoire V'ninerfelle dumode(rätFrà
u, &dela EN : ) ue dk
dal aol RO. çoile que Latine} contenant l'entiere deféription «or ftuation des
CAIRSIOE RE GEL quatre parties de la terre la dinifo,@ effèdue d'une chacune Regiô
rde CE QUE DC promince d'icelles . Enfemble l'origine &° particulieres mœurs , loix , couflumes.
uice de {on à eligiern , @7 ceremonies de toutes les nations, ç” peuples par qui elles font habitées,
dinsfceen quatre livres, par Francois de Belle. fore/f, Comingeois. Et faict deffences
edit feigneur à tous libraires, & Imprimeurs , ou autres de quelque eftar,
qualité, ou condition qu'ilz foyent, de non Imprimer , ou faire Imprimer
rendre, ou diftribuer en fes pays,terres & {eigneurics, autre que celle que
Jedie Mallot aura fait Imprimer, & ce iufques au terme de fix ans, à com-
prer du iour que ladite hiftoire,tant Françoyfe que Latine,aura efté aches
ée d'Imprimer,& ce fur peine de confifcation defditz Liures, & defpens,
dommages, & interrefts dudit expofant, comme plus à plain eft concenu
fdites lettres . Donnéà Paris ce deuxiefme iour de Feburier mil cinq
ensfeptante. Parle Roy en fon Confeil eftably pres Monfieur le Ducs
Signé Debaldir, Etfellées du grand féclen fimple gneuë..
1contCntc-
-mpsque ic
me fouciet
le forte , &
: peut-il ad-
féruir mon
fcay eftre le
h loüe pour
l'ornement
ce? À vous
K,Laçoit que
RL |
LS & à (A
KE DTA
.….
TU A El = Ê
#RLHISTOIRE VNI-
VERSELLE DV MONDE,
CONTENANT LA DESCRIPTION ET
fituation des quatre parties de la Terre, l'origine & particu-
lieres mœurs, loix,ceremonies, & couftumes de
toutes les nations & peuples y habitans,
diuifée en quatre liures.
Par FRANÇOIS DE BELLE-
Foreff Comingesis.
DESCRIPTION DE L'AFRIQUE.
LIVRE PREMIER.
‘Del'orgine © Création de D'Humme felen La vraye
opinion des T'heologiens. Chapitre. 1.
Pres que Disv euften cinq iours fai& & Gmefér.
creéle Ciel & la face admirable de tout ceft vni- philo 1mifl.
uers,lequel à caufe de fon luftre,ornement;beau- de la faëture
PMU, té& perfection cftappellé monde, & que fa maic. du monde .
ie 2 fté euft faiét tout ce qui eft compris & encloz en ouid.x.Me -
ip XX la rondeur vniuerfelle de :ce corps accomply: ramorp:
Pt 9 au fixiefine iour il forma l'Homme le plus noble zaifence lire
à bas a eu pour fort & partage vn efprit , & ame celefte,'& participät de Dieuc.z.
k Diuinité,afin que ceft homme prefidaft fur les chofes crées, & iouft d'i zefêphe anti
celles pour fes neccfitez & vfages.Or d’autantque ceft hôme auoit efté qws.li.xer.
compofé de laT'erre ayant fa couleur & veine coulouréce & rouges Delacreatio
fat nommé Adam:Apres la creatiô duquel Dieu tira la femme d'vne des de La femme
coftes d’iceluy affoupy de fommeil,afin qu'ilne vefquit point feul, &luy voy Platô,en
donnapour FopaiEne & efpoufe:les conduifant tous deux en vne par- fon birquer,
tie de laterre trefplaifante & aggreable, &arrouféc de rous coftez defleu ec Eufé.pre.
ues & eaux courantes, qui rendoient ce lieu fecond & plein de delices; pareudg. li...
A qui fut caufe qu'eftantainfi toufiours verdoyant, d'vn regard donnant 12.ch4p.2e
contentement aux yeux, pnluy donna le nom de Paradis, a cft mot Paradis ter
7t animal qui foit, & lequel feul fur tout ce qui eft de l'œuvre de’
à
_£ LIVRE PREMIER
créffre lien de grec, fignifrant verger plaifant & délicieux. La vie de ces deux dés le con:
delices, ay * mencement futheureufe, & bien fortuirée, n'eftans fuicts à mal,encom-
Philon bre,ny dangeraucun, laterre prodüifant de fon bon gré , & fans qu'il la
diu.x.des ali falluft cultiuer toutes c'ofes prouffitables à la vie.Mais dés qu'ils fefga-
legories de Le rerent outrepaffans laloy , & commandement'de leur Dieu & feigneur,
dy. ils fe virent chaffez.de ce heutant agreable, & contrains , à leur grand
regret, de prendre ailleurs & gifte,& demeure. C'eftlors que la terre’eft
La terre mauldite, &qu’elle ceffe de produire volontairement, & pour ce fut l’hô.
maudite». me forcé de gâigner fa vic auec grand’ peiné,ahannant& fuant pour fac-
pourgme … querir de quoy fe nourrir, &aliméter:, Les maladies d'autre part entrerét
au monde affoibliffans ces corps, lefquels fentirent les rigueurs du froïd,
&lesbruflätes ardeurs de l’efté. Adam ainfi bäny,eut de fa femme Caim
“La corruptio fon fils aifné,8eapres luy Abel & plufieurs autres:& ainfi croiffant le môs
del'homme de, & fe mutiplians les hômes,de tant plus le nombre de‘tenoit plus gräd;,
vint de la. les vices aufli alloient fenracinants auec plus de vehemence, & fempi-
multitude. roit tellement la vie, & façons de faire des hommes dés ce premier aage,
que l'outra, e & inhitice efoient'accomptez à grand’vertu & innocen-
Meshris du ve : & en lieu de picté & reuerence enucrs Dieu, on ne tenoit plus com-
Ciel dés lepre pte dela diuinité:& alla ce malheur fi auant, & la mefchancetépriftvne
mieraage. fi longucvfténdue, quele tout-puiflént (n'ayant tronué parmy l'infiny
nombre des hommes qu’vn feul iufte appelé Noé, lequel pour celail
voulut fauuer auec toute fa famille, affin-qu’il y euft quelé refte pour re-
parer la race des hommes) enuoya ie deluge:lequel arroufant la face vni.
uerfelle de laterre;abifma & engloutift d’vn coup tous lesanimaux con-
tenuz enicelle, voire iufqu'aux oifeaux qui fefpayent en l'air , fauf quel
L'arche de que petit nombre qui furent conferuez & fauuez dans l'arche & nauire
Noë figure de qui portoit 4 figure des chofes à venir. Le dixiefme mois apres, cefte
Faduenir..” grand'inondation ceffant, l'arche f'arrefta für les montaignes d'Armenio,
à où Noé feftant mis furterre ferme, & ay :nt licencié tous les animaux,re
para en peu de temps par l’aide & fiueur dé Dieu les ruines & defcheu-
te du genre humaig ainfi aboly & mis à neant, fi que la terre fut prefque
touté peuplée de fes enfans & neucux qu'il enuoya comme en ncuuellés
Dinifene colonnies & habitations partous les coings'& prouinces du monde.ïl
partage de I enuoya(ainfi que dit Berofe)Cam Efen en Egypte auec vne trouped'hô.
Serre par Noë-mespour-y habiter, Fritame en Lybie, & Cyrene, &TapetFancié furné-
L' Ærabie mé Atlas eut pour fon fort lc refte de l'Afrique. À Gange (à luy iointsles
beurerife dite enfans de Gomer dit Gauloys)eicheut l’Afie Orientale: À Sabe fuinom-
aufiSabee. méle Porte-encens l'Arabie heureufe: & Arabe eut le gonuernement de
Z'uifém d'on la deferte, &P ctrée dé ha pierreufe:Chanaan euft fôn j'a à enlaregion |
l'oneSlime Damaftenc'iufqu'aux confins; &c derniers limites de Palcftine : Et fcit
Lu J'appellét Roy en Europe Tüuifcon depuisle fleuue de Tanciufqu'au Rhin, au-
s l'udefqnes quel fe ioignirent tous les enfans d'Iftre, & Mcfe auec leurs freres depuis
NE co Berofe. lemont Adulciufqu’en Mcfémbrie vers le Pont Euxin,eu mer Maiour,
M ruban Cel. fous l'Empire defquels veiquirent regnans Tir, Archadie,& Emathie en
PU riberie qui ef} Ttalie:Gomer Gaulois dit Samothes gouuernoit les Celtes, &Tubal euft
Là cle partie de à feigneurie en Efpaigne. Ce depart fouuain que foirenc Les enfns, for
À
Bi LS ef es A ne es de à di né
tés le com:
al,encom-
insqu'illa
j'ils fefga-
feigneur;
leur grand
la terreeft
ce fut l’hô-
tpour fac-
art entrerêt
rs du froid;
mmeCaim
ffant le môs
It plusgräd,
, & fempi-
emier 4280;
& innocen<
it plus com-
etéprifkvne
rmy l'infiny
| pour celail
efte pour re-
nt la face vni-
nimaux 6on-
hir , fauf quel
he & nauire
apres, cefte
d'Armenis;
s animaux,re
& defcheu-
fut prefque
n nouuellés
tu monde.il
trouped'hô-
’ancié furnô-
luy iointsles
Sabe fuinom-
ernement de
enlaregion |
ftine : Et fcit
u Rhin, au-
freres depuis
mer Maiour,
+ Emathic en
&Tubal euft
es enfàns, for
DE L'AFRIQUE Z Hhsignedi
_—_ RATE 2 Efpi
tans de la copaignie de leurs peres, defc quels ils n'auoiët point chcorgou- 4 7 np
fté,ny apris pal mœurs , & fain@eté de vie, fut caufe de ladiuerfité des r490%.
re & façons de vie, & meflange des polices qui depuisaduintpar F4# L'uoir
es e. D autant que Cham eftant contraint de Genfair pour f'eltre Berofe v. li
moqué de la nudité de fon pere:fe retiraauec fa femme & enfäns en cel- #r.des def
Je partie d’Arabic,qui depuis porta fon nom, & n'ayant apris aucune fo :
me dereligiô de fon pere, il haïffa auffi fes enfans, auffi mal inftruit s on
eftoit, & fans leur donner autre cognoiffance de la diuinité,que celle au
nous or À ra par le propreinftin@t)de nature. D'où aduint ou Les mefihés
eeuxde . eterre fortäs les vns apres les autres pouraller.peupler d'au. mulriplie
TT ner et 0 no
r . infs lieux de la terre + 0! 1
tôbans en diuers(& non aifés à D rare Nr Le
guesaduit:La cognoiffance d’vn Dieu, & celuy vray & tout-puiffant fut Grans.
abolie, &.ne fe parla plus d'aucun exercic ER n:
pe deuindrét fi rudes, groffiers & ee : ve ss 4 eut
re Gr Bt 9 grand peine fçauroit-on ra differéce
dd se ss rutes À Ceux qui fetenoiét en Egypte, éfbihis du Comencemét
diffante du Soleil ui celeftes, & ayans en admiratiô la beauté refplen del'idolatrie
M il & dela Lune,comme fil y euft eu quelque diuinité en e# Ez ypte
ŸTGs sl on or ftèles honor er comme Dieux:l vn fous le nom APS
st 4 . . re facri ans sus l'appellation d'Ofire : reuerans Iupiter du Solesl,epe
en lieu-de £a : dus ifan =.Tunon comme laregion de l'air, Vulcan de Le Xi
RS Et
ports & fantalies. Or ne fefpandirent pas feule die pd se En
gypte,ains toutes les prouinces,& regions; offedées parles filz,neueux, /6:@ of
È ne ati d'ignorance,& adonnées àvne re Aosd'8-
- ide d ie. Aurefteil n’y eut pays qui tant produi Pay D
peupi : te Faye save 2 autres naiéoone l'Antien tirs . LH 4
milles , & enfans: fi grand malheur, & dommi
3 de humain le banniffement {1 mal à propos de ceft etat diet on |
Au ae lafemence & race fortant de Sem & Iaphet,fuyuät | % a.
ne es & fainétes conftiturions des anciens, fe hr . jé
ns ma PRE tant fes limites, ne vaga ainfiny en “ts de Le Mefie a-
js qu . ignée de l'enfant excommunié. Ce qui aduint,affin que le wir cl le
e la verité, vraye pieté, & le feruice deu à vn feul, 8 vray Dieu de- fémence
-meuraffent cachez parmy vne poignée d PAGES
A
A ÿj
LIVRE PREMIER.
De l'Origine de l'Homme felon Lafaulf opinion des Gentilz.e Chap. 22
po de cecy 0 pe muse Re: les Philofophes quifansauoir lavraye cognoif+ À
Eufibepre- (SR) ‘lance de Dieu , & contre la veritéfe font meflez plu- À
Ps.Euang. . CDS fieurs fiecles auant nous, d'eferire, & traiter dela
Lnx.cha.4. SERRE nature; &hiftoires de toutes chofes,ont eu vnautre,
( ‘& bien ‘diuerfe opinion de l'origine, & commen-
cément de l'homme , que celle des Theologiens .
De
ei
aire
mian
Is f
oil
nel
ers
nuc
ure!
her le à éaufe de fa legereté,a pris les lieux haults pour fâdemeure: 8: »2: 1: une
phare: me le Solcil, & lerefte des Aftres ,ont obtenu en leur coursnatu- ion:
pouffé en bas. rel: & ordinaire: là où ce qui eft meflägé d'humeurs,feit,à caufedefape. Len’
poy Ouid.2.. fanteur; arreftéen vne place;tellemét que de ces chofes ainfi mefléesde nco
#4, l'humide la mer a eu fa fource: & de ce qui eft dur & groflier, la terre fut enit
Opinion fur compoléc, & hoïeufe.St molle, pour la participation de l'humeur. Mais Dhiu
lafiurce er le Soleil y efpandant fes rays;&l'fchauffant auec fon ardeur, elle f'efpef. es fi
neratio des fift & deuint plus ferme: & lafuperficie d'icelle fenflant par la viucfer- rot
animaux. Ce detelle chaleur, on veit-en plufieurs :ux vn amas caillé d'humeurs, uoy
Tout cecy gt efcuclles fe font engendrées.certaines pourritures, & corruptions, cou- int :
pris de Di uertes d'vnefimple peau & côme farttendre croufte deterresainfi qu'ô Ecru
doresial. voitaducnir és mrez d'Egypte, & és eftangs & paluz, lors qu'vnefou- BBiréfc
Lur.d'An- daine ardeur de Soleil,les vint efchaufer, Br Ainfi la chaleur meflée ue
et auec ce qui eft humide, fenfüuit la generation des animaux, entant que la à".
L . nuit l'air fefpandant & entourant ces lieux;humeéte laterre, laquelle K:.::
C0 © 5 Ci
durant le iour eft confolidée nar la force & vigueur du Soleil: Enfinla Bari:
corruptiô de ces chofes putrefiées ayät attaint fa perfeétion, & efcheant Eel'h
comme le temps de leur part & enfañtement, ces crouftes & peaux fu- Ees ho
perfcielles fe creuans, & eftans oftées,elles engédrét & produifent tout Æftoit
genre & efpece diuerfes d'animaux: d’être lefquels ceux qui ontreceu 1: Bic; la
pl’ de la nature du feu & chaleur deuiénét oifeaux,& fen volés, ont l'air MBuñi}
& les hautes parties pour fort.& one mais les plus grofliers, & qui Merat
participoient le plus delaterre ; ont efté faits Serpens , & autres choft: | Enge
terreftres, & animaux de toutes fortes, & diuers, & en forme, & en gran- ÿienx
deur.Ceux qui eftaiét de natureaqueufe, & reffentäs du tout l'humeur, Bfes inc
eurent pour domicile l'element de l’eau, & furent appelez poiffons . La BRedes
terre apres cecy, foit que l'ardeur du Soleil en fur coufe, où l'efort des Eicno
AE D
e cognoil+
ncflez plu-
raiter dela
uvnautre,
commen
icologiens ;
auoit point
tout.temps
ement de fa
mé le môde
mme à com=
fortirquel-
désle com-
laquelle les
€ auroit pris
ie l'air ayant
igne ,le ‘eu,
Sortie
r cours natu-
aufe de fi pe-
fi meflées de
r,laterre fut
eur. Mais
, elle fefpef-,
r la viuefer-
d'humeurs,
ptions, cour
resainfi qu'Ô
qu'vne fou-
aleur meflée
ntant que la
e, laquelle
eil: Enfinla
, & efcheant
& peaux fu- |
bduifent tout !
iont receu l:
olfs, ont l'air
#
F
Le
à
fiers, & qui !
autres choft:
>, &c en grati- :
ut l'humeur,
poiffons . La
u'efort des
“4
#4
DE L'AFRIQUVE.
ents, fechant & deuenant de iour à antre plus:dure &: mafiue:, ceffa
ke produire & engendrer les plus grands & corpulents d’entre les ani-
aux:& fallut que ceux qui eftoient produits de la premiereengeance
de la nature, en feiflent & engendraffent d’autres féseremélans &
ouplans ordinairement enfemble les mafles auéc leurs femelles. Ces fa
ses mefmes tiennent & difent, que les hommes furent engendrez dés
commencement, cherchansieur vie &pafture aux champs, vfans vn vi. Pie groffiere
re fauuage & ruftique,fe contentans de ce quelles herbes, &'arbres leur €” fasmage
Hourniflent pour nourriture. Aufquels comme les beftes furieufes fciflent des premiers
cs afaults, & les endommageaffent côtrain@s detelle necefsité, & pour hommes,
Rcifter à teleffort cômencerent à faffembler,& fentr'ayder en leurs af- Or4/6 refure
aires, & en fin faire & baftir des maifons pour fe tenir enfemble : &e- fout cecy.lru,
antleur parolle confufe: & fans qu'ils peuffent f'entr'entédre,peu à peu 1.:h4p.1.
ls formerent leurs voix,& rendirent articulées; & intelligibles leurs pa- R
olles, donnans à chacunechofe fon proprenom & vocable:Mais com: D'ex vint le
me lesombre eftant multiplié ils fe fuffent feparez , & habitaffent en di- dinerfitédes
ers lieux de la terre,efloignez les vns des autres, ce futlors, qu'on dit, langues.
Muc aduint le changement de leur langage, qui fut caufe que par ce moyëé
urentaufsi inuentez diuers characteres de lettres pour efcrire.Et de cha.
une des premieres affemblées des hommes ont pris fource toutes les na.
ions, & peuples de la terre. Or ceux qui premierement habiterent later.
e n'ayant fecours aucun de perfonne, viuoyent fort pauurement,n'ayans.
ncor l'elprit n'y induftrie de ferrer les fruiéts, & les garder pour enfub-
benir à leur necefsité: d'où aduenoit que pluficurs durant lesrigueurs de
‘hiuer en defailloyent de faim; ou mouroient tranfis par la vehemence
des froidures: Mais l'experience les ayant rendus fages ils chercherét des
Grottefques & cauernes , pour f'y retirer durät le froid , & y garder de- - |
quoy fe fuftéter au réps que la terre ceffoit de produire. Ce pendätiefeu Déces chafes
int à leur cügnoiffance, & inuenterent toutes chofés proufitables & qui cmmeelles
cruoient pour la commodité & vfage des hommes: En fommela necel- furent inue-
Pité feruant de maiftre, &inftruéteur aux hommes, les inftruiét &'incita à #ces voy Polr.
A'auention & fçauoir de tout ce qui ef neceffaire pour la vie, ayans doreawhure
nr. ficours & inftruments les mains, la parolle , & la gentilleffe.gaillar:- qw'il a fait
W
Éd l-ars efprits.Or ceux qui, laiffans la diuine prouidence, comme la für ce propes.
Maui -rmiere quia produittoute chofe,ayät eftimé telle eftte l'origine :
de l'homme.ont tenu aufsi, que les Ethiopiés furent les premiers d'entre Zes Eçypriés
shommes , prenans la raifon-de cefte coniedture: que lors quelaterre asoyef mefine
ftoitboueufe& molle auât que le Soleil l’efchauffant elle fc Fuft endur- opinion , que
ielaterre Æïhiopienne eltant la plus proche & voifine du Leuant , fut l'hôme effois
ufsi premieremét r” ‘chauffée:d'où Fenfuiuift que de ceite premiere t&- premieremet
erature 8: meflange bien agencé du chault, & de l'humide l’homme fut /ôrry d’Egsp
ngendré, ieauel {e-plaifant en la terre;où il auoit pris à nailfance , ayma re. pay Fufe.
% mienx l'y tenir à de chercher nouuelle demeure, eftätencor toutes cho- be pr:pur, &-
cs incagneues.Orayäsvn peu difcouru für lepaïs d'Afrique,qui eft lv ag. lin.a.
be-des quatre principales parties de laterre;ainirque aus Fit la diuifion chp.r.
lenoftre liure, nous deduirons puis apres l'alsictte premisrement de l'E
SRE ue À iij
| LIVREPREMIER | |
thiopte.et tes mœtirsdu peuple: habitant enicelle fans: oüblier les regiôs |
nations et gens qui viuent en elle diuerfement et defchifrant letout.cha- |
-cun en fon ranc;-ctauec vn fingulier ordre. Le
à Orofe Lu. |
DER “Du fit,plan,e> diu:fion de la terre. Chap.3.
du Nil cou”
k a 2 me Vævan tr lafentéce d'Orofe,:noz predeceffeurs |!
rant des fins GS Ë
= N ont figuré le môde terreftre cftre entouré par l'O.
d'E thio. suf :‘cean en figure trigonaireou Triägulaire, & dequoy là
qu'en Lemer À ils ont faittrois Le , à fçauoir l'Afrique, Afie, et Er
Mcdit.Stré Europe, Or eft 1e Nil (flcuue tant ren%mé ) celuy}
bo,lu.17,P0 NS 1, |
po.Mel. Lx. GARE ties‘Auftralaes arroufe le païs Ethiopien, du] auf à
rlii.s.c.9. 4 LAS 1
méceincognes midy;elle eft eftrangemét eftroite vers le promontoirenommé 2 d
habià
Le ” DE L'AFRIQUE. 4
pés aù pays, les autres eftrangeres : lesnaturels eftoient les Penes , et Mérodo.li.4:
E thiopiens; l'vn defquels fe tenoit és parties! Octidentalles d'afrique ct. MA
s autres auoyent leur habitation. vers.lemidy : les eftrangers eftoyent Pay Diodere
2 Pheniffiens , qui y pafferent auec: Didon., etles Grecs plus an. sicil. Lin. 1”
siens auec Hercule, et depuis enla compagnie d'Viyffe.Les'plus anciens de antié,
d'entre eux font les Ethiopiens et Egyptiens,f'il eft vray,ce qu'ils difent È
ierles regiôs |
tietout.cha- |
predeceffeurs Ac leurs anceftres,lefquels eftoyét iadis fiers, grôffiers et rufticques viuäs |
ouré par l'O. Me chair de fauuagine et d'herbes toutainfique les beftes brutes fans vfer Barbarre des
re, & dequoy lie 10y quelconque,de religionseiuilité,n'y ayans aucune police,ou magi ancre AE
ique, Afie, ct rca les gouuernaft,etce\duit:vagabons; et errans çà,et là,et fc po- cans
némé ) celuy Mans, et arreftans au premier heu qui leur venoit en fantafie, comme ceux cf Hercule
gl versles par. MBuin auoyent maifon ny retraite propre.et ordonnée pour leur demeu- fut farnom-
en, dudl auf Mais Hercules le grand y eftant arriué, les apriuoifa,ét rédit plus cour mé Lybie or.
courfe vers le bis et ciuilifez,y ayant conduit.quelques troupes eftrangeres pour y ha- #y dë F4
Le”,
icer fur ces naues qui pafferent enLibye:lefquels dreflerent des cafes', et es non des
aifonnettes ruftiques , et commencerent de fafflembler et: habiter par Grecs, P ÿ Be
oupes ct familles enfemble : maisnous parlerons par cyapres plus am- rof: . al
lement de ces chofës. L'Afrique n’eft par tout habitée; d’autant que vers des 46
mt d'vne cf}
retis , frégoul-}
mer mediter-
esGades ou Call UN jen k.
‘fait ouverture midy elle eft pour la plus part deferte à caufe des chaleurs exceffi La
ra D dusolehrmas du cohé quel regurdel Europa cf fort peu que.
fait la defcrip- ée et frequentéc:la fertilité y ef fi grande queelle-en fembleet mon+ quitez.
lis terre Ferme lBrucufé,ct incroyable; veu que les moiffons rédenttelle vfure aux labon Grande frti
deterre, caufeleurs qui femant vn grain leur en fait portée de cent,et d’auantage. C’eft liré d'E iprè
cor feparée defhofc merueilleufe ce que on dit de la greffe du pays de Mauritanie que Gecy be
ya des vignes, le tronc ;et cCp defquelles deux hommesnefçauroyent 2 plafienrs à
braffer, les raifins defquellesauoyent vne coudée de (eme dual c PL à
des chardons,fenoil et autres telles herbes le bout et pôrnes delquelles Lefai np
ftoyent.de douze coudées,ayät le tuvau fi gros, et efpais que lesnæuds De lemé
ourroyent tenir pres de huitcaques, et barilz, Owyÿ voit des Afperges Re veritabl
‘vneinfigne-t incroyable grädeur et groffes à l'equipoltent:Et vers ie PUS
ont Atlasik y a désarbresd'vne hauteur excelkte et merucilleufe, Ief- LÆrbres fan
quels font fans aucunnœæud, et ont la mefmc.odeur et fœucté quelafeil- nent 2
e du Ciprés:mais fur tous les arbres le Citrier eft le plus noble etexcel .##las Cr
ent,et lequel iadis Fat forcprifé entre les Romains, qui en faifoyent faire Citriers ne -
urs tables ,fieges et couchettes. L'Afrique eft nourrice et mere de plu- fout ceux qui
eurs beftes, comme font Elefans ,e5 Dragons,lefquels ont-guerre auec porrét des Ci
s beftes plus farouches ettuent les Eÿons, Buffles, Pardes; Cheures ; et Le Fi Di
ngesies entortillant de leurs queiies;et infsétât de leur venin, et etes fl se <
ays abondant enitout ce genre d'änimauxfurieux, fauuages,et dâgereux die t 6 Et
ya des Camelopards,et Rhifes,tout femblables à Toreaux. Herodote rh l dt
étqueily naift des Afnes cornus, des Dragôs, Hiènes, Hifbres, Moutôs Fra
üuages, Thoez engendrées d'vn Eoup,ct d'ine Hienc,des Pätheres, Ci Des beftes
o ines; Pépegaux; auftruches;et'en oultre grand quantité deScrpentz, cô d'Afrique
be Cerafles,afpics, etautres fortvenimeux pourlaruine defquels au Les: Fey Pl me æ:
ours er proufit du gére humain la nature à produit vne petite beflelette fo Enge Solin
ommée Fencumen laquelle tesaflaitlant en fait belle delpeche, Fu
uel venant da
ct Paluz Meo-
de Capha, iadi
aiour , feparc le
bornée et limi
sautres parts|
ftroitte qu'Eu
sgrande efte
vers le couchil
sfté eftant mot
ifel Occiden
r lafintirant:
ommé Lyon à
ce païs € hab:
fert, ou a caul
pour les incl
u, qui eft le plu
1x cruelz;faro
cofté du Not
dy Ethiopiqi
Herodotv) nt
quelles cftoy
A ‘BIVRE, PREMIER
:_ Cifle diuifion “ae pe l'ethiopie. > mœurs du peuple, qui iedis y habitaient. + Chap.4. :
SRdr FA 4 \ *Ermiop18 cft.confiderée diuerfement “
crabes. LA PAT entät queelleeft&en Afie, & en Afrique,
* Que are MA | l'vne defquelles;& qui à prefent fappelle In.\iR
piefappelleà | die,eft vers l'Orient arroufée de lamer rou.lil
nt le NN”. ge, & fcin d'Arabie, fauoifinät vers le Septen.ll
haie. trion d'Egipte, '&:de Libye, & à Soleil cou-
F chant elle eft bornée de la haute Libye : &
ceJon Pass du coftéaüftral elle côfine auec l’autre Ethi}
de mer que il re opie qu'on nomme& haute;& auftrale:ainfià
ya d'Ethi- : Ÿ FAN #"# dite d'Ethiops fils de Vulcan, qui come dité |
on Indes Pline,en a eftéle Roy des premiers:ou bien du mot Grec &%, qui figni
Pl lie ficie brufle, & , quiemporte autant à regard, & veuë, à caufe q pour leh
chap.30. voifinage duSoleil;celte rerre eft adufte, & bruflée, y faifant grät chaleurh
….ordinairemét. Tout ce qui eft d’Ethiopie, gift fouz la ligne meridionale e.f
Cefintles ftätle païs fort môtaigneux vers POccidét,fablôneux au milieu, fi comme}
finges deia- la Nubie & defert tirantà Soleil leuät:8ctiét on 4 les hômes en diuersji
diseeuequs SX font difformes &d’vne figure müftrueufe & horrible à regarder.C
nor “Peuple et le pl’ ancien de to’ les hômes,aumoins tels eftimez par les hifto}
uoiépenetré riés du téps jadis,et font vrayemét naturels du païs,côme ceux qui. iamai
fat. furét dôptez, & qui toufiours fe font maintenuz enliberté, & n’ont ond
| Disdore recogneu prince cfträger quelcong : & tiennét encor gles Ethiopiés ont
Sicil.bie.4e. efté les premiers qui onthonorez les Dieux , & leurs ont fait des Autelz }
des antig.ch. Téples,& facrifices,&les premieres ceremonies quiiamais furét inftituée
à : Ils auoiét iadis deux fortes de lettres,les vnes apellées facrés;cogneues fe
Cafe cyefihe lement des preftres, et les autres pourle vulgaire: neantmoins leurs ler
pinien D po- MESNE furenttell € qu'on en peut former & ioindre des fyllabes, ains fi-#
ARTS gnifioient les de‘feins de leur efprit,paignant des beftes, & les parties, &
Iliade, xtremitez des corps humains, &diuers outils fy raportäs, pris de diuers
Ce fint les artifans :.et n’y aefhgie qui n’aitlapropre & peculiere fignifiance , co
lettres que on mel Autour ayanten foy ut de haftiue diligence, le Crocodile de
FETE malice, la figure:del œil fignifie-fidelle garde, & ainfi des autres. Celu
glphiques. d’entre les preftres au'ils aperceuoient eftre tranff porté de fureur, efpris de
De ces lettres "280 maniacle, c’eftoi à luy qu'ils faifoient le plus d'hôneur ,& l'’auovéf
du or 4 co opibion d'vne trefgrande faintoté : De ceftui-cy ils en faifoient iadil
pollon G- leur Roy:8&côme fil auoit en foy quelque diuinité,ou que pourle moi
ren lé cela leur foit dürré par ia diuine prouidéce,ils l'adoroyét : &.failloit qu'
Hieroglip fi vefquift f elon les loix du païs, & ne träfgreffaft en rié les couftumes et f:
; , çôs de faire des anceitres. Il nefaiét mourir perfonne:ains fi quelcü à mel
Grande “ité la mort &. qu'il vucille que la punitics en foit faite, il ne fait que lup
ESA ES enuoyer vn fcrgent & huiflier de fa maifon, lequel dez quele criminel 4h
Be ab Ro) perçoit,il en va chez foy & foccift de fey-mefme. Or portoient ils tanl
d'z ne d’honneur,& refpeétoient tellement leur Roy, que file Prince fe fentoi
VF. mal de quelque partie que ce fuft de fon corps , les courtifans & fuyuanté
fa court fe bleçoyent en la mefine partie , eftimant chofe fortindigne qu
Je Roy eftant ou borgne ouboiteux, fesamys & officiers fuffent fains 6
membré
DE L'AFRIQUE.
! s
{ Chap.4. : membres offencez & alterez au corps de leur chef.Ontient encore que Cela f'obfèrue
diuerfement@ eux qui font les plus chers & fauoris des Roys, lors que leurs: princes encor en plu-
-en Afrique, M, curent,pour tefmoigner de la fidelle & loyalle affc&ion qu'ils luy ont feurs lieux
: appelle In US crtée,ne font confcience de f’occir eftimant que cefte fin & atteftation des/ndes orie
e lamer rou it ja plus grand gloire et honneur qui leur puifle aduenir. Quelques tales.… à
rers le Septen-l,,ns d'étr'eux pour eftre voifins des ardeurs duSoleil vont toat nudz, fauf Meroé ifle das
Soleil cou-Æ ils couurent leurs parties honteufes auec des queties de moutons , et le M5, ou eff
te Libye : & es autres vont veftuz de peaux de beftes à tout le poil et laine,d'autres fe l cite sadss
c l'autre Ethif Guurent la moitié du corps auecleurs cheueux entrelacez de quelques chef ds royau
auftrale:ainfl :ndeaux et cordelettes, et tous fadonnent ordinairement au pafturage, me Ethiopie.
, qui côme dit: font leur beftes fort petites,et qui ont leur toifon,et dure, velue et fort Herodo.lin.2
%, qui figni Me fpaifle.Les chiens qui les gardent ne furpaffent guere en grandeur le be srrabo ls, 17
aufe q pour lit, mais ils font hardis et forts , et qui attaquent courageufement ceux Diodor sic.
it grât chaleur aprochent de la bergerie.Le grain qui eft le plus en vfage,eft l'orge,et /i.1.des anr.
neridionale cc mille, duquel aufli ils font leur breuuage, n'ayans d’autres fruits fi ce Macrobes E-
lieu, fi comme, .eft des Dattes des Palmiers,et de ce n’ont encor en grand abondance:fi thropres a
nes en diuersil ue plufieurs font contrains de viure d’herbes,et des plustendres racines nome7 de la
à regarder.Ce es Cänes et Rofeaux, de chair, lait et fourmage.Iadis Mecroé fut la Meé- longueur. de
ez parles hifto ll. bolitaine,et chef de tout le Royaume,affife en vne Ifie fur leNil.ayant vie.psy Pline
eux qui. iamai rois mille ftades de grandeur, et faite en forme d’un bouclier et rondel- L:.6.Mele.l.
té, & n'ont on] c en fa figure.Les habitans font en partie pafteurs,lefquels viuent le plus 3.@-soli.ch.
Ethiopiés onfouuent de la chaffe,et les autres laboureurs,lefquels ont debelles et ri- 33.5e/ameef
ait des Autelzhes mines d'or,tellement qu'Herodote recite,que lors que Cambife fils du fromet In
furét inftituées
s,cogneues fe
ins leurs let
Vllabes, ains fi
lesparties, &
, pris de diueri
nifiance ;, CU
Crocodile de
autres. Celu
ureur,efpris de
eur ,& l'auovét
faifoient iadi
pourle moi
&.failloit qui
puftumes et fi
iquelcü à me
ne fait que luÿt
ele criminel 4
de Cire,Roy Perfan enuoya fes meffagersen Ethiopie, ilsveirent comme d'en. silique
es criminels eftoient liez de chefnes d’or ,auffi les Macrobes Ethiopiens fire eff nomé
faifoient iadis plus de compte de l'Erain que del'ormefme, tätils ehoïét aufiPiperiti
grofliers,et rudes,n’ayans cognoiflance de ce qu'a prefentils cheriffent voyPlineliu.
autant que nation qui viue fur terre. Onfemeen ce pais là du Sefame, 10.ch4p.17.
Lothe& autres fruits& ont grâd quantité du boys d'Ebene, & du Siliqua rputlene
ftre qui reffemble au gouft de poïure, lequel ne croift point en Ethiopie: re precieufe,
on y chaffe les Elephans,et les mangent:Le pais abonde en Lyons, Rhi- voy Pline bi,
noceroz, Balilicz,ou Cocqz royaux, Pardz et Dragôs,lefquels enuelopäs 37 .cha.9.
tentortillans leur queuë à des Elephansf’en raffafient et les font mou- Cr3/9praf6,
rir en fucçant leur fang:et fe trouue encor en-cefte region la pierre nom- fensfie or ver
mée Hyacinthe, qui raporte fort à l'Amethifte,mais n eft fi pure ny pre- doyar,a caufe
ieufe,ayät aufli moins de couleurs,et le Cryfoprafe pierre auffi fort fin- dela couleur
puliere et de la femence de celle prouince,en laquelle aufli on recueille de cefte gêne.
pe Cinnamome,ou Cänelle, Ils portét en guerre des grans arcz ayants qua sotreRel.des
re coudées et bruflez par les bouts, inftruifans leurs femmes à la guer £thropiés 18.
re, la plus part defquelles fe pertuifans les leures y portét vn ancau d’e- dis mais an-
pain comme chofe galante & honorable.Ils honoroient iadis le Soleil le rätos pl° celle
rtoient ils tanuant, & maudiffoient auec vnc infinité d’imprecations le mefme altre lors des Guinéens
rince fe fentoiqu'l fe couche & abfconce de nous. Quand à leur fepultureil y en auoit 4 refent,qui
ans & fuyuant{qui pettoient les corps deffuntz dans les riuieres,les autres les mettoient FEas tous
rtindigne quen des vafes de terre, ou de voirre, les tenans & gardans vn an entier en les matins de
fuffent fiss curs maifons,ou cetemps durétils leur faifoient vn grand honneur & Dieu.
membré
Cecyefrefèré LIVRE PREMIER 4560 |
aux Macro reuerence, & leur offrantles premiers detous leurs fiuitz.AuCuns*? énét |
biespar Her. que les Éthiopiens eflifoyent principalement & fur tous celuy pour leur
liu.3. Diodo. Roy qui eftoit le plus beau & mieux formé & proportionné de mébres,
S'ic.liu.q ne & le plus expert & fçauant au pafturage & nourriture des beftes. Or ce |
*fecifie l'un Roy eftoit fi fuiet que toutes les fois que les Preftres luy commandoyent
pays plus que de fe faire mourir , il failloit-obeïr: lefquels auffi auoyent l'autorité d'en
l'autre. eflire vn autre en fa place: ainfi que les Preftres de Memphisen vloient
S MS æh- parcillement enuers les Roys d'Egypte.lls receuoient l'opinion qu'il y a
tarité des Po- uoit deux Dieux.L’vn immortel,auteur & Prince de tout ceft vniuers, & À
nifesgetilz l'autre mortel, inftable & fans aucune certitude : & faifoient leur Roy |
en Ethiopie. (ainfi que dit eft ) celuy qui eftoit le meilleur, & l'honoroient comme vn
S'abellique en Lieu, ne faifans pas moins à celuyqui auoit fait quelque bien au public, |
JésRhapf. qu'ils prifoient & veneroient apres le Roy,furtousautres. Telle fut dés |
Æinfi liter- Je commencement & dés plufieurs aages, & ficcles la maniere de viure &
prete Hoez, l'eftar des Ethiopiens;telle leur racc,couftumes,loix ,mœurs &Ceremo- |
Portugais;a# nies. Mais à prefent (ainli que Sabellique le racompte, & duquel iay tiré à
Li.qu il a fait tout ce qui f'enfuit,lequel fe vante le tenir de ceux mefme du païs Ethio-
für lareligié pien) Le Roy d'Ethiopic (que les Européens chreftiens appellét Prete-
des Ethiopiés [ean,comme qui diroit Roy puiffant, veu que Giam fignifie precieux &
Proy l'hiffosre excellent ) eft firiche,grand terrien & redoutable qu'ontient qu'il a {oi
d'Ethiopie de xante deux Roys portäs couronne qui luy font hommage, & payent tri-
Dod'Alus. but annuel de diuerfes elpeces dericheffes , & marchandifes, & für tout
Tous les Eef de cheuaux, à caufe que le païs d'Ethiopie n'eft guere abondant en cefte
ques Ethips. race d'animavx,en lieu defquels on fe fert de Bœufs, & Mulets. Les col-
ont licroix Jations de toutes Euefchez & abbayes font au Roy, & eft à luy à donner
qu les prece- toute forte de benefices , ainfi quelePapeen permet en l'Eglife Romai-
de. ne, & difpence l'vfage à noz Princes : & neantmoins ce Roy Ethiopien
Mariage Per. n’eft ny Preftre n’y ayant receu aucune promotion de clericature. Il y a È
mis aux Pre- gräd & prefque vn infiny nôbre d’archeuefques , chacü defquels a pour
Jfres en Etir. Je moins vingt Euefques fouz fon obeïffance. Et lors que le Roy, Princes
lem'effone & chefs de l'Eglife marchét en pblican porte la croix, & vn vafe d’or ré.
que l'auteur ply de laterre, lequel les admonefte à fe fouuenir qu’ilz font mortelz,tout
parleroy des ainfi que la croix leur remet en memoire la paflion de noltre Seigneur, &
Zacbis.&7 fauueur Iefuchrift. Les Preftres fe mariët pour auoir lignée, mais leur
Tugf}.ves femme defaillät il leur eft interdit de voler à fecondes nopces.Les Tem-
que les Et hio. ples dediez à Dieu &à fes fain@s font fortgräd & beaucoup pi° fomptu-
ne cognosenf eux,riches magnifiques queles noftres, & lefquels pour le pl° font faits
pas un de mo, 8; clabourez fort fubtilemét en voulte:Il y a grand diuerfité des moynes}
Jasniz, (que fouz le nom,& profeflion de faint Anthoine, & faint Macaire , qui n’ont}
Les Apofires, aucun habit,ny couleur qui les fepare ou face recognoiftre de quel ordreh
er S.Geor.) ils fe reclamér. Apres Dieu, % la glorieufe vierge Marie mere de Dieu ile}
S..#n.0" 5: honorent fur tous autres faint Thomas l'apoitre, comme celuy quial
Mac.qhif#- planté l'Euangile en leurs contrées:& onten opinion queleur Roy ci
rét Egipties, forty dela race & famille de Dauid;ayät duré ce fang de pere en fils park
étés les deux tant-de fiecles iufque prefeat:dés lorsque la Royne de Saba vint voir Si
derns:rs. lomon,& ouyr fa fapience: duquel faccointant ils tiennent que elle fen
A LE DE L'AFRIQUE é
retourna enciente de fon fai&, & acointance. Or n'eft point noir le Roy,
(comme plufieurs cftiment ) ains affez blanc & d'vne couleur plombée,
& tirant fur l’oliue, La cité principale & chef du païs appelle Garame la-
cuns''énét |
y pour leut
de mébres,
Mbite a A quelle n'eft ny murée ,n'y fottifiée de terralfe, ou baftions, ains feulemét
x MEET pa de tentes dreffées,lefquelles font clofes de rideaux, & tapis faiéts de foye, ny Alu
isen vloient P
onqu'ilya-
tvniuers, &
nt leur Roy À
tiffus de lin fort fubtit, & delié &de pourpre, & cecy à caufe qu'il eft or- rétuen {on hi
donné par vne loy fort ancienne que le Roy nefetienne point enfermé fre d'ethie
lus de deux iours, mais pluftoft qu'il fe monftre à fes fubie@s : ou peut",
eftre que ilz trouvent mauuais, & malfeant cefte molleffe & effemination” :
en leurs Princes:ou(qui cft le plus vray-femblable & que l’auteur a ou-
; FRA blié)à caufe que fi le Roy farreftoit longuemét en vn lieu, il y fouffriroit F wife pi tb
a n d & Mde grandes incommoditez de viures, veu le nombre infiny de fcigneurs, rose du
LR Cire Be officiers, & peuple qui fent à la fuitte de fa court, veu qu'il mene ordinai Roy Ethipië
terne | rement, fil y a bruit de guerre, plus d’vn milion d'hômes,cinq cent Ele-
phäs,& vne enfinité de Chameaux, & de cheuaux, & ce au moindre mot
queil fe fait de trouble : maisle train commun eft de plus de cent mille
berfonnes lors à le Roy marche: Or y a-il permy l'Ethiopie des foldats-
t officiers choilis de toutes parts, qui font aux gages du Roy & lefquels
font marquez legerement fur la peau de laCroix ,auecvnoautere & fer
tout chault,ainfi que nous en faifons par deça aux cheuaux,qui a efté cau-
fe que aucuns ont eftimé que en Ethiopie ce fut ce feul figne qui feruift
de Baptefme. Allans en guerre,ils imitent leurs anceftres vfns de l'arc, &
ont encor des piques,& halebardes,des corfoletz, & morions qui font &
offenliues, & defenliues. Le premier ranc de dignité, & le plus hault des
. We til prefme.
cftats font des Euelques & clargé,les fages & fçauantz qu'ils nôment Bal-
. . ?
quel ray tiré à
1 païs Ethio-
pellét Prete-
> precieux &c
ntqu'ila {oi-
& payent tri
s, & fur tout
dant en cefte
ets. Les col-
luy à donner
En quy fe
fon t'trompfex,
ceux qui pen-
Jent qu'en E-
thiopie le feu
fèrue de Ba-
ARRETE famates, & Tenquates marchent apres, & la nobletfe tient le troifiefine
Éture.11Y'a à ranc & ordre:& entous celuy eft plus honnoré , lequel excelle, & füur-
| quels a pour pañfe les autres en vertu,purité & itegrité de vie,à caufe que telles actions ,»,7,, de
Roy, Princes leur font pour premier & principal degré defapience, ou gene: & les dfatzen
Lt d'ôpre. derniers {ont ceux qui reçoiuent foulde en quelque eftat qu ils foie nt ap- Ethiopie eft
tels tout pellez. Les iuges quoy que cognoiffent des crimes de mort, fi cit-ce qu'ils
: Scigneur,& fault faire leur rapport au gouuerneur & preuoft de la citéoù ilz demeu-,., dé
Lée : mais leur rent lequel ilz nomment Lycomege, & eft celuy qui porte & letiltre & Ft D
es Da Tem- ] effait de lieutenant d u Roy, & repref entant fa perfonne . Us n'ont Loy
pi fomptu- quelcôque par cfcrit,ains tout cft vuidé fe16 droit & equité: fil y a quel-
| x font faicts MAIL femme accufée d'adultere ceux-là en font la punition à quile faiten
te moynes touche & qui s'en reffentent, comme intereffez en leur reputation. Les
ire, qui n'ont} Hommes aflignent douaire à celles qu'ils veulent efpoufer fans que ils fa- L
intent par mariage aux eftrangcres: & font les meubles, & ioyaux des Les hommes
de quel ordrek
re de Dieu il}
e celuy quiil
-]eur Roy ci!
ere en fils path
ba vint voir Si
tque elle l'en
fpoufces, de l'or, perles, & draps de foye dequoy ce peuple a fort grand font douaire
abondance . Les accouftrements tant des hommes que des femmes font “#* femmes
faiétz efgaux allant iufqu'au pied, aucc des mâches & fans aucune ouuer- # Ethiopie,
ture ny fans que on aduife de quelle couleur;fi ce n’eft queonn'y vfeis-
mais du noir que lors qu'on porte le dueil, leur eftant cefte couleur vn
rand figne de triftcffe,& pleurent leurs morts par l'efpace de quarante
jours, Lors qu'ils font quelque gtand feftin et banquet fomptueux,le fe
B ij
LIVRE PREMIER
réps deNoræ À |
dies: ad Kit PC
quifatenus- il [LEE
ro l'ande gra
ce1.182.
Strabon ap- s
pelle sgipte
region d'Afie Era OX sr
idy,e
>
Mike FINE CO},
aneatirét du VS /
+ L'È
\
be en [esCbro fur Les noms propres qui eft vn des cas principaux qui font à obfcruer en
nig. Limites
DE L'AFRIQUE. 7
le chofes 4° iftoire, & en quoy il ne faut iamais tant {oit peu fefparer, prenansl’vn ner
lelaplusex ur l'autre, & croyans au raport incertain d'autruy;ppluftoft que d'en ef- ne bim.s,c.9,
aucü vfage D }ucher les matieres. Or ditilque Memphis eft celle citéqu'aprefenton $ trabon lin.
de lin,ou de BD mme Damiete, mais combien veritablement,ie vays vous le faire voir: 17. Diodore
leslangues D .c1omée enfa Geographie liure 4. table. d'afrique meët Damiete Sicil.1.@72
releurs pro MB dis Pelufium) fur l'embouchure du Nil,& l'vne des fept bouches d'i- Faut: de l'au
(crire du cô Mcluy entrant en la mer Mediterranée là ou Memphis (à prefent Meffer) teur dece bi.
que à autre} sift fur la partie Occidentale du fleuue affes eflongnée de la mer, & ou ure difant
ouble moif- ME, voit ces folles defpences des anciens Roys d'Egypte en Coloffes, O- Miphis effre
2 Auftrales, cliques, & Pyramides. Et à fin quele leéteur voye la faute de pluspres Damiete.
des froidu- queles fçauans ayent dequoy efplucher plus diligément les liures, Ptelome lin.
IC NOUTTIF les ant que determiner de quelque fait,la grande diftance des lieux fait di. 4c.5:t4b.3.
fortir, fi ce M fes des villes de Memphis, & deDamiete,cefte cy eftät à 63.degrez de d'Afrique.
_carlors on D icude, & 31. de longitude 1à ou Memphis gift, à 6r.de latitude &29.de Des Pyramt.
pal: & aufli Je Mongitude, qui eft fi voifine du grad Caire qu'il n'y a que la riuiere ëntre 4 de Mem-
uoir Les deux Mcux.Et d'auantage femble qu'il face diftinétion de Babylône Egyptien phis,Voy Me-
uteur lé eft M d'auccle Caire,comme ainfi foit que cen’eft qu'vne mefme chofe, & lex. pline li,
1y, fans l'en- D. e ceux la faillent ai l'eftiment eltre celle que iadis on nommoit He- 30.chap.12.
ais de Libye Mopoly , ou cité du Soleil de laquelle eft faicte fi fouuét métion és efcrits Æmmian
ité deMaho- SE hiftoriens anciens , veu que Strabon auoifinede la cité d'Heliopoly Marcellin li,
en Egypte, Mn chafteau nomme Babilon ,ou depuis les fouldens d'Egypte firent 22. Herodote
s que les Mo fi: cefte monftrueufe cité comprenant, & Helipoly & Babylonne, à li.2.5olin e,
agans & cou Mc fnt ditte Caire, qui fignifie autant que munition, & forterefle. Mais 352€ C aire
s + dutemps Mit dit cecy en paffant, & ce pendant nous continuerons à fuyre le fens ff Babilone
urs,lareligiô D noftre auteur en fes recucils tant louables & neceffaires ] Platon à d'Egiptesta-
fufion les ter opinion qu'il ne plouuoit iamais en Egypte, mais que tousles ans la 4 nome He.
Berre cit arroufée par les desbords & inondations du Nil, qui la rendent ‘97:
«Chap.$. rtile, & qui aduiennent apres le Solftice d’efté vers la fin de Tuing & co “’ rabo lin.
s frique > OÙ cncemét de [uillet,& ce à la premiere nouuclle Lune depuis ledit Sol- 17-? op. Me.
u aucuns di- iccd'efté . aucuns ont penfé & dit que l'Egypte eft vne Ifle du Nil, le- LS
nt attribuer, uel fe fepare detelle forte qu'il effigie & forme vne figure triangulaire Que fignifie
priftlenom, ja terre, qui a efté caufe que plufieurs luy ont donnée n6 de & Delta # 7% Cahre
: fr cre de Di Rttre Grecque,à caufe qu'elleelt ainfi figurée en triangle.[ Mais d’autres 74% Aa.
oir occis gi: paffé outre difans que ce lieu compris au Delta n'eftoit point iadis © be
fi que dit PIE. ferme,ains le cours du Nil,mais que le fleuue y ayant amené tant de 7% P URURE
de la mer rou RRre & limon des autres lieux qu’il rauageoit , a caufé ceft amas de terre #7 od.2.
Oriét,&vers il a faite continéte. Ce qui fembleroit vray femblable & affes aifé veu 72-47 1.2.
le furplus de occurences qui adniennent ordinairement en cas femblable, & que #%#.°.6.
ge vers le Sc- Ti Herodote dit qu'allät du païsCyrenaïque en Egypte il femble qu'6 Æer-2-5tra.
néc.Ses villes Befcende par vn des lits & fil ancien du fleuuc:toutesfois, ce ne font que *Ÿ ene.queffs
Memphis(à Mopies conicéteures,lefquelles fuyt Seneque,lors qu'il dit gle païs d E- 05 nat.lin.4.
y &l'vne des pic nc doit pas feulement fa fertilité au Nil, ains encor luy cft redeua- leg 2.
Me de ce qu'il a de terre ferme.] Ce font efté les Egiptiens qui les pre- 4 Did-font
homme qui iers ont inuenté les noms de douze Dieux , quiaufli ont dreffé des au- pleis des f-
fi au lecteur Ds & fimulachres, Téples & Oratoires,figuräs des animaux en leurs fta- £05 de fiirre
obfcruer en cs ce qui monftre que fans doubteils ont pris origine des Ethiopiens, des EgJpiêts
Biij
Des Dieux nu LIVRE PREMIER a
Egppliens, fefquels ont premierement introduit toutes ces chofes au monde ain
Fay Eufpre. que Diodore Sicilien leräcompte . Les femmes Egiptiennes iadis exe
Eug. liu.2, ceant marchädife, tenant tauerne & tout le trafic accouftumé és villes fa
chap. foienttout ce qui eft du deuoir & offices des hommes, là où ce pendar
ces maris efeminez eftoient faineants enclos en leur maifons : & fil ail
Faïneantifé Joit porter quéque fardeau les hommes les mettoient fur latefte, & 1
des hommes femmes les portoyent für les efpaules,eux faccroupiffans pour piffer, |
tadis en E- femelles vuidoient la veflie toutes debout: alloient à leurs affaires dan
g'Pte. Jeurs maifons, & banquetoient PAR rué, Entre les Egyptiës ny auoi
femme aucune qui peut eftre Preftreffe au Téple d'aucü Dieu,ny ee
ils ne font point confacrez à quelque Dieu particulier,ains à tous enfem
ble. Entre les Preftres vn eftoit efleu fouuerain Pôtife,lequel eftät dece
dé, fon filz luy eftoit fucceffeur en la dignité & Preftrife. Les enfans leg
times, fe16 l'ordonnance du païs,ne refufoient de nourrir Jeurs parens,4
n'y cftoient forcez aucunement, là où les femelles y eftoient contrainte
fi par cas elles faioient les retifnes.Plufieurs d'entre les gentils portans|
dueil , ou pleurans leurs morts auoient de couftume de fouiller de boï
nf leur tefte,& de laiffer croiftre leur barbe & cheueux,mais les Egyptics
Egiptiensen- tondent latefte & coupét la barbe ,& peftriffent la pafte à tout les pied
SesgneT par & la bouë auccles mains, & difent aucuns qu'ils ont les premiersintro
Atrah My duitla circoncifion entre les hommes, de cefte opinion fontles Greq
Zofiphe dés jgnoransl'hiftoire fainte des Hebrieux. Ils eftriuoiét de la dextre vers
antig.lin1: feneftre ainfi que les Hebrieux & Arabes, l'ayäs apris des Juif ‘raha
chap8 . Leur monftrant de ce faire. Leurs fmmesne portans que fimp nt vl
Paprros on robe, Les hommes comme plus molz & effeminez en auoiét deux : vfoié
arbre tronué sui de deux fortes de lettres , l'vne qui eftoit facrée,& l'autre permifc
é palu? d'E- vn chacü,mais tout cela eftoit pris des Ethiopiés. Les Preftres falloit qu
&DPte. Py … rafaffent de trois en trois iours le poil qui eftoit fur tout leur corps, àf
pli.lr33.ch. qu'en facrifiant ils ne portaflent aucune fouillure au Téple & facrific
IE ortoiët des veftiméts de lin toufiours frefchementlauez,blancs &ne
Pythago 6 difans qu'ils fé coupoient & tailloient le prepuce pour cftre plus nets 6
s'fjune a ftant plus feant d'etre fans ordure, que fouillez en fôrte quelconque,
priff ceffefñ- auoient des fouliers faits du boys de Papier : & ne femoyét en Egipte d
perffitiôen febues,n'y eftoit permis d'en mäger, fi par cas on en y portoit de terre
Egypte d'ab- ftrange:voire fut defféndu aux Preftres de feulement en auoir la veut,
horrer les féb- caufe qu'ils ont opinion que cefte efbece de legumage foit fouillée &i
tes müde:leur couftume eftoit de fe lauer tous les iours d’eau froide,dc io!
Auec ces mau- bien fouuent trois fois, & la nuit deux,chofe obf£ruée prefque par tout
-difos ils pen- és nations du Leuant. Ces facrificateurs Egiptiens ne mangeoient iam
Jütêt rererrer. de pas vnerefte des beftes facriliées, ains premieremét ils les maudifloi
tout leur mis auec de fauuages & execrables abiurations & mots cruels & abhomir
Tour für e- - bics: puis les vendoient au premier eftranger qui pafloit : ou fil n'y au
fle tefle dete- marchant pour les acheter, on les gettoit dans le Nil. Tous Egiptiensi
ee. moloiét les mafles des Bœufs, Thoreaux, & veaux, mais de facritir
1fs ce fut Io vaches il eftoit deffendu, à caufe qu'elles font dediées à la Deéfle Fist
æmée delup. venômée & honoréc entre eux . Ils viuoiént de pain d=fcigle & vi ic
per ade- : QE
DEL'APRIQUE. TS
biere, à caufe qu'itny croifloit point de vin:v{oient auffi pour leur mä- rés em Egipte
1 monde ain Roi ee AR
es jadis exenmr de poillon partie crud & leche au Soleil,ou falez 1
dés villes fu Imurc: mangeoient aufsi des oifeaux crudz & falez, a avi nr ". # pr
ù ce pendaril ntre eux auoient des Cailles,& Canardz pour leurs delices & viandes sde :
ns: & Fil aus exquifes.Eftans affemblez en vn banquet, & le fouper finy qu'eftoit vache nf
latefte, & 1dMauoIt certains qui portoient vn corps mort dans vne biere, iceluy fait 4 le fa wat
our piffer, | bois,ou cffigié en au rar au vifla chofe , ayant vne cou- Eh ci jrs
rs affaires danWiige ou deuxde hauteur, & monftroient cefte figure à chafcun des affiftäs P ts
ptiés ny auo banquet luy difans, Bois & mange& regarde ceftuy-cy, car ay antvefeu 1 Han
ieu,ny Dec on aife filuy feras tu femblable apres ta mort.Les plus ieunes rencon- Lean 10 ss
pes qu pannes aage, fe deftournent du chemin pour leur l'4fie de
ye,& les voyans venir en vneaffemblée fe leuoient pour leur fai- ;
place & donner leur ficge,ce qui aufli cftoit or pa ao faço
Lacedmoniens, & ['entrerencontrans en ruëils fe filuoirne fans are ‘R mr
stendans leur main, & l'abaiffans iufqu'au genoil.Ils portoient ren Do +24
À D D y " lin frangez par les bras, qu'iis appelloient sk a
iliresgettant par deffus des manteaux b! , r
tements de laine eftoient deffenduz sne A Go mnt ab , ae
e les cuft on of€ enterrer auec le corps d'vn trefpañlé.Or mel ue rer 4
ray Facile ju furpaffé les autres en fçauoir & doétrine, & qui sh ef FE y
| faux # a ail pour inftruire les mœurs Chacun des gens de qu: nt lare
set 1 ss . la 4 rt rien 4 pare la parte ja & fa- merenceau
À 1e $ CERN CRC
e nation en doétrine & courtoyfie, & que 7 HR ps ou Roy d'Ethio,
Lee » Egipteëlc
Re rm Lui Pr e
À aux AthenIENs : 1-
pag à thagore Samien Emmolxis dif Uole d'iceliy, Budore Fr do
à Bd res see pate d peur ire de Chio,Moyfe Hebrieu, cellés sens de
PL gta A utres,ainfi que les Eyptiens fe vantét eftre conte- pe enEv y-
Neue iures fain:s contenant leur hyftoire:tous ceux cy doncayans pre pou el
que gyprespour prouffiter en la doétrine des fages dudit païs , il pré 4 À 4°
e de ce peuple A d R RESS arreflions vn peu für les manieres de Hier k ds
M à HE, menu A
| es | ar J'introduire en leurs pro 3; «
Sd a ROERS dit fur l'Afne doré d’A pulée, il . Der Le
ju SE pe es ne rereligion qui font tirées des cererno- sie d'A, L
oz Preftres.les Vel prie habits de lin ,& la rafurr: de latefte Mn
ons,la mufique, les PE PANNE SE AS ils font eftäs a l'a tel,\es pro- phili e Be
Su: pa à ne eee ences & priercs. Mais Beroals fe trompe en 4/4 Ait a
Li fiçons fdelles & fi é trié D ri & les caufes & fource de l Afied
ro Re aintes de noz Prelats et ficrificateurs,ou ileftoit »e d'_Æpui ;
in ARS SÉTIS Apulée mal fondé er. pis fentant des fu- 114/ sai
HARAS 8° su auant que les Chreftiens fe fuffent propo r:
: nice ab ominable pour l'imiter,ils euffent embraffé( cô PrOPO r.ferer noz ce
açons de faire des Tuifs, comme ayans ele di ne
ct qui n'efloient fans grand myftere ct lipnifiance, Eh Mier ss 14e
à tous enfem
uel eftät dece
Les enfans leg
leurs parens,i
nt contrainte
ntils po rtans|
suiller de boi
les Egyptiés
À tout les pied
remiersintro
fontles Grec
la dextre vers
Juifs raha
fmp vi
iét deux : vfoié
l'autre permife
{tres falloit qu
eur corps , à fi
éple & facriti
z,blancs &nce
re plus nets ,6
quelconque,
éten Egipte di
ortoit de terre
auoir la veué,
itfouillée &:n
u froide, de io!
efque par tou
angeoient 1ami
les maudifloi
|$ & abhomit
+ ou fil n'y au
us Egiptiensi
is de facriticr \
la Deéfle Tist
gigle & vi‘
s
$
® “+ LIVRE PREMIER pe
Et cry,orce Chreftiés gentilifans,& pleinsd'impieté pour cclercir noftre auteur tro)
que f'enfuit fimple en fes pourfuites. Quand aux Roys d'Egypte ils n'abufoient point
eff prefque — fi licencieufemét de leur puiffance que lesautres Princes des nations,au(-
tout pris de quelz lafeule volonté fert de loy:veu qu'il falloit que, fuft à leuer tributPa
Diodre ur. où à leur nourriture ils fe gouuernaffent fel6 les loix, & ordônäces com
2.chap.5. munes du pais,car c'eft ainfi que Diodore Sicilien le traite liure fecôd da
fes antiquitez.Ceux de la fuite & feruice ordinaire duRoy eftoiét choifis
non d'efclaues fuffentils eftrangers,ou nez, & nourris en leurs maifonsiks
ains des enfans des gentilz hommes, Preftres,paffans l'aage de vingt ans
& qui fuffent les plus fçauêts & mieux moriginez que tous les autres, a fr
que le Roy meu dela honte,& reuerence de fi honorables fages & illié
Quelsofficiers ftres miniftres,fe deportaît de faire chofe qui luy peut tourner pour fav
depate7 pour 1ennie à blafme & vitupere : entant que nuit et iourils l’efclairoyent
le féruice des l'affifto :ent eu toutesfes aétions & affaires. Aufli quäd les Princes ont dd
Roys d'Egipte gens de bien qui les feruent & confeillent à peine en voit on,qui f'efgard
du chemin de vertu & preud’hômie.Or y auoit il des heures ordonné
& de nuit & de iour efquelles la loy permettoit au Roy detraitter les aff,
res:car lematinil receuoitles epiftres,lettres,requeftes, & autres MCMOi
res de ce qu'il luy faudroit executer, a fin que refpondant à tous, il y pouk
ueut & aucc letemps et à fon räg ,& fel6 Tuftice.Cecy fait,accompai gn8
rerés ff d'vnetroupe d’hômes graues,meurs, & fagcs il fe lauoit le corps,puis ve
BIT Qu richémentalloit faire fonoraifon aux Dieux, & Sacrifices au téple, di
gonnent [elon Dir / ; î
Lesmeurs de AU eftät arriué & les beftes du Sacrifice amgnées au coing de l’Aute
RS: qui Les le Preftre en prefence du Roy ,à l'ouye de tout le peuple prioit à haut
manier, Voix pour le Roy;luy fouhaitant bonne & longue vie, pourueu qu’il
* monftraftiufte & doux enuers es fubiects. 4 pres la priere il fe mettoit
difcourir les vertus du Roy,& déchifrant le tout par le menu il môftroi
combié il honoroit les Dieux, carefloit leshômes, et eftoit iufte,fage, ch
fte, veritable, magnanime,liberal.Et côme auffi il chaftioit l’apetit ienfu
en toutes fes ations:n'oublioit de recômander fa debônaireté,qu: ne}
Honnefe fa- nifloit point les crimes à la rigueur,et recôpenfoit les bié faifäs plus qi
çon de vie des de leur merite, & ayät dit cecy;,il maudifloit ceux qui viuroictau côtraif
anciens Roys Et fi quelque faute eftoit efcheue au gouuerne:nent il en purgeoit,& cl
d'Egppte. cufoit le Roy,regettAnt la coulpe fur fes officiers & miniftres, comme dl
nans faux entendre au Prince,etle confeillans mal & contre la loy et fe
ftice.Ce que paracheué ie Preftre exhortoit le Roy à bien viure,& par
moyen fe rendre agreable aux Dieux, l'inftruifoit en bonnes mœurs,
luy confeilloit de fuyure l'aduis de ceux non qui luy mettroient le vi
® en parade pour l'embraffer,ains qui luy propoferoiét lavertu & les ex
Lonages d'un cices quirendent glorieufc la vie de l'homme. 4 la in le Roy ayant mn
ue tel qu'il fé vn Thoreau à fes Dieux, le Preftre lifant les geites & dits memorab f
doit fre deshommesles plus fameux & illuftres,admoneftoit le Prince qu'a l'* we
ple de ceux là il gouuernaft fon peuple en toute douceur pieté & if la
fans f'amufer à l'auarice:& accumuler feulement des thefors,ou iuger
Jon les loix anciennes , ains fai!loit que fes actions plus particulieres
me le pourmener;,lauer,coucherauec fa femme, & tout le temps de
DEL'AFRIQUE. Te. à
vie fufent mefunéss-felon Jordonnance fans:eh rien: l'outré-päffer: >
Leurs-repas.eitoient fortifgbres, comme ceux quine mettaient -furtable
bue.du veau & quelque Oye;& y auoit melure de vin ordonñéepour re
pas à chacun , afin qu'oñn'emplift point plus que de raïifon Je ventre ; &
que perfonne ne beutiufque à fentir fon cerueau troublé d’yurongnerie. 54,2 4
n fomme leur façon de vie eftoit tant bien dreffée , qu’on euft plufto sh De na
ftimé qu'vn medecin les reiglaft pour conferuer fagement lour fâté,que SPP:
on pas.que ce füffent les ftatr!s de quelque légiflateur.C'eft chofe mer-
eilleufe qué les Egiptiens vefquiffentainfi en Ieur priué ,non fuÿyuant
ur fantalie,mais felon l'ordonnance de la loy:mais il y a encot-plus gran
de occafion de merueille de voir qu'en iugeans,ou affemblant les daces 8
ributs:ou puniffant Jes malfaiteurs, il ne fe trouuaft aucun quitranfpor-
é d'orgueil, haine , courroux;ou autre paflion femblable fe foruoyaft ia- Modeftie des
re auteur trot
bufoient pointé
es nations,auf-bi
à leuer tributs
dônäces com
liure fecôd del
eftoiét choifisi
leurs maifonsià
de vingt ans
les autres,a fn
les fages & 1ll
rner pour fav
fclairoyent RE”. e Pr , ê
Princes ont da! dece qui cftoitiufte & equitable sains l'affuiectiffans à laloy ; tant Æg#iens
on,qui fefgaré jen faut qu'ils fuffent marrys de cefte contrainte. que pluitoftils felti
ures ordonné oient genereux d’auoir les moyens de faire paraitre Jeur ‘obeiffance:
straitter les aff ufli quandils voyoient quelques vns qui viuoient felon le tran{port de
autres momo" folles conuoitifes , les excufans il penfoient, qu'ils ne pouuoient ce à
à tous, il y pou Late rands perils & dommages: fçachans que tombans fouuent en 7
it,accompai gi ute,fi eft-ce que cela aduenoit pour auoir efté furmôtez & vaincuz d'A «Æmitré dos
e COrPS,pUis Ve nour,ou de haine, ou de quelque autre affectiôn vicieufe: à où ceux qui ÆEgtptions
ces au téple, dé açonnent leur vie auec confeil, prudence, & fagelle, c’eft en peu de cho- 7% leurs
squ'ils errent & offencent. Les Roys vlans de telle douceur & debon. X2“:
aireté enuers leurs fuiets gaignoienttellement le cœur & amitié de cha.
un,quenon feulement les Preftres,ains cout le refte du païs auoient plus
e foucy du falut & felicité Royal, & prioiént de meilleur courage pour
y que pour eux mefme, pour les femmes, & enfans, ou pour la vie des .
tres Princes &:gouuerneurs du Royaume.Etvn. Roy fi bien-viuant 8
Juifant en fi bônes mœurs,eftät mort,c'eftoit pitié que de voirleducil zf,3e dueil
luc tous en general en demenoient, defchirans leurs habits de trifteffe ie A x
ermans les T'emples,n'allans ny frequentans les foires , on marchez, paf Pen
ns letemps fans follennifer aucune fefte, fouillans leurs chefs de boüe rs sas
fpace de deux mois douze iours, portäs vn linge:ceint. deffouz les bras rar”
D l'afemblans deux fois le jour, deux ou trois cens tant hômes que fem- .
Dos ainfi accauftrez pour renouueller ce dueil & complaintes,chantäs ce ka:
ndant en vers les vertuz & faincteté de vie du R oy defunét. Duranrce
mps ils ne mangent d'a. cune viande cuite n'y boiuent vin & fabitien-
AE 6 a dr me “a pontheur table, ils ne fe lauent n'y oignent,ils Cereminies
vertu & les cu ca rt w it ny peer de leur femmes ;ains tout le long fiirebres em
Roy ayant ii © — sont gemi oyent la mort du Roy-comme de bsmort des
dits memorb it pr opre. Durant que tout cecyfe faitson dreffe tout l'appareil
néléoni ait l' s mé ie dernier iour,le corps cft porté deuant la .porte,& fur
Lpieré & ic ti ds NES fepulchre:laobonrecitevnabregé & fommaire
sou iuger M, . rer ge Les hs Roy defun& fuyuantlaçouftume ancienne : &.eft
autistes À ve : ’ . pe Selon fon bon plaifir d accufer letrefpaffé,ou cependät
arte de yentles facriticateurs louans la vie pañlée de céluy suqnel le corps
ing de l'Aute
le prioit à haut
pourueu qu’il |
re il fe mettoit
menu ii môftroik
bit iufte,fage, ci
it lapetit senfut
aireté,qui nef
jé faifäs plus qi
roictau côtraiif
purgeoit, & cl
iftres,commei
tre la loy et
nviure, & park
bonnes mœurs,
6 ._ LIVRE PREMIER he
cfloitlà deuant le:péuple:duquel lamultitudeeltinfinie approuuñt auce b
grädeacclamatiô 8 frappement de mains ce qui eft de louable, maisre- +
tettans auec vngrand bruit 8 tumulte les chofés qui ne luy plaifentau 5
difcourside cefte vie:Ce qui a fouuentesfois caufé que plufieurs Roysle BR
peuple leurieftant ennemy & foffençant de leur vie precedente alorsre- D x
D et citée,ont cité priuez de l'honneur, & magnificence de Jeursobféques ; & Pr
auf dy ne de la pôpe accouftumée ent'apareil des funerailles Royates. Cefte crain. a
Se LL Li, “eenæéontraint plufieurs de viure iuftement, fe doubtäs de ceftc fureur
ERP populaireenuers leurs:corps morts &:de l'effairde celte colere, preitdi-
Fret ciät à Leur hôneur& reputatié, & les fouillant d'vneinfamie perpetuclie. À
Du ousernement © police d'Egipte. Chap.6.
LE TA A: couftume,& taçô anciëéne duRoyaume E. |
gyptié a eftéiadis de tellr forte:tout Egypte
eftät diuifée en plulie rs parties, & gouuer4
nemés, les Grecs appellét rw; à chacune |
d'icelles il y auoit vngouuérneur quiauoit |
1e {oing de tour'ce qui eftoit requis pour: le
manimét des affaires: Or le reuenu, domaine,
En & tribut eftant diuifé en trois lotz & parties:
Mpës di ma La premiere eftoit pour les Sacrificateurs lef.
mime publics ÿ. is eftoict fort honorez& reuerez du peuple
dadisen Egi- rat pour éftre côfacrez aux Dieux, & qu'ils auoiét la charge des chofes fa.
pre. crées,que pour leur fçauoir & finguliere doctrine par laquelle plufieurs
eftoiét auäcez etinitruiéts: de ce reuenu, les Preftres en diftribuent , À
Prefres an et pourle feruice des Temples, et pour leur nourriture'et priuées ne-
c'esen ELITE celfitez de chacun, car ils n’auoiét garde d'oublier rien qui feruift aux ce-
fort féasrans. Semonies, ét feruice diuin, et n'eftimoiét que ce fut bien fait de laiffer fans
fapport;et nourriture ceux qui departét le fçauoir,et feruét de côfeil pour
le prouffit, vtilité etauätage de la republicque-d'autät qu'ils eftoiérappe!
lez toufiouts au côfeil et effait des chofes plusimportâtes, à caufe qu'ils
pouruoyoiét à l’äduenir, et predifoyét les futurs fuccez desaffiires, foit
par les moÿés de RE Dee par la deuinatiô faite par le moyé des fa
.…,, crificessauec ce qu'ayäs les hiftoires en main, ils produifoyét les geftes des
Æutorité des anciens afin que les Roys-par la prinffentaduis et confeil fur ce qu'ils au-
Prefires en E- royent à faire,
g'p'e. Or nefanoit on pas ainfi entre les Egyptiens , qu'il eftoit vféparmyiles
Grecs que ou vn hôme,ou vne femme aye la charge et prefide feulaux
chofes facres,veu que plufieurs ont !e meffne honneur et fadonnentà la
culture et feruice des Dieux,et laiffent le mefine foing à leurs enfäs pour
heritage, Ces gens font tous francs de tailles et de tous fubfides honorez
ét conftituez en dignité furtous autres apres le Roy . L'autre portion du
reuenu du Royaume eftoit pourle Roy, lequel l'emploioir et aux fraits
Egipteiadis des guerres, et pour l'entretien de fa maifon,et pour eh departirliberale-
fans nulleex. mentaux hommes vaillds et illuftres, et à chaeun félon fon merite. D'où
aétis greugt aduenoit quete peuplen'eftoit greué,nÿ oppreffé par aucun tribut extra-
lepeuple, … ordinaire, Garles genfdarmes et foldatseltoient falaricz de la troifiefine
7 IBÉMÉMFRIQYE" Fo
Lbirtie-du reuéiotdonnez et-choifis pour'le féruice de da: guétre :1cur
le, maisre- M fic cftablis ces gages afin qu'ils futfontiptus gaillards er mieux “affeion-
y plrifent au DE nez à Pexpofer aux perils et hazards pour le bien public.Leur republique
urs Royssle DR fut auf diuifée en trois eftats pour le feruice,et fouft:c du corps d’icelle.
rouuñt auée |
sntealors re M Les laboureurs c'eft à fçauoir;les paîteurs, ctartifans : les premiers ayans
obfeques ; &c M pris à ferine à vilpris Tes terres fut du Roy , des Preftres, ou des foldats,
Cefte crain. M der teur enfance l'adextroient au labourage ,où fans ceffeilsemploioient
celte fureur tout le refte d+1eur vie, qui eftoitcaufe qu'ils furent les nlus excellens la- eu A
ere, preiüdi- PSboureurs dela terre, toit qu'ils tinffent celade nature , & comme pour éellens labou-
perpetuelle. heritage de ieurs anceftres , ou que le long exercice & vfage les en feitfi "#77
bons mailtres.Les pafteurs auffi ne faifoient,ou fuyuoient autre eftat que
Royaume E. Mde gouuerner les bergeries, ainfi qu'ils auoient apris de leurs parés ÿ paf-
rout Egypte fans tout ce que nature leur donnoit & oëtroyoit d'aage: Quand auxar
s,& gouuéra Mrifans,c'eft fans douté que les drts mecaniqués ont efte conduits en Egy-
2; à chacune Mbteiufque’au fefte & fin de leur perfcétiô & fouueraine excelléce: d'au-
eur quiauoit Mrant que ceux qui eftoient appcllez à cecy,n'eftans recéuz augouuerne- ,
quis pour le Esment: & ne fe foucians d'aucun miniment public,n’exerçoient aucun au- Porguoy les
nu, domaine, Mitre eltar,ou Office, que celuy quelaloy leur ottroyoit & qu'ils auoient - artifans d'#-
otz & parties: Mpris & receu dé leurs maieurs : fi 4 ny l'éuir de celuy fouz qui ils Paifoiét gipre foie f
rifeateurs let Mel apprentiffage;ny la haine publique ou difcordes ciuiles pour les hon* excelens'ers
rez du peuple Mneurs,ny autre empefchémentne les diftournoit de léurenterprife.Leurs lurs moffiers.
des chofes fa. Mugemens encorn'eftoient Faits fortuitement ny à la volée , ains y pout- x.
elle plufieurs Euoyoitonauec grand prudence & raifon,ayans opinion que lés biésfaits Grande cyui-
n diftribuent , Meftoient degrand confequence pour le bien’ public. Auoient aufli opinig te des BONE
que punir les mefchans,fupporter ceux qui font affligez, & fe condouloir es sedis 1
et priuées ne- nir les mc AL (
de laneceflité de l'indigent éftoient les vrays moyens pour extirper tou .L'impuñité
feruift aux ce-
de laiffer fans emefchanceté deleur terre: & au contrairetout eftre en confufion , & des maux
de côfeil pour Mviure en defordre, fipar fauêur , ou prefenson uittoit & laiffoit impu- caufedefordre
L'eftoiét appet ies les fautes enormes & les crimes qui meritoyeut punition de mort : À e» l'efat.
, à caufe qu'ils efte caufe ils choïfitfoient des cités de Heliopoli(à prelent le Caire)Mé- gleéhion de
| phi,Ccres,Melfer,& de Thebes,des hommes bien renommez & illuftres zuges des plus
pour en faire des iuges & préfidents, fes ingements defquels ont vn long ds de rie Le
emps cfpaltée la fincerité des Areopagites d'Athenes, & ne furent moin- ë x
dres en bonnes & faintes loix tux ds enat bel du Senat de Laccdemo-
e.Cenx €y éftans-crées trente én nombre eflifoyent le prefident & chef
uco ifeñl, celny que on cognoiffoit pou le plus vertueux,excéllent &
age, Ce en {on licu l'affemblée mettoit vn autre pour conitillier er affe(-
eur parfaifant le nombre,ceux:cy eftoyent entretenuz richement par !
Roy , mais furtous eftoït le rhieux apointé le prefident étchefdu con- Prrité mar= È
tillequét portoitvne chefñe d'or au col où péndoit yne medillé tou- que des WA
e enrichie dé diuerfes eftoffes de riche pierrerie 3» Ct appettoÿent dit Has
cfte image la vérité, comme celle qui deuoit puider le cueur du Prince ne
n fon iugement.Or Le itgément de düelque cas eftant dreffé.ct le figne
de veritémis érauant, on portoit es liures des loïx, qui eftoyent huit en
norbre pour ne Fefgarer du droit en la cui propbléciet portoit Ja cou.
Rümé que détuy qui déferoit eraceuloit k céime d'énatitre, dEnnaÎt lün
Cij
esaffaires, fo't
le moyé des fa
tles geftes des
1r ce qu'ils au-
viéparmyles
relide feulaux
adonnentà la
urs enfäs pouf
bfides honorcz
tre portion du
bit et aux fraits
bartir liberale-
merite. D'où
ntribut extra
de latroificfme
DE En
,
. LIVRE:PREMIER
dire.pas.elcrir,déchifranc, par le menu; &-la maniere-cpmme le cas auoit
Forme de pre cfté executé,erle dommage fait par le delinquant , et.combien preiudi- Li
ceder tadi | ciableil eftimoit cefte faulte: L'accufé n'eftoit forcloz de fadefencesains pa
awx Ge ]uy cftoit donné temps pour refpondreà chacun, article delaccufateur, DS ct.
en Egipre et le tout mettre par efcrit deuantlesiuges,niants les vns,ou amenant rai-
fon de fa tuftice,etraifen pourquoyilauroit fait ce.dequoy ilfe voyoit |
, . “acçufé ,.ouenmanitrant.qué fa faultene meritoitii grandé punition où À
vfrigfen. amendeque celle que l'accufateur auoiripropolée.Les iuges.ayantiouys
quelle fitie deux fois chaçune des parties,etlesças Hp mis au.confcil tout, debatu Me.
effoit donné. ct conclud:le prefidant tournât le figne,et image.de la verité vers la plus |
iufte partie, prononçoitl’arreft et fentence du diffarent:cttelles eftoyent}
les procedures et moyens, de.plaider gardez iadis en Eg; pte. Et d'autant ÿ
Parure Pi” que nous ayons parlédes loix.et ordonnances engeneral,çe ne ferahors à
gr de mort de propos;finous efpluchons et recitans.va peu parle. menu les-ançiens
ce ere ftatus de ce peuple 2 fn qu'on.cognoiffe de; combien ils auoyent mieux|
detfable. ‘Srdonnéleurs affaires que tous autres, et fi leur ordre et façon de faire,n’e|
ftoit le meilleur et le plusnrouffitable. jé
.,. En premier lieu celuy quiiurant fe pariuroit,eftoit fans remiffionmis à
Charité #8 mort, comme eftant conuainçu de‘double crime, entant.qu'il vialoir cel-
made Téreuerence qu'on doitaux Dieux,er annulloit celle loyauté, et Foy. qui]
HAUSUES L fért d'vn grand.et tres eftroit lien pour conferuer la focieté humaine. Ce
“Lg omrets [ui qui voyant voler,et deus'ifer:vn pañfant par Les affafineurs, où, quine
caloniateurs. tenoit compte de l'ayder,et n'empefchoitia mort ou deualifement, eftit
en fa puiffance de le recourre,efloit auili irremiffiblsment misà mort :c}
ne pouuant luy donner faueur,ny, fecaurs,eftoit il, tenu .neantmoins de
faste denonçer le fait et les voleurs, qui auroient commis Je crime, ce que ne
Ce fiifant, ét mis en igergent eftoit foueté par certain nombre de coups ette
ds bei nu trois jours prifonnierfans manger chofe que cognerceluy qufaugs
REUY ment accufoit vn autre eftant conuaincu de la ealonipie, portoit la metimel
sn ®° penitence et peine que celuy euft fait qu'on auoitaccufé, fi l'accufation
Lt ; 15 euft cfté veritable.Les Egyptiens eftoient contrains par la ley .de.porter
at 1 PA “ au Prefident leurs noms par cfcrit et enlemble. luy declarer l'eftat etoff
mb duquelils mefloient et viuoient,ea quoy fi quelcup.mentoit..où
Men che y que lon trouaft qu'il, vefquift d'vn gain fale et quifut contre les loix, il
L'ibtont ct eftoit pugny de fupplice de mort. Si quelsunauoit occis un homme, fut
db. franc, ou cfclaue de fon gré,et fans iulte occalioniil n'y auoitauçun refpif
Donne lis ains il luy failloit perdre la vie {elon les loix, lefquelles n'auoieut au:
Lomicides, CU cfgard à la qualité & conditon de L'homicide,ains à l'ordonnance,
_. *.. afin de deftourner les hommes de faire tort à leur prochain: & que ‘aufli
| … en puniffatle meurtre fait en la perfonne d’vnefclauc, la vie des libresien
etoit rendue en plus grande affcuräçe.Les Legiflateurs n'auoient eftably
peincny füpplise aucunaux peres,qui occiroient leurs enfans, feulement
leur eftoit enioint que par l'efpacede trois jours, & trois nuits continue
ilsfe tinffent presle corps mort, & afin qu'ils n'y failliffent on ÿ mettoit
des gardes pour lebr fire le guer.fls vfoient decefte gracieufetédeings
ment, leurfeblant iniufte,que.celuy la perdift la vie qui l'auroit donnés
i 2
Ordonnance
Teres tuans
leurs fils com
me cfosent
pans.
| DE L'AFRIQUE; ur
le casavoit D à nfits :, pluftoft eftimoient ils raifonnable que ce fut vne douleur &
en.preiudi- DS trifteffe pour. la repétance de leur colere precipitée qui les punift, que nô \
effenccsains as vn tourment qui feroit trop leger,au pris de cefte defplaifance & Zoy cruelle
l'accufateur, chagrin qui leur rédroit la vie fafcheufe & pire que la mort:Mais fi quel- contre lesPur
amenant rai- DE cun f'oublioit iufqu'à là que de tuer 6 pere,aufli y auoit il fupplice cruel r#cides.
il,;{e voyoit DS ordôné pour en faire la punition:entant queles ayant defchiquetez auec
punition où D des poinfons,& caniuets fort poignans,&-auec des cannesaigues , ilsles Zoy. für
ayant: ouys ME£ifoient brufler tousvifs,.ftimans que c’eftoit le plus deteftable entre les les femmes:
tout, debatu M forfaits que dé priuer de vie celuy par violence duquel ontinft & eftre groffés.
é vers la plus x nourriture.Les femmes qui deuoient fübir peine de mort, eftans en-
Îles eftoyent Mceintes,onattendoit qu'elles fuffent deliurées,ayans opiniô que ceferoir Loy miitar-
, Et d'autant commettre vne grâde ininftice, fi onpunifloit auec vn criminel celuy qui re pour tenir
ne ferahors ER mais n'auroit fait faute quelconque:ou s'ils faifoientmourir.deux per- les/oldats en
u Les anciens MS nnes pour le feulpeché de l'vne. Quandau faicmilitaire, ils y proce- denorr…
oyentMIEUx oient en celte forte, celu y; qui laifloit fon rancau côbat,ou refufüit d'o-
beïr à fon Capitaine,bien qu'ilne fuft puny de mort, fi eltoitil rendu in- Pwnition de
ame,eftant café & priué de tout honneur & attente de gloire, & luy e- ceux qui pra-
ftant deffendu de iamais porter armes, & retourner à fon premier cftat & rrquorentauec
yn de faire,n'e|
rt
miffionamis à
il vigloit cel- cxcrcice:Cefte loy.accouftumoit les hommes à bien faire & à craindre & l'ennemy.
té,.et Foy qui Mrcdouter plus que lamort vne marque fi ignominicufe &: pleine d'infa- à
: humaine,Ce ie.Ceux qui defcouuroient les fecrets à l’ennemy & pratiquoient auec Zuffe punitio
urs, OÙ, quineluy;auoyent par l'ordonnance lalangue coupée:& quiconque rongnoit, 4 toute forte
ou faifoit la monnoye,changeoïit,ou gaftoit les poix & mefüures,qui fal de faulfaires
fifoit les fings & contrefaifoit les efcritures,ou corrompoit les cedulles Ciffe loy fut
inftruments,ouactes publics, à celuy les deux mains eftoiét coupées a fin depuis gardee
que le mébre qui auoit failly fe fentift à iamais de fa faulte : et que les au- par les Lom-
tresadmonncftéz par tel fupplice fe donnalfent garde detomberen cri- bards voy.h-
me et faulte pareille.Les loix procedoyët encor fort rigoureufement cô- 3: chap.26.
tre ceux qui foublioyent à l’endroit des femmesiveu que celuy qui vio- Loycantreles
loit & forçoit vne femme libre de côditioneftoit chaftré et luy coupoit sioleurs gr
on,et le membre et les genitoires,entantque en faifant ce mal, il auoit pallards.
commis trois grands et cftranges forfaicts, à fçauoir l'outrage,lerapt, et |
corruption en la femme d’autruy,et laiconfufion et meflange des-enfans zuÿfrce für les
baftards auec les legitimes.Celuy quieftoit furpris en adultere , où la for.adslreres er
ceeftoitefloignéc, eftoit foucté iufqu’à mille coupsde verges,et à la fem homme co :
me on luy:coupoit le nez à fin quepar lamutilation de ce membre elle femme.
fut punic en la face par l'attrait de laquelle elle auoit fait pecher l'homme Boccoride le:
cftanz le nez le plus beau ornement du vifage. Quand aux couftumes et legiflateur. :
ordonnances faites für les trafics et commerces ,ontientqueBoccoride
en fut l'autéur:Or font telles les loix, fi queleun denie auoirreceu l’argét Cecyfclftrue
quiluy aura cfté prefté fans cedulle,,le-debitégrferacreuà fon fimpléien encor entre
ment,comme effans les Egyptienshommesqui-tenoyent:grand compte ons,
dela folennité des ferments,côme.chofe.et finte et religicufe: Car côme
lifement, cftith
mis à mort ::Cf
eantmoins de
ne} CE GUE NC
de coups tte
luy quifauce;
rtoit ia meline
fi l'accufation
ley de.porter
er l'eftat et.0
.MENtOIt OÙ
tre Jes loix , il
n homme fut
itauçun refpi
n'auoieut aus
l'ordonnance,
à: & que aufl
e des libres:en
uoient <{tably]
4ns, fculement
its continuels
son ÿmettoit inf foit que difcillement onadiouftc-foy à ceux qui iurent à tous pro
eufeté deiugs posa & donnoyenrils garde queles gens de bien né fuffent côtrains
iiTent la reputation de leur preu
auroit donnée iurer que Fort tard ain quiils neparc dan
ii}
LIVRE PREMIER ,.. .
d'hommie: Le legiflateur encor ; mefurant par la vertu pt Foy » &
La loyauté ]oyauté,tafche d'accouftumer les hommes à a Et per a É
defpend de ls cice des bonnes mœurs,a fin queon ne-doubtaft pointdeleurfoy. |
… vertu. Aulfi fut d'aduis celuy qui ordonna cecy ,qu'il feroit imiufte de ne croire }
point celuy,;auquelon auroit preftéfins cedulle iurät enfa caufe propre. à
Ne voulut que l'vfure mife & contractéc par éfcrit feftendit le double *
Loy Jür ls de ce qui auoit efté prefté: & ordonnaque le payement feroit pris tant 1
Pfüres. {eulemeét fur Les biens du-debiteur,fms qn'on peut f empoigner au COFPS,
ny l'efclauer ou mettre en prifon,luy femblant raifonnable qu'il fui{oit È
Sclon effablit que les biens, & non les corps fuffent af uicttis à telle obligation. Etque À
doy contre les aufli les corps des citoyens eftoient oblivez à la repub] ique laquelle fen 4
vjüuriers. vouloit feruir,& entemps de paix & à la gucrreen fes affaires, Car il iu ©
Semblable or weoit eftre mal feit que les foldats & genfdarmes qui hazardent leur vic
donnance far pour le falut public foient émprifonnez pourdebtes & vlures : & fut ce-
te 4 Rome... fteloy donnée auili par Solon aux Atheniens laquelle fut appellée Dia à
Py Halicar- tée,deffendant que pour vfure,aucun citoyen fut lié,ny misenprifon.
naf.liur. 6. Orauoient les Égyptiens vne loy toute particuliere entre eux touchans|
Loy cffrange Jes larcins,qui eftoit celle Ceux quiauoient en deliberation de f'exercer-|
d'Egiptets- en ceftart,failloit qu'allaffent f'enroller au regiftre du Prince, & chef des #
chant les ler facrificateurs, & luy porter la chofe defrobée tout aufli toft qu'elle auoit
ins. efté emblée, & prife:Celuy auffi fur qui le larcin auoit eftéfait failloit que à
vintefcrire & denoncer deuït le mefme Seigneur letemps ,iour & heureb
Mariages des qu'ilauoit receu cefte perte.Par ce moien les larcins eftant facilemét defi
Egiptiens Le couuers lé perdantrecouuroit {on bien,fauf que la quatriefme partie e-
temps paf. ftoit ordonnée pour le larron, pour punitiô de celuy;,quiauoit fi peu foi-
eufemét pris garde à fes affaires:eftimät Ie legiflateur qu’il valoit micux}
C'eft vne que puis qu'il eftoit imposfible d'empefcher du tout les larcins,qu'on ne per-}
(lion fi lafe- dift vne partie de ce quiauroit elté defrobé, qu’eftre priué du tout fans
melle ayde es poir d'aucune reftitution,ou recouurement.Les mariages y eftoyent di
aucc [1 fêmen uerfement confiderez:veu que les Preftres Egyptiens efpouloyent vne
ce à la gencra femmes fans plus:les autres en auoyent tant qu'ils vouloyent, & cômeils
tio.Poy Ærff en pouuoyentnourrir:aucun n'y fut onc pour lors eftimébaftard, & eut
de Rte il efté produit, & engendré de quelque efclaue ou acheté: d'autant qu'ils
tion des ans- eftimoyent le feul pere auteur dela generation ,que la merencluy dônek
* maux.l. 1e. quele lieu pour receuoir la femêce & la nourriture :laquelle on leur don
18. Newrri- noitauec fi peu de frais, & defpence qu'a grand peine, prefque le pourroit
ture fassage oncroire:car ils entretenoyét leurs enfans de racines deionc, & d'autre
desenfas 4 chofes qu'ils cuifoy ét fous les braifes,ou aucc des herbes qui croiffent dé
dis en Egipte Les paluz foit eu bouillies;ou mifes fur les charbons,ou quelques fois tou
G tes cruës qui eftoient les délices de :cefte enfançe : la faifantaltér pieds!
nud;, & la plus part fins veftément quelconque,i ce les fecourant la dou-h
Gemmetri@* ceur,& temperié de J'air,qui eft naturelle à ce païs, & prouince. En lom-k
Ærithmeti- me toute la defpence que font les parens pour leurs enfans iufqu'à ce qu'l
que prifécs en ils (oient en aage,ne leur fçauroit coufter vingt Drachmes, à tout le moin]
Egypte, n'excede point cefte fôm2, Les preftres inftruifoient les teursaux lettre
tant Hierogliphiques que profances.:& les accouffument plûs que à‘autit
e
| CNT | DE L'AFRIQUV E. 12 Exercices ue
oute foy » & ricnceny fçauoir à apprendre la Geoniétrie & f'a dextreren l’Arithme- knsdägerene
cté par l'exer- ! ique. Quand à la Mulique & ieu d'efcrime,de luttc,oule voltiger,, ilsne #txenfans.
fur Foy. .… Mitouloyét qu'on les y acouftumaft,à caufe q ces exercices eftoiét trop vio-
( de ne Cr cns & pcrilleux;,fitous les iours on y employoit les corps encor fi tédres, Ze Mufique
caufe propre, que cecy en lieu de fortifier,debilitoit,& cafloit les forces en l’homme corroempt l'ef°
dit le double La Mufiqueils l'eftimoyent non feulementinutile & fans prouffit , ains prit de La te
roit pris tant MS core fort nuifible,comme celle qui amollift & effemineles cœurs des #ffe.
ner au COFPS, ommes, & leur rauift leur gaillardife. La medecine de laquelle ils vfoyent
, qu'il fufi{oit | our l'alleger,eftoit la diete,ou le vomiffement, & cela ou tout aufli toft Ze vr47 reme
sation. Et que Mu'ilsfe trouuoyent mal difpofez, ou y laiffant trois ou quatre iours d'ef- de de toute
1e laquelle Pen M: ce entre- mytentant qu'ils croioyent(commeil eft aflez vray)que tou- maludie ls
res. Car il iu "Be maladie procedoit detrop,& fuperfluement fe nourrir:& que celuy re diete.
rdentieur vice de eft le meilleur & plus courtpour confèruer la fânté que d’ofter la
bufe & la fource detoute maladie.Ceux qui voiageoyentou eftoyenten Medecins en
res: & fut ce-
appelée Difa Mucrre,tombans malades elloyent guaris fans rien defpendre :à caufe que Egapte, fort
is en prifon. es medecins y efloient nourris, & falariez du public:& eftoyent tenuz f#eétz ixdis
: euxtouchans!
n de fexercer-}
ice, & chef des #
qu’elle auoith
fait failloit que à
tour & heuref
t facilemét def
cfme partie e-}
uoit fi peu foi-
‘il valoit micux}à
qu'on ne per-h
é du tou fs à
s'y eftoyent di
oufoyent vne
ent, & cômeils
baftard, & eut
d'autant qu'il
encluy dôntk
leonleur don
uele pourroit
c, & d'autre
ui croiffent dis
elques fois tou
fant alter pied!
ourant la dou-|
ince. En form!
ar la loy de prendre cfgard aux patient, & les guerir fuyuant les ordon.
ances,receptes & efcrits des anciens de leur art,et qui fuffent renommez Monffrucs/e
autorifez. Si le medecin ayant füiuy les reigles du liure facré n’a peu #delatrie des
uerir le malade;il cit fans coulpe,;quoy que l’autre [en aille mourir:mais Erypt'ens..
il le guerifloit vfant d’autres,et de plus de remedes queleur liurenepor- 757 Ærne-
oit,on le faifoit mourir fins compailion aucune. D'autant que le legifla- bre contre les :
ur croyoit que l'ordre de penfer vn malade quiauroit efté dés long téps. Gertilz,. Eu
bferué par les medecins,etinuenté auec grand peine par lesanciens eftoit /êbe prepare.
beaucoup meilleur ,et plus falutaire que les nouuelfes inuentionsdes mo- sagelr. lave
ernes.Les Egyptiés ont cftéles plus cftranges,et fottementiuperititieux /. imuentaire
utre tous les idolatres sentant que non contents des ftatues des hommes, detoute cesfe
s ont encor adoré les beftes,et mortes , et viues: telles qu'efloienties folie. LaËFsce
hats,les Chiens, [chneumons,Efpreuicrs, Ibides,Loups,et Crocodilles, de l'orig.d'er
tvn infiny nombre d’autres.Et tant fen faut qu'ils cuflent honte de faire rer b,2. ch.
ublique profeffion de celle beftiale façon de feruiceque pluftoft ils fe pé 14 @ b.5.c.
oient dignes delouange,& honneur , fe veautrans en cefte vilaine ct 27. Plutarh.
bominable pollution, etinfameidolatrie: portans les figures et repre- au l.d'Ifsér
entations de ces animaux autour de leurs villes en procefiion , & par Ofré. Secu-
es villages les monftrant de loing comme Dieux confcruateurs , & auf- lie pocte aux
els ils Faifdient reuerence, & les prioient.trefhumblement, Quelqu'vn Æeros. paf
e ces Dieux,et brutes deitez dés Egyptiés mourant,ces fols l'enfeuelif- chu en
bicnt dans vn beau linge, le falansauecgrans cris ; & vrlemens, ct ba- «4 dela guer
ns eftrangemert leurs poitrines , puis l'oignansauec liqueur de Cedre, recril.li. 8.
autres drogues precieufes et aromatiques , ils les enterraient és Strabon.l.17
ints lieux afin que leurs charoignes fuflent de plus de duréc. Si quel-
n de fon bon gré , et de guet à pens , ou en quelque forteque ce foit geshifedes E.
iufqu'à ce qu'Bcttoit à mort vne de ces beftes , il n'y auoitaucun moyen dele fau- gwriés sudis
à tout le moinler de mort, à caufe que le peuple y accourant le maffacroit fort cruel-
ursaux lettre ment et fans attendre ce qui en feroit ordonné par iuftice. L'ef-
lûs que à autitoy que plufieurs auoient d'eftre ainfi mal traiter, faifoit qu’aufli tof
Dieux Egip- LIVRE PREMIER
‘rics biétrait- qu'on voyoit quelcun de ces animaux morts, Ceux qui les premiers ena.
Lx, uoient la veuë fe tenant de loing-lamentoiént & pleuroient le defaftre,
murri?. : en tefmoignage que ceft accidétn’eftoit point aduenu par leur faute. La
charge de nourrir ces beaux Dieux brutaux eftoit dônée à gens d'eftat, &
non de peu d'autorité enuers le peuple,qui fy portoiét ve it ement &
fontleur difpence à grands frais, eftant leur viande & palture d'vn deli.|
cat breuuage fait d'efpeaulte,ou efcorgeon, & de bouillie faite de fleur M
‘defarine , &autres viandes compofées auec lait: outre ce leur mettoith
on deuät desOyes tant boulues que rofties pour les raffalier. À ceuxqui }
viuent de chair cruë,on leur diftribue des oïfeaux pris à la chaffe, ou aux!
reths, et filais, fomme on defpendoit beaucoup,et mettoit on grand pei-}
ne pour l’entretenemét de cefle vilennie.Et eftoient fi fots que de ne co-}
Ce Ptolomé Sroiftre point leur beftife, voyans mourir ces beftes;ains les plouroient, |
fut le premier + en faifoient 1e dueil tout ainfi que fi leurs enfans fuffent decedez,et les
Roy d'Egipte, enterroient auec plus de frais et magnificence que ne portoientleurs ri.
“des fücceeurs Cheffes: tellement que du temps de Ptolomé fürnomméf.age Roy d'E
d'Alexédre, gypte eftant à Memphis mort vn Bœufdetrop de vieilleffe,celuy qui a-
en la114 oit charge de le nourrir y employa aux funerailles vne grand fomme
Ompisde. qu’il auoit eu pour fa nourriture, er encor emprunta il du Roy sostalent
rolledeffencs À rpent pour faire la defpence de ces obfeques fuperflues.Plufieurs f'el.
en Unes fune- Lahiront lifans chofe fi fotte et merucilleufe defpence, mais ils feftonne-
* raillesde be- rontencore d’auantage fils confiderent oombien les Egyptiens ont efti
Jesotaléts fuperfluz,et exceflifs és obfeques de leurs morts. Veu que dés que quel
pen mofer Cuin eftoit decedé, lesamys et parens du deffunét fañfemblans , fe coul
ekir0 25000 Lroijent la tefte de fange etalloient tout autour de Ja ville lamentans,
liures Fe plourans fans ceffe iufqu’a ce que le corps eftoit enterré:Et durät lequel
* voy Budé de tempsils ne fe lauoiét côme de couftume ny beuuoient vin, ou prenoià
AfR. , , nourriture de chofe delicate et fauoureufe, & n'vfoient d'aucun acoutr
“Deffice és ob. ment que vil et de peu de valeur. }.eurs fepulchres et tombeaux eftoieni
Jeques dés E- etrois fortes les vns fomptueux , les fecôds mediocres,et les autres dé
; HO eu d'importance. À la defpence & frais du premier on employoit vnt
PInSEmINeS, Vent d'argent,au fecond vingt mines,et au troifiefine:et dernier,les frait
4 dix efcuxz eftoicnt indignes qu'on en tinft côpte . Ceux qui ontla charge des fun
Dour mine, raifles comme y cftans nez et nourris dés leur ieuneaage portoient 14
Jont deuxts Loolles des defpences pour ffenquerir des parens du mort, côbien eft «
4 feu Per Bu- qu'ils v veulent defpendre: et ayans conuenu du pris, on leur liuroit|é
de. C'effoiet co corps afin que l'aparcil des honneurs fut dreféfel6 le defpence qu'on
me les erieurs, vouloit faire.En premier lieu celuy qu'on appelloit Grâmarié ou fcrib
C7 per te-cha- et greffier, ayät mis le corps fur la terre nue, marquoit fur la hanche ci
pes 4 Paris. bié il falloit fendre et incifer du corps du cofté gauche.Celuy qui au
Diuers offices \a chärge de faire l'incifion, prenät vne pierre Ethiopique,fendoit Le co
de ceux qui a [té du deffun@, ce qu'ayant fait, il Pen fuioyt à toute courfe, eftant fuiuf
suyent char- \fes affiftans ,qui en le maudiflant luyruoyent des pierres, comme ayañ
gedesobf- commis quelque crime : ayans opinion que celuy là a quelque’inimiti
d'u fecrette en fon cœur,contre le trefpafé, lequel vivloit ainfi furieufemen
‘lecorps de fon amy.Les falcurs quifalorentieéorpseftoient honoreze
RP Re DEL'AFRIQVE.. TN 1)
emiersena: ue & nr leTres arhsa amat ! d'aurañegilz pou
Je defaftre, M. eftans presi te op conuerferaueclces facrificateurs:ceux:
ur faute. La Ç vit 2 mat #7 fendoit pat dedans toutes Les entrailles faufle-
ds d'eftat, & Mer | ps SE audain vn'autre lauoittoutcecy auec du'vin Phcæ-
eufement & ses sis LÉ rrcr ns focfues & fortodoriferantés, &puis oi-.
red'vn del. ie pat Éd eh de:Ocdre premierement, & apres de di. Cedre arbre.
vite de fleur M oys :8c non cé Co vi y &âromatiques, par l'efpace de plus d'vn forfprecieus
Leur mettoit RS tira Cänelle pags ec eloignement, encor faifoyent ils infufion de a cafe que
r. À ceuxqui | A fanevourti u gite efpicerie tant pour conferuer le corps longue. °# ilnefe cor
haffe, ou aux M ( n 4 à prorata lerédre fouef-flairät, 8 de bonne odeur. "9€ cn
sn grand pei| sea r L atifé qu'ils auoyentainfi.ce.corps, ils le rendoyent aux ferue les che-
que de ne co-} a k a } PR custé ent fi bien ageancé les membres & parties iuf- [es où sl ff
s plouroient, Lo de pis ve N £ aupicres qu'on cuit iugé que c'eftoit vn homme en- m4.
Lecedez;et les os Y. ge Lun mettre.en terre, les parents faifoient aduertir lesiu-
oientieurs ri-W pre 4 e pps iourdel'enterremét les affeurans quelémort
LageRoy dE pare en be rs Enfers A ffemblez que cftoyentles Iuges De èe Palu?,
e,celuy qui juz en vnlieupre di r sen demy rond ; ou croiffant pres l'eftang & Les poëtes ont
grand Comm, rceferuice EL P +4 peur ceft-effait,on conduifoit vae barque poféce afex dérit.
Roy sotalen ti Quant ai re x ir eftoyent commis maiftres des ceremonies, 72 Virg 6.
Plufieurs FeClE jo pr “4 7 + sors fon cercueil,chacun auoit licence fuyuät Enejd.toutes.
isils feftonnc-D,.. pro au fe nc, El eftoit trouvé auoir mal vefcu,les Iu- fos pafoent
ptiens ont elle. e. Mais £ A M nr HtcbI rh juans de l'honneur, & droiéts de fepul- ils Le corps par
edés que que" cfoyér nes bin oyét conuaincuz de l’auoir déferé à tort, defius les e-
blans ; fe cou EE cjateur eftanttrouué fie grolfe amende. Ny ayätqui l'accufaft,ou le fags de vil
e lamentans, MR iftelfe. fe rouué calomniateur ,les parës & amys Jaiffans leur ducil
Et durét lequel. de voila Fumer + nta celebrer les louanges du deffuné; fans y omet.
in, ou prenoiélR. y sh auf de # ‘à oit;n'y la gloire de fes parents,ainfi que les Grecz
aucunacoutre ll: hommes:ain + ume.Car tous les Egyptiens feftimoyent cftre gë.
beaux eftoicn Lrovent fa . sas LE le difcours dela vie dés l'enfance , ils ra-
et lesautres dE fes % A ae Sn erudition & fçauoir, & l'innocence
Hiolpen te inéce fageffe & x ans à l'aage parfait, leur religion,iuftice,integrité,cô- De Dieux
dernier, les fra oyéties Dieux safe vertuz eftoyentfingularifées, ce que fait ils inuo- infernanx.
harge des une c & râc des er aps , qu'il leur pleuft decolloquer ceftuy-cy au 72 Gregoire
e portoient 1 ant gaine eureux,aufquelles prieres tout le peuple refpédoit Girald en fon
Le, côbien eft % .tunées. Chac at » comme celuy qui iouiffoit de l'aife des ames biftosre des
nieurliuroitlà.. qui res cine isa fon mort en fon propre fepulchre, & Dieux Syn-
fpence qu'on ile a rte EE À ture propre,les pofoyét en leur maifon, dans la fég. 9 -
marié ou fcrib' ll la clofture:af e qui y fut, y dreffant le cercueil tout droit, & macô- Priere pesr
rlahanche ci; dev “RH sh à les fuceetfeurs feftäs enrichis & faifans tout de, les mortsen-
eluy qui 210. Lon pt e ne deupar le deffun& euffent lemoyen del'éter. rreles gésiix. 4
e,fendoit Le + 12 dorind ent ; Qr auoict ils de couftume que empruntans de l’ar- Zes crps |
fe, eftant fuit; Lants à Jes, heteri gage les corps de leurs parents au crediteur: Jà où mortdônex
M PT no nd NP A A À
uelque‘inimité.. Vi 1 prie efepulture.'Ce nc fera fans caufe que on fefbahira les debres,
ffurieufem RE ouftoi - 4 Vue fcirent ces ordonnancés, & introduirent tel- - S
cac houorez uftumes;non tant qui feraient pour forher la vie dé ceux qui fünt |
ti | ARMES | LOU Lio ro à
( 4 LIVRE:PREMIER
Tonter 68 Je ar, 8die que pour prendre-efgardià l'hôneur,& fopulture des deffisnétss
“perfitions in r0 aïe out çecy 4 Ainduire leshômies à façôner fi bien leurs actions
troduites 4 qu'orn’y peut trouuerque rediré; & à dire verité,quoy gles Grecs ayét
bonne fin. tafché de reformer la-vie hummine;auec teurs Fables poétiques, fur l'heur £
‘Platon 6 in. des bons & fupplice des mefchans eftans deffun@i; fine peurent ilz onca.
de larepubs.… nec to® leurs efcritzattirerl'hôme à fuyureles chofes faintes &c vertueu. JR
J'ode 467: fes,ains fe mocquoient les.vicieux de leurdire & faifoient des rifées de
deces fables, leurs inuentions & refueries; Là où les Egÿtptiens punifloient par effeét |
Qucllés fn. les mal viuans, & louoyentlesbonsfelon le merite de leur vertu, & bône
les bonnesgy vic:admoneftans tous les ioûrs vn chacun de ce qu'il deuoit fuyure côme
faites bix. proufitable, voyantla recompenfe preparée;pour les œuures quelles que
Paœnes dits 1 lles füuffent d’vn chacun de leursCitoy ens:& ainfi lesrvicieux fe mettoiét
des Phæniffiés en deuoir de viure bien, &.vertueulemét.Aufli faut-il penfér que ces loix
en offat feule- |] font bonnes &.fainétes par lefquelles les hommes deuiennent non ti-
ment l'afpire ches,mais pluftoftiuftes,honneftes;fages & modeftes.Et voyla quand à
ton, tcaufe l'Egypte:refte àpourfuyure des autres Peuples & Proufces de l'Afrique,
que ce ft Ds- ‘ Des Pœnes, @o autres Peuples d'Æfrique. Chap.7:.
do qui peupla .… Es Pœnes,defcenduz des: Phæœnifliens:, font
celle contrée. LT NÉ CNP diuifezen plufieurs & diuerfes nations: entât
Avis Ale MN PPEE DNS g les Andrimachides voyfins d'Egypte, fuy-
ad Lbyg. ART ER ED uétaufl les mœurs des É giptiens:& portoiét
<Ætant en RL AORIR. iadis le mefire habitquelerefte des Pœnes,
fontencor s ‘| SA à fçauoir que leurs femmes auoient en chacu.
pret ceux A TES ne de leurs cuiffes vn anneau d’erain ( ce qui
quhabititien V7 LONG. fobferue encor en plufieursendroiés d’Afii}
l'AÆmerique. La NZ SA à : queentreles Mores ).& nourriffoient lon.
Najimnes RTE"), gue leur cheuelure:& eftoient fi peu ciuilz,
Voy Luca des CEST &c tantmalapprins que les Poulx qu'ilz pr
ge cl, noïent fur leurs corps, ilz les mordoient & tuoient à belles dents, & pui
-n.4.@"9. lesiettoiét à terre;feulz entre leurs voyfins;qui vfoient de cefte brutalité
Ces bacs font Cefont eux aufli qui fèulz entre ceux de leur nation, &‘ancienne parenté
entre Roy enuoyoient, &:.produifoient leurs filles vierges qui eftoient preftes
aume de T'hn. marier au Roy,defquelles il depuselloit celle qui le plusluy venoit à gré
nes C7 lepaïs &,en faifoit l’effay auant qu'elle allaftau Mary. L'autre peuplé Africait
GCerenaïque. nommé Nafamone eftoit puiflant, & iouïffant d'vn Païs de grand'eften
Foy Ptolo.en. due, fort cruel & furieux & efcumeurs & Pirates,qui deualifoiét les Na
La Gévpraph: arreftées pres les bancz, & fablons de la Mer Libyque: Ce peuple farou
Straboln3. che delcëd en Elté,ayät laiffé fon beftail elong:de la mer,en la cañipag
M7. pour yrecucillir les fruiétz, & Dates des Palmiers, & fy fournir.du boy
Pansre nour- deldites Palmes à caufe qu'elles Y font:fort helles,en grand-rombre, 4
riture des Na qui font fertiles & apportans-de fortbeau fruict. I1z en prenoiét donc la
Jamones. Dates nonencor meures;&-les faifoient meurirau Soleil, &les trempn
Mafagetes … dans du lai@,en prenoient leur nourriture, Ces gens-auoient{comme cn
font Sothes. cor il eftobferué)plufieursenfemble-vne femme, fuyuant leur: ancienn
Po Stra- couftume;& fe mefloientauec elles deuant tout la monde ,demefinc
çon prefque que-les Maffagetes,fi.ce n'eft que seux-cy mettoicnt vnb
fton à la porte.Les Nafamones ont aufli de couftume. que fi quelqu’
hantile
J'auyo
Dyent
bye
ent de
es qui
ur led
rairèles
Occatia
c la feft:
Cpicrre
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DUs ape]
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drtit de:
oit tou
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& bône
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a quand À
l'Afrique, à
fens:, font
ions: entât
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& portoiet
les Pœnes,
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ain ( ce qui
tés d'Afril
Joient lon-
peu ciuilz,
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bnts , & puis
e brutalité.
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venoit à gré
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iétles Na
uple farou
ja campaga
nir.du boy
nombre, ù
biét doncle
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(comme (a
ur:ancient
lemefinc f
oient vnb
fi quelqu
DEL'AFRIQYE. 14: FER
d'entireux'préd femme,le premier four des nopces,l'efpouféc aille cour dm b.1t. He
tifer tous ceux qui fontappellez au feftin les inuitant àl’acointer& ceux rodote lue
uiaucyét affaire auec elle eltoyent contraints luy faire quelque pre ‘#fént Pemp. ‘Mele
qu'elle emportoit en fa maifon pour tefmoignage du nôbré deceux: qui 1 #.Chofift.
auoyent eu affaire auec elle.Or<es Nafamonesvfent de laforme de i ure 4 /érmen de
ment, & deuination qui fenfuyt,en eftans les miniftres ceux qu'ils fçau \ét Pertheronfle
Be eltiment cftre les plusiuftes,& vertueux;d'autantquec’eft aux mor'z Ptol.Table.
à quiils l'adreffent ëniurant par eux, &tends les mainssur leurstôbeaux. 7-42 #fe.
itencor deuinentilzaprochans eus fepuîchres,preslefquels leurs orai 41%" en"
Fons finies ilsf’endormoyent, durant lequel repositoutite qu'ils venoyët dos non “far
fonger leur feruoit d'oracle, & prediction toute affeuréc.Etf’entrepro- les reliques
merrant la foy;ilz vfoyent de telle ceremonic; chacun prenoit vn'hanap des fins.
de la main de fon compaignon,& beuuoyÿentl'yn à l'autre en figne d'al- Géremantes'-
tance, & fils auoyent de quelque liqueur fut eau,vin;ouautre | eut penple de Li
sy mettoyent le doigt qu'ils lechoyent l’vn apres l'autre:Les Garaman bre.owyProlo..
es eftoyent fi farouches, & fauuages qu'ilz fuyoiehttoutecempagnic; & Selm ch. 35.
hantife d'hômes,que de ceux de leur païs,& fi lafches & poltrons qu'ils Zwan-lin.4.
'auyoét aucunes armes offenfiues,ny deffenfiues,& eftansaffaillis , n'o- ©” 9. Pemp.
oyent faire refiftance, & eftoitieur pays par deflusiés Nafamones en la Méle.r.
ibye & Marmarique;tirant vers la Barbarieau Royaume appeilé à pre- Macrs peuple
ent de Barcha pres la Marineitirant vers le ponant,lesauoifinans les Ma Libyen.
es qui rafoyent le forimet de latefte,laiffans:croiftre vn:topet de poil Femmes dés:
ur le deffus tondans le refte en rond tout à l’entour:Les Guidanes leurs Gurdanes, fe
joifins portoyét à la guerre des peaux d'Autrucher fouterraines: en lieu prfirmmët 4
de bouclier. Leurs femmes portoyétauff plufieurs fräges faites de peaux chain. Les |
our môftrer(ainfi qu’on dit)parlenombrede.cesfrangescäbien d'hô-+ Dfrabes rien
mes Jes auoyent “ok der.eur chacun qui auoit affaire auécellesleur fai- nenf 4 presért
bit vn préfent femblable, tellementquecellequienauoit le plus: eftoit rowf ce pipse
ut prifée,& honorée furtoutes autres$comme la mieux symée & cout Palerfur nô
ifée desamoureux. # eh Gage : mee Tritonie
es Machlies fetenoiëét vers le piluz de Tritonie lefquels ferafans le des 4 cf qu'el-
ant de la tefte portoien: la cheuelure longue par le dérricre,& au coh lena/Enifé. :
rire les Aufes portene leurs cheueux fur le deuât toutainfiqu'on paint prét le Pi
Occaion.Les filles de ce peuple:dreffoiéttous les: ans va cübat leiour 7r#fon Pay"
c la fefte de Minerue;en l'honneur deceHe-Décoffe fe:cübataris à coups: Piufà en fs"
ke pierres fort defpiteufement,& :crucllement &rfénttefräpansüe gros Bœofig; Pop
aftons, fe vätans d'obferuér la:couftume ordonnée parcelle Décfe que rele.b.r. He:
ous apellons Minerue.Or celles qui eftoicnt mortesen ce conflit ,por- rode.4.7/êne"
vient Je nor defauces vierges & corrompues,mais cecyicefaitautrque #5. 4. 68"
Drtit dela bataille: &:celle qui feftoit maintenue:le plus brufquement, bar de filles es
oittoufiours hoñorée par les autrespucelles,quil'ayansarméedetou l'honneu de
s picces, & furtout d’vne bourgüignotte fuce dla Gorinthienhe;saugc Minerte, 1
e crefte telle que celle de noz:morions, & la faifènsmontér fur:vn:éha
ot branflant, l’alloient en ce triomphe pourmenerlejongdu fée & :pa- Gréde beffife
z Tritoniens Ce peuple mefmeficointait confufiment des f:mmes. des fée
pn qu'ils ifé tinifent enfemble cn quelque honcftefocieté,cinstoutainfi rrronremr à
Dij
| "Latmttles. : LIMRE PREMIER
nef de greïle que tes boftes en'vfèneLes/fils qui.en naiffent dés qu'ils ft paruenuz en.
ras depux aagekes hémescflät affemblez:il choilift celuy;aueo lequel il veut. cftre
Mari &ridemeurenlequel cfhaitreputé pour fon perc;carles trois moys ils faf
we cowrät hf fembloient pour ceft affaire, |
4
sg#'4l:0tein, Les Atlantiens font ceux qui habitoientlelong du mont Atlas ,-et fu |
-Oceidétal vor ent Anonimes,c'eft à dire fans quepas va d'eux:eut vn nom qui luy
PopiMele li. fi propre: Ceux. ey: deteftoient le Soleil fur le plus chault du iour,et |
2e Fthantiés |uy défoient toutesiesiniures defquellesils fe pouuoient aduifer , à cau
nemargeU et feque-par fon ardeun, illesaffligeoitiet rendoit-leurs terres infertiles,
“Char, Gr ne Lisne mangeoyent d'aucune forte de. chair de befte quelconque ct }
. Logcorentions etaient fans jamais fonger chofe qu'élle que ce peuteitre.L.esNomades.
d'ou-preredét ou pañteurs fauoifinans d'Egypte, viuoient de chair et de lait :fans tou |
les forges, va tesfois rien toucher qui procedafk de la vache;d'autant quen les Egy |
Pline dernkr briésaulli souchoyétiamaisrien du pourceau,et ne fe nourriffoiét point |
cu 10:44 Ge vachesiet les mmesCirenaïques euffent fait confeience.de les feule |
bert Li,2.dn./0
ons. Bhterré—. s'acaouftrent fort ftrangementleur perruque, portans la partie gauche
ment désNafà rafe & la dextre cheuelue;& fospeignans la face de vermillon; fo vantät
mones quel. : d'eftre defcédus des Troïens.Les femmerdes Zabiques. qui. font leurs
MAS 404 voifins feruent de chartieres-à Icurs marysallans en guerre. Entre les
- fret dfrdfe santz(où les:auettes font vne grâd quétitéde miel,maisontiét que:le
menf: Le fem frômes enfophiftiquent beaucoup-plus que les mouches n’en font tous
mes QMbAES (e vermillomnent Jaiface ; .& mangent dés Singes, defquels-le paï
chartieres.. |" 1bonde-és montaignes voilines. Fous ces peuples fonten Libye, viuät?
Peuples viusts coutainfi querles befteside ce qu'ilz récôtrét, fans teniraucune prouific
de chair de: enieurs maifôs,8cne feveltent que de quelques peaux. dé beftes :&e, fur
Singes..." tout dé Chieures qui fontlà enabôdäce. Les plus puiflés entr’eux.n'ont
Mœurs des. aucune cité,fculemét des tours,& petitz forts baftis le 168 dés elkägsset
Liens... fiuieressobils féréoyent ce qui teureftoit neceffaire pour Ja vie. Lz fot
{ra
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er, à cau à
fertiles.
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Nomades.|
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y les Egy!
oiét point |
eles feule |
d'vne va-!
es feftes à
Barce qui
sement les
ans , AUCC
du cerucau
fe vâtoiét
tilsen vfét
mier.offre
de la Lune.
Grecs, fauf
dvn hom
nde l'ame
e ny. frais,
»s&c lefquel
Africaio,
tie gauche
M, fo: vantit
font. leurs
Entre les Zi
ét que le
font)tous
uels-}e pal
yes vin
e prouifi
tes 8e: fut
j'eux non
s efkags:c
vie, La 10!
| D'EL'ARFRIQUE.- 23 Trroglodires
bre ferments tous les ans au peuple qui leur ef füuielt d'obeïr aux com. 46/2 €
ndemens deleur Prince, & d'aymer leurs compaignons & voylins dits peur ba’
ans les armes felon leurs mœurs & l'vfage du païs:Car cômeainfi foit:biter dans les
M'ils foyét de legere taille, & habitent vn pays tout prefque en ne Grotrefques
2 vont'enguerre,fans efpée,ny couteau ou arme quelconque; faufquel @* casernes
es Arfegayes, &. de gros cailloux choifis à leur fantufie-qu'ils portent Sols ch. 34.
des als faits de cuir, & auec cecy ilz combatent,affaillans , & fe re- Merodete 4,
ans du conflict, & tafchans de frapper leur ennemy n’attendoyent ia- d'ourout cecy
is qu'on leur donnaft deffus,accouftumez dés leur enfance à la courfe 4effé prie:
ur fe fauuer à la füitee:& n'vfent de foy,ou loyaulté quelconque à l'en Ces Troglod.
oit des effrangers. habitent dés
es Troglodites( que les Grecz à caufe qu'ilz vinent des chairs-de le /éin Æra-
r beftail appellent Pafteurs ) font en Ethiopie affemblez en des Ci- bique. roy
;& quicréent & eflifent des Koys,& fcigneurs fur-leurpaïs, Leurs Preb.h. 4e,
mes fôt communes à chacun d'eux;fauf quele Roy enavne: quiluy, 8.7 able 4:
toute particuliere: que fi quelqu'Vnacointe la femme du PRrince,le.bô Et fèntEthie.
mme ne fe venge finon d'vneamende de quelque nombre: de Brebis piens. Panure
Al luy faic payer pour auoir planté les cornes à ce-beau Roy fans force wedes «Te
marine ne |
rant les ventz Ethefies,à caufe qu'il pleut fort en ce païs,ilz ne vir:ent glod'uenrz:
e de fang.& lait meflez-enfemble,& qu'Iz font vn peu cuire auant que Æthefes vien
vier. Durant les grandz chaleurs leur manquät pafture pourleurstro- nenridw:1e+
auxilz fe retirée vers les marefts & paluz,&.n'ôt gueres guerre enfem wrr:è9: fonfa
e,que pour ladiffention aduenue pour ces pufturages. Hz tuoyentiles fêns rw la:
ftes caflécs de vicilleffe,ou maladie: & ne viuoyentguere d'autre vian ans 40:renrd:
b.& mettoyent le nom leurs enfans, non celuy.deleurs:peres &.ma- apres ls Ca=t
entlatelteE
5,ains de gicune des beftes de leur troupeau,lefquelles ilz ape!loyét micwletrey:\
bperes,&.meres,à caufe que c'eftoir d'elle & nonde leurs paréts qu'ils svra/il.3 Pl
noyent,et fubftance ernourriture.Les fimples & groffiers ;, &-ke petit ne,37.6b.5.
uple vfoit pour breuuage de la liqueur d'vn arbre nommé Paliure ,& Gelle li.2.«h
5 plüs riches &:puiffans,tyroient leius de certaines Aeurs;ayät & gouft 18:P4lhreefh:
couleur femblableau Mouft-le plus mcefchant & mal fauoureux,qu'on ez- herbe:cr
e denoz-raifins. Et pour-autant que la multitude de leursharaz &tro. arbre. lequel:
aux el fort grande & de beftes diuerfes,ilz font contraint£ de fouuét /rronue - fêrs:
anger de placc;allans tout nudz,fau£les parties honteufes qu'ilz cou- lemété 4/5"
ent de peaux de leurs brebis: \ qe Pry Die
Bs Troglodites {ont circoncis toutainfi que lés Egypriés,fauf ceux qui /£orrdidi.r.c.
pt boiteux,lefquets feuls1e tenans en laregion des Hefternes,nevoyét 123: Thes--
fétéviamais le raloir fur leur:corps pour yraire,ou couper chofe. quel phref.l.3.es.
que.LesTroglodites apellez Megauares,portent pour'armesvnefcu +7. 7 liure:
bouclier de cuir.de BœufFtout crud;& fans eftretannény acouftré & 4:rh 45.
ten rond comme noz rondelles, &.vne groffe maflue ferrée; d'autres De gnellés ar
t desarts,et lances pour combattre. Ils ne tiennentaucun compte de mesw/enr les.
fepulture,ains fé moquant d'icelle, dés que quelcund'eux cft mort ils 7reglüditess
énent le corps,et lians latefteaux cuiffes auec:des fions,et hards de Pa Cruclle façon.
rc,ils le pofüient fur vn lieu eminent,le chargeoïét en riant-de pierres d'enterrer les:
‘ayant couuert d'vn grand monceau dé cailloux;fenretournoient (ès morts,
ddl “ae dut: D. i oo ù
l .… pourgwy/efai Leurs.combas cômençéient à grands coups de pierre iufqu'à tant qu'il}
| LIVRE PREMIER Ai]
HS monftrer vnfeul brin de trifteffe pour la perte deleur amy. Ils bataillene}
Batailles des enfemblenon pourleurs finages,où iniuresowcfmeuz de courroux,ou|
Traglodites … ambition,feulement pour les paftis & herbages à nourrir leurs troupecux
k LA
ugrre c
rede
pnt vOI
| Lis,
Jüët @- come y en auoit de blecez:& lorsils prenoient leurs arcs defquels ils eitoienbres f
prengent fn merueilleufement bons maiftres facharnans fi bien qu? plufieurs y de. ouific
mouroient pour les-gaiges. Mais en fin les plus vieilles d'entre leurs fem-} rbes <
; mé fe prefentans,& fans aucune crainte, fe mettant entre les deux par -metta
CruautéBar- ties faifoient ceffer le combat (‘car c'eftoit grid forfairure que-d'en offen-{Bes,ou
bare fär les + cer quelcune Jauquel pour l'amour & reueréce de ces dames ils mettoié Drps m
vieillardz. fin foudainement. Ils eftoient fi charitables enuers lesvicillards qui nes 2rbre
maladifs. pouuoientplus fuyure les troupeaux, &-haras vagäs de lieu en autre, quel Curie!
franges re- ]es cftranglans auec vne quêue de Bœuf,les faifoient miferablement mouh foible
ceptes pour les rir Leur eftoit permis de faire mourir vn qui lâguiffoit en maladie, encoril, ce qu
malades : = qu'il refufaft de finir, & penfoient luy faire vne grand faueur, & auanta-lur qu
ge, vfans de pareille courtoifie aux febricitans & à ceux qui eftoient af-f liure <
à faillis de quelque maladie incurable:ayans opinion que celuy eft le plupcu ch
Liur. 4.à °# malheureux d’entreles‘ hommes, qui ne-pouuiit rien prouffiter en viuant Fu
ans
d'anteurépri defire toutesfois de viureen ce monde. Heroclote efcrit que les Trogloll
font cesysn' ff dites fônt des Grottefques pour y habiter fans auoir aucun defir d’accu-
parléus feul mulerricheffes, veu qu'ils fe font dediez,& confacrez à vne pauureté vo.
mor deces | Jontairesfeglorifians en ec feulement qu'ils iouïffent d’une pierre exquikk
cruatteT Blé fe que ous apellons Exachomalite:& qu'ils viuent de chair de Lefard
perkdde & Serpés:que leur parotte eft fi confufe,que plutoft on ivgeroit qu'ils fiff
leurs manger flaffent ou: inçaffent les-dents,;que non qu’ils imitaffent aucunement l
des erpewe@” voix humaine, Il y a encorvne autre nstion.Ethiopiéne-:par deffus l'Egy
Jar ve cofufe. ptele long du Nil vers les parties Auftrales,ou les hommes, nommez Ki
RÉXophages zophages(qui fignifie mange-racines ) neviuent que des racines des ro:
babitént per- feaux atrachées des lieux voifins,qu'ils lauent & battét tant auec des pier
delaF'fle de res iufqu’à ce qu'ils les amoliffent,& defquellesils font dés gateaux con
Meroëspres le me ynetuile autant qu’on en peut tenir en la main, & les mangent ,cftans
flensse Afspe cuits au Soleil, De ceftewiande ils en iouïffent en paix,& en onten abon
Fiz DidS$- dance tout le long de leur vie, à.caufe qu'ilsn'ônt gucrre auec pas vn de
6h021.des anté Jeurs voilins:fi eft ce qu'ilz ont guerre côtinuelle aec les Iyons,quii pour
gites, 46,3 fe rafrefchir aux ombres, fortent des defertz,& auf pourfaiuét les moin
:,# dres beftes pour fe repaifiré:qui eft cauf£ que fouuent les pautres Ethio
Ethropiens af piens, fe tenans aux'Paluz en payët la folle enchere & font defchirez dé
fallis des qu'ilz fortent de leurs marefts par ces beftes firouches, & cruelles , tant}
#yons ff = pour n’eftre des plus courageux que l'onfäche, & n'ayans armes pour
o JF deDiod. breualoir detelle violence.Et il'y a long temps queccfte nation euft cité
Sicills,4.63 ruinée par les Lyons, fi nature n’euft pourueu de fon bongré en leur def
‘1 fonce,& conferuation D'autant que fur lecommencernent que la Cani:|
Frelns ©” culc efpand fes ardeurs,il naift vne fi grande & innombrable multitude
Tars;eh 41€ de frelons en ce païs là, fans qu'aucun vent y regne pour ycaufér, en ation tro
tens hf. rantles vapeurs de ccfte corruüptiô,que les hommes fe retiräs dans les pal cbefte
‘ luzn'en fonc point vexezny tourmentez, mais les Lÿons'en fenteit telle fubrilsç
noz 1"
rs ferr
s: quo
leurs
res va
lle,ent
Bit voir
bité pa
font le
arils or
al-plaif:
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x fonta
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ulent, 4
| DE L'AFRIQUE. 16 ne ls ons
k bataillentk Rusrre qu'ilz font contraintz de fen aller, tant pour fe fafcher dela mor dupays des
roux ouMre de ces beftioles, qu'efpouuentez de leur fon & murmure. A.ceux cy RTephuges.
troupecux pat voifins les Hilophages, & Spermatophages( c’eft à dire rôge-boys,
‘à tant qu'il man e-femences).les derniers defquels recueilläs les fruitz cheans des
ils eftoienbres l'en nourriffent fans fe pener autrement pour auoir e{gard leur
ieurs y de-l ouifion,contents lerefte du temps de fubftéter leur-pokrone vie des
sJeurs fem-Merbes qui naiffent par la câpaigne marefcageufe . Là où les Hilophages Mifrable vie
deux pari mettans en campaigne auec-leurs femmes, &:enfans montét fur des ar- des Sparmate
d'en offen-Mipes,ou coupans le téndron & bous des branches, ils en nourriffent leurs phages,e-
ilsmerioie bips miferables: & font fiadextres(à caufe du long vfage de grimper fur Æilophages,
M arbres)qu'ils faultent d'un en autre,comme fi c’eftoiét des oyfeaux, 8
curieux, &.fe coulent le long'des branches & rameaux, les plustédres Diodore fusnt.
foiblets fans danger de leur perfonnes, tant ils font maigres &legers, :cy des corps
,çe qui femgble chofe incroyable, ils font fi fubtils que file pied leur glif gériess és ho.
fur quelque rainffeau, foudain les-mains faccrochans à la branche les mes, |
liure de l'infortune dé la cheute,& quoy qu'ils tombent, encor fontils
seu chargez de chair& graiffe, que la legereté du corps empeche qu'ils
reçoiuent aucune offence:& ainli ils rafafient leur ventre affamé l'eme
fans destédrons des arbres ainfi-que font les Cheureulz,& Chamoys.
noz montaignes. Ces gentils oifeaux vont toufiours tous nuds, & ont
auureté vos femmes, &-enfans communs , auffi leurs richelfes ne fonttrop gran-
ierrc exquis: qu0y qu'on die qu'ils bataillét à beaux coups de baftô pour les lieux a
de Lefrd ii leurs demeures,efquelles les vaincueurs donnent loy,& comntandent Péple 2
les vaincuz.Mais il en meurt plus de faim;que de côups receuz à la ba. (re
oit qu'ils {if À nus ee faimelant
à ke LBlle-entät que leur defäillant la veuê;ils font priuer du fens qui leur fai- De
irds qui nt!
nautre,que
ement mou}
ladie, encor!
, & auanta-
eftoient af
y eft le plus
er en Yiuant
les Troglo
ofir d’accu-
leffus l'Egye! voirle fouftien de leur vie, &ainfi ils periffent.Le refte de ce païs eft
bité par les Cineques , lefquelsbien que foiét en moindre nombre que £*-
is Ne # fontles fus pose fi eft- ce que leur vie eft fort differéte enferble. A He CL
ecdes pie" ils ont leur demeure aux boys, & leur païs eftant foreftier,fafcheux,. MS cu
ateaux conl-plaifant, & raboteux, & où l'eau eft rare &e Les fontaines difficiles à y. dr je de
gent,eftans Rretrouuées;ils font forcez de prédre leur repos fur les arbres, de peur - us
een abonif ruir de pafture aux beftesqui repairent par telles folitudes .&-fur le: CE 7. q.
pas! vn dit du iour, alläs vers les eaux pour raffalier leur foif,quoy qu'ils foiét ie 12 ie
qui pour z,fi fe cachent ils parmy les fcillardz les plus efpais de ce païs bofca- D e ob 4 Fa
Lér les moiux:& ce çachät que fur le chault plusardant du iourles Bœufs fauua- nb PAS
Lure ÉthioMs les Pardes, Lyons, & autres beftes farouches tourmentées rant dela" e. *
fchirez galeurardente du Soleil,que vaincuz d'vne ragc impaciente de foifirôt M"
uelles , tan fontaines pour l'y rafrefchir,& rafläfier leur alteration .Ces animaux
mes pour SR duz qu'ils font pefans & lourds pour l'efbre chargez d’eau, ces Ethio-
on éuft Hs fortans de leur embufche leur courent fus auec des perches & ba-
en leur defiPns aiguifez & bruflez par vn bout, & les tuent de pierres, & faiettes, &
6 la Can partageans enfemble,, & donnant à chacune bande fa portion, ils fen
multirudi lent, &-prenét gaillarde-eurée, I aduiét quelquetois, quoy que tard,
fer, en ati non trop fouuét,que quelquesvns d entre eux {ont defchirez par quel
»
ee
S.les mettans
vers les m5t4
gnes d'AYa
nie.
chuffe fabtile
des Gymnites
far les beffes
ic.befte plus forte & puiffante qu'ils ne font , mais ils font fi cauteleux /
ans les pa fsronches.
ntent ecle ubtils en lcurs-chalfes, & embufches que les plus braues, & furieux de
M. LIVRE PREMIER eut
æes animaux demeurentvaincus & deffaiéts. A ÿyans faute de chair 112 Pa
-dentpour viure des peaux des beftesauparauät a rie detre
-pent eten oftent le poil les: chauffent ;iet culfent au feu me
«Come leiGym Les departiffans-enfemble ; fen faoulentauec bon apetit, &-gouliiemen
nites adexe Er pour rendre leurs enfans adextres àbiétirer de l'arc, ilz leur dreffen
_ trèt leurses- ynebute, ctceux-là feulz-ont smangerlefquels auronttouché le bläc,a
fas atirerde c'eft pourquoy la faim les preffant , ilz deuiennient fibons;8c parfaitz a s
l'arc. -chers. On y trouuée encor les Acridophages, ce font tesmäge-fauterell el
Mange faute- oi Locufles,voilins du defert Libyé outre la regiô Cinnamifere, ou p or
relles peuple te.canelle,les plus petitz d'être les Ethiopiés,noirs-outremefure,et ma
fort malgre .gres comme l’efcorce d’un arbre. Durant la faifon du Printemps n
*@- noir demie. ture pouruoyant à leur faim, et deffault;fait fouffler les vens Zephir qu
farément, nousappellons vents.d'abas, & le Libyque,qui eft Auftral, qui leuram
Zephir parti. nent grand quätité de fauterelles,defquelles ilz dfeffent leugatfamée cu
“cipe Gr du Po fine, et quine pouuans rié trouuer au defert viennent feruir de pafture}
nat Go du mi ces Negres miferables .Et font ces Locuftes trefgrandes,et la couleur à
dy, © cf leurs aifles fort vilaine,et reffentant ne fçay quoy de faleté,et ordure. 0
pourgusy il comme cefte vermine pouffée du vent vient comme vn nuage obfcur
eff art rep @* fant les vallons où fetiennent ces Ethiopiens, eux qui font acouftumer
produifant. tel exercice, portentgrand quantité de matiere côbuftible, et tout l'ha
“ÆnEthiopié beau parauant coupée amoncellant le tout enfemble, et y mettans lef :
-céffe bruine … le long d'vne grande valée. Qui caufe que les Locuftes vaincus de la fo
gaffe ordinas- ce et vcheméce de la fumée y {ont pouffées de l’Air en terre, en quels
<remët tous les lieu vn peu plus loing de ce vallôs, entombant fi grand nombre, qu'ell
ans quelque ‘Tuffifent à nourrir tout. ce peuple. Lequel les falät (car ce païs abôde f
promince,ny en {el )en font referue,et leur fert-cefte viande d'vne faulce-exquifc
Hailfant rien leurs affamez apctis,n'ayans autre nourriture que de ces beftioles engri
-qui foit Jür fées des bleds-mägez et rongez par le refte du païs Etiopié . Car ce pe
sterre.Pey … ‘blene fat nourriture aucune de beftail,et-ne:mange aucun poiffon,elta
:d'Aluarés fort cflongné de la mer,età bricf parler;n'ayant autre moien pour füubl
en fon Ethip. ter la vie miferable. Ainfi ne faut f'efbahir fils font legers et difpoz de |
Viefort cour- perfonne, et fils courent bien, etviuent bricfuement ,veu que les pl
tedes Æeri - vieux qu'on y voye ne paffent iamais l'an quaranticfme deleuraage.
doÿhages can. Quand à leur mort, & fin ell'eft autant miferablecôme incroyable, qui
Je par lacor. qu'elle ayt quelque verifimiltude:car ce peuple paruenu en ja vicilieff
rupti0 de leur foudaine;fent engendrer premieremét en fon ventre, puis en l'eftomad
nourriture. puis par tout le corps, des poux éflez,non feulement diuers en figure
Zeuples mou- couleurs, ains encore horriblesà:voir, & fales & vilains, qui en peu
rés.de Pths. temps les rongent,&-confument auecvne eftrange; & cffroiable doule
rtafècr ma Le commencement de cefte maladie les empoigne auec vn grand den
ladie pedicu- gement tel que deceux qui ont la gratelle, qui caufe qu'en fe gratant
baire. ont grand plaifir fuiuy d'vne foudaine douleur et repénrance : âpres
«gratter on voit fortir les poux à efcadrons, qui coulans auec ve eau fi
glante fortans dece demägement, contraignét le patient miferable va
Æu d'aingoiffe et preffé du mal , à defchirer fon corps à belles ongles
fans fe. plaindre , et gemir fort grieuement, Apres'ebcy:les poux en
eu !cgerement:et{f
fi foit ©
que,bie:
cd'efté
ateur, 6
C, foit
ur, eq:
niccteu
abillem
Sadilcre
f6 de p
duit,ne |
cs & ma
| DELAFRIQUE. ti
ormillisentelle forte, quecomme fi c’eftoiét des versde quelque boys
ermoufu,ilsne peuuenteftre oftez;ny cffacez,renaiffans foudain les vns
res les autres: & en cefte façon ces pauures-gens donnent fin à leur vie,
foit pour la nourriture prife tout letemps de leur aage,ou à caufe de l'in-
difpofition de l'air corrompu deleurProuince. Sur l'extremité d’Afri-
mue vers les parties Auftrales , habitent des hommes que les Grecs nom- Cyynemimes
ment Cynnamimes, & les Barbares les appellent fauuages,portans la bar peuple Chien.
e fort longue & toufue, & nourriffans des troupeaux de Chiens fauua- serjer, Tropis
e, ou poil ? qui leur feruent de garant & fauuagarde . D'autantque dés le Tropi- que d'efté eft
Le.et mue de Cancer,qui eftle commencemét du retrograde du Soleil en elté Je Cancer,cë-
temps ‘ moys de Juing ; iufqu'à moitié d'hyuer il vient vne multitudeinfinie me capricor-
ephir qe Bœufs Indiés fe ruer en la terre de ce peuple, foit que ces beftes fuyét ne ef de l'hy-
| Jeur am © 28° d’autres qui les pourfuyuët > Ou pourärouuer dequoy fe nourrir, ser,
amée cpu Pour autre occafion , à. ce pouffez de la feule nature qui produittout 8æyf7 Indiës
lepañture ui eftça bas de merucilleux, fi eft-ce que la caufe en eft encor inco- 4 troupeaux
couleur d euë & incertaine aux hommes. affaillent les
ordure. Orleshommes ne pouuans fe preualoir deces beftes furieufes deleur Cynnamimes.
sobfeurc opre force,ilz ont recours à la gaillardife de leurs Chiés, auec lefquelz Ptolomée lin.
ouftumc:M pourfuiuent ces Beufs, & enfont fouuent de beaux maflacres , partie 4.6.8. Table
ttoutl’ha {quelzilzmangent tous fraiz pris, & falent lésautres pour leur proui- quarriefme
ettans 1e {RC n, & encor auéc cesChiens,ilz prennent grand quantité d'autre fauua d'_#frique,
| dela fon qui me fait péfer que ce font les chaffeursOripées defcritzparPto- | Ænciensn’ot
ju quel mée.Les derniers de ceux qui habitent les parties meridionales d'Afri- ey cognoiflie
LEuè well e font les Ichthiophages, (c eft à diremäâge poiffon)lelquels ayäs for- plus auat du
k Lau °c humaine; viuent neantmoins auffi brutalement que lesbeftes , & eit café d Afri-
s a (el en païs,pres la riue de la mer en la region des Troglodites,au fein Ara- que, que du
k rer n que [voila comme lesanciensignoroyentlesterres,veu que Diodore poulphe Ars
is “ Qi cilien de qui ceftauteura tout emprunté,n’a eu tognoiffance jufqu'eu Vigne.
is MA | romontoire Prafien, qui eft le dernier bout & limite cogneu par Ptolo- premontoire
our bi du on fçait à prefent eftre nommé le Royaume de Melinde ,& par prafien,a pre-
Ê at de là lequel-encor y aterres & Prouinces infinies, iufqu'au Cap de bonne fus Royaume
: P Les 1! perance,le tout defcouucrt parles Pilotes denoftre sage. En outre ne de melinde.
4 re ux omettre que icy onmet les Ichthiophages en Jaregion des Troglo- o4 font au
able, qui tes , vers lefein & goulphe d'Arabie, qui cft païs Oriental y COMME wray les Ich -
Py à ile An loit que Ptolomée les mette non en Ethiopie, ains en Egypte Ara- thiophages
al que,bien loing de l'Ethiopic;tirans vers noftre Pole , & deçale Tropi- y Prolomee
nes cd'efté, comme ainfi foit que les Troglodites foyent tirans vers l'E- r4blea.L1.4e
quien peu ateur, & l'approchans, comme ceux qui font par delà noftrg Tropi- ch.9.
ble douleiR °’ foit cecy dit en paflant , & pour le plailir & contentement du le- 1} y 4 d'autres
pren re 2 lequel ie veux que on apaîte d'autre viande que baïes , ou fimples zchrhiophages
fe gratant nicéteuses ] Orces Ichthiophages vont tous nudz fans jamais vfer 0] Strabon
nce: aprés abitlemeët quelconque, ayas à l'imitation des beftes,& femmes, & fil- Lin, 15.616.
và ceau(iR difcretion, &cen cômunauté, Côme ceux qui n'ont ny fens ny appr'e- Gréde ignor4-
erable vi f6 de plaitir,ny douleur fin6 ainfi,que le fimpleinftinét de nature les ce des Zcthio-
http duit,ne fçachäs mettre differéce entre ce qui cithonefte & les chofes phiges.
ét es & mal feätes. Leurs logettes & maifôs fôt bafticsaflez pres de la mer
poux fort Ê
f
112 Pa
detre
entiet{s
fiemen
dreflent
le bläc,«
rfaitz an
uterellel
‘à LIVRE PREMIER:
Quelle fl &ioignant les promontoires, où non fenlement on‘ voit de grädes fpcl6-
paféherie des ques;ains encor des valées longues, & fpacieufes,& des Grottcfquésfort:
Ychthiopha- cftroittes ayans l'iffue naturellement tortueufe &trefdifficile,lefquelles
D voyes & mailonsles habitansfecourus-de la nature ferment & en diffi-
eultent l'entrée aucc dés monccauxdepierres, aucc lefquelles comme fi.
ceftoyent des rhctzils arreftent le poiffon & le furprennét : Car la Mer
croiffant(ain{iquele fluz y aduiét tous les iours le matin & fur le vefpre)
elle arroufe. les bordz voitins, & fefpendant bien loing clleamtincauec:
foy vne infinité de poiffé enterre ferme,lefquelsgliffmsen dihersiieux,
pour trouuer pafture, lors que au refluz la mer fe retire; il aduient quelcs
poiflons font laiffez à fecentre les pierres: & c’eft là que ce peuple ac-.
court auce les femmes & petitz enfans, pour recueillir leur prife, queï!z
méc
fcrar
Jeme
oges
gent
deroit
& pu
Cieufe
Jef
it qi
ucun
eftandent au Soleil {ur des pierres à l'afpeét plus ardent dumidy,lestour: pee
nent fouuét:& fecz qu'ilz- font , ilz defpouillent lesoz , &tirent la chair, ver
qu'ilz peftriffentdans vne groffe pierre creufe comme vn-mortier, & y RS Î
meflans dela femence, & fruiét de l'arbre nommé Paliure, ilz compofent ue
vne viande qui leur femble treffouefue, douce, & fort apetiflantc:car les DR ue
poiffonsain{ meflez de diuerfes fortes, ils fontde cette pañte des fouaces ; Hé
& pains longs comme vn tuileau, & les ayants faitfecher encor quelque ms \
peu au Soleil,ilz Faffeent poux bâqueter, & fen repaiffentauec gräd plai-R nee
fir & contentement, & ce ffen fsoulans & empliffans leur ventre, fans: te- h di
nir ordre ny melure à leur repas,ayanttouliours cefte viandeprefte, cl, fa £
me en vn garde-mangerqui oncneleur manque, cftantla mer leur gre- thés
mer, & leur feruant de boucherie auec grand abondäce, Mais lors que a td
mer fenfle efmeue desventz & ornges, & que les haures & orées foat in
Drécefe mel. 2 À han x c,pou
iso ES f ondées des vagues furieufes & efcumantes de F'Ocean,fi que le pefcher hd del
é M: sé 1. . 1: ÿ , - ! À : RM , ’ = . 4 : N) d
Lebits part leur foit interdit;leur eftät alors leur pafture faillie d'vne part,ilz fepourk, }, fa
Linie VON d'vncautre,ramaffans des coquilles.et grandes conches de la mer,
S°
durer: dciquelles caflantla durté, et teft ils en tirent la chair crüe, de laqueileil
# Brek: jui
rans rien
iffons à
ONF ul de fe nourriflent,ayäs ces poiffons cfcaillez; le gouft toatfemblable prefqus Ray qu
: ‘J LT 3e , La : À e lhnre « ï
- n Ç : anpcC Le as L7i Ù 1 »
st iux huiltres que nous mangtrons p rdeça Quel] ar l'effort ct violenc nt fortu
des ventz contraires, la tempefte dure I6guerment,ct que ces huiftres leu
defaillentaufirbien que le poiffon,c’eft aux areftes et offemétz des poif:
fons ia mangez delquelz ilzfont ordinaire prouifion, que ilz Pattaquent
manseds ceux qui font les plus tendres, & frais,ct les autres ilz caffent a
uec des picrres neftansen diferction deguere diffemblablesaux.bcfa
brutes. Or fetraittent-ilz /commeï’ay ditioyeufement-et d’un chant il
fez mal-plaifänt, eë qui relfent la melodie, etdoulce harmonie de ces ch
Les Bi 95- tres brutalifez:ilz Pofiouiffent,et congratulent pour la bonne chere qu’
lies: SE ont fait enfemble:ct puis chacun Fe ruc für la femmequiluy vient la pt
PAGE Par miere en main,afin d'é tirer lignée,fäns foing aucun qui leur troubleleu
/ CPE GE agÿfes tant qu'ilz le voyent deuant ks yeux dequoy faïcir leur ventreictil
deux iours ent l'efpice de quatre iours fe donnans aiali du bon temps, à manger
Jens boire 7 caxeller leurs dames, etle cinquicfme l'en vont à troupeaux vers Les 10
OUR AANE paires pour alleger leur (if, cxians & brayans pléins de ioye et vli
JTE j'rne voix autant mal-plaifente comme peusifée à entendre & mal fa
CEPe É
&
des chof
yentà ei
€ fi qu e
ilsne ds
des outra!
smonftr
ICorde; +
ins que
taire ,
IX auec :
x Cbrangd
Ccefoit
quelane
erfonne, nl
lophages,
DE LAFRIQYE. 18
pelé= te, en eftant le fon fans aucn artifice: Ce voyage n'eft es guefe"dif-
fort M ant de celuy d'vn haras & grandtfoupeau de Bœufz, f'empliffans tel-
uclles Dent le ventre d'eau que’ à peine fen peuuent ilz retourrier a leurs
diff-. oges pres la marine : & le iour que ilz fe font ainfi abreuuezilz ne man-
pme fi D ct rien, ains fe couchentaufli hors d'eux-mefme, &tantaneantis que
a Mer oitvn homme qui auroit le cerueau fort troublé de vin & de viandes:
efpre) uis l'endemgin ilz retournént à leur exercice de pefcherie,& vie deli 727 chan
veaucc D à cufe de-leur pafte depoiffon:& paflansainfi leur temps, contentz de Æ%#frican
lieux » lle frugalité & fimplicité,aufli ne font ilz prefque iamais malades, ia- en [a deféri-
que les it que 11 ne viuent guere longuement, Leurcomplexion cftant fans f tr0 d'Afri-
ple ac- D cunc mauuaife humeur ,& eux fans apprehenfion de malice fe con- 74e.
, que it2 tent de peu,& n'ont autre foing que:de chaffer la faim, fans fouhaitter
es tout-
Staifir d'ailleurs queceluy que ilz peuuent prendrechez eux, &'en leur
{a chair,
ccouftumée maniere de viure. { Ettelle eft la vie de ceux qui habitent
ier, & Ÿ ans legoulphe d'Arabie,lefquels à prefent font vnpeu plus fins & ru-
mpufent z,& j'adonnent, finon à viure plus delicatement:, à tout le moins à co- PET.
tescar les DD oiftre que vault la marchandife,l'ayans apris parles Chreftiens & Mo pre gs
; fouaces D qui courent le long de celle cofte, & dans ce goulphe : auquel font a de
quelque oifinez les.Royaumesd’A del & Barnagaz depuis le Cap de Gardafuni/”" 7 om
âd plat- ui regarde l'Arabie heureufe,où la plus part des peuples font Mahome- “S au ape-
ce, fans te os, quoy que fuietz au grand Empereur d'Ethiopie.] ei ya
prefte, co Dr les façons de faire de ceux qui font hors le goulphe, & fein Arabique/*” pe e paf
rjeur ge nc beaucoup plus merueilleufes,çcomme ceuxquiiamaisne boiuent, & fon d'ame,
chofès impoÿsr-
les, en quel.
uinaturellement ne fentent oncaucunepaffion ,-ou efmotion en leur
e,pour chofequi leur puiffe aduenir. Ce genre d'hommes fe tiennent de
S 7 - Q #
bing de laterre-habitée, & frequentée des autres , y eftans comme pouf- 7“ ce foit des
lors que la
Les fout 11
Le pefcher
12 fe pou de fortune, & là ilz f'adonnentäla pefcherie , ne fe foucians, ou de. 7/7744%:
dela mors rien qui foit humide pour leurgouft , iaçoit que ilz mangent des
liqueilc ions à demy crudz non poureftandreleur foif, ains conduiétz de
Se prelqu ay quelic brutalité, &contenzdetel-viure & pafture que ilz trou-
t violence: fortuitement ,ayans opinion que c'e vne grand felicité d’auoir fac.
Riffres leu des chofes qui peuuent nuire à ceux qui én ont faulte, fi par cas ile ve- pour cecyel
kz des PO yentà en auoirà fufhfance : Et l'ont fi patiens-& conftans que on dit 4 ue
attaquent fi quelqu'vn les venoit aflaillir l'efpée au poing’, &rles frappoir j'a PiHets eat
2 caffent OU ils ne dsignent{'enfuir, ains fouffrent courageufement ,‘&les coups, mes ty FA
saux.bcA 5 outragés ne faifant -autre cas que-regarder-celuÿ: qui lesbfence fie
chant; monftrer sucun figne,ny de douleur;courrouxscempallion, ou mi- ”° 7" J
ce de ces Ch corde; 1Hz ne parlent poiné aucunement; ainfauec fignes tant dés 777 #4ff le
chere qui DUX,
vient la Pr
‘oubleleu
rentreiet
à mange *
vers les 10
1e ct vh
8 rnal fo
ins que délatelte ilz font cognoifire: & demandent ce! dequoÿilz
irataire , & que le plusilz defirent,; Ce peuple ayme.&: pourfuitt la
ix auec vn grand accord & vnion viuantz enfemble ne fafans tort
Keftrangers, feftans de toustemps mainteouz en celte forte, quoy
ece{oit vn cas fort merucilfeux , foit que la couftume les yaytinduis
que la neceflitéles y contraigne,n'ayans le moyen de porter nuifance
erfonne.Leurs loges & maifonsnereflemblentpointà celles des Ich-
jophsges,ains les vas fetiennent en des Grottés qui regardent le Septé
Lij
tomes
D 6 ON, Lines PU
Enr ce nn +.
| D mr 5 ee. 4
re EE a
_— EE TS —
<.
De
Eire
LIVRÉ PREMIER
trion Pole Artique ,efquelles &l'ombre,& lafraifcheur.de l’airles def:
Diodore sici- fendét des ardeurs vehementes du Soleil:d’autät que les Spelonques qui: |
Lien. Æntig. regardent lemidy, reffemblans pour leur ardeur aux exhalations d’vne
‘hi.cha, 4. fournaife, empefchent que on ne peut les aprocher pour y faire demeure. !
Strabon fé Ceux quine font point expofez à la face, & abry du vent Artique, fe font À
moque de l'ops des maifons de coîte de Baleine qui font faites en voulte,que la mer leur PS
non qu'ily fournift abondamment,qu'ils lient & ioignent enfemble ,,& les couurent M
at iamass. es des herbes marines,pour f'en feruir contre lesardeurs du Soleil. Nature
‘deces ,Æma- trouuant d’elle-mefme l’art pour fe deffendre, y eftant induite par lane- à
zones. roy fe ceflité & peril de fouffrir quelque grand malheur & defaftre :: & voila la
Geogr.li,1t. vie des Ichthiophages d’Afrique.Refte à dire quelque cas des «amozones 40
Des. Amaxo qu'on dit auoir le téps pafsé fait leur demeure enLibye;lefquelleseftoientl
nes voy femmes hardies guerrieres, fortes, vaillâtes,& de grande puiffance, & dif}
Per. Meleli. ferentes en vie & façonsaux dames de noftre aage.. D'autant que cellesi
2.6 3. Celie cy pour garder leur virginitéauoyenten couftume de f'exercer par quel
Rhodigin li. que efpace de temps au maniment des armes & pafle temps d’exercice:el-}
9.chap.rz. les fe mefloyent auec les hommes-pour auoir lignée & entretenir en vil
gueur leur race: C'eftoyentelles feules qui manioyentles affaires, & cô-
Decelle débi- mandoyent, & gouuernoyent l’eftat de leurRoyaume& republique, & cell
liration des pendant les hommes eftoyententre elles fans aucune autorité ,. faifans le
mafles voy: melnage en la maifon ainfi que font les femmes entre nous,obeiffans con
Rhodigin lis me chambrieres,non receuz au gouuernement des Prouinces:, & moins
14.chap.5. à fuiure l'exercice desarmes. Elles enceintes & deliurans leur fruit , le
mafles eftoyent donnez aux hommes pour les nourrir, mais à fin qu'ili
D'ou vient le fuffent inhabiles & fans effort pour la guerre, dés qu'ilz eftoyent nez od
mot d'Æma- leur froiffoit le bras dextre,ou qui pis eftoit; les faifoyent mourir,ou er
zone voy Si - UOyoientbien loing de leur terre. Aux filles on brufloit le bout des mame
lius poete.ls.2: \essa fin qu'elles ne leurcruffent en groffeur;ayans opinion queles tetir
© Celie Rho Leurs feruiffent d'empefchement àla guerre:qui a efté caufe que les Grec
digin dit que les ont nommées Amazones , àcaufe-qu'elles eftoyent fans mamelles,
les Gorgones Ceux qui dient qu’elles ont habité en Libye tiennent que elles fe tindr
efayent ma ch l'Ifle d'Hefperie;ainfi apellée, à caufe qu’elle eft pofée vers le couchi
ones, Je roy & qu’elleeft affife dans le paluz Tritonien voifin de l’Ocean., lequel p
que cefle rfle luz s'apelleainli, à caufe d'vn fleuue de nom femblable qui s’efcoulce
Tritonse est icduy. Cefte Ifle marefcageufe eft prochaine d'Ethiopie, & du mor
auf$s icognene Atlas, qi eft le plus grand & fpacieux detoute l'Afrique. Cefte Ifle «
comme la ve- trefgrande fertille en arbres de plufieurs fortes de fruits, defquelsle pe
rité de l'hiflos ple {e nourrit, y ay ät de gräds troupeaux de Cheures & Brebis,le lait if
re des Æma. quelles fert de pañture aux infulaires, qui n'ont aucun vfage de bled, co}
Zones. me. ceux qui ne le congneurent ny veirentoncques, |
I
a
‘L
® DE L'AFRIQUE. 19
Des pays mnrecitez, par ceft. auteur deférusant l'frique, chap.8.
airles def- |
onques qui % As :
tions d’vne & (E penferois faire grand tort aux lecteurs,fi noftreau- 7° 4frique
e demeure. | «teur n'ayant touché qu'vn fimple cartier de l'Afrique, prefque toute
ques fe font à & iceluy le moins cogneu,& qui À caufe du peu de fre. defrouuerte de
Ja mer leur 1 quentation des anciens;reflent plus dela fable que de noltre temps
les couurent à la clarté, & graue feucrité de l’hiftoire, ie ne tafchois le 4
AOC plus briefuement qu'il me fera poflible d’efplucher les Ps
MAOONR plus renommez d'entre les peuples &natiôs d'Afrique
qui font venues à noftre cognoiffance par l’art & diligence des Pilotes & Opinion des
Mathematiciens de noftre aage à ce conduis & apointez par les Roys,qui scies qui ré
leil. Nature à
te parlane-
4 & voila lab
es AMOZONES À
elleseftoient Mbnc rendue la mer nauigable du cofté mefme qui fémbloitimpoflible aux G,,;Equ4.
fance, & dif- BBnciens, & ont fait voir combien ceux là fe trompoient, qui penfoient'que ;... cfrenhs
nt que celles}
ercer par quel} |
d'exercice:el-
retenir En Vie}
ffaires, & co- "|
nblique,ëc ce}
rité ,. faifans le
obeiffans cor]
ces: , 8t MOI
s leur fruit , 16
aisàfin qu'il
ftoyent nez of
mourir, OU en
am mamt
n quelies tetin
e die les Grec
ns mamelles.
selles fe tindré
vers le couchif
ean , lequel p
qui s'efcoulet
DIE » & du moi
., Cefte Ifle €
defquelsle pti
Brebis,le lait
ve de bled, co
a terre fut inhabitable; laquelle gift fouz la zone qu'ils difoient ardente 4:51 7
du Zodiaque,laquelte eft & peuplée & frequentée tant par les Chreftiés 54, bon lu,
tuc Mores,foit de l’Europe,oude l'Afrique , ainfi que fçauent ceux qui ,, AÆriflote.z
ntlonguement nauigué lelong dés coftes, &plages de l'Oceä,loit qu'ils 4e, aterer.ch
ilalféne au Brefil,ou vouluffent.pañfer eutre,& vifiterles Indes pour eau , Pomp.
de l’efpicerie.Ofr laiffant l’ancienne diuifion d'Afrique, à caufe que Stra 344) Liure.x.
on, Ptholomée, Pline, & autres fy font doétement employez,& l’ont ef
luché en ce qu’on peutattendre de la parfaite cognoiffance dece qui
oit defcouuertde leur temps: & en-ce qui eft de la confideration celefte
y eftans monftrez fi diligents que les plus experts faut que confcffent la
deuance de laquelle ils fe confcffent obligez au labeur de ces diuins ef-
rits du paflé. Tellement que ceft excellent Mathematicien, &grand Pi-
ote Americ Vefpucce Florentin ne fait@oint comme vntas d'hommes
äns fçauoir, & peu d'experience, qui condemnent d'ignorance ceux
efquels iamais ils ne fcilleterent les liures,on fils y ont veu quelque cas,
a cfté toutesfois fans y entendre que le hault Alemant: VeuqueVefpucce
‘eft farrogant(vice propre à tout ignorant)que d'obfcurcirla memoire
esanciens,en-penfant eftablir la fienne , encor qu'ayant dequoy bien Commel' 4
ayer,il peuft faire parade de l'experience de plufieurs grâdes chofes que frique eff 4
sanceftres n’auoiét feulemét veu par Idée.Laiffant donc cefte ancienne praféf diuiféé.
juifion des Geographes,& Cofinographes des fiecles pañfez,nousdirôs
frique’eftre à prefent confiderée par deux fortes de Mores, les vnsapel
ez blancs, & les autres noirs,entant que par ceftediuifionon contemple
but lepartage du pays africain, qui ayant changé d'Empire , mœurs,
uple & religion,ne faut l'eftonner {1 à l’alteration de l’eftat eft con-
int le changement & des noms, & de la diuifion. Ptclomeée
’eft pourquoy Ptolomée, le plus diligent de tous Aftronomiens, & Geograph. lr.
scographes,dit qu'en ce quitoucheles hiftoires , il faut pluftoft farre- 1.chpitre. 5.
er à ce qui eft confideré le plus fefchemét, à caufe que toutes chofes
t, nefçay par qu’elle reuolution, fuiettes à eftrealterées , & fouffrir
elquechangement. Et de fair ceux qui contempleront les delordres
luenuz au monde,dés letemps que les Romains f'aüiliffans perdirent la
randeur de leur Empire, & renoun glorieux de leurs cor.qu:ites, verront
E iij
Lounge d'Æ
meric péfpuc-
re Florentin,
@: LIVRE PREMIER sn
ceffe diminw- par me{me moyenque les Prouinces les plus fcuriffantes sent fent y vn
tion aduint cftrange diminution de leur gloire,aücc le changement & de noms & d
Pat les Huns peuples De cecy me foient tefmoins plufieurs pai$ erifralie ,& és Gaule
Gots Padales, come la Lombardie, la Bourgoigne, Suille, &. Normandie, & en Efpaigne
Lombards, | ja Catheloigne, &-andaloufie. Mais fur toutes:les prouinces & nations du
François, @* monde,cefut l'Afrique, quifereffentift le plus de cefte mifere , foit lors
Bourguign0s + que Genferic l'occupa auec les troupes des Alans , & Vandales ,ou quid |
Jes Goths,&-Vandalans enfurentchaflezparlarace maudite des ‘arabes
Geferic enis- M ahometiftesrecogneuz partout le mondefouz lenom.& tiltre de Sar- |
bi le païsd' rafns,lefquels ayans gafté tout ce qui cftoit de beau, & magnfique en cel.
Afrique eh- Je flourifanttProuince,& corrompu lareligion,en furfemant {ur l'herefre
miron l'an de Arriennevne pire contagion du Mahometifme;meflans laiperucrlité de
grace 431.ET l'opiniqnauecles mœurs barbares; & cruels des pilleurs d'Arabi: ,feirent
les Sarrazsns qu'à prefentonne voit plus,celle richeffe, beauté, & fertilité tant chantée!
j'vitdrent duipaïs African, Et d'autant que l'auteur quiarecueilly les meurs de tou
fi l'an 648. ces nations,a oublié le principal de fon difcours., etf'eft alléamufer cn
Egypte, & Ethiopie, fuyuanties pas des anciens, &courir en Lybie pour
Ily abit ous repaiftre des fables de Solin;,Phne, Diodore Sicilien;& Herodote,
dest Miuiri- nous-embrafferons les Mauritaines felon lamer Mediterranée,et courrôs
raies ; JRt- lesterres qui font outre le deftroit de Gibraktar, vifitans ce qui a efté def.
soir Tunigifé çouuert par les curieux & honunes'exccllens-de noftre aage, & ce aucck
ne © Cefarte plus debricfueté qu'il me fera poilible,efperant qu'en autre endroïtnou:
en donnerons va.plus long palle-temps au lecteur diligét & ftudieux. Ie
+ Deufôrtes de vous ay donc dit qu'ily.a.deux efpeces de Mores,à fçauoir noirs & bläcs
Mores en Æ- Jes noirs fetenans brer auant delà les deferts de Libye tyrans vers les par}
frique. ties Auftraes en Ja terre diéte i@relent des Negres, ou aoivs,:{ eftendant
Terre de Ne- jufqu'à la Guinée, Royaume de Mely,Mellegete,Beny Ie long du fleuve
gresen Mcly, de Sencga dit Nigritis parles anciens, & defquels nous dirôs quelque cho
S'enegt, Ghi- fepar cy apres. Et les blansfont ecux qui habitent en la Barbarie,&: Nuni
Là . ‘ . . . » , .
née, Melegct- die,quieftans iadis la conquette des Romains,ont aufli efté les plus ciui
te,07 Ben. Jifez,&.delquels font fortis d'excellens perannages tant Chreftiens qu
Barbarte 7 Gentils:voire,& de la fete Mahometifte, Ie ne veux aller recercher id
A'emidie peu Hannibalz, Hamülcars,Hanons,Mafiuifles ,&. ugurthes pour le fait del
ve icy va difcours de c
mes illuftres, qui elt a fez traité par Tite Liue,Polibe;Saiufte, Cefar, & Appian‘Aicx:
pp . 1p à « + . .
radis d'ho guerre,a fin qu'il nefemblalt que ie voulufle:{
) q
grexcellens. drinimaisquicontem plera queis hommes font fortis de cefte Afrique
Hommes ex nuc par les Rosnains en ce païs qu'à preféton nôme Barbarie; depuis qu
cllens dis” Ja foy de-Lefus Chrift y Fut plamtéc, & le faint Baprefine & prefché, & re
en Bxrba- cou, ic ne {ay qu’elle Prouintede l’uniners pourroit gaigner J'auantagt
rec um fur celte cy cnla production d'aommes degrandrexectlence, tels-qu'oil
die, efté Saint Cyprian, & tant de Mautyrs, &.côfcifeurs de {on temps ; & def
A jrique jer queisii fait mention en {es œuures,commevi Sujit Auguflin;que roi
tile en homes. dircie plus fçauant, &profond,entre tous les Fhéologiens Latins,vn A
pgrane | feu. pelle qui fut de fon.temps,vn xupere depuis Buctque deL'hotouit::
are un, Tertuhä quoy que depuis Hlesetique:é ne fvray. difficulté d'y: où prédit
tee. Nous, Dons &leurs complices quoy qu'apressaughr goufé laphrolé
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ty vn Spieuisiéfvientretirez del'vnion de l'Efglile, cômeenfins baltards .:
15 & d 'efprit{ pleins derebellion & contumace, Entre les Mihomeriftés ie ©" Maheme.
Gaule ourMy vous louanger les Roys Man{or,Marin,& Loft ph, Hommes ex- ttes en Afri
fpaigne elléts en leur füperitition,du regne défquels ont Aoury les plus fimeux 74° 4725 du
ions du jédecins d'entre les Arabe: venuzen Alfique dés la prémicré volée de Je os
foit lors arralns en cefte miterable rerretels qu'ont cfté Auicenne, Rafis, Albu- Qis Trer
ou quid fr, auerrois, & autres engrand nombre, tous nourris parles Ro’s de bes ont flip
sarabes Liroc tenans la Barbarie, & vne grande partie des Efpaignes . La Barba- °# 4j risrsse
e de Sat- Ee donc & Numidic,cftans iadis(comme encor font) les parties plus fer- /##1/es de
een cel Re & plaifantes d'afrique font auflites mieux peuplées contenans plu Barbare
J'herefie urs Rôyaumes, & par confequét gride diuerfité d'hômes, & iceux de Anratme d'i-
icrfité de ut difemblabies en humeurs & façons de vie: mais fur les autres ar hr.
3 feirent arbaric la mieux policée, &'de grand eftendue’, comme celle qui désla
é chanté inte du mont- atlas affez pres d'Egypte fefpand iufqu'au deftroit de fiette du
rs de tou haltar contenät quatre gros Royaumes fémoir eft celuy de Msrocde Kousrre des
mufer cn 7, de Teleulin;& de Thunes.Là Nümidie que les Arabes appellé Bi. M#miaes.
vbie pour : ulgard,n'elt {i excellente, fertile nypolicée que l'autre,à caufe que ce
{crodott, fontla plus part que deferts ,& qu'aufli les Arabes font caufedefapau
et COUTTÔS té fi eft ce-qué r’eftéduc en eft belle, & diftribuée en diuerfes Prouin- 2e en 0} la
a efté der , icfquelles fe joignent au royaume de Thunes , & viennent prendre fee cer #urs
ceaucck hrs, & Fenclaucrauec la Barbarie, vers le Ponant,:& commençant vers A? sais 1m
droitnous D 5: prefque dés la riuiere du Nil, Or afin qu'en difcourât des mœurs cognene.
dieux. LRccs peuples il ne nous faille reuenir à la deftription des païfiges, il frut
rs & bic itrer quel cartier eft:ce quetient laterre des noirs, laquelle ett diuiféc
ers les par plufieurs royaumes, partie defquels font defcouuers, & d'autres inco=
f'eftendan ec :7, commeaufli n'a pas long temps que ceux qu'on cognait à prefent -
du fleuticnt noirs de noître veuë & cognoiffance, entant que [cs deferts d'A pesetrmes des
Lelque cho; & Hiïr féparart ces terres deterroient pour leur afpreté, les hômes terres des
ie, Nunpaer plusauñt.f :s principaux Royaumes de celte terre de noirs font #osrs.
s plus civi We: y, Tôbut,la Guinée, Burno,Beny, agades & Nubie, laquelle cit fa- L£ubes dAÆ
ftiens qu linant aux terres du RGy Ethiopien,defquels apres auoir parlé des x- frique comme
cercher lsrans qui nous font les plus voifins nous dironsencore quetque chofé: /ont ue
le Faic de quels Kôt d'iuifez en-cinq peuples, à {tauoirles Sinhagics,Mulinaides, Ze/fn ads
tours dec etes, Hioracs, &Guinerans, les derniers tiennent ia prouince de Te- crfaree,
bian-Aicx in qui eft la Muritaine, par les Romains nomme Cefarée ; à caufe succefio des
Afrique conqueftes faires fouz le nom de leurs Cefars,o2 Empereurs.Len'ay Ars de Man
depois irc de vous déduire l'hiftoire d'Fdris Cnnife par les Zenete, & la race rene,
(che, & crane c quoy qu'il fut Roy de Ré? ; eftablifint en on heu la famille
rJ'auant:@ Mécnafcs, lelquels foutfirent vnpareiltraitement des Znnages qui
tels qu'oirent ha citéxie Maroc, me :co ntentät de toucher ce qui citle propre
ps, & Lt de ce liure; à fçiuoir lesmænrs des Atricans felon la cofte de la Om Culiphe
in,que ‘oo irie, & prenans ltroute parles Royaumes fauez de fa mer Atlantis Carrom.ate
acins;vo AS. Ne fera ncantmoinsinconueniét(ia tchole feruant à noïtrs mariere) de Lie vil
hotoutt-virc que depuis que les arabes ,ou Srrrulinsfe féirent Siteurs de par lee due
y. 00 prédit ique, da temps d'un Ciliphe appellé Omen, & que pour fé forrifier Des,
édaporoltre l'effort des Barbares,iis bailirent is cité de Cairoës , ie lue ut
é
k
“
LIVRE PREMIER |
4 de ce peupleaprift & lareligiô,lesmæœurs & la langue Arabefque, fi qu'à il
Diu:fion des prefent Ieur langage eft tout gafté & ne fe raportant que bien peu àla fe enti
Jéftes entre les con de parler de leurs anceftres, ayans goufté & l'Italien & Arabeæour MBudz,é
Mahemetans auoir efté fubiuguez parces deux nations. : En outre faut entendre que Ile mi
les mores de Barbarie abbreuuez de la fuperftition Mahometanc, font OP
differens en plufieurs chofes aux Turcs,comme f'aff ubietiffans au -Calife rique
Ærabes en de Bagadeth,& laiffans celuy du gräd Caire,auquel les Turcs font obeif Mprtis de
gräd nôbreen fance,& ce à caufe des Arabes aulquels ilz faccointent pour fen feruir Hard d',
Barbarie. aux guerres,comme hommes vaillans qu'il font, & qui accouftumez au rabie
©, trauailfouffrent mieux les incommoditez dela guerre que les Africain Mnc & :
Manfir P6#I- naturelz,ioinét que leur multitude eft effroyable aux plus puiffans Roy: ent c
fec Roy de d'Afrique,qui leur donnent & tributz, & penfions pour les tenir en amy-} ilifé
Maroc . tié,& alliance. Defquelz nous dirons quelque mot en paflant > quoy qu l'vne
d'iceux foit ailleurs parlé en ce liure,mais ceux-cy foffrent icy habitannt Les ;
Etheges rate de l'Afriq ae, & qui en tiennent 'a meilleure partie désle tempsdu Roy uables
des Ærabes. Manfor, celuy qui eftant Pontife de Maroc,donna de grandesterres au homr
diétz arabes, pour fenayder contre la race de lofeph,qu'il cuoit desheg fait !
Roy de Ports ritéc. Les principaux dôc d'entre les Arabes Africäs fontles Etheges, cf differa
gabrient plu quelz fetiennent en Ducale,mais à prefent fort tourmenñtez par les Roy les p
Jieurs terres de Fez & de Portugal, quitiénét grand terre felon la Mer du cofté du Poles, & 1
en Afri7#€ nant,côme cftät Seigneur des villes d’Afamor,& Meffa,prifes fur les af quine
. cans, & defquelles auant il donne de ; randes affaires, 8 aux Mores & au z Aral
Arabes 40: j tabes.Lefquelz en general fe tiennent aux deferts nourriffans leurs CAB goufté
neX a p4f- meaux,& grand nôbre de beftial, duquel ilz fourniffent les terres voifin on vi
rage. & trafiquent tant du cofté de Tripoly,que vers les terres de Libye, & a fme q
k . durant l'efté, car l'hyuer:ilz ne fortent iamais de leurs folitudes. Ce ferc cdes p
Arabes $r45 fort long de vous efplucher par lemenu les noms diuers.de ces voleu s de
guerriers O* Arabes, & leur puiffance qui cft effroyable, filz eftoientaufli bien armes & Bc
viuas fous le <5meilz font vaillans, & adroits:mais fi auares qu’ilz ne font côfcience on de
oulde de di- farmerles vns contre les autres, pour le plaifir des Africans,pourueu qigtitutio
Mers ROS Ja foulde foit fuffifante à les entretenir;non moins qu'en fontles Alien couftu
un en noftre Europe:nefe prenans g:rde que les Roys africans, ne tafch@utale, q
Bête des che- qu’à diminuer lenombre de ceux qui font caufe que leur païs eft parMde ne
naulx des Æ plus en-folitude, Leurs Cheuaux quoy quemaigres, pour eftre pre{iige du
rabes. toufiours nourriz affez efcharcement par les.defertz, fi fontilz des plu: MR lait de}
gers, & 16gz en haleine qu’on puiffe trouuer, & qui fur tous autres pois les ms
Ærabes lar —"Te trauail prefque à l'efgal des Chameaux, fe pañfans de peu de chofc:biloupent
rons. C7 Po eft vray qu'ilz n'édurét fi bien la foifque les Chameaux,ne leur cftät re; qu
leurs naturels fe fouffrance fi naturelle. Ce peuple cf tellemët addôné au larcin qu eva
rendre
lus hôme de bien d'entregux ne fçauroit vfer de fidclité auec perfot
Defért de Be- qu'il frequéte, fi ce ne font quelques marchädz qui font loyaux,pl°pt
neo" ne perdre les moyensde fenrichir,que de bonté qui foit grauée en
Fighid. amc.Et fur tous Îes plus fegnalez en volz font cogneuz ceux qui ha
és deferts de Bencgomi,& Fighid qui fonten la Numidie tirans ve
midy, & fauoifinäs du Royaume de Bornci,lefquelz font fi accouftut
au pillage à quelque prouifion qu'ilz tirét du Roy.de Teleu He
impal
uuage,
Danger
r raffal
s fans
‘daines
ux. Le
DELAFRIQUE. | 3e
ef qu'à »affible qu'homme palfe en leur terre,qui eft de grand cftendue, fans
jàla fe Me fentir de leur pillerie & rauiffémét,laiffant les pauures voiageurs tous
begour MBudz,& leur quittant la vie, afin de leur donner plus de malen viuanten "
dre que lc mifere que filsles faifoiét mourir, Et puis que nous fommes furJeur Races des #.
ane, font MRropos, ilnous faut snoter que les premiers Arabes qui onc pafferenten rabes pafez,
u Calife rique cftoient de deux diuerfes familles, à fçauoir de Cachim, &Hilel en Afrique.
nt obeif Mbrtis de l'Arabie deferte, ayans l’origine de leur fang & race d'Ifmael ba-
en feruir 11 rd d'Abraham: & vne troifiefme famille fapellant Machil, venuz de
tumez aulh rabie heureufc,lefquels fe vantent d'eftre defcenduz de Saba, mais leur
A Fricain inc & nobleffe n'eft en fi gräd pris 4 des deux autres,quoy à fouuët ils Ærabes ff a=
= Mcnt combatu pour a ie A de leur familles. Ce peuple eftant affez mër les lettres,
ir en amy-Muili pour fcauoir les lettres, & qu'auffi leur langue entre les Barbares
l'une des plus remarquées, ont plufieurs hommes excellens,qui efcri-
ntles geftes des hommes vaillans de leur nation, comprenës leus faits
uables, & vertuz tant en vers gentiment élabourez qu'en profe, fi que
hommes de fçauoir n'y font pas du tout mefprifez, quoy que la chari- Differéed #
uoy quel
s habitan
sdu Ro
terres aul C LH Fa" 4 M
oit deshe y lait la plus rcfioidie que parmy nation qui foit fur laterre.Ormettét rabes 1/maë.
theges,lel differance entre les anciens Arabes; ê ceux qu'on a apellez Sarrafins, tes Sabeens,
les Roy les premiers font nommez Arabi araba,qui fignifie Arabes Arabef- @- Barbares.
ofté du PéRes, & les autres Arabi Muftarabra, qui cf à dire Arabes par accident
qui ne font pas naturelz:& ceux quifont venuz-habiter-en font nom-
z Arabi Muftehgeme fignifiant Arabes Barbarifer,comme ayans pris,
goufté les mœurs eftrangeres. Quand au refte de leurs façons de fai-
on verra enl'Afie quels ils font , veu qüe leur religion , eft celle
fme quia corrompu l’Alie, & tent empoifonné le cœur de la plus
cdes peuples Africans defquels par cy apres ie deduirey quelques fa-
s de vie. Commençans donc aux Zemcgues , Guenzignes , Ter-
es & Berdenes;qui font vrayemétles Numides,nous fçaurons que leur
onde viure eftfemblable:& n'y a guere grand peine à {çauoir quelle
itution ils fuyuent en façonnätleurvie,n'vfans de reigle, raifon, loy,
couftume quelcôque, reffentans ne fçay quoy de cefte viegroffiereëc
tale, que les Poctes attribuent aux hommes du premier aage:car leur
de n'eft magnifique, ny dreffée auec -quelä fomptucux apareil,n'ayäs
fige du pain ny de viande affifonnée,ou bien apreftéc:leur manger eft ?”
Jait deleurs Chameaux pour le defieuncren beuuans va grand trait
ps les matins, & pillent,auec ce breuuage,patiéce,iufque fur le foir que
foupent legerement de chair fort feche & bouluedans du lait, & du
re;qu'ils vous defpechent fansgrasde ceremonie dés qu'elle leur eft
entéc, humans:le brouet ouslle aura cuit: & pour leur deffert,c'eft à
rendre vne taffe plaine de lait, qui leur fert, &,d'ifluede table, & du couche des
uuage, fi ce n'eften.elté que leurs Ghameauxn'aÿans grand laitpour MNumides,
anger de Lherbeà fuffianse, ils font contrains-de fe pouruoir d’eau
r raflalier leur alteration Voulant repofer ils ontdes nattes deionc
s fans art-guerefubtil,&. leurs pauillons depéaux delcurs beltes, & Pefemét des
usines ;outilandres que:produitie. Daticrentrefes branches &ra- _Æfricans en
vx. Leut veflemens cf d'vne groffe lainesleur couurant la moitiédu Numidie.
F
fur les af
ores & au
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Mœurs des
Numides fort
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JACSe
ês, LIVRE mére ca st
corps, & fur la tefté portét vne toile entortillée & prefque faite à la forme mi
d'en Turbé,& Dlufieurs ontdes chemilestiffues de fil azuré, & de coton sage c
Chaffé éxercs qu'on leuraporte delaterre des noirs,en ass A d'autre marehandi(e SR ritz
ce ordinaire Le plus grand exercice auquel ffadonne ce peuple barbare eft la chaffe, des!
des Numides. ou le larcin,fans Parrefter guere plus de trois ou quatre ioursen vn lieu BB end
qui eftl'efpace que leurs Chameaux ont gafté toute l'herbe qui y pourri; dan
Les Numrdes cftre trouuée.Et quoy que cefte gent foitainfi defreiglée, & farouche fi ns.M
honorent leur elle vn Roy qui luy commande & auquel ils fonttel honneur que cha Le, fc
Roy- cun fçait que naturellementles Brutes mefine fontinfignez à faire à celuÿ ique
qui et le plus excellent-en leur genre & efpece.Ils font du rout ignore à fin
Zgnorance @* & fans fçauoir ny lettre,ny doétrine qu'elle que ce fit, & moins aprenn@l, 2 ci
rutalité des ils aucun art,ou fadonnentà vertu quelconque : voire y eft la iufticeil our
Numides. peu cogneuëqu'à peine fe trouue il vn Iuge,qui vuide les differeris: qu mitant
furuiennent entre eux,quoy que leurs Roys ayent tafché d'y mettre que :_ AT
Femmes de que ordre, à caufe que les hommes qui ont quelque féns ne peuuent fù riptio
Numidie porter les façons brutales de ce fot peuple. Les feinmes y font affez bell DÙ vo!
courtoifes, … & charnues,courtoifes, & gracieufes.& eux fôrtialouz {çachants la po Met
tée d'elles , & combien elles fônt promptes à changer de pafture, d'on R om:
Aumidesfort aduient fouuent grandes querelles entre eux fe maffacrans à peu d'occ ce
Ialoux, fon l’vn l’autre, Ceux qui habitét plus pres des grands chemins font auÜ,; at.
plus ciuits-& magnifiques,ayans pain de Millet meflé de graine de Naue em
te, & abondance de chairs de Moutons,& d’Auftruches;affez d'efpiceri fefte
Mynes Ma- des Dates & autres fruitz que les marchans leur aportent, Ils font Maho Alfur
hometifles fi- metiftes & ont des Moynes fi fuperfitieux , que fortans du defert ils ic n
bres faperfts- mangeroient pour mourir deviande aucuneacouftrée de main & artitieurs v
tieufiment,… ce d'homme, fe contentans de ce feulement qui eft produit de la naturc:@:d2 &
ge telles font les mœurs prefque de tout ies peuples deNumidie. F'ay dit dé Mai
le cômécement que l'Afrique a d'autrefois cogneu & adoré Iefus Chr. Au
LAfricans ido quiau parauant'auoit feruy les Diables:fous l'adoratiô dès Idoles:mais @S tof, &
latres le bng Chreftiés expulfez, la feéte dänable deMahômer y eft pl’ cfpäduë & ge efle
del'ocen. … décauec plus de rigueur qu'en autre partie de la terre & mefme entre des à Leu
noirs l’Alcoran eft honoré &gardé fort feuerement: la où ceux qui for guere
fürles coftes de l'Oceä,font encor idolatres;ou pour mieux:parlèr n’ay utes.f
aucune cognoiffance de diuinité quelconque.Ceux qui ser: ra eftatu
A fricans re: Niahometifme au comécemét,ne pouuoiét farrefter.en cefte beftile , Maux Et
ceurent fort mettoiét à mortles Preltres qu'on teur-enuoyoit;qui eftoit caufe le terre d
xæuuis le Maho liphe eftoit-côtraint de toufiours tenir vne armée enBarbarie,iufqu'à cMBus fain
wife. JesheretiquesAlcoraniftes;vindrenten aftique;où lors Mahometh culB,ny à
Je fondemét férme, & fa doétrine y fut receuë,cômeensoredprefent BBarba
“A rieans v= y efkviuemét enracinée: Decefte loy &c fu perftitiôinousen parler6s: pliout lac
foientdecars amplement ailleurs, & àipropos;lors qu'il faudra difcourir del'orig@dic:ls 1
Seres lsrins des Turcs,ou de la fource du:nomSarrafin tant chanté. en noftre Eurbien e
en eférmams. pe.Quandaux lettres d'Afriqueil ne fe troaue point'qu'ilsayent eu di, doule
puis que les Romains f'én fcirent feigmeurs autres caraéteres que lat che mn,
Plane, quoy que le langage fut fort different de celuy des: Romains,ainl qu's ven
di peut voir tant par les noms anciens des païs. & valless, que dansile Pol potage
IDE'L'APFRIQUE. 2
à la forme comique Plautequi en vne de fesComedies introduit vh parlant le .#rabes enr
: de coton gage de Carthage. Et ainfi toutes leshiftoires efcrites par les Arabes tiré leurs bi
rehandife M fiitz & guerres aduenues en Afrique, c'eft fans doubte qu'ils lesonc ti foires des li
la chaffe M, des latins,non qu'ils füiuiffent l'ordre gardé par les Romains contés #rès latins,
n vn lieu prendre feulemét le nom des feigneurs,compartiffans lestemps & les
i y pourrdlordans auec les Monarchies, & auec la fuccellion des Juifz, & des Cal- _#rabes fins
ouche fins. Mais quand l'horrible desbord des Arabes Sarrafins fut fait lors brufler les li
que cha jes fcifmatiques qui laifferent le Pontife de Bagadeth , paflerent en wres latins en
ire à celuique , les Roys Mahometans feirent brufler tous lesliures des Afri- L4frique >
t'ignoran a fin que par lale&ture d'iceux,ilsne fe reuoltaffent de la fete Alco- powrguey.
s aprenne & ainii l'ignorance a caufé la ruine de ce peuple iadistant gentil,ri-
a iuftice WE courtois, & fçauant, qu'on eftime auoir eu iadis lettres à luy propres Æntiqwiez,
Feresis: qunitant les Phæœnifliennes,iufqu'à ce que les Romains fen feirent mai- er Afrique.
nettre ques, qui y introduiren: comme dict eft les lettres latines:les tombeaux & e/érires en La
euuent fi riptions des edifices anciens donnent affez ample tefmoignage de ce- sin.
affez bell pd vousnevoyez rien qu'en latin,& fur-tout és villes voifines de la
nts la por Mediterranée,& prefque par toute la Barbarie,qui fut iadis le liege rh dé
fture,d'on BR omains.Le côpte quetiennent à prefent les Africäs pouries chofes de l'an filon
eu d'occoncernent leur foy & religion font mefurées par le cours de la Lu- les _Æfricans
os font ul fänts l'an des54.iours,& les moys lesvns de 3o.iours , les autres de modernes,
e de Nautellement que leuran eft plus court quelenoftre de 12. iours , ‘ayans
d'efpiceri feftes, & ieufnes en temps diuers de l'année felon l'ordonnance de .Æuges des
ont Maho@ A 1fürcan. Quand à la longueur de leuraagele plus vieil homme de po d'Æ-
defert ilst baric,ne pafle guere les 60.70.ans,fi ce sell vers les montaignes, ou frique.
in & artih eurs vont plus outre que l'an centiefme de Icur vie,lefquels fôt fort |
la naturc:@rdz & iouïffans d'une telle & fi verte vicilleffe,que Ciceron racom- Manif. roy
F'ay dit dé Mafiniffe, lequel fut Roy de Numidie,& d’vne partie de la Mauri- Ciceron en fon
efus Chr: Auf les Numides viuent longuement,quoy que les dents leur tô- linr.de vieil-
oles:mais | toit, & ayent la veuë fortcourte,à caufe du vent Leuantin quiles /effe.
ge efleuant la poulliere qui leur offence les yeux: & letrop vfer de Numides vi-
sà leur manger, et de lait. chault,caufe que les dents ne leur demeu- nt longuemër
guere longtempsen bouche. Les Libyens , font de vie plus brief- Les dents tom
utes-fois plus fains & allegres que les autres, maigres, difpoftz, & de bet çy-la veie
eftature,&.cecy à caufe des grandes chaleurs ainfi qu’il en aduient /€ g.gfe aux
aux Ethiopiens qui f'auoifinentie plu s du Midy.Ceux qui habitent Mumides ç.
terre des Noirs viuét encore moinsq tous les autres,toutes-fois font powrguey.
iufqu'à cus fains,difpoftz.allegres, & robuftes, & moins fuiets à douleur de
ometh cuz,ny aux incommoditez de l’acourciffement de la veuë, cftans tous _4fricans
prefént. Barbares, Numides,Libyens,que Noirsfort a donnez à paillardife, & paullards in-
acterôs.phout l'accouplans tout autrement que l'hônefteté ne peut fouffrir que fmement.
delorigdic:ils font fort fuietzen enfance, & für la vicilleffe. à Jateigne fi for-
oftre Eur bien enracinée qu'à grand peincy peut on remedier, fuietz à mal de Maladies auf
ayent eu de douleur de dentz »defuoyement d'eftomach , à.coliques, paffions guellesdes Æ
que: lati rehementes, & cecomme ie penfe pour l'indifpofition des viandes frians [ons
saint: qu'Ms vfEnt, & à caufe de l'eau trop froide qu'ils boiuent foudain apres Juerre
lansile Po potage tout chault.. am a EE NOR BAUT LS SU fs:
Î
L 2
Fi
d LIVRESPREMIER
Malcuduque tesenfins Afficanstombent fouuent du haule mal, 8 ainff qu'ils croit
frequenten fent en aage,cefte maladie va auflien, decroiffant,& fur ceux qui font dé
Barbarie. age fige mal fe ruë quelquefois ils font {f ignorans en plufieurs endroit,
Barbares fü- qu'ils eftiment que ces hommes Ephileptiques foient poffedez du maling
sers 4 La péfse. efprit.Le païs de Barbarie eft fort fuiet à la pete , la où les Numides ns
fçauoient que c'eft, fice n'eft depuis quelque fix vingts ans en ça : mais l
noirs en funt.du tout exemptz.Eta fin que vous cognoiffez combien c'e}
… dommage que l’ Afrique foit defpouillée de la vraie cognoiffance de la wi
rité Euangelique. il faut noter que ceux qui demeurent aux villes, quoÿ
qu'ils portent letiltre de Barbares, fi ne fontils fi grofliers queles lettrd
ne leur agréent, & que les fciences ne leur aportent un fingulier contents
ment, & fur tout feftudient ilsà fçauoir ce qui touche: & apartient à leu
foy,& fuperflition,eftans force deuotieux,honorans leurs Preftres, & dol
éteurs, &allans ordinairemét prier en leurs Mofquées, fcrupuleux au po
fible,& gens qui ayment l’honefteté du corps exterieure. Au refte ils fon
. ingenieux, & fur tous les Barbares quihabitent fr élon la mer Mediterran
à . Jefquels ontle naturel fibon que tout ainii qu'ils fôt induftrieux à dref
Car thagino ‘edifices qui efgallentenbeauté & fubtile liaifon d’architeäture, les pl
sadis eflimex, füperbes baftimeus de l'Europe,auffi {ont ils fimples en leur conuerfi
efloasx. tion, ne difäns rien que felon les penfemens du cœur :iaçoit que tadis le
Romains les ont eu en opinion de defloyaux ,de forte que voulans mo
ftrer l'infidelité de quelcun,ils ne faifoient que le paragonner à la foy pui
nique; fignifiantz vne grande defloyauté qui eftoit comme naturelle à
nation.Carthaginoife.Ce peuple eftialoux extrememét,ambitieux,côuc
Africäs bons YEUX de richefles, & pour Les aquerir ne laiffe coing de la terre ,oùils t
vita PES fachemine nour y exercer marchandile allans en Perfe, arabie, Eg)
trafands Pur pte, Turquie, Etiopie, & Italie ,fins & fubrils grands efcrimeurs,affez
soit Le monde. PTS au Manger mais fur toute-vertu,ils font modeftes en parolle..
Les ieunes refpectent fort les anciens, & de forte qu'ils n’oféroient au
dit vn mot deshônefte en leur prefence, ny chäter vne chanfon d'amou
quoy qu'ils foient bons maiftres en cela , & qu'ils traitent l'amour auti
accortement que nation qui. viue.Les arabes qui font parmy eux font
fez liberaux.mais penfez que n'eft guere qu'aux defpens d'autruy ,. & à
Ferté des iature ioycufe,fins & accortz,hardis, & affez modefles.Les Numides f
Numides. plus ingemeux; & magnanimes., mais la plus part fans lettres ,. adivies a
armes , & des plus gentilsguerriers de tout lep:ïs African. Les Noï
furpaffent les autre: en loyauté, fimples,debonnaires, courtois aux eft:1
ger:,qui dancent volontiers, &fe refiouïffent à banqueter , aymans ca
__.., Quifsauent plus quelesautres,& en fomme ils viuent en plus de libe
Simplate quelerefte des peuplesd'afrique:vousayansfait recit des vertuz,& ps
des Noirs. tieslouables quifonten eux,n'obmetray les vices defquels ils font ent
chez;fuyuät l'ordre mefme für ce qui les réd vituperables,que i’ay faite
pices des hom difcourant ce qui les fait dignes de louange.f.es habitans donc .'e Bar
mes de ls Bar vie eftans pauures fontles plus arrogans & fiershommes de laterre, d
darie. daignansfans aucun refpect chacun n'oubliens iamais vn tort receu, vind
. aufs à outrance, & fi peu acoftables,qu'à grand peine vn eftranger peut
Vert? lonables
des Africans
de Barburie.
“DÉLAPRIQUE. | 1
ais eritrer ‘en Ieur grace." Leurparolle eft fupcrbe;leur: conuer-
wils croil
qui font d'à fans plaifir , adonnezaüx banquets fuperflus » fort mauüais mef-
sendroit Rs, querclleux & noifeux “fans exercice qui aille, i'entens pour le
. du malin communipeu recongnoiffans le plailir receu,gens melfcoliques;fans 3:
fumides 1%, ny paffetemps,eftans fi pauures que la neceffité les contraint d’eftre De de
a: mais Ifours,liez au trauail. Desfilles de Barbarie ne l'en trouue pas prefque pi
mbien c'AS qui porte fa virginité,à celuy qui l'efpoule, leur eftät permis par leurs
nce dela vil Les parens d'auoir desamys, mais dés que elles font mariées, il n'y 4
illes , quo moyen de fuiuretelle vie, & fe portentaflez fagement-en leur maria- Mefhanceté
cles lettre. Numides font traiftres,/meurtriers, & iarrons furtous autres, fi vifs d £ pe NA À
er content uins, que pOur peu de chofc;on leur fera mettre la main aa plus vil 4 Pis é y "
cient à led)e meftier qu'on fçauroitimaginer.LesLibyens font rüraux,ignorans 77727"
tres, & do 5, voleurs, & brigans, & fi courtois en toutes leurs actions que ils ne
[eux au pol degueres differents aux beftes brutes & farouches, qui courent par 1
refte ils (on, deterts & folitudes:leur vie efttrefmiferAble, fans loy,reigle;ny raifé
Lediterran,s cognoiffance de religion quelconque, viuant de la chaife ,mal fai-
eux à dre) chacü, & ne pouuant fe tenir de faire la guerre. Quand aux Noirs, ilz
’
fans pratique, ou induftrie aucune tous brutalifez, & leurs femmes im Saleté des
uement vilaines, & ne {e foucient de leurhonneur, nomplus quebe ps otrs,€ de
fi ce n'eft quelques vnes des plus honeftes,qui fe tiennent aux villes. “#75 femmes
re, les pl
ir conuerfir3
que jadis le
oufans mo
àlafoy pi
aturelle àls
tiCux,COU0
re ,oùils 1h
abie, Eg)
urs,affez
olle..
Des Royaumes de ea, Sux,,© Maroc, @ Îfles Canaries. Chap. 9.
Er Aledeftroit gift la prouince de Hea confinant vers
# le feptentrion à la mer Oceane & Atlantique & le môt :
5 Atlas luy cft vers le midy :'qui eft yn pays afpre,mon- - Æftte de
À taigueux,couuert, & bofcigeux bien peuplé & habité, la prouincc de
!. Ÿ, fourny de Cheures & Afnes,mais ayant bien petit nom 46 en .4frs
roient auc S CC à bre de Brebis, & moindre de Bœufz , & de cheuaux, 7%.
on d'amo #3 PCA 1] n'y a prefque point de fruiéts, mais ce n'eft ny lafte-
imour autaé de laterre,n’y l'inclemence du Ciel qui. en font caufe, mais pluftoft
eux fontiborance & beftife des habitäs.Le froumét n'y croift guere,mais Le Mil
ruy ,. & MBOrge,& Nauctte , y viennent en abondance:& le miel qui fert de
lumides { d foulagement pour le viure de ceux du païs là où la cire neleur fer
æ
NUE Le
DR
Ne NN
adioies ad de rien , eft mife à mefpris, & regettée, Quand ils prennent leur refe Æ# 99 vbom
+ Les No ils n'vfent de table ay treteaux,mais ie mettans à terre y eftendent dét lès Heuns
cuirs fais en rond, fur lefquels mettent leur viande tout ainfi que auffi:
fentles Turcs allans par païs,voulans répaiftre. Leur veftement ft
d'un drap groflier piqué;tout ainfi que vn' lodier ,lequel ils entortillée 4/lement
fort eftroitement autour de leurs corps, &le ceignent d’vn bandeau des Barbures
aine par deffus leurshsnches, & fen couurent für tout les parties que de Hea
re veut qu'on tienne couucrtes,& fecretes: für la celte ilz ont quel-
s bandes de laine longuesde s.coudées ,& larges de deux, mais touf-
laterre, d le fommet de la tefte demoureà defcouucrt, fans que perfonne vfe
receu, vinbonnetz, fi ce n'eftles vieillards. : les chemiles n'y-fonten vlige,à catt
anger peut ucfault de lin, & quand bien:il y sb hard ailhommes
ii
jsaux cftr1
aymans cel
is de libe
rtu7,& pi
ils font en
ciïay faite
cle Barb
*. LIVRE PREMIER té
Æ qi eSt.qui le fceutacouftrer ny erdir, Les hommes à marier n oferoient pon
ofcroiet ps qui f
permis de per- barbe, là où eftarismariez c’eft à leur volonté de lafe laiffer croiftre. ]
mméMN
ter barbe en Jabourentauecdes Afnes & Cheuaulx, &abondent en fauuagine, nc ceux
Hea. ilz n'ontaueuneinduftrie d'aller à la chaffe:& font fi fotz que iaçoit axifint c
N'y 4 point leur païsabendeen riuieres & bôs ruifleaux,fi he fçaucntilz point drflcur eft
demoulinsen fer-des moulinstains a chacun eu fa maifon desinftruments à bras polent &<
Hea. faire la farine , qui ef la charge pour le paffetéps & exercice des femmilde gref
re deli
llâte (
ne vau
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nt for!
| vafes a
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Remedes des La medecine y eft fi peu cogñsüe, quetoutemaladie y eft gucrie cn}
maladies des cauterifant &:adaprant le feu, ainfi que on envfe à l'endroit des befy
Heans, e$t le Jaiuftice y cftentretenuëbien maigrement;ne fe parle prefque de fi
fes. droiétä perfonne, mefmementés lieux montaigneux, où l’on ne recof
Nature fa- gnoift ny Roy ny Seigneur,autre que celuy qui eft le plus fort à {a gut
rouche des m5 je , enlaqueliefemployent.fi bien,qu'ilz n'ofent fortir de leurs maifo
taignars en la fansanoir faufcondui&, & guides de leurs propres aducrfaires. Cefte
reg16 de Hea. tioneft fuiette au Serif,aufli bien que le Royaume de Suz,qui eft del
Hea@-Sws mont AtlasswersleMidy,& verslePonant , il eft arroufé de la gra
regions fübie- mer Oceane,& finit encor vers le Midy aux arenes du defért.C'eft en
tes awSerif._ païs là, 8 fur la cofte de la Mer, que on prend autant.de Baleines .que |
AAfiette de” ljeu.où la Mer pañle , tellement,que les edifices font faits la plus part, à
suz..Balenes cotes de.cefte Belue,-ainfi qu’on voit à Baïpnne, qu on en.paliffe les i4
en la coÿle de dins.Le terroir dece pafs pour le plus eff fertil en froument, l'orge,
SL, mes, Dattes & fucaie en grand quantité, mais mal cuiét & purgé, qui
Naturel fa- caufe que ne venant à faparfaite blancheur,aufli lavente-n'en eft fi facil
rouche du peu LePeuple y eft-fortterrible & fanguinaire, & fuiet à rebelliô, & cela l
ple de Sux, pracede detrop d'aife,ne pouuâsviure en paix Les vnsauec les autres.]
Magiflraf7. récent en leur Cité principale, à caufc de l'abfence du Roy, vn Magift
trimeSlres en fouuerain, la dignité duquel ne dure quetrois mois, lequel a le gouucr
SU, ment de toute Ja Cité, & iuge de to° differéts en dernier reffort.Leursp
1uStice corro- ftres ont.cognoiffance des.caufes qui concernent la fpiritualité: & les te
pue du Roya porelles fe comportent plus auec faueur queiuftice:quieft caufe, que
me de Su7. vn Citoyé tue vnautre,les parens du deffunét pouuans vfer de pareil
Punition des fort,& fe végeren mallacrät le meurtrier,il n’eft faite aucanc pourfuiri
horucides. Que fi l'homicide fe peutgarentir deceux qu'ilduy dreffent des emb
Maroc Royan ches : il eft quitte en fen allant hors de la Cité pour feptans, ou y dem
meet on af. rât,tenir tefke à fes parties, & letermc expiré,il dreffe vn bäquet aux p
Fertilité: du. cipaux, & accorde auec partie, fans à delormais il foit en crainte qu’au
terrouer de Auy facc defplaifir quelcôque.Paffant pl’ outre en terre ferme eft le Ra
Maroc. aumc de Maroc, celuy d'où font fortiz les Seigneurs Mores,qui ont }
Habitans de filongtéps tenu la plus grâd part des Efpaignes.Cefte regiô vers l'on
Mares cour- fauoiline de Hea,& eft pofée envn-grand vallon entre les môtaignes,9
toi ,grlibe eft caufe qu'ellene doit rien à terre qu'hommefcache dire,enfertilité 2
raux. tout.ce qui cft neceflaire pour la vie des hômes,côme grains, fruits, befà
eaux fontaines,& autres femblables cômoditez. Maroc eft Cité:princip
Le, de laquelle 1e Royaume porte le nom,iadis fuperbe, &à prefent
abaftardie,où toutestois le peuple eft liberal & courtois $-où l'6 lift!
loy,y ayätdes colleges rençez pour ce faire, & des hafpitaux pour les p
ient po
roiftre. |
jagine, m
1e 1açoit ql
‘point dre
à bras po
des femmg
gucrie en}
t des bel
que de fi
A ne r'ECoÉ
rt à [a guet
urs maift
es. Cefte
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de la gra
t.C'eff en
Ines que {
Jus part, (
alifleles id
l'orge,les
Jrgé qui {
n eft fi facil
, & cela ll
esautres.]
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€ gouucr |
brt.Leursp
té: & les te
caufe, que
de pareil
pourfui d'
des emb
ou y demi
quet aux p
inte qu'il
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qui-ont }
b vers l'ont
Otaignes,q
Fertilite sd"
ruits, befti
té princi
-efent à
l'ohft!
oulesp
D'E'L'AIF RIQUE. 11148
ns qui font de leur fuéte, letoutibafty & donné par ce grand Roy More Mar /or le
mméManfor, tantrenommé; &en Afrique, & en Efpaigne.: Orcft-il grand Roy ré
: ceux quiletiennentau plat païs font fi beftiaux,que n'ayans homme /: de Maroc
Hfantentrecux pour vuider leurs querelles & differéts,ils font côtrains ©” de Grena-
Jeur eftcôme couftume de retenir les eftrangers qui: pañfent atin qu'ils deen Efpai-
ent & donnétfentence fur leurs difcordes, & faut que ceft arbitre-fer-$/#.
de grefier,& de iuge: tout enfemble. La nouriture de. ce peuple n'eft Beffi[e des Ma
re delicate;côme de ceux qui viuét defärine d'orge deftrépée en l’eau 27#ens du
sillâte & cuite auee chair de Bouc,du ‘plus vieil qu'ilsayét,& de celuy plat puis.
ne vaut plus pour les troupeaux. Apres font ceux de Guzule Prouice ?###7emotr-
peuplée & cofinât vers le Ponâtau Royaume de Suz, & vers le Septé. ”##re de ceux
au môt AtJas, & tirât à l'Orientelle auoilineles Heans. Les hommes de Maroc,
nt fort beftiaux, & ce nonobitant ayant des mines.de fer, ilz en font Gazule Pro-
vafes affes gentilement elabourez,que ils troquétauec des draps;che #/#° © Jon
efpices, & autres chofes à eux neceffaires és foires & marchez des affiette,
vofins, où ils n'ont gardede faillir.. Les habitans n’ont aucun Sci- Mœurs faro:s.
ur ,ains chacun eft Roy en à maifon , qui eft.caufe que toufioursilz 5 des Gu-
endiffenfion, & font fi acouftumez à la guerre que leurs trefues Ten.
Jurent jamais plus hault de trois iours la fepmaine , à quoy ilz font fermé des
traintz à caufe du trafic: maisfe rencontrans,les trefues eftant expi- GuYaliens.
fe maffacrent reciproquement fans refpeët d'aage, ny de fexe quel- / uffice nata-
que.Les Guzuliés ont pour tout veftement; de certaines chemiles de le des Gun
> faites enhoquetons fans manches, & affez eftroites par lecolet, & Liens.
efte,ils ont des chapeaux faits de fueilles de Palmiers. Le iour deleur
& marché eft gardé fi folennellement, qu'il n’y a homme fi hardy
ofaft meffaire à vn autre, tant fuft-ilfon ennemy , à caufe qu'il y a
apitaineefleu de toutes les parties,quieft füur-intendant aux crimes
Mis durant le trafic, queilz puniffent félon la srauité du forfait: mais
arcins y font punis de mort, fans autre formede procez, maffacrans
rron-auec vne efpece de Pertuifanne queilz portent pour ce faire, Pucale reçiÿ
aiffent les corps morts, & pour exemple, & pourferuir de pafture d’_4frique re
beftes & oifeaux de proye. Ainfi quoy que ce peuple {oit brutal,fi gardat Made
te ceux qui rompent le lien de paix, és atfemblées faites‘pour le ze, «> feffen
fit, & neceflité de tout vn païs- dt prefque
Voyfins des Guzuliens, font ceux qui habitent en laregion Ducale, s1/74'anx Ca
versie Septentrion regarde l'Occan Atlentia rareilleeleua- narres,
quel'Ifle de Madere : où-le peuple eit maling, vicieux, ignorant Fuço de vi-
bitant efpars çà & là, à caufe queil y a fortpeude Citez, vnies- & wre de ceux de
cécs le pais ion ferul à merucille en grains, fruits, & beftial, les Ducale,
es aflez gaillardes, mais: plus fuperbement veflues. Leroy de Por
plus parmdece païs ef à prefent fubiect au Roy de Portuga',& ce rugaltient en
is que ilfeft fait Seigneur d'A zamor , où il enuoye gens à {à pole, effroy La regio
tplufieurs fortslelong dela marine, comme celuy quicommande Durisle,
que de.ce cofté à toute la cofte d'Afrique furl'Occan. M.:dere pre-
yant parlé de l'Ile de Madere, ie ne peux dire rien autre cas des micremer he
jurs des habitans, que ce. qui fera dit des Portugais enleur lieu, entant birés par les
Li T Tertuzuu.
7
€
LIVRE; PREMIER
a que ce fonteux:qni les premiers l'onthabitée, veu que au parauañt,iln'
Quelles fort anoit vn feul poucé de térre prefquequisne fut en boys,tellemét que cew
Les Ifles*que qui y vindrentau commencement y mirent le feu,-pour ofterces bofc,
lesateiens ges & rendre le païshabitable ainfi qu'il eft à prefent. Ainfi auant qu
nommoyent : pafler le Tropique d'efté,pour voir lesterres d Afrique tirans vers l'Eq
Fortunces. … feur,ilnous faut vifiterices Ifles tant chantées par lesanciens,fouz le no:
d'Hefperides& Fortunées,& lefquelles à prefenton nomme Canari
ifant!
mais
rercice
nez de
sont
Dffefio
r'eurquy fa non du nombre des Chieus nourriz,outrouuez enelles mais pluftoft à > volo:
pellent Cana- plus grande de fept qu'ily en à de voifinesf'apelle Canarie , de laquelle f'affe:
ries.Nom des toutes les'autres ontsfté aini baptifées. Or les quatre fonthabitées nd, &
IflesFortunees Chreftiens,defquclles les noms font tels, Lanzalotte, Forte-auanture, es faite
Gomere, & l'Ifle du fer:lestrois ont le peuple Idolatre,apelées laCanariré, &
Seign.des Ca Tencriffé & la Palme,des mœurs des habitans defquelles ie veux difcodbrer &
naries idols- rir,n'eftant fur le propos de la defcription du païs,ains feulemét de la mnt, &
tres comment niere de viure des hommss.Or lestrois fufdittes gouuernées par les 14ies plus:
fint'eréex.. Jatres font fortes & fi bien gardées,que iamais les Chreftieas n'y ont fB/potz
donnerattainte,tant pour en eftre le peuple vaillät & farouche,que poils picrr
Ærmes des l'affiette difficile des lieux, & afpreté des haures,& Plages prefqueimpolhi cfto
_Canariens. … fiblés à les acofter. Or ce peuple qui refte idolatre cit fcigneurié par ne » que
pelfement des feigneurs qu’ils appellent Ducs, lefquels y viennent:non par fuccefli ftes &
Canariens ins par force emportant celuy la principauté, qui a le.plus de puiffandins qu'à
*entre-tuans furieufement auec des pierres & iauelotz,qui en lieu def u'il ne!
Oïçnemens ont d'vne forte de corne forte & aiguë pour armes, & où cecy n'eft polices prer
des Infilaires jls bruflent Le fit par vn bout, le rendent ainfi offenfif;comme f'1l y adRerbes qi
peur f'endur du fer bien peintu.fls vont prefque tous nuds,fi.cen’eft quelques vnsqhz cxprin
sir la peau. faffublent de quelques peaux de Cheures en mettans vne deuant, & proie,
ouleurs
autre derriere: & a fin d'édurcir leur cuirmefine,ils vfent du fuif de Bo
Maïfons des auec le ius de certaines herbes à eux cogneues propres pourtel cffc&,
Canariens. … de ce meflangeils f'eignent le corps,qui le leur rend plus dur a fin def
quelles. Piures porter les rigueurs du froid, quoy que il n'eft guere vehementen ce}
des Canariens Ja, eftans pofées ces 1fles fur le-midy, & non trop efloignees du Tropiq
d'efté, Ces Infulaires ne baitiTent villes, Citez,ny maifons,fe contentä:
Canariens creux, & grottes des montaignes,où fe retirans auec leur beftail fe dc
rangement dent de toute iniure du temps, & incleméce celefte.Leur viure eft dep
idolatres. d'orge,chair,& du l'ait deCheure,defquelles ils nourriffent degranst
peaux,& quelques fruiéts,& für tout de bonnes figues. Ile n'ont auc
Mariage des certitude de religiô,ains adorent les vns le Soleil,d'auties la Lune, &
Canariens, … cun fe forge vn Dieu tel qu’il luy vient en fantañie. Orne foncils fi
ftiaux que-d'auoir communauté de femmes , veu quélemariagea PE"
Filles ne fint entre eux;bié cft vray que chaeun en prendtel nombre que bon luy Blain, &
efpoufees vier: ble:& iamais vn Canarien(i'entens des dolatres destroisifles) nel ortent cq
£espar leurs feroitvne femme que premierement le Seigneur du païsne l'euft der omme le
marys ains le celléc,accomptans cefte Aueur à vn grand auantage pour eux; fi le Pri euies, ]
Seigneur les couche vne nuit auec leur efpoufe.Or ont ces idolatres guerre.côtin@" nt hon
dre Je aucc leur voifins Chreftiens des autres Ifles , & en prenant quelqi ‘UT POrt
vns, ilz he les tuent point, penfant les tourmenter d'auantage |; els 4 Le ’
À la le res, p
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| DE L'AFRIQUE. 25 |
sant la vie, & Les employans à efcorcher les Cheures qu'ils mangent,e- C ondition de
mans ceft office comme chofe vile & infame, & les detiennent en ceft cr que les
rercice , iufqu'à ce qu'ils ferachetent, & ainfi ils ne font. pas tropefloi- C w#Naries pré
Lez de courtoilie, quelque farouche naturel-qui femble les ir diet en guer-
s ont vne elträge couftume de fäire,lors que vn de leurs Seigneurs préd 7°.
ffeflion de fa feigneurie ;.car:il fen trouue toufours quelcun qui fof- 54% rifce ve.
> valontairement à la mort pour honnorer la fefte,au iour de laquelle lotasre d'ho-
S f'affemblent für vn tertre, & hault rocher, voifin d’vne vallée fort pro- ##5 aux fol
nde, & là celuy qui fe doit facrifierluy-mefmeapres quelques ceremo- #4fex, de le
es faites & parolles propofées, fe precipite du hault en bas ,.& eft def- creatiod'un
biré, & rompu en cent mille pieces . ‘LeScigneur auffi eît obligé d'ho- #2##4# S (7
brer & entretenir, pour recompenfe de ee feruice, les parents du def- gneur.
in, & les-tenir les plus chers qui foyent à fa fuitte. Ces Canariens font Canarsens 4
s plus adextres ,agiles & legers hômes de la terre, couräs:vifte, & auf dextres, forts
fpotz que Cheureuls, fautäs fur les rochs tous pieds nuds,fans craindre ©” légers
s pierres aigues des mütaignes,ny la durté desterres, & faifans des faults
i eftonnent la veuë de ceux qui les regardent :fi adroits à ruer les pier-
, que vifans à vn licu ils n'ont garde de faillir d'attainte, &f5 fortz, ro-
ftes & ouiffans » ayans les bras fi nerueux, & les poings fi roides, & pe-
s qu’à coups de poings ils defpeceront vn pauois,ou bouclier, pourueu Cansriens fe
ul ne foit point bandé de fer. D'auantage hommes & femmes en ces paignent le
es.prennent grand plaifir à fe paindre la Chair auec le ius de certaines corps pour
erbes qui les couloure de rouge, verd & iaune, & auecces ornementz Jembler plus
zexpriment gaillardement leurs affe&tions ; & donnent.indice de leur branes
goiffe,ou ioye, tout ainfi que par deçà nous en vfons par le blafon des beaux.
ouleurs : & en fomme ce peuple reffent bien le naturel farouche du païs .47anaghes
que il habite, lequel bien que fait fermille, fi reffent il fon.horreur & foli- brurawx peu.
ude à caufe de l'afpreté & hauteur des montaignes. | ple baYane.
Reprenans kterre ferme d'Afrique, & pañfé le Tropique d'efté tirans se à Æ
ers le Pole Antartique > or voit le païs des Azanaghes peuple beftial & Zanaghes,
roflier ,abreuué toutesfois quelque peu desfolies du Mahomctifme ,à fort pauure,
ufe que les Arabes y frequentent quelquesfais.Ces Azanaghes ne font e- fobre.
Bu tout noirs ains bazanés, Ne mt & errans parle-defert , viuans de Ft/femer des
Dates & lait de Chameau, aifans petite & fobre defpence, & fuportäs ia . Lz,an4-
im, nature pouruoyant ercela à la faulte que bien fouuent ilz ont de ghes.
iures.Ce peuple eft fort fimple & fot, quoy:quecholere & furieux , &
porte ordinairement vn linge entortille fur la telte , vn bout duquel leur
pendant fur le vifage leur couure la bouche ,-qu'ils eftiment chofe fale 8e
ilaine,& indigne que ontienne à defcouuert,à caufe que c’eft d'elle que
Dortent continuellement des ventofitez & mauusiles odeurs, & qui eft
omme le lie purgeant les excréments,tout ainfi que font les parties hô- zes _ dx 4m
eufes, Ils n'ont:Roy , Prince, ny Seigneur qui leur commande, feule- ghes dfrment
enthonorentilz (inftiguez de lanature) les plus anciens , & riches ,& Le boische w5-
eur portent quelque refpect, & obciflance: & font gens fort pauures , buse «>
hrrons, menteurs, & traiftres fi laterreen porte : d'aflez bossetaille, pos, px. -
maigres, portans lescheueux iufqueaux efpaules, quels cignent tous les
G
LIVRE PREMIER
Trafedes … ours de certaine compofition non guere bien flairante, mais en laque
A ansghes ilz Le plailent,tant font diuerfes les apprehenfions, & fantafies des ho à
mes. Ces peuples des Azanaghes,qui fôt du Royaume de Mely, ne bar
ct n'vfent de monnoye eselconque, et ne fen foucient non-plus quedl
rien, ains tout leur cas je pañfe au trafic par efchange , vendans l'or
remmés Æ- poids, duquelilz ont en abondance , et prefque du meilleur qui foit
umaghes en toutle monde. Leurs femmes font bazanéez et mal veftues , fans por |
quypeline ter aucune chemife, et font celles là eftimées les plus belles entre cllell
éffre belles. qui ont plus longues tetafles, qui eft caufe que dés que les tetins Icur ci
mencent à poindre et à fe haulfer, elles ne ceffent deles tirailler , etil
ferrer, afin que croiffant la chairen cefte partie,elles puiffent eftre adm
rées comme les plus excellentes et rares en cefte perfeétion de beauté, |
rlenue de Se. Dalle le païs des Azanaghes, on vient à laterredes noirs, eftant fi
nega nommé la feparation des Bazanez etes noirs par legrand flcuue de Senega, pli
Nigereff mis les anciens nommé Niger, et la fource duquel on tient proceder du mciil
en l'interieu. me lieu que celle du Nilayant pareil flux, et reflux que le fieuue Eg;l
re Lilyepar ptien , arroufant , et engreffant par mefne moyen les terres » Ct nou
Ptols. lin 4. riffant Crocodiles, et toutes belues, et monftres aquatiques que on voi
ch.6.Table au Nil ordinairement »et à caufe de ce fleuue, tout le païs eft non
d'Afris. 4 mé Senega : regardant vers le Ponant la grand mer Oceane , au M
Les peuples le Royaume de Gambre, & versie Septentrion cft celte grande riuis
ont nomez, re, quile fepare comme diteft des Azanaghes, & donne commencl
Nigrites& mentaux païs qu'on à nommez dencftre temps la bafie Ethiopie,
canfe duflen. Le peuple de ce pañs elt riche, & füier à vn Roy, lequel y vient pal
ne par Mele. cle@tion, & eft choili dela plus noble race que 1lz fçachent trouuerl
3. ncantmoins fon autorité n'eft point ferme , ny afleurée: eftant celui
Æfiete du quiregne toufiours en.crainte d'cftre ou mafiacré , ou chañé de fon goui
Royaumerde uernement. Ce Roy n'aauçunes daces, tributz, ny gabelles Jeuées li
Senega. le peuple, ains vit pour le plus de; prefens que luy font les Seigneurs c4
Le Roy de Se. païs , & des pilleries queluy-mefine faitauec fes efciaucs, & du labeill
mega fast par de fes terres, defquelles iltire vn grd reuenu pour le nourrir & tenir ci
cleétron. eftathonorable : Luy eftant permis detenir tout autant de fcmmes c18
pie du Roy de bon luy lemble, lefquelles font logées chacune à part, syant des ter:
ces noirs, aflignées px le Roy, pour leur entretien & nourriture. Etes allaat v
Mariage,g> ter, Chacune cit tenue du fournir la deipence , éc le défrayer tant qu'il
mefnagedu meure aucc elle: & dés que vne eitenccinte, il n'y vaplus tant que «' @
R2> deSene- foit deliurée, qui eft caufè que changeant ainfi de paiture, ilz ont vi
ga. infmte d'enfans pour fucceder, nonau Royaume, mais à ieurs terre)à
Les Noïrsde feigneunes, & patrimoine, Ee peuple y eft Mahometan mais nor
Senega Mu- pas de plus fins, & arreitez en celle fuperilition que les Mores blar fé
bometans, d'autant que ilz n'ont qui les ÿ inltruifé, & aue ce que ilz ne tiennifii
pas grand compte,mefinement depuis queles Chreftiensy frequenten
Ces Noirs vont tousnudz, fors que ilz portent comme va hault dt né
poftemêt des chauiles de cuir de Cheure, pour couurir leurs parties honteutes, m1
Vars, les grands fe parent dechemifes de Cotton que fs femmes filenc 5 41
font des draps larges de demy pied, & les couivit enfembie Les vou
104
DE L'AFRIQUE. 16.
ne mettre en œuure pour quelque abillement.Les femmes vont toutes
ais en laque à ertes de la ceinture en hault, mais en bas elles font couuertesd'vn
sieur Ron krit drap de coton ceint à trauers, qui leur pend iufqu’à myiambe , le
Mely; ne ba itenud , & en la tefte ne portent autre cas que leurs cheueux treffez Havas
on plus que, mignotement, & liez en diuerfes fortes, & façonnez auec des entor- . ‘7
endans l'or lements qui leur donnent affez bonne grace. - Ur
leur qui{oit L Lis mangent fort falement,fimples,& fans grande malice grans parleurs
Us per ayans toufiours quelque cas à repliquer , & par confequent menteurs Noirsfort
poflible,entant que en vn fi long babil il eftimpoffible que le menfon y 4},
y manque, grands trompeurs, iaçoit que au refte ilzfe monftrent affez '
Bricables,ne laiffans patfer vn cftranger,auquel ilz ne donnent vn re-
en leur maifon,ou ncle logent courtoifement pour vne nuiét, fans.
vouloir aucun payement,ny recompence. Ilz fe guerroyent en fem-
& ne pouuans viure en paix vont aflaillir leurs voifins faifans leurs
erres 4 pied,à caufe que les Cheuaux ne peuuent guere viure en ces 177% de
crées: & n'ont autres armes ofenfiues que zagaïes, & iauelines ayans “#7 desenes
pied de fer tout cramponné,& fubtilement elabouré à petites poin #-
ot nuifibles, & leurs efpées femblent des Simeterre, Turquefques,
Fque ceux-cy font tous de fer, fans qu'il y ayt vn brin d'acier,
eursguerresne fe font fans grans meurtres, & effufion de fang, veu la
e des armes, & qu'ils vonttous nudz au combat, & que eftant hardis
rutaux,iiz ne ruent guere coup qui neporte : & font fi affeurez que y vos ds
or que ilz voyent tomber leurcompaignon,fine monftrentilz poiat Senega bons
ul brin de craunte,ny de couardife. Au refte c'eft le peuple le plus
lard à lanage, & à puifer les leuucs , que on puiffe gueretrouuer en
leinonde. En ce païs, quoy que hors la puiflance & iurifdiétion 3,,pnie>
oy de Senega, font ies Burbarins, & Sereces,lefquels fuyent de fa- Seretes fort
kuir à fcigneur aucun, cra gnans que on leur enleue leurs femmes &en je
, cho familiere aux Roysd'entre les Noirs, qui font argent de
te clpece de denrée. C3 hommes font fort cruclz & idolatres , fans
ne autre loy , que celle que leur ordonne leur fitafic:expers en guer
& L'aycans dextrement de l’arc,auec des faictres enuenimées: & ne füt
Mis d'aucun à caufe de l'impoflibilité de l’aproche de leurterre , qui
oute en lacz,& mareltz, & de toutes partz marcfcageufe, Paffé ce
Ron vaau Kovaume de Gambre , où eft le Promontoire que noz |
ver Tant QUE tes anpcllent Cap rouge ,où les gens font fi plaifans & courtois qu'il ‘”##* FE jHE
US NE QUE. ue imposfible que on les acointe,tantilz onten deteftatiun l'al- teur.
MC; ile OV des eftrangers. [z font Idolatres,& grands forciers,aiouftans Foy
sa ieurs TT harmes,& enchantemens, & autres folies qui dependent de l'art, & Gaæmbrieirs
aetan MAS Os de Sathin, & toutetois confeffent vn Dieu , plus grand que touts forsiers ex
Mores blanc es Idoles.ncantmoins y ail plufieurs qui füuiuent la loy deMahômeth: 1dolatres,
iz ne uen ES Viure,cit (blable aux fiçons de ceux de Senega,fors qu'il ont plus
y Hrequente dy, & qu'ilz fe repaiffent de chair de chië, viande non acouftumée par Gambriens
e va hault Co quelconque. Suiuant cefte cofte,rafant l'Afrique, & doublétaucap menress La
ONtCUIES , P'SSSPaimes vous entrez au Royaume de Ja Guinée,& voyez les païs de Chrens,
pes Die nt ogeite, Benin & Manicôgre,où {clon la diuerfité des peuples vous y
smbie les vous Gij
1
tetins Jeur cif
tirailler , cti
ent eftre ad
de Senega, p
ceder du m
e fieuue Egy}l
res > € OU
ues que on voh
: païs eft non
eane ,au M
e grande riuis
ne commenc:
ithiopie, à
quel y vient pal
chent trouucrii
: cftant cel
afé de fon go:
elles Jeuées l#
es Scigneurs ci
s, & du labeus
rrir & tenir «il
de fcmmes quil
cyant des ter:
tles allant vil
ne hr. Se
Gambie Rey
AU 4j
? LIVRE PREMIER os
voyez auf verieté en leurs a&tions;& manieres deviure,les vns füyuan
. . la Foy del'Alcoranifme,& la plus grand partie fadonnans à l'adoratio
ps adirez, de ce qui fe voit & des bafles creatures.Tellementque leurs Roys-fon
4 l'efgal de adorez du peuple:qui croit qu’ils foyent defcenduz duGiel, & ainfi qui
Dies. on leur parle,c'éft auec-grand reuerence,les faluant de loing, & mettais
.… les genoux à terre. Auffi ces Idoles Koyales;afin d'éntretenir le: peupl
Les oleileSti en ceftebeftiale opinion de leur diuinité', ne veulenteftre veuz en mani
mé Dies 4%. geant,ains prennent plaifir que leurs fuicts les-eftiment pafler leur vie fang
Royaume de manger ny botre.Or eft leSoleil leur grandDieu,& croyent que les ami
Jenin.Fune- fontimmortelles, & quelaiffant le corps elles vont loger auec le Soleil,&
rtilles des: ce font ceux de Benin ,quifabeftiffent en cefte fantañe, voire. obferuerf
Roy: deBenin vyne cftrange ceremonie quand leurs Roysfont decedez,que de faffe
bler en vne campaigne, où ils font vn puits fort large par le pied » & «4
Aômes [ef ftroilfiffant iufqu’au fémets,où ils defcendentle corps du deffun.. EH
crifians aux apres ce les plus fauoris, proches parents & meilleursamys du Roy tre
ombres des paffé, fe laiflent de leur bon gré couler dans ce puits, pour tenir compa
morts, gnic à leur maiftre, leur tournant à grand'honneur, & auquel tous ne pe
… uentafpirer,de fuiure leur Prince en l'autre monde,tellement que les p
Effrange do miers qui meurëten ce foffé font cftimez les plus heureux:& ceux qui aÿl
latrie déceux moient mieux leur Idole RKoyalle.Les noirs de la Guinée ne font fi aff!
dela Guinée rez enleuridolatrie, veu que tous les iours ilz changentde Dieur, f'arral
ftans en l’adoration de la premiere chofe qu'ils rencontrent le matin fon
Noirs de Gui tans de leurs maifgns, fuft elle fenfible,ou fans ame ny fentiment, de fon
née defirdon quetelles fois vous verrez l’vn faire fà priere à vn Lezard l’autre à vn ojll
nez. auboire feau,ceftuÿ à vne pierre, & l'autre füpplier vne Grenoille, & le foir ver
CQ* manger. tous ces Dieux font hors de cartier pour donner place à ceux qui l’endi
main feront en office. Ce peuple en general eft fort infolent, &. defordd
né en fon boire & manger; failant plufieurs repas le iour :, & fengorgeal
Remede dés de viande &.du vin que font de Palmes : & quoy qu'iiz foyent ain/i
1
maladies des "foluz & gourmans, fi font ilz de fort longue vic,tellement que plufieul
Guineens. viuent fains, & gaillards,iufqu'à l'an centicfme de leur aage, Quelquef
ils fe fentent indifpofez, & pour l'inclemence dû Cielattains de quelq
legere ficbure;mais pour remede fouuerainils f'aident de Phlebothomk
Peres vendet 8 dés que la veine leur a eftéouuerte;ilsnefaillentd’eftregueris.. |
leurs enfans..… Ces peuples font fi badaultz,que pour peu de chofe , les peres, & ni
res vendent leurs enfans, que les Portugaisachetent pour f'en feruir
: Jabourage des terres, & iardins,et autres affaires es .Lfles de faint Iaque
Druerfés fai- faint Thomas, & autre qu'ilz ont en ce pays là,efquelles en certaines {à
Jons pour les fons, ceux d'Europe falchez de l'intemperie de l'air; n'ont aucun cfful
blanc, @: pourtrauailler en forte quelconque ainfi que en d'autres temps de l'%
pour lesNoirs née, lors c'eft à fçauoir que le Soleil f'efloigne d’eux;etnous aproche, ll
és iles feux, Noirs fentans le froid, fouffrent vne grande alteration de leur gail!ardi
l'Equateur . fe fanté,et bonne difpofition. EN
Ainfi les Blancs fe portent mal en efté, les Noirs font à leuraife, et tri
uaillent,les infirmitez defquels les aultres fuportent,durant le froid ci
ct le foulas de ceux qui font voifins de noftre Paule.Les autresNoirsc
rent
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peres, & mi
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certaines li
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eur gaillar}
raife, et tr
le froid,
tres Noitse
ae qu'habitét ces Troglodites defquels auôs parlé cy deffus, & que noftre
| « . . . . = 0]
teur à recueillis des liures de Diodore,côme ï'ay tout ce mien difcours
DEL'AFRIQU'E. 27
rentversl'Ethiopie;& les defertz,de tant ils font plus efloignez dé la fie
uentation des”eftrangers; aufli font ils plus D ad beftiaux,allans Or; € 47ur
buts nudz,& ne paroiffans cftre nez que d'hte feruir de paffe-temps;tant abôde en Gui
x Africans & Mores blancz,que Chreltiens qui courét ce païs pour en néeMeligette
rer l'or, & l'azur qui y croift en abüdäce,& c'eft pourquoy lericheRoy € Be,
Le Portugal, f'eft fortifié en la Guinée, & left faify duCap à trois pointes.
eux du Royaume de Mani- congre font de parcilles mœurs, & aufli be-
jaux que les deffufdits, & de 1à iufque au Cap de bonne cfperance, n'y a Mans-con-
euple qui foit guere venu à noftre cogniflance , pour-ce que ceux qui gr##s 1dolu-
t voltigé le long de la marine n'ont entré guere auant en terre ferme, tres.
ui eft pour la plus part deferte,ou habitée d'hommes fipeu acoftables..
u'onne fçauroit rien dire de leur fiçon de vie, & moins quelle religiô
ft-ce qu'ilstiennét que ie penfe eftre aufli fainte , que de ceux qui font Cap de bonne
puz pareille eleuation du cofté du Ponät,à fçauoir fans opiniô de Dieu «/ferance fin
cognoiffance de loy,ou ceremonie quelconque : & pour cefte caufe d'_4frique
bus doublerons le Cap de bonne efperance pour vifiter les peuplés A- du coféau-
icis qui font en l'Oceä qui regarde les Indes, & aproche le plusle pas fral.
l'Orient.Entre lefquetsles principaux font lesCefaléés affis droit fouz
Tropique de Capricorne,riches en mines d'or,aflez courtoys, & acofta
les, à caufe des marchands qui y abordent d'ordinaire de toutesles par-
s du monde, & font idolatres,quoy qu'il fy trouue nombre de Chre-
jens Juifs, & Mahometiftes.Comme aufli fait en Quiloa , au Royaume
pMelinde, voifin de l'Ethiopie,& droit fouz la ligne Equinoëtiale : au.
bel eft contigue la terre de Mombafe où le peuple vitaffez honorable- à
ent fouz la diuerfité des opinions de religion non affeuré ny au Maho-
etifme,ny à l'idolatrie, & participant de tous les deux: & c'eft dece co-
efale Royan
me African
decouvert de
notre temps
l'afrique,ainfi qu’elle fe comporteà prefent de ceux qui on voiagé le
png del'Ocean, & ont mis pied à terre partoutes ces nations , & y fre-
uenté les peuples, cogneuz leurs mœurs,cxperimenté leurs douceurs,ou
lonnie,& goulté la difference de noz Climatz,auec,l’intemperie ou cle
Quiloa, Me-
linde Proun
Bince de celle partie delaterre tant efloignée de noftre Europe, & font + ;iches en
ss auteursa fin queie ne les fruftre de leur hôneur, & ne fois vfurpateur ines d’
e la gloire qu'ils meritent pour auoir trauaillé,les Seigneurs Lean Leon uit à
rican, Americ VefpucceFiorentin,LouysCad emoîfte, Pierre de Sintre ,
puys Bartheme Boulongnois, & d'vn excellét Pilote Portugais quiont | gyreurs def”
& ce bien à la pofterité que de luy eclerci à pei 7
p q y eclercir ce que fans eux à peine fut quels el tiré
' . . .
Bruenu à noftre cognoiffance.V oila donc Pafrique , & mœurs du peu- eue.
qui font en elle,;auec prometfe que ie fais,que là ou l'auteur me fem-
cran'auoirtouchéles chofes de noftre aage, d'y donner attainte & con.
nter l'apetit honnefte de ceux qui liront ce recueil. |
Fin du premier hure.
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P | E ELU du S ge
PAS Ne DAT EX
LIVRE SECOND
DEL'ASIE.ETPEVPLES PLVS]
renommez contenuz cnicelle,
æftendue de
bUAfie.poy .Chapitrepremier.
Strabon li.x.
Pomponie. NIMES
Mel.lurxe Lai qu'onafuit detoutelaterre , ainfi iadis apellée du nom
Orfe lines. CNE Pde la fille de l'Ocean,&T'hetis, femme de Tapet & mere
chapitrez [K (2/8 de Promethcé:ou comme aucuns eftiment elle euft ce
oc,c'fl a pre QE An) A nom d'Afie fils de Manée Lydien.Cefte cy f'eftent dés,
feat merde: SLR Midy le long de l'Orient,iufque en Septentrion, ayant
Cathas. pour borne vers Occident lefleuue du Nil,1aTane, & la mer maiour
Mefüure du ou Pont Euxin,& vnepartie dela mer mediterranée,& de tous les au-
mont Taure _trescoftez , elleeltsrroufée du grand Ocean, lequel vers l'Orient f'a-
qui félon fe pelle Eoë,qui eft à dire leuantin,vers le Midy porte le nom d Indien
diutfion « auf ou mer de Cam'aie,& versle Pole Artique, cft nommé Scythique.
fdiuers noms Laterre fermé eft aucunement partie,et diuifée parle mont Taure. qui
toy Pline li. s'eftend d'Orient en Occident, en faifant courir vn de fes bras vers le
27.7 ‘Ponant, & l’autre qui regarde comme par pointe les parties meridionales
Solinch.4t. & ces deux parties du môt aportét (ielon la denominatid des Grecs)i'vn
€ Mele 11e n6 d'interieure,& l'autre exterieure. Cefte montaigne peut amoir de
Æuant que largeur en plufieurs lieuxiufqu'à trois mille {ides , & de longueur,
ffauosr les autant prefque que toute l'Afie à fçauoir 45900. ftades depuis les rines
bornes d'Æ- de l'Ifle de Rhodes, c'eft à dire du bord de la mar regardant la dicte Ifle,
friqueonle versl'Qccident,iufque aux fins, & derniers limites des Indes , & des
pouusit dire, Scythes qui aduifent la fin de l'Orient.Etcommeilelt grand ,aufñi a il
mass 4 presët grande diucrfité de noms felones païs compris en fon eftendus: & fes
sy à à diffu. parties eftansles vnes plus grandes iles autres moindres en leur contenu |
fer, & grandeur.Or tienton que l'Alie eft de telle grandeur ,& comprend fi
Diuifio d'A grande efpace de terre qu'elle feule en embraffe plus fouz fon nom que
rabisen tri ne font ny l'Europe, ny l'Afrique,encore qu’on y comprenne la mer qui
piyPtell.s. arroufe les deux. L'Afie elt{ouz vne grande temperature , & ferenité du
e.27.19. @- Ciel;ayans les terres graffes & fertiles : & c’eft pourquay ellecft abon-
L.6.c.7.8olm dante en toute forte, & efpece-d'animaux.Or ducofté qu'elle regarde l'A
chapitre. 36. frique{comme elle ayt plufieurs & de bien fort grandes & riches Prouin
De l'heureufe ces qu'elle contient & embraffe)gift l'Arabie diuifée en trois partics, le
voy Pline li. quel païs eft afis entre les regions de Iudée,& d’Egypte,ainfi que Pline
6.c'4p.38. 1e racompte:l'vne des Arabies,ditte pierreufe & enclauée du cofté de Se:
Sre eft vne de trois parties felon'fancienne diuifionk
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garde l'À
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fté de Se
DE L'ASIE. : 28 Rhsdigin!i.
tentrion, & du Ponant aueclaSyrie,& a de front l'Arabie deferte qui 10.6h4.33.
‘auoifine, & vers le midy elle voit cellequ'onnommeordinairemétl'A-
rabie heureufe .À ceftediuifion il en y a qui aiouftent comme dependan C'éfe# rabe
ce de l'Arabie heureufe les Panchaïens, & Sabéens: & futnommé ce piïs eff dif par
ainfi d'vn certain fils d'apollon,& Babylone qui f'apelloit Arabe. Le païs Berofe fils de
Arabic feftendant en long & en large,contenoit aufli des peuples de di- Curpsre des
uerfes humeurs & fçons de vic, & ayans grande varieté quant à leur re- Cureres.
igion, & ceremonicsinourriflans leur cheuclure,& portans des mitres, &
urbans auoient la tefte ccinte & liée tous d’une pareille & femblable fa- Des mæurs
on,& partic defquels fe faifoient couper, & raire leurs barbes.Les arts,& des anciens :
eftiersne font apris parmy eux confufément , & tout ainli que parmy -#rabes vy
Lous,ains faut que chacun fuyue l'ast,& vacation defes parens &e ance- Divd.Sicill.
res.Celuy qui eftoit le plusancien entre eux emportoit la préeminence, 3-#fige. ra.
L Les autres eftoient tenuz de luy obeïr,et n’auoicatrien de propre, ains
s biens eftoient egallemrent poffedez par toute vne race et famille ; et
fquels tous fe contentoient d'vne femme qui leur eftoit commune. Et
y gouuernoiét en ccfte forte:le premier qui entroit dans la maïfon pour
ointer la femme, laiffois fon baîton à la porte et alloit paffer fa fantalie ET
cjour,ear la nuit elle couchoitauec le plus vieil de la troupe,et ainfi ils ”P#dicité
oienttous freres enfemble,ne refpeétäs non-plus leurs meres, & fœurs des Arabes.
ue font les beftes brutes, & fans raifon. Et d'autant que celuy qui f'ac-
ouploit auee femme quine fat de fon fang eftoit crime d'adultere , ce-
y quicommettoit vne telle faulte eftoit condamné à la mort : et quoy
u'ilen foit lesenfans qui fortoient des parens & domeftiques eftoient a-
uez pour legitimes. Leurs feftins & banquez fe faifbient par lenom-
caccomply de trente,où afiftoientdeux bons muficiens pour le plai- F#774et des
r de la troupe: & les parens{'entreferuoient courtoifemér les vns les au- 475475 474
es. Ils ne féfouicioient de fortifier leurs villes,à caufe qu'ils viuoient en Per. Sc/éme
aix & fans auoir gnerre , ny difcoréleà perlonme. Ils vfoient d'huile de efloit du bled.
fime par faute d'autre, & au refte leur pais abédoit en tout cequi peut #/#de et mis
ruir à la vie de l'homme, & y efttresheurcux enfertilité. Les Brebis y «#fre les leg
rtent Ja laine fortblanche, &treshne,& les Bœufs y font debelle & #5.
âde ftature,et n'ont point de Cheuaux; en lieu defquels,mature les aide
les fourniffant de Chameaux.Cefteterreeftfértilleenorargét,etplu Cafe.
eurs chofés aromatiques, quine fontguere communes enautre païs:l’e- Le latin dit
in,ct Ie Fer y abondoit,le pourpre; laine; fafran, la racine du Coîfte. les Coffns cencif
beaux er picces grauées et burinées y efivient portées d’ailleurs. Les 4 dis c09,
rps des trefpaffezeftoient fans honneur de-fepulture, erceluy deleur v4g#lef..
oyeftoirgettéà lavocsic,et parmy les fumiers; eufigne de la grand-re- pe aromats:
rencé qu'ils Luy partoient Et d'autantque iadis far tousleshommesils 9#e.voyPlrne
rdoient Jafoy,r'elt en «cite farte qu'ils drefloient lenrs padtes; et con- h#12.6072.
mionssvoulans fire queique allianceoril fuliult véer de ferment, il y Rletiuc.z
oit vn qui fe mettoit au milieu des deux quiiuroient;lequeltenant vne
re aigue en l4main.frapoit.celles des:deux presles grands doigts dans ‘#65 des À
paulme d'igelle;puis prenanswn petit morcrauidéleurs vefkemens tai. rates ACIONS
poir du Rogsiéde leurs mains: fept: piçrres là: nufes pour tefinoignage-
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Vranie Dieux urant laquelle ceremonñie ,il inuaquoit,&apelloit à téfmoings Denys,
* des Arabes 8 Vranie leurs Dieuxice qu'ayant fait, luy:mefmé, qui auoit féruy d’arbi.
mais aderé … tre,8&.(cqueftre entre les parties plegeoit;celuy aucc lequel: on Hifoit,&
prics pallemët pafloit le-contraét 8& conuenanceoit que celace feitauec vn-de !eurs ci-
par les Naba toyensiou eftrangers,de leurcognoiflance:Etce ferment & pates font
tes entre lef gardez inuiolables par ceux.quiiuroient cefteamitié & alliance. Ils font
4/5 es ‘tenait, du Feu auec des färmens du boys de Myrrhe,la fumée de laquelle cftdi
qu'il effoitné gercule,maisils y remedioientauec l'odeur duStorax & en default de ce
woy Hdfichie, ils tomboient ende fort grandes, & dangereufes maladies. C'eftoit aux
.&*. Diodore Yeulz Preftres &'Sacrificateurs derecucillir la Canelle : mais auant que ce
Sie. l5.4.6.$ "faire ils facrifioiée & immoloiét quelque befte à leursDieux;lciquels ayäs
Cefle rurame apailez, & renduz propices, ilsfe donnoient-garde.que:leur moiflon ne
caftoit venus Fuft faite deuantle leuer du Soleil, & ne fe fcit plustard que.de fon cou-
op Payfanie cher. Celuy qui eftoiePrince& Souuerain entre-eux faifoit le partage des
é AÆtrues, gerbes de ce boys odoriferant,&aromatique. auec vne.aueline dediée
@- Hefichie, & confacrée pour c'eft effet, fi qu'vne portion d'icelle: eftoit premiere-|
e-Heredo.l. ment offerte.oommt difme au Soleil, laquelle fi eftoitdiuifée & departie
3. d'où cecy iuftemét,foudair quele prefent eftoit fait à ceft A flre;il.la faififloit de fes
prég dVra rays,& la brufloit deusnt-tousentefmoignage certain combien ce boys
nievoy le : uy cftoit agreable. Or ces Arabes eftans rultiques,agreftes &. farouches,|
méfine. Hero.ceux qui auoient le moins de foucy de fe nourrir delicatemét,mangeoïét
do.linre.1. desferpens,& pource efloient apellez Ophiophages, fans fe foigner ny
“superflitieufe du falut du corps,ny des vertuz de l'ame. Les Nomades, ou pafteurs f'ay
… cueillste dela dent en leurs affaires de la diligence &trauail des Chameaux, & allans en
canelle i4dis guerre fen feruoient pour monture, & pour porter leurshardes en tout
entre les Ara voiages lointains, fe nourriffans & de leur lait, & dela chairdeceux qui
bestil parle de mourroient ou laffez de trauail,ou accablez de vicilletfe. Lariuiere pre
ceux de l'Æ laquelle ils fe tenoicnt, abondoit en grauier & fablon de pur or,mais il
smdbie heures. nele mettoient point en befoigne;tant:ils cftoient ignorans:des arts &
rsCecy.eft at induftrie defefcruir d'vn metal fi precieux,duquel à prefentils font fi cô
tribué aux uoiteux,que pour l'aquerir ils ne fant:qu’efpier les paffans pour les deu
… Silis.ch,33. tres paîteursapellez Debes,lefquels auffi fadônentau labourage, peupl
Ærabes man quiabondecnor,lequel il'trouue parmy lesmotes de-laterre côfufemé
é-férpés Bar Cfpais de la groffeur d'vnglan,oud'vnenoifette,&.duquelils font de
ares Jur t6° carquans & iéyaux l'enfilantauec certaines petites pierresaffez belles 4
Cdfeviedt .precicules par eux eftimées, 8 plaifantes au regard:dequoy-encor ilsfor
encor afez. co de beaux &-gentilz braceletz;Ilswendoient l'or pour trois fois autant di
amupeaux Æ aifiaux eftrangers;et deux d'argent, foit qu'ils euffent l'ord:mefpris,
æabestant : que lc delird'ausiries.chofes qui fe gaignent par trafic les efgmllonni
d'otfrique g à ce'faire. A:ceux ey fontbitins les Sabées lelquels fontriches en My:
A'Afie, rhe,Canelleet Encens,étäuquelpaïs ontientquecroiffoitiadis la pla
Sabes païs te de laquelle ontiroit le Baume. [ls ont desPalmiers doux flairans et de
d'Arabie Cannes,où Rofeaux qui fentent.bon,erontlegouft prefque commel
heurenfées Calle:maisauec-ces duuceurs;il y rh) or longs de demy pitt
guy fertille, {e tenansauxracimes des arbres; qui leur font fort nuilibles sc ape
ga
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À ons, [
bien'et
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dE eus LIVRE , SECOND: HU |
EL :" ghandun:: fenteoés to uconmre caluyiqui Fangaicatôinfe voioirisanhoré, 4
Sable san: carellédg tant IemondeLeurs armés qi guerre sftoicèt J'iefpéé, l'arc, L
difns:am- lancosäé ja fande äruer pierresr:hes Arobesennor &feréaient: decraches,
bition nya. &halehardesen batättlantAipreïsoux cpréfbiline Lés Sacrafins} :feuple
ride. |": erudl,8efaiouche 318 duquellæ pris fource Ixpefleda plus abhominable
* Lo nbre::s quiiemaisinfetta Le mondé dé Jaquellanqus: parlerons cÿ:3pres: fur le
… ue des ste difcoursdesiFurcs;% du Mshometifnk,-(Ar ia plusiparedes Arabis:re.
| nbegsidhf curfcommeil-eft.vray-GreblableenomdeSarrafinde ce: maudit peu:
fiparent leur- platoutesfois Fapellationsshsienne demeure ensorèceux qi font-voi.
Patrimoine. fins d'Epypre.@-qui fetientent patles deferts de Suez ; & Niuent! dé Jar.)
Armes des." cins&cpilleries (fe ruañs {urdes Caro uañnes de ceux: quivont en ficru
Arabes.” ‘falemi,comme fe fans enlacourfe de leurs Chameaux,, fil ef6-befoing. de
Sarrafinspeñ {e fanuer-à la fhire::8 meftonneque ceft auteur ayeallcgué queles Ar:
ple msféhant:bes n'ont paint de Gheuaux: veu qheischxquiont fait le voiage-de Le-
en\l'Ærabit uanttiennentls contraire, cômel'ayans fésu &r: eu, & fenty leurs volz,&
prerreule.….: leur faudaine retsaites: entant que leurs Gheyaux. &Tumens marchent
Caronanmes >; Œvnetelle-viftelfe qu'ils femblérpluftoft voler que courir, & lefquelsik
ont les com: fortifientapres leur tourfe enles abreutant de lait de Chameaux, pourcs
piges des : qu'ils.le fçauent efbre fort refrigeratif. Ces Arabes Afiatiques, quoy que
fragers qus cruels fi fontils poltrons& cpuards, &t'ont.garde d'ailillir vnetroupe
vont par pars filsnefe {entent trois & quatre fojs en plus gra nd nombre, allans'touk
dtroipes, car iours vagabons; & condujänsleurs femmes, enfans, beftial & bagage p
Éallerféslny touvlàotils vont, cômeicaichans les lieux plus efcartez, & les eaux pour
æremede..… eurstroupeaux.ioint qu'ils fercraignent toufiours de furprifé, côme ceux
… Faute de l'an qui n'aymét perfonne,$e qui pour leurs pilleries font haïs de tout le mon
téur qui dit de.lepourroy vous difcourird'auantage des mœurs de ce peuple, mail
quel Arabie tant.de bons efprits gront mis la main, que ce feroit œuurefuperflue, à
me nourris. mal à propos, fiie penfois rien aporter en place, qui n'ayt defia cfté-mis cr
pont Che= vente ct à la veuëdechaçun... : ft as
MANX:: . j
Arabes Æ- . … : Delaregun de Panchaïe,c> mœursdes vanchäsens, eu
Jatiques (ou- ts ri} TTL cs à | a
Ards go pol: 10D'ORE Sicilien. (fort fuiny par ceft auteur) :tient he
2ronse que Panchaïe ft vne Ifle aflifé au goulphie de Perf sw
Arabes haïs. 5 mais depédante d'Arabie ayant deux:cent fades di pra
de. chacun. Qi Li ® cireuit, et en-laquelle on-voyoit trois-bellestet fuper er a
pour leurspil Se Fé bes villes, à fauoir Dalile Hirtacide ; et OccanidM "°°
lerses.. k Soule païfage eft fort fertil, fufés lieux ob:le fablo “ee
- Dicdor. ane. SORCFCRE ACT empelche l'abondance,etfertilité. Cefte ile eft(com the
sPrelk:
:
Dnt
Ls,cta:
Pnt,era
Dh plus
)ipnans
)n gard
tig.li,G cha. meil dit)foifonnanten vin, et Encens, lequel y croift enselle quantit
20, . qu'il fufft. pour en fournirtoptle mondepourle feruiceides Temples
piles défr-. ençenfemans,et fuffumigatiôs. La Myrrhe y eroift encor, et plulicursa
Je de Pan. tres drogues (oefflairantes et de bonne odeur que les Panchéens recucik
che, : … lent'etwendent aukmarchans arabes, qui les tranfportent en Phœnilf
Syrie, Egypte,etautres païs Leuantins, et de là la marchädife Pefpäd pa
tour le monde: Les Panchéens allans en guesre f'aydoient de chars arme
panhoré) &
éé, l'ancla
dectaches,
ns, peuple
hominable
pres: fur le
Arabés:re.
naudlit peu:
hi fontvoi-
jonc! de lèr-!
eh:Æheru
béfoing de
que les Ara
iagede Le-
eursvoiz;&
is -marchent
Jefquelsik
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elle. quantit
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Éens recueih
en Phœnill
fe fefpäd pa
chars amd
la modederanciens Ortftieurpolice partie &‘diuiféeen fbismanie- Doufonde;
es degensientre lefquels tes Préftrés tenoient le premientiduis auèe def lepolree des, : |
huels cftoient sffotieziésartifanb: Apres marchoiehties kabbureurs; & le Panchéensi
ersranc Côtenoit lesfouldats, &.ceux quif'adonnoiencaupeRurage:Les :
breftres commändoient far tôusfes autresiexerceans des iugaiments {:& © : :«
uidans les proces differents des Enfülaires, & meniiolés affaires d'im- "1:
ortice-fauf qu'ilieléuneftoitloifible de:candéner perfonñnoà la mort, Te#fes chofes
Les Païfans labouroiét lesterreë;tenuz &tobligezdepoñtenthutcequils cmmunes
cudilloient;& lourierrre enlcommhunt:, oh d'entre eux ba enteflifoit dix sntre les. Pas
plus experts &:renommezàbienculäuer;aufquels on filoirl'hôneur sbéens.
ediftribuer les:fruits à chaçun flonfaneceflité:! &lesfaifoienr les Pre : is
resiuges pource feul refpeët qu'àleuriexemple-esautres de, mefine art | ar be - |
uffent efguillonnez defaire téurdeueis.r:Les-pafteurs auf failloit que Gorifrante #
ottaffent fhsfraude! 8: entontediligences } & ce qui eruoit.dux facrifi- chacun.des:,
;8deréfte quiiprouffitoirà tous-deuit:les Magiftrats,: &letoutpartie afsen ras
nôbre,& partie mis aux poids &c-meflirés Auduh.d'entre-euxime pou- 4% 5,
pit fevanter d’aoirrien quiluy füftpropre , :axcepté fa maifon.& fon :Towfen cent
din, & quañitabxtaillés;peagés, &c impofts, &toutautrereuenu, .c'e- Merle |
vitaux Sachficateurs d’en faire leë Lots, &:diftributions,'euxen raportäs -Panchaïeus,
ufoursdoübleportion par fus lesantnes.:Géeftoità -eux àfe veftir plus sà
jolldment.&-delicatemehtique poitauire, farce paisiahonde:snBrebis, 3 1 1-3
vishtalahie fort bône& delicate); | 6e nes frive-decheaux draps -Molf des.
L'autresquifoiént au l:éuaut::Entretes:Anfulsires non-feulement les .Préfiÿs des |
maics;ains encor les hommes fe.chargent-defoyaux d'or, & feparét de Pañchaients
hofnes, carquäns, & bracellkts; 8 porteur à J'imisatié.des Perfes ; des ba- ts” 3)
hés panduesaux oreilles, Æteinckaiffirogiisns varishle, &,en façon êe . née Pine
icobleurLesfdldatsonrcharges comméks autres lieux de garder & --s: est re
ffétdré-leur païs;les Sacraemenssfedeñuoient du ontemps, & vi- |
oièntplus delicatementquielesautresseftars fomptueuyx &.magnifiques
h leurs vies.& d@ians. ! [ls portoichtstesrobes d'vnlin& toile blanche :
ortacttesfubtile ge deliée;portéhsmiclquefois deshabis de lainegen-
me Fe M pair ec po ee yne.mutre sn th a
ne&enrichied'iotpdr 8 Hbesix:Sporroientdes efparpins.& . Fist 0 : à)
radéquins diuerlifez an couleunsicés lab és divise. ps D Je “iuelliiq
fubriléi Le: parant:d'ornemens d'or teuveiniqueles£ammes fors qui Preffrespans
anoient poined'oïcillettesLeurofficeeñoit d'afiifler aux, T'omples.& cherenr fus
quer à oraifon, et ptiere chantans ordinairement les louangesethaults rm d'ofre
ts de céux quälshonorbiét dutiléredediuinité,etfe vantoiensces gen fortis de lé
sPrelaté d'eftre defcenduz de laracede Tupiter quiénauoir Ja lite. pu
nceenPadçhäte-lors qu'ily fut, <tdu temps aque;farulicrementil Grende.ivne
pricbir-atpañlait fonrempsausc; les homms aies ARdADE AUX FT» franco à
s,ctayant l'Empire detoutle monde. Gelel t plsine 1e x ar= falethrens age
ent,erain,eftain, et fer,n’eftant permis de trah{porter rien hots du pars, sacnfige,i ‘|
h plus qu’il eft loifible aux Preftres de fortir des faints lieux , car fe- teurs. |
ignans d'iceux le premier qui les rencontréa licence de les occir.
n gardoit dés long temps de riches ctrares prefens d'or, et d'argent,
l H ij :
| se d'me - LIVRB SECOND .
chordblegras- faits aux Dieux dites eut templeytssportaux dudiel eflaient enkichis, à
deur © Jen -reucltur riohémeet, &e d'vnciexcelléné & merusilleufé manufadture,d'
! d'argent& d'hoitebefitge& repos deleur:Dieueflsit tout d'or,cor
L'asteur faut teriane fix coudécsdelemgueur,& quatre de large ou rien n'eftoit oubli
en vhe chofé de l’art &cinduibrié d'un maifbreexeellént & parfait.Ce |liét eftoirascar
géilne dit Liipnédenotableisyant efme longueurs largour;ornement, 8 richc{
. un en qui. laquelld facrécauDicuéfbait pole contre Jo noucht-diuine, La grande
… lectég{ois : duremple furpafeqoutefoy:;üaîti 80 drefféroutd'yne piorre blanche 4
| bghree ple, polie lotte d'ene mfnité do grandencolonneêricelles ayant dés à
Gedrofie Pre tues diuerfifiées; & forçéspieses:& hifloires granées an la mefine pierre
mince Premie & contenoitée T'onpleen longueur deux arpentz derterre , &-autant
re des J ndes, largeur. Comns le Fenplecftoit nseruejleux en fon: baftiment :&; ftru
‘ifine de: Le ture,tes images qui eftojent enicelny necdémantoientenrian 1 {upert,
CHaMABES Qu Tieucftans monftruoufe degrandour;oméesrichement: &r. faises d'y
pren re fingulierartifièc. Er les méifons des Sacrificatieurs cflaient dreflécs: tou
aume deTar autour dece temple. Adeux cés flrdestonit à l'enrourduTréple, letorrit
vo Hate Le eftoit dedié auz Dieux Jereucnu duquel eftoit employé pour les fa
Arme fices, [fenefçayouDiodore et allé pefcher cefte Ile des Pâchéens, la bi
Del le d'Or tiffantau fein "8 goulphe de Perfei & luy ifant regarder.la Gedrofe
WXVY … prefent Guferath pays Indion,8rauoifinant la Caramanie, fiege iadis d
zgs Varthe Roy Pore; contre lequel-cuft affaire iegrand'Alexandre : veu que l'A
mdr li Cé- be raïifle voirie 46 aterse du cofté de Perfc,que colle d'Ormuz;laque
demolle 71. 1e x cfté cogneite par Ptolorhée liure fxieme, & laquelle Pline apclle (
chra.de 4 dire.Età dire laverité cefte.cy eft des plus riches de Leuant, pour le pe
MLAe qu'elle conticnt;areneufe; peu fertile, & de laquelle il eft impofible
Orma riche Ganter ee que Diodorefonge-de fPanchaïe,plus fongésque veritab
en belles per- menteneffencc: bien qu'à Ormuz on pefche des plus belles’ Perk
be. ‘& mieuxioriéntées qu'onpuifle guere trouuer ailleur;ainfi quelés Pilot
Le Roy de Portugais quiontfaitée voiage nous l'ont fait cognoiftre par leurs efcr
Portugal 4° ture Mais de prefcher iey lettables d’or, & liez depareil metal,ie life
one forterefe eux qui ont deftrit ie Royaume de Faërie, & luy accorde qu'il s’ail
C0 MA£4 joindre agéc ce Philoftrate ,quivoulant deifier fon: «pollonic: Tiané
L OrMET. nous ameine dépareiltes réfueries que cefte fable dePanchaïe.Sil'onv
? 44 st loit poler cefté ifleau goulphe srabiqueil me aifle remarquée 4 Bebd
caatel, &Cämarantrép pauures pour fre fiencellentes que l'or, & l'
| poule
ifles du goul gent ny manquant point;l'yuéirey'abondantencor l'vne d'iceiles ff
Lu Les our fournir tout le môde de chofës aromatiques.Ie ne dis eecy pour
20. Chyfure rogucr'er rien la grandeur de l'auteur qui eft à louêr, pour auoir fi dil
\gem eitebeneilis PiHiloiredéenuiess ; ani ie vou auertir le lecteus
penfer qu'en l'hiftoire il fe faut arrefter à ec qui cftleplusrecent,
a AE croire ceux qu'ont l'experience frelche de ce que d'autres-dient, faifin
Dee L Guratrruy leureprenigeh
pd Ars
MR 7)
7
po
‘ DEL RAS l'E: ji ,
on Tee eat tort milan or AIRE
utd'or, co 4 sav » region d'Afic,prift iadis fonnom (ainfi que ”# ff /.1
foire ES OR RSS dies. Augaftin ) d'Affur filz de Sem, & à préfent porte frere UE
foire st De le nom de:Syrie ayant 1e païs Indien &vne partie de Jyrié vis ptol, .
, 8 riche TES" SURE) E< Mede,qu'elle regarde vers l'Orient, vers lePonantle /.5.6b.5. Ts
La grandeur SN ) Tigrefleuuc;tirantau Midy le païs Sufian , &ctiranc au le s.d'_4fr.
blanche EE SAT) NE Nord elle auoifine le mont Caucafe. 1} ne pleutguère Ewfratefleu-
ayant dés LE GPS fouuent en Affÿyrie,& voila pourquoy il fault que la fer me arreufe
efine pic 2 4e tout le pays procede de d'arroufément de l'Eufrate, tout atnfi :Æfrie com .
St autant Re: aduient du Nil en Egypte snonquecclafe face du naturel mou- me le Mille
ent 6 re dudit fleaue ;ains plutoft par letrauail & induftrie de ceux du gp.
in A lupert RE cantmoins la terre foifonne tellement enbicds ; que la moiffon ÿ Grande ferts
x faites d'u rendre deux 8 trois cens fois plus qu'on ne feme pour vfure dela lite d'4@-
dreflécs, tou} e; @e où les fcilles:et du froument & de l'orgejont de couftume d'a rie.
le, letor it je crois à quatre doigs de large. Lebled Indien, ou Sefame, et le Æerodot.x. il
pour les f Hier y viennent iufqu’à la hauteur iufte de quelque beau'arbre. Ce fair le conféié
ichéens; la bi ayant efpluché aucc grand diligence HHerodote fi eft:ce qu'il faifoit sieux en cho-
aGedroft ER iénce de l'efcrire comme chofe excedant prefque la vetitimilitude, /e croyablego
iegeiadis dé, Je propofoità ceux qui iamais n'en virent l'effed et experience, . Ils ailleurs, il fe
eu que l'A, de certains Palmiers,qui leur fourniffent,et de Miei,et de vin:Les di/pence bien
mu QU Les aucc lefqueties ilz alloyent furles fleuues d'eau douce, ftoyent for. Palmiers
line apelle ( en forme Spherique et ronde ,fans qu'on y peut difeerner nyiuger fertilz en vin
ny Poupe quelconque,et ces vaiffeaux faits en figure ,et façon d'un © Mal. ‘
clier,fon faits en Armenie, par deflusl’Affyriede Saules et couuertz _Æbillemeut
le dehors de cuir tout crud et n6 encor conroyé;Les Aflyriés vfoyét des Agnès
de deux robes ,vne longue leur allant iufqu'aux talons, et vne autre Ces fobers te
courte par delfus,et les deux eftoyent de lin, érpardeffusencor ils ont cou-
1 oyent vne robe fort blanche:yants des foliets aux piedz tout {eme nert7 par def
eral;ie life tes aux chauffures des Thebains:8 nourrifloiét les cheueux,portans fñs,ains faits
e qu'il sa ulte bonnets & pointuz à la façon des Mitres, 8: Cafelbas des an- come lon die
lonic Tia0 Rs. Perfes, & ne fortoyent dehors ,qu'ilz ne fuffent mufquez, & perfw- 4 l’_Æpofels-
reSi l'on EEE Grt delicatement. Chacun d'entr'eux auoïit vnancau luy feruant de que.T'owr cecy
Le à Bb cr;ec portoitvn fceptre.en main {urlequel efoit mignetement tiré, ef pris deHe-
labouréquelque figne,ou fleur,côme vne rafé, vne:pome;oula fleur radete li,r.
Q lys,ou autre chofe {émblable:car il leur.efboir deffendu comme cas vi L'Afprien.
eccy pour OR &e mal fant de fortiren fue:& fe monfter en public fans auoir & le se jertit de
auoir 4 dDtre &quétque figure qui l'ortalt auecfignifiance. Quantaux loix /3mas/ôn, fs =
rtir le lectel ucllesce/peuple vioit:cefbe-cy m'a femble fort merueilicufc:que les perrer Jécprre.
usrecent, risrpedaichey ont d'aage pour cftre mariées,cftoyét menées tous R hedigin li.
dicot, fai hs au marché, 3-mifesen vente é cry public,à quicôqueles voudroit 18-ch4p. 34.
ndreen mariage. & mettoit on en auant premierement les plusbelles, Les vrergesms
qu'on y mit l'encherc. Mais celles que la beauténerecommandoit de fé: en. wenre
rque perfonne fe fouciaft d'y mettre fon argent pour les auoit , voire entre les 4
eftoyent flaides ,qu'elles n'euffent trouué qui les eut voulues rece- (riens.
en don gratuir,celles(dif-ie)eftoyent mariées dél'argent auec lequel
H üj
dé de
1; LIVRE SECOND.
Prritiens i4= Jos helles auoyenteftéachetées.EtHerodote tientqueiadis les V'eniti
dis Henctes, fe tenans en la cofte Illyrique, vloyent de pareille façon de faire > & qui
1: elong dm je fçañoit par le bruit commun courant ainfi de fon temps. Mais Sabe]
fen \AÆdrisr que, quiaelfcritl'hiftoire de Venife dit ainfr:Ie he fçay friamais ceîte co
Ati 4 -prefént fume mentionnée par Herodote,euft vigueur au païs Venitien, biéof
goulphe de je affermer,qu'à prefent en la Cité de Venife(les richefles, 8 puiflance
«nIfé, vers | Jaquelle font allez cogneués ; & par mer&par terre) éntre/autres faço
. PEfélaunte., de faire & laix remarquables, celte cy y eft obfetuée;que les fillettes q
Sabelliqueen Ge efté faites à la defrobée, & fous les larcins d'amour,éftis expofées à
_sl'hifloire de : uétl'Eglife de noftre Dame de pitié, font nourries aux defpés publicsi
,Henife... leu affgné pour ce faire, & reclufes iufqu’à ce qu'elles font d'aage po
Coufiume lou prendre mary;tenuës fort de court, & endoétrinées auec vne grand'{c
| able de Pen rité:celles qui font les plusbelles, d’autantqu'elles onteftéclleuées ,
: Le Jôr les fl: nourries honeftement;& font gétilles en leurs façons &:geftes ; font n
les expofees. riées fans rien donner de douaire à l'efi poux, &-mcfmemét à ceux quid
li 3 tent 0 Jiarez-de quelque grand peril,ougriefue maladie ayansifait vœu d'en
tirerquelqu'vne viénentvets le Magiftrat pour les auoir pourfemm
y en a quimeuz,ou de lafeule-opinion dechafteté de cesfillés,ou dele
infigne beauté ; ies efpoufent pour leur plaifir, & fans en-attendre ri
-que foit de dousire:&cice pendant fault il-que ils promettent. de lest
: +er doucement comme filles honneftes, & de bonne:part.: Que fi ps
Ai: fonnénefe préfente,alorslaCitéles marie, les:bellés à moins. de pris
\ Æutre loy en celles-que la beauté nerecommande , & ne rendagreablésou defirées,
Babÿlonne:… y auoit vneautre Ley,mais particuliereaux Babyloniens, & detant?
touchant les. ‘prouffitable quelle eft mémorable, que comme au commencement:
:malades, usy n'euffent aucun vfige demedecins;fut ordonné, que fi toftque -duele
-Guetsare en feroitmalade,il demäderoit conftil à céluy qui auroit gouflé pareillei
Jésepifires de commodité dé maladie, & tafcheroit de fuiure l'ordre, 8 moyens de l'a
fees, tre pour fonremede. F'ay trouué ailleur efcrit; qu'ils portent les-malad
æn-la place publique, & que Ja loy cômandoit, que tous ceux:quiauous
. fenty maladie d’autresfois, vinffent vers lé patiét peur luy direles mo}
auec lefquels principalement ils cftoyent venusàreconualefcence. 1
corps de leurs trefpalfez cftoyentoin@®s de Micl, &lesobféques; pleu
: : ..& funerailles tout de mefme qu'en vfoyeat les Egyptiens: L'homme!
Rhodirin bi. fyrien couché auec fa femmen'eufttouché vne fe partie: d'icelle,
18:chapc34. elle aufli du mary;fans premieremént felauerdebellecanfrefche.
voy ey désant Orl'ancienue couftume des Dames Babyloniennes, pour.ne fçay qu
lux. hs. occ2fion;eftoit de fe mefler charnellement auce quelque éftranger en
Celie Rhidi- neur dela décfle Venus: Aüff voulés ce faire;elléi fen alloyentäu Tà
gindin.8. : deccfte Décffe en grand troupéi&:couronnées, & fort richement pard
chst: * : : pourfe prefenter,& rendreagreables aux amouréux::Ghacundes cit
ty a 01 gersquivoulbitiouyrdeces beautez;regardoircelle qui teplusiuyp
“Tout ce ff 10it;furles genoux delaquélle il metroittelle’ fomme: d'argent:quebt
récuerlly de : 1uy fembloit, & elle eftoit tenue de lefuyure,vn peuloing du Téplc
Strab lis, l'acointoit à fon aife:&e le pris de cefteimpudicité, eftoitemployé po
16, : ke ftruicedece Temple 4 00/02 hole Jai En 1
DE L'ASIE 1 32
les Venir euft entreles A ff) 1ens de imaifons &c. familles, quineviuoyent d'au Farine de”
faire, & qu viande quede poidon: quilsfaifoyent fécher nk Soleil:;: 4 ainf fecs Prfènen lies
Mais Sabe| kpilloyent dans vnmortir, 8e deceftefarine conferuée;ilsen Fifoyent depéi:
D: ouscss. gafteaux bien peftris;que ils cuiluyét, & féferuoyét pour 7 re fortes
aim}: Dientre ceux quié-n'alloyent plus à la guerre à: caufe: de leur deMagi-. :
illee;on feit vne-efpecadeleurs: Magiftrats de mois fortes-queil en frais def
nais Celte ci
tien, biéo
e puiffancel aus |
autres Fo ait, le fecondl ranceftoit de la nobleffe., & le troifiefme.ules: plus aa: Drwmss 0 «
s fillettes q & anciens de la Cité, 8e deiceux-cy:cftoit encoréfeparée.la puiffan+ 7 out cegy des”
sexpofées autorité RoyalcEnçore en Babylonne les Mages,ou fages, furnô- Caldéenseft
és public: QE Galdéens-efkoyent en pareillereputation que les Preftrés , & deuins ?r# de Diod.
t d'age po gypt@ayans la charge des chofes facrées, & des Temples, & Sacrifi-, sic. liur.…
1e grand {ce fadonnans toute leur vicà l’eftude; & contemplation de la philofo- d'ant.3,6,8,.
éclleuées , sffexerçans en l'art, & fCience des Aftres;pour fçauoir par le cours d'i 2 Premier ;:
ftes , font r Ù les mouHEmIents des aétions, & occurrences des hommes : ta{chans qui leur a- A
roufliterà chacun & le deliurer de danger & incommodité, ores par priil cefle fase,
uination prife du vol des oyfeaux, & tantoftauec, des charmes & en- ‘/%#f Lorodfé.
cements:& eftoyent fi fais à l'interpretation des Augures,. fonges, Joie, des
ages, fignes prodigieux, quels nc failloyent guere-d'en dôner cer- P## Roy des
“attendre ME Ugnifianec & affeurée ruifün. 2 Babbriens:
ent: de Les tr foutesfois furent ilz deceuz au fonge de Nabuchodonofor, que:ia- Daniel2S
+ Que fi p ilsne fceur ent deuiner,& falluftque Daniel y: fecourult. La vie ia Genefe 4x.
ins de pris M emnée de ces fages,ignorans ce que Dieu vouloit manifefter à ce fol, G?# die.
ouidélirées stout ainfi queles Egyptiens ne peurentéclercir le forige(interpre- "€#5 lsuns ..
& detant oi" lofeph,)qui predifoit la famine.] des autres en
nencement MS fagts Chaldéens n'eftoyét point enuoyez hors de leur pays, ny de opinion. voy. $
tque quel maeneeinn qu'en vfoyent les Grecs)pouraprendre ces fciéces, & Plutarg. lin.
pareillei re en la difcipline de leurs ançceftres.ains l'aprenoyéc vn chacü des adiiis des
oyensdel' sparés,defquels ils la tenoyét çôme par fucceflion, & heritage : &'e- philofiphes.
nt les-malai pont les enfans apris & infticuez és maifons, afin que par ce foin ordi- Opinions des
re ils peuffent myeux prouffiser. Leurfcience ne fe fondoit pointen € uldeens far.
dire:les mo) btes, &c diuerité d'opiniôs ainfi que celles des Grecs, ains perfifloyét le principedes
lelcéncc: : LR ment & fimplemét,és chofes vne fois aprifes, là où les autres auoyét © ofes.
féques; pleu rfes fentéces &aduis fur les principes, & cômencemés des caufes de 72 Celierho
| L'homme) une chofe:où la varieté des hômes engëdre la diuerfité des opiniôs. digin.l.1.ch.
> d'icelle, sJes PAPIER NA ér'côme chofe arreftée, & veritable,quelemôde 18. Decesy fe
frefche. a: ps tousd vn confente mét fouftenoyétfon eternité,à {ça- moque Jean
ne fçay qui au | eftoit fans cômencemét, & que jamais il n'auroit fin,que l’ordre Pic de la Mi-
Lratber en MR po ition de tout l'ornement de l’vniuers eftoit guidé, & regy par la rande en vn
ent Té idéce diuine,que les corps celcftes ne fe mouuoyét point de leur bô liu.qu'il en à
qua pe ’ Rues quelque mouuemét fortuit, & accidétaire,ains coduis de quel- fait exprez,,
cundes.eft »&kiugemét diuin qui les mouuoit,& caufoit leur influëce.pés toute ©" Eufepre.
teptus-hiy 1 ge prelque il f trouue que ces gens Fadünoyÿent fort à [çauoir le #7. enag. b,
rsent-que DE. à Mfres, & de predire plufieurs chofes aux hômes par la côfidera 6. Ari. 2.de
g du Téple ke su cours & mouuemèét,cntant qu'ils atcribuoy Et vnégrand force Calosc. 8. nie
employéps por rs aux planettes et melmemèt à Se 10ZAftrologiés apellét 94° les Affres
re 1 ne:cflimäs 1e Soleil le plus agreable, & plaifant des corps el & Y'N! propre
ceux quid
t vœu d'en
ourfemm
lles;ou dele
es
be ment.
% æ LIVRE SECOND me
| Les Calle jequetauoituneforcesoute propre, êc finguliere f tous les suerébnel,
côte ne us leurs diuisagions it4-ferreftoyée plus für le a fpeëts Se Man
quatreefloiles Yenus, Mercure, 8e Eupiter, à caufe que ceux IécémO 1yans vh Cours 4
Jôns le nom. jeurfoit propre) donnayent fignifiance de l'aduenir, vortise fils Fuller
de Mercure. jesmeffagers, ctinterpretes de la volonté des Dieux: En ge ils fe for
saperfhsrieufés tellement aheurtez,qu'is apelleyentquatre de ces Aftres indifferemmi
cotemplatiss Miereures. La couftume encor deces fages, fut de predire ce qui deuc
des. Cald. … fycceder par le fouffle des véts, forcedes:pluyes,ardeurs de l'efté; par l:
Dx£ Dieux paritiô des Comctes , Eclipfesset defaults du Solcilet dela Lune;gar
préfidaf{ aux terte-trembles, er autres tels fignes, y arreftanis la fignifianceer dé ce
myos: deme[- cftoit falutaire, etde ce qui nuifoitaux hommes, Ils imaginoyent en 0:
mb ch dferét tre d'autres eftoiles{uiettesaux premieres, lefquellesils difoiét diuagu
les Rom:G7" ctauoir leur courfe; les vnesparnoftre Hemifpherc:ct les autresallcr
les appelerent fiter le refte du rond'és parties qui font fouterraines, Et fuyuantz l'erra
dJenres, Po des Egyptiés,ils fe faignirérdouze Dieux principaux, à chacun defqu
Sentq.li.. Hs:donnerérplaceaux Zodiaque, et ceinture celefte des fignes,et leur:
des quefl.nat. fignerent àchacun leur mois .Or, commenaturellement, ilz predifoi
Parron.1.des leschofes futuresaux Roys, ainfi qu'ils predirent au grand Alexandre
rnf'ig. &* 5. vi@toire qu'il euft fur Darie Roy des Perfans: & de meline en feirér ap
Aug. cité de à l'endroit de Nicanor:& Seleuque;& autres fuccefleurs dudit Atexä
Dieuli;4.e. comme auffiaux Romains depuis fucerdans à l'Empire; la predicti
23. defquels ne fuc vaine, ny fanseffe@: Etnombroÿyent vingt 8 qua
Laldëens pre: eftoiles hors le Zodiaque, douze regardäns le Septentrion, & parties B
difént lavers-reales, & pareil nombre vers le Midy;& parties aufrales ,eftimäs que
té par leceurs’ les qui apparoifloyent; eftoyent pour le feruieedes viuants ,'& les-au
des _Affres. pour ceux qui efloyenttrefpaflez , leur efclairant fous terre, Auecte
fx parloët 8 femblables difficultez, & enuelopements;ilz offuüfquoyenrhaclairté
ainfis sans l'efprit deshommes, y femans des tenebres d'erreur &ignoräce ; co
da cognoilfen- en la fupputation fotte qu'ils faifoyent des années, par laquelle ils cale
cedece quie- loyentfi gentimétqu'ilz nombroyentdés leur premiere antiquité fo
Jloit ans iufqu’à la venue d’Alexandre:en Babilône,e
façons devie,loix,€- ceremenies des Iuifs. : Chap:4.
hazero. * À re A Palcftinc eft celle mefmc region qu
rhh.7.e NS /7 appelle auf Iudée;contenue fou ce
f.Cice.i.de A AS ME particulier, enl'embrafementde Syrie
Dininat, di MOTFARUS fancentre labafle Syrie, où eftoit Philad
_Affettede AI DORE ENS phe,& le mont Liban, 'etl’Arabie pierre
Paire. po SA UE ff versicPonant;eftantauofinée dela merd
Ptolo.b,s. e 2 NME 2N py'pte ct qui eft noftre Mcditerranée, 4}
16.Tables, F1 À CÉS/TE NX encor vers le Leuant, le feuue fourdain |
Pom.Me.l1. Po 3 wi) Ja laue, et rend-fertille: J’hiftoire fainted
… elle fut apellée: Sd Na) Bible et Tofephe la fuyuant,apelle ce p
Paleftine des Ç .en diusries chofes prouffitables à 14 vit
. pétples Dle- J'üo
EX. .
| DBTÉ'ASTE. M cn ñ |
era émmesb: rdanteed viuré,fouinie d'eaux en bondancb , &roù"iadis #7 dv
s Je Man cucilloitie maillourtBaume de laterre, cftant: LP on \rndéei
h cours 4 laterre, qui dsufeque lesftaidurésny:font point es. &: que Abri 1
Fit fufle:
+ bny ef trepardantny-muifible, à:caufe de fs chaleurs &œ vehenien- {eulx 95 6er
ils$e (or
Quid fé l'eccañon queles Isëlites voyans la gracieuleté ê& tem- radis adoré hé:
Hferemmiriodes Elomentsenleurterre: suxquicitoyent la 'plus:ancicnnerace va Din |:
e qui deu bouzde Ciel: & parmy lefquels,désle creation de l'homme, eftoit de: puy rer del
fié;par te réele vraye cogû sffance d'un Dicu ;:& la purité de fôn feruice ; > 8e wre des cÿ;
Lune, par mbie lensifilangage du sômencement, pour-ce refpeë dis-ie ils ont'ffes de rofne:
er dé ce aimé que cefte-cy cilla terro,que Dieuauoit promife à Abraham, Hfasc-gs- Les. des
oyent en iecob & à leur femence;laquelle feroit sbondanteen lait & Miel, & emiguiez,
siét diuagu laquelleils'iouyrent quaranteansaptes qu'ilz furent fortis d'Egypte; de refphe.
utresallor ss le conduite de ce fage &-vaillant- Capitaine Iofué, qui la conquifk, 13: row le
sentez l'errentpremerement vaincu at: Roys puiffanssqui tenoyent terres 8 Sei- reurs du Gen.
cun defqu neseircelle Prouinco. Les Iuifs gardent, & obferuent inuiolables les vx eff Laure
x qu'ils ont reeeu par Moyfe leur: mier chof, &c legiflateur ; iaçoit des Pers fine
sfieursficcles au parauant Moÿfe, ils euffent vefcu faintement ayansla le by de e-
rnoiflance d'vni vray Dieu;auquiel ils faifoyent feruice & facrificestref sure,c> le 2.
eables;fansauoiraucune loy eftrite;feulement conduits partefpritde es- 2, des «nr
nes,et leur
[2 predifoi
Alexandre
en feirét ap
dit Atexäd sn, & bonne inclinati ‘qu'ils auoyent à la vertu-delleur ure. de Iofphe. :.
| aprediéi@ Moyfchôme excchient & granë theoin icn;:cfbabliffant des loix àce z4/cb.prepe
ingt-& qua pie, eftoit d'épinié qu'vne:ité 8e affemblée de peupte neponuoit vi ene.li.7.c.2.,
; & parties BR enrepos,fans y afloir les fondemés deiquelque polive;suer l'ordôni- rables des 8.
fimäs que dequelquesloix &r d'equité &droiture:& ainfayät affezlongnandemes, :
x exhorté lés frens à la fuitedeliuftice, &cwvertu, & à fuir l'orduredes données ae.
es, &é fur tout l'impieté 8: fau fruice dé plufieurs Dicuxien fin itaiou mor de Sins.
pluficursioix, pourla police étieftat deleurrepublique, à'celles dès £x14.10: 16.
orâce ; CO x tables;quèci yentdikcommandemens, &lcfquelles il auoit /cph. antsg.
élle ils calcües de lamain de Dieu: fur le moût de Sins, cles publia 8 eftablét di. 3.ch. 4.
ntiquité Co jolablesa fon peuple. Le norabre desces loix cft fi grand que qué:Les princi-
Babilône, Qi voudroit bien efplucher, il uy faudroit endreffer vniufte volume, fi paux liures
quelcun vE-ce pourtant que ie nc laiffemay demettreicy:lesplüs remarquécs , “&c en La Bible,
lation, et Éçpmorables: & quiconque voudréauoir ls cognoilfnce du tout; qu'il faut lExede,,
ane la‘peine de fcillotereskiuves füints dela Bible;@les ahtiquitez de za, Mobmer
fephe: La premiere ordonnañce & decrerdeMoyée, futque lesenfans ç> Destern,
leur tendresans aprin{fctitiesloix, mine ren. ‘Lontienhéeht-vas!Ley contra.
ie
», Auecte
nrtarclairté
Chap:4
cregion qu
Le fous cer
de Syrie
ftoit Philac
hte,&purcinRitotiempourlawictumaine: Quecel.y quiblafpheme-.blfheme> ”
tienonrdé Dieu fut pendu; &fsrcorps fans rss ts | re crane ;
,-& nevoalutqüelepris drèpalliidésfutiecmipeno le
lenipioyes au Mmifratts
rabie pierre na rs rm dechaoune:Ciéilordonnas dés Jasmin
e dela merdcil yaiinait fepthommes-c fages,> &cwertueux, à flex:desesrhes
DRE
nintsbeux:doupeuitosäis vuidaffentcerhie Seigneurs , les dif: Fig:
ens qui furuiendrovent cntæéles citoyens: Ta uges n'entèn- culrers. | :
nt bicnde fondz dedèmariere, à caufe defaddhicuité, quete fduue- . qui appar
nSacrificuteur, 8e les phas anetens fuffentappeilezipour la vuider & y. sens deuwsr
nnérintespreratidmétifentence. :Qu've cinomgfeulne fut recob der Les iuge :
térranée , 1}
e jJourdan(
oire fainted
’apelle cep
bles à la vi
J'ion
F' LIVRE .$ECOND- salaire
| ms difficil- pour preune de quelque cas;voire ny deu, fiieur loyauté & verre n'e
| des. ai R ot Baniféfiement cogneuë; là où 1étefinéignage de trois'fe correfpon.
… Lo pour les dans, eftoit receir pour futtifans & legicime. . Toucesfois eRoir-ik dcfen.
tfmoings, dus 8 aux femmes, &r aux éfclaues detefmoigner,à caule que l'vn fe pou.
. Femmes G+ voit laïffer vaincre par dons, à caufé dela mifere de fa condition 1 & l:
cflanes, non Femme cftoit fufpelté pour l'inconftmce &r naturelle legereré de fon fc.
roceux_ en ref xe:Fftoit encor ordôniné queonneprift rien, #y eoupañ:tamieair ; ny
eng. br£chagé des arbres plétez, que quatré ans apres quels auroÿeét prit icd
hi & racine,& que on portait les difines de toute chofe aux P t'éftant
«. + telléleurcharité, queïlz fouffroyent que de leurs Champs; “&letrpro
"77, chain, & l'eftranger y paffant,en euffent quelque fruis, & que le refte de.
Apt meuraft pour la vice & fouftien‘du Jaboureur.
WU Que les feménées nettes fuffent mifes en terre fans aucun mceflange, syans
räterre n'a CRE opinion; : que laterrenc fe plaift en Ja'eonionétion des’ chofes dif.
melémellin: Teniblablés.Quie leneceffiteux ne foit chalfé dü champ pour y'glaner;simk
à des ébofes AY foit permis d'en prendre felorquela éhofe le requerra: que fil'ahonde
Éfémblables. te d'en cucillir,que on luy enprefente volontairement. ds
got cefim-, LA femme gaignant fa vie deshonnéftement en fe proftituant, ne foit
maire de bix hardie deprendre mary ,8&qu'aucun auffi ne l'efpoufe: & fi vne fiile qu
cf camprins aura prife pour pucellé,efttrouuée corrompue & conuaincue de forfait
dans Tofiphe Que Elle foit lapidée,où bruflée soute viue-Quiconque sursaffire auec k
antig, vi 4. femme de fonprochain ; elle y donnant confentement & l'un & l'autre
DS _ foyentpunis de mott:miselle etant forcée, l'auteur du crime portera!
33 lé Lier en de fa mefchanceté. Ta veufue quidemourera telle fans: hoir de
deruk. fon mary efpouferale frere de fonclpoux deffun® , afin de füfciter f
.….— …….mencé,pourlafuccéfhion de celle race-& fomille : que ffon beau frère
, fafe de là receuoit pour femme, qu’elle le face conuenir deuant les an
| ciens &fcigeurs,& À luy foxcufant raifobnablemet, elle pourra prédri
. à mary celuy quibéluy femblera,côme quitte, & deliuse dela acecfiré
: delaloy &ordonnance.Eftoit limité le temps de dueÿ à trente jours, cô
me fufhfant àtout homme fage, pour le ar 0 de fatriftefe.
111! + L'enfant rebelle & outrageuxà l'endroit de fes pere & mere;eftoit pe
Gohtre Les em: du ignominieufement hors les portes de ia Cité: Mais.que l'ennemy oca
fans rebelles: eri guerre fuit entesré celà mohftroit vne grande courtoifie. : ”
” cbtré- Silecréditeur prenoitgaige du paudreluy empruntant de l'argent, fi
gets 5": loitqu'illuyrendift auans que lañnuit fütruinfk : 6 que celuy qui n'auoÿ "tre
‘dequoy paYer,demouraft efelaueenda maifon de ccluy à quiil eAoit rment
: \deuable.. Quiconque achetoit vnde fanation & pays, il te retenoit mpsd
Ldt: conte: ans en fohferuice,mais au boit 8 [ur le-fepriefme:,ilcftoit tenu de l'APy:et
mar la chari- franchir. Ceux quitrouuoyent quelque fomæe d'or,ou d'argent eftoy tr dk
té comniune:' tenuz de ke faire proclamer à fon detrompe: :toutainifique la Eoy obi
em ré à geoit que on raménaft tes beftésefgarées à ceux quien/cftayenties: pol
des hommes. feffeurs;outes luy gardaft, pour leurrendres: : 2: "ti:
punition [ur - Eftoitéftroitement deffendu aux Hebrieux den’vfer de poifos ;: -n
les empsifin- compofcr,n'y enacheter de lieu aircun;& quiconqueeftoit trouué ay:
vers, donné leboucon à vaautre,&-conuaincu du crimc;luy mefme eftoir.c
|
DE L'ASIE. : ‘ER 34
Ÿ lemoéà boire; 8 hnmer vn femblable bre e. a 2,6) dos if 1
tro L'homme qui éreuoit l'œil fon prochain, elloit puny parle fouffrance
it-defen. Mc ta perte de pareille partie:voireli vn Thoreau frappoic ::vn homme de
vo fe pou- corne;omle lapidait ; : deffendans à tous que aucun nemangeaft-_de fà
on + & le Sr tprophanc,& Lei Ne ir jen A
rLede & chofes:mifes en gacdceñtoyent gardées fidclement com |
op ÿ 6 dent ofté quelque cas du les Bcré dé T'ép ecEtencor la loÿiluife. : *
oëis pied Re portoit, que Les enfinha'cfboyent point punis pour és faultes-de leurs
#6 ant q A A Te) here nl ntrest uneuroe ipecmainilié, nous
leur pro pauusis gouustnementdé leursenfäns. Er voila quant la policé gardée : :
e rete de: villes, & au repos de la paix. Or entemps de guerreilz fe gouuernoyét 4x ils
ETS p celte fortesduant quefe ruerfurl'ennemy la Lay. commandoit .que:on vs. Deu-
sur de
fon, & reparation des vèrts & prifes,ou viürpations :de #6%.20, 4
ere. y A us él gt er De a déon:::
le vouloitfatisfaire,on po denoncer Jsguerrciftément, & eltoite-
5 syant
PCT
ges eù chefietgencral de l'armée:ce) prb ne: Ar LE M4
rite furpañloit tous les autres ; :et le
oldat eftoitchoift d'entre les plus
rsadextres,etrobultes detoutelamultitude, 1! 2: à
nt, nefoit Û PRESS Sd
Bree Eftoit deffendu que fi vnevilleeftoitafliegée,queon ne coupañît.point Ze der foges,
op sarbres fruitiers,car fils auoyentlan ra Dir crie
Sire aucc MS, froyent reproches à ceux qui vieroyent deitel nou 5. les 1
Que lovainqueürmità mort fansirien excepter,ous les:sebelles,et qui Les 74/5'ne.
menoyenten deffencc.;, ais quederefte des vaincus fuffent ou tribu mngét puise
Leouram ones pour peine ct punition de leur refiftance, define. :
>ortoit aulli l'ordongance,quedurant le temps de:la guerre , l'homme Ledres hf .
weftift;ou vhfaucunementdes habitz;et ornements de lafemme, ny /6x. des vil.
femme reciprequement.prift l'iccouftrementde l'homme. Au relte Les, œremx
vn'& l'autre:
ne porterak
fans: hoir d
füfciter f
eau frère
ce oitdeffenduà tout Hfraëlire de manger du fng en general;:de.quet- #45 ufr
ne ceMMi sebeflequeccéuit: : d'A GUO EI LEON! latcioto sètu8 b 14 de jèmer
| LEO JRIUE NI,
és ladres, etceux quifouffroyent coulangede femence, eftoyént chalce.
2 des villes,et-compaignies des autres Citoyens: voireles femmesidu- Femmes mes
nt leursmoysvuidoyent hors la Cité par l'efpace de feptiours;où elles /fruesf@s, c-
atroyent litrementàl'huicicfme: etautantfailloicqueen feiflént ceux ceux qus:vonr
la maifon défquels quelcun efboit trefpaffés ::,2: 22122216) 12° 12) choientiles
Cehiyquife corrompoit :en.dormant: fäilloit. que fuit purgé par le auorts pales,
eltre;legechfcrifoirdeux Mgnelles pour fa purgations:mais premic- Leuif. 12. 13.
ment le pollu;deubdit{elauerdé belle eau froide: Yoire ccluy qui en 14:15:
mpsdeffenduacointoit{a femme , pafloit foux pareille fuhicétion dela £xpiations :
yiecoremopis de purgation,: Et la femmeayantenfinténe pouuoit des ff.
vôr dans te/Déple fi cidlajpvo male que buaranteiquiss apres foidou- Efardehi pe
esereläcunctemelletsañbredés iourselbit doubls-pourlartétede dictées,
puriBcqtf Leinaryfripçonnio{hfemine de paillardif.s<foitteriy de fret.
fcnteyvirgilçainéuitéous bes condties fie le farine: d'orge: ctln fem frbianiget
eftant acdiuéb an pacvisseticdméodir: Temple. falloit qu iuraft:en-,3.4p. 10.
Les'inainsidh Sacrificateur:. que cle n'auoitfaitieucun tors à Con: ma-: +
A ARR A ER AA
1)
teiours,
fteffe.
reseftoit pe
“ AÇmMYy OC
l'argent,
pa ou
si LIVRSISSOOMND NN
Mpariuroïe, G cuiffe ne failloirà duy éreuer &c'ie ventre -tombet per pic.
ges, ds foite qu'elle mouroit attaine.dercelte douleur:là ou au contraire
#dlceftoitinnocenteau bout dédinmoys elle.enfantoit vn -belerfan
fans fentiraucune angoitfe de aolles quefouffrent en tel:cas ordinairemé
celles quiaccouchent:mais le miracle p'iduenaippeint,i le Prefbre el
| mant ie nonrde Dieu fur: du papier, &:Le hroÿ/antdans vnhanap, :ne-don
Peine de mort goit à hôire à lafsmmelcéftéliqueur melééauccde la. pouflieic.:Cefair
aus adulte- Jegitlateur cflabliftencor peine de mortaux adulteres, aux Sodomite, ER
res. Exode.. au a HA fang& parenté. Diéffendift encor qu
22. Deute. aucun Preftre montaft au faintAutelayantfäulte dequelque partie. oy
17. Leuit. 18. mecbre que ce füft de fon corps,neantmoins youlüt-1.qu'il fuit Dour}
Nulbosteux, des oblatians fäites au Temple. ©rdonnaen outre queliladuenoit qu
ou ayant de- Jos onféns d'ffrael conquiflent la terre de Canaan,. que au bout dés fen
fault de mem:ansils laifa@enties dhamps en repos & la terre fos.eftre par Je oc affa
brerecnt ic Toute serre & champ femé,ouproduifant de fon bonigré efkait deck
beaute, -récommunenlaperecption des fruits tous les cinquänteans,tant au Luil
Lemtig.1$. queàl dimnger cible que-c'eftait l'an cinquantiefme,& celuy que
JÆn de Iubi- difoit le Tubilé,auquel les debtes efioyentremifes, & Les ferfs &efclaus
Ksemfideré. mis enliberté & franchie. En.ce mefmean,ceux quiauoyent védu le
a féprenaire poffelions à vil pris, y rentroyentfi ie reuenu füurpañloit, ou.eltoit g(gal|
ar Les the Ja fomme ire. "Etce furentles six aufquelles Mo
és.» Le fentét vroïin de la mort, aftraignit & obligeale peuple Hicbrieusfaifin
Racpapt par vnepriesc folennelle-,. & beniflant ceux qui garderüyent faiotement A
Pan du Iubi- fans violer ces fainétes loix,decrets,& ordonnances, toutainfi qu'il ms
+ K, c'eff 4dire dit,et cicommunia ceux quien feroyentlés tranfgreffeurs.. En fin lia 4
de liberté. peuple fouz le nœud d'væferment püblic.de garder ces diuines loix,, {
Denters. 28, aus les humaines conftitutions,etqu'ilne fouffriroitiamais que les tril
@27 : : grofeurs füflent fans reccuair punition delenrfäute.:
Aufi céreme- Et d'autät que fans faillir nous pouuôs dire, l'effäit'nôusle. faifänt von
mieux ç- de q\'iln'y euft iamais peuple plus addônéaux ceremonies,ny fanpaffant le
wotieux sadis Fuifs endeuoti6; il fault voir de quelle maniere de facrifice ils vferent di
fer tee les le.cômécement,ct en féray le difcours le plus brefqu'il me fera poffib
dames Lis ont le téps palfévié deteux fortes de fäcrifices, :& immalations po
Joféphiantig. faquerir la faueur du tout p'iffant: ua defquelspartois le n6:de publ
hu:3.ch. 10: & l'autre eftoit n6mépriué & particulier:l'vn portoirie tilire-d'Holoc
Leutig.r. | fte,à caufe quetoute la viétime efoit confumécpac es flärhes ; duquelh
Lefre que foyentles Princes & Seigneurs d'entre le peuple, & failloit:que cc luy. qi
En ra offroit le facrifice, füft qu’il immolaff, ou bœufjou aigneat, au autre ehQ
Façon dé fa- fe,prefentaft à Dieu vnebefte d'vn an, &qui fut mafle, lé facrificateur à
offer entre: roufoitl’Autel du fang de labefte immolée;puismettant en pieces la M
les ee à rt her pr ae Lars bnede facrifice. ar por
J#atre forte: los plus fimples, & pourie peuplooù:lon affçoit des belles qui palloy
de facrifee.: Vaage d'vn an, & èn: efauuléfhuelles on ne lasbruBait pbipe toutes X
… + + syantle Preftre efpandu le fang fürl'Autel, il-mettoit au féurles reies, D,
R para Ja coiff; couurant lesinteftins:mais la poiétriné, & la cuifle ce
prayen pourledroitdu ferificateurcé& failloit que dans deg
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14 per pie.
gontrair(
bel enfant
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EAST E:; : :
purs tes préftics mangeadent crquiteftoit dela chaifdeseférifces*, 2462.
eux quisftote ir pluypauvres loitquofrifent des Colombes! où
ux Tourterel tous défquelles eftoit pouf l'holotaufte &läutre Offraniles
bur Le Sacrificateur.L'homme qui pechoit ignorimant,sftüit pürgé par Powr les: pe-
preféot &:offrande,;au d'vn'boucou d'vne Aignelle:& giconque fe che ; on le .
noir goulpable-de quelque préhé (écrerifelan l'ordénènte de là:loy, Zeigne
oitnec Are que (A PORE par la mort d'vn Moutés Les Preftrés mf Léwrig. 40.
ee ns crie dogs elles fuit qu'on jes eufl'offortes par Cecy fe faifast
1h cri |
cepublic,ou.pour l'expiatigt particuliere: &r'ne fe faifoit facrifice anx nonnèlles
1 qu'il Le pie sd pure färine ppar en efpandrepar deflus; &'en Zunes.
mble. de l'huile {ur vn Aigrieau vapicotin.fur le Mouté deux, &le Membres. 18
eufvendt à la nroëfe fine heitne Are, 8e foir & matinit fätloit que 29. *
Preftre 1mmolaft vn aigneau-publiquemét. Mais le iour feptiefine de Fefes folen
bites les: AR Patate ri confacré pour leur repds;par l'or elles des:
cotfhoit doublétant le foir que matin, pour. ZwfL celle
t.Etaueommencement de cha desTaberna-
hqawys pourlapi st pechez;le facrificateur immicloit deux cles en Sepre-
ufs,fept Ajgneaux d'
nadce de laloy:.le facri
ffrir für J’Autel de Dieu noftreSei
vnan,vn Maüton,& le Bouc qui eftoitl'expiati bre.
peché. Us y aiouftoiét.ençar deux Boucs;l’vn defquets eftoit pour Lés Mifan, #y
tes de tout lepeupieporié horsles fins&linites de feurstorres,& Vau xariques ne
aux fiuxbourgs;pi.en vnlieutrefnetonle brufloittoutentierauccfa ons le ‘méys
ne. LeSouuerain Sacnificateur dohnoitpourcr factificevnThoreau;&e d'#puril,
oit vn Mouton en Holocaufte.Les Tüifs auoient encot.des iours pro- nf n'a «:
clquels ils vfoient de certaines ceremonies & dediéesà celle foleri< remarque à
le15.du moys que 1es Macedoniens apelloient Hiperncrethée.Bt'au'ZLarin decé
pps d’Autonne és feftes des Fabernatles;qui eftoiétannuciles efquel livre: Foy 1e-
ils offroient à Dieu des Holocauftes,durahr lefquelles folénités ceux /éphe.
Lafiftoient au facre perroient des ramcauz de Myrrhejide Saulès, de Fofes dépif
miers & Pefçhiers en main, & âu moysXantique Caui ft lé moys de qmesés pains
s,que les Hebrieux apellent Nifan] à eaufe que c'eft de là qu'ils pre- füns leur.
ht le commencement de leur année, vers la pleine Lune,le Soleil poffét Exod.15. 13,
le figne du Mouton, d'autant que ce fuft ercce temps qu'ils ntirent 7-23
Ja captiuité d'Egypte;ils celebraicnt lafefte du pafläge;mingeans l'Ai Zewits.135
au miftique, &:plein de faibte fignifiance, & füyuoient quand &-quéd'Nemb:9: :
feftes des pains fans leuain, fort foHénelles ätoutelardee Tuifue,fique Deur16,
jant huit jours on immoloit deux Thoreaux,va Moutô;& fept Aigne De ces fäcrs-
lefquels-eftoient confumez par feu en partait Holocaulte: à tout ce- fes life2, l'E.
fhoit aioulté le facrifice du'Bauc pour les pechez de rautela multitu pyfre amxdre
Lalccondiour des Azymes,ou pains fns' leuaih ; onoffroit les pro- brreuxi
rsfruitagecynemefhred'huile,& à ces prémiers fruksefloitadiou- Fofe de ren-
dre er peer Penthecobfte encor éftoitvnede rhecoulle en
rs annuel ten fleanirez;qu'ils.apelloient: Affarthäm;comm qui diroi founenance
kcinquantiéfine., en cote féfte figrande ils'offroient l'epain de pale du remps que
e de pur Farimonr:& eftoitle fâcrifice ordonné pour'ecsiours ;:éeuk Le Li fur den
nelles pourl'Holocaulte, déux veaux;deux Mobrons &doux Bbuèe néc 4 301.
ile porhé-dé
suples Voils qiianit à {a vegirédé Hide touctiét les
k Li
D
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L
Cerailler {
nté:& cômatidement de Die
pte. D'autant que tôrie fon
Pr
cuple,ctl
fr:
ele desk
ff
(Le F
nes von dep
ml, tir fébacanul
Je pain quite minpel
leunip.queléonque.Or deffndentiz opintaftéeñsbnr, #
ui
LU
| DE L'ASI ré l'ÈGE 36 ;
Ldéranenrauccgrandoinecs ceremonies & façons defriresSquepu'en : à. "1
ar eux ils vfentdegräde layauté&foy:entiere, & qu'ils fémeé-aydée af" à Ter,
1 dcr cufemesles vases autres,fi.ef-ce qu'ils aient mortellementtourle "7
26 de late des bômes, ne voulés mâgershabiter,n coucheraueeperfénnequi " "\:
de Dior de leur natiô & famille, Au refte c'eftle peplele pluspaillard-de *
re 8e quoy.qu'il fabfliepncides femmes eftrégeres, fi efkcequ'entre pu pige
ennes rien ne Iuy-eftillieite,ny deffendu;&:font circoncisafin qu'ils Hé e ‘
ent eltre recagneuz Juifé par selle marque. Orierplus gentil &:pre- quel it
É aprétiflage de se peuple; c'eft d'auoirles Dieux à mefpris,& retufer &,nile T'éci
eur faire honneur & reuerençe: iltcroyent que les ames de ceux qui ÿe, """"
RSS defaitz. en guerre,ou occis par fentence du magiftrat viuent eternels
dd ents Qui elt.caufe qu'ils ont foing de croire, & les Enfers, & lagloire ne
celeftes. Et côme ainf foit que les Egyptiés honoroiét ploficursimas : ren M
La, chge d animaux qu ils-reçoiuét pour Dieux, les Juifs au contrat- Marcellin fe ‘
va. eul. Dieu quil adorent en efprit, fans demander-aucune appa- merfrenr an
exterieure »6ftimansaborpinables & mauditz coux qui fontaucu- fiennemis de
mblancèny figure des Dioux en forme d'hommes pour les adorer. «fe narsee :
es fôtles refueries, & autres folies que Cornille Tacite vomift côtre A
u ifauquelftioint Trogue Pompéc. [Toutesfois Juftin en l’abregé
ture ; v'ay A Trogue en parle vnpeu plus fobremét,quoy qu'il pourfuyuelafæ : | """:
élan dc Ja gb & lebanniffement des Iuifs parles Egyptiens, mais en Jffi.l/36."
os d'etoif MB SE Lage que ne pour tomber en tant defautes il à teui&sle temps; ù
de paiftrec nom du Roy fouz le regne duquel e defaftre aduintaux Ifraëlites,'
vn grand uels tout à elcient(comme ileftaiféà voir)il falfifie l'hiftoire,laquel. : " ”
aopent bel ft fans doute qu'ilauoit feilletée.Or fi ces deux ont parlé tät au def- crie
n luy adioi age des Hcbrieux., voyonsce que Strabon en à dit; qui viuoit du s#r4b.héré
DE fcie ns que cc peuple frequentoit à Rome comme eftant pour lors füiette” 1"
masse vel déc à l'Empereur gouucrnant l’eftat Romain. Moyfé (dit il)vndes
éraite d'est res Egypriens, fe fafchant des façons de viure de ceux de fans
us, eff prof laiffal Egypre auec vne bône partie de ceux qui auoient l'amour des
aie à es & le feruice diuis en recommandation; leur enféignant côme les Encer J'abuft
La otailir re PSS erroient vilinement, lors qu'ils attribuoient à leurs Dieuxla le pauvre
fer des beftes farouches & déleurs animaux dômeftiques:& les Grecs Stral5,ufent
un ste (ed foient auffi penfans comprendre la diuinité fouz l'effigie & reffem- de lifatture
fran & edel homme .Que Dieu cftoit ce feulement, qui, gouuernät Ciel #5 Liess dus fe
8 du Dieu , mer, c ce qui y cft côtenu, eftoit:par nous appellé Natüre:l'ima- éfewre
te: Tz of quel, n'eft aucun qui iouïffs ant de fon bon fens; ofcenterprédre de:
D PA éroit dre, ou efhigier ; & par ainlilaiffants à part toute idolatrie, le faillit:
Ge du dans va {aint Temple & oratoirc digne de fa grandéut fans auct.”
D Le attendans toufiours.que Dieu par fignes & bienfaits fe cou
veuve 1od roit à ceux qui feroient:purs et entiers, ct qui viuroienr inftement,
nl Patent quelle faueur iln vferoientpoint vers les peruersetmefchants.
D opGuert adioufte:Ses fucceffeurs vefqueirent vn long temps füyusts fs or-
A de LR lcfquels veritablement:eftoient iuftés;'er fort religieux, mais
its e cours des ans, çomme les. Roys euflent embraflfé la Preftrife ils
\A DEUÉ A drent ambitieux, ct puistomberenten manifeftertyranie |“dé la
ù
à
te à. EXT RENE se À |
E Scétes d'entre quellefonirentlesfubetititions et aurresvices mb! tetwoïla l our
_Lemfte à Papi dot cité ones tsduifs] Tandis quélufimplicités DE
. *” uoitlieuvnrrelés Ioblites;les fe@tes auffrofoiét forclafes deleurs trou. soc4
Tource di- pes; maistavorraptiondutemps; erabuz dela pärolle de Dieuyfeit qu'il icnt
fours den fefleusentreeux tioisfortesidePhilofophowqui viuoienthors lacomp. RD, çe à
Jofiphe entr. gric des autres; ctportoieñtlonom de tiré de plus grande faintetéqu r Sad
ln8.c2. et couxmafmequieftoienvdéputez du reruise duiT emplo. -Les premiers DR ji
en Ebilgtnif (toientiommezPharifiénslesautresSaducéees, ctietiers genre fapal, ce
ai dinreg'il loit des Eféens.LesPharisienseftoient fort fobres, 8 efchars en leur vi L'on
afair pour La veftuz fogoriensent .8: le-moinsmollementquegens de-leur ficcle: mel.
sation.@” tanson'auamt lourstr'aditions;auec Icfquellesils interpretoient, & det L'iln"
-CelieRhsdir. minaitnt la loy & ordonnances deleur legiflatear Moyfe. Ils portoi ary.C
… liu.ss chap. des tablettet,. 8e rouleaux deparchieminfur le front, &:dos breuetz a Mante
9. 1... bras draits,-dins lefquelseftorentéfcritates dix commandemeés dela lo inc od
S Hiero/me. pource-que Dicu auoiccommandédifint ,:tu'auras-ceftelos,côme qu cr 1
au li.dés tra. quexcss pendant &rmisà l'obiet'ordinaire; & de tes mains, 86 de tes veu nche
ditions He & f'apelloient ces rouleaux Philateres-duverbe Grec, evxarim et Thot qu
braiques. … :ratlivn emportant conferuer, et l'autre fignifiant loy comme obfcruati onaftc
parfaite dola loy. CesPharifionsencor(la:couftume Juifüc eftant de po parle
Pharifens fs texleur veltimcatsfrangez parles bords d'embas)/portoient leur:frans leuer:
taux, ainf; plus langes-qr.c les autres; efquellesils:entrelaçoient des efpines er efpu delà (
que les Grec? \ans afin qu'enallant par ruë,etfentansceftepiqueure; ils euffént'en cent & .
Stascrens. tinuelle memoirela loy stordonnances de leur Dieu: Tistenoient Bnatis.
_ Ingement@ toutes chofes,quoy quéregics par leconfeil ;et volonte de Dieu, eftomeuré
immortaliré fuiettes. à la necefsité delà Erale definée, fuffent elles bonnes , ou: recept
déjamis trenuaifcs:: et. concedoient, beaucoup au liboralarbitre:en l'hôémime ; leo tegrit
par les Phs- rautesfois ils cenoiét eftrefecouru-par ceftefatale nécofsité, laquelle péBuucrt ç
nifens. ray fée-par l'effort & influence des cours celeftes;ils eftimoierit eftre de pc tout
Faële des grand'efliçace-quela liberté quel'hommepeutatioir en fa volonté &« ebru
Apres. Gtion.Ilz n'euflencolérefifter; ny refpoudre rien au contraire de: ce 4 comp:
: } ‘eur difoient-leurs fuperieurs, ou ceux qtiles deuançoient: en:aage. oient;
Imitation du croyentque Dieu-viendraiugerà la Ga les ‘hommes : & 'efiméient Eres, ny
Pgthagorif=. ames eftreimmortelles;& incorruptibles:bicn eft ray qu'ilz duoient MBux obi
mepar ls - nion queïiufqu'aniourdu iugerhent ies:ames des genside bien -vaguo@Riler pu
rharifens. d'vacorpsenautre, attendans la refurreétion : mais celles des mefaires,ils
S'aducéensgr- f'en alioientés prilons obfeures&:eteraelles des cnferss 8’ d'agent EC en re
leurs opines. 8 cn l'habit-&-és murs ilz eftoient dutout differents aux atitres, iWegient fo
| reptnommezPharifiens,à caufeque cemotemporte diuifré et retra cer pas
* ainfi queditfain& Hierofine:La feconde R@ieftoit dés Sadnééens Mis re
… æterifie, oc niogenrdu tout lafamie deltinéc;difansDieusuvir efperd' firtoute QD au fi Le
impreté des fos,.ctque luy feul enefboit le Roy ecgouuemeur: ettenéienc ques Datre
S'aducéens {toit enla puiffance;er.choix del'hommedeibient faire, oumial fe ge Entre
tirée del'Epi ner:etnonobftantqu'ileconfoflaffeut vn Dieu (ne: l'ofânsryèr à iclirab
cure. du-pcuplefi-efce qu'éténioiérquelusumesepres le decez out fe icion.
ans gloirciou füflenrtourmentées pat nul füipphicoer l'autre mord la nece
goypiontlerefurcection desmortz/&-efütgilne géolame 8e le Lies &
mou
Dita quét
phicité a
sys trot
feit qui
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L'aucient
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rd'aveanté
Li ” 7
; DE L'ASIE. #1
LE sirolenttout énfemble, ke ne receuoient qu'il y euft Angeauelcôque. #/Famir le
ceuants d'entre /toute la Biblestes feulz cinq liures de Moyle. Ceshom Gens/e,l'E-
es eftoient fi feueres, & peu acoftables que feulemencilshe fentre-han xod,N'äbres,
pient point'enfemble, ceux qui eftoient de mefme ligne &feûte : & à Zemtig:o
hufe dé cette fi eftrange & farouchemaniere de viure,ils fefaifoient apel Déureron..
r Saducéens,e’eft à direiuftes. Quandaux Efféens leurvie eftoit toute Æfféens #o-
blitaire, & religieufe,comme ceux qui faifoientprofeffion en fuyant les #es. 7x Eufs
ppces, d'embraffer leGelibat,& continence, ‘non qu'ils fuflent d'aduis prepa. Een.
L'on deuft laiffer perif la race des hommes, & leurs fucceffions.par famil 4:8.cha.4.
ssains pour l'efgard de l'impudicité& legereté des femmes, eftimants €” Philo:en
“in'enyauoit pas vne quigardaft lafoy inuiolable & entiere à-fon Jon Apohg.
lary.Ces hommes sh tan rien er pa-ticulier, toutes chofes leur Æféées sou
hantcommunes,ils éftimoient vngrand peché de porter Mufc ou au- vs vrflux,
ine odeur & vilennie,d'alleraux eftuues, & bains publics’, & l’ordure & de blanc.
eté leur eftoit gentileffe, pourueu que toufiours ils portaffent la robe
nche.flsn'auient aucune Cité determinée pour en icelle fe tenir;d'au
ht qu'il n'y auoit ville en laquelle ils n’euffent quelque domicille , &
pnaftere pour fy retirer. Ains que le Soleil leuaft ncleur eftoit permis
parler d'aucun affaire de ce ficéle, & qui fut profane, & prioient pour rs de priba
leuer du Soleil.Puisiufque vers les dix heures du matin, ils trauailloiét ,;, gardé
delà fenalloient lauerle corps d’eau frefche , & puis difner paifible- par les Ef-
nt & auccgrand'filence, Les ferments leurs eftoient encfgalleabho- fs, *
Bnatiô que les pariures. Et n'y auoit aucü receuen leurordre qu'iln'euft
meuré vnan à faire probation & eflay defa vie & fuffifance : & apres
receptionencorefailloit it qu'on efprouuaft par l'efpace de deux ans
tegrité de fa rs qui eftoit trouué en'crimeigrant & vice do -
uuert cftoit chaffé auf de leur compagnie , & fouffreit telle penitence
etout le temps de fa vie il alloit paiffant aux champs tout ainfi qu'vne
ebrute,continmanten cefte vie iufqu’à la mort. Si dix fafféoyent
Terrible pens
: 3 1". emceentainte
compagnie;nul de latrouppe euft ofe parler fans licence des neuf qui
oient:& n'euflentcrachépour rien du monde, ny au milieu de leurs 2. ue si
; ours . hs) ol É + que pechoret .
res,ny vers la part qui regardoit la main droite. Et eftoientii fuperfti-
ux obferuateurs duiour du repos & fefte, qu'ils faifoient confcience
ler purger leur ventre durant iceluy:lors qu’ils alléient à leurs fecrets
hires,ils partoient vne befche de boys , auec laquelle ils faifoient vne
e en terrepour là defcharger leur ventre,durant lequel acte ils fe cou :
pient fort curieufement de leur robe;afin, commoils diloient , den'ot-
cer par cefte vilennie la maiefté diuine: & pour-ce dés qu'ils auoient Gräde /obrie-
silsrempliffoientlafoffe detérre. Leurgrandefobricréeftoit caufe ré &:- contine
'aufsi leur vie eftoit de longuedurée,ne mangeans guerc autre éas que ce des Effeens.
s Dattes des Palmiers:& melprifans tout vfage demonnoye, & richef-
Entre touts les genres de mort ils eftimoient celuÿ le plus heureux
elirable-, fi quelcuneftoit accis pour laiuftice &-purité de fa foy & cafe fénrence
igion.Leuropiniontouchant l'ame eftoit qu'elles eéftoient creées fe- 44 707 fêwle
à la neceflité du temps, &coniointes auec leéorps: duquel eftänts dif- menr renué
bles & leparces ; les bônes &riuftes en voleiét delà l'Occi en vn lieu des Chreflies
K
us . LIVRE SECOND.
… sinsencor dés propre deleur félicité;jou elles iourifoient d'vn gréd aife:là où les peruer
Ethniques {es & iniques pafloient plus outre vers l'Orient hiuernal, & cftoient ren.|
ont reteue : uoyées en des lieux froidureux.;. &'oufans ceffe:elles eftoient agitées de
comme furet tempcftes & orages:Il ÿ auoit quelques vns d
es platenie les chofes à venir, & fe mefloient des deuinations, d'autres qui fe mariants
ques,ç- Hip v{oient de l'acointance des femmes, mais en cela auec grande modeflie
pocr, an le. e &'attrempance;& pour auoirlignée, afin que fidu tout ils abhorroient}
La nature de le meflange & conion&ion naturelle du mafle & de la femelle, deteftan
… l'enfant. vu le mariagé legenrehumain ne vinft à faillir, : A prefent la Syrie & paï
Cebie-Rhodis Luif eft habité parles Grecs qui portentdiuerstiltres de Grifons, lacobi.
bi:1: ch, 23. tes, Neftoriens,.& Sarrafins, & y.adeux nations feules qui cmbraffent 112
‘Pierre Lom- religion Chreftienne,à fçauoir !es Syriens,& Maronites. I:cs Syriens f.
bard difl.x7: crilient & communient à La façon & maniere de l'Eglife Grecque.. Lef.
cdu2. lis S, quels ontiadis obey auxloix, &déecrets du faint fiegeapoftolique de
Æug de Gé, Rome.Les Maronites fuyuent l'erreur, opinions & ceremonies des [+
ad Lite.7: cobites;vfans & du langage &.des caracteres des Arabes : & habite ceft
Chap2; troupe Chreftienne du cofté du mont Liban. Les Sarrafins hommes dy
selles na= toutadonnez à la guerre;fe plaifent fort au labourage :- les Syriens fon
| tes a prefênt du tout inutiles; [mauuais gar fons,traiftres & fans aucune amitié, fort au:
babirenten res, & les plus mecaniques hommes de la terre, viuans trefpauurement, &
Syrie. n’vfans d'aucune charité enuers l'eftranger, & la plus part defquels faftri
Dinérfes for- gnent fouz le feruice des Mahometiftes. Laoùles Maroniens font vail
tes de: Chre- lants & adroits aux batailles. L'auteurayant fuiuy Haiton , n'a pas eu auf
ffiés enLe- ‘efgard à ce qui eft à preferft, veu que la Syrie,ou Palcftine dés que la for
nant... ce des Soldansdu grand Caire fut abatue par ‘Sultan Seclin Roy Turc
Tout cecy ef changé du tout & d’habitans, & de façons de vis,y ayant des Ghreftics di
pris de Has- toutes nations,& mefmc des Abiflins, Georgiens, Armeniens,& Maroni
ton: ,Ærme- tes tous lefquels-ebeïffent au Patriarche d'Alexandrie: & lefquels fuyui
nien.li.des … chacunles mœurs de fa nation,ne fera fans propos;fi nous en remettons|
T'artares.ch. difcours de chacun enfon lieu...
Hd Ce pendant verrons eux qui font comme naturalifez au lieu & pire
S'aporez, ©” que ceux.qui en eftoient les naïfs & premiers poffeffeurs : Car lors qu
Cofdroé,Rors les Grecs en furét chaffez-parles Perfanslors 4 Saporez 1. puis Cofdn
des D'erfes 4f: obtinttant de victoires fur l'empire , la Syrie eftoit plus idolatre qu'i
— flger l'ariét trement,mais Homar difciple,& fcceffeur de Mahometh (comme ño
{ar l'Empire dironsés chofes des Turc$)ayant aneanty la gloire Perfane,. & force de
en dine:fès (üucceffcurs des Arfacides ,. les Mahometiftes chaffcrent & Grecs & P
Jésfôns: voy fans de la Haleftine:& quand:Zelin en chaffa la race efelaue des Mamm
Ænmiam luz,& Sarrafins & Grecs, &:autres vuiderent pourfaireplace à l'auari
Marcellin hi, Turquefque, laquelle fait prouffit de tour, & ne porte commodité à pri
27. Sabellig, fonne. Et par la chacun peut cognoiftre quels peuuent cftre les habit:
Enn.8.1, 6. de la Syrie, & Paleftine pour le prelent: mais quoy qu'il en foit les)
Hamar difes riens n'en font du tout exterminez,. lefquels habitent lelang du mo
pe de Mao: Liban,iufqu'aux deferts, lefquels nefadonnent qu'à lanourriture di
meth occups troupeaux & Chameaux,defquels ils ont en abondänce ,imitantles An
Lorrent.…: besien cecy qu'ils n'ôtcertain ficges ny ville,ny village,à caufe qu'ils
d'entre: eux qui predifoicne}
fer
diU0Y
ont:
plaine
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uite.
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oy.d
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ie & pais
ns, Iacobi-
sraffent 14
Syriens fà-
que. Lef.
olique de
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abite cefte
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16, fort aus
irement, &
quels faftra
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quels fuyté
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cà J'auar
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pourriture dl
itantles À
ute qu'il
DE’ L'ASTE.: +38
fenelafeñlement,ouils voyent füffifance de palturage 18 c'eft pour- Que fe trerpe
uoy ils cerchent les vallans voifins;& pofez aux pieds; & racines. des #64f 4 pre-.
montaignes. à cautequel'herbe y abonde .ordimairement:y.& furtout és [ent les Sy-.
lines voifines de ces monts. qui font déla le Iourdain. : Ceux qui auant riès:4 Fahoir
Zelin cenoient ce païs fe nommoient Beduins fort vaillans sn guerre, .et autres que les
uitenoient tout ce-païs en crainte,maisà prefene ce font. tes Arabes qui Juifs,
‘habitent,les mœurs defquelsnous auons defcrit:et lefquels font f forts Zelin Roy
puiffans queiadisils onttenutefteaux Soldans d'Egypte quelque for. Turc 4 mine
qu'ils euffent.de Mammeluz,ils n'en font pas moins à prefentau grand denoftre téps
Loy de Turquie, lequel auélque puifflance qu'il aye n'a peu tufque icy les Soldens à
s dompter,ains-wiuent ces gens felon leurs loix;.couftumes et façonsde WCaire.
ire de leurs peresine recognoiffans perfonne,et eftaus l'eftonnement de -1#%.8e-
urs voifins;quoy que de religionilsfoient Mahometiftes.. Car quoy duinsont'Juc
Bucle Turc quitire l'or de ‘tout ne fe foucie point de la confcience de fes cedé les Are
ets fieft-ceque le ptincipalexercice en Syrie.cft celu if des en. Syrie
le, qui me fait en füurfoir le difcours,l'ayät real lieues nrQ # rabes en
ut noter queiaçoit que les habiräs délaPaleftine,foientilsnaurels, ou Ps/ffine ne
cftrâge terre, encore qu'ils fuffenc les plus vaillants-etadroits qu'ô (çau recognoiffent
it dire, fi ch ce qu'ils font du tout defacouftumez de Ja guerre et fouf- 2° ss “
nt toutes incommoditez des Turcs leurs feigneurs leur font tribut.et spriens défae
pei ffance., fouffrans le plus paciemment qu'il leur.eft polfibleles exar cofumez,
jons des gens du Seigneur, et feftimans bien-heureux qu'onles laiffe d'aller äguer
Lire en paix. na 8 | net RON
Voila pourquoy tant les eftrangers que nous mefmes parlans de ces Le #0 den
isne nousamufons guerc à la detcriptiondes mœurs, d'autant qu'en- paisprisde
re qu'il y ait grand.nambre de Chreftiens viuansen leur religion.» et celmy que
onl'ordonaancechacun de fon Eglife , fieft-ce qu'on appelle Le païs polède.
[nom deceluy qui le poffede,ct les plus fimples A que tout foit pilles famen
e@édela folie Alcoranifte, et que laChreftienté en fait du:tout de- /ésde Syrie
allée et.bannie.Les villes plus fameufes font ores Baruth,Alep, et Tri- #47 letrafc.
ly pourlamarchandité,c{quelles lesmarchans Latins trafiquent. et y Letrafi de
t leurs. doüanes,et Magalins,toutesfois Le trafic n'y eft vel que lors Fe Syrie refroi-
Soldans eftoientfcigneursd'Egypte,ne.fi riche qu'il eftoit auant que 4» € Ponr-
Roys de Portugalf'emparalfent des .coftes dela mer.le long de lO- 747.
an des Indes Orientales :Quant à Hierufalem cHe.cft frequiétéc detou- Æier/älem
orte deChreftiens et Mahometans, mais pour diuers refpedts, et 6cca- fre7uent C2
pains 4 pauteriyes ésliures de ceux.quiont defcrit laterre loin 4 Fous.
#3 ÿ © lemneapar le rec dé tant de gens. de bien qui ent fait le
K ij
| Geffe opihiin:
du filsdeMe
dée ef la co-
mune en la
fable des Gen
tils, Herodote
Lur, *
nfôle ant.
bin.x,chap.6. ‘4
Mer Capie
dittéores de [RE ré cofté de Septétriô,la mer Cafpie, ou Hircani
Baccn où de SR PAR PS quefqu'on Bit à prefent mer de Baccu) & ay
Sale. Ponät la grande Armenie & Aflyrie:vers le Midy;le païs Perfan, & à l'Q
Py Ptobmiée riét luy gifent les Parthes, & Hircds,enclofe de môtdignes.Ce peuple a
l5,6.6.244- {té iadis fortpuiffant, quoy que mol,& effeminé, fortadroieà Cheual,&
ble.s. De l'f tirer de l'arc, & qui portoit vne fingulierereueréce & grand hôneurà
Feminatio des Roys,& Princes: [is portoient vne tiare & bônetrond en forme de Tur
Medes.voy ban,& leursrobes & mäches, lefquels ornemens fefcoulerent fur les Per
Xensphon en {és lors qu'auec là façon des habits ils leur rauirent l'Empire. [Lequel le!
Le vie de Ci- Medes auoient defiatenu par l'éfpace de 350.ans félon la fupputation di
re le grand.” Tnftin:mais Eufebe en fon liure dés téps n'en y trouue pas tant, comme
Cefnt Cire | cantle regnedes Medes par Arbace, lequel ruinant,& bruflt Sardanaps
wi. dans je mit finà l'Empire Aflÿrié:& ayätregné28.ans il eut Sofarme pour fu
Emp.ahx célfeur qui tint l'Empire l'efpace de 30.ans:à ceftuÿ füëcedaMedide, & r
Medes en féit gna 4o.anstapres luy euft le Royaume Cardicée qui mourut l'& 13: de fol
fsgneurs le: Empire, laiffant en fä place Deioce , lequel Hérodote appellé vrayemen
Perfans.I l: Roy.à caufe des troubles fuccedez du téps de fes predeccffeurs., & ce fu
bin.1. Oraf.l. juy qui baftift la puiffänte Citéd'Ecbathane;autrement ditte depuis C}
36h. 19. Fe ropoly, de laquellé-eft fait métion en la fainte efcriture. Ce Dioce,;vu D
rodote.liur.x. cle mourutayant cômandé fur les Medes cinquête quatre ans ; duqud
Succeffio des nôbre Herodote ofte vne année. Phaorté fut fücceffeurde Deioce & go
ROS@ Mo° uernal'Empire 24.ans, (Herodote diminue de deux.) A ceftuy vint pou
pd des heriter Ciarace qui regna felon Eul.32.ans,mais Hlerodoré parfaitie nù
Mea s.W{que breiufqu'à quaräte, Apres Ciarace, Aftiage vint Je dernier qui faffit :
AC throfhe énuirô 38,ans, duquel il fut chaffé par Ciree/Or les Roys des
Ecbathane # des auoiét céla de périmis pour‘ vn propre & fingulier priuilege, que d
té des Modes. uoir.plufieurs femmes & cfpoufés, mais a la fin chacun fvfütpa vne licéa
ie Le liur. pareille, faufque I différence eftoirrelle;que le Roy en tenoit à plaifrt
d'Hefler en la à fi difcretiô, la où les autres nepouuoiét en efpoufer,. & tenir que feyi
Bible. Voirelès femmes a côptoient à gräd hôte & deshôneur, f quelqu'vnek
Herod.B.1.. côtétoit d'vn mary, & péfoit que cela caufaft fterilité, fi pour le moinscté
CoJfumes cune n’en auoit plus de quatre pour fon pafle-téps.Ce p=vple füifoit all
des Medes. . ce limitation des Grecs, & d'autres-fois en {e bleçantau bras, & és ioit
Gele Rhodi-.tures de l’eff paule, d’où fortoit grand'abondance de fang,pour tefinoigr
gin.lin 18. ge & afleurance de la foy iurée.Et d'autant que du coffé que ce païsr
6h29. gardeleNord& païs froidureux de Septentrion,ileft fort infertil, & {
DE L'ASIE. 39
le lesbtedz & autre grain leur manquant,ilz faloie.t fecher desiman. #afà des fêr.
defquelles ilz faifoient farine, & du pain pour leur nourriture: y ad- mens des
ant des pommes, lefquelles ilz deffechoient & peltriffans en faifoiét Medes,
Mafes, pour les garder pour leur vfige.Leur boiffon eftoit faitte de vivres des
aines racines, ainfi que encore à prefent en vfent plufieurs nations é- Medes.
geres à faute de vigne:,c autres chofes commodes à faire Vin,Biere, Deux .Ær-
Ceruoife:&'ne sf que chair de fauuagine,ne tenans compte memies voy
Bnimaux qui leur eftoient doméftiques. [ Et d'autant quel’Armenie pline Li, 6...
eft fi voyline, & region de fi gräde eftéduc,ie n'en veux oublierlere srrabon lin,
y defcription, veu les grands terres & peuples qui font contenuz en xr.
Prouince tant anciëne, laquelle cft diuifée en deux, à fiuoir Armenie problems. li. $.
ur, & mineur: La grande cft celle qui regarde la mer de Baccuc, & chap.7: @-
rcanie vers lé païs d'Orient,& au Midy luy gift la Mefopotamie le 12. Tables t
de l'Eufrate,la Capadoce luy eft au couchant,les Géorgiens, albäs, e> +:
beriens luy auoifitient vers la partie Septentrionale,& de ce cofté eft Efiédue d'ar
> qu'on dit & appelle la Mineur, & laquelle eft fübicéte an Roy Turc menie.
à gräde pour la plus part, fait obeïffanceau Sophy & Empereur des zawris Cité
s:8c ainfi par cefte confileration l'Armenie feftend dés le païs Per- chef des pays
fqu’à ce que à prefent on nomme la Turquie & ce en longueur, du dysophy,
tau Ponant, & fa largeur cômmence aux portes Cafbies,radis limi- _#rmeniens
par le grand Alexandre.Et lefquelles font ores nômées Mirali, & viét roufonrs aff
àla terre des Medes:& elt la principale Cité de tout le païs, celle vil. ei,
ht fameufe Tauris,que nlufieurs appellent Tauris de Perfe,foit qu’ilz srrabon en
ét l'aflictte.des lieux, &diuerfité des prouinces,ou qu'ilz ay ét efgard fon li.rr.de le
uy qui tiét le païs, lequel eft l'Empereur des Perfans.L'Armenic eftét Geographie
ée en plulieurs prouinces,aufi elle a obey à plufieurs Roys ,iufqu’à appelle cefte
É que les afiatiques fen féirent Seigneurs, qui y mirentleursenfans Déefe r'anai
Princes, & en a efté le peuple fi ayfé à conquefter,que detout demais il
»s ilz ont efté comme la proye de leurs voyfins,ainfi que pouuezre- y faur lire
Mir des hiftoires tant Grecques que Romaines,foit que vous voyez _Ænairide cd-
ffyriens,les Med es,Perfes,ou Greczaux côqueftes:ou que Mithri- me auffs au
ou les Parthes fe mettent en cäpagne,ou que lefpée du Romain taf- 25,0% 5! parle:
de fe faire dame dela Monarchie du Monde. Entre l'effemination de Capadacé
epeupletenoit du Mcde fon voyfin,encor auoit il cecy de tout pro 1/yen a qui
ueadorant la Décife Anaitidé,à laquelle (fuyudt la fuperftition des penfent que c
es) il faifoit Rcrifices:ce peuple offroit au feruice d'icelle, les filles fe Dé:ffe fur:
pl’nobles & riches maifons, lefquelles en hôneur de la décffe,ne fai: Diane, come
htconfcience de fe proftituer infimement , comme fitelle vilennie, Paifanie
aftrenduës plus illuftres & dignes de louange,& aufli c'eftoiët elles aux Laconr=
es premieres trouuoient les bons partis, d'autant qu'il n’y auoit hôm- ques Et Plu..
ui dé b5 cœur n'ébraMaft celles alliances, & ne receut'ioyeufement rariex l'4 vie
lapourefpoufe,hiquelleauoit dedié leprix de fa virginité à-vne fi de LArtaxen
bde Déelfe : Le temple de liquelle eftoit deueñu riche & opulent du fé:g#0yque
& argent deteles proftitutions:luy dedians auflf des cfélaucs dé tout AÆgathie pes
,comme fi l’Idole euft eu affaire dé telz féruices;tant le ‘peuples iadis {que ce fiv:
glé du Disble,efoi abreuué d'infidelité; folie & da pre | Féu6, Ca
dif;
y, & affa
ns d'au
accorday
:mCÎNag
naturel ill
nt nourr
, À prefco
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e.qui f
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re, {iauoi
agc»
dats :&c la
e' feruant
& voyl
he elles
cit, (ay
'
DE L'ASIE. 4
ectes erreurs, & religi6 fchifmatid des Grecz,ay#s pluficurs Euefques
yn Souuerain,qui leur fert de Patriarche,& ce depuis que la Citéd'An
che, à laifé d'auoir vn chef'és chofes fpirituelles. Entre ces géns, tous
general portent la tefte rafè, mais diuerfemét, car les clercs & Preftres, Geongiés por.
ht la corônne faite en rond , & les lays la portent carrée. Ontient que lt ba refle rs
Gcorgiens tenoiét des femines faites & inftruites à laguerre: Iefquel fe.
seftoient à Cheual:& fort vaillantes & genereufes aux combats, fil eft Fêmes guer-
nf,ie m'en rapporte à la verité. Quant aux hommes guerriers, il eft vray rééres en Le
omme i'ay dit)qu'ils e ftoient fort valeureux, & encor ceux qui viuent Georgiune,
diberté font difliciles à fubiuguer : mais leurs forces font trop foibles
our attaquer aux R oys qui les auoifinét, Or eux voulans entrer en ba- Georgiesf'em
ile, & mis en ranc'preftz à choquer, ilz portoyent vne calebaffe pleine plferent de
evih laquelle ilz aualoyent lors, & ainfiarmez,.alloyent plus hardimét vin allans
couragcufement affaillirleurs ennemys. Ee Ciergé d'entre eux ffas aux cobats,
onnoit à prefter à l'vfüre, età-vendre les chofes faintes comme Symo- Chrgéu/fs -
jacles : Par-ainfi ne fault f'eftonner fi Dieu a permis que la perfecution rier > £yms
es infidellesles a domptez et leur a ofté les moyens d'abufer des gra- ntacle entre
es des biens defquelz ont iouy ladis. Flsauoyent haine mortelle auec les Géorgiés. :
Chreftiens d'Armenie leur voilins,à caufe de la diuerfité des opiniôs Géorgans eo"
ceremonies, Ces Georgiens font gens de grandes abftinences, etaflez _Ærmenens :
tiers en leur-conuerfatiô, en Carefme,.ne mangeans-poiffon, ny deli- ennemrs'en-
tele quelconque, non plus que font encore à prefent les Calloïers de /emble.
rece:0yans trelattentiuement Ja parolle de Dieu , & perfiftans affez 16- 4bfhinence
uemét en pricres és lieux où ilz ontle moyen de ce faire fans empefche- des Gcorriens
ent: & ont pour chefés chofes fpirituelles,vn Euefque Souucrain qu'ils en Care/me:
6ment Jacelique,auquel prefque tous les Chreftiens d'Oriét, & qui fôt Zacelique aw-
(pars és terres du T'artare, & d'vne partic du Perfan, portent obeiffance tét que Ewef”
klerecognoiffent;ain{i que nous faifens le faint Sicge Apoftolique, du- we Jouscres.:
welilzne tiennent aucun.compte.. Les Armeniens aufli: qui font de- LÆrmentiss
eurez en la foy, fürentiadis (eomme i’ay dit} domptez parles Tartares, domprez pr
hais non priuez du generalexercice de la religion, vewque de ce temps les Tartares,
m mefme auoit quelque Icgere apprehenfon du Chriftianifme: Por Mure pa
ais l'Armenien n'eftoit point d'accord’, & ne l’cft encor auec.l'Eglife rit. en fon ve
omaine, feparé de la foy en pluficurs-chofes de ce que l'Eglife vniuer- page deTur-
ile tient felon l’ordonnance receuë de tous les peresanciens , & des rarie co Hai
recs & des Latins:Car en premier lieu ils ne fçauoyent que c’eftoit que ton LÆrme
ifefte dela Natiuité de noftre Seigneur & fauueur IefusChrift,n'obfer- mien ax lin.
nsprefque pas vne féite,ny vigille, & ne ieufnans les quatre temps en des Tartarts.
bte quelconque. Le Sabmedy de Pafques leur eftoit de grand refpe@ _Ærmeniens
ne le icufnoyét point,a caufe qu'ils eftimoyent qu'en ce iour fur le foir diffordas de
oftre Seig.efloit refufcité des morts . En outre mägcoyét chair tous les l'ezhife uni-
édredis: depuis Pafquesiufqu'aux feftes de ia Pérecoufte. Leursieufnes ner/êle en
foyét dés Septuagefime iufqu'à Pafgs , mais auectelle & firigourcuie quo.
inence 4 les mercredis, & védredis ilz ne mâgcoyent poiflon , huile, Zenfües des
y Lacticine quelconque, & fabftenoyent de vin,ayans opiniô que celuy _ remises,
libeuuoit du vinen ces jours, pechoit plus deuât Dieu, g celuy qui fuit
Vu
| LIVRE SECOND
‘êlté au bourdeau accoupler peu chaftemét à quelque paillarde, Le sg
ils ne prenoient viandeny fubltance quelconque.Le mardy,'et icudy, \
mangeayent vne foisle 1our.Le mecredy et vendredy, lesplus faine,
côfcentieux ne prenoyent rien, & n'euflent mâgé vn feul morçeau pour
mourir:mais le Nos & dimenchcils mangeoyent chair. & faifoycn
Deme/m:€8 grand chere, foulageans l'abftinence des autres iouis. Durant qu ils ieuf.
ofet les Ethi- noyent dés la feptuagelimeiulqu'à Pafques, nul ne-celebrott la Melle, f
7 vy cen'eft le fabmedy & dimenche, voire ny és autres faifons, Le jour du vé
AÆluare, dredy; d'autant que lesiours de ieuine,ils ne-leur eft permis de celebrerle
en fôn Ethwr- aint facrifice de la Metfe, eftimäs que par la receptinn du fäint Sacremé
pie, …ilsrompiffentlareligion de leurabitinence. als recer oyent à la fainte cé.
Cémssion dé muniG indifferemment les enfans, dés qu'ils auoyent palfé l'aage de deu
mée au = moys{eulement, & ne mefloyent l'eau au vin du Calice encelebrätsaini
fansielle effait que de tous temps il a efté oblérué des Catholiques. Ils Iudailoyét qui
«fi donnee à regetrer aucunes viandes, comme fi elles fuffent fouillées, telles quee
el Eglife Pr5 floyent les lieures,les ours, & autres chofes deffendues aux Ifraclites. Il
mitite.92 S. facritioyent dans des vafes de boys, & devoirre,& quelques vns fäns ps
Oprié 48 fér rement ny nappes für l’Autel, ny eux veftus-des habits de Peftrife,& o
mn des 4bW- nemens deputez pour le facrifice,les autres prenoyent feulementies fur
fx . cotsdefquels vfentles Diacresen noltre Eglife. Et tant les clercz,quels
ÆrmeñIE Jai, à limitation Gcorgiane, tous eftoient , & vfuriers, & Symoniacle
tuda:fént. voireles Preftres fouilloyent leur ame, fadonnäs,aux foncelerics, deuin
. Ænfen V=" tions,enchantements, & euocations de Necromance & plus adonnez
Jent encor 5 ]'Yurongnerie,que les lays. Ils preneyent femme, mais la premiere eftanl
Atefiomitése morte,ne leur eftoit permis de voler aux focondes nopecs:les Euclqu
difpenfoyent les marys d'efpoufer vne autre femme, fi leurs efpoufes
ftoyent conuaincucs de paillardife,& adultere.Ilz ne croioyent aucun
ment le feu.de purgatoire,lequel 1es Grecz ont toufiours creu, & croyi
encor, Et fouftenoyent opiniaftrement, vnefeulenature & volonté
bis (hi notre Seigneur IcfusChrift.Enfôme les Georgiés prouuayét que ceu
dun Y SHFOYENt en 30. articles de la vrayefoy Chreftienne. Ils ont aufliv
Srr Li, 4% chefen cas de l'Eglife, qu'ils apellét Catholique, c'eft à dire vniucrlt
aables des fou lequel ils cognoiffentplulieurs Euefques, & ne fôt pas fi au bas ,n
tät dechaffez,qu'ils ne poffedét encor de belles terres fouz l'obeiffäce de
Perfans & Turcz, lefquelz bien que ayét du tout aboly la dignité Roy
Preftres AÆr-
mensens ad6-
nez 4 Necro-'
Ærmeniés.
Catholique
chef de LEgli le des Princes qui feigneurioyët ce pays, fi ont ilsJaiffé les chefs de l'Est
fe viuäs en affez pañlable liberté, qui aura cfgard à la doctrine deceluy
religion deteftable duquel ilsontopiniaftrement embralfée. Ie dis ce
à caufe que aucuns chantent qu'il n'y a aucun Chriftianifmeen l’Arne
nie,Georgiane,ny Albanie,comme ainfi foit que les Caldéens, & Arm
fees Arme.
aCns.
niens que nous voyonsaffez fouuent en France, nous affeurent.du con
traire, & que l'obeiffance de leurs Euefques au faint fiege,nous font voi
: que IefusChrift y cftadoré par vne bien gräde multitude d'hômes: ioi
queles Chreftiens quifontle voyage de Leuant nous certifiét de ce qu
les naturels du pays nous ont defia fait entendre. Latigueur des peines
l'endroït des aduleres eftoiten Armenie , du temps que la ARAEE
toucho
aeè chupé
‘LePreft:
poir deian
oh ilperd
n'euftoféf
ftantbrufl
{e profticuc
ourquoy
es quine'v
viured Jeur
«commèttan
e, &
fer, le peuple
Monarthie'e
üx Pérfans1
ucü Côpte, à
lirétiés Gre
craineté de
brufquemenñ
nan ment,
bofant comm
elù
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fainte,
1 pour
foyen
\s ieuf
elfe, f
du vé
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ie deux
rétsainf
rét qui
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ites. Îl
s fans pa
fe, & 0
tes fur
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donnez
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O ae
ue ceu
: auffiv
piucrie
ju bas ,n
si ffâce de
téRoy
de l'ErRt2
eceluy;l
e dis ce
l’Arnt
& Aim
CD LAS re! “à à
couchoiraux Chreftiéns, que tàfemmie faifänt torti on Mary Aer Punition des
get coupés® l'horrime er perdoit les genitoires, : ‘ ".#dw/ens en
:LePteftre paillardänt eftoit dechaffé de fon eftar,& de l'Eglife,fansef- À "ee.
poir de iamais plus y rentrer, & fieftant marié , fa femme fe gouuernoir
mal,il Failloit qu'il fe continff, & n'häbitaft plus auec elle ; ‘où que aufli
tof itperdiftl'entrée de fon Eglife. La Femme du Preftie' ant veufue,
n'euft ofé fe rémarier,autrement faifant,ilne Iuy alloit que de la mort , e-
ftantbruflée fans’aucune remiion ; & toutesfois luy eftoit-il permis de
fe proftituer, fans que pour celaclleenreceuftancuné punition: Et c'eft
pt té en “pars
es €
à,il y auoit tant de paillardes, veu l'impunité de cel
quine voulans fe contenir,auoyent la bride fi à plaifir lafchée , pour
viured teur Fantafe. Les larrons de chofésegeres, &autres malfaiéteurs. Lerrems com
commèttans Crimes, n'importans mort eftoyeént chaftrez, afin de ne pointmepumis,
engendrer des enfans qui fuffentimitateurs dé leurs mefchancetez. Au xue/gnes
relte Fiult noter, & que le Catholique, & Euefques,& prelats en general _Ærmeniens
quifont en Armenic, font tous moynes, &'aucü fans eftre moyne he peut r04 meynes,
eftre receu aux dignitez ecclefiaftiques , tellement que les autres Preftres
10 froquez,h'ontautre autorité, faufque de pouuoir celebrer.le faint fer-
vice:mais les moynesnefe marient point, ’& pour ce font recommandez
deplusgrandéfainteté &'innocence', & voila ce FLE M peu recueillir
prefentils fe gouuer-
des mœurs des Armeniens,& Georgiens, felon qu’
sent énleur feruirude.] var te )
ie Parthie Probinice 69° des mœurs,e> façons de vie des
‘Parthes. Chapitre fixiefme j
TANVARTATE prouincée depeu d'importance, &de _4fiettede
N 4 | moindie force fut iadis occupée parles Scythesap- Parthie.
Fe | pellez Parthes, c'eft à direbannis, & luy gift versie prolomée ls.”
D, |Midy la Carmanie deferte pour voifine, vers Scpté- 6.chapisete
| vion elle marchifeawpays d'Hircanie ,ayätle, païs bles. Stre
fl des Medes au Soleil couchät, & au Leuant la region bond .
‘4 d'Arie.CeftéProuince eftant toute ceinte de mon- 16. |
tdu con
font vol
es: ioi
de ce qu
peines
erainethh
toucho
y
0ÿ
AE
LIVRE"SE COND- emomde) qui Jesa:
taquans aux Romains(quoy que vaincueurs de tout le monde) qui lesa. EE fine
Éoydhe aflaillis,ils en stade degrandes & glorieufés victoires. [no- D rer l'af
tamment celle que ils obtindrent contre Crafle le phusriche & puiffant DE courfe d
M. Antiine de Rome,qui de gayeté de cœur,apres auoir pilléle faint Temple de lc. M deferuc
côtre les Par rüfalem,alla faire guerre à ce peuple,où lu occis , fon armée fut prefque oint de
thes. toutetaitiée en pieces. Et lors que Marc Antoine fuft les guerroyer,ils le Eco de
Fay Xempho preffèrent tellement,que iaçoit qu'il fuft vn des fages , & gentils chefs de PR jcine po
ah voyage de gucrte de fon temps , file contraignirent ils en telles angoifles , que fou- au rc
Cire le seune. uent il fouhaitoit ces r0000.Grecs, qui conduits par Xenophon, pañle- M uoitdev
Er Æopian renten défpi: de tout le monde, & le pays des Parthes,des Medes, Arme D Quré deu
Alesadr.en niens, Capadociens, & de tous les habitans.de la petite Afc:quoy quede D & en la]
on Parth.. puis ilen vinffau deflus,& lesrendit tributaires.. Quoy qu'ilen foit,. les geoyent,
Difiin li. 4t. Parthes deuindrent fi puiffans & effroyables ,. que toutesles fois qu'on queon fe
Solin( free ‘oypit dire à Rome, qu'ils remuoyét mefnage pourla guerre,les Romains riculemet
de Pl:ch.s9. cftoyent er. foucy de leurs Prouinces,comme leur querellans la grandeur Leharno:
routceypref de l'Enpire: Jaufli Trogue Pôpée leur attribue la Monarchie-dé l'Oritt, de plime
que ofFde 14- comme filz euffent partagé l'Empire auec les Romains : & Pline afferme feruoycn:
fin. lin, 41. encor qu'ilstenoyent r4.royaumes fouz leur iurifdiéion, & obeiffance, 4 cl'argen:
Ærfacé del. : Apres queles Macedoniens eurét perdu la feigneurie de ce païs, par la Sornemeric
ura fon pays reuolte du peuple.Ees Parthes fürent gouuernez parleurs Roys lefquels EBis eftoyer
de. férustude portoy ent tous Isnom d'arfacides, à caufe que ainfi f'apelloitie premier femmes ef
tuät AÆntio- d'entr'eux qui deliura fon païs de telle feruitude : maisapres la dignité tule mort
ch.R-ydesy Royale,c'eoit au peuple que la maicfté de l'Empire apartenoit, & du tomber en
sie, En l'o- corps duquel on eflilüit les chefs de-guerre,&c.en temps de paix,ceux qui mes vinffe:
bmp.163. adminiféroyent les affaires de la republique.Leur lägage eftoit meflé par- Eence,ou r
ticipant du Mede, & du Scytique;comme voifins des Medes &.defcéduz RS : Aicuns
des Scythes.auant que laricheffeles rendit magnifiques, ils alloyent ve- ne pouuan
ftuz affez groflierement,& ayans veftement peculier à leur nation: maisBBoyenteftr
dés quels furent deuenuz puiffans;aufli l'habit fut fomptueux;, riche, &S Ilsne vi
plain d'or & pierrerie,ou blanc en toute perfe@tion, .imitans les bobans Bhoyent à Le
fuperflus des Medes. Quantau fait des armes, & maniere de guerroyer;ils hes,& Sa
fien gouuernoyenttoutainfique leurs anceftres les Scythes ; ayants Ieurskkice.Entou
dinfen v-Hidats & gendarmes,nan choifis d'être les francs & libres de condition, RBée filz ne
foent is: 2ins des plushraues & puiflans d'entre leurs efclaues: qui eftoit caufe que oyent; traf
en Egypte les il n’eftoit point permis à perfänne parmy le populace;d'affranchir vnfeul Bures foit d
Sabdiens : ee Nr & ainfi le nombre alloit en aecroiffant de jour à autre, & leurs forces eurs cftans
à prfintle 9 deuenoyent plus grandes, & plus puiffantes, & les tenoyentaufli chelBhes fuc en
rement, & nourrifloyentauec pareil foucy,queleurs enfans propres, le Bbar pays, all
Turc,an T- Fi CPI . , . . 0 ? b]
choix defés adextrant àbien tirer de l'arc, & manier, picquer,. &.voltiger vn Cheu:!,ftañers.L
afin dèe mieux f'en féruir enguerre,& chacun vfant -detelle façon de fai- Biffez furte
re felon fés richeffes & pouuoir, d'où aduenoit quele Roy marchant en bris cu: ée fi
bataille auoittoufiours vneforte.arméce de caualerie prefte en tout.euene Ménts aucc
ment & affaires. onnez au
… Aufsilors qu'ils fattaquerentà M. snthoineau combat de soooo, Chellieux, fin &
uanx qu'ilz eftoyent. pour combattre il n’ÿauoit que 800.. hommes.qui re chofe ve
fuffént de libre condition,toys les autres dns cfclaues. . Meur& cou
hensffuires,
CHDELASIES 42
DES
ai les.ae DE fisne çauoÿent cormbatrebras:à bras; & en bataille rengée ;'; &mioins al Parthes ba
8. (no: D jer à l'affault de quelque villeafficgée,ny la forcer: leur comibar c'eftoit à rarloentes
puiffant MR courfe de Cheual,ôu en fuyant:quelquesfois diflimulantieur fuyte safin fyyant. 4p-
: de Ie- D de fe rucr für l'ennémy Fille mettoit tät peu fuft en defordre:& n'vfoyét piandels .
rcfque oint de Trompettes ainfi que faitnoftre caualerie ainsde T'abours à la guerre Par-
Écon denoftre fanterie,& ne pouuoyent durer guere longuement en ha thigue.
jeine pourfuyuans leur’pointe aux batailles...
ue fou- au refte Fils cuffemt eu autant d'effort & perfeuerance, commeil y a-.0n dir leme
, pañfe: Muoitde vehemenceaupremier affautt, il eult efté impofsible qu'on cuft- me du fran-
, Arme D duré deuant eux,auffñ bienfouuentilslaifloyentie conflit au plus beau, fon.
quede D & en la plus grande &éurieufe ardeur d'iceluy , & foudain ilz rechar-C'f #5
it, gcoyentsayans repris cœur en leur fuite, : & retraite :-tellement que lors gw'4 prefent
j queonfe penfoit tenir l'viétoire affeurée, on fe voyoit affailly plus fu- combarer. des
i rienfement,& en plus grand danger, & extrernité perilleufe que iamais. Refres,
randeur MLeharnois & corps de cuiraffes deleur caualerie ,eftoyont faits enlaflez
l'Oriér, de plumes, tout ainfique-la garniture de leurs Cheuaux, defquels ilz fe
afferme Mferuoyentenguerre. Ce peuple faifoit iadis fi peu de ccaptede l'or,&
ffance. Pdel'argent,que ilz ne fen feruoyont en autre chofe que pour le luftre, &
is, par Mornemeric deléurs armes.Et quant à la vie priuée de chacun enfon logis,
lefquels Bis cftoyentfort fubiectz à leurs plailirs:@&-c'eft pourquoy la pluralité des
premier femmes -eftoit entre'eux receuë, mais fi ittoux deleurreputation ; que la
\ dignité BMcule mort purgeoit la faulte des adulteres. Et c'eft pourquoy; afin de ne
te, & du tomber encesaccefloires;les marys ne fouffroyentiamais queleurs fem-
ceux qui Mmes vinffentnon feulement au banquet des hommes;voire ny en leur pre
eflé par- Bfence,ou regard.
lefcéduz M : aucuns ontlaillé par efcrit (enitre‘lefquels eft Strabon) que les Parthes 7e ne fa en
vent ve- ne pouuansauoir lignée, produifoyent leurs femmes, à ceux queilz;pen- srrabon rièt
n: mais oyent eftre leurs amys,afin que ilz leur fufcitaffentfemence. tel propos des
iche, &M Ilsne viuoyét d'autre chair que de fauuagine; & des beftes quels pre- parthes.
s bobanshoyent à la chaffe , comme encore de noftre temps ‘plus part des Scy-
royer;ils Bhes,& Sarmates foiten l’Afie, ou Europe, font fort adonnez à tel'exer- zesA10/coni-
ants leurs ice. En tout ce que #z font; la befongne ne leur femble point bien execu res 4 pre/eng
bndition, MBée l'ilz ne font à Cheual,caren ceft equipage, ilz banquetoyent , guer- n'en four gue .
ufe ge oyent,trafiquoyent,& parlemétoyent enfembie: & en fommetous les af res moins.
ir vnfeul Mures foit degucrre;ou de police;cftoyent vuidez les arbitres & negocia- _£infen u-
forces eurs cftans à Cheual.La difference des cftats, & condition entre les Par- fient leurs
ufüi che Ïhes fur en cecy iadis remarquable,que les nobles & francs, fimarchoyét voyfns de
pres: les bar pays;alleyent à Cheual, & lesferfs alloyent à pied comme laquays & Hircanie.
Cheual, Mftañers.Les morts n'y font guererefpectez,veu que leurs corps eftoyent s'aywuge
n de fa- aillez fur terre pour la pafkure des chiens & des oyfeaux ; Iefquelz ayant foing des
chant en ris cu:6e fur !: chair & l'ayanstoute deuorée, ilz enterroyent les offe- corps des
ut.euene Méntsauccaflez de diligerrce.Les Parthes cftoyentaffez deuotieux;, & a- treffaféz..
lonnez au feruice dé leurs Dieux:peuple fuperbe, & de haut cœur, fedi- parthes ne
00, Chelicux, fin & cauteleux,trôpeur & opiniaftre,côme ceux qui attribuët; cÔ- peunenr vi
nmes que chofe vertueufe;aux hômes la violéce & cruauté, 8 aux Fémes la dou #re #5 paix
. Meur& courtoificrquieft caufcqiamais ils n'eftoyét en repos; ains failloit
L ij
9 »
LBarthes:4
greliurar,
Lieu de Stra
bon interpre--
z
penfe que Strabon entendlors que il dit,ctparle des alliez;..car:le mot
Grec,aux bien verfez en celle langue-emporte non:alliance,mais noblef-,
fé,comme capables dé pareil honneur que Îes proches du fang du Prin-
ce,le hoir du fang y defailtant.. à ou
( Et puis que nous fommes fi auant fur les parthes , il ne fera trop incon+.
Comme Craf seniént d'efplucher au Françoys quela efté ce peuple ,. et fide noftre
Je Antoine
C7 ahtres,
lian l Ape- errans à morttant de Capitaines et vaillans chefs deguerre, voire iuf-
Je * FWr0P5 qu'à deffaire les melmes Empereurs, qui f'eftoyent faits craindre et re-,
#19. #m Joubtez en autres contrées. Nous auons parlé par.cy deuant d'arfa- :
cé duquel les Roys parthois portoyent tous le nom-d’arfacides , Je.
Mmian Mar-
cel.lin.25. quel eftoit de fi grande maifon, ct race illuftre , que tant fen fault
Quel fit Ær qué les anciens qui ont défcrit fon hiftoire, fçachent dire quels ont efté |
fes parens , ny recercher l'ancienneté de fa maifon etnoblefle ;.: queen.
core font ils en doubte fur le pays de fanaiffance , les vns le faifans ,
Jacé dés fon.
commence=
je “Scythe et les autres , natif de parthie::il eft vra tous |
Gradeur ç7 Scy AR Par f'vray que tous fFaccordent
Jeë.
nc deuoit rien, ie ne diray aux Monarques de Parfe, où Affyriez: vois
L
temps il a efté moins remarqué en brauade, vaillance ,. ny conqueftes,
Se que le temps paflé,lors quel a tenu tefte aux Roys fucceffeurs d'alexan-,
eu fn Lu dre , Ou queil feft emancipé gaillardement de l'obeiffance Romaine, .
. 2 €n cela que de voleuret homme incogneu il fe rendift le plus grand
ficcex d #7 feigneur de l'Orient , et fi puiffänt , et heureux en conqueltes il,
4 -0ÿ auf
ne filon
à l'hiftoir:
comme p
homme ft
de aye ve
sh 0 Eh:
euñefin:
sé regnant
quépour.|
are de nat
qui pour k
barthe, &*+
iltres c'ef
plus de ma
berlan 1e pl
quide berg
iche, heu
ichy des d
mais il n’a
uiuy felon
es dequoy
Roy puifai
e Prouinct
Europe, &
sportoit |
rageufe d
aincu par!
vnonloings
uic, à caufc
uel Baïiaze
ne cage, cc
oit venir
emontoir,
esPerfes S:
Éen guerre
ordre fingu
irre Mel
ux que la d
vafiexcel
ble que le
rit tout au {6
Île diligend
efque du n
mps, & iou
pouugntab
TT clé.
Lény auf: du Roy Philippe de Mectdone, Maisieniray pou u(@qul 7 améerlans
quant
ets n D ie fi longue:fucceon de fiecles ;où laprefériprion:peut deropuer f0ÿ Parrhe ç°.
UC, D j'hiftoire:, ains'fuis: contens-dem'arreften dcequeñ'rguere eftaduenu de quel effat à
gftoit comme pailé durant la memoire dé :noz péres, en la: perfonne: d'vn ramberlans
cedét, DE mme forty de celle nation parthique, &le.plus admirable quele son- hereuven
floyét D. aye veu depuitia venudu filz de Diou en ce mondett¢endez c6- tou fesfair?,
te plus D 5 Ehuiron l'An denoître. Seigneur:14503: feant à Rome:Bonjface,
.quel- eufefins ;& tenant l'empire en Ottident,Robért de Bauieré, &enFrd- BiraTeth te
2PSC + De regnant Chartes fixiefme, fefletia en Orient vn hommelfipeu rerniar- (nommé
Es, NY DE Lé pour la cognaiffance de fes-predecelfeurs que chäcunleicgé ant T'är fouldre du:
DIE ln are de nation ; aucun n’a fceu dire de quelleregionileftoit d'entre elles ciel.
fefen D; pour lors eftoient fuicttesaux Tartares, comme ainfi foit qu'il fuft.
au 1 arche, &-de fi grande &illuftre fimillequele plus'haut &cantien de: fes mule chef
re au litres c'eftoit fon nom: & fa grandeur :& digfité ne foflendoit en deT'urquie »
ire que D 15: de magnificence, que de bouuier ou fimple pafteur, C'eft ce am: saaYer fast
eme EE crlan 16 plus efpouuentable d'entre lestyrans,&t lamerucille duimondes crif" par
ous CES D. ; de berger deucnant capitaine de Brigands;en fin'a efté le‘ plusgräd, r'amberlams
rinces: che, heureux, & puiffant Prince de l’vniuers, comme celuy quifieften- 4» Paule 10
floyent ichy des defpouilles detoute l’Afic;fi merueilleux en fes viétoires-quie seen La vie
fman- DE mais il n'attenta chofeau fai&t de la guerre; dequéy le fuccez néfoitèn- des Roys
moins EEiuy felonfes deffeins & fantafie, &netafcha rien au mâniment dés'affai- Turcs:
nét em es dequoy il nefoit venu à {on honneur, Etfi Arfacéiadis{urmonta vn
BeS», OÙ Roy puilfant des fucceffeurs d’alexandre;8rle defpouillade mainte bel: y:slersan fait’
paffé en Æ Prouince, ceftuy n’en a fai@ moins à celuy qui eftonneit, & l’'Afie& eflase par
Cque is Europe, & qui à caufe de fes victoires, conqueftes, deffuires, &ruines fai S'aporez, Ew
le mot Es portoitletiltre de Hildrin,qui fignifié agtant quefoüldrer& tempefte trape lin.9, -
BAD Brgeufe du Ciel. C'eftoit Baiazeth 1: du nom Roy des'Fürcs ; equel fut oyfe lus, 7:
Lu Prin-
aincu par lodit Tämberlan pres la Cité d’Ancireaü pas d’'Afiels mineurs ch4p.22..….,
k non loing de Natolie,pour lors Cité Royale, & metropolitaine de ur secr. due
uie, à caufe que Conftantinople eftoit encor habitée des Chreltiens, Le: ref witeurs’
uel Baiazeth,pris en la bataille, fut lié de chefñes d'or, & conduiét dans: \
me cage, comme vn Lion par tout;où paffoit le Tärtare, qui le contrai*. firenrs qui”
noit venir manger foubz fa Table,côme vachien, & duquel il féferuoit our e/Crit de
emontoir,lors qu'il vouloit môter à Cheual;toüt aitfr que iadis le Roÿ ramberlam:.
es Perfés Saporez en vfaà l'endroit del’Empe: Valerianl'ayant fütmone
éenguerre. De quebe difciplineil vfoit en guerre;la police.de fon carhp}: pe Piemi=
ordre fingulier,& grande iuftice, fi quelqu'vn delire de {çauoir, qu'il lfe:norè-duxréps
icrre Meïlie en fes diuerfesleçons,& Egnace, & Pape Pie, lefquelzia- de r'ambem
ux que la difference de religion nous defournaft de dretfer l'hiftoire Len
va frexcellént homme,en ont laifféquelques memoires;marriz aupof : ::
ble que le difcours entier defavie;geltes & magnilicenge;n'aitefté def, 4
rit tout au iong, ce que pape Pie cuft peu faire fil y fuft employé auec. ï
lle diligence qu'ila fait en recucillant les faits des Boefmes:car il viuoit
efque du mefme téps que Täberlantretiré en fon Païs (edônoit du bon
mps, & iouï floit des defpouilles de tous les Roys de l’Afie. Or c.Rog.
pouugntable;ayant l'armée la plus forte que iamuais pi aye conduictes.,
u}
-incon-.
: noftre
queftes,
Alexan-
maine,
ire: iuf-
cet re-;
d'arfa-
es » le
n fauit
ont efté |
que enr;
> faifans |
prdent
s grand ,
& que il |
#, NO
! à | LIVRE SECOND
. :". grand,& commander auec fageffe. Car le foldat n'euft ofé poùr mouri. tencilé
Û nffice a unir pilléle moindre hameauvillage,ny maifun,ny defrobé tät (oit pey Les tiee
sis à 1. es biens de fon voylinage,d'autant que la rigueur & feucrité y eftoit tel coulphe:
PTE Jeique les fautes plus legerersne fecouloient qu'auec le fupplicé derni ;imie, Per:
us An de la mort. Ce grand'Roÿ affiegeant quelque ville vfoi de trois fortes di, feules ma
x fees: Pauillons 1: Le pretieréour äl’auoit out à blanc ; figne de douceulé quelque
P.…. stimifericorde: le fesond rouge ;:en marque d'effufion de fang fur :ceu Sojeil qu'i
quife deffendtoient fils eftoient vaincuz :etie troiliefme tout:noir,
Jequel portoit la figure d’extreme defolation, mortet ruine des homme;
. #tdemolition dela Cité, ainfi qu'il en v£ en plufieursendroits de l’Afic:
rumbetam YU qu'il ne falloit pañler vi quart d'heure dé temps outre -ce qu'il auoit
fi dit le mr. iité.qhine vouloit fentir foudain l'effet de la menace dees tyran . L
nifre de l'ire QUE ERUiS des caufes de cefte grande,ettrop inhumaine feuerité,ne re
de Dies. 1Pondit finon qu'il eftoit le minifre de laiultice,et corroux de Dieu,l
! " quelcetyran-confeffoit fans toutesfois qu'il embraffaft ny le Chriftiani
me ny l'Alcoran; cômeceluy qui fuiuoit le meflange d'aduis des T'arta
nélirios de "6 ouz lamaih defquels fon païs eftoit,etluy auflinourry en leur cerre
r'amberkas AUOY qu'il fe rendit plus communicable aux Chreltiens qu'à pas vn de
quelle: autres,;mais fichateuilleux qu'il ne falloit vfer de grand familiaritéen {on
endroit, commecceluy qui comme vn Lyon feftantioué, en fin rendoi
vnepiteufe recompence.C'eft ce grand Tamberlan,qui ayant vaincu B
” iazeth,eftonné l'Europe par fon renom:côquis la petite Afic furle Turc
. aneanty les forces des Soldans tant d'Egypte que Babylone ; mis à bas!
Royaume des Perfes fait côtenir le Camp T'artare en fes païs de Catai,et
. Cambalu, fait retirer le Mofcouiteés plus deferts et folitaires mareftz. «
oit par cu
pis qu'ils vfa
efcouuert, f
n veit et q!
rifice àl'Au
uils l'auoie:
)enportoi
feruez: d'au
ce l'ame de
diét de cou
res nation
ois fec oftan
z, et puis
res le £a
puffler,ou ge
on qu'on le
uicres,et n
u d'y crache
bofcages de fon païssen fin fe retirant, baftift celle grande et fupe: be Cite. Venans
Samarcand deSamartanten la Prouince de Zagutai en Tartarie, qui eft caufe quelle dans la q
Gité Royale . pluficurs , ont eftimé qu'il en füft natif : mais comme j'ay dit Ja plus fainenans für to
deT'amber!s opinien eft qu'il eftoit Parthe. Larace duquel feft aulli toft efcoulée cô- à ue qu
Race de Tam meil fut decédé; ct fes païs vfurpez partie par le Sophy, et partie par les
berlam pere Tartares quiencores les pofledét:n'ayant eu fusceffeur qui fe foit foigné
en mé de fairé rediger par efcrit {es vaillances.et conqueftes. }
temps.
chair dela E
et du Lauri
certaines
leur facrifice
lreflées àl'ca
fort longs
| Se Myste.Les
AR 208 74 2 éilloitauR
pied , &
en poli
d'hon
lagra
res ,&
que ct
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douceur
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sà bas!
# be Ci
Catai,et
areftz. et
ufe que
lus laine
ulée cô
eparles
it foigné
L DE L'ASTES vi: : 44
pr Parr de Péfésmeurs, bix ; © ceremenses des Perfanss ::1 Chain 05
me Ex se cf vnerregion Orientale: ain@ nommée de RESTE
OS Perfée fils de Jupiter, & Danaée fille-d'Acrife.Roy ! oféphantig. ’
ximie, Perfepoly ruinéc:par le grandalexandre;&Diofpoly;defquelles: ©" :
feules marques ne peuuent prefque dûner tefmoignage qu'elles ayët ? erfepoly CAES
quelquefois . Les Perfes eftimoient le Ciel eftre Jupiter: & adorient: EU Aux
Soleil qu’ils apelloiens:Mithra fur toute autre diuinité: la Luneengor. #7
oit par eux honorée, Venus, le feu, la terre, l'eau, le vent: fanstoutes- /2*C#rfe des:
bis qu'ils vfaffent d'Autel,ny ftatue quelconque, voire & fans Femple à Les d'Alex
efcouuert, facrifians en lieu eminent et fur quelque colline.afin que cha: #47 © Pl.
nveit et que la chofe fut plus voiline des celeftes:offrans labefte du fa. "27° en la vie:
hifice àl'Auteltoutecoronnée, mais chargée de maledi@tions. Et mile f "9e. |
y'ils l’auoient en pieces, chacun(faifant le magiciä,ou preftre en ceft off. 2/%4x des Per:
}en portoit fa part en fa maifon fans que les Dieux ce euffent quelque/" Herod.l.2,:
ferue: d'autant que leur opinion eftoit que les Dieux ne demandoient 7 #7 “7 pb
el'amede la chofefacrifiée : neantmoins quelques vns d’entre eux a.” 4Sfr415.
viét de couftume de brufler les entrailles fuyuant la façon des Greez,et
res nationsen leurs facrifices. Lors qu'ils facrifioientau feu c'eftoit du:
ois ec oftans l'efcorce, er geétans par deflus la greffe plus voifine dés
z, et puis y efpendans de l'âuile. Ilsn’auoietgardede foufler de leur
puche le feu:ains auec vn euëtoir,que fi quelcun eftoit fi hardy que d'y
puffler,ou getter quelque chofe morte,ou fale dedans;c'eftoit fansremif-
on qu'onle faifoit mourir. Au rcfke nul-d'entre eux fe l'auoit dans les.
uicres,et ny pifloit, ny gettoit aueune befte morte, voire efloit deffen-""777,
u d'y cracher,et d'y cuire quelque choff, ains honoroient l’eau en cle" pe $ ee
rte. Venans pres quelque jac, eftantriuiere, ou fontaine.ils faifoiét vne * °°” pu *
bffe dans laquelle ils coupoient la gorge à l'hofie, et befte du facrifice, Jen ee
fenans fur tout garde que le fang ne coulaft point iufqr"à l’eau prochai- "*""
eà caufe que œlaeuft polluset fouillé tout leur affaireet ceremonie:-et:
chair de la befte occife;eftoit par les Preftres.ct fages mife fur du Myr.
et du Laurier,et bruflée auec des bufchertes fort fubtiles, non fans vfer
certaines imprecations , et maudiffons, durant lefquellesils mefloient
leur facrifice-dulait,du miel,et del'huile:Or ces maudiffons n'eftoicnt:
ireffées àl'eau,ny au-feu, mais pluftoft à la terre. Lefquels ils continuoiét
fort longs temps, tenans ce pendant vn faiffeau de verges fort menucs
Myrte. Les roys.eftaient choifis d'une feulefamille,& quicôque def-
beïlloit au Roy;apres luyauoir coupélateltéetlcs bras eftoit gettéaux
Maniere de fs
criferentre les.
Perfans,
Superflitio an-
Maniere de [+
crifiera l'eau.
parles Perfès.
F0
41 LIVRÉ /$ÉCOND Éd)
champs ns Repulmemgt 12 un D eut OUT TT NE A
{1 8 (çay à ceftuy entend, lors qu'il dit qu ne pransA Jeun
Rôys que d'vnefeule imilte, veurque puisqu'il ne touche que F'étiquite,
auf fautit fuyure la maniere &hiftoire dès anciens; d'autant que dés le
‘commencementtes: Affyriens tenans la Monarchie, ilne feparloit. de
1103 Roys dosPerfes/& depuis icelle vlurpée par Arbacé Roy des Medes,iul
+! qu'au dérnier de ce païs-qui fur Aftiagé, le Perfan eftoit fans nom iufqui
Arbaé va ee queCŸre fils de Cambife fimpleGentilhomme & natif de Perfe , &E
* gran daha: de la fille d'Aftiagé , l'Empire fut rauÿy aux Medes &r tranfporté à la ma
pale fins fon dePerfe:Orqueles facceffeurs dé Cire, l'ayät tenu,les hiftoriés font
G —; foy queles fages/ ou Magesou comme voudrez les appeller fouz la fäir-
> Foy Herodls, te.de Smerdes fils de Cire, & frere du Roy Cambife auquel ils fereuol.
3: Tr terer;hiy morétindrentte Roÿyaüme;lefquelsine furét onc de La race dt
dés MAO Cire, Cüs galans:& vfurpateurs déffaits par la nobleffe:Darie vint au gou
si bilofop hes de ‘uernemient,& feigneurie mais èn qu'elle forte? fuft-ce par fl ucceffion , ou |
Perfe 4 4 tan Je plusprocheen fang'à lârace Royale? Rien moins: car Comm me, où q
bir leRyau= 4e fept Seigneurs qui occirent les tyrans fuffent en confolation fur la for loit cu c
Lis me dugouuernemét;il fen falluft bien peu que le Royaume ne chägeafquiem
#uec quelle denom &fut conuerty en ariftocratie, ou Democratie, veu que du (ang Cheudl,
rHfévarieuis qe Cireil nereftoit que deux filles que Darie depuis efpoufaapellé "à: für tot
ROUE * dignité par rifé,8 gakante tromperie, félon que Les feigneurs auoient cp uerneurs
Fortufs tt. plotté enfemble ainf que & Herodote, & d'autres tefmoignent parlanWchoifir,k
broient:
La prem
Changemens 4e cecy.airifi ce n'eftoit.d'vne famille queles Roys eftoyent choifis,il el les des
adieux %_yray quedés Darier.iufqu’à Alexandrele grand le fang Royal de Perf ill ch
47e vint par fücceflion: mais durant queles fucceffeurs d’alexandre gouuer quefois c
leçon : 4
closhett.
Jerecit au
dextroier
& deque
lechamp
‘endurci
rents & ri
res fans ce
sau poffi
( Tr dfins
& les poir
L uaillé, {
val fauoir
trémét; 6
äs d'la che
k'iauelor:
_noiént l’Afie , le:païs de Perfe eftoit fins Roy , iufqu'à ce que arfacé (du
7 quelacftëparlécy deffus)Femancipadeleurobeïffance, & conquifta
es Perfes na: Parthes ,ecMedes er. Perfäns,quoy qu'il ne fuftay Perfe, ny du fang d
turels ne teno. TDarie, ny:Cire , ésduroit fa race du temps que Strabon efcriuift fa Get
sent le Roïtu- graphie, d'où noftre auteur à recuilly fon ramas des mœurs des Perfes,#
me du téps de aquelle continua iufqu’à ce qu’Artaxerfe fimple foldat Perfän occif at
Strabon taban le dernier des arfacides, & remift le Royaume entreles mains di
AÆrtaxerfe ceux defa nation fen faifant Monarque, & duquel defcendirent ceux q
ffmple fildat, regnerentiufqu'au temps-que Mahometh troubla l'Orient, & auec fes
fait Roy de uoltes; &aucc fon impofture.ainfi le propos dela fucceffion Royale dé
Perfeenuirn Perfes,nous à fait courir plus loingque ie ne penfois ; non que pour c
L'an de grace, je vueille accufer ny Strabon,ny celuy qui limite de faute, veu qu'ils tt
22.4 tendét par:ce mot decreation de Roys d'vne famille, le droit vfé par eu
Come fut en. ou les accidés contraires n’alteroient point l’ordre füccefsif de la mailt
tendre Str4b5 Royale .]Chacun des Roys Perfans(ainfi que recité Strabon alleganti
für lemot de Kay quel Polycrite) faifoient'baîtir leurs maifons, & Palais fur des mo
famille. taignes, ou ils ténoient leurs thefors & argent des tailles; & tributs leu
_ ürle peuple, & ce en tefmonaigne de leur elpargne, & bon mefnageméreauec les
Exabios des Or erigeoient ils gabelles & maletoftes diuerfement ; prenansargenti &r,êcente
Res de Perfé trafic qui fe faifoit fur mer ; mais de ee qui fe paffoir en terre férme , ils eutiueg Le
Jr leperples contentojent des chofes efquélies chacune region eftoit abondante confites qui Fa
. f
LIVRÉMSECOND Ge
chäffe, & pefthérib. Les bnfañs'eftaient pirez richement d'or, & fermblar
blesrichéffes & nourris fort délicatement eri l'enfance,tellemét qu'il n’e,
ftoit permis les mener à a chaffe, LG MMA
°°" fs auoient vne cértaine pierre nômée Pyrope de grand pris entre eux,
8e laquelle ils n'euffent pour rien laiffé toucher à vn corps mort; tanc elle
‘leur'éftoit en honneur , voire ny le feu eftoit porté aux Funcrailles}; afin
qu'ils ne femblaffent tenir peu decompte de celuy qu'ils auoicnt en f
Armes des grande reuérence. Dés l'ange de vingt ans iufqu’à cinquante ils fuiuoient
.Perfisa la les armes,ne fçachans que c'eftoit quele plaider,ny le trafic de marctian,
re. dife,vfans de petits boucliers faits à maniere de Lozange & outrele car
Caxslba quoys,& arciils portoient l'efpée & dagucallans à laguerre ; & vn bon.
Turbam des net fait én pointe , comme encore à prefent ils portoient leur Cazelbaz:
Perfans, … ayans Vne anime,ou detiant le Corfelet fait d'ecaille bien forte; EusPrin-
paflemés an- ces portoient des hault de chaufes ; & leur hoqueton à manches:venant
siens des Per iufqu'aux genoux & doublé de couleur blanche, & par le dehorseftant
Jens. paint ou taint diuerfement, l'eftéilzalloient vefluz de pourpre; & l'hi-
uer diuerfement & felon leur fantafie. Lamultitude portoit double ha.
bit,leur allant iufqu’à demy-cuiffe, & en tefte vne grande entortillure de
voile, ou de linge, qui font les Furbans d'auiourd’huÿ.Leurs h@s ;1mef.
nage, & vafes à boire eftoient enrichis d'or, & confültoient-délleurs ‘affa:
res à ieun, mais d'en donnèr fentence,n'y auoit ordre qu'apres auoir bien
faucéle gobelet, eftimans lés'affaires mieux traitez quand &: l’eftomach,
& le cerueau font vn peu efchaufez de vin,que lors que le ieufhe les tient
: languiffans, & fans force. Ceux qui font de cognoilfance enfemble,. &
Ceffer coul efgaux en fortune, sage, & grandeur fils fe rencontroient 3 fe
me 1444 07 & faludient d’vn baïfer à la bouche: les inferieursvn peu plus qu'euxil
Jérnéeen Pré biifoient à Hioue : maïf ceux qui eftoient debaffe condition paffans:de-
à dr PN uant les grands leur faifoient vnébien grande & humblereuerence:: Les
feurs fes Corps des trepatlez eftans ointsde Cire;ils les enterroient ; fauf ceux de
encor des Per jours fages,ou Mages, lefquels ils laiffoient fans fepulture, pour eftre de.
se uorez des chiens. Ils aoient vne fäle & vilaine couftume dés toute an:
Here. Cienneté que les fils fe mefloient'auec leurs propres méres + “85ice:furen
tes principales façons dé faire, mœurs & ceremonies des'anciens habi
… tans de Perfe. Iaçoit qu'Herodoteen y aioufte d'autres; quine fontgue
re 4 propos, & ne meritent le racompter,comme d'eftimer vrigrand:for.
fait de cracher deuant leur Rôÿ, ou de rire: & qu’ils eftimoient tes Greg
déteftables de ce qu’ils croyoient les Dieux fortis des hômes:deteftoient,
comme chofe vilaine; d'eftre endebté, mais fur tout de:dire:menfongs,
Ce fai Maly qu'auant qu'enterrer:les morts ils fes faifoient:trainèr&-defchirer jan
quipaféen Chiens ! & permettoient ce qi toutes ‘autres nations 'ont:en horreur: &
_Perf:@ Ho abhominient,àfçauoir que les peres tombez en neceflité fuffenvfoulage
*maramf qui par fa proflitution de leürs filles? mais nous'audns ditque c'eftoitaufl h
fefeit féig.de couftunte des Babyloniens. * À prefent les Perfes vaincuz par les Arabe
Palifiine, * farnommiéz tidis Sarrafins fonttouts Mahometiftes, & commeice peuple
Mejopotamie FuR 1e re rip renomiié, theinrenantileperdrh ploirce
og Perfe, “'cftév: l Dee, 4 20200 ERP GENS 0 UNSS
AMOR SAGE 222
. 2
feque d'A
prelcheur:
la parolle.«
ditqu’Ifm
en fainteté,
fte opinion
ctvaillance
toutelAr
non fansvn
def-iafenti
nctardancp
fes côplices
Or lechani 4
furnôiné So
& ncueu d!
chafé fon p
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Royaun
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te, &leR
Guzeratl
aux Geo!
& reule du.
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propos, fi
noftre ter
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cedes fuc.
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terres, et t«
fapelloitI
puis à port
tion de {o
Harduel d
rouge, à ca
enfcignoit
cefignede
ques, Ifmac
mort de {Lo
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venant
seftant
&l'hi
ble ha-
ture de
P mel
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oir. bien
tomach,
les tient
ble, &
u’euxil
ans:de-
es: Le
ceux de
eftre de.
bute an:
e:furent
ns habr:
‘, DE-LASITE... . 46
.rrieft vray que leluftre de la Monarchie luy eft ofté, & l'ornement de .
Jafainte religion defcheu de cefte race caufe leur obfcurciffement, fi éft-
ce pourtant quele Perfe n'eft à prefent fi petit compaignon quéfon Em-.
irene foit grand en Orient, & qu'il ne tienne plufeurs grands & riches Æ endue de
Royaumes;tels que font laPerfe, Mede,la grand Armenie, vnepartic de / Empire des”
la Mefopotamic,les Parthes,Hircaniens,le Turqueftan,Caramaniedefer Perfés 4 pre-
te, & le Royaume de Tharfe, qui eftia Caramanie fertille , &le païs de enr,
Guzerath,qui eft en Inde,et iadis apellé Gedrofie : commande ‘en outre
aux Georgiens,et partie des Albans, et pañfe fon Empire en l'Arabie heu-
2 reufe du cofté du {ein Perfique,commandant für l'ifle d'Ormuz, et autres
recômandées en la pefcherie,tant riche des Perles les meilleures qui foiét :
entoutl'Oriét.Et d'autant que par cy deuant, nous auons parlé quelque
eu du changement de l'eftat et race Royale des Perfes, il ne fera hors de
propos, fi nous en touchons encor vn peu fur ce qui f'eft paifé prefque de
noftretemps. Veu que ceux qui ont defcrit l’hiftoire des Roys les plus |
uifans entre tous les Mahometiftes,ayans fait vn long difcours de la ra- pfanCafes-
ce des fucceffeurs de Mahometh en Perle,ils louent vn Roy Vfüun-caffan sy de perfe.… |
comme grand,et fortilluftre Prince, le fils duquel fut le dernier de fon.
eftoc,et ce à caufe d'vn Seigneur Perfan qu'il auoit occis, lequelamenoit srardwel pere
nefçay qurile reformation fur la doëtrine de Mahometh chaffant de fes du sphy ec.
terres,et tourmentant ceux qüi fuiuoient fon herefie: ce Seigneur deffait sis 4 caw/6 de
fapelloit Harduel,et laiffa vn fils fort bas d'aage,nommé Ifmaël, qui de- nownesuré de
puis à porté le nom de Sophy,lequel endoétriné en la religieufe fuperfti- religion. :
tion defon pere par vn homme defainte vie , & difciple du deffun&t Tabel Cafet..
Harduel duquelle n6 eftoit Techel,et depuis Cafelbas , c'eft a dire tefte br, a
rouge, à caufe que le bout de fon Turban eftoir de telle couleur, & qu'il tnflitutio de
enfeignoit fes complices d’en porter vn femblable;afin d’eftre feparez par Turbanreu-
cefignedelatroupect frequentation des autres qu’il eftimoit hereti- geen Perf...
ques.Ifmaël(di-ie)abreuué de cefte do@rine , etdefireux de venger la 7/4el plan-
mort de fon pere, voyant que les Princes et grands Seigneurs tant de Per- re fa ley, les...
fe que d'Armenie embrafloient la fete de fon feu pere , fe rendit aulli armes 48
prefcheurd'icelle:mais commentiles armes au poing aiouftant la force à pong.
la parolle.Or luy fauorifoit fort la prediction de AO EEE quiauoit pre- Taur cité
dit qu'Ifmaël fesoit vn grand doéteur,et celuy qui efgallant Mahometh »5/€ par le
en fainteté, eftendroit bien loing les limites de l'Empire de perfe : car ce- sophy.
fte opinion,auec la Ggrfe-bonnesitgranil fçauoir en la loy, courtoifie, sophy com.
etvaillsuce quireluifoient en ce ieuneprince, furent caufe que prefque mengs à re À
toute l’Armenie fut par luy fubiuguée, et Ja grand Cité de T'auris prile, gner l'an
non fans vn merueilleux cftonnement du fils d'Vfun-caffan qui fembloit 1499.
def-iafentir {a ruine.Ce quiaduintenuiron l'an de noftre fcigneur 1499. Ds/corde des.
netardancguerdlégrépsapres que le Mabhometh de l'Europe;Luther & Princes den-
fes côplices ne btouillaffsag malheiirenfement lés cartes enla Chreftiété. ne entrée 4
D Orlechangemens adueauenPerfe-mefortiftpas:tant des forces d'Ifmaël ,sophy «8
D urnôiné Sophÿ gd ldiféfiô des Princes. R oyaux; A luät fils de Täcup, Royaume,
& neueu d'Vifun-Caffan,& Amorathesn, fon frere, car Faifhé Tacup,ayant
chaffé fon puifné; & fait muurir plufieurs des grands qui luy auoient dd-
dard e-tenus | MS |
LIVRE’ SECOND :
né main forte,les Perfans; & .Armeniens prindrent leur Roy en haîne,tel.
lement que le Sophy les trouuant ainfi dl ofez fe facilita lavoye à Em-
pire des Perfes:auquel eftant paruenu,il à feruy de grand empefchement
aux Roys Turcs en leurs côqueftes, leurs faifans la guerre fans ceffe, fur le
auf dé dif different de leur religion, & principalement fur lechoix des doëteurs qui
ferêt des Per- ontinterpreté l'Alfurcam ; le Turc fuyuantles vns que Je Sophy eftime
Jens, d'anec
Les Tures.
& tient pour heretiques.C’eft ce Sophy quitientteiteau Tartare, qui a
fouuent vaincu le Turc;follicitéles Ghreitiens de paix;allidce, &amitié,
non de defir de bien-faire à noftre religion, ains pour fe renforcer contre
fes ennemys de la maifon des Ottomans:8& qui armé brauement, fort en
caualerie,fuiuy de gens vaillans, lil auoitIcs moiens de l'Artillerie qu'à le
Turil ne luy feroit de trop grande difficulté d'abatre la gloire &: forces
+ de l'Empereur de Conftantinople.Et voila quant à l’eftat prefent des Per
ritiô de Mahometh,ainfi que fait prefque
fes, viuants en l'erreur & fupe
le refte de l'Orient. ]
2estndes les
plus grandes
detoutes les
terres du mo
de, Pompen,
Mele.lin3.
Strabon.15.
Ptolomée |,
es
Des Indes © prodigieufés manieres de vinre, &- cerem-
nues des Z ndsens. Chap 8e
‘IN 12 region Oriétale,eft celle qui fert de
: fin,etterme à l’Afie,et de fi grande eftendue
qu'on latient pour latroifiefme partie, et la
plus longue de toutelaterre, tellement que
f* Pomponie Mele afferme qu'elle contient tel:
le contenue de mer en fon côtour qu’à peine
. le fçauroit on nauiguer en 60. iours quelque
” vent à propos qu'euffent ceux qui feroient le
voiage: [Etfeftend cefte grande region vers
Soleil leuant à la mer Orientale nommée à
thefies, 1
en croift
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affer, & le
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x,tels que:
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plz fe paigr
ftre plus bes
ierrerie:mai:
oiles fort fu
Dyent tous 1
hargeoyent
eu aduenir.
eus tels au vi
gendrez fu
nfi que aux:
ien formez, f
out lors qu'il
D 3, COMI
Hootiment par
on efcrittes,
ar cœur les v
éureux en to
_ td
DE L'ASIE. : | 47
chefes, Ils ontraute de vin,quoy qu'en certains endroits ontiénerqu'il Mwfsaw vil
en croift comme au terroir Muficane , autrement Suficane , auoifinant lepres Le ri-
finsetiuridiétion des Indifcythes, ou Tartares proches des Indes; &:wre Znde:
fur le Rbitans entre les fleuues Hipanis lequel iamais Alexandre le grand n'ofa ve S're. 15.
ars qui Muffer, & 1e Gangé, & Inde, Ce pays porte du bon & naturel Narde, car Ds Narde
eftime boitre Afpicsne merite de porter cetiltre,& moins la Lauäde, quoy que ve Ditfêvrs
» quia Mur odeur foit fort agreable: mais le Narde ne croift point par toutes les de,
amitié, Mhdes ains fculement vers les parties plus Meridionales : il y croift encor Pline li1a.
contre Me 1: Canelle, du poiure,& rofeaux aromatiques, toutainfiqu'en l'Arabie chap.12. : :
ort en, cureufc, & en pv À 5 des Indes que on aportel'Ebene que plus Aelse li...
rsont eftimé croiftre là tant feulement, quoy quedenoftre temps on 6.67. :
a trouué és terres defcouuertes en l'Ocei Occidétal: fi ce n'eft que on Zbewe byys
eille tenir que ce pays ceint par la mer pacifique foitvn efchätillon des fous mir fu
des: voire que fouz le nom d'Inde, ou préd toute la cofte d'Ethiopie, trouné en’ The.
uencor fe trouue del’Ebene. Les Papegaux & Peroquez abondentésdes Pirg.2.
hdes,& comme aucuns eftiment on y trouue des Licornes,[iaçoit qu'au Geerg:
nsuoulans reffembler plus fubtilz que les autres, nient fansauoir autre Pln.ls.12.6..
kperience que leur fantafie, qu’il y ayt des Licornes,comme fi la nature 4.
floitimpuiffante à créer cefte befte, laquelle produit ordinairement de Zisernes au
hofes fimerueilleufes en diuers lieux, lefquelles fôtautät à admirer que /ndes.
sLicornes que Louys de Bartheme, ou Varthoman fe uantéauoir veu 79 om :.
fert de
tendue
-, et la Mftanten Arabie. ] Cefteregion Indienne eft encor fertille en pierrerie Farthomas. .
nt que MBesfne & precieufe, fi comme font Balais,efmurauldes, diamantés,rubis,: de /ês nauiga
enttel Mchnites, gemmes, lapis, & perles de grand & ineftimabile pris. ls y onc:#50 .l.1.6.19
eux eftés, l'air fubtil & leger, le Ciel ferain & attrempé,laterre tresfertil-os sl en fait
y& debonneseauxen abondance: Qui eft caufe que plufieurs d’entre La defcriprio.
x,tels que font ceux de la prouinceMuficane, viennent iufqu’à l'an cêt: Et Marc Pa-
entiefine de leur vie : 1à où les Seres pays où croift la foye, font de plus } penitien L.
pngue vie. Tous les Indiens fouloyét porter la perruque longuelaquel: 3.615. S'eres
ilz fe paignoyent de quelque couleur ou afuréc;ou iunaftre , f'eftimäs pemples [or em
Roy- tre plus beaux & manifiques, en cefteforte, & toufiours chargez de le regiôde
Je Se- Micrrcrie:mais fort differents en habits, d’autät que les vns fe paroyét de CébaluCité
Ile vne Moiles fort fubtilz de toile fine,les autres fe veftoyent de laine : partie al- Royale du
, et Mbyenttous nuds, les autres couurans feulement leur hontes ; d'autre fe gred Camde
lesaf- Mhargeoyent de franges voletantes au moindre fouffle de vent quieuft.Tartarie..
fi a Rkcuaduenir. Pour le plus communils eftoyent & font noirs; eftans con: Diners ha -
font: eus tels au vêtre de leur mere, r'aportäsla figure de ceux qui les auoyéët bits des Inds
énau- Mngendrez fuiuant la difpofition de la femence : laquelleeft noire, tout diens
de, le Mnli que aux Ethiopiés: mais les Indiens font de belle & grande flature,. Hero. l,3..
deur,. ien formez, forts, puiflans, &robuftes, Aufli font ils fort fobres, & fur riet g Lanesre.
die de: Bout lors qu'ils vont en guerre, & ne fe plaifent guere à conduire grandes reur eff aux
mens Moupes; comme non neceflires:ioyeux{comme i'ay dit)fevoyans bié & Zndies Sy
ant Je: Mentiment parez:ffabftenans de larcin fur toute chofe, & auoyent des loix no dela cha
bleil à: Mon efcrittes, car ils n’auoyent aucun vfage de lettres, ains ils aprenoyent leur,ains de
J'an-, ar cœur les vns dessutres, fi que pour celte fimplicité de vie, ils eftoyét la femêce,co'
vente: Meureux en tout affaire, Ils ne beuuoyent du vin, fi ce n'eftoit lors que ilz re cecy di/pu
M ij te. Ærift.de
à peine
uelque
bient le
Dn Vers
mée à
fonné
"À LIVRESECOND ,. daube! a
lanat des 4- failoiét facrifices;ainseftoir compofe Jeurbreuuage d'orge,& de riz, dus
nimaux:l.1, quel auféi ilz faifoient des potages. Or ce qui montre quelle & combien
c.2,Celie Rbe grande fut leur fimplicité en côtraétant, c'eft qu ilzne plaidoiët point en.
dig.L16,ch, rer hat qu'il n'ya loy quelcôque qui face mentiô d'aucun sam.
15. ou garde d'aucune chofe, & n'écaffaire de tefinoïgsny de cedulles, aux
Indiésiadis ou efcritures,croyans vn chacun fon prochain à {a fimple parolle : qu'ih
Sans aucunes laïffoient encor leurs maifons feules , & fans nulle garde » lefquelz fom
lettres," to’ fignesd'vne gräde bonté & innocence de ce Peuple. D'auâtage on ne
Ris en vfage trouucra pas bon de ce qu'ilz viuoient tous feuls, & qu'il n'y auoit poine
entre les In: d'hèure determinée, en laquelle on mägeaft pour le plus fouuent: ma
diens. ue chacun prenoit fon repas ainli qu'il eft conduit par fon appetit &
Zalo el Aratiervin que tout cela cft propre pour lafocieté & proufit de la poli.
al # ceciuiled'vnPaïs. Ilz tenoient grand compte de fe faire frotter le cory
cabfe de la pourexercice, & mefmementauec des eftrilles, toutainfi qu'on en vie
fente & Éren droit des Cheuaux : & fe poliffoyent en outre le corps auec de l'E.
trälgrefin. berie; Les Indiens eftoyent peu fomptueux , & fort chiches à dreffe
Térrible fs- tombeaux, & fepulchres pour les trefpaflez,tout ainfi que au contraire il
fon de fégrs. fe monftroyent fuperfluz à fe veftir& parer:car ils portoyent force or fu
ter en Inde, eux, & fe paroyent grandement de pierrerie, ayans pour ornement
| linge treflubtil , & delié, & portans toufiours dequoy fe couurir la face
Mariages des pour peur du hafle:carils ne faifoyent rié, que pour maintenir leur beau
Zndies, té & pour embellirleur vifage. La verité entre eux eftoit reputée pour
grande vertu, & netenoyent aucun compte des vicillards, fils n'eftoyent
excellens en fagefle, & prudence. La pluralité des femmes leur eltoi
gr queils acheptoyent, donnans aux parents d'icelle vne paire dé
| œufz pop choififsäs !+5 vnes pour leur feruicc, les autres pout
auoir dés enfans, & les autres pour leur plaifir & paffetemps: & lefquells
f'ils ne contraignoyent de viure chaftement, il leur eftoit permis de paik
larder äleuraife.… Nul Indien facrifioit, encenloit, où offroit à l’Autd
cftant couronné , comme ainfi foit que plufieurs autres nations. en ce
faifant euffent des couronnes, & chapeaux defleurs furlatefte: il2n
maflacroyent,ny efgorgeoientlesbeftes du facrifice , ains les eftoufoye
* en leur fangsafin de nerien offrir à Dieu , qui futimparfait en chofe quel:
Loi des In- conque. Celuy qui portoit faux tefmoignage, auoit le bout des doigt
diens coupez par ordonnance: & qui auoit mutilé quelcun d'aucun membre
+ non feulement fouffroit-il pareille pcin+, ains perdoit encor la main que
auoit fait la faute. Mais quiconque crcuoit l'œil, ou coupoit Ja main à va
artifan,c'eftoit fans aucü refpit qu’il perdoit la teite, C’eftoit aux fémes {
Les Rs fer-
uix par des. icellesefclaucs à garder & feruir le Roy,où ce pendant les hommes n'er
femmes. 1 trans point dans le palais, le camp, & armée fe tenoit dehors les villes,
Loyeontre les: fouzles tentes & pauillons, : Sivne femme tuoit le Roy,le.voyät charg
Kpÿs prenans de vin & enyuré, elle eftoit recompenfée du mariage de fon, {ucceffeur.
rap de vis. or lès:enfans fuccedoyent legitimement'au pere.‘ neftoit permis au
+. "Roy de dormi fur iour, & durañtlanuir, il changeoit à toute heurede
jy gifte craignant les embufches , & furprifes.. Lors qu'il n’eftoit pointe
“ir ons guerre, il fortoit fouuent hors fà maifon, mc<{fmement afin d'ouyr les par-
es & de !
aule ouyr
L cependa
rtoit Encc
pidats cour
ment qui i
ededuitàt
on corps fe
dans les tête
& feruice,il
LeRoy al
qui le preca
l'auoit toufi
mais fil cout
urvn Eleph
oit deuant,
es fur des I
pour la guer:
fans en cela
urope,
es hiorien
ieux, & le C
amiliers de <
eux, chacun
prands & ric
' eleurs gran
ats,les pre!
moindres en:
lus honorez
rancs de tout
doyent à auc:
qui feruoit pe
fez,comme e
chofes qui
fonts j' 184 «
oyent comm
D'autant que
née les feicher
eur deuoyen
bi eftoié pr û
toyét,et fe do
de fuccez bon
où prefageurs
peine finonq
Le fécondra
tele en nomb
0. DRPÉNASIES ? #
ribies rie & dé leur Faire iuftice: &eii durant ce téps que il fe faie éftéiller, il luy 2746
int en. Maui ouyr quelcun, il ne laiffe d'entendre aux parties, & leur refpondre, {en 9 vw.
Ja 6 endant il a trois frotteurs qui l'eftrillent en Roy, & à bon efciét. 11 4 er dir
fau oit encor pouraller facrifier , & pour la chaffe,ouynegräd troupe de "##':
: qu'il oidats couroÿentapres la proye: tout ainfi que ceux que les poëtes fai-
Jz fon Mnént qui iadis celebroyent les Biccanales, eftant le lieuoù le Roy VE,
conne deduit à tel pafletemps ,» Clos , & enceint de cordages , & les’ gardes de À
t poin Mon corps fe tenans dehors ceft enceint, & fi ce pendant quelcun entroit
ce mas Bansies tétes Royales, pour fe iouer à quelqu'vne des Damés de à fuiee;
evie a feruice, il en eftoit quitte pour les pris de fa vie.
a poli. Le Roy allant, & marchät en pays, il y auoit des clochettes & tabours |
le corn: le precedoyent: & fil entroit dans quelque parccloz pour y chafler, chg 4;
en véllauoit toufiours aupres de fä perfonne trois ou quatre fol armées: » fe,
de l'E.Bais fil couroit en plaine campaigne ,‘& lieux non clog,, il eftoitmonté Rèys Inde,
dreffe Mur vn Elephant, d'où auât il defbandoit fon arc fur la proye qui luy paf. |
raire ik Moit deuant, & autour de luy force femmes, les vnes fur des chariots:d'au-
e or fees fur des Elephans ;ou des Cheuaux;tout ainfi que elles faparcilloyét
nent obour La guerre , eftans adextres & bien exercées à toute forte d'armes, e-
r la Face tas eu Cela bien fort differentes, à celles & de noftre ficcle;& denoftre "1%
beau EURE j aie cr 0gbnf
HT À hiftoriens encore tiennent,que les Indiens adoroyent Jupiter le plu- /emmaigee
ftoyentMbicux, & le Gange leurriuicre & les Genies, & ceux qu'on apelle Dieux, rieresfurét is
ir eltouamiliers de chacune terre.Et lors que les Roys faifoyent lauer leurs che 455 ergfre.
aire deux; chacun folennifoit le iour comme vne grand fefte, & fe faifoyét de Dece Jupiter
es poui rands & riches prefens les vnsaux autres, faifans par cemoyen parade #? ap
quelle leurs grandes richeffes. Ce du ph fut iadis diuifé en feptordres ,8c w 4rrswfant. *
de pail: ats,les premiers être lefquels eftoyétlesfages,ou Philofophes.lefquels 72 Pawame |
L'AurMoindres én nombre que les autres,eftoyét neantmoins parles Roys;les © Phemuse
s. en lus honorez,& furhaucez plus quetousenautorité. Ceux-cy eftoyent e7Tertulsi.
. 5 {2 peMrancs de tout labeur, & ne féruoyent àperfonne, voire ny ne comman- b,3 contre.
LFoyenMoyent à aucun , feulementreceuoyent de chacun particulierement ce Marc.
e quel MU feruoit pour les facrifices des Dieux, & auoyent le foing des trefpaf- Ordres çr e-
s doiguez comme eftans cftimez les aymez & cheris des Dieux, &'qui fçauoyét farx, entre
ermbre chofes qui fe‘faifoyétaux enfers: & en outre on leur faifoit de grâds dés indienr.
ain quil fents j'186 éftoyent honorez detout le monde: à caufe queilz les te- 5 fraben \$e
Din à vpoyent comme fort prouffitables à la vie& conuerfätion des Endiens. … d##ecequi
mes &ARD autant que ces fages leur predifoyent dés le commencement del’an- Tue xis
s n'et née les feicher elfes, ventz, pluyes, maladies, & autres telles chofesqui PP/1e/0ph
ville Mieur deuoyentaduènir durant l'an fuyuant, & la cognoiffance defquelles 445% prog
charg ler eftoit proufitableicar aduertis du futur,& le Roy, etle peuple eui -noffiqueuns.
effarMtoyét,etfe dünoyét de garde du malheur,etpouruoyoïét à ce qui eftoit:.1 1:11
mis aude fuccez bon et defirable.Muis quiconque de ces faifeurs d'Almanachs is
euredeOu prefageurs,predifoit quelque cas faux, il n'encouroit autre punitiô ny :
oint eMpcine.finonqu'il'luy eftoit enioint de tenir perpetuel filence, $ x
es pa-MLe cond rancs erefat fur des laboureurs,fefquels fi urmontarit toutile Serd.ofar
rlechnombrecfloyent exépts de güerre;et detout füblide;forsquele des fndrens.
1
0
LIVRÆ SECOND.
bien diserfis tous Fabftenoyent de leur nuire & de les endommager: Ainfi le païfa
s’eftant permis à aucun particulier,de po
ze iftre le Roy de la cinqui.partie des fruitz qu'ils en perceuoyen
freyent les pa- nyaux villes;nÿ bourgades,ou villages;ains auxchäps en des ttes, vi
Demeure Ge pays Indienaucc ceft exercice cultiué, & non defert : lequel formilli
wie des pa — ‘ne en beftes &:nifeaux, adommageans les fruits & femences.
A Perrance tribut Royal, cOmmtis-feulemnt à cultiuer les terres,en quoy ilz auoy& | ls 1oy,d
©: rprs du. employer, & leur téps,& leur diligéce. À ceux-cy quelque guerre quifuBtage cor
Labeureur en- nint, iamais l'énemy ne faifoit iniure, ne le pilloit,difpouilloit, ou deuai,
tre Les Indis oit de Yes biés, ains Les e‘irsät nés pour le bien & vtilité de tout le müds
.& celles des no deliuré de tout foucy; & labourant laterre en liberté, caufoit vne grande
Are, abondancedetouteschofesàtoutlepays: & viuoit cegenre d'hommg
auxchäpsauec leurs femmes-& enfans,ne fe fouciäs d'habiter aux vills
:payans ‘au Roy fon tribut (car tout le pays eft fuietaux Roys ) comm
edervn pouce deterre, fans all
F'igrserdree: Leticrs ordre-cftoit de toute efpece depafteurs, lefquels ne demeuroyi
Jcurs en gène delachafle, & dreffans des picges aux beftes & oifeaux : & ainfi par ley
ral, moyen ilsaffeuroyentiles feménces des beftes & des oifeaux, & rendoys
autres, ny
aréleur
ne.Di
galles p
leur fufle
peuple.e
qui ne fo
res, Ceux
ftes, & d'a
& pres d
des Canoë
d'une Cä
ent és riu
enacou
ail leuant,
Jes,defqué
feurs Indiës, Les srtifanstiennentle quatricfmeranc, les wns defquels font Les harng
le leurs cit
douée &ioftrüments de guerre les autres les outils-du laboutage, êc autres to
26 cfopét des inftruments prouffitables, & pour l'vfage. Ceux-cy n’eltoyent pas feulie plus pre
artifens. : ment exemps de tribut & fubfides, ains encoron leur diftribuoit penfo@y langui
LÆrhfans ex de grain du reuenu &greniers du Roy. Au cinquiefme ordre eftoyët poit le patié
Spsae tailles. {es les foldatz,quoy que en nombreilz fuffent le fecôd, qui fadextroy@hoyer & e
Soldats nur- ordinairement au fait de la guerre, & quelque grand nombre qu'ilz malade, v
ris @ leurs fenttousenfemb!e leurs Cheuaux & Elephäs bôs pour laguerre cftoyäBommes à 1
-Chèvews :: nourrisaux defpens du Prince. :Le fixiefme ranc eftoit celuy.des Epholrds;afin qt
aux defens res & Magiftratz,lefquels prenans garde fur tout ce qui fe pafloit aux Infoit caufe, q
‘roy: : dés en donnoyent l'aduertiffemätau Roy, pour y pouruoir & remediale iamais à g
‘sphrese Le fepticfme & dernier eftat contenoit ceux «ui prefidoyent aux affair@he toute co:
magifrats , & confeils publiques, qui eftoyent en.£ort petit nombre, mais fegnalez he, ny befte
des ndiens 4 nobleffe, & grand prudence. D'autant que c'eftoit de cenombre que ans en aucu
“ame dfablis. choififfoit les confeillers des Roys, & ceux qui auoyent lemaniment dd vne certair
ses Bômes grands affaires, 8 qui iugcoyent de tous differents, & controucrfes, voi@äns aucune !
Socrapelex d étre ceux cy eflifoit-on les Capitainés, &Princes des Prouinces Et vour viure.E.
| Ld confesl des la comme lapolice des Indiens eftoit diftribuée, tellement qu'il n'efto@icierts. à où
“RDC 48 permis à vn homme d’vn eftat d'efpoufer femme d'autre. qualité qued pulture:Et
“rage la vacation de laquelle il fe mefloit,ny en pouuoit changer d'eftat,&c ofe cit it de
? canfess, , en cftant loifible au gendarme de cultiuer les.champs, ny au labouredperfonne,
Len rm fe éfler de la Philofophie. Encory auoit-il des Princes, & fcigneuLes Indien
pe #3 :deputez pour empefcher qn'on ne feit aucun t-x4aux cfirangers abondi Prnoyent é
fre Les nds en leur pays: tellement que-quand quelcun d'iceux tomboit malade @ucis alloy
ons... :ifaifoit vénir des medecins pour lefollicitér & £i] mouroit, ilsie faifoy{us |
Charité der: enterrer, rendans fon argent ou marchandife à ceux qui fe difoy sn où Hg à ss vi
Indiens vers leurs plus: proches parens. Les iu ci
tee *sparens, : ges enchacun lieu auoz"ent gognoit
ler offrapers : fance des caufes, & la puiffance depünir les érintioelz, 8 aisclns de ue Routes
que forfait.Il n'y auoitaucun ferf,ny:cfciaue de Jeugpatié, voire y colis quels
; lalo] à
DE L'ASIE. 49
auoy& | le toy, deffendant toute feruitude:d’autant que tous d'vn droit, & auan-
equifuitage commun eftoyent francs , n'eftans accouftumez à fe preferer aux Semblableer
a deuil autres, ny à faire tort à perfonne,comme ceux qui auoyent dreffé & pre- 44/8 la loy en
le mode paré leur vie fibien qu’elleeftoit pour foppofer à tous lesaffaults de for- France.
e païfam pe. Difoyent en outre,que c'efloit vne grande folie que les loix fuffent Sentenre [4-
egrandefzalles pour l'obféruation à tous les hômes,& que la fortune & conditiô ge, © lowa-
homnoeieur fuflent ciffemblables. Mais d'autant queles Indiens font diuers en b4 des 7»:
ux villsMbeuple,en ligue & forme de vie, caufe de la grand eftédue du pays,tous diens.
)commuli ne font pas fi biéinftruits,que dir eft cy deffüusains font plus Barba- Barguerolles
e, fans ares, Ceux qui auoifinét l'Oriét en partie, fadônent à la nourriture des be- des Indiens,
euoyenMfes, & d'autres n’y prennét point plaifir.Les vns demeurét däs des paluz: faites des can
neuroyék pres des riuieres & viuêt de poiffon crud,qu'ils prennent eftans dedans #5 @ ro-
tes, vies Canoes & barquerolles, faites derofeaux, & chacun vaiffeau eft fait /eaux.
fi par le vne Cähe creu fée, & ces Indiés fe veftét de nattes de cesioncs qui croif Mœurs des
rendoyérent és riuieres, & eftangs,lefquels ayäs mis en œuure , & les ployantilz P«des In-
formilléenacouftroyent comme d'vn haubergeon.Voifins de ceux-cy vers le So diens, vers le
. Mcilleuant,cftätles pafteurs viuans de chair crue, lefquels fapelloyét Pa- Lenanr.
es harnoies defquelles on dit que telles furét les manieres de viure.Quäd quelcü /#diens 4»
utres todle leurs citoyés hôme ou femme eftoit malade,ceux qui leurtouchoyent trepophages,
pas feuleie plus pres, foit par fang,ou familiarité,ne failloyét de le tuer, difans que vers La mer
it penfoduy languiffant,cauferoit la corruption de leur chair par fa maladie: & a- de sur,
foyétpooit le patiét beau dire qu’il fe trouuoit bié,que nonobftant ils le depef- pays de Ma-
dextroyähoyet & en faifsyent de bons repas.Le- femmes parentes, & amyes de lacha.
qu'ilz ; M malade, vfent de pareil deuoir & graci. _… .é à leurs côpaignes, queles Zndiens effra
re eftoyähommes à leurs amys:& de fen:hlable maffacre eftoyét eftrenez les vieil* gemenr fuper
des Ephollhrds,afin qu'ils ne langniffent, & que les ieunes en prinffentcurée, qui e- fhtieux.
oit aux Imoit caufé,que tuäs ainfi les malades, il y en auoit peu qui paruinffent gue-
remediee iamais à grande vieilleffe.En d'autres endroits,ils auoyent vne couftu-
ux affaire toute contraire aux fuf-nommez,lefquels ne faifoyent mourir,ny hô-
egnalez dhce,ny befte quelconque, voire nefemans point, & ne baftiffans , ou fe te-
bre.que dans en aucune maifon,viuans feulement d'herbes: & comme ilz euffent Gymro/ophi-
jiment di vne certaine femence femblable au Milletsnaiffant defon bon gré, & ffes philofo-
r£es, vos aucune leurinduftrie,ilz la cueilloyét, & la cuifans, fen aidoyét pour phes {ndiens.
es, Et voBur viure. Et dés que quelcun d’étr'eux tomboit malade,il fé retiroir aux voyez Philo
il n'eftoclerts, là où gifant,ou y mourant,n'auoit foucy,ny de le penfer;ny de fa frat.de le
ité quedpulture:Ec de tous ces Indiens cy recitez & ainfi cftranges, la couftu- vs d'_4pol-
at, Sc Me eltuit de faccoupler auec leurs femelles publiquement, & fans refpect lon.li.6.ch.
aboura@k perfonne, ainfi qu'en vfent les beftes; .: | 45.0" 6.
fcigneu@Les Indiens auoyét des Philofophes;snômez Gymnofophiftes,lefquels Celre Rho-
rs abondBrenoyent.éz lieux plus lointains,efgarez,& bofcageux de celle regiô, & dig.b.13.
nalade,0Mquels atloyent tous nudsfainfi que lenom Grec le fignifie)lefquels va. ch.25.
€ faifoyéus par lesafpres deferts, & profondes folitudes difputoyent, & farrai- 5.:Æwguffin
rent ännoyent des caufces.dela nature, eftans & demourans dumatiniufqu'à cire de Drew
gognolbbleil couchant à regarder entétiuement le Soleil, fans remuer la veuë de /;.13.6h.17.
s de quéilis,quelqueardät &chaultqu'il fuit, contemptans & confideransne & 15. ch.
| eye yquelsfecrets dans cefte Sphercardente: Ces hômesefloyét fipatiés, 20. .
0j N
LIVRE SECOND
Encor « pre- qu'ils fouffroyent defe tenir les piedz nudz,tout lelong du iour, dansie
fént en tout le fable ardant fans bouger en forte quelcôque,& fans fentir douleur, fout.
pays Indië les frans & endurans conftamment de viure fans aucun logis,tente , maifon,
Préfires fint ny Grottefque, les rigueurs des glaces & neiges en hiuer, & les chaleurs
apellez, Br4- yehementes de l’efté. Etentre ces fages eftoyent encor les Bracmanes,
MATE qui eft vne nation affez puïffante , [ & qui fe tient encor à prefent fou
Zracmanes | a puiffance du grand & riche Roy de Narfingue, duquel cy apres now
au Royaume dirons quelque chofe , pour mieux éclaircir les matieres ] & viuent ce
de Narfngne hommes ainfi que leur Roy Didyme efcriuift au grand Alexandre, pu-
sa dis des Se- sement, & auec grand fimplicité, fans que aucune molleffe, delicateift,
res Nomades ny chatouillement de la chair les efmeuue en forte quelconque, Et n'a
Deces Phi petoyent rien plus quelaraifon & contentement naturel ne fouhaitoit
point, & ainfi facilement ilz fefournifloyent de viures , non telz que de
Jophes voyez,
Philffvie ceux qui pour raffafier 1eur effrené defir,tourmentent par leur recerche,
d'uApolonie Lrefque tousles elements,mais ceux fimplement que la terre fans eftre
li3.6,4+ Ce- violée ny tourmentée, auec Le fer produit de fon gré, & plus que volon-
Rhod.li, tairement, fourniffant & chargeant leur table de viandes non nuifibles,
18.631. C'eft pourquoy ces hommes ne fçauoyent difcourir de guere de genre
… Lanation des Ge maladies , Comme ceux qui viuoyent d'vne longue,entiere & durable
Brachmanes (inté, & l’vn ne demandant fecours à l’autre, à caufe quetous viuoycr.K
fut fort 4ff- enfemble. L'enuie n'auoit point lieu auf entre ceux qui eftoyent ci
SEP#r Æ— gaux en toute chofe, & où aucun n’eftoit plus grand que l'autre, veu que
lexandre le l'egalité de la pauureté caufoit les richeffes de tous en commun,
grand : rod, 1iz n'vfoyent point de iugements, d'autant qu'ilz ne faifoyent rien qui
JE bl7,
.… geffes De
A 5
Conuoit i[e,
manquans les crimes entre eux,qui font caufe que la loy eft eftablie:L'or.
donnance generale de tout ce peuple, c'eft de ne rien faire contre l'equi-
, té & iuftice naturelle . Celle nation qui vit de for libeur, n’exerce point
O7 volupté J'auarice , ny eft aneantie par vne vilaine oifiueté. Ellene fouffre que
PONT ME fon corps foit dompté par le plaifir ny amatti par mollelfe, & paillardif
ques la sut. ayant iouiffance de tout ce mefme, que elle ne defiroit point: Entant que
la conuoitife eft vne pefte dangereufe, & tresfarouche , laquelleapouril
ceux queclleaccompaigne, ne trouuant fin de pourchafler ce que ells
cerche. ains de tant plus.elle eît enrichie elle va mendiant, & defire au
plus de ehemence. Tout cecy difoit l’epiftre du Roy Brachmane, a
grand Alexandre, luy propofant en outre, que ce peuple fe chaufoitau
Soleil,eftoit laué, & humecté de la roufée du Ciel raffafroit fa foif és ruif-
Le corps doit eaux, & fôtaines , & auoit la terre pour li&, & gifte, fans quele foucy lu
obeyr aux co. rompift aucunement le fommeil , & que les penfées diuerfes luy donna
failz, de l'a- fent aucune facherie en fon efprit. Auf entelz hommes fi fimples l'orB
me. gueil n'exerçoit point {on arrogante tyrannie, & ne peut efclauer tant foi
Brachmanes peu vn de toute la troupe,fice n'eft en ce quitouche lecorps,lequel il di
auvent Les” foit deuoir eftre affuietty aux fages confeilz de l'ame. jh
Grottefques … Ce peuplene fait bruflerles pierres pour faire la chaux, à baftir fes ma
pour bgif.er fonssny ne faifoitle cymét plus forteny adiouftät du fäble, pluftoft lu
demeure. feruoïtrd retraitte quelque folfe profonde, oula concauité fpatieufe d
Mie maladie
fuft à reprendre, ny chaftier:& par confequent n’vfoyent d'aucune loy,J
c uelqu
ble des
empeft
Drou fit:
de la plu
que il vi
l Laric
eux qui
nent leu
es femm
Dour acc
ardifé,o
r d'auoi
à paix; NO
onefteté
ues & fui
aux [up
escorps |
mmants c
refpaf
oyent l'ai:
anature cr
alteroyer
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nent gueri
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Ils ne de
eatre où
des gefte
noyent, iaç
cun plaifr
stoute s.:
erucilleui:
caufes fec
rles onde:
Leur eloc
{ul enfei
le pour y 2
que, veu qu
ain, mais
antes &:r:p
UX fecte ss 4
onnans l'aus
l feruant D
on que D:
DE L'ASIE.
danse Momelque montaigne Cauerneufe : fans qu'ilcraignift ny le bruit cffroya-
r , fouf- bic des vents,ny les furieux tourbillons , de quelque grande & orageufe
maifon, Eempefte. Et eftimoit cefte maifon Grottefque, beaucoup plus feure &
haleurs M -ouffitable que celle quieft bien dreffée & couuerte pour fe deffendre
cmanes, le la pluyc:ioint que elle luy feruoit à double vfage, & de retraite tandis
nt fouz M ve il viuoit, & de tombeau & fepulture apres fa mort.
res nous M Larichele & rareté precieufe des habillements,n’eftoit requife parmy
uent ces eux qui fe contentoyent de l’efcorce des arbres, pouren couurir feule-
dre , pu- nent leurs parties honteufes, Au refte entre eux ne fe parent , ouatiffent
licateffe, Res femmes pour complaire, voire ne fçauent vfer d’autreart & induftrie
Et n'a bouraccroiftre leur beauté, que ce que elles ont de lanature:aufi la pail-
puhaitoit Eh dife,ou defir effrené nelesinduiloit à faccoupler;ains feulemet le de- paix bien
lz que de: d'auoir lignée. Ilz ne faifoyent la guerre à perfonne,ains cftabliffoyent fondée,
ecerche, D paix, non par force d’armes,ains pluftoft auec la fainteté de leur vie, &
fans eftre M onefteté de mœurs.Les peres ne fe foucioyentde pourfuyure les obfe-
1e volon- es & funerailles de leurs enfans, & ne balifoit-on entre eux des tom- opinion des
fibles. aux fuperbes, et faits à l’efgal des T'emples, ny ne mettoyét les cendres prscmanes
de genrees corps bruflez dans des cruches et vafes enrichis, dorez, etemperlez, roychant Le
x durable imants que ces cloftures feruoyent pluftoft de fupplice, que d'hôneur magnificen
viuoycr.@\ : refpaflez.Les Brachmanes/eomme dit eft) ne fçauoyent que c’eftoit des beaux
toyent ci: $ Mie maladie,ou peftilence,à caufe que ils n’offençoyent point,ny ne fouil-
e, veu qubyent l'air auec la mefchanceté de leur vic:ains tenoit,et auoit toufiours
s nature entre eux, paix , etamitié defirable auec le temps, et les elements 14 bone vie
nt rien quiralteroyent en forte aucune le fuccez des faifons,ny leur naturel. Leur «44/6 le def-
cune loyiedecine c'eftoit lafobricté,et honefte efpargne laquelle ne peut feule- faubr de l'in.
blie:L'orMhent gucrir les maladies qui nous affaillent, ains encor empefcher celles fesion de
tre l'equi-Mui peuuent furuenir. l'air.
rce point} Ils ne deliroyét aucuns ieux,ny fpetacles pour leur pañfetemps ains le
uffre autheatre où ils repaifloyent et les yeux,et leur efprit c'eftoyét les memoi-
paillardifels des geftes et vie des humains,la vanité defquelz ilz plouroyentet plai
ntant quenoyent,iaçoit qu'elle fut digne derifée, et moquerie. Ilz ne prenoyent
eapourilhcun plaifr aux fables et comptes des vicilles (ainfi que font plufieurs)
e que clins toutes.» + “ation et contentemét côfiftoiten la contéplation dela
efire auctherucilleaic :: «1. .ellente difpofition de ce beau ouurage de l'vniuers, Bracmanes
mane , au caufes fecrett2:,e* admirables de la nature,et ne fe foucioyent defiliô- ententifs 4
haufoit aulBer les ondes del Ocean pour letrafic,et marchandife. louer La
if és ruif Leur eloquence eftoit fans fard,ny ornement, etlaquelle leur dônoit naryre,
foucy layi feul enfcignémét de ne point métir, fans qu'il leur faille fuiureny l'ef-
donne pour y aprédre cefte do&trine,ny vn palais pour fy adextrer à ia pra
mples l'orÆque, veu que ces efcoles,& pa. is ne nousaprénent rié qui foit ftable ou
r tant foiBrain, mais pluftoit rous propofent mille incertitudes & fciences difcor
quel il diffintes £: r:pugnantesenfemble. Ceftetroupe d'hommes eff diuifée en
ux fectes, es vns affeans le bié fouucrain en l'honefteté , & les autres en
ir Fes maonnans l'auantage à la volupté, & plaifir foit du corps , ou de l'efprit.
uftoft lun feruant Dieu ilz ne fagrifioyent ou tuoyent aucune befte, ayans opi-
arieufed@hon que Dieu ne fe plailoit point du feruice de ceux qui eftoyent
Ni)
| où facrifice non: fe
C ‘Jane
À Rcligionpure fouillez de l'effufion du fang d autruy : que plu o re DE pts
du sm glant luy eftoit agreable , lapailiee Va ie AT cn vise) :
nes, filace- ceux quile prete la parole le ‘
| hommes, fe deleétant en ce qui luy eftfemblable,
re & Fm qui eft fait en efprit feulement. Voila rs vr rh pie
leseuff abreu En Inde fonc encor les Cathéens, defquels chacun efpou bts "
ueZ, comme mes,& quelcun d'iceux mourant , fes np He Hs ss en fn uant Je
elle a dépuis. Tuge,difcouransau long chacune de fes feruices, & du nr F Le:
Cffe couffu- pence qu'elles en doiuent auoir,comme celle qui aura si : p 7: du
me fe obféèrue & mieux aymée du deffun@, & qui fe fera monitrée la plus de €, he
encor en plu- le Tuge ayant iugé pour celle qui aura le mieux detfendu , a * x L
fieurs lieux raifons,elle fe parant le plus gentiment & pompeul A il luy f ù k
des Indes,&- polible,toute ioyeufe, & de face riante comme vidtorieufe Et urk
Orietales e bucher où eftoit le corps de fon mary, lequel baifant, & em r; è pu
Occidétales. fans effroy quelconque du feu, entefmoignage de fa pudicité fe lai "
Cruelle façon brufler toute viue auec le corps mort de fon efpoux: là où les ro e-
d'éfleuer les mouroyent à iamais honnies, & deshonorées. Les enfans n'y € yes
em fans, . point efleuez & nou “: \ !: difcretion& volonté de leurs parens, pluftolt
felon les affe@tions de c. : quiauoyentla charge du Magiftrat pour c
faire. Ils regardoyent l'habitude de leurs enfans, que filz voyoient dés Le
commencement qu'ils deuffent eftre foibles & debiles,en quelque partie
du corps que ce fuft,ilz commandoyent qu’on les feit mourir,Les richef
fes ne caufoyent leur mariage, mais pluftoff la beauté & bonne grace, &
plus pour auoir des enfans, que pour r’affafierleur apetit & volupté. Er
certains lieux encore auoyentilz cefte couftume que fi quelcun n’auoi
dequoy marier fes filles, que elles eftans fur la leur de leur aage,-les per
à fon de trompe, & tabour;,tout ainfi qu'on en vfe à la guerre, les condui
foyent au marché, & place publique, là où la fille cftoit tcaue fi toft que
quelcun l'aprochoit, de fe defcouurir tout le derriere iufqu'aux efpaules
& le femblable faifoit elle du deuant, afin que l’ayans bien c. atemplé,
Solin ch, $5. celuy qui latrouueroit à fon gré,la prift pour femme & efpoufe, Ce qui
Cynocephales f'enfuit font les fonges de plufieurs;tantanciens quemodeærnes hiftorier
en Inde, & Geographes, qui fe font laiffez perfuader, fuyuant ce que vn nc ay
Detels en quel Megafthene allegué par Solin, dit, queen diuerfes montaignes d
deférit Her. Tndes , il y a des hommes qui ont la tefte faite tout ainfi que celle d'u
li.3.effreen Chien,armez cpl trefacerez,& fortz, velluz decuyr, n'exprimant
Afrique. aucune parolle reffentant la voix humaine,ains grinçans, abayoient, &
Folle perfs. iappoyent commeles Chienseftans en colere.Difoit en outre que les In
fon quels diensfe tenans le long du Gangé, n’ont aucun affaire de manyer d autant
“hommes vi- qu'ils viuent de la feule odeur des pommes fau uages,lefquels fi vouloyé
went du feul fefloigner de leur terre, ilz portoyent toufiours de ce fruit,ofin de ne fill
odorat. lir par faute dé nourritureique fils humoyent tant foit peu d'air corrom
Formes mon: pu,ou fentoyent quelque puanteur, foudain ne failloyent à fefuanouyr,
ffrueufés Go & mourir, & que on dit que de telz en furent amenez au camp du grand
faulces d'ho- Alexandre. j ons pu p
mes Indiens, [Onlit encor qu'il ya aux Indes des hômes qui n'ôt qu vn œil: d'autres
Eftrange fe
si débafs
femme.
à fçauoir en la pricre|
quiont:
qu'à ter!
en esbr:
uy,fi gr
ne fout ç
auec leur
ent qu'v
de vieille
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ous. Il y
dés l'aage,
de leur aa;
tautres 1
À prefe:
acompte.
peuple Ca
)y ne mon
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jent ordin:
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tcôme à p:
Prit,ettels
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raGteres Jat
6 (&parlà
sRomains
onainfi que
Ont aucun fe
is adorans Le
icuns honor.
ueufes figu
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Ry ny loya
it fort excell
élconque. €
néantmoins
tilité ue ps:
ne forte de
iable, Et
deduit fe;
Juy eltoit
toit für à
raffant, &
fe laiffoi u
utres de RBeuple Cathaïen porte [ Haiton
_eftoyenhyne montre la region ou eft le Cathaï, qui eft plus
spluitoi Be Gcdrofic, à fauoir en l'Inde Ja plus Orientale,
t pour œBicntle:là où Gedrofic eft für je Goulphe Indiqu
ent dés leMhique, mais du tout Tartare,et fubiuguée parle
que partie Bent ordinairement, & ou
%. +6 des hommes, ou font aucugles, .
les Es £ Uz,et fpirituelz, fi et ce Æÿmes Sans
s condui Que P
r'Yiuacité : entant bxrbe an Ca
efpaules 3 miel ins. I]sf
luant femblables
en quadrar
qu'ils font fortis : xp
Ë denoftre Eu
ignes defs Romains 1:e pafler
elle d'vnfRonainfi que la fu
primant{ont aucun fenti
ient, &Bsadorans le So] religion. Les
ages de fonte, les
+ les à diuerfes, & mon-
autan é î Lü à
Sat. ée celle riche & Cathasens s-
Page & ne (çayt que vault dolatres.
en Mécaniques ce peuble
corrom
janouyf,
randeur de religiô
QUE par vaillance,
Vi rCaux combats, c
d'autrenc (orte de trait incogne y
Leur monnoye eft de
N iij
Ud tout autre Peuple,
LIVRE SECOND
Ce diféours papier fait en quarré,en laquelle ef effigiée l'im
pr fre quelle f'effaçant par le long vfage ilz la changent auec de M nou-
reférnéan uelle en raportant la vieille au thefor du Prince leur vaiffelle e d or,
lren des Tar- d'argent & autres metaux, & ont faute d'huile, qui eft cftimé fi precieux
tares:car ce que c'eft au Roy feul d'en vfer pour fen oindre, & le tiét en lieu de Mufc
peuple df le ou Ciuette,& voila quant à ce que j'auoy à dire des Indiens.
propre patrs-
moine de leur
Emperewr.
age de leur Roy & fou:
Du Quin[4,@* autres Pays, © Preusnces des Indes, Chap. 9.
T d'autant quele Quinfay eft des appartenances du Roy
D) Tartare, & que les habitans à prefent fuiuent la maniere de
C3, viure des Seigneurs du Païs, il fault vn peu efplucher les au
N\, tres natiôs de l'Inde, laiffées par noftre auteur,affin g le Le-
penféque
Lena er
ThenuStitan
c'ef vne mef-
me ville. eos #
Cherfinefe nent,afin de n'oublier rien qui face à la defcription des mœurs des Indié
|: doréeft à pre. aufli bié modernes, que de ceux que les anciés nous ontefpluché. Et d'a
D 84 tât 4 noftre auteur fai&t & pofe le Cathay au royaume de Gedrofie quii
prelent fe nomme Guferath,nous prendrons noftre difcours felon la co
ha.
A fte indique, où le fleuue Inde fen goulphe dans la Mer, qu'à prefent ot
Cambase re-
ee bit nôme le Royaume de Cambaie, & la mer,le goulphe de Guferath, le lôg
h
Er Ge de laquelle plage il y a plufieu< citez, villes, & villages, & du peuple «t
Ta gräd abondäce,lequel eft idolatre comme celuy, qui comme les ancien
Cambaiens Perfans adorent le Soleil & la Lune, force images & ftatues, mais fur tout
Jdolatres. les Vaches leur font en veneration, à limitation des anciens d'Egypt
Mœurs des Tellement que ce feroit peine capitale entr'eux , que de tuer vne de ce
Cambaiens, beftes. Ilz font fort fcrupuleux en matieres de viandes:, d'autant queill
vy Lféph ne magent de befte quelconque fuffoquée,ny morte de fa mort, ou mal:
Indien liir, Aie, & ne boiuent aucunement de vin blanc. Le peuple y eft affez blanc, (
de fés nanig. PlUS que les autres Indiens qui fe tirent vers le Midy,ageançans & pt
chap. 140. grns mignotement leur barbe, & auallans leurs cheueux à limitation d
emmes, faifans comme vne chaine de leur poil entortillé, & fe plaif
en cefte fotte façon d'attiffeure, & effeminé ornement. Les femmes né
fe marient jamais qu'à vn feul homme, ny les hommes reciproqueme
neprenr
font con
font hors
cité. Auf
herbages
n odeftie
dolatri
L rands fo
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epar leu:
le foit ic
d'vne fupc
es parts, 8
eurperme
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Bnhaleine
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DE L'ASIE. s2
neprennént qu'vne femme, & eftans en viduite fonttreschaftes, & ne
font comme plufieurs nations, voire d'entre lès Chreftiens, ou ceux qui Mariage bié
font hors mariage fe penfent cftre difpenfez à toute paillardife & lubri- gerde par les
cité. Auff eft ce peuple fort fobre ne mangeant guere que des legumes & Cambaïens.
erbages , defquels la terreleur en foifonne abondance, fils ont cefte Cambaïens
modeftie au viure, & à l'endroit des femmes, fi fontils corrompuz outre fort fobres.
dolatrie en plufieurs autres chofes, & fur tout en ce qu'ils font des plus
grands forciers de laterre, comme la plufpart de ce païs 1à adonné au fer-
ice des Diables, faide fort auffi de les appeller à leur fecours, & à predi- Cambaïés for
epar leurs refpôces les chofes qui leur font à venir.Et iaçoit que le peu- ciers au pofi=
ple foit idolatre fi eft-ce queleur Roy eft à prefent Mahometifte attiré ble.
d'vne fuperftitié à vne autre, & ce à caufe q les Mores yabordétdetou- -
es parts,& font en fi gräd nôbre que le roy fe fie defes affaires en eux, & Roy de cam
eurpermet le maniment de fa maifon, fans qu’ils ofent pourtät fe mefler baïeef Maho
del'eftat des confciences des Gentils & payens du Païs. Bien eft vray que meryfe.
prefent les Portugais y trafiquent, & tiennent & le Roy & les Mores Portugais tie
Bnhaleine, les bridans fi bien auec les forces qu'ils ont à Diu Goez,& en réf des forte-
hifle d'Ormuz , que le Cambïen n'ofcrien dire ,ny faire feulement mine reffes en Cam
bu contenance de fe remuer. La cité de Cambaïe eft voifine de la mer du bañe,
ofté de Midy ; mais où l'eau eft fi baffe que les’ yaifleaux n'y peuuenta- Cébaïe affife
order finon au decroiffant de la Lune tout au contraire de l’accroift de /#r la mer.
Ocean par deça qui fe fait la Lune eftant fur la plenitude. SOLS
Ce peuple va prefque tout nud,fauf qu'il couure les parties que lah6- Flux de mer
sne fouffre eftre defcouuertes ,& portenten tefte des chapeaux tous côtraire as
eluz de couleur de bleu Turquin : Tousles matinsils viennent en nofre.
rand nôbre qui à Cheual, d'autres für des Elephäs deuât le palais pour F#femet des
iluer le Roy, ioïiant plufieurs fanfares de trompettes,naccaires, & cors, Cambiens.
dinét le bruit des tabours pour feruir d'aubade & refueil, dés qu'il fçauét
uele Roy eft preft à fe leuer,vfans de pareille façô & ceremonie le Prin Kewerence dei
{e voulant mettre à table. Si le Roy a deliberé de faire mourir quelcü, Cembaiens 4’
ne fait que luy cracher deffus, & ce figne eft l'arreft le plus certain de la leur Roy.
n de fa miferable vie.
Ce Roy cft prefque toufiours en armes à caufe qu'il à guerre conti- Longue paix
elle contrele Roy de Iogue fon voilin fort puiffant ; mais idolatre: d'homes va -
neantmoius éftimé &luy , ettout fon peuple d'une grande fin: gabonds,
écomme celuy qui va fouuent en pelerinage , et qui durant fon voia-
, qui fe faittous les trois ans,eft tenu de viure aux defpens d'autruy,
pfi que font les pelerins entre nous qui fe font faintemét vouëz à quel- Dec voy
Saint, ou pelerinage, conduifant vne infinité de femmes efclaues,er les nauigatie
dats pour fon féruice, & en ceft equipage il fuyt prefque tontes les In- ons de Loys
tout ainfi que ces galans quenous appelions Egyptiens en France,ct Parthomas
oy que leur courfe procede plus de faulte de viüres eftät leur prouince big."
ontaigneufe et peu fertile, pluftoft que de deuotion qu'ils aÿent en vn
uplus qu’en autre. | È Ceulx deça
Le laifferay: à part latetre et Royaume de Ceul qui eft en l’Inde.deçale le Gange.
égé auoifinät laProuince de Câbaïe, à caufe q les mœurs du peuple fôt
x LIVRE SECOND Re
«mblables 4 celles deleurs voifins, auffi bien que l'Ile de Rs04 , laquel-
Eng à prefent fubiette au Roy de Portugal qui y à fait drefler Se belle
& puiffante fortereffe pour tenir tefte aux Mores , &autres Ma ometi
ati goal les Chreftiés fe fortifient ainfi aux Indes.Le 1ôg de la mer
CA tirant toufiours au Midy,eft la cité & Royaume de te. laquelle cf
Canomer Roy habitée de deux efpeces d'hommes des Chreftiens,c'eft àfçauoir, & de
aume,@ & Gentils,ou Idolatres, voire fy trouuent des Iuifs,mais on n'en tient au.
téfort mag: Cun compte. : Le Roy eft feruant les Idoles, & non-pourtant fort gran
aifque. amy duRoy de Portugal : & d'autant que la citéeft vne des plus belle
d'Orient, & de plus grand aport de marchandif e,il faut fçauoir qu'elle ef
pofée fur la cofte du goulphe de Guferats tirant vers le Royaume de Ca.
Efficeriede Jecuth duquel nous parlerons cy apres: à caufe que de Canonor auant l'«
quelspaïs picerie, & autres chofes aromatiques portées tant de Narfingue que de
portéen ca- Pegu & païs plusauanten là haute Inde , vont faire cours iufques en C4
lecuth.
Goa Ile fà-
sétte au Koy
dé Portugal
Le de Îtes marris que
les premiers font les Gentils-hommes,qu'ils apellent Natires, les fecond
les moiens d'entre le peuple quiont quelque reuenu,qu'ils nommét C
nez:& letiers ranc eft de la plus vilepopulace , quicomme font les plu
pauures,aulli furmontentilslesautres en mefchanceté, & les appellen
Nuiran:haïs tellemét de la nobleffe, qu’elle neles peut voir fans leur co
rir fus, & les batre. Chacun des.eftats à fon Téple en particulier; mais la
Diuifon d# hommes font feparez des femmes , aufquelles on à dreflé des oratoira
peuple de Ca- pour prier à part.
noïtor. Etne penfe point qu’ils n’ayent efté Chreftiens, veu ce que encorik
confeffent:car ils croyent vn Dieu, & iceluy en Trinité, & pe ils k
font, & paignentauec vne ftatue ayät trois faces , & tenät pliées les main
Y’apellans Tambra en leur langue:& encore plufieurs autres ftatues , 4
d'hommes, & de beftes, mais ils ne les adorent point. Quandils fe prefer
#9 loféph. tentau Temple lesvnsfe couurent le frôt de terre, les autres fe lauentl
Andié.c,130. face,ainfi que bon leur femble,& vont trois fois le iour à l'oraifon , à fa
&'131 uoirlematin,à Midy,& fur lefoir:& facrifiéc en cefte maniere. Il y adi
trompettes, & cornets,& fluteurs qui spellent le peuple,& fonnent , {
iouent,iufqu'à ce que leurgräd Preftre & Sacrificateur foit arriué, lequé
vient veftu ne fçay comment à la facerdotale,. & fe tenant tout deba
pres de l'autel chante quelque cas faifant à l'hôneur de Dieu: puisvnat
tre Preftre chante encor apres luy,auquel tout le peuple refpond enfer
Maniere de: ble. Ce qu’ayans fait par trois fois, vn Preftre vient par vne fauce porte
Jacrifier en fort du Temple tout nud,ayant vn chapeau de rofes ou autres fleurs fur
Canonr. … tefte, & deux grands cierges, & deux cornes: & tenant en chacune md
vne efpée nue,fe met à courir tout aifi que f'il eftoit furieux vers le Dis
r3 qui eft fur l'autel, où arriué il ferme l'huis qui eft deuant l'autel, donna
Effrangefor. l'vne des efpées au Preftre principal ; &auec l'autre il feblece en diu
te de dance endroits.de fon corps:& ainfi acouftréil fen va gaillard, & en dançant
… enfacrifiant. lancer für vn bucherà cefl effait preparé duquel fe faunant auecgrand
fteffe, vient tout eftonné, & regardantle peuple de:trauers ; luy dit:aut
parléà Dieu, . & auec cefte protéftation il Juy>annoniée. coqu'il à po
di
0
\
lecuth.Eftant donctelle Canonor elle eft diuiféeen trois fortes de gen,k
fucced
& {ont
toutesf
veu me
leur de:
faire de:
font bal
la croix
rence :
aillét iul
l'autorit.
S.Pierre.
Jons del
vne extre
JeSaint S
leué, ainfi
3caufe qi
trempent
vin:ilz n°
rient fur
is l'enter
sbanq .
ils prient
mét.Et fi
ucceffeur
u defunA
ais fe r
mary. Ils re
! ieufemen
k fur tout
our de P
1 feruent. ns
Refurreé
Men tel.i
roftre qu
drta les ne
nnifee & Q
Ilsgard
x ort &c Af
knoftre D
DE L'ASIE, : s
dire, & l'admonefter. Ceux qui fuyuent le gentilifme comme le Roy, &:2# Canon
»Jaquel- «
ee courtifans,efpoufent plufieurs femmes lefquelles font effrôtees fans nulle les païens ef
honte ny hounefteré, Et qui fans aucun ebard fe proftituentà chafcun: Pex/ênt plu-
hometi-
de lame
quelle ef
ir, & de
tient au.
& eux mourant on brufle leurs corps parmy lefquels les femmes qui les feurs femmes
veulent fuyure,fen vont courageufement getter au feu, & mourir auec bfquellesfont
leurs marys. Et à caufe de l'impudicité des femmes les enfans des Roys ne /orf
fuccedent point à la couronne; trop bien ceux qui luy font au tiers degré: des.
rt grand & {ont bien fi aduifez que de cognoiftre la baftardife de leurs enfans,fans Les enfens ne
lus Belle toutes fois auoir l'efprit d'y pouruoir auec loy puniffant cefte paillardife, faccedèt aux
qu'elle el veu melmement que Jes nations qui frequentent & habitent parmy eux Péres. C7
ne de Ca eu deuroyentféruir d'exemple, & fur tout les Chreftiens des façons de pswr7ur.
rauant l faire defquels il fault dire quelque chofe.Les Temples de ces Chreftiens Chreftiens de
je Que à font baftis côme les noftres, fauf que vous à bit pas vne image ; mais Camenor.
si de D la croix eft par tout pofce, & icelle trefgrande & à laquelleonportereue Ze Catheli-
s de ge rence : & faut que ceux qui veulent eftre promeuz à l’eftat d'Eucfque 7% .1rme-
es Leona aillét iufqu'au Catholique d'Arnfenie,qui fattribue cefte puiffance côtre nien promeut
mé CU On du S. fiege Romain, & fe difant (mais faucement le fubftitut de ls ÆEne/ques
nt les piè S.Pierre) & tent le lieu du Patriarche d'Antioche.Mais laiffans cela;par- des Indes.
Selle] Jons de leurs façôs de faire. Ils ne pb les enfans fils n'y voyët S'acremens
$ EE ol" extreme neceflité de mort.Etfe confeflent comme nous, & reçoiuent obfêruez, par
M JeSaint Sacrement qu ils j confacrét fil leur eft poflible auec du pain non les ndiens.
> MAIS I eué,ainfi que les Catholiques en vfent par deça. Et n’ayans point de vin,
s OrAFOl caufe que "ue n’en porte point,ils vfent de raifins de Corinthe qu'ils
uempent en de l'eau & en tirent quelque fubftance qui leur fert pour du:
ue Muiniilzn vfent point de la Sainéte Onétion aux malades, mais en lieu ils
rue prient fur le patient, & luy donnent la benediction. Quelcun eftant mort, Benguets des
Fr x sl’enterrent ainfi que nous faifons , mais ains que faire rien d'obfeques, /sdrens quel
Ce orcfall sbanquetent par l'efpace de huit iours, & apres ces feftins & banquets, cs effant
e pre prient pour letrefpalté, & executent ee qu'ilaura ordonné pour tefta- mort.
FT - ét.Et l'il decede fans tefter celuy qui luyeft plus proche de fangeftfon
1 e ucceffeur & legitime hcritier. Les vefues prenans ce qu’ellesont aporté.
>. Ù y au defun& fe retirent enla maifon de leurs peres, toutesfoisne leur eft
er » Mbermisfe marier auant le terme de l'an expiré depuis le decez du premier
MR ane sep a Euangeliftes,, gardent les ieufhes fort reli- Zew/ñes des
out deboicufement del" Aduét,& de Carefine continuant en prieres ; &.oraifons, Zndiens.
pris é 1 fur tout la fepmaine peneufe, demourant des leieudy abfolu iufqu'au Fees fol
ond enfémour de Pafques fans vfer viande quelconque. Lesfeftes que lé-plus ils neles deschre
ce por bféruent-ce font 1cs feries de Pafques.Et fur tout le huitiele iourapres fiens de ca-
fleurs ur! Refurreétiô de noftre he 4er ch celaen mémoire de Saint Thomas, rene. "0
LD teliour.meit fa main és plaies de nofhre Seigneur, cat £'eflà-ce Saint s.7hemes.,
, El ; pftre qu ils ontle plus. de deuotian, mme à celuy qui ile: remier Apohre hs. À
pre ta les nouuellos.de la redemptien au-païs des Inslen: 8:eft fu fofta-fo- noré parles
pie " mnifee & des Chreftiens & Gemilsleraremieriqur deluilles.: >: Jadiens
angint D. 1ls gardent encor l'Afcéfondanoftre Saig,Erla frite de la Trinité chris «
ec pl port Se Affumption, Natinitéise Purification dela glorier fe vierge mêre co Ztbw-
y dit 0 noftre Dieu& Soignourilésferies de Noël,des Roys tAppiaririfles ques." à
O
qu'il à pot
p'
LIVRE SECOND. oiiLet
feltes des Apoñtres,& le iour du Säint Dimenche. Ils ont desmonalteres &n'el
tant ve que de femmes: & y viuent les gens d'Eglife sh False font fort
ment, & fi quelcun l'efgare foudain l'autel luy € interdit, & deffendu, fent charg
Ils ont l'ancomme nous,de douze moys, & vfent de Biflexte » Mais ilz d'eau n'ay
artent Ie iour en 60.heures,qu'ils cognoiffentau Soleil, & la nuit aux durer le
Continence … cftoillcs. Tous en gencral vfent de deux fortes de monnoye, l'vne d'or
des Préffres qu'ilsnomment Saraph pefant vn ducat,& l'autre d'argent, qui vault fix & dela ter
en Calanore pr 2 des noftres, & la nomment Paran: & entoutes les deux eft figurée mais l'ayar
l'effigie de leur Prince ;: & neantmoins en toute la Prouince ne fe trouue & qui las d'
or,ny argent,ny metal quelconque. Et voila quant à Canonor. Paflons nerdu bon
au royaume de Narfingue qui eftvne terre fort fpatieufe,& laquelle Ptho Re = 6. &
Jomée pofe en l’Inde deça le Gangé l'attribuant aux Seres, Nomades, où D, nb] eq
“pafteurs:La cité capitale fenomme Bifnagar, | & ft vne des fameufes des M des ma
| ‘Indes à caufé du trafic, & des plus fertiles de l’uniuers, où le Roy » & ha derendh
Pthol.lin.7. bitans font tousidolatres;ainfi que le refte prefque de tout lepaïs Indien fre D
chx. Tab. laiffé à ceux denoftretemps.à le peupler non feulement d'hommes, ains DS antil fa
d'AÆfieto. encor de do&rine fidelle, & inftitution Chreftienne, comme defia plu: eflables,ve
Poy Los fieurs faintes & religieufes perfonnes , tant des quatre Mendians queds D e figure qu’
Varthoman, : Tefuites y ont donné debellesattaintes, y fondans va faint edifico Pour cire en fon
. 44h10. l’aduenir à la Chreftienté, & plantans les premieres pierres, non feulemét que les pain
‘’auec leur doétrine & fainteté,ains encor par l'effufion de leur fang, à l'imi EE edaltes ou
tation des Apoftres , & martyrs confeflans lenom de [efus Chrift parmy
les tourmensenl'Eglifé primitiue. Dieu vueille quelenomde ces conffhe, eg fa
feurs de vérité vienne quelqueiourennoz mains, afin que les François LE des noft:
( … voyent que l'Eglife catholiqueeftant affaillieiéy par les heretiques, & emocquant
L'Euangile ‘aux Indes par les Idolatres. Dieu la fait toutesfois prouffiter en la main de be lydet
prefché à pre ces bons vignerôs qui par R fäinte grace, & priere des premiers cultiueurs Borte quatre
fent aux In- de cefte vigne , auancent tellement te labourage que les fruits en feront
des par les plus que centiefite x la gloire du peredetoutenoftre famille.Le Roy dé? commel
soffres. Narfingue adore Ie Diable;ainfi que nous dirons de celuy de Calicuth,& Er & elpo
vont tous veftuz d'vne chemilolle fort courte, & en tefte portans vn orne
Key de Nar- ment prefque femblable au Turban des Mahometiftes:le païs eft riche eo iole deteftal
fngue adere or, Pertes & autres pierres precicufes,qui eft caufe quele Roy de Portu-l ; plus l'efto:
la figure min: cal à fair alliance À ce Roy de terre ferme,quine cognoit d'autres. Chre- es Sathaniqu
ffrucufe dé fliens, &'nefçaitrien de l'Europe.’ : BA Er 0} Ii :
diable... Plusoutre& furla pointe de ce cofté de mer, auant que doubler ver: D pent les am
le goulphe Gangetique eft le puiffant & riche Royaume de Calicuth een fa gueul
dans Le fein nommé par: Ptholomée Barigazem, quiiadis Fappelloit Cable. Lex facr
on off la cité manes,ymis letiomluy a eftéchangé en, Calieuth:ville pour le iourd'hupl:cmanes plu
de Calicath. : la plis belle;riche & marchande de tout l'Orient quoy quenon: jé à ittenustous
calicwth. ” denÿ papuleufe quete Quinféyau Royaume du Cathaf: Celte:eft tulu-:
Jarisporr. >" Atieeniteiré ferme,bien' que la:mer 18 Vienne arroufer d'affez'ipres, Grodeursarom
PRE VAT Fo port;toutesfois vers le Midy court vné affez belle 'ritiere qui
pureté des fefcoute rl Ocean: , & dotiné môyén aux petits Vaifféaux d'aborder robtiennent
cdifces de --rerre;Les maifons n'y font ioignantes l'ne de l'autre edrhmo:par-déçél : Is ont vn:
calicuth. >: {oit de pp a ou ou qu'ils oyentihi rudes done fçauoir faccormo Re hauteur de].
army
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rançois
nes, &
ain de
tiueurs
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Portu*
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licuth,
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DE L'ASIE. 4
der, 8e n'eft point cefte cité clofe aucunement de murailles : les logis y
font fort bas & de mauuaile grace, & les batiffent ainfi à caufe qu'ils n'o-
fent charger le lieu de fondement, eftant le terroir tout plein de fources
d'eau,n'ayans l'induftrie de les faire efcouler,n y de baftir fur pilotis pour
affeurer Icurs edifices.
Ce peuple eftant Idolatre, croit neantmoins vn Dieu createur du Ciel, Calicuthiens
& Je la terre;la caufe premiere & moteur de tout ce qui eft en l'vniuers: croient un
mais l'ayant recogneu pour tel file faitil comme vn hommeendormy, Dieu,maw le
& qui las d'vne fi belle œuure ne fe foucie plus que de fe repofer & don- font ojfif.
nerdubontemps, ne fe fouciant plus dela principauté de ce qu'il a fait
& Formé: & que pour cefte caufe il a donné la charge du gouuernement
au Diable qu'ils difent eftre celefte, afin qu'il foit iuge de laterre, & punif Ze diable effs
feur des mauuaifesaétions des humains, & que Dieu luy a donné puiffan- mé par eux
ede rendre à vn chafcun le loyer de fes merites:& appellét ce beau Dieu gouverneur :
terreftre Deumi, & le fouuerain Tamerä. Et puis que nous en fommes de ce bes mom
fauant il faut voir leur religion & facrifices,qui ne peuuent eftre que de- de, cf erreur
eftables,veu la corruption de celuy qui fe fait adorer fouz la plus hideu- /mble forty
fe figure qu'homme fçauroit c:.cogiter, Or le Roy de Calicuth a vn ora- des Mans-
oire en fon palais tout femé de figures Diaboliques telles & fi effroiables chésns.
que les paintres nous les effigient par deça, & non guere plus grädes que ornement de
medalles,ou quelque peu plus larges; & fpacieufes : mais au milieu de la l'orgtoire dm
chapelle ÿ.a vn throfne d'erain ayant fur iceluy affis vn Diable de mefme gy € de
matiere & fur fa tefte portant vne tiare ou Mitre comme celle d’un Eucf- +048 les Tem
que des noftres , & penfe que ce malin efprit leur a forgé cefte inuention ples de Cali-
emocquant de noftre religion Chreftienne: Mais ce braue diademe eft 41h,
mbelly de trois grandes cornes de mefme metal, & le front de l'idole en Figure enor=
porte quatre,ayant la gueule effroiablement beante & ouuerte auec qua- me du dis
regroffes longues & aigues dents de chafcun cofté, lenez difforme & Le, |
aiét comme le bec d'vn oifeau,les yeux eftincellans & hideux; la face fu-
ieufe & efpouuentable, & les mains faiétes comme vn croc ou hameflon
L les pieds tout ainfi que ceux d’yn cocq bien ergoté. Ainfi acouftré ceft
dole deteftable,ce peuple abufé le voyant conçoit grande frayeur: & ce
qui plus l’eftonne eft que par tous les coings de la chapelle il voit des ima
res Sathaniques dreflées de telle forte,que de quelque part qu'on les re-
hrde,on les iugeroit toutes efprifes.en flammes auec lefquelles ils enue-
sppent lesames des hommes, defquélles le Diable prenant curée en met
neen fa gueule & l'autre qu'il tient à l'autre main preft d'en faire lefemr
ble.Les facrificateursquiretiennent lenomde Bramins de ces anciens Bræmins /ons
racmanes plus fains & religieux que ces fouïllez & maudits idolatres, les facrrfica-
nittenustous les matins d'arroufer & lauëer d’eau rofe,& autres liqueurs reurs en Ca.
doriferantes cebeau :monftreendiablé., efpandans deuant luy for- /icurh.
odeursaromatiques. Etoffransles encenfemens.ilsfe profternent &
kdorent: & font quelquefois: fur fepmaine facrifice audiétidole : mais
vobtiennent:rien de leur demande: Or facrifientils en cefte: manié-
t: Tisontvncomptoir faiét'comme:vn'autel ayant 'vn piéd & demy
hauteur;delarge deux piedz,& pres de trois delônpucur:, & y efpañs
Oij
LIVRE SECOND
Forme des … dent deffus de toute forte de fleurs;& pouldres de fénteur. Apres cecy ils
Jacrifees ontvn vale d'argentplein de fang de Cocq , qu'ils mettent fur des char.
faits «4 Dia” bons ardans,auec vneinfinité de chofes aromatiques pour encenfer , &
ble. prenans l'encenfoir,ils enuironnent l'autel le parfumät à toute outrance,
& durant ces fuffumigations il y a vne clochette d'argent qui ne celle de
| fonner:ils coupét la gorgeau Cocq du facrifice auec vn couteau d argét,
auec lequel ils frefcriment quelque temps. Etce pédant que le Preftre fait
… facrifice, il a & pieds, & bras enrichis de pieces d'argent qui refonnët tou
ainfi que des fonettes, & fur l'eftomach vne bague pendue au col,car c'ef
la marque pour cognoiftre les Sacrificateurs & Bramins du refte du peu.
u'ilale facrificeprenant du fromenten chafcune defa
le: Etfin
Dis il hs du Temple à reculons tenant toufiours fa veuë für l'idole
iufqu'à ce qu'il eft à vn arbre;,qui eft hors le pourpris, 1à où il efpand |e
Fiandes dy grain encloz en fes mains, lefquelles ilmet fur fatefte, & rentre dans l'o
RO offertes ratoire,oftant l’ornement de l'autel. Au refte le Roy ne prend iamais {09
Premieremèt repas qu'auparauant vn Bramin n'aille offrir les viandes à ce monficurk
4l'idole. Diableaflisauthrofne: & faffeoit ce Roy à terre enuironné de ces Brs
mins qui fe tiennent quatre pas loing deluy , refpondans à fes parolls
entoutereuerence: & foudain quele Roy à difné, ces meflers re,
cuillentle refte, & le tranfportent en vn lieu propre , où fe affemblen
des Corncilles, aufquelles ils departent ce qui cit refté du repas delew
Prince,
Or font ces Bramins en grande opinion enuers le Roy ; & plus encor
reuerez du peuple:fi quele Roy voulät efpoufer femme, ne couche à
mais auant auec elle qu’vn de ces Bramins n’en face l’effay le premier, &
Roy. que le plus excellent d’entr'eux pr l'hôneur de defpuceller la Royne
Diuifion des & a pour fa peine celuy qui fait ceft honneur au Roy, que de luy plants
cars e- peu les Cornes cinq cens efcuz de recompenfe. En Calicuth encor les cflx
ple de cali. font partis en cefte forte : les Bramins font les premiers apres les Naër
entb. qui font les gentilshommes,lefquels marchans en campaigne portent l'«
ée; l'arc & lalance, à quoy fils faillent ils font caffez d'armes & de no
ter c:letroifiefme ordre eft de toute cfpece derauaudeurs, & puis {on
les Mechez,qui viuent de la pefcherie, fuyuentapres ceux cy les Pol
res lefquels ont charge de recueillir lePoiure & noix Mufcates, Et les
raucs qui ont en cômiflion le labourage & cucillette du ris:mais ces deu
derniers n'oferoyét approcher des Naëres & Bramins plus pres de $o.p4
qui eft caufe qu'ils fe tiennét és mareftz & lieux efloignez de la Cité, d'
tant ire peut les faire mourir f'ilsaprochét ces grans,ou f'ilsleur vie
euant.
Bramins de-
pucelent Le
femme du
Calicuthiens
vont feufs
nds. _nentau |
Ë Le Roy, la Royne & peuple de Calicuth qui font idolatres vonttoi
nuds,fauf les parties hôteufes qu'ils couurét de quelques bédeaux de «
Les fils du t6,maisils laiffent croiftre merucilleufemét leur cheuclure:le Roy,nylt
ne feigneu-s de la cité n'oferoyétmäger chair fans licence des Bramins, |
Juccedèt,ains où les autresen vfent indifremnsent Giuf qu'aucun ne touche point
lesneneux. vaches.Le Roy cftät mort fes enfansne luy fuccedét point, ains c'eft
: ls de la fœur du deffun@ qui cit lefeigncur, & ce à.caufe que c'eft leBi
in, & nc
entily a
1e compa,
sramin ÿ (
ubiets fe f
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Royne
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A fat
Naër
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de n°
uis fo à
s Pol
DE L'ASLE.,. fs
in, & noP oy quia depucellé la Roynerioint que le Roy eftant ab-
encil y a tou fiours quelqu'vn de fes Méffers auec la Royne,quiluy fert Durs! dy
de compagnie agreable, dequoy le Roy ft auffi tes la Royne &e le ple apres L"
Bramin y ont du contentement. Apres 1e trefpas du Roy , encor tous fes mort du Roy,
ubiets fe font couper les cheueux & la barbc,en figne de triftetfe, les vns
nyne forte;autres en vneautre, fe rafans ou tondans,ainfi qu'ilz font gui- ze
(
Changes
mariages
Lez de leur follefantafie. Les nobles & marchans font des alliances en-
emble, prenans les filles les vns des autres : & fouuent en figne de plus
de & cftroitteamytié,ilz chägent de femme,chacunprenant celle de remmes
on voifin & amy, mais les enfans font au premier mary. D'autres ont d'au syanrs plu-
res couftumes, car les femmes y ont chacune fept marys, changeans tou- fours Marys
es Les nuiétz de pañture, & donnans le fruiét qui en fort auquel des marys ï
que bon leur femble.Ilz vfent de velleiuftice:que fi quelcun a occis vn zw fênere
jomme, il eft empalé tout vif & puis pendu : mais Fil n'y a que bleflure, swchone Les
luy qui a forfaiét en eft quitte en payant l'ammidg au Prince. Quand aux 4bres.
ebtes, le crediteur voyant que celuy à quiilapgg@f luy fatisfait de pa-
olle feule,ayant retiré le contraét du notaire, & prenant vn efcorce ver-
Joyante d'arbre fen va pourfuyure le debteur,& l'ayant attaint le lie de
ke hard de rameaux, le coniurant de la part des Bramins,& du Roy, de
je bouger de ladite place tant qu'il yayefatisfait. Celuy qui eft ainliad-
uré,ne bouge du lieu fans le payer:car fil faifoit femblant de fen fuyr, il
eroit mis à mort cruellement, & fâns remiflion quelconque. Les femmes
Le faddonnent à faire chofe aucune qu'àfe pue & attiffer, tellement Femmes on
* fortans en rue quelques nuës qu'elles foyent,fi font elles chargées fées à ce=
& pierrerie ineftimable,en ayans de pendueaux oreilles, de chefnes Ju
ua uras & aux iambes, & des carquans, & san qui leur pendent fur la
orge & poitrine. Ie laiffe leur trafc,guerre,banques,& diuerfité de Mar- pds gene.
andife,comme chofeaffez diuulguée,pour n'oublier point vn pardon ,4J eue Les
eneral qu’ils ont tous les ans au moys de Decembre;que prefque de tou. ;4.
les parties & Prouinces voifines, le peuple affluc, & vient aupres de
alicuth vifiter vn T'éple de leur Idole,qui eft bafty au beau milieu d'vn rs,me d'ev -
ac, & qui eft le plus beau edifice de tout le pays,où l’on voit deux beaux ,;,,;
nez de colônes, & vne gräde lampe faite côme vn nauire pleine’ d’huile 7, pui
our feruir de clarté toutà l’entour.Ceît oratoire eft grand &enüironné uk,
À arbres de toutes parts, & aucun n'entre dans le Temple fans fe lauer däs
eftang, & entrant au lieu fainét ( par eux tel eRimé)les Bramins les arrou
ent de cefte huile fufdiéte, comme nous faifons en noftre Eglife de l’eau
nifte, &e ainfi oin@s fe vont prefenter au facrifice, adorans vne effroya-
eIdole de Sathan , laquelle adorée,& priée chacun fe retire: & ce.pen-
it les Bramins leur promettent remifl on generale dé leurs fautes (tant
Diable fçait fe conuertir & transformer en ange de lumiere )tellement
pit l'épecs detrois iours; ce lieu eftcommevn Afyle &retraitede ::
nchifeà chacun, & n'y oferoit on meffaire à perfonne;ny fe vanger de Lieu de fran
iconemy, voire ny pourfuyure vn criminel per iuftice. Voilace que chfe.
bus auions d Zire de Calicuth ; laiffans beaucoup. d’autres fingularitez
Qu'on peut recueillir des liures que les Portugais en ont fait, comme ceux
O üj
LIVRE SECOND |
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ut: auque
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tags cfpa
Par de la (
efet metr
te Baracu
ngaléens à
de Benga
Jon Senere, set les par
be Rind.ln. 8 autres foëues odeurs, & aromatiques fonnäs ce pendant lestrompcttlimes que:
vous dirè.
tl'Orient
céfte ma,
tal ,& qu
omée ef
tonnomrn
dis porto
* La femme duquel toute {eule eft pres du lieu batant fa poitrine, pleuré
et gemiffant, et fefcriant auec grande fignifiance de trifteffe : et tout crchandes d
Zffrange Ce- la * fait enuicon la minuit. Quinze iours apres cecy, lafémme dBrindeur q
remomse des deffünétfémond tous fés parens,et ceux qui font les plus proches du trfthofes nec
femmes fe co. paité;et leur fait vn gréd feftin,au lieu mefne où fon mary aura efté bn eft à que
Sacrans a "16, où elle fe trouue parée et atiffée de fes robes et ioyaux,quefes parentuoÿ que
l'ombre de” y portent: ét faifans vn foffé;/ow puitz:bien profond l'empliffent de bolie et der
leurs Mars. fecçer aromatique. l'entouransde rofeaux comme vné haye ; etcclofturi religion:
étIé couurans dvi drap de foye /afih-que le puidznéfoitaperceu:. cour; (ve
ù la 8 race fl
s denrés
tables
n,qui {ont
Ganget
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s hault col
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en pareil
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scruüches!
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orps brull
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trompetti
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iftance d
ine, pleuré
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rémme:û
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fes parer
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a VD) LAS Fi E: f g dr LITE
A jans banqueté à plaifir, plufieurs meneftries jouent dcteen inftru- ©”
ents autour de sefte foffe:ce queeftant faitonfacrifie au Diable:& fou. °°":
in que le facrifice eft finy ;' la femme fen vient commetouteforcen-
.… ioyeufement dançant , &faultantversce puidztoutenfeus &
bmiffant Les flammes » 8e fe recommande aux prieres de ceux qui font
fguifez en Diable ; afin que Sathan la reçoiue en fa compaignie, &c luy
ele voyage feur & facile: &ices motz acheuez, elle courtvers le puidz
Bnuclopant dansle drap defoye , & fe lance touteviue danstesflam- : """
, où foudain fes parentz lachargent de boys, & poixrefine,afin 4 ces
brieres ainfi combuftibles, caufent fa deffaite foudaine.. Et fi la femme
yblioit ée deuoir à l'endroit de fon mary ; elle feroitdeshonorée à ia-
sis + faut toutesfois noterque cefte couftume eft feulementobferuée g
ries grandes Dames , & aufquelles ceremonies le Roy aflifte ordinai- Policede … -
ent. : Foie VRP ceux de T'ar-
Quant à leur police elle ef telle;que l'homicide eftpunÿ de r10rt,fans naflari.
egrace luy foit faite . Les debteurs font condemnez à fr::sfaire, file S chlable cou
diteur monftre cédulle, carilsefcriuét en du parchemin prefque fem. fume cf} le
able au noftre, là où ceux de Calicuth, efcriuent emdes efcorces, & ta- droit d' Au:
tres de boys. Si vn eftranger y décede fans hoir,le R:oy fuccedeà fon bese en Fr4-
ritage ? d'autant que aucun n'y peut tefter;le Roy fedilänt feigneur de «æ. a
ut: auquel {és enfans fuccedent ; et non lesinepueuk:et les naturelz du
vs fe voyansprochés de la inort ; font:tenuz parla couùftumedefaire :
tags efgal de leurt biens à leurs enfuns Le noyer st
Par de la Gangé eft là region de Bengala ; ditte etnommée delzcité
efct metropolitainé ; ct detout le Royaume, laquelicpar Ptoloméceft,
te Baracure , auoifinant Là régionet prouince] Argentine ; et fontles. 177 LÉ
ngaléens apellezpar ceux du pays Mucins et cetout:lelong dela co- be LE
de Bengalafu(qu'ait Cap quilouble de Malacà, pour aller vers Giar-Ÿ* “li
Let les parties plus Orientales ARE en Bengale,les mœursfont a
Le À hd ceux de bn ,! nr furferrons le difcours ;contèns /“""
usdire, quec'eit le plusifertil,riche 8 plai 1 foi
tl'Orient, & où fe fait Line ru 5 rs ve Grande fer.
‘
célte magnifiqueprouince:, fauoifinevn Royaume qui eft plus Q- Ltée ri-
tal ,& qui neluy cede guere:en grandeur ; bonté,et richefles ; qui par chef de Ben-
lomée eft pofé fur le grand goulsheid:Indé;de:1à le Gangbqupre- gale
tonnomme Pégu , à caufe de la cité capitale f'apellant ainfr, & laquel- ‘Balngecité,
dis portoit le ñnôrh de Balonge : ckimée entreles premieres, lus “2/08 Pe-
rchandes de toutes les parties Suede das ten out de rad Ry
tindeur que pour eftre baftic füporbemient y -&abosdapte entou- 7
éhofes neceffaires pour lawiedé l'homme: :: 1241 esse Hate PRE che
left là que on trouuelles Ciactresen abomdance ; Ligrnd:marché. tn Conerless
quoy que le Roy füitidolatrecommètousfès voilins ; fi eft-coque fa *
de ef déro0o.C hreftiensaufquelz il fe {5;8-quivinans purementen /”
religion: ; qui fe r'aported la mode Grecque;manient Jes.chofes
Mlcourt, cellémentque pour auoiracéez auRoyh ibhefaulr que gai- Peg
3
sl grace ‘de "quelqu'vn dotces Chrefiens quol.on: dit 'efbieuna- ki
À
Habitans de
Pegs idola-
tres @- pail-
dards.
À ; s
LIVRE: SECOND
urelt du pays. Les payens y font adonnez eftrangement à paillardife ;à
les femmes fur tout, lesfquelles font fiimpudentes qu'elles ne fouffre
P
defquellesilz font fournis plus qu'à fufifance . Et d'autant qu'il y «
quiont penfé{conduitz par la feule defcription de quelques cartes Gu
graphiques entourans ce Royaume de reuieres)que Pegu fi uft vne Ile
oint que les hommes facent l’eftat de les requerer.Et quoy que le Ro
les charge d'impoftz les plus eftranges,qu'il eft pofible d'imaginer, fi (4
. älzneantmoins magnifiques fur tous les Orienteaux, côme ceux qui ab,
Fercérée dent entout,& quinedçauent que c'eft prefque que la valeur des chof,
ceux qus ont
cffimé que le
Pegu Fat Île
par cas vous lifez cela en quelque lieu, fçachez que c'eff parlé côtreton
verité, & du tout contre tout Geographe & ancien, & moderne:veu q
Ptolomée l'a fait continent , aflife & enterre ferme , & ceux quiyo
eftéaccordent par leur experience, l'opinion de ce grand Philolophe. |
‘ Voilaquand au Pegu:refte à voir les mœurs de la region, que les anci
ontapelléle Cherfonelle doré,; que prefent on no nme Royaume.
Mälaca à caufe dela cité chefdétoute prouince: L:citede Malac,
prefque fe laquelle le Roy Emanuel de Portugal efcriuift au Pape Leon 10.cft aff
en François, fur la pointe du Cherfonelle, regardant le Ponant, & fur vne grand ri
An Grec. re nommée Gaze,où le paysn'eitguere fertille, & toutesfois riche, àc
Dänemareb, fe dutrafic:le peuple y eft d'vne couleur pafle & tirät furle cendré ,pe
Æfie&- re - tans longue barbe;le front large, les yeux ronds, & 1e nez vn peu cam
Lion Taurig: ie dis cecy , afin queles Phfiognomes cognoiflent fi la nature manque
© en Mala- monftrer les vices ou vertus de l’homme par les lineaments de fon vifs
ca. Veuque ce peuple’eft arrogant outre mefure, fin, cauteleux, & mefc
Lineaments ; ‘rebelle à fon Roy,ne pauuant fouffrir perfonne, car depuis qu'il. eft nu
© ferme des:il fait dangereux aller par 1es rues tant il, y a de voleurs & de meurtria
babitas de quicft caufe que tous les foirs les marchans fe retirent en leurs nauires.
Malaca, peur d’eftre deualifez.Cepeuple quoy quele Roy de Cine, y.enuoye:
gouuerneur; fi éft-ce qu'on ne luy faitaucune obeïffance,ains leur vol
té leur fert de loy, & fe peuuent dire les plus corrompuz de la terre, Q
file ver > tafche deles dôpter & adoucir leur naturelle furie ç'eft là qu
fe montrent plusacariaftres le ménaçants de quitter: Le pays. fil fau
: :. : -@elesimportuner d’auantage:&r cefte feule menace detient Je Roy,
Barbarie de : traint de perdre vn lieu de telle importance, & qui luy dimiouyeroit ga
ceux de M4 - demêt fon reuenu: fil failloitque demeuraft, defert, &inhabitable, Ce
ducs. …. Cytantrogues & farouches,partie Gentilz, & partie Mahometiftes,p
Malaca dop- de tous les Roys de l'Oriét, furët fubiuguez en l'an de grace 1512. par
tée par Le Roy 28658 capitaines du Roy de Portugal. Voifin de Malaçaeft l'oceä ci
‘de Porsugal. dit cft,auquel tirant vers le Ponant, eft affifé la grand Ifle de Taprobs
Strab.ls,1,3. par les modernes apellée Sumatre , 8 delaquelleesanciens.ont.conf
u'18.. . :defi grandeschofes : veu que Strabonladit:eftre obiettée aux pays
dit Indes, & tirant vers l'Ethiopie fur les parties Auftrales:voire femble-
K _ ‘feparer des Tndes,entantqu'il dit qu'entre elle, & les Indes y 3 plulie
| Ptolemée. li." 11es, & que Taprobane dbdu tout aflife aux parties Auftrales.Ptolo
7e. table thefbtét mieuxles chofesque Strabion; qui en parloitfelon l'aduis de(
12.d'Afe. Yüy-due le Roy Alexidrey:enuoÿa,lxmirprelque fous. lazone
; ouËc
Cherfonefe
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ou Equinoétiate eh pareille eleuation prefque queles Canaries, & quoyT'éprebane re
que Auftrale,efloignée pourtant de l'Ethiopie. Les anciens qui ont efcrit £'e per qua-
que celte ifle eft gouuernée par quatre Roys,n'ôt point fally,veurqu'en- fre A9:
core à prefent lé maniment de la police, n'en eft en:ien difemblable dy |
syant quatre Princes la repiffans,& tous idolatres, & viuäs tout ainfi que L'#r4ments
ceux de Tarnaffari. Ils font blächaftres,ayansle frôc large , les yeux rôds, des habitann
Je nez fort lärge & cimuz,portans longue cheuelure, & de grande ftatu- de Sunsatre.
e comme ceux que on eftimeroit prefque eftre Geans. C’eft vn peuple fs
mant la paix;&c iufte en fesa@tions, quoy que adonné au gain {ur tous. k
les hommes en exerçant fa marchandife , neantmoins charitable enuers S#mafriens
Jes eftrangers qu'il reçoit amiablement en fa maifon. Ils vfent d'or ,argent, fort charite-
& eftain en lieu de monnoye, y marquäs d'vn cofté,l'Idole du Diable(car bles.
kls l'adorent ainfi que font à Calicuth, Tarnaffari, Malacà, & autres Pro-
ginces)& de l'autre vn char triomphät,tiré par des Elephans, à caufe que.
ncefte Ifle viennent les plus beaux & grandsquifoiententout le mon- |
de, Iepourroy deduireicy ce que Solin en recite de merueilleux,& ce S#/% chap.
que plufieurs dutrés des anciés en difent, mais il me fuffit de paffer par def 56:
us & amener feulemét les chofes comme à prefent elles fe comportent. À
cefte caufe paffät outre, & voulät fortir desIndes pour defcrire les mœurs
de ce quirefte de peuple principal en l’Afie,ne laifferons pourtant quels
fles les plus remarquées à deduire , & mefme où la diuerfitédes mœurs
& vie fera fegnalée entre les autres, puis que c’eft le füuiet principal de ceft
euure.pourfuiuant donc le chemin vers Jesterres du grand Cam, & ce
n rafant les fillôs de la mer, laiffans Sumatre, Monoch, & Boreiifles; où
epeuple outre fon idolatrie eft rude, groflier,& fauuagement inciuil , on {fles vers le
oit les deux Ianés fort cfloignées de noftre hemifphere & efquelles on graud ocean
perd toute cognaiffance du Nord, & Ourfe Borcale, de laquelle i'eipere des Molu-
que nous difcourrons plus à loifir & amplement en autre lieu, fil plaift à gwes,
dieu nous prefter vie & fanté à fon feruice, & contentement des noftres.
Des deux I:n:s la plus gräde ne peut jamais eftre domptée par le grand
am,ny mefme la petite {1 ce n'eft en quelque endroit, & parla fainean- Foy. Mare
ie de quelque Roy, d’autät qu'elles comprenent fix Koyaumes,figräde, Paul. venir,
L fpacieufe eff leur eftédue.à fçauoir de celuy Ferlech, alias, Samare, /.3.ch. 13.
Draguïan, Lambri,& Féfur.Ce peuple en general eft fans aucune fraude,
fdelité,ny tromperie, idolatre au poifible,mais fort diuerfemét , les vns /dolarrie des
doransie Diible,comme ceux de Calicuth,& Sumatre, les autres fouz habitans de
iuertes formes d'animaux, les aucuns receuans le Soleil , & la Lune pour 7ane.
dieux, & vne bône partie fi beftes,& eftourdis,que la premiere chofe of
eleur fert de Dieu pour la iournée. Leur couleur & ftature prefque /wffrce aymee
bmme nous, fauf qu'ils ont le front plus large, & grands yeux, & iceux de: babitans
if, & verdoyans , mais camuz au poflible , & portans tousfa cheuelure de zane.
tongue: et parlanten general, ce peupieaymefort la iuftice ,. 8&c
ux quien ont la charge,vont veftuz d’vn manteau defoye, ou de cot-
mitenans va bras dehors iceluy , & quelquesfois va corfelet, quoy segerres en-
ue peu fouuent , à caufe qu'ilz ne font gucres adonnez à la guerre à nenrmeisen
quelle toutesfois fils fonc contrains d'aller, forcez de l'affaulr de quel- Zese.
SES
MR
… LIVRE SECOND. |
‘cun,ilz faydent de ne ay quelles ferbatanes, auec lefquelles ilz gettent
des faiettes fi dangereufement enuenimées que pour le peu de fañg qu'el
Les puiffent tirer du corps de celuy fur qui ils les defcochent,iln'y arme:
deaucü pourles préferuer de mort.Et particularifant les Prouinces, c'eft,
y au Royaumede Ferlech lequel efttout montagneux, quele peuple «ft
dette dela out brutal n'ayät cognoiffance de loy,ny ciuilité quelconque, adorant la
Fe premiere chofe qu'il rencôtre fans autre difcretion, fin6 quel'inftinét de
en meurt
ceremoni
des mona
les, non qt
mais quan:
Jefquels to
& vrlans &
de Ferlech.… Ccfte raifon cachée en leur ame, mais pluftoft à demy eflainte, leur môftre eftimans qi
qu'il fautrecognoiftre quelque diuinité : mais il la cerche trop grofliere. re aiffent c
ment.Ceux de ce Royaume qui auoifinent la mer font Mshometifies , àpéi mort p
.., … : eaufe des Mores qui ÿ trafiquent ordinairement: & aux habitans de Fer: main propr
Samarifies … ]ech font femblables aufsi ceux de Bafinan. Les Samariftes font /’:ntropo-Bficilement.
en Lane font phages & mäge-hommes, mais nonauec la cruauté des Cambales: Ame: prefque co:
mange hom- riques, car ceux-cy, f'attaquent feulement aux vicillars ja caflez de trop) iers de fa m
Le d'aage, & qui n'ont plus de force, lefquels les autres quine vinent pas ifquen l'autr
| beftialement,ne laillent pourtant de tuer,& les vendre aux AntropopheMmables en to:
. ges, lefquelz en font de bonsrepas: & autant en font ilz aux ieumes gen ot ilz fi fu
f'11z les voyent eftre tombez en quelque maladie, que les fages d’entr'eux afoit fait pa
jugent pour incurable:car leurs plus proches parensles depefchent, afolpunis rigour
de ne les voir languir, & de mefme vendent leurs.corps d ces mange-honke é d'en auoit
Zn Dragoié mes:defquelz fault que les eftrangers ie contre-gardent filz ne veulente efmoing, V
af mangët Ître füurpris pour leur feruir de pafturc:Mais en laterre de Dragoïä voyinontent fur:
les hommes. leurs paréts &'amys malades, fadreffentaux forciers & enchanteurs, qui hoinicidr:
font leurs Preftres,pour fçauoir de Sath:n, ce qui doit aduenir du patient, Yauiuv de
Raïfon pour- que filz raportent qu'il n'y a plus de remede, ilz eftoupent les côduiz 4" ditres(quel
quoy ils man malade, & le fuffoquent ainfi luy empefchans la refpiration, & defchiran AN a de
8
gent leurs lachaïrla mangent cuite,ayans opinion que fi les vers faifoyent c'eft ofh:
parents, ce,que l’ame du trefpalfé n’en fut punie & tourmentée en l'autre monde
Ptoloméel.7. & ainfiils croyentles ames cftre immortelles:& enterrent les os dans de
ch3.Tabl.. montaignes. Le long de la mer de Sur, tirant vers le Royaume de Mig
u.d' Afe. … & Ciamba, eft la region par Ptolo.apellée Sine : en laquelle e(t comprise
Royaume de Maobaar en la gräd Inde;,qui eft terre ferme, & nonifle , &
Perles au apprachant le grand Royaume de Cathaï.C'eft en ce païs que on pefcht
Royaume de des perles en cefte maniere:ces gens font venir leurs Bramins, lefquelz &
Var Mas uecdes charmes & enforcellements leur font à croire de faire affembl
bar. ces huïftres qui portent les perles, & c: feulemenrdurant les moysd'
_ uril,& de May, & les marchans apres la pefcherie en doiuent la difme at
Magnificence Roy,& aux Bramins de douze vne.Ce peuple vatout nud, fi ce n’eft leun
du Royde vergoignes qu'ils couurent d'vn linge:& le Roy ne va non plus veftu qu
Maobsar.. . Tes autres.bien elt vray que pour fa magnificence il porte vne chaine d'a
au col toute enrichie de Perles, Saphirs,Rubis, Efmeraudes, & autre pier
rerie de valeurineftimible. Porte encor au col vne cordelée de Perles {
autres piérres enfilées auec de la foye iufqu’au nôbre de 104. afin qu'elle
3œuf adoré. ùy facént fouuenir d'autät d'oraifons qu’il doit dire tous les iours à l’hof
en Maobaar, neur de fes Dieux: car tout ce peuple eft idolatre, & la plus part adorel
Bœuf,quieft caufe que on n’entue aucun en celle Prouincce:& fi quelcu
amais ne fe fo
eur fobrieté:
ux d'auoir ho
eux que de n
clle,d caufe d
k qu'ils craie:
que Creature.]
jafler, imitans
s. Voila vn fo
Durs geograpl
Ousauonstiré
seleuations &
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aille les region
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ce peuple, nd
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Ame:
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t, afin
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ulente
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rss qu
patient]
duiz a
chirant
:: DE: LAS T'ES \ :: se 8
en meurt,ilz engräiffent & oignent de fa greffe leurs-maifonsauec grande Filles cn/4-
eeremonie.Ce pays cit plein de magiciens, deuins, & enchanteurs #8 ont érées au Jerui
les monafteres,où ils adorent les idoles, & efquels ils confäcrent des fil- ce des Dieux,
Jes,non que elles fy tiennent ; car chacun garde la fienne en {à maifon,
maisquand ilz facrifient,ces nonnains fe vont ioindre aux facrificateurs,
Jefquels tous enfemble fe mettent à chanter, & dancer deuant leur Dieu,
& vrlans &'braïans, font vn piteux feruice, & fort mal-plaifante mufique: Zeix de 44
pftimans que tandis qu'ils dancent.ainfi que leurs Dieux banquetét , & fe baar er purs
epaiffent de la viande qu'ils leur ont prefentée.Si quelcun eft là côdem- fiens des ers=
Ë mort pour quelque fien forfait, fil demande la grace de fe ché de fa mes,
ain propre à l'honneur de quelcun de leurs Dieux,le Roy Ky accorde Ob/éques des
acilement. Le Roy eftant decedé on lé brufle, felon la couftume qui eft Keys gmelz,.
brefque commune à eous ces Orientaux, ceux qui ont efté les plus, fami- à
liers de fa maifon fe gettent de leur bon gré au feu auec le corps, efperans
qu'en l’autre mondeilsluy tiendront aufli compaignie, Ils font abhomi-
ables en toute efpece de paillardife ; & combien qu'ils mangent chair fi
ont ilz fi fuperftitieux que de netuer aucunebefte,ainstafchent que ce-
Jafoit fait par la main de quelque efträger. Les meurtres & larcins y font 7» deffénde
punis rigoureufemét:l’vfage du vin leur eft interdit, & fi quelcü eft prou- es Maobaar.
Léd'enauoir beu, il et declaré infame fans que iamais il foit receu pour Les nauigess
efmoing, Voire ne reçoiuentils en iugement pour tefmoigner ceux qui recw/ez, en
ontent fur mer pour faire voyage à caufe qu'ils les eftiment defefperez, te/norgmages
k hoinicidr: d’euz-mefmes. Les Bramins de Var Maobaar,font natifs du Brammns ges
Royaume de Lar,voifin du fufdit , du cofté de Septentrion: & font ces de fainteve,
Prcitres(quelques enchanteurs qu'ils foyent)gens de bonne vie,abhorräs
ur tout le menfonge,larcin, & paillardite,ne prenans qu’vne femme , et
fabflenans dechair et de vin, fans que iamais 112 tuent animal quelcôque. superftition
amais ne fe font faigner;,aufli n'en ont ilz guere grand befoing,à caufe de des gramns.
eur fobrieté:& vont du tout nuds, fans rien couurir, difans que ce n’eft à
ux d'auoir honte, veu qu'ils fé fentent eftre fans peché.Et font fi fuperfti
jeux que de ne manger aucune herbe verdoyante, ny fe coucher für Bremins fônt
elle,à caufe qu'ils tiennent que tandis qu'elles verdoyent,elles ontame, Les anciens
k qu'ils craignent de les tuer, & cômettre peché, en priuant de vie quel- rachmanes,
que creature. Ils couchent fur laterre dure, & bruflent les corps des tref-
jifez,imitans prefque les Brachmanes anciens, defquels a efté dit cy def- Mangs. er
Voila vn fommaire de préfquetous les peuples des Indes felon, & le Ciambe au
ours geographique de Piolomée,& la defcriptiô des modernes defquels comg de l'a-
ousauonstiré la memoire des mœurs,religiô, vie & ceremonies, laiffans rient fur le
seleuations & confront,ou auoifinement de chacune prouince, comme grand fêin de
étant noftre fuietpour le prefent,& qu'enautre lieu i'efpere en:dôner Prolomée:
palfetemps au Icéteur,auec plus de curiofité,iugemét, & diligence. l'ay que lesnoftres
aille les regions treforicrales de Mangi, Ciambe,& Quinfay ,à-caufe que spellent. mer
it luiettés au grâd Cam de Tartarie,i efpere que delchifirät les mœurs de sur,
le ce peuple,nous y enueloperons aufh les terres de fes conqueftes.
3 ia P ij
ML!
LE +
LIVRE SECOND op
eréd Li, 4: ‘Dela Sothiego-mœurs des Sothes anciens. : Chapitre 10... |
rh ps A d- E pays d e Scythie,eft vne region Septétrio.
LA < portant ce n6 d’vn des enfans de Hercw
elcor
rmoiel
enfer
“a _. le,nômé Scythe,ainfi que tiét Herodote : oy[eine ca
Æntre eff l'e. ù fuyuant l'opinion de Berofe Caldéen,ce Scyor,ny <
pinion de Io- the fur. filz d'autre que de Hercule, et d'vnepntrc le
Jpheantig. Ÿ dame nômée Araxé femme de Noé, et né, «Mes peau”
lin1,ch.6. ÉFEN nourry audit pays de Scythie,à laquelle il déremens
|‘ Æraxé ff PSN) na ce nô.Les Scythes dés le commencement aniere d
Un fieue oil n'auoyent guere grand eftédue de pays, mfpmme il
NP) uerfité
d'armente. AX sw) par fucceiliô detempsilz prindrent force,
Strabë 1x: et accroiffement par leurgrande vaillance et vertu,tellement que ayäs af
15. Appian ietty plufieurs prouinces,et vaincu diuerfes nations, ilz gaignerét vn be
dela guerre grand Empire,ct fe rendirent illuftres et fameux par tont le monde. La
Païthig. &- premiers d'entr'eux, farrefterét déz le commencement pres le leuue 4n
rons Cy
eau viu
ng hum:
pes dés q!
Mithridat. xé,en bien petit nôbre:etincogneuz, et fans grand renom de leür ve (Out au
De la diuifio neätmoins ayäs eflu vn Roy d'étr'eux hôme vaillant,et hazardeux, et x 07 Et
desothie … celiét fur les autres au fait de la guerre et rufes d'icelle ils eftendirét leudy pus
| ncifoient
woy Prol.lin. terres ctiurifdiétion. Ceux qui fe tenoyent aux montaignes coururent |
6.ch.14. & long du mont Cauca fc,et les habitans en la planureallerent en fagrandif
15.Table. .* fans dés l'Oceä,et paluz Meotides, iufqu'au fleuue Tanai et autres lieuÿ
d'afe.7. @- lequel fait que le pays de Scythie prenât vn long cours vers l'Orient, q
8.5rrabs. li. paffant le môt Imaé,et le trauerfant par le milieu,eft par iceluy diuifcec
ent ce Q
nt Le reft
vn Bœuf
urs Cheu
13. Pop. Mel. deux, l'vne defquelles f'apelle Scythie dans le môt Imaé,et l’autre hors gs Vn hô:
biz 3.0- delà ledit môt:Et ont eftétoufiours les Scythes non affuiettis le téps pa peste
sefcorc
sofé l.1.ch.2. fé deperfonne, ny guere iamais affaillis pour citre foumis à l'Empired
Darie mis en perfonne.Car c'eft ce peuple, lequelaffailly par Dariegräd Roy derc
faite par les fe, côtraignift fon armée de féfuir,n6 säs gräd perte de gës, hôte et reprt
Sothes.Her. che pour vn fi gräd Monarque. Deffirent le grand Cire auec tout fona
bi.4.1affin. mée,côduitz par vne femme, à fçauoir Tomiris Royne des Maffagetha
li 1.@r 2. ci Alexâdre le grand , y ayant enuoyé vn fié capitaine auec vne belle armé
re occs par La n'euit point meilleur marché que {es autres, y perdät, et le chefet les fo}
Ropne des sey dats.Les Scythes ont bié ouy parler iadis des Romains, mais d’auoir fent
thes Her.l.1. leur force, & Empire;il ne fé parle aucunement:ce peuple eft rude, grol
Orofél.2. fier & patient foit au trauail,fcit aux incommoditez dela guerre, & puil
ch.7. fant outre la commune force des hommes.Le temps pafléon ne cognol
Juffin dit que foit aucune differéce des nations côprifes fous le nom de cefte gent, po
les ‘sothes n'eftre diuifée par cartiers ainfi qu'elle eft à prefenten fes Hourdes (de
vainquirent quelles nous parlerôs aux Tartares) comme celle qui pour lors ne ft fit
des gens d'A cioit de cultiuer les chäps,ny de baftir maisô,ou {eretirer en loge quili
lexand.@ fuit certaine,vagant, & courät par les afpretez des monts, & profondtr
Quint. Curfe des deferts, & folitudes ni oufiours {es troupeaux qui eftoittoil
tiens qu'ilz, te leur richeffe,& defquelz ilz fe veftoyft & nourriffoyent portants Jeu
farurrér Ale. Femmes &'enfans fürdes chariots,qui eftoyét leurs maifons,côme enco
a laconquefle on le peut voir & en la Scythie Afiatique, & en l'Europe parmy la M
des Indes. fcouie le 16g du fleuue Rhatirät vers les môtaignes. Et d’autät q cep
Py Curtie … ple viuoit iuftemét de fon propreiaftin® & naturel,aufli n'vloit-il del
Loys & tr
er cftendo
heuaux.L
cuir de B
tens ceu
let à boire,
ans les veo
fles de c
sen l’An,
leurs {old
is, & ceux
DHheur que
ceux : là o
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ter, & Tellu
Dnoroient ;
loroient À
is ils dreffa
n'eft à Mar
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Jote : ou!
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"Empire
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te etrepit
out fonan
affagetha
cile armes
fet les fol
auoir fent
ude, grol
re, & pul
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gent, pol
rdes (dei
sne fe {ot
pue quili
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eftoit toi
rtants Jeul
me enco
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pit-il del
co D'E L'ASI E.' à 153 s9
elconquet:et furtout ilz abhorroientlelarcin comme ceux qui n’en- 4.8.6 9.
rmoient point leurs haraz,ettroupeaux dans dés clos ét Paliffées » OÙ Mdifôns des *
enferroient dans des loges bien murées;ains les tenoicnt en belle & sorhes font
eine campaigne,fe fians en tout le monde, Ilz n'auoient aucun. vfage les Chariot
or,nÿ d'argent:le laid, &c le miel leur feruoient de nourriture, f'armans Ceux qui onê
ntre les rigueurs,& froidures de l'hiuer, qui ledr eft prefque continuel eférit des sy :
s peaux des belles fauuages,ne fçachans que ceftoit que de faire accou- thes anciens
emens de laine,ny la tiftre & en faire du drap.Ettelle eftoit la façon & fonr 1uffin
iniere de viure des Scythes la plus commune,iaçoit que non de tous:car /iu.2. Herod,
mme ils fuffent feparez & diuersies vns desautres , aufli yauoitil de la lis. 4. Srra.
uerfité és mœurs, chacun ayant quelque cas de particulier , côme nous bon 11.
rons cy apres , mais que nous ayons encor efpluché vn peu ce qui tou- simple nowre
eau viure general de toute ceftenation. Laquelle eft fort gloutte du ritwre des
he humain à tout le moins en plufieurs endroits, veu que iadis les Scy- sothes.
Les dés qu'auoient pris vn hamme en gucrre ilz en humoïient le fang, & sotes glu-
tout autât que chacun en mettoit à mort;il failloit emporter latefte au tons du fang
oyau- moins f‘il vouloit auoir part à la proye & butin,carautrement, il humain, +.
pouuoit rien demander.Or coupoient ilz les teftes en cefte forte, ilz Serwierres.
ncifoient en rond , tout autour des oreilles, & enayans tiré le teft.fecou des scythes
lent ce qui cftoit dedans, en oftant par mefme moyé la peau : ainfi quilz de cusr d'hè-
nt le refte du cuir de tout le corps, lequel ilzcorroyoient comme celuy mes. ,
vn Bœuf,& fen veftoient, & en faifoient des rénes pour les brides de Golelers, de
urs Cheuaux,ou en vioient côme de feruietes faifant leur repas , & tant soythes de
lus vn hôme auoit de tel feruice,il eftoit eftimé le pl’illuftre & excellét reffz d'homs
tre eux. Les aucuns encor coupoiët les mains dextres de leurs ennemys me. F
sefcorchant ätout les ongles, & en paroient la couuerture de leurs car: pin qui per
Loys & troufles de faiettes:d'autres ayans efchorché l'homme tout en- 55 € quid
er eftendoient le cuyr fur des aiz, & le portoient pour parade fur leurs aux Soythes.
heuaux. Les téfles que i'ay dit qu’ilz efcorchoient, les ayant couuertes Dreux, hone-
cuir de Bœuf par le dchors,au dedans les doroïét fort mignonnement, rez radis par
tens ceux qui eftoiét les plus riches, & Fen feruoient pour taffe & go- Les scythes,
Jet à boire, & en faifoient prefent aux hommes de marque eftrangers ve-
ans les veoir,leur faifant recit de leurs procfles, & comme c’eftoient les
fes de ceux qu'ilz auoient vaincuz & occis en guerre. Vne feule
sen l’An,les Princes chacun en fon païs,donnoient du vin aux troupes
leurs foldats, & en beuuoient feulement les maurtriers de leurs enne- |
is, & ceux qui na’uoient rien fait de fegnalé eftoient mis à part fans penus celeffe
puneur quelconque, qui eftoit vne grande & infuportable infimie en- sdorce pas Les
ceux : là ou celuy qui auoit fait multitudes de maffacres eftoit eftrené scythes. pay
deux talées de vin, car autant portoit il de gobletz pour parade.Leurs #7. ff‘hre
jeux principaux eftoiét Vcfte décife & prefidente furtous, & apres Iu- de ce venus
ter, & Telus ,laquelle ils cftimoient eftre l’efpoufc à Iupiter,& ceux-cy parle Panfi-
noroient ilz et tafthoient de fe les rendre propices : apres.ceux cy ilz nie és _Ætti-
joroient Apollontet Venus celefte, Mars et Hercule, fans que toutes- ges,
is ils dreffaffent T'éple, Autel,ny fimulachre,ou ftatue à pas vn d'eux , fi
n'eft à Mars,auquel ilz facrifioiét chacan centiefmr d- tous ceux qu'ils
P üij
LIVRE SECOND
Sacriffces des prénoient en guerre,aux autres ilz facrifioieht dés belles , & princiy
s'bthes. % Jemét des Cheuaux:quätaux pourceaux,ilz en faifoiét fi peu de comp
Mars adoré que feulement ne vouloiét fouffrir qu'on en nourrift vnfeul parmy leu
Joubz La firuwrou caux.Quand leur Roy puniffoit quelqu'vn de mort, ce n eftoit {
red'on so Juy feulement qu'il vomifloit fonire,ains encor y comprenoit tous fes «
Herod.4. fans mafles,ne faifant aucun outrageaux femelles. Auec quiconque
AÆAmmiam. Scythes faifoientalliance,ou ligue, c'eftoit en cefte forte qu'ilz fy
Marcel lin, uernoïient,prenans vn grand hanap de terre, &y verfans du vin y mello
3. * aufli du fang detoutes les deux parties faifans amitié enfemble , incif
Ferme de iu- quelq partie de leur corps auec vn glaiue: puis arroufans le bout, & po
ver co allis- éte de leur efpée dedans ce vin:ilz en faifoient le femblable de flefche
ce entre les haches & dards:puis iurans vn long ferment auecimprecations contre
sothes.. luy qui comprenoit l'alliance, il failloit que tous beuffent du vin
. © 17 cehanap,non-feulement les parties principales qui capituloient ; ains
Zlparle iey cor tous les plus grands qui affiftoient compaignons de ceux qui faifoia
de la Soythie la ligue. Les Maufoles & fepulchres de leurs Roys eftoient au païs d
d'Europe veu Gerres,nui eft ou le Borifthene commence à porter & cftre nauigibl
que le Bori- En ce païs ld,le Roy eftant decedé, ilz faifoient vne foffe bien proton
fhenepafe en figure carrée, puis prenans le corps, duquel ils tiroient les entrailles,
en ph ne. l'enciroient,& en lieu de ce qui auoit efté ofté du vétre ils y mettoictd
Po Pthobm. poudres odorifersntes,de la femance d’Ache, & d’Anis,ce que fait, ik
lin.3.ch.s. coufoient & metroient fur vn chariot le renuoyans de nation à autre,
Table d'En- chacune luy faifant vn pareil feruice: & ce pendant les Courtifans & 0
Top. Te naires de la maifon Royale fe fendoient les oreilles & couppoiét les cu
ueux en figne de trifteffe,defchiquetoiét les bras, & pinfetoiétle nez.il
qu'à effufion de fang,& fe perçoiét d'vne flefche la main gauche: €: ap
€eremnies à le corps auoit paffé par tous les pays:& contrées de la iurifdiétiô du du
grandes és funét,ilz le laiffoiét en la Proufce la plus lointaine de fon Empire.Ccit
obfeques des là G le Sepulchre eftant dreffé,& que le corps mis en vn li@ dans fonc
Ros Sothies cueil,& defcendu en la foffe on plantoit des lances & autres longs bal
à l'entour , aucc des verges par deflus,enfemble quelques habitz : &3
Zffrange re- mis en l'efpace vuide du cercucil, vne des plus fauorites conçubines (
upe de
jét les
nes priu
nt trefp
ys & paré
Atousles
ils le po
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x qui auoi,
ythes d'Afi
blables au:
ufieurs les c
heual etin:
lance, fagett
à ne: à a Ai CMENt Cor
sompenfé des Roy,& la plus cherie de luy tandis qu'il efloit en vie. Encoge faillotile bi diers
plus byaux pour l'aller feruir en l'autre môde; il eut de fes officiers quil'accôpaig en utre] ,
Jeruiteurs de. fen::8 pour cefte caufe ilz eftrangloient pres le Tôbeau vn Chambcil it fifoi:
Rays Sothes. cuifinier,fomellier,vn courrier ou fl ergedt,et fon muletier,to? n'aiäs qu'
Cheual pour porter leurs hardes, qui eftoit maflacré auec eux, et tout «
femble auec la vaiffelle,er meubles plus precicux du Roy,eftoiétainfi
terrezauec leur Prince:et encore au bout de l'an il luy faifoient vn pa
Garde morte feruice aux defpens toufiours de la vie de fes meilleurs, & plus anciens!
pour les Roys uiteurs, & officiers. Lefquelz cftoiét tous Scythes naturelz,et de franc
defuntÆ en et noble race et telz qu'il plaifoit au Roy de choifir,d’autät que nul ef
tre les So- ue cftoit receu à fon feruice:et de ceux cy ilz en eflifoient $o. auec par
leurs läces e
quois n'ayar
itvne femm:
relpect quel
dient ainff, fi t
tre-Cux auoi
quois à 6 ct
fe Li à ! ilcpeut reg:
thes. nôbre deCheuaux,qu'ilz efträgloit, leur oftät les entrailles, et recoufi né dut â x
| Je vétre,les couuräs encor de leurs mäteaux.les atrachoiét autour dut lès parés &
beau fait et couuert d'vne voulte,eux «ftis à Cheual,et pofez d : telle oi. pour luy
qu'é les pouuoitveoir de loin en tout tel equipage:côme li c'eut cité} char de Jh
#
Hub t
prinén UE ‘leu
compte f A 4 F j «ut 1 ft
upe de caualerie drdonnée là pour là garde du Roy deced s |
es giér les ceremonies & funerailles des Koys eftans Lx Me se gr
hnes priuées ont. eu auffi leur façon particuliere de fepulture ; .car vn Privées entre à
La nc trcii qu é dt pu si mettoient fur vn char, & lé portoient vers fes Les Sgthes
fy eo s& pi Ss Ne cfquels drefloit vn banquet en fon lieu & pofa-
y mel ’ ut sd parens du mort, & autres quiaccompagnoient le corps, &
incl ils ep A par] elpace de 49.iours,lequel finy ils le met-
GE are os ne AO ruby é & nettoyé le celte en oftäs
à Aefh “a À e auant ie oigneufement fur le corpsils mettoient trois
contre 1 oh R “ ct pondant enfemble, & baiffans leur pointe fur lef-
pi "4 s pofoient tentes de laine;le plus gentiment qu'il leur eftoit
ss ainsé Ù 4 puis tt gi vn vaiffeau fait comme vne barque, & mis fur |
4 Éifoi ve sp Dee ps es, & le bois des pierres, les plus luy{antes qu'ils Ferd des fem
nt | (Auoient c ï ir. an ommes en Scy:hie ne fe lauent point, mais leurs #65 sadis en
LA a de vue a pr
profond 1eur chair, eli fe frottoié €: corps nudi êe eftant de telle friétion
Énilles ce sas elles fe frotroiét le corps de boys de Cipres,& Cedre,&
ettoicr su , 7 L M v bp & la face de certains medicaments eompofez
Ge, il M "in 3 Fa par ce moié elles fentoient bon, et le iour apres
dre il ofté ces aftres ; et drogucries, elles apparoiffoient plus bel-
ns & vataint plus gentil ct gaillard « Si ce peuple vouloit iurer;ou rece- Moyen d'ef=.
zcles cl ape sai on A par le throfne Royal,et fil fe par- Pin l
| or it c côuaincu par les enchäteurs, en faifans la preuue aucc des paru:
fe À ges de LR il perdoit la tefte, et fes biens eflbiét côfifquez N sed sg
DS du ca M re preuue de foncrime et pariure. Les Maffagetes font De ceux cy e-
ed yt Hs 1C , is delà la mer Calpie, autrement d'Abacuc, eftans fort Royne Te.
ns fon cl è a " aux Scythes et en habits, et en fiçon de faire,qui eft caufe que miris,qui oc
pngs bal ‘nl “ ir mettét entre les Scythes. Is bataillent,et à pied ct cf Cire Zuff.
IT Ang de prefque en l'vne et l'autre forte du côbat ,vsäs de r.
Lines) se HABEUES, CE IANGATOT QUE eftoit le glaiue duquel faydoient ordi- Pto.l. 6c.13.
Gill an Fée de leurelpée : ayans pour enrichiflement de l'or en 7«b.7.d”.#-
ie : ne eme et falades,etaux effelles de leurs harnoïis:ar- fe met les
PE AR a ke. ee és ines de leurs Cheuaux de fin or, et de mefme me- Maffagettes é
vais QU Leurs 14 ru ! set des brides et les bardes et chanfrains.Le bout fre les Daces,
ue d’erain aufli ils garniffoiét leurs trouffes et hors de 5oy-
El quois à ayans aucun vfge de fer,ny d'argét. Chacun d'entre eux pre thie. Str.14.
vn pi Je se quoy que tous es acointaffent en public, & fans honte
À nciens pse rs pa : & c'eftoient les feuls d'entre les Scythes qui en
e fran “His 3, fi tels eft qu'il les faille dire ny eftimer. Veu que fi quelcun
soul + ie _ enuie d’auoir affaire à fa femme, il ne faifoit 4 pendre sô ieeshontee
uec pa sh sde ka pt dt empoignoit la Féme, fans honte aucune d’hôme des Muffaçer-
recul: ke à x nil lb n'auoit aucun terme certain & naturel li- es.
ur du (ir. sn à “ He & 4 dez que quelcun eftoit paruenu à grande vieil-
celle parés & alliez ailéblez enfemble le malfacroiét , & encor quelds Æfrénge ban
Ocbis pour luy faire côpaignie, & faifans cuire indifferé gt ç
cat char de Ph | s cuire éré ment enfemble, qwet des Maf
nir de l'homme , & celle des ouailles ils en dreiloient leur ban- fägertes.
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(DE L'ASIE &
mnemy; 8 la fichant für vn pieu la mettoient au plus hault fefte dy logis,
bien fouuent fur le pignon de la cheminée : les mettant en lieu fi emi-
dent, à caufe qu'ils les difoiét eftre les gardes de leurs maifons, & familles. Newres peu-
e peuplene viuoiét que de larcis, & des pilleries faites à la guerre. Mais ples chalet,
es Agathirfes eftoient fort propres, & fé tenans tres-mignotement fe pa- de leurs païs
ns d'or, & ioyaux precieux, & vfans de leurs fermes deuant tout le m6 par les Ser-
e, afin que cefte communauté les rendift tous freres & domeftiques en penrs.
ecommune liaifon, fans qu'ils fe portaffent enuie , ny fentrehaiffent Folle opinion
our cela en forte quelconque:& quant au refte aprochans fort de la ma- des Neures
jere de viure des Thraciens. Les Neures viuoienttout ainfi que les Scy- /€ penfans e-
hes, lefquels quelque peu de temps auant le voyage de Darie contre les ffre Loups.
thes furent contrains de quitter leur païs, à caufe d'vne grande mul- D'o# cels pre
rude de ferpent qui fy engendra & les infetoit , & gaftoit fort perni- de, vey Ce-
jeufemét.Ce peuple auoit vne eftrâge opiniô. Et fe perfuadoit que tous lie Rhod. line.
ans en certaine faifon ils deuenoyent loups & le iuroyent,affermoyent 27:cha.12.
Lec grands fermens & proteftations:& que de rechefces iours allez, ils en apelloit
kcouuroyent leur forme premiere.Les Antropophages c’eft à dire man- tels hommes
e-hommes eftoient les plus fauuages & cruels d'entretousles hommes Lowps-Ga-
ns loy,droiture ny iugoment, f'exerçans à la nourriture des beftes | & roux.s. 44.
ortoyent l'abillement femblable aux Scythes, ayant vn propre & parti- gwf. cité de
lier langage,encor y eftoyent les Melanchlenes,ayans ce nom, pource Dieu liu.18.
vilsalloyent tous veftuz de couleur noire, lefquelz vfans de façons de Probe. li. 6.
ire des Scythes , fadonnoyent aui à fe repaire de la chair humaine ch.16.mer
omme les precedentz.La nation des Budins eftoit fort grande, & la pro- «es LÆntropo
ince fpacieufe & fort populeufe, tous ayans les yeux de couleur celefte phages en li
azurée & le poil roux:leur cité principale eftoit Gelon, qui aufli leur Prewnce Se-
ifoit porter 1e nom de Gelons.Ceux cy celebroyéttousles trois ans les rique , om de
accanales,ayans le téps pañlé efté Grecs, mais chaffez deleurterre, & le Cambaln au
tirans là,tindrent les mœurs & Scythiques,& Gregcois , comme aufli païs le plus
ur langage eftoit meflangé de l’vn & l'autre peuple:quoy que les Gelôs Seprétriomal.
iffent differens & en langue & en façons de vie du refte des Budins: lef- Les Melan-
els eftans naturelz du païs des toute ancienneté, faddonnoient aufsi à chlenes font
flude peculier au Scythe, qui eft de nourrir les troupeaux, & font les en la Sarmsr
ulz entre les Scythes, qui mangent les poux & vermine qui naift en leur rie. Pthelom.
bair:là où les Gelons Eient laboureurs, viuans de froument , & fexer- /.5. chap. 9.
nsaux iardinages, fans reffembler Jeurs voifins,ny en couleur ny au vifa 8wdins peu-
,& fierté de regard. plefort grad,
Toute leur region abondoit en bofcage à caufe d'un grand lac qui en- 7" nômees-
ronne la plus part du païs où ils prenacnt des Loutres,Bieures,& autres cor Gelons e-
fieurs beftes fauuages, des peaux defquelles ilz faifoiét des robes four- fiét en l'E
s pour farmer contre les horreurs de l'hiuer.Les Lyrcéens viuoiét de rope pres le
naifon de laquelle ilz cheuiffoient en cefte forte: I1z montoient fur des ffeune Tan .
bres en eftant leur païs bien fourny,& de là auant ilz faifoient la guer Déferêce des,
& dreffoient desembufches aux beftes , chacun conduifant vn chien 8wdisgr Ge-
ibet, & vn cheuaï til que ceux que nousapellons harquebufiers pour los. chfft des
chafle,apris à fe baller,& coucher fur Le vétre voyans la proyc:l'hom: Zyrccens.
Ce difours me eftant für l'arbre, feéoiru par fon cheual ne failloit de darder fur lourde te
fus di premiere befte qu'il voioift,et l'ayant fertie monter à cheual;et la pourfiE ces
tiré de Hero. ure auec fon chien;tant qu'elle euft rendu les aboys.Les Argippéens fete
dite liur, 4. noient au pied et racine des montaignes les plus hautes de Scythie , lef
| quels on tient auoir efté chauues des leur enfance, tant mafles que femel.
les,fort camur, et le menton long,hors toute proportion, ayans vn lang
getout different des autres. [ls eftoient veftuz comme les Scythes, viuan
du fruit des arbres fans nourrir beftail quelconque qui eft caufe qu'ils
auoient difette. x : Fr 14
Ils couchoient fouz lesarbres,et durät le froid,et l'hyuerils y dreffoia
ArgIPENS Lnetente forte,et ferme, et icelle de bläche couleur, et l'efté fans celte
eSbimez, Ja- ee ou pauillonton eftimoit ce peuple facré à caufe qu'il n'auoit aucun fou
HE Pr cy de la guerre ct n'auoit aucunes armes en fa puiflance , et fi iufte qu, contra
789: leurs vols ayans quelque different à vuider enfemble c'eftoit à eux
Franche en getter la fentence:voire leur terre feruoit de franchie, car quiconque
laterrre des etiroit vers eux:il n'y auoit homme qui euft ofé luy faire tort, ny def
AB. fr quelconque. Et la façon de vie des Jffedons fuit telle:le pere d'vnd'e
tre eux eftant decedé,tous fes parensamenoyent leurs troupeaux et ber
eflus fon cl
gerie,et d'icelle en prenans,ilz les maflacroyent et mettoyent en piecel grans sb
enfemble le corps & trefpaffé pere de celuy qui appelloit fes coufins al ee : en]
banquet et meflans toute cefte chairenfemble ilz banquetoyent et en pr Pcl'ir, qu
x, vnce
terre. Dur:
noyent leur repas. î
Apres ce oftans et chair et cuir, et cerueau du teft du deffun&, il21
Ænmiuerfai doroyét et fen aidoyét pour idole et fimulachre luy faifans des Anniuees d'effort.
resentre les faires tous les ans,et luy facrifians de grandes hofties & vfans d’extremalll, païs eft a
Ifédens. & folennelles ceremonies. Etainfi en fait le filz au pere & le pereau flex,
Iffédons font ainfi qu'en vfoyent les Grecz aux feftes de leur nai ance. Ceux Cy cn beftes chc
parties en cftoyenteftimeziuftes, & leurs femmes auffi fortes & vaillantes que le monde.
deux, affa- hommes.Ettelles furét iadis Jes manieres de viure des Scythes:mais d'a Cefte prou:
doiren later tant qu'ayans efté vaincuz & affuicttiz par les T'artares, & qu'ils viuent l, cel à di
re de Mogal, prefentfelonles loix & façons Tartarefques on les appelle auf de mel quatiques, |
Gen la re- menom,iaçoit que diuerfemét ilz fe comportent: & defquelz il fault ps it Tartares
iefme , {
en commu
de Tartar di
ion de Cam ler plus particulierement, & fpecifier les chofes à fin qu'aucunne doubu
ss de ce que les anciens ont commencé d'efclaircir & que les modernes o0l
Ptholom.ls. prefque conduit à faperfe@tion.
€ ch15.0- onde Tangor
Hs So eSonith, la {
Dele Tartarie,© des mœurs eo” grande puiffance des Tartares. Chap. 13. qui eftve
Momgalef : ; aroiflent vifi
vme partie de IN V? *A Tartarie, de laquelle vne partie fappelle à prefothemin. per
lagrandTar à f/ \? Mongal,eft polée en celle partie de laterre, où l’oriet elconque. ‘
farie. S pÆfauoifine du Septentrion, ayant vers le Cathay , & Soi; Paydic:tri
-Ceff autheur lange, [au midy lepaïs delaSine , & ne ijay où des fi
afiny Pn- )ftuy pefchela terre Sarrafine au leuant & en la Sniment des
cent su mi thie veu qu’elle eftoit en Arabie: fi ce n'eft qu'ilprde , :: Bree
reir bal. 32 dr flat eq
e +
k
ps , " fi jh
DE L'ASTE. ! 62
purde tant en la Geographie qu'en la verité de l'hiftoire,eftans bien-dif- Cefe ef la
srens ces peuplez les vns des autres, &e en mœurs, & en façons de police] ræe deférs-
l'Occidét Iuy gifent les Seres,ou region de Cambalu, & au Septentrion pr'o/élo Prh,
r fur lu
pourfui
ns fete
ie , leF Re prand Ocean , mais ce païs non encor defcouuert , ny parles anciens W.6.6. 5.
e femel. y par les modernes, Tab.d'afe8.
n langer Or eftime lon que cefteregiona pris le nom d'vn fleuue nommé Tar.
5, Vivane qui court le 16g de celle prouince,chofc affez vseyfemblable. Elle eût 1! me parle ÿ
pre montaigneufe, & ou elle f'eftend en planure, encore eft elle glaireufe de La enlever
jae d'argile & de fablons ftcrille fi ce n’eft qu'elle foit arroufée de re de Mgal,
drefloit M. ieres, defquelles elle n’eft pas trop abondante, qui eft caufe qu'elle eft
pre deferte et mal peuplée, fans pas vne ville, vne exceptée qu'ils appel Grands ora-
mtCracurie. Si pur en boys en plufieurs endroits, que les habitans ges en a ter-
pnt contrains defe chauffer aucc la fiente feche des Bœufs et cheuaux, rede sègal,
d'en cuireleur viande. LeCiel y eft mal difpofé, et grandement faf-
eux, veu que durant l'efté les connerres,efclairs, et foudres y font fi c&-
uels,effroyables et horribles que de grande frayeur plufieurs en perdét
vie. Les verts fiimpetueux et vehemens qu'ils enleuent vn homme de /ndsfjsfrin
x et bete ffus fon cheual, et réyerfent ceux qui vont par la campaigne,arrachent.de l'ur.
i sgrans srbres, et en fomme font de grands dommages par toute la Pro-
ince : en laquelleencoron voit vne telle inconftance en la difpofition Tartarie ab
l'air, qu'oresil fera vn chaultexceflif et tout foudain vn froid rigou- déte & beflail
x, vne efpaiffe et abondante nuée deneges couurans toute la face de €7- /wr sous ë
terre. Durant l’hiuer:l n'y pleut iamais: et fouuent en efté , mais auec fi chaux.
ud’effortqu'à grand peine laterre fe fent de l'humeur et arroufement. Quare pen
e païs eft au relle fort riche et abondant en beftail, à ir Bœufs, ples deTarts
hameaux, Cheuaux, Brebis, Afnes et autres de diuerfes fortes, fur tout rie /élen vin
x beftes cheualines y abondent plus qu'é païs ny region qui foit en tout cé’ fs alle-
monde. ge.
Cefte À ap fut iadis habitée de quatre peuples, à fçauoir Iecha-mô- sy Mathies
al, c'eft à dire grands Mongales, les feconds Su-mongal , qui fignifioit Micheu de Le
quatiques , lefquels auñi pour eftre voifins du fleuue Tartar gpl S'armathie
itTartares , Merchat eftoit letroifiemepeuple ,. & Metrit le qua- _ffarique l.
iefme . { D'autres nombrent fept nations premieres dece peuple 1.ch4p.8.
len commun ils apelloient Mogles, la premiere & principale eftoit cel- Æasron L. des
de Tartar du nom du fleuue & de laquellelerefte portelenom: la fe- T'art.liu.16,
onde Tangor, & l'autre Cunar, celie qui l'auoifine cft Talait, la cinquief-
eSonith, la fixiefme Monghi, que i’eftime Mongal, & la derniere Te-
hqui eft‘versles deferts de Dauuil.où l’on dit que.les malins efprits
xroiffent vifiblement , & font perdreles voiageursen leur monftrant
chemin: par les voyesoù:ils ne peuuent trouuer ayfenté ny fentier
iélconque. | Cepeuple füutvn long temps fuiet:à fes. voilins ; & Premirre im
ii paydic:tribut ; tantiteoit vil & ancanty quoy qu'il fut gouuèr- fifwrio de rep
par des feigneurs& Capiraines , qui auoyent. la fouucraineté du es Tartare
hniment> des affaires: mais en fin ils. femanciperent de telle ferui- faste par ere
de . Etecpar le moien :d’vn viellard quieftoit. Marefchal de cle, ,
n eftar: lequel” fodit auoir eucertaine vifon d'yn cheualier armé
Q)
qu'ilse
LIVRE SECOND. |
Pal Venitié Liane 8 monté fur vn chéual de pareille couleur, lequel l'ayät appellé &
ldesTart x. (onnom luy parla en cefte forte, Canguifte,(car ainfi fapelloit ce maiftr
ch.s. : marefchal)la volôtédu Dieu immortel eft quetu deliures ce peuple Mj
galifte de la fuiettion & tribut de fes voifins, & que tu fois le gouuerneu de petite
& Roy des Tartares,lefquelz affuiettiront les autres, ainfi qu'à prefent i} rt granc
Edits,& or= font tributaires de leurs voifins. Ce qui fut caufe que les Tartares def ouuert e
dosnances du reux,& d® leur libertés& de commander fur les autres eflurent, fuyuanE 2) ilz por
premier ché ]a vifion & oracle, pour Royce Canguifte,quia cfté le premier Prince dk iceluy
desTartares. ce peuple.Et aduint cecy en l'an de noftre feigneur 1187. Ce Canguifherafènt Le
qued’autres appellent Cinghiseftoithomme fige, accort & de bonnBterafure
vie, & fut le premier qui tafCha d'ofter l'idolatrie d'entreles Tartares,déBhelure pre
fendant par edit dés qu'il fut Roy toute adoration de tels idoles , cnioont deux
gnant qu’on adoraît vn feul & le trefgrand Dieu ,'par le moien duquel iBkhcf par de
f'eftimoit eftre paruenu telle & fi grande dignité. Ordonna d'auantinlBinfi,ains e
Cruel eJay de que ceux à qui l’aage permettoit de porter armes euffent à fe trouuer {ion.loy, n
camgsifle jour certain & par luy prefix, au lieu oùil luy-plairoit leur commande Bortadextre
pour tenter &c là il diftribua & partift l’ordre de fa gendarmerieen cefte forte, que lsombatre à
Pobeïfance dixeniers obeïroient aux centeniers, & iceux aux chefs qui commandoilblus pauure
de fes fiers. fus mille hommes, ces capitaines encor feroient obeïffanc: aux colonnedue part q
de chacun regiment.Et pour effayer fi les Tartares feraie at prompt à aux font cl
Les grandes cuter fes commandement, il commanda aux fept Princes , qui au parauanlient:& enri
monarchies auoient commandé für les Tartares , detuerleurs enfans deleurs maïnlblifir à pen
commencent propres : laçoit que les peres trouuaffent cecommandement ‘pre & déelonnent bi
par fang, €” fort dure digeftion, fi eft-ce que foit qu’ils craigniffent la fureur du plrandeur.Le
parricties. ple qui tenoit ce Roy comme chofe diuine,ou que la religiô les touchAfiz chantent
: & efmeut,eftimans que Dieu auoit donné commencement à ce royaumellent: en beur
& que fils ne vouloient obeïr,ce ne feroit mefprifer ie Roy, ains La puiffioire, qui ler
fance du treshault,ils mirent la main à l'œuure & defpecherent 1e mondéliefe bien en:
de leurs propres sn fans. cythes,fans
Canguifte fe voyant ainfi fortifié, ne faillit foudain de fe ruer fur Idievillages, &
Scythes fes voifins tant delà que deça le mont Imaë qu'à prefent o@e paflurage.
nomme Belgian, & les fcit fes fuiets & tributaires, voire afluiettift cu l'efté aux n
mefmede qui au-parauant ils eftoient les vaffaux : & femanciperedeabondance
detoute obeiffance. Apres cela il fattaqua aux nations plus-loingfmble cor
L'Inde fur is tes auec tel heur & félicité que toute la Scythie dés l'Orient au Septenÿlien conjoin@
dis fusette en tri6 & les autres terres depuis le Cathaï,iufqu’à noftre mer mediterran@eu du corps c
partiean furentefpouuëtées & troublées par la fureur de fes courfes & armées enforer par là la
Pretelea, uahiffant les Royaumes, & Prouinces,afluietiffant les peuples pl° puiflage, autour d
Des cour & farouches, & eftandant fes forces fur legrand Ocean Indien & au gréidextrét fort
fes des Tr lein & mer de Sur,tellement qu'il ie peut dire à bon & iufte tiltre l'Empénentadônez
40 pui
je d'Eur
mes les pl
reses Eure reur & founerain prefque de tout l'Orient, ce LAC que voyar
pe, voy ler. [Veu que prefquetoutes les Indés luy obeyflent , lesifles de la mdliicluy darden
lin.de ls Sar iufques à la Taprobane luy payent tribut et le recognoiffent : et cet. Ils n'ufe
mathie,de luy qui a chaffé les forces du Roy Ethiopien des Indes, et qui tie palteurs val
Mathie Mi- le Sophy en ceruelle et 1e preffe courans iufques bien auant en fes telhpes ou féruie
chen. res ;: qui-encor ne lille le Mofcouite en repos lequel. fans vn titi, & le me:
+
%
"DE L'ASIE, , . 6
ellé des f puiffant ennemy,euft-il a long temps affoibly Les forces de la Sarma- Ferme Or fa
maiftr Mie d'Europe, & le Royaume de Poloigne, ]Les T'artares font bien les hô- fre des Tar-
le Mmes les plus laids. & diformes qui foient au monde, 'eftans ordinairement fares.
serneu Me petite ftaturc,ayans les yeux gros, & comme leur fortans de la tefte,
ent iort grandes paupieres, & le fourcil fivelu, qu'on veoit peu de l'œil 1ef-.
es def Mouuert en eux,le vifage large & fans baïhe,fauf qu'aux leures de deffus
fayuanEù ilz portét de grandes mouftaches, & fur le menton quelque poil follet
rince de iceluy fort rare. Tous en general camuz, & ayans affez beau ventre: &
anguif ie rafènt la tefte par le derriere de l'vne orcille'à l'autre, tellement que ce
e bonniterafure reprefente la figure d'vne barbe,au refte ilz nourriffent leur che
ares, diclure prefque aufli longue que font les femmes par deça, de laquelle ilz
cniciiont deux treffes & cordelettes, lefquelles ilz entortillent autour de leur rarrares fè
uquel {ihef par derriere les oreilles, & ainfinon feulementles Tartares fe rafent 4sêt Le tele.
auant:nl infi,ains encor ceux qui habitent auec eux de quelque païs,eftat, condi-
couuer Mion.loy, ny religion qu'ilz puiffent eftre.Les Tartares font naturellemét
mandeortadextres, & legers,bons hommes de guerre à cheual,mais peu aptes à
e,queleiombatre à pied,auffi aucun d’entr'eux ne vaiamais à pied : car iufqu’au
mandoisMblus pauure tous vont à cheual,ou f'aident des Bœufz pour môtures quel
olonndlue part qu'il leur faille aller, tant les hommes que les femmes.Leurs che
mpt à exaux font chaftrez, & n'en veulent noint de hargneux,rueurs & qui mor-
parauanBent: & enrichiffent les mors & brides d'or,argent, & pierreries , prenans
rs mainblifr à pendre au col de leurs montures des clochettes & fonnettes, qui
pre & difelonnent bien, comme chofe qu'ilz eftiment magnifique, & reffentant fa
ar du perandeur.Leur parolle eft rude & barbare, & eux grands criardz, & quäd
. touchaiz chantent, c'eft aufli doucement,que fi ceftoient des Loups qui vrlaf
royaumelent: en beuuant ilz fecouent la tefte, & hauçent fouuent le temps à bien 7arfares fons
La puifioire, qui leur eft vne grand gloire & mefine filz viennent iufqu’àlà,que ghire de l',-
Le mondiefe bien enyurer. Ilz fe tiennent aux champs, à l'imitation des anciens wrognerie,
cythes, fans fe foucier que bien peu des villes, citez,hameaux,bourgs,ny
er fur Idic villages, & habitent en des tabernacles, à caufe que la plufpart fe mefle Cabases, eo
efent odie pañturage. L'hiuer ce font les planures, & campaignes où ilz ferctirent, Jages des 7'ar
etift coul l'efté aux montaignes à caufe que l'herbe y foifonne,& verdoye en grä rares /e renés
ciperedtabondance.Leurs tentes & pauillons font faits ou de verges enlacées en La campas
Joingunfemble comme clayes, & treillis,ou de feutre eftendu fur des cheurons ge.
SepteoWien conjoinéts & cheuillez enfemble,laiffans vne feneftre ronde au mi- Tartares ot
iterrand@eu du corps de leur magnifique logis,afin d'auoir clarté, & de faire eua- 4rmez, à Le
ées enMborsr par là la fumée: à caufe qu’ilz font auffi le feu au beau milieu de Ja chafe,Hls 155
» puifhupee, autour duquel font afifes leurs femmes & petits enfans. Les hômes nenr. celle fay.
au gridextrét fort à la lutte, & àtirer de l'arc, d’autät qu'ils font merucilleu- de chrefie ca
: l'EmŒénentadônez à la venerie & vontarmez,eux & leurs cheuaux à lachaf- ser ef 50.
fique voyans la proyeilz l'enuironnent de toutes parts, & tous enfem- dis imbuz,
e la mél luy dardent,& lancent des coups de flefche, rant.qu'ils l'ayent mile à de nofre rels-
et ceort. Ils n’ufent point de pain (il fentend en aucuns endroits, & parmy gr0.vey Has,
qui tic palteurs vagabonids ) & ne peftriffent rien de farine, n°vfans encor de /. desTarts
a fes tellhpes ou feruicttes à leurs repas,tant ils font hôneftes, Ils croyent vn feul res «39.40,
va tits 6 le méfine ils confellent créateur du Ciel & de la terre, & fiñteur ge 41.
in féruice
it à vene
ye, qu'il
rder leun
at de ton
nger che
, & detouk
clong dv
. fen repil
a,ca
, des frui
oupEaux À
utât qu'il
tde petit
de Natagi
& leur fo
l'adorenti
oyétfig
Fe hôme:
)arangonnk
le celuy q
nes, & a telk
cü, voire d8
ePapeët
re,infidells
rres. | Eta
hreftién
ahometifte
de pren
'enfeigno
ne farcies
à l'hboma
, ne val
s. 8 fçauci
ion qui |
fpirituell
&ceen
es faddot
1 & m 4
s Jefquellé
sui leur de
e font ris
s faifons!
folennilti
faifon ph
His DE L'ASIE. 64
v'en l'autre s comme font les Mahometans , ains font & lesiours, & les
:fons fecouler tout d’vn trait & en mefine forte, Et eft ce peuple fi aua- #46 .
& conuoiteux, que fil voit quelque chofe qui luy vienne à gré, &n’en fentfifes or
Liffeiouyr du gré & volonté du polfeffeur, pourueu qu'iceluy ne foit "° ieufnent.
rare il ne faillira d'y proceder par voye de fait,& violence, fe couuräs ,
à cela d'vn edit de l'Empereur par lequel telle vfurpation leur foit loifi. ;:.:
e& permife. D'autät qu'ils ont cefte ordonnäce de Canguifte, & Chaë a
k deux premiers Roys de Tartarie,que quicong des Tartares, voire des
elaues des T'artarestrouuera vn hôme, me » Cheual ouautrechofeen . :., -
à chemin fäs lettres, ou fauf-côduit du Roy, qu'il f'en faifife, & en iouiffe Lay sn,
ufours côme de chofe fienne & iuftemét aquife. Ils preftét de leur mô- CTorim.
pye à ceux qui en ont indigéce, mais auec vne excefliue, & infuportable
üre prenant vu pour dix tous les mois , & leterme cfcheant, filne paye,
“fure eft redoublée payät encore interéft fur le premier intereftz, & fur
oift de l'vfure.Et y {ont les exaétions,gabelles, daces & impofts fi gräds
on nelift point que iamais nation ayteftéfi eftrangement moleftée |
fubfides que font ces Tartares parleurs Chams, ou Empereurs. C'eft Che ave af
Lofe incroyable que ces feigneurs,ne font iamais 4 defirer &demander prration fgns
rauiffent tout, côme f'en difäns les feigneurs fans 4 iamais ilz réftituent fe/eg.
de leurs emprunts, & font fi cruels à feulemét ne veulét faire l'aumof- 4 la
aux pauures. En vne chofe feule ils font louables q tandis qu'ils difnent Zarrare/que
foupent fi quelcun füuruient, ils ne luy refufent point leur table, & luy é- fans 455
uffrent de manger auec eux, voire inuitent les furuenäs, leur cômunicäs rafsen,ceft à
rt charitabiemét de leurs biës.Leur viure ef treffale & ord,côme ceux dire fang.
in'vfent(côme dit eft ) de nape ny de feruiette quelcôque,& ne fe tor- En quey font
vent point Îes mains & ne les lauët,ny le corps,ny leur abcillemét, & ne les T'artares
bac du pain,ny n'en mangét,ny herbes,ny aucun legume:feulemét fe re- charitables,
illét ils de toute forte de chair & de toute befterät foit elle fale &fouil- saleté des
e,chiens, chats & cheuaux, & rats des plus gros qu'ilz peuuenttrouuer Tartares.
prédre. Aucuns d’étr'eux font’Antropophages,côme ceux auiayäs pris Grande cru -
ennemys pour faire parade de leur cruauté:et du defir de vengance auré des T'ar
uéen leur ame, les tuent et font cuirela chair , et feftans affemblez en tares.
and côpaignie, le defchirent à belles dés côme loups,ou chiés enragez,
ledeuorent,mais pluftoft ayans recuciily leur fang däs des taffes le boi-
nt fort gloutemét,autremét le laiét de iumét leur fert de breuuage.Car
ne croi point de vin en leur païs , mais fi on en y aporte d'ailleur côme
on fait aufli en autre pr , ils en boiuent volôtiers et à grands traits auffi à:
illardemét que gé de la terre.ïls oftét les poux les vns aux autresiet les chichert ou: .
ngét, difans, c'eft ainfi que j'en feray à noz ennemys. C'eft gräd forfait rreme des: RARE
‘eux que laiffer perir ny perdre le moins que ce foit des viandes , où Tartarer. ©: :
euuage qui refte à leur repas: tellement qu'ils n’ont garde de getter vn Re
saux Chiens que premier ils n’en ayent tiré la mæile, Et font fi taguins £
auares que ils ne tuent iamais befte pour leur nourriture, qui foit faine
entiere, ains choiliffent celles qui font mutilées, et gaftées ou languif-
nt de vieilleffe,ou quelque maladie. Ils font fort efpargnäs et éfchars en
ur vie, fe cotétäs de peu,et de chofe de peu de cou, ils boiuét le matin
| | & DE L'ASIE: : . « )
enneiM Jet tant foit il bien aceré qu'ilz netranfpercent. Ilz affaillent & fuyent à C'effbatail-
habit M croupes,bleçans de leurs faiettes ceux de leurs ennemys qui les pourfuy- ler tou sinf
jeuà uent:lefquelz filz voyét,ou en petitnombre ou tât peu foit en deford re, que les Par-
ot ay il z r'entrent en bataille, fe ruans & fur les hommes, & furles cheuaux, & #hes radis.
e ent lorsilz vainquét que le plus on les eftime rompuz,& deffaitz. Lors qu'ifz Haiton fr.
ndelevont afaillir & enuahir quelque pays & Prouince,ilz diuifent leur armée mensen des
s dam our la furprendre, & enclorre detoutes partz, afin qu'ô ne puiffe leur ve 7art.ch.49 :
ut ronir au deuant, & que perfonne des habitans ne leurefchape, & en cefte
le bodmaniere ilz ont prefque toufiours la victoire entre leurs mains: de laquel-
16 toc ilz vient fort cruellement &'auec vne efträge arrogance, ne pardônans
-orps prifonnier aucun, foit fémme, enfant, où vieillard, maffacrant tout indif-
les fnferemment, faufles gens de meftier,lefquelz ilz referuent pour leur ferui
en vlc, Ceux qui doiuent fouffrir mort, font diuifez & departis aux capitaines
ge factlui en font faire l'execution,en donnans à chacun efclaue dix,on tant du
yät qulblusque du moins à maffacrer:_ Lefquelz ayans efté affommez auec vne Pwnirien des
umicrbache et coignée, comme pourceaux,ilz en donnent terreur et efpouuen- varncuz, en
defcalement aux autres:et cela en cefte fürte.Ilz empoignét chacun milliefme, baraile.
les i@equel luy attachans les picdz et liez à vn poteau dreffé, ilz l'y accouftrét
qu’eniie telle forte par deffuz les corps des autres maffacrez qu'on diroit pro-
en veubrement qu'il admônefte les fiés à obeïr aux Tartares et queiceux l'oyét
non pl farreftent à fes parolles.
le port di Et non contens de facharner ainfi fur les prifouniers,encore en y ail de
diferen brutaux et cruelz, qui voyans encor ruifleler le fang de ceux que on a
ét les briiaffacré, le vont receuoir à tout leur bouche: et fen faoulent iufqu’à le
es deffiezorger.Le Tartare outre fa cruauté eff fi defloyal,qu'il a beau fobliger
hefhon quelcun,et luy iurer fa foy,et prendre l'ennemy à compofition, d’autät Crauté ex-
fen couMu'en lieu de luy tenir promeffe,il le punira plus aigrement , et facharne- treme des
en peurh für luy auec plus de cruauté, et beftiale furie.Il leur eft permis en guer- Tartares.
cout sine d’abufer des ieunes femmes à lenr difcretion et fantafie , aufli en mei-
de la lorient ils captiues celles qui leur femblét les plus belles, lefquelles ils con- Grande pail-
t'adroïtaignét de feruir toute leur vie à leurs defordonnées volontez en la plus lardi/e des
étreranc mifere qu'homme fçauroit penfer , veu que ce vilain peuple eft le T'artares,
erre:àlusfale et infait en matiere de paillardife que la terre porte:d’autant que
ages, çoit qu'ilz efpoufent autant de femmes que bon leur femble , et que ilz
bs à coueuuent nourrir, & qu’il n'y aye degré de confanguinité, faufde fa mere,
beiffane la fille, & de fa fœur, qui empefche qu'vn hôme n’efpoufe fes plus pro
ines n'es parentes, fi eft-ce que cefte nation faccouple(ainfr que faifoyent les T'arrares Se-
s, etledrrafins,imitez parles Turcs à prefent) & aux mafles, & aux beftes, & domites.
ui ets en cftre repris,ny punis en forte quelconque.
quande La femme qu’ilz prennent,n’eft eftimée eftre leur ef] poufe, & nereçoi
S fur dotrien d'elle,iufqu'àce qu'elleaenfanté , & ainfilzrepudient celles
appardi ont fteriles, & au lieu d'elles en peuuent prendre d'autres. Mais cecy
ompte nerucillable (veu la naturelle ialoufie des femmes) que iaçoit que
r à quelulicurs femmes foyent les efpoufes d'vnfeul homme, fieft-ce que ia-
dextréis pour cela elles ne fe font la guerre;quoy qu'il face plus de compte,
a corfees de l'une, tantoft de l'autre, & coucheauec celle qui luy viét le plus à
le R
LIVRE SECOND : |
chacune a fa demeureà part,chacune f6 mefnage, & fi-
mille viuans en grande chafteté:comme les maris en extreme paillardife,
& incontinence:d'autant que la loy condamne à mort celuy foit il hom.
Ædulteres me ou femme,qui eft attaint & conuaincu d'adultere.
punis demert Durant qu'ils font en paix & que la guerre les difpéce d eftre en repos,
entre les Tr ]es hommes ne fe meflent que de nourrir lestroupeaux & d aller à la chaf
tires. fe laiffans tout le mefnage des logettes,& maifons à leurs fe mmes,la Char
Paul Penitié ge defquelles eft de prendre efgard & à ce qui eft pour leur viure, & ve.
li.1.chap.$$. ftement de toute la famille. Cefte nation a de fottes fuperftitions que elle
Superfhition garde fort foigneufement. Il n'eff loifible de mettre vn couteau dés le feu,
des T'artares - voire ny letoucher auec ce mefme glaiue : tirer la chair du pot auecva
Feu bennré couteau c'eftoit vn grand forfait: & ne fendoyentrienou coupoyét auec
par lesTar- ]eurs haches au pied du feu afin de n'offencer celuy,que ilz reuerent d'il
Parts. Jeur, & par lequel ilz eftiment que toutes chofes feront vn iour purgées,
& c'eft aufsi grandement obferué entre eux dene toucher , ny corps, ny
bras,ou pieds, fur le fouet auec lequel ilz fontaller leurs cheuaux (caril
n'vfent iamais d’efperons) & fe donnent garde de toucher leurs flefche
auec ce mefme fouet. Tant fen fault qu'ils tuent les ieunes oifeaux;qu'en
core eft-il deffendu de les prendre.Ilz ne fecouent iamais la bride au che
ual,& ne caffent,ou rompent vn oz auec vnautre.
Aucun n'oferoit efpandre fans reprehenfion rien de ce que ilz mangé!
… ou boiuent,& fur tout on vfeà l’endroit du lait de cefte ceremonie: Nu
Le? #7 piffe dans leurs loges & cabannes : & fi quelcun le faifoit de gayeté de
id cueur, & f'opiniaftrant contre ceux qui l'en aduertiroyent, c'eft fans auc
ne mifericorde que il feroit occis & maffacre.
Que fi la necefsité contraint quelcun à ce faire,comme fouuent il ad:
uient, il fault que latente où cela cftaduenu , & tout ce qui eft dedans
foyent purgez & purifiez en cefte maniere.
11z dreffent le feu en deux lieux diftans troys pasl'vn de l'autre, en
lefquelz ilz fichent deux lances, pres chacun feu vne , & attachent wi
cordeletteaux deux, qui va de l'vneà l’autre, & paflent fouz cefte co
detout ce qui doit fre purifié: ce pendant deux femmes aufquells
apartient de faire l'office de ces ceremonies font de l'autre cofté dufu
arroufans d'eau ce qui pafle , & marmotans ne fçay qu'elles forceleris
S'anuagety= Qui feruent comme ilz penfent à ceft effait.Il n’eft permis à efträger que
rdnie, Conquede quelque degré ou dignité qu'il foit,& de quelque grandein
portance que foyent les affaires que il aye a defmeflerauec le Roy, del
preféter à luy, fil n'a efté purgé.Quicôque foulle du pied le feil de l'huy
du logis ou le Cham,ou quelcun de fes Princes,ou Lieutenäs habitent,
eft foudain occis fur le mefme lieu fans aucune remifsiô, D'auantage fi
mangeant, queleun a pris vn fi gros morceau que ne pouuant l'aualleri
foit contraint de le regetter,ceux qui afsiftét J'époignent, & luy faifant'
trou, où la viande deuoit paffer,l’occient miferablement.
Hz ont d'autres folies qui leur femblent des faultes & forfaits irrer
fibles:mais de tuer vn homme, de faifir , & rauirle bien d'autruy «x
twetout droit & raifon, d'enuahir les biens & poffefsions de leurs voi
plaifir:mais quoy,
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DE L'ASIE «6
fins » mefprifer les commandements de Dieu , cen’eft quepaffetemps
enleurendroit , & quin'en font quele cerf , fe mocquant de quicon- T#rf4rés ere
ueleurenparle. 11z croyent vn autre monde, lequel ilz ne fçauroyent 2! La vie
defcrire , & auquel ilz f'attendent de viure eterncllement, y receuans le eternelle,
ris & falaire deu à leurs œuures & merites. | R
Dés que quelcun d’entre eux tombe malade , & aproche dela mort,
plante vne pique, ou halebarde à l'eritrée de fon pauillon à laquelle
LL attachent vne banderolle noire , affin d’aduertir les paffants dene
auancer pour entrer en laditteloge . Et ayant veu ce gra n'ya fi
hardy qui ofaft y entrer fans eftre apellé par ceux qui font dedans.
Le patient eftant mort, toute la famille, & parenté faffemble, & eftle
orps porté fecretement en quelque lieu ia preparé hors la tente, là où
2 font vne folle aflez large & profonde, & fur laquelle ilz dreffent
netente, & dans icelle apreftent la table garnie de viandes: &c veftans
edefun& de trefriches habitz, & les pluz precieux que il euft,tous en-
femblele mettent en terre, enterransauec luy vneiument, & vnche-
al armé, & bardé,tout ainfi qu'ils vont à la guerre. | |
. Les plus puiffantz choififfent tandis que ilz viuent vn feruiteur, &.
emarquans de leur fein & armes auec le feu , le font mettre en terre
eceux, & ce afin que en l'autre monde ilz fen feruent. |
pres ce lesamysprennentvn autre cheual, &letuent, & en font vn
banquet , puis empliffent le cuir de foing , & le rccoufant le pofent fur
quatre pieux,en figne & memoire des vaillances de celuy qui eft enterré
adeffoubz . Les femmes bruflent les oz dece cheual mangé, pourla
urgation de l'ame du deffun&, & aux obfeques des grands , & des fei-
meurs, les amys du trefpaflé vfent autrement du cuirdu cheual, car
äz le diuifent & coupent en diuerfes , & menuescouroyes , lefquel-
es eftendans tout autour du tombeau , en mefüurent la terre : ayans opi-
ion que le deffun& aura autant de terre en l'autremonde , comme 1lz Des mannass
auront mefuré pres la foffe où gifent fes offementz : & mettentfinà &> cruels
ur dueil le jour trentiefme apres le trefpas,
: Chreffiens em
Ily a d'aucuns Chreftiens Tartares, la religion defquels eft fort alterée rarrarie.
corrompue, comme l'effet le declaire : d'autant que voyans leurs pay/ penerié
rentsia vieux afin d'en defpefcher le monde , lesnourriffent de greffe dir qw'ils font
lus que de raifon de laquelle eftansamattis ilz ffen vont en languiffant Néfforiensls,
morts queilz font ilz bruflent les corps, en recucillans trefloigneufc- 1. chap. 47:
entles cendres, qu'ils gardent comme chofe precieufe , en faifonnans
rdinairement leurs viandes lors qu'ils prennent leur refeétion. Or auec
uelle pompe & folennité,ils eflifent, & facrent leur Roy, apres le decez
kceluy quiregne, d'autant que ceferoit.chofe & difficile, & ennuyeufe
leracompter,& lire,ie m'E pafferay le plus legeremét qu'il fera polfible,
Les Princes, Ducs, Barons & feigneurs fuiuis du peuple prefque affem-
léde tous les coings de fon Empire, faffemblent en vne campaigne à
choifie ; & où couftumierement on fait telle eeremonie : &là ce-
y à qui efchoit Je Royaume; foit par fuccefion & heritage, ou (l'hoir
manquant ) par elcéüor: , ef sflis fur vnthrone d'or , deuant lequel
K ij
LIVRE SECOND. |
sacre du Ray tous petits & grands, fe profternent & d’vne voix vnanime, &c hautement
Cham luy dient ces parolles: Nous te prions, &cle voulons » ë& . commando
desTartares, quetuayes l'Empire & puiffance fur nous. Aufquelzilrefpond : Si voy
voulez queie vous obeï'ffe en cecy;,il eft neceffaire que par me fme moyé
vous foyez toufiours aparcillez de faire tout ce que 1e vous commande.
ray, venir quand ie vous apelleray, &1à part où ilme plaira aller , ou ic
voudray tuer, & maffacrer fans crainte ceux que ie voudray que vous fi.
ciez mourir: en fomme laiffans entre mes mains tout l'eftat du Royaume
pour en difpofer à ma fantafie. À quoy côme ilz donnent confentemem,
le Roy,encores dit:La parolle donc de ma bouche, vo’ feruira deformaÿ
de glaiue, & ce fera le fer venqeut des rebelles. Le péu le fait vne grande
aplaufion des mains,en figne d'accepter cefte côditié de Royale tyränie
Cecy fait les Princes le tirans de fon throfñe Royal,le mettent à terre fi
vn feutre, & luy difent.Regarde en hault,& recognoy Dieu, enfembk
voy le lieu où tu es à prefent affis:fi tu gouuernes bien ton eftat , touts
chofes te fuccederont à fouhait: mais fi tu es parefleux, à bien regir ta
peupleitu feras tellement aneanty,abaiffé, & defnué de grädeur,& riche
fes,que feulement ce feutre, qui te fert ores de fiege,nete fera laiffé pou
ton vfage & feruice. Ce que ayants dit ny donnent celle de fes femms
queilaymele mieux, & les hauçans tous deux auec le feutre, les procle
ment Empereur & Emperiere des T'artares: & tout für l'heure, tous la
, dépütez des Prouinces, fur lefquelles il acommandemét, luy portent ds
Semblable ef prefents en figne de recognoiffance.
k& tyrannie Onporte aufli là,les meubles precieux,laiffez par le Roy deffuné, de
di Roy des quoy le nouueau prince en depart partie aux grands feigneurs du pay,
Turcs. & lerefteil le fait garder pour fa magnificence,& ainfi chacun fe retireer
Paul penitié {a Prouince.Ce Roy tient tout en fa main,tout eft foubmis à fa puiffanc,
diffque le & n'y ahôme qui puiffe,où qui ofe dire quelque chofe luy eftre propre
Cham choi- où d'autre, N'eft permis à aucü d'habiteren autre terre, que en icelle qu
fff12.Gonuer Je feigneur luy a affignéc:lequel auffi choifift les gouuerneurs, les gent.
#eurS pour [es raux. d’armées & colonnelz, & iceux eflifent les capitaines , les capitaina
.… Royaumes, l. font choix des membres de leurs compagnies, & iceux du refte qui eft ns
2.chap.22. ceffaire pour parfaire les bandes. Le feau duquel le Cham vfe en fes pate
Infériprio du tes eft ainfi efcrit: Dieu au Ciel, Chuichuch Cam en terre, l'Empereur th
Sean dn Chi la force de Dieu, & des hommes.
Tartare. Cegrand Roy tient d'ordinaire, cinq groffes & puiffantes armées,auti
. autant de generaux,qui font comme Marefchaux , auec lefquelles fo
ces il ne laiffe rien qu'il ne mette à bas,et en fa fubiection , et eff fi arro
gare que iämais il ne parle aux Embaffadeurs des nations eftranges , et n
ouffre feulement,qu'ilz luy foyent reprefentez, fi premierement, eteu
et leurs prefentz{car c'eft forfait que de venir deuât ce grand feigneurlk
Défféndu de mains vuides)ne font purgez et purifiez par des femmes pour ce fait d
parler auec ke putécs:et lors il leur refpond partruchement , st ces perfonnes entrepi
Cham, fées tandis que parlent (quelque grand que foit celuy qui a affaire auec
Ch&)il fault que les eftrangers foyent toufiours de genoux, et eftre fa
tenüf,que leur interprete ne faille,ou fefbare d'vn feul mot des paroll
profer
foit de:
aucune
aucun
ou ioué
feigneu
pauillo:
rafre{ct
les efto
Jeurs Joi
d'auanta
& citezc
jant des ”
ir tant p
nquel t
anes pr C
differés d
Ptolomée
& outre le
pnt cogne
toutes Ori
nous eut c
J'euft raui
l'Orient à
& à Frein
la Chine &
lu,où eft le
erte fault
ais & Pro
Frandarmé
arc, & ne
éFanfurit
Roy Tarta
que les pau
utrecueill
orde à l'end
loient en nc
elle, que les
kiloient tou
eu public à
& les nourri
igneurs d
ju ilz les ado
fenterleu
fe foucie d
vire en fucc
DE L'ASIE., 67
roferées par le Prince: N'eftant permis à perfonne de changer tant peu
andont M foit des parolles du Seigneur:ny de faillir,ou venir au contraire en forte
Si vou MM aucune à ce qu'il commande & ordonne:iamais l'Emp.Tartare, voire ny
e moyé D aucun des Princes,ne mangent en public, fi premierement on ne chante
mande. M ou iouë des inftrumens en leur prefence.Et lors que les Princes & grands
e ou ie M fcigneurs vont par païs on porte toufiours deuant eux vne tente ou petit
vous fi. auillon au bout de quelque grand bafton pour leur faireombrage,& les
Érafrefchir, & ainfi encor en vfe Ion à l’endroit des femmes. Et voila quel- 04 ef La re-
tement
oyaun
tement, M les cftoient les façons de vie ( defquelles vfent encor les Tartare
eformai Mleurs loix & ceremonies qu'ilz fuyuoient il y a enuiron deux cens ve ke M
e grande] d'auantage (Et d'autant que parlant des Indes,nous auons obmis les païs lin.7 c.3.T4
tyrénie Ma citez de Ciambä,Mangi,& Quinfay, & queie vous ay promis que par- ble L re
terre (urlant des Tartares que j'en tiendroys quelque propos,ie ne veux vo? y fail. fe, ,
intant pour acheuer la parfaiéte defcription de l'Afie,que pour montrer
nquel temps fut-ce que l'Empereur Tartare affuiettit fi grädes & fi loin Magellan oe-
kanes prouinces fous fa feigneurie,ioinét encor que ces peuples font fort cis en deféom
enfemble
|, touts
regir toi
& richet Mdifierés de la façon de vie e ceux qui les maïftrifent. Ciambä doncfelon wrans Les
aiffé pour MP tolomée eft en celle region qu’on nômoit iadis le gräd goulphe ou {ein, terres Le Long
es femme & outre lequel on ne trouuoit plus de terre,n’ayans pris efgard, à ce qu'en de Ls Mer 4
nt cogneu ceux qui de noftre téps ont veu 41esMoluques qu’6 eftimoit cs,
toutes oriétales,font en partie occidétales a gce grid Pilote Magellan Re.
nous eut defcouuert, fi la cruauté & trahifon dès fiens mefmes ne nous Tranf lu. en
J'euft raui plus toft que lanecelfité ne requeroit. Or auoifine ce pays vers one Zpifre
l'Orient à la mer Occeane, & au midy aux terres,qu'’il eftime incogneuës 44 cata
& à prefent ce font le Royaume de Ciamba, & de Mangi, vers Ponant eft de 54
| (o ine & Indes de là le Gangé, & au Septentriô le Royäume de camba Brch
Qu,où eft le fiege Royal du grand Cham de Tartarie. Quant à la defcou- Cham Cuba.
erte fault noter que l'an de grace 1368. Cham Cublai ayant enuie fur les /;,voy paul
païs & Prouinces qui eftoient fuiettes au Roy de Mans vint aucc vne Feritien bin
randarmée; fe ruer fur ces peoples qui ne fe doutoient en rien du Tar- 2.5/ef appel
are, & ne fe foucioient que de fe donner du bon téps,fouz leur Roy nom /e par Haitë
éFanfuritellement que Baian Chinfan vn des principaux Lieutenans du e.19. Cobile.
Roy Tartare les prift fi au defpourueu que pluftoft il fen vift le maiftre Lequel regn »
que les pauures Indiés fe doutaffent detellefurprife. Le Roy de Mangi 42.ens ét
utrecueilly ne penfant point à la guerre,ains feulement à vfer de miferi- fur Le 4. Em.
mées,auts orde à l'endroit de chacun : & mefmement des enfans fans pere, qui e- per. des T'ars
elles foitoient en nombre infiny en celle region à caufe de la couftume qui eftoit Baies Chiw-
ft fi arroMelle, que les femmes qui eftoient fans moyen de nourrir leur portée en fan fignifie
ges,etu Gient tout ainfi que font les bonnes commeres à Paris , les portans en cenr yeux.
nt, eee public à la mercy de la fortune: Le Roy faifoit prendre ces enfans paul penit..
eigneur IR les nourriffoit à fes defpens.ou bien les donnoit à nourrir aux grands /4.2.cha.54
e Fait dééigneurs du païs , & mefme a ceux qui n'auoient point d’enfans à fin Enfans ex-
entreodu 1lz les adoptaffent : Les autres il les marioit, & leur donnoït dequoy po/ez en Ma
lire auecMutenter leur famille: Mais la charité du Tartare n'eff fi grande veu qu'il gsnourrsz,
eftre fi sel foucie d'aucun peuple que pour le piller & tondre iufqu’à la peau, par le Ro.
ds parolk vire en fuccer le fang , tant il eft tyran, conuoiteux ,auare & exacteur.
K iij da
s proc
» tous la
ortent du
fun& , de
du pays
de retire ci
puiffancs
re prop
icelle qu
les gent.
capitain®
qui eftne
n fes pate
Apereur \
is | LIVRE SECOND AE Sr
Heretiques y peuple generalement de tout ce païs eft Idolatre,quoy qu ily ait quel
Nforiés en Ques Chreltiens lefquelz font en petit nombre & infeétez de l’ancienne
Mangi, © erreur de Neltorie:au refte les Mangiens & habitans de Ciambà & Quin
per toute la fay font plus adonnez à la marchandife qu'àla guerre, à caufe du grand
Tartarie. trafic de poiure qu'ilz font auec ceux de Pegu, & autres peuples des Indes
; .… qui en viennent là charger pour porter en Canonor, Tarnalfari & Roy-
Citez, Pri- sime de Calicuth.Or ont ilz deux citez fort grandes,bien bafties, & peu-
crpsles du plées,au refte d'vneinfinité d'autres, l’vne fappelle Singui,qui fignifie ci-
ROaume de LE de Jaterre, & l’autre Qrinfay, qui vault autant àdire,que cité celefte ef
Mangi. loignées de quelques quatre,ou cinq iournées l'vne de l'autre. Le vous ay
ditcecy, à caufe que cy deflus il a efté propofé que les Tartares n'ont ny
Commefeule villes ny vilages,ains aerites: comme les anciens Scythes en la campai
ne, & leurs logis ce font des tentes & loges ruftiques:mais faut entendre
ue d'autant que le grand Empereur ne va guere en ce païfs oriental &
létoeu il y tient des gouuerneurs & garnifons pour y faire iuftice &
leuer Les tributs,le peuple y vit felon fa façon ancienne: tout ainfi que
. font ceux de Camb:lu,grande cité & en laquelle le Roy fe tient ordinai.
Zagathei rement, tant à caufe de la chaffe,le pays eftant plein de fauuagine, que
gffrme effre le pour eftre prefque au milieu de fon Royaume.Et ainfi on voit que lors
DD: de Tam noftre auteur a dit que les Tartares n'auoient point de villes, il entend ei
berlams jeurterre deMongal,veu qu’en la hourde de Zagathai cft la grand ville
de Sammarcan, fiegeancien du gräd Tamberlan, & Gambalefchie, qui el
au Royaume du Cathai, & Quinfay au plus gr 1d recoing de l'Orient:
: & ea fomme leur païs naturel eft fans villes, mais les prouinces conquifs
font pleines de belles citez & de grand peuple & frequentées par les mi
. chans eftrangers. w
En ces villes donc de Mangi foit Quinfay,Sangui,ou Ciambä: car ce roy
aume contient diuerfes prouinces,le peuple y eftant abondant en richel-
fes, eft aufli adonné eftrang=ment à fes aifes,ainfi ne faut pas fefbahir, fi le
Tartares les ont afluiettiz fi facilement : & fe plaifans en banquet: ilz ont
deux belles & fortes maifons à Quinfay , bafties au millieu d'vn Lac
ceux de us. * celle cité eft baftie tout ainfi que Venife dans vn grand Lac, & affem-
à fret G %" blée d'eaux, efquelles ceux qui dreffent quelque grand feftin conduifen
8 es ceux qu ilz veulent traitter, ainfi qu'à Paris on fait és Salles à faire felte
papa 7 leurs viandes font chair de cheual,de chiens & chatz imitans en cela li
"y. . fiçons de viure des Tartares : & eftant(côme i'ay di tgräde celte re
des T'artares
m'ont poins
de villes e
d4.2,h.64. gion, il y a plufieurs Roys lefquelz tous payent tribut à l'empereur Tim
tare.Le peuple de tout ce païs là eft fort adonné à la cognoiffance da
aftres tellement qu’il n’y a fi petit compaignon,qui ne feftudie à dreff
les natiuitez des enfans qui luy naiffent,prenans efgard au iour & l'heu
Obféques des de leur naiffance, & à Gauoir laquelle des Planettes eft pour lors enf
morts 44 ..
posde Ma
g'.
puiffance & gouuernement:voire ne font chofe qui ne foit regie par law
lôté et prediétion de leurs aftrologiens.
Qüelcun mourant en celle Prouince, les parens du deffuné fe veftan
de facz de Chanure,portent le corps en chantant fort hautement, et pa
gnans en du parchemin des images de feruiteurs, et feruantes,cheuaux,
denier
puille |
pe d 'e
pent &
reçoiu
accom}
des cele
Enco
fur la pc
n'y oub
fiens ax
celuy qu
ceux qui
ce moiel
ceux qui
ChanmT
endroits
chair hun
mais 112 n°
puérre ils
que celuy
ceux qu'il
re. Eten
Fartares,
de la T'art
Jur les pais
mer Caff
Dupass d
-
deniers, bruflent tout cela enfemble aucc le corps, cftimä ffice. obfiques de
uiffe prouffiter au treipaffé en l'autre He pee eee érmph 1
e d'efclaues luy feront feruice au païs des morts. Aprs cecy ils fon- pais de Man-
it quel
cienne
& Quin Read
| grand pent & iouent-de diuers inftrumsns de Mufique, difans que les Dieux £°
s Jade, M reçoiuent leurs parens auec telle, &pareille harmonie que les viuans font
y Roy- Fr Vi le ebrps de celuy, l'ame duquel ffen va iouyr desplailirs
&t peu- es C EME T4
if ci Encore ontils cefte couftume, que tout homme chef de maifon efcrit
stefte ef M fur la porte de fon logis les noms de foy , fa femme, e rui
n'y oubliant encor le nombre de fes Chevaux » & Nid nds
fiens meurt, ou change de domicile, il efface le nom de l'abfent, & y met
celuy qui eft en fa place. Les hofteliers femblablemét efcriuét les nés de
ceux qui viennét loger chez eux, le moys & le iour de leur venuë: & par $ ge mien:
cemoien facilement ils fçauent le nombre deleurs citoyens, & de tous à [aus |
ceux qui [ôt en leurs villes:& ef ce pais fi riche qu'il vault tous les ansau Une nus
Cham Tartare quinze millions fix cent mille efcuz de reuenu. Etaucuns citgews. : *
endroits de cefte region les hommes font cruels qu'ils fe raffafient de la vi
chair humaine, & fur tout au royaume de Fugni qui eft a nd Gréd reuns
vousay
'ont ny
À cam pa
entendre
ntal & {
uftice &
ainfi que
-ordinai-
ine, que De
ue lors é Rr2i5 ilz n'ont garde de manger celuy qui fera mort de maladie. 4
tend à auerre ils fe marquét le front d vn kr chaulr, & perfône FA eut pt LUS
and ville celuy qui les conduit,& vfent d'efpées, & lances, humans le fang de pr
aie qui cl ceux qu'ils tuent, & en banquetäs de la chair apres auoir gaigné la victoi- ?
l'Orient: D: Eten tout ce pais de Mangi le langage eft du tout diuers à celuy des
conquifs fartares, tout auffi bien que les habitans font differens aux façons de vie LÆsfrepop. |
dela Tartarie. Et c'eft ce que pour le prefent nous eft offert à ef] pre-
. LA . à |
ur les pais qui font fuicts au Cham & Empereur d'oriét , Rouel Qt dé CH
mer Cafpie iufqu'aux dernieres extremitez de l'orient.] gr
par les mt
car ce roy
en richef:
D ahir, fi le
etz ilz on
d'vn Lac
Dupass de Turquie, loi, couffumes © façons de vinre destures. Chap.ra.
eat TV ANT qu'entrerà la pourfüite de noftre auteur für le
EDR à Eee Pais ui à prefent ef fuiet au Turc, & qui de luy porte
faire fete SV AAA ER 10m e Turquie,nous efplucherôs premieremét en peu
L'eela il res a Die mots | origine de cefte nation & d'où ceft-qu'elle eft
: cite ESS Vo fortie, afin que leleéteur voycles merueilles de Dieu , Les osciens
ereur Ta re RS jui d'vn peuple incogneu , ou bien peu eftiméilenaye ,we Le
sance di (la plus efpouuétable nati6 qui foit à prefentau môde,& par lemini- de pu
à drole de laâlle il chaîtie les tré ;reffiôs de 16 peuple. C'eft chofe affeurée q à À gg
& l'heurifs anciens ont eu cognoiffance de ces hômes icy, & les ont euz en opi- fe PE A
lors en MR de robuftes et vaillans : Mele, et Plinen'en font que fimplement de A et
ie par pention lors qu'ils parlét des pais voifins de la mer Cafpie, et mont Cau- £ dr
fe : mais quoy qu'il en foi, fi eft il chofe affeurée que la petite Afie n’a jf
fe veltan sefté leur fiege , et moins la Grecs, ou pais de Thracelelieu de leur
ent, et pii ifance, et que long temps auant que les Chreftiens feiflent le voiage
Letiux, laterre fainte pour la conquerir, vn Solyman chef des Turcs forty rs
LIVRE SECOND PAR ANS
n païs f'eftoit fait fcigneur de la Capadoce & pais voiHins de la petite
dpt , &ainfi ph oise fuyuant ce que Haiton ler en
defcrit, & que tous les modernes en tiennét que les Turcs one Ortis des
Parthes, & de celle Prouince qui encore pour iourd'huy f'apelle Tur.
Hate Ar uefti,des anciés,& par Ptholomée ditte Aricayät la Baéterie & Mir.
menien Ce 15. gi vers Je Septétrion,au couchät la regiô des Parthes,& Carmaniede.
du li.des Tar erte:A midy la Drangianeë au Leuät le pais Paropanilades » lefquels (ôt
Fo fuiets au Turqueftan fouz l'obeiffance des Tartares. Et ainfi on voit qu'il
font de la mefme nation que celuy Tamberlan qui les chaftia fi bié en h
petite Afie lors qu'ils tafchoient d'ancantir l'Empire, depuis par eux rui-
né,de Cornftatinople.
… Ptholomée LL Orfurétils chaffez de leurterre par Homar fuccelfeur de Mahomet
6. c.17 fable qui pillät prefque tout l'Orient enuahit l'Empire de Perfe,& pais voifins
9-d'fe. tellement que paffans l'Eufrate,ils coururent l'Armenie, & Mefopotamie
Déféription ou Royaume de Bagadeth, & receuansla loy Mahometifte(efts au pars
de Turgueffé uantidolatres ) ils planterent fi bien les fondements de leur puiffance
pas originas Alie,que iaçoit que Godefroy de Bullon, & autres Princes les defcon|
‘redes Turcs. fent en laiournée qu'ils eurent contre Solyman fuz nommé pres l'ancien
1 ne cité de Nicée, fi eft-ce que fe retirans pour lors aux montaignes d'A:.
Homar fuc- menie, quelque tempsapres ils fortirent {nuz leurs chefs Othomang
ceféur de Ma Caraman , auec tel effort & puiffance, que la petite Afie ne fut affez bey
homethenus fuiet de leurs côqueftes,fi encoreils ne tafchoiët d'enuahir l'Europe. 4:
hit l'Empire pres la deffaite du fufdit Solyman, qui aduint enuiron l’an de grace mi
de Perfé nonantefept, les Turcs furent 1ôg temps fans remuer mefhage,iufqu'ic
qu’é lan 13006, Othomé chefde la race qui tiét à prefent l’Empire Tu
quefque;fe rendift efpouuentable à toute l’Afie,;auec le nombre effroy:
ble de ces Barbares, qui coururentle pais qu'à prefent on nommé Tur-
quie: & eftoit de fi haut lieu qu’on ne fçauroit dire autre chofe de luy fi
solyma Capi non qu'eftant le premier de fonnom , ilfe feift grand par fedition , &{
tainedes reuoltät contre l'Empereur Grec duquel il mefprifoit la fai-neätife. l':
Fures,deffair tefmoins de cecy Baptifte Egnace,& Theodore Gaze:neätmoins vn ee
par les Chre tain Grec, & Athenien nommé Chalcondile fait ceft Othoman forty di
Biensallans raceilluftre, homme accort, gentil & fuffifammentriche, et fi bienayn
en Syrie. de ceux defa nation qu'il luy fut aifé de fe fortifier d'hommes auec le
. Baptifle Eg- quels pillantle pais il affembla vne greffe armée, parle moien de laquel
mare Ldef il baftift les premiers fondemens de la nuiffance Turquefque : et fuft{
rigine des fubtil en fesactions et menées, qu'il chafla fes compaignons(de fept qu'i
Turcs. Theo. eftoient à faire les conqueftes de la petice Afie, )de leurs terres, faufC
Ga%e,a Phil man,qui tenoit la Cilicie,qui encore à prefent fapelle de fon nom, Ci
A manie:mais les enfans de Caraman furent ruinez par les fucceffeurs d'C
Chalcodilel. thoman quine peurent fouffrir aucun obftacle en leur Empire. lens
1.des Tures. “affaire à difputer icy für le mot de ny Turceten qu’elle façon les anci
l'ontreceu,ny comme il fault Iyre dans Strabon quand il parle des So
thies voifins de Paropanifades, qui font les Turcs fans aucune difficult
-me coûtentant de vous dire,le teñant des liures de ceft excellent homa
‘entoute erudition Guillame Poftel , qui à vifité et le pais, et lesliu
T
urque
jt -plai
feftime
ure pal
son vilai
v deteft.
our fu y
quie.] C
jon Ture
h mer de
er maio!
n (oy diu
aiton À!
ony,iadi
jeoù efto
ccelleur.
onie paÿs
jù eft la cit
quelle fut
er maiour
omme le P
celle nat
dis Prufe,
fqu'à ce q
:mais no
lus que Ha
urquefque
rie, & la pl
ytout l'Eg
eau Septe
Tanciufq
but le Propo
ante, la M:
étoute la C
lorauie;pôd
letenant tri
cor le lon
due del’
la puiffän
C2,Armen
ireftiens's
*& ordon
xSarräfinsp
Pmeth fous !
'h verité or
Joy qu'ilen;
don anbe DEP R PASTE dés
rurquefques, Arabes & Caldaiques,que lenom deT . ;
æ Lifine à ceux mefme de la Métion qu'iln'y a fi petit pes rt Pofel an lin,
feftime grandement deshonoré & iniuriéfion luy donne du nom de de l'hiffoire
ure par le vifage, à caufe,commeil l'interprete que ce vocable fignifie, sg des
a petite
nien en
>rtis des
e Tur- ae " n
on vilain, comme aucuns ont eftimé,ains maudit, delailfé ; ex ge 762
8 Mu EP” ains maudit,delaiflé , excommunie ,,, ;
anicde. BR deteftable : & voila quant à la vraye origine des Turcs, maintenant one
urfuyuons noftre auteur; & voyons le-païs qu'à prefent on appelle T:
pe É quie.) Celle prouincé que maintenant c si babrife de ce é dl
bi sol jon Turquefque eft limitée vers l'Oriét de l'Arménie, ffeftédant iufqu'à quie que
LAS amer de Cilicie,ou Caramanic:& au Septentrion elle a le Pont Euxin,& font.
ermaiour; voire feftend plus outre que les paluz Meotides , contenant RON de
n foy diuerfes regiôs,royaumes & feigneuries,ainfi qu'il eft recucilly de re red
aiton Armeuien: À fçauoir la Lycaonie de laquelle la ville capitale eft la petite À-
mez Tur=
ahometh
is voifins D ny, iadis fconie;le païs d it la ci |
l jadis e,le païs de Capadoce,où eftoit la cité de Cefarée, Ifau-2;
A jap eoû eftoit la ville de Seleuce baftie par Seleuque roy d'Afie & ve ds sr
1 AU pare EE cccffeurs du grand Alexandre,Licie, qu'à prefent on nomme Briquie og
iffance en quIss Prouincespar
onie païs Grec iadis,& maintenät ditte Quifcum toute femée de Turcs,
defconfl; «ft a citétant renommée d'Eph iela vi i la murati
ee phefe: Paiphlagoniela ville capitale de AAFarIee
re squelle ut Germanopoly,Lenech, qui eft l'E net de Trapezôde fi dl pack je
an à ermaiour, [Et la Bithynie, depuisnommée Natolie &'ores Turquie, she
affez ben omme le propre fiege des Roys Turcs quiles premiers ontcommindé hp ÿ
ove. LE celle nation, & la ville capitale & fiege royal defquels eftoità Burfe, ANS
urops. il disPrufe, chef aufli bien que de noftre temps de tout l'Empire d’Afie Prufé chef de
peu (qu'à ce que Conftantinople à efté foumife à la tyrannie de ces Barba- THTAERES
Ju spi Cs:mais nous pafferons plus outre que noftre auteur qui n'aofé f'eftendre Le priff de CR
PE lus que Haiton ta de femefprendre, & dirons que la fei Re a
re € pl urquefque emb:affe à prefent vers le leuant toute la Sy rie Paleltine, AC GhRt Ur
re ri rie, &e la plus part de l'armenie,& encore de l'Arabie beaucoup : au mi- due del'Eme
à " "4 1 LS l'Egypte & l'eftendue de la mer mediterranée,iufques en Barba- ab se
Fe G mn Septentrion la mer maiour, & paluz Meotides, & le païs voifin de 72
eâtife. l'A Tune iufqu'aux embouchures que rit le Borifthene däs la mer maiour: ? ant
À me vn 4 ut le a bras fainét George,la Thrace, qu'ils nomment Ro- Terres que le
re Orly nie, la Micedone à prefent Albanie, la plus grande part de l'Efclauo- Anttasseol
1e jé de toutc la Grece d'Europe, & Dieu fçait quelle partie Turc poffede de ps Al
saucCl Huie podolie,de la Boffine, Seruie, Valachie, Tranffyluanie, & Hon- PAR
ñ F2 à ‘ # è 6 4 1
etenant tributaires toutes lesifles de l'archipelague & celles qui font 5. MS
du Turc.
jcor le long de la Valone, & iufque au goulphe de Venife: & voila l'e- ü
due de l'Empire des Othomans.] Let & peuples qui viuent ps we “a
slapuiffince de ce grand Roy font donc non féulement Turcs, ains past À
z,Armeniens ,Arabes,iadis Sarrafins, Iacobites , Neltoriens,_luits & Fée À
dreftiens’: mais la plus grand partie de fes fuiets font viuans felon les pets
x & ordonnances que le faux prophete Mahometh dorina’, 8 eftablift/* pure
ISarräfins peuple Arabique, l'aride noftre faluté3r. Or quantà Ma- nd
imerh fous lequel tant de peuples biuent efloignez.de laco foifflance
la verité,on ne Gaitpourle certain Fileftoirarabe; où perfn : mais
oy qu'ilen fit, fonpere fut idolatre & famercdelaraced'Efmaël bar
FÉONNE ATEN LL Lie PATIO S Dai ing" HLIES ;
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| LIVRE SECOND :
… lard d'Abraham & par conféquent eftant quelque peë introduite en }s Fr
loy des Hebrieux. Etainfi eftant broufïllécla religion du mary & de} Extremem:
femme & chafeun d'euxtafchans de gaïgner le cœur de: leur enfant pou Mberfonnagt
letirer à fafeête, le rendirent à bien parler fans loy ny at qui luy fur MBancoft la p
affeurée:ains eftant deuenu grand, fin & cauteleux qu'il eftoit &c d’vn ef. es efcrits:l
cautelle de pritremuant,& plain detrôperie, ayant conuerfe quelque téps âuec des Mes louange
Chrefti vi joire de l'E
b._ Chreftiens,gens debonne vie, & excellente doétrine, fe e pourpenfa de bi. Yoire
orme ftir vne religion côpofée des deux loix Chreftiéne & Mofaïque pour EI Ja D
accufe ls abreuuer malheureufement tout le genre humain. 1] difoit que les Juif BBorpu l'Eu
Juifs, fè eftoyët mefchins & deteftables de nier que Iefus Chrift fut néde Ja vie Burité de fo:
mieux at
e Marie, veu que les Prop ,stes infpirez de Dieu & douëéz d’vne grandes mieux at
fo de E Erfeétion de de & Rinteé l'auoyée redit & denécée la venue de celuy Mot la diuifi
jens. Tefus Chrift long téps auparauant qu'il vinft au monde: Neätmoins accus onfufion di
Martin sego foit-il les Chreftiens de folie & peu de iugement, de croire que Lefus le oftre Scigr
nien eférit du tref-aymé de Dieu, & filz de la Vierge, euft voulu fouffrir de telles ind; ar la multit
finét sepul- gnitez & moqueries, voire vne mort fi cruelle par la main des Tuifs. Mar: bons ou pu
chre. .… tin Segonie deneufmont en vn fien liure qu'il à fait du fain& Sepulchr ienyoit l'e
Turcz_ fé mec de le roy & fauueur Iefus Chrift,à laïflé ce qui f'éfuit pour memoire fté creé ainf
quêt de ceux dufaint:Que les Sarrafins, Arabes & les Turez, fuyuans l'anciéne doûrRpnreceuoit le
qui bonsrent 6, & prefches de leurs faux Apoftre Mahometh , fe moquent des Chre nent, lequel
Le sombean Ît6; pour honoreräuectelle reueréce ce lieu où Iefus Chrift repofà apres refervn pli
de noftre ses- quel euft efté depofé de la croix:Et quoy qu'ils côfeffentà Iefus, hifi des chofc
gerer … Cftlegrand & fouuerain Prophete amy & meflager principal du tout pull sit cffe
peurquoy. … fant,forty de l'efprit de Dieu, fans peche ny tacñe quelconque de cellsRpeur lalcha la |
Mabomers- quiloüillent la race des hommes & que ce fera luy qui à la fin du monde ftepelte &
es difent ne- Viendra iuger les vifs & les morts, et faire iuftice de toutes les nations dela terre f'ef
apourfuicte ç
{re Seigneur 1a terre, fi eft-ce qu'ils ne peuuent receuoir que fon corps at efté enterré
mge du men- et que ce fepulchre ‘‘: Ierufalé foit le repos de ce fait Meflie,à caufe qu
Le il. tiennent que ce corps glorieux,et conceupar l’infpiratiô diuine,elto
Erreurdes dutout impaflible, et immortel:voila ce que Segonie dit queles infidelle
Mabometi- dient et reprochét ordinairement non moins deteftablemét que follemé
kicellenô en
peth en tenäit
itqil n'y aP
hreftiés,ou i
Res difans 1e à ceux de noftre fainte et veritable perfuañô, Ce maudit et endiablé pro ofquée. Etd
Jus impafi- phete ayät embabouïné ce peupleauec ceftetrôperie,etabreuué les fim peuple eft |
ble anant fa ples d'vn boucon fi dâgereux, fit vneloy,laquelle pour rédre inuiolabl inable de ce
refarreéln, et à fin que les gens = bé efprit ne reiettaffent auec raifons fa religion Ê 5 Fay -
‘enc
Peinede mors perflitieufe et infame,contenoit peine-de mort contre ceux, qui oferoyé
aceux qui difputer contre fon Alcoran ny amener rien d'iceluy en doubte. Et pa
difputens de celte ordonnance il fcit affez cognoiftre à ceux qui ont fain le iugemen
EAlcoran. auec quelle fincerité il auoir bafli cefte loy fi deteftable, puis qu'il vouloi
Ainfi tenoit la celer,comme quelquefecret myftere, à fin que le peuple ne fut poi
éadis caché abreuué des folies qui y fonteôtenues : et fayda Mahometh en baftiffi
Numerm et drcffantfon Alcorande la diligence d'vn moyne heretique nômé$er
Romain leli- gie Neftorian de perfuafion cthomme mefchant, ambicieux , et det
ure des ctre- ftable,et laquelle pour rendre plus fauorable et aifées à eftre ambraflte
munies de fes detous eftats et fectes d'hommes, il lamefla et compofa de toutes pie
dieux. raportées,et entaflées en vn corps, et prifes de tout tant qu'il y avoit d
diucrlitez d'épiniôs entre les hümes.En premier lieu il loué Lefus Chril
Pub et ce ver:
ncte Cather
refent Barrab
rrafins, : d'v
sNabathées
aufe de Sar
edefcenduz
lahometiftes
qui legitime
Ines faictes ar
griculture et
en Îs
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luy fut
l'vn ef.
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à de bas
pOur eq
es Juif
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fs. Mar:
-pulchre
memoire
> doûn:
es Chre
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5, Chril
tout pui
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enterré]
aufe que
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oferoyé
. Et
igemen
| vouloi
fut poi
baftiffa
6méSer
et det
braffée
es. piect
auoit
sChri
DE L'ASIE. 70 .
vtiemément pour apañter les Chreftiens,affermant qu'ila efté vn fainét 7 lrers
erfonnage accomply en toute vertu & fain@eté , entant qu'il l'a pelle de Ale -
ntoft la parolle de Dieu,ores l'efprit, & tantoft l'ame du tout puiffant en "€ rie
es efcrits:le nomme filz de la vierge, laquelle il hauce iufques au ciel par < bide are
x louanges, & confelfe qu'il accorde à tout ce qui eft contenu en l'hi- lsgion des
Loire de l'Euangile, finon en ce que ñoz fainétz liures font côtraires à fon T#rez.
Aicoran. Dit en outre à les Difciples & füuccefeurs des Apoftres ont cor- De pareil
ompu l'Euangile, lequel il feroit befoing de corriger & reformer auec la b/4/ÿheme v-
Lurité de fon liure Alcoranifte.Etainfi allichant les Chreftiens & pour fent Les Calus-
mieux attirer il fe feit baptifer à fon moine Sergie:8& d'autant qu'il fça- nifies.
Loit la diuifion qui pour lors tourmentoit l'Eglife de Dieu (pareille à la De quelleshe
onfufion des fectes qui affaillét à prefent la fainéte maifon & bergerie de rgfes des
oftre Scigneur,) à fin d’en gaigner de toutes parts & fortifier fon cofté Chreffiens «-
barla multitude:I1 nyoit la trinité auec les Sabellians,receuoit deux per- pofatz ff
pnnes ou puiffances en la diuinité auec les Manichéens,& fuyuät Euno- forgé l”Ælee-
ienyoit l'egalité du Pere auec le fils:& difoit que le äin& Efprit auoit ran.
té creéainfi que croyoient les Macedoniés heretiques: des Nicolaites il Powrqwoy
nreceuoit la licence d’auoir plufieurs efpoufes:& acceptoit le vieux tefta l_4lcoran. ‘
nent, lequel encor il difoit eltre peruerty en plufieurs endroits. Et pour 4 fe rsnt che:
reffervn plus chatouilleux attrapoire auec ces incertitudes d'opinion& ry.
oy des chofes facrées, voyant que la vie deshommescit gaignée par les Sarrafins #.
olleffes effeminées de la chair il permift à fes difciplestoute volupté, & rabes de l'#
eur lafcha la bride à tout corruption de paillard qui a cfté caufe que ræbie prerrew
ftepelte & infection Feft efpandueeilement que la plus grand partie fe.voy .Am-
elaterre l'efgardt 8 deudyät de la verité,eft encore à prefent en office à #4n Marcel
à pourfuivte des loix Alcoraniftes. Aufli voit on à l'Europe feule& enco Lin, 14.
kicellenGentiere croit en Iefus Chrift & embraife l’euâgile,là où Maho Deféripti6 de
eth entenât vne belle partie,poffede encor toute l’afie,et Afrique:d'au _4rabre
it qil n'y a Prouince enicelles, quelque loy ges Roys y fuyuét foiét.ils Sarrgfine.
hreftiés,ou idolatres,4 toufiours les Alcoraniftes ny ayét qüelque belle prholom. ls,
ofquéc. Etd'autät 4 cefte loy eft premieremét fortie des Sarrafins,et à ç.cha 17.14
peuple eft le premier qui embraffa et receut l’impieté et do&rine abo- ble 4 d”_Æfie
jinable de ce faux prophete, faut fçauoir,à les Sarralins furëét Arabes de D'ou vient le
tregié ditte Pierreufe , laglle d’vn cofté auoifine le païs de Iudée et de nom des Sar-
autre eft en clofe du pais Egiptié vers la mer rouge ditte à prelét mer de r4fins.
noter ce vers le midy,au Leuät Juy eft l'Arabie heureufe : et eft le môt Opinien des
ncte Catherine en cefte terre $arrafine, nommée iadis Nabathée, et à Sarrafins Pe
refent Barrab, ct fut iadis habitée par les Amalechites. On les appelle ffel rient que
rafins, d'vn, Cazal, ou Bourgade dudit pais nommé Sarrach voifin les Mahome-
ksNabathées , ou côme aucun penfent, et que eux mefmes fen vantent ri/fes sgnorêt
aufe de Sarra femme d'Abraham, dela race de laquelle ils fe difent e- ce mo de far
edefcenduz : et c'eft pourquoy ils auoyent fantafie et encore fontles r1fin:€7 que
lhomcetiftes en cefte opinion, qu'ils font les feuls entre les hommes ss Je riennêt
qui legitimement apartient la fucceflion et effait des promelfes di- pour enfans
ines fasétes aux peres du vieux teftament. Ce peuple ffadonnoit à d”_Æzar ç>
agriculture et lavourage et à la nourriture de leur beftail : mais la plus #0 de Surras
Siÿ
ps à did
LIVRE SECOND mn: par
s s grid partne fe foucioit que dés armes, & ce fut pourquoy les Empereur D moindre
die eu Fan les appelloyent à leur foulde, & que Heracle allant contre les Per eur du pa
‘gré Heracle fes les fouldoya:mais eux fe voyans mefprifér apres la victoire côquife« ESTout ce p
par le confeil gaignée,et qu'on les fraudoit de leur promeffe à eux faiéte , enflamme, onneftabl
de Mao decourrouxet fureur,et à ce inftiguez par Mahometh leur Prophete el. dient B
meth.sabelli general conduéteur,ilz fe reuolterent, et d'autant que leur che vouloi y , l'vn 8)
que £nn. 8.1. remuer mefnage,et ne cherchoitque les occafions pour fagrandir trou l'Europe
6. Blond. De- uant fi belle occafion faila ruer fur Damas en Syrieet là feftant fortifie 'Afie: d
ead.x. lin. 9. et garnis de viures,et munitions prindrent la volte d Egypte, etayant a erdin,qui
La conquejle fuietty ce pays,coururent en Perfe, qu’auff ilz meirét en leur obeïffance Rrsypte, &
@- entrée dé et de là par fuccefsion de téps,et fous Haly vn des st du faux Pro. ons dreffe
Heracleen | phete fe feivent feigneurs d’Antioche et puis de Hierufalem que n'ague. nt ceux d'
Ierufale.fw res Heracle auoit ofté auec la vraye croix , d’entre les mains de Cofdroëlon appell
l'an 624.ç- Roy desPerfes. Ainfi croiffoit la puiffance etrenom de ces Barbares « dinaire de
les Arabes eftoit fi effroyable leur effort , qu'il n'y auoit rien plus qui peut leur faire des fatau
s'en foirent… refiftence. Mais voicy comme ces Arabes Sarrazins eftoyent fur le poin@Biuent aucu
maiftres l'an de leur gloire,et que tout branfloit deuant eux,que les Turcs nation {or uurir & pi
638. tie des Scythes,peuple Barbare et cruel,eftans chaflez de leurs terres prrie de leur
Turcs chafféz leurs voifins,paffans les portes Cafpies iadis polées par Alexandre, qui (dre des fol
de leur païs, ruerent en la petite Afie par le païs Colchique: puis laiffans cefte route plus excel
sccupent La vindrent courir l’armeme,les perfeset Medes,mettäs tout fouz leur puif Mes & des P4
Perfe Blond. fance.Les Sarrazins, qui fouffroyent fort enuis que fi foudain on les prieur march
Decad.2.li.x uaft de leurs conqueftes allerent côtre les Turcs:mais fe voyans inefgau Rand il eft q
Æceord des en force et l’ennemy plus gaillard , vindrent à telle compulition, quel esSpahis,
Turesg Turc féroit receu au gouuernemét et monarchie auec eux, pourueu qu'ilont feruy «
S'arrafins en- receuft la foy et fauce perfuaf6 du Mahometifme:ce qui fut accordé. OrBbenefice du
fêmble sabel ne fçauriez vous dire laquelle des deux nations feit le plus de gain , veules gages du:
Lig. Ennead. que l'arabe ceda et quitta lafouueraineté d'vnefi belle et puiffante mo-Bkelieu pour
liu.2.Haiton narchie,et le Turc fe laiffa coiffer (pour regner )d’vne fi vilaine et infai@e@cille march
cha xs. puaaifie que la fééte peruerfe,et maudite de l'alcorä.Et zinfi Le lien d’une. Et c’eft d
No des Sar feule opinion, quiioignift ces deux grandes et puiffantes nations enfemurs des Pro
rafins aboly. ble à efté caufe vn long temps qu’entreles ignorans on à pris les Turakgneur, & 1
pour les Sarrazins et ceux cy pour les autres fans vfer d'aucune differencylois ordres, &
d': chofes tant diuerfes : là où à prefent le feul nom de Turceftanten vi-lrechercher
gueur, il n’eft plus aucune memoire du nom Sarrafin,et moins encor défftes à fon Er
Jeur puiffance. rau faiét mi
Car Timar De l'ordretenuen l'effar,gendarmerteco police desTures, cha, 15, e fouz la cha
fignife antar jurte que les
que rente on #2 fu,ou rond.
fra. > ra AE s Turcs n'ont pas d'vne fimple forte de gendarmerie, ains di), & affaillir |
T'umar li font (| FERA ucrfe , entant qu’il y a ceux qu'on appelle Timarli, fignifian@Brombre, & ‘
les garmifons * LM. gens qui viuent aux defpens du peuple, quileurfert de (oulnez à la iege
du Ture, Gemma de, ctrente fonfiere et font o&tante mille en nombre , ayantcles fanifai
des chafteaux et villages felon qu'il plaift aufeigneur, et qu'il leur Ride tuer les <
departir à chafcun fuyuant fon merite: etlcfquels font toufiours preflee de ceux-cy
: DEXL'ASIE “1: .
moindre commandement qui leur eft fait par le Sangians ou gouuer- S'emgiés fêns
er du pays où iz font departis. : EE MAL
)pereurs,
les per.
Squife « Tout ce peuple Timarlien eft foub? deuxgeneraux, qui font comme gowmerneurs
flammes M onneftables d'Afie & d'Europe, nommez Baffaz, ou comme autres di- Jrers an Be=
phete «M. dient Bafchaz : toutesfois portent ilz le nom tous les deux de Begler- géerbeys.
Houlos y, l'yn ayant le KRomenley , qui efttout le pays que le Turc poflede Dion des
ir trou l'Europe, & l'autre eft de Beglerbey de Natolie,commandant fur ceux Prowices aux
fortifier M 'Afe : depuis y ont efté aiouftez ceux de Caraman, d'Amandole & 84/Chax, on
ayant af erdin,qui font la Cilicie,Armenie,& Mefopotamie & de Miffir,qui eft Beglerbeys.
flancs Egypte, & le grand Caire:& y font les chofes fi bien difpofées, & les gar Cwrts sadis
aux Pro ons dreflées auec tel ordre, qu'outre vn grand nombre de Courts, qui Carduches.
e n’ague- nt ceux d'Herminlu,ou A rmenie habitans aux montaignes que Xeno- 72 X'empho
Cofdrohonappelle Carduches : le Turcaffemble de fes garnifons & du train 4# voyage de
rbares «M dinaire de fà maifon deux cens mille, dix-huiét cens hommes. Il y a en- Cire le seune:
leur faire; des fataux,ou enfans perduz,qu'ilz nommët Aconizes,lefquelz ne re- Ces Curts fie
le poin@Biuent aucune foulde,mais marchent toufiours deuant l'armée, pour de- rent deffastz,
ation for buurir & piller tout le pay fage, & doiuent rendre au Roy la cinquiefime par le Sophs
irtie de leur Butin, & font en nombre d’enuiron 40000. Le troifiefme 1549.
erres pal
ineul Rire des foldats font les Charips,& Saphizglä,& Soluphtäs, les premies Enfés perdus
fte route plus excellents de la caualerie font les Charips,nombre efleu des Scy- © pilerds
ieur puit Mes & des Perfes,qui font 800. en nombre & afliftent toufiours au fei- Garde de L4
n Les prieur marchant en bataille: & n'y a d'autres qui approchent fa perfonne perfonne du
incfgauand il eft queftion d’entrer au combat , & luy féruent de fauuegarde. Twrca la
esSpahis, ou Spachifoglan, & Soluphtäs, font ceux qui en leur enfan- guerre.
ont feruy en fales vfages,le feigneur, & qui eftans grandeletz , font par Tous ceux-là
benefice du Roy,mariez & enrichiz tant du douaire de leurs femmes, à fon de la ca
rain , veullks gages du Seigneur, & de ceulx ilz faydent voulant enuoyer en quel- #/erie.
ante mo-We lieu pour Ambaffade,affiftäs ordin airemét au Prince, queld partqu'il Garde de Spa
t infai@ercille marcher,le ccignans à dextre & feneftre,afin qu'aucui ne l’appro- thie La plus
lien d’vnellhe.Et c'eft de cefte troupe que font choifis ordinairement les gouuer- pres du Roy
s enfem-Murs des Prouinces, & tous ceux qui ont quelque charge à la porte du Ture.
les Turoigneur, & font treize cens en nombre. Lafantericeft diuifee aufli en rriple ordre
äifferencaMois ordres, & les premiers font les Janiffaires,lefquelz font recueillis par de foldars ço
änten vi-Msrechercheurs au nom du Turc en leur enfance, de toutes les terres fu- fanterre Tur.
encor delle à fon Empire : & que on faiét par quelque tempsinftruire , & adex- que/que.
rau fait militaire,ayans des maiftres elcrimeurs és efcoles pukliues, Zansffaires in
putées aux ferrails pour ceft effait:& foudain apres cela ilz fc ol- fifa le
L fouz la charge des Capitaines à ce commis, & portent vne robe plus g#erre.
urte que les autres, le turban blanc, & haucé en pointe:leurs armes font _#billement,
fu,ou rondache,l'efpée & l’arcic'eft à ceux-cy à garnir & fortifier le @>- armes de
le, ains db, & affaillir les villes, & font fort hardiz & vailiäs, & quelques 20000. /amff. mai
fignifan@rombre, & * :en fouuent d'auantage.Le fecond ordre font les Afàphs 4 preféntily,
de foulnez à la iegere,ayans l’efpée,efcu, & pique,& pour eltre difcernez d'a- ons aufgi
, ayantiEcles faniffaires ilz portent le bonnet & turbä rouge,la charge defquelz l'harquebufe
Jeur fiMide tuer les cheuaux des ennemys durant la bataille: & eft choifi lenô- AXTephr ù
peche de seux-cy,fclon que lanecellité le requiert, Toutesfois quand le f&i- prqmers.
S iij
n, quels
rueu qu'il
cordé.Or
\s
à D'E' L'ASTE.};!: - 72
Lpuertés afin defçauoir:, &clenombre desimortz, & qui font ceux dent de Com
Li fôr déffunéts au féruice du Prince, & queen leur place on en y mette maffaire des
autres des ieunes.Tandisque le Roy eft en guerre; le peuple Turquef-g#érres.
epar les villés eft en priere pour les foldatz qui font au camp,tanten
rsbanquetsque affemblées és Mofquées, & prient encore pour ceux Pr#érepons -
ifinent leur vieaux côbats, & fur tout pour ceux qui font morts pour les foldats
defence du païs, & caufe ou querelle de leur commune religiô,les efti morts en guer
jsbié-heureux pour n'auoir point mis fin 4 leurs iours parmy les pleurs re.
emiffemens de leurs fémes & enfans, ains en la foule des ennmys , & |
fon des tabi urs & vrlemét des ennemys, froiflis des hernoys, & efclats Poires ef
lances & tonnerre de l'artillerie. Les Turcs defcriuént les victoires de critespar les
rsmaieurs & anccftres , & eftans redigées par efcrit ilz les chantent T'wrez..
rtvolontiers & les louent comnicilluftres & dignes de memoire, eftät Chichedespe
opinion que celte façon de faire fert de beaucoup pour animer les fol- /€ des Turcs
mife monftrer vaillans & hardis en toutes entreprifes .Leurs maifons 4 b4fhir.
diices font ordinairement de terre &boys fans grand artifice, fauf Cho/e dure 4
lelque peu qui font de pierre, &:mcfmemeni les loges des Bafchiaz & croire, @°
nds feigneurs les baings & les Mofquées. Et quoy qu'on die qu'il y a fff-ce Craffé
friches hommes entre les Plebées & commun peuple des Turcz na- Romain.
rels, qu'il y a tel qui peut fournir au payement & nourriture de toute Turcs vilains
rarmée fi eft-ce qu'ils font fi auares,taquins & chiches, & fay ent tant e>- chiches
defpences, & font la chatemite, que contrefaifans le pauure, ilz choi- /&r sous hom
ent vne pauurceté volontaire en leur vie, & fe traittent plus que me- mes.
iquement. Et c'eft pourquoyilzregettent les paintures, & ont en Les Tures ape
lehorreurles Images, que voyansque les Chreftiens f°y plaifent , & peller les chre
onten leurs Temples, ils les apellent Idolatres, et fouftiennent que fhiens Zdola-
ur vrayils le font. | tres.
Auffin'vfent ils d'aucun feau, foités lettres, et patentes Royales, ou Les Parentes
es , etneles marquent d'aucune figure : ainsaiouftent foy aux pa- du rad Ture
Ales de celuy qui leur efcrit {çachansfon nom, ou cognoiffans fa lettre fes aucis fear
caracteres d'efcriture. ny figure.
Ilsn'ontaucun vige decloches, et ne fouffrent en auoir aux Chre- 7'out 144
ns qui demeurent parmy eux, et en leurs terres. N'eft permis,au Turc l'engét deffem
jouer à l'argent, ny chole quelcôque,et fi quelcun eft trouuéenquel- duaux
eforte deieu que ce foit, il en eft tencé, reproché, erenfouffre gran- Tuwrcz,
ignominies. Nul tant foit il grand Seigneur, ou haucé en dignité, Turcs far.
end fiege , banc, chaire, ny efcabelle pour ffy affeoir, ainsfacou- tous # terre.
5 honeftement. % fe couurans de leurs robes Faffécnt à rerreainfi 1/stienner
font les enfans,ou pour mieux dire, les coufturiers de pardega. . .: cyd:s Tarté
table eft pour le plus fouuent de cuir de Bæuf, ou de Cerfran res
oyé & encor velu,. fait & taillé en-rond ayant-deux pieds & demy Ar des
hrgesauec des boucles & aneaux de fer, defquelsil fc férme auec vne Turs,
\ pre tout ainfi que fait vne bourfe , et fefpand et eftaifément
e
\auff n'entre dansla maifon, ou Mofquée, où il faille faffeoir, fans
Ve fs fouliers à caufe que ila efbicnt grand vilennie que aveu
LIVRE: SECOND
Tépiss@” - fafféceftant chauffé auffi leur chauflure eft tellemnnt faite, qu'ilz la F
N'ates és Mof fent, 8 reprenent fans mal-aife ny difficulté quelcôque.En q quela üe ie
quéespour qu'ils fafféent foit en leur maifon,ou aux Mofquéesils ÿ sd es tapis v
J'afrrr. luz ; ou des Nates deionc: & en d’autres endroits pour eltre trop bass
Scrupaleux fales &'bourbeux;ilsles font pauer de boys. Tant hommes que Femme
faperfistienx portent leur abillement affez long & large, & ouuert par le deuant,afn
desTuress fe baiffans,en allant à leurs affaires ilz fe puiffent plus ailément couuriry
ment Ein
degrande
ou quatre
traint, &
prefque a
tit, & n'y:
enéce de
Tures f'acroh cacher:D'autant qu'ils font fort fcrupuleux en cecy, & fe donnent ga ifce : &
piffnr en pif que vuidans le ventre, ils tournent le doz au midy;vers laquelle partie ciel à leu
Jant. Ciel ils regardent en faifant leur oraifon,auec ce ilz feroyent fort mirrous les an
pin défendu que homme quelcüque les cuit veuz à leurs priuez & fecretz affaires af bie,en rec
anThrepar que perfonne ne voye leurs dre ce Encore fault noter que vouldsorer deu
l'Aleoran bifferils facroupiffent,toutainfi que les femmes par deça, car fi quelle à Medi
Li lec. d'A eftoit fi ofé que d'efpandre eau tout debout,ou l’eftimeroit,ou fol,oul@ui eftoit
rath.obftrua retique. La loy leur deffend l'vfage du vin, à caufe qu'il cft la femencfiue à mo
sions Jud4195 nourriture de peché:neantmoins boruët ils le mouft, & mägét Les rail les Mahon
quät aux V5 S'abftiennent encor de la chair de pourceau,& fang de la mcfme befte chofes, à re
andés. de tout animant fuffoqué, quant au refte des viädes toutes leur font pe
Le prndredy mifes fi ce n’eft qu'aucuns Judaïfans refufent de mâger & lieures,& d
«ff la fefle des nils,Le iour du vendredy leur eft folennel, & ceffent de tout œuurc;
| egifla teur:
renttoute
hacun de
Turcs. que nous en vfons le faint iour du Dimenche,ou les [uifs en l'obferuihe font guc
Confifion de {y Sabbath, & iour feptiefme. En chacune cité y a vne Mof quée prindilen parade a
Fo des Mahe bae,en laquelle le ionr de la fefte,tous faffemblent apres midy, & lahfbrincipaux
metifles. raifon folennelle eftät finie le preftre dit Iman, monte fur vn lieu vnpdbbferuatior
Prieres des plus eminent,& la prefche le Cathechifme de Mahometh. Ils confel 'eftude d
Tures. qu'il y a vn Dieu lequel n'a aucû qui luy fbitefgal ,oufemblable, & mémes, & fon
Lanemens de tent en auant que Mahometh eft fon loyal,& hidelle prophete. Les MEBurels où ils
efoignans «
diner, marcl
qui font dec
fous Mahome hometiftes font tenuz cinq fois leiour de prier, tournans la face ver
siffes, midy, & auant que ce faire,ne faillent de fe lauer parfaitement & entie
Jeufñes orde menttoutle corps, parties honteufes, pieds et mains, bouche, nez, yei
nez, en l AT oreilles, et cheueux, principalement fils viennent ou du priué,ou d'audit en fuftent
corä. Cela ne sffiire à leurs femmes, fi ce n’eft qu'ils foyent malades , ou faifäns voyähc leur eftar
Sibférueque- ge.Que fils ont faute d'eau, ce qui n'aduient guere,à caufe qu'il n'y ac@truitude &
re quepar les Gù n'y aye des cifternes & lauatoires publiques, ils fe frotrent de pouldieachans les
Mores C* 48 er terre non touillée : et auant Peftre ainfi lauez , celuy qui eft fouillé@hent enfcign
ces Mahome quelque uillureque ce {oit , euite tant qu'il luy éft potlible de parle@uelles on li
riffes.voy Pe- aucun, voire encor de parler à perfonne. Ils ieufnent tous les ans fort y font les
Sel. lde la re ftroitemeut l'efpace de cinq fepmaines, fans qne de iour ilz mangent @oiquées, &
ligron des boiuent , ny fe meflert auec les femmes, mais tout le long de la nuit dWBometane il
PES le Soleil couché iufqu'au matin 112 banquetét,et fe donnent du bon téfionttre en c
Deux jortes quee les femmes teut à leur aife. A la fin du ieufne,et le foixantiefineioiyans la con
de P :fques en d'apres ils celebrent la fefte de Pafques{ Mais fault noter qu'ils ont Pacs affemble:
tre les Tures petites et grandes , celles cy fe font le 30. iour , et foudain apres le jeux villes log
eurs hofpitai
Lc,d'autant
es le tenant
© Mahime. Où ils vfent de ceremonies grandes,et longues prieres fe baifans l'vn la
sans, ire, et {= pardonnans fils ont quelque different enfémble,et y lifent
uers Afc ra ou chapitres de l'Alcoran,et mefme le g.principal qu'ils no
qe
t DE L'ASIE. 73
lil Ja lil nent Etrcide c'eft à direla Cene,& dure cefte feftetrois fours;où ils fôt
elquelin M degrandes aurmofhes.Les Pafques petites font celebrées foixdte dix iours
os tapis we ou quatre vingts apres les premieres, mais le ieufne en celles cy n'y eft c6-
op bas oMeraint, & feulement les plus deuotieux les ieufnent, mais la foleonité eft
1e Femme
uant,afin
couurir}
prefque auffi folennellement gardée qu'aux grädes fauf qu’on nelyft pas
uit, & n'y fait tant d'aumofhes. ]Cesfeftes font par eux obferuées en fou-
nice de l'aigneau que Abraham vcitau lieu de fon fils Ifaac;pour le fa- raïon de Le
nent ghrifce : & de certaine nuit qu'ilz croyent l’Alcoran auoir efté enuoyé du /olennitéde
le partieMciel à leur faux prophete.La couftume auffi des Mahometiftes eft d'aller leur Behiram
fort mirrousles ans à la maifon(cëme ils l’eftiment Jde Dieu à la Mecque en Ara- v# Pafquer.
affaires bic en recognoiffance de la foy de laquelle ilz font profeli6,& pour ho- Mahemeth
que vouldnorer deuëmét Mahometh forty de ce païs là, & viliter fon tombeau qui n'#fenterré
fi quelulieft à Medinne T'alnabi,& n6 point la Mecque.Et iaçoit que Mahometh 4 la Mecque,
u fol,oul qui eftoit tyran & fanguinaire, ayt ordonné en fon Alcoran qu'on pour- airs 4 Medin
à femence@fiiue à mort tous les aduerfaires de fa loy & faux prophetes, fi eft-ce que neT'a/nabr.
t Les raies Mahometans ne contraignent guere perfonne, ficen'eft en certaines Zes miniffres
me befte Mchofes,à renier fareligion , & ne reçoiuent en cela la perfuafion de leur de Caluin
ur font pcgiflateur: Qui eft caufe que les Turcs(qui font grand Politiques) fouf- fônt tous rels
ures, & difrenttoute feéte,& opinion entr'eux, & en leurs terres, & permettent à que les Imés
œuureakchacun de feruir à Dieu à fa mode & fantafie. Leurs preftres & doûteurs &- preffres
l'obferuahe font guere differans en habits au commun A o , ny leurs Mofquées de l'Uxlcora
quée prindiien parade aux maifons des particuliers. El leur fuffit de fçauoir les poinéts m1/me.
dy, & lalt
lieu vnp
ls confeile
able, & ma
te. LesM
a face vers
nr & entie
, neZ,yeu
rincipaux de l’Alcoran pour leur foy , & ce qui apartient à l'oraifon & Preftres Ma-
pbleruation de la Loy:aufli ne font il trop adonnez à contemplation , ny homeruns im
es, & font fans facremens quelconques, fans reliques, faints vaifleaux & /idese fort
utels où ils offrent quelque cas à Dieu en figne de recognoiffance. Ains honoreT.
efoignans de leurs femmes,enfans & famille, faddonnent à labourer.iar- Eféoles en
diner, marchander,chafler & autres telles occupatiôs peu fortables à ceux Turque €
qui font dediez au diuin feruice, auec lefquelles ilz pourfuiuent leur vie, debsenrètées
é,ou d'a en fuftentent leurfamille,ainfi que en font les lays , & autres hommes, en Barbarie.
àifans voyMhe leur eftant rien deffendu,ny non loifible : feulement font ilz francs de voy Leon 4
vil n'yacitruitude & fubfides leuez pour le feigneur,honorez de chacun , comme /ricain,enfom
k de poulditachans les ceremonies de la Loy,& qui,prefideans en la Mofquée , {ça- _4f17.
ft fouillé@hent enfcigner les autres. 11z ont nombre de belles & grandes efcoles ef. Cejfe verms-
e de parluelles on lit les loix publiées par leurs princes pour le manimét de l'eftat ne en general
»s ans Fort y font les enfans introduits en plufieurs fciences , afin de feruir & aux s’apeller Der
mangent olquées, & au gouuernement de la chofe publique. En cefte fete Ma- ns qui figns-
e la nuit diometane il y a pluficurs &diuerfes fortes de moynes, (afin que Sathan fe fre fasnts.
du bon téionftre en ce qu'il peut le Singe de l'Eglife de Dieu) Les vns defquelz 7/ en y a de
tiefincioWyans la compagnie & focicté des hommes fe tiennent és boys & folitu- quatre fortes
ils ont Paie aflemblez & viuans en fraternelle communauté, aucuns fe tiennent Derwif,
res le ieulux villes logeans les paflans, ou à tout le moins receuans les pauures en .
ns Pvo laturs hofbitaux pour dieu,quoy qu'ils n'ayét dequoy leur donner à repai
v lifent dc d'autant qu’ilz viuent auf bien d'aumofne, & caymanderie : D'au-
qu'ils notes fe tenant aux villes,ont touliours vne calebafle aflez bb pleine
qe
reftude des lettres.Ils n'ontaucun foucy des Mofquées,ny du falut des mwres de fab À
Le » LIVRE : SECOND d'à , |
Saicblar.Tar de bonneeau dé laquélle ilroffrent à boire à quiconque à oif,, & pour t2:9Y:
agui, © Ca ceft office de charité,ilz prennent de bon cœur,ce qu'on et SGnc ago jrhent à
lender:qui qu'ils facent femblät de nerien efperer de leur deuoir & benehce : & OM D rtir di
font tous cap 4 gräde parade, & hypocrifie enleurs paroles ge eRinent & aie Lin
mans. exterieures qu'on ne les eftime pas hômes fimplement, ains pluftoft An BB 4.
Hipoerifie des ges enuoyez de Dieu.Et toutes ces diuerfitez de caphardssôtrecogneu, 5m
Deruif.mef- À la differéce de l'habit & Turban, veu que les parens du prophete le por. BR Dupee
chans nonob- tét de noir par deffous,mais le deffus eft verd,et pource apellé Leffil Ba Les fon
fan fur tous et la barbe longuesct ainfi des autres, afin de difcerner la profefsion dl rché,
les hommes. chacun d’entreeux.Les Mahometans et Tures font grans et curieux 6]
: 5 : Jesont
TureY bons feruateurs de punir rigoureufement les vices et forfaits : car quiconque
j ee blecevn le DM effufion de fang,il eft condäné à peines femblabie né
Punition des celuy qui efttrouuéenadultere , etla femme auffi foudain et fans gr CR: le feu
Ædulteres. quelcôque font lapidez & mis à mort.. Les paillards n'y font fans fapplieM. les M
Snpplice des entant que celuy quieft conuaincu, fault que fouffre quatre vingts con, que |
larronf, de fouct ou de bafton. Le larrô pris en forfait par deux fois, efteftrenédl jeu
pareille punition que le paillar ymais y tournät la troifiefme on luy coï on voy
pele poing, la quatriefime luy eft remife,en luy coupätle pied.Celuy qe. agn
. fait dommage à fon prochain,apres l'eftimation du dommage, il faut qui É mo
Quelste/mois fatisface à la partie offencée. Si quelcun fe penfe mal partagé & redemäd ecleur
receux, en fa poffeflion, la loy Turque cômande qu'il prouuc fon dire par tefmoinhS, ; cu
Targuie. & que celuy qui nie tenir rien du demandeur f'en purge par ferment. ouf,
ne reçoiuent ils à tefmoignage que perfonnes de marque, & autorifées, { jgneurs
detelle & fi bonne reputation , que iuftement on fe puiffe arrefter à ll; 1: 01
foy & ferment.Il y a aufli grand nombre d'inquifiteurs par Ie pays, PO garde
Inquifiteurs feauoirceux qui font mal leur deuoir à dire les oraifons-ordonnées par eur r
defyes Tur loy,& lefquelles ilz puniffent, leur faifans faire améde honorable, en le tporte
que. mettant vne table ou aiz au col, auquel foyent attachées plufieurs queui@h} met
de Renard, & le trainentainfi equipé par les rues iufqu’à ce qu'il fe rache pedten:
te par quelque bonne fomme de deniers. Il n'eft permis à Turc quelcoke, Qui 1
ue de paffer fon aage iufque en la vieilleffe, fans auoir efté marié , &c@jus que
ân qu’il ne meure fans prouffiter au public, laiffant lignée pour le feruif in enu:
du feigneur, & peut chacun efpoufer piee femmes lepitimes, & quel: bien
Tome enfans que parenté qu'il y ayt,rien n'y eft refpeété que les meres, & les fœurs des ex
Jônt frece[- feulement:mais de concubines chacun en aloifiblement; tout autant qu. tu:
feurs des en peut nourrir: & neantmoins les enfans fortis tant des vnes que des: me des y
Turcs. tres fuccedent en l'heritage de leurs peres efgalement,faufque deux f2e;,1 à au
melles n'emportent que comme vn feul male en la fuccefsion. Et netic ans de
nent deux fémmes en vne mefme maifon ny ville.à caufe qu’ilz en ontdll; pla
plufieurs lieux,8& nommémét marchans & capitaines,à caufe des quertl Mais,au
Aubelle de re- les &, crierie qu'elles feroyent viuans enfemble , ains les mettent feparé@ nt mer
padeentre les Jes vnes des autres. Et ont les marys puiffance deles repudier iufqu'à troie craine
Turcs. fois,& les reprendre:& celles qui font ainfi regettées , & cftansiointes est à p
vn autre homme,peuuent fi bon leur femble demeurer auec luy , encte foy e
Dumes que le premier les redemande. D e,
Turquef: : Les Dames Turquefques font fort honneftes,& modcftes enleursh@ Voilaen
si
fs. & 0 D ' PR EQN var w
ot w she pete rh laquelle elles portent vn voile fi PA ques modeftes
fice : & on Mit np) sd sde coft ë partie d'iceluy, fi elles veulent'er habits, La
ces & ad sai elles'fen co üueren compaignie, où il y euft des hommes , tout e# les Chraffi
luftot Ao 2" em c rl tout levifage faufles yeux : & portét fur leurs ênes fône JR. -
aol gene + jar ee. delié, couurant tout le refte, de forte qu'il n'y perflues dfrée
bete le por hom vf k u À. cerner laquelle eft fa femme eftant en quelque gemenr.
é Leffil BAC ne dfembles : Po Len ne fe trouuent iamais en lieu où les hom-
febion Le vendre ez : Re eft encore eftroitement deffendu-d'aller au Défedw aux
curieux cb, ; nr place dur ù loi €n forte quelconque:& en la grand Mofquée dames £ res
r quiconqu es fi ane pepe w oignée de celle des hommes, & clofe tellement ses anecles
s femblables né se 4 né ak Voir, & moins y auoir entrée. Non que tou- mme.
ee EU ET ALL ee Queles da-
fans fupai L “ stress sh ,& à l'oraifon du midy,qui eft la folénelle en- mes enrrèt 4
vingts coux ; el'homr pe N chofe fortrare,& tellement contre la couftu- le Mo/quee.
eft eftrenéde au é ART F ve femme en public,que fi vous demouriez vn
e on luy col. rt po ae peine le pourriez vous voir vne feule fois: Qué fi
-d.Celuy qi on AA de sh en ia deuifantauec vne femme ou allans de
Le, il faut qu | mA ge fra c Les ils le trouueroyent eftrâge, & reputeroyent côme Adetfdes fe
ee redemiill sa Hits pr font mariez nefe jouét jamais tant peu foit mes # l'édroie
par tefmoin}, ; caufe Ib MERS d hôme qui viue, & n'ont parolles enfem- de leurs ms-
“éemient À 6, gs de soi retient toufiours vne mefme feuerité enuers fon r# en Tur-
ir an fpoufe, & elle ne luy mâque de femblable refpect, & reucrence: Les grâs quie.
nette à LA cpu dote eftre continuellementa uec leurs dames les laif- Garde-cou-
pre { ke age ae eunuques & garde-couches, lefquels y font ches des Sei-
Fe vob 1 sa fie ; 1 folennelle, qu'il eftimpoflible qu'autre homme gnewrs en
cable eu le d ps” “nat esarraifonne, & qu'elles forfacent,ou fe corrompent, & fa Turquie.
nel 1 a A cornes à leurs efpoux.Et pour ne faire fi 16g difcours tous
quil rachis pe es _ general » font fi grand compte deleur Mahometh, & Quel eff le P4
Eten pecte! , tant e oix par luy efcrites en l'Alcoran, qu'ilz faffeurent que radis de Ma-
ML à ; qui > garderont,iouyront fans faillir de la vie eternelle. C'eftle Pa hemerh &-
le fem 4h eur pains et effigie ceft impofteur;tout plein de delices, et vn plus detefla-
M i M s deux et flotellans ruiffeaux,pofé fous vn Ciel ferain, ble que JA
ae 4 wi den où ilz auront tout ce qu illeur viendra à fouhait: les champs Eb-
rare meta és en diuerfes fortes, et iufques à fen faouler, où ilz feront Jiens des Gen
es que desde à uz de dyc;acoftez de belles garfes qui les feruiront à tout clin et ls.
que deux ML es Ts prefenterôt les metz en des platz et vaifelle d’or et d'ar
UD por mme que eh de
h ,€t du vin és tafles d’ : mais il fai
1 care pe plaifant en telle couleur. dé a Lin bd à:
k À ñ Mais,au contraire,ceux qui violeront la fainteté des loix Alcoraniques T#rces croyens
A po nt TREAPEC? de l'enfer et mort eternelle: Toutesfois pour w\ l'enfer A
ftans jointes % à Un ont ferme efperance,que celuy qui mourant, croit Fer- efermere.
cluy en Ë coran, quelque grand pecheur que il ayt efté,.appuyé de Telle e>° fêm
y» É oy en Dieu,eten Mahometh,il fera fauué fans doubtre quelcon. blable eft l'afe
" ù eurance des
s. enleurs M Voila en fommaire ce que les Turcz tiennent de leur loy et ris Cac,
Ty ie
% J à " L 7
L LIVRE SECOND : ..
A ÿ Pre J ù lesgrac
re ut dr pds fs exercices à la chafle, & venerie, y ah
les ceremonies de fa Circoncifion,ou fepulture.: à caufe ue plufieurs fe 0 r sos
fontemployez en ce fuiet,comme auffi à deduire les fuccelsions,conque. feirdes Sy
nicrement
Îtes & inualions faites depuis deux cens ans en ça par la famille des Otho ïe Telus ct
mans. pu & Fa
A : . $ yiuenaro
Des Chrefhiens ©” origine d'iceux, Or ceremnses. Chapitre 14. ; mere bier
nsferé à Ro
nuailler & :
fpiration cel
hreftienne, ir
de la loy d:
ndeftruire,
filutaire doc
iens ,Romait
jrrigeant leu
phie.Et d'au
bre fans ordre
ur les dreffe:
autres für le:
eu de Dieu a
hantres, Porti
lz,& Procon|
jeu, qui ef je
ble au mond
nt Monarqu
ji font comme
Cardinaux r
ité fouuera
Ielaiffe le no
Archipreftre
udiacres, E xo
hufecires, &
Bon de clerg
efques d'ord
les vierges
ins, cOfirmer,
ceux qui f'efg
left la puiffa
Baux moindre
z Sacreme
ition des pe
unoncer l'Eu
ir rafure fi
(ci
charge d'i- Auclz apres farefurre@ion il donna la cha
ge comme fes nonces & embaffadeurs, d'annoncer par tout le monde
remiflion des pechez en fonnom, & prefcher l'Euangile à toute crea
re,en{cigner À tous ce qu’ilz auoyentapris de luy , & les deftournantzd
© - l'abomination des [doles,que i!z les baptifaffent au fainét nom de l'incf
#.Pierreefleu ble Trinité,
ch fdel'E-1 C'eft ainfi 4 Sym Pierre, chef de la troupe, & celuy auäl il dôna le g
sf uérnemêt de {on eglife:apres que, {el6 la promeffe de fon maiftre, ils eur
l DE L'ASIE. . 7
mlesgraces du S.Efprit, vifiblemét le iour dela Penthecoufte, côme yen ge
fean euft pris fon cartier pour executer leur charge vint en Antioche en. Ærisc
fédant le premier fiege de l'Eglife,où fouuent auec les autres apoftres l'an de grace
feir des Synodes pour les affaires du corps des fidelles :8& ce fur 1à que 38.
ierement on ordonna qu’en honneur & fouuenance du chefdel'E- Chreffiens
fe, Lefus Chrift noftre Seigneur,ceux qui feroient vrays & legitimes le. premsieremër
breurs & enfans d’icelle portaffent de là en auant le nom de Chreftiens, sppellez, ers
fuftiendroient iufqu'à la mort l'integrité de la Foy receuë par cefte e- _Ænriache.
ifemere bien fentant,& Apoltolique. Le premier fisge apres celà fut £4/Sbe av ls,
« nsferé à Rome:ou le bon S.Pierre & fes fuccelfeurs furét vn long téps des rèps fait
sert nuailler & à fe peiner par bonnes mœurs & fain@te vie, gréd fçauoir,et we s. Pierre
y ler birition celefte,y ioints les miracles pour monftrer que cefte religion vins « Rome
LE Mienne,incogneué encor,rude,et non cultiuée ,femée par quelques l'an 44.de
TARR, je la loy de Moyfe, laquelle Iefus Chrift eftoit venu pour parfaire &c:mffre Seign.
ndeftruire , feruoit & eftoit neceffaire pour policer en mieux auec Police del’
à L 4 filutaire doétrine de Iefüus Chrift, & illuminatiô du faf& efpritles Egy g/5/€ Chrefti-
5 kr sens, Romains & Grecz chaffans leurs céremonies & faux feruices , & eme,
ouftrait
& Ro
a fait, 4
ne rept
rrigeant leur loix & façons de vie,auec la 1 de cefte diuine Philo-
hie.Et d'autant que eeux quele fain@ efprit conduifoit , ne peuuent
fre fans ordre, veu que les Gentilz & idolatres auoient leurs magiftratz,
ur les dreffer, & iceux ayans les vns cfgard fur la police temporelle, &
sautres fur les facrifices : & que le peuple Hcbrieu ,iadisle choify &
ut-oufieu de Dieu auoit fesiuges puis fon Roy : & les Sacrificateurs, Leuites
ille Len hintres, Portiers. Docteurs & Pharifiens: & l'Empire Romain des Con- Z* Pape ef
rehentz& Procon fulz, pour le gouuernemét des Prouinces, Auffi 'Eglife de 2° le Mo-
homndlfie qui eft le corpsle mieux ordonné de fouz le Ciel,en ce qu'elle a de 14774 de l'e-
ble au monde,a le fouverain Euefque & Pape à Rome qui comme vn£//£de Die
nt Monarque prefide fur tout le Monde, & les quatre Patriarches, Dinerfes di-
j font comme les Confulz du fain@ & Apoltolique liege de Rome, &2#T:" 78
Cardinaux reprefentans le refte des Conféillers & iuges du Senat de gufe. :
ité fouueraine de l'vniuers. Clergece.
lelaiffe lenombreinfinyd'Euefques & füubifituz, ou fuffragäs d'iceux /2©@> choix
Archipreftres, Archidiacres, Doyens,Curez,fimplespreftres Diacres
udiacres, Exorciftes, Leéteurs,Portiers, Efcriuains, ou Secrctaires & P#/ance des
hufecires, & porte-lumiere, lefquelz comme peuple <hoify portéttous Euefques
à Colin de clergé. Et pour toucher aux mœurs& eftat de chacun c'efbaux Chreftiens.
more ques d'ordonner,& promouuoir le refte du Clergé, de facrer &de-
brie da les vierges, de confacrer ceux deleur eftat & ordre, d'imfpofer les
1 is, cofirmer, benir les lieux deputez pour le feruice diun, & de depo-
ceux qui f'efgarent du legitimme deuoir de l’eftat ecclefiaftique. A eux
Keft la puiffance de celebrer les Synodes:& faire lemefme qui eft per-
Maux moindres preftres,à fauoir l:1 côféruation à l'autel, l'exercice des
Az Sacrements,defquelz es vr2}: Catholiques en reçeuoiét fept:l'ab, offre duCler
ition des pechez par penitence, & ie droit de l'excommunication, & géemtre les
Mañoncer l'Euangile au Peuple, C'eft au clergé de viure chaftement chreffiense
oir rafure fur la tefte; dene porter point barbe,ny longue cheuclure,
T ii
deux pr
ouurir
Hon , {
ileux,
Peftfi
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afin qu
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jt 2, LIVNE SECOND … |
à dbfefoigner feulémene dos chôfes appartenanresau férulce de Diou, fin
‘liutwt * fentrémeller dés'affaires de ce monde,de fçauoir les fainétz efCritz à fi
à 21: d'avoir dequéy inftruire ceux defquelz la charge leur eft commife, 1
‘4 ! may affaire dé difcourit tft de fortes de gens deréligion côfecrez à Die
EU” L F viuans fouz les vœux de chaftété,pauureté & obedience, & feparez au
‘ Gens de Re crand diuérfité d'habitz tes vns des autres & rout enfemble du peu
a 2 Cséat el'inftrudtié defquelz eftant faincte la continuatiô loüable; nous voyi|
pe in + de prébffit & bien qu'en fent l'Eglifé,ayans de fifolides piliers & loyag
seule defenfeurs de fa liberté & faine doërinc:le neveux m'amufer à la defcri
P% :;. prionde leurs rancz,loix,habitz;nains,cerémoniés;eftatz & dignitez tel
| nans en ordre cefte excellente police, quieft comme l'efcole de laquelle
font fortis tant d'excellens doéteurs & prelats qui ont tenü le gonuernd
: nementde la inde Eglife Apoftolique & vniuerfelles Le laifferay auf
1 : «À -tantdefortes d'ornements des Euefques, Abbez &'ordres tant -fü prem
AE LL 'ique mediocresydes officiers & miniftres feruïsauS . Temple de noftre(@
5050 neutine m'arrefteray fur les'habits Pôtificaux dù fuue :in Primat, lb
,. ,<:'feray fon manteau de pourpre;fa robe violetté, fon fceptre , & courong
#ditsdu fiéden pointe defquelz il vfe les feftes folennellés celebrant 1e diuin of
gra enefque fice:aflifté de fix miniftres chantant, & parfaifant le grand, &.admiralit
#uprémier … facrificede la Meffe.Il n'ya Chreftien qui ignore auec quelle deuoti6 @
fe chante feptfoislesiours les Heures qu'onappellecanoniales: & les bois
auteurs, fignamment ceux qui ont redigé les fain@s Canons par ord
| .… difcourét qui font les fainéts Euefques'& Docteurs, qui ont aioufté quel
ca ‘4°! que cerémonie neceffaire pour rendre plus reueré le diuin, & efpouucrà
rer “4 4 … ble myftere, où le corps de noftre Seigneureft confacré & diftribué 4
£ghfe de : fidelles Catholiques en fon Eglife:& que de tout temps le peuple Cire
0 mpre la
Die han” (ie à cftérepeu & nourry de laparolle Euâgelique:que c'eft d’vne ant umonde
> ie ägehque:que celtdvne ance,
re te les! enne irititution que ceux qui venoient à la fainéte communion, fe pardo Le
: ! naffentlesiniures les vns aukautres reciproquemét, & à pour les inciter.
sf rfi L .<éfte mutuelle concorde;leminiftreleur faifoir.entendre que celuy qui
PH ‘M5 ‘yenoit auec haine, ne iouïffoit du bencfice de reconciliatiô auec Dit
meflez quelque conféffion de bouche qu'il euft fai& deuantle Preftre. C'eft à
Pers Le lPEglife que le Chreftié a prins les 12.articles de la foy, & les ro.cOmande
Le € mens que Dieu donna à Môyfe,aufquelz il eft obligés Ie laiffe 16 difcour Fab
Jainite cm- Jes Re Sacremens;la caufe de leurinftitution,& le frui@ qui en vient" ns nel
PR: Fe Chreftien, & comme les Euefques font facrez &:tout le clergé, non pot té Das
À ner * eftre difpenfez à leurs fantafñes,mais qui dependent de l’au@orité du fan ia c.c
- pendent tew iepe A poftolinue de Rome.C'eftle Catholique qui entre tous les pete l'Eglif
qur rame
ur le diu
parolle c
yétrepos
ACeften.
di Pape,com . : GR fi refurt
7 ples, nations & opinions, ef, celuy qui garde plus fainéement le nœu@"". "7"
me duc du mariage, lequel il reçoit pour fac:ement,& Pah ferme & inuiolablé triomph
nuOY du
dél'Eghfé. ‘comme coniondtié fade par droit diuin naturel, & de l'inftitut?3 & poli
| Mariage fain cedes hommes pour le maintenement,& conferuation de. la fücieré hi ile recon
ren or € maine,ie ne deduiray la forme des contra@z;eftant c:l4 du fubiet des Loi" Ad
#5 C4 de chafcune prouince,ny dela maniere des parolles, & bencdiétion obgfimition
Lnad feruée en l'Eglife,Les mariez fe prefentÿs enicelle,comme fes enfans & HF 28, RQ
déles, legitimes, & obeïffans, &.comme. entre les Chreftiens, qui foi # Fr) jet
s À de ; rs à 4 ;
be
hu 5
Dieu, fe
(critz à fl
)mmife, {à
rez à Die
parez. aug
te du pet |
nous voyü
rs & loyal
‘à la defcrél
ignitez tel
de laquelle
gouuerns
i fferay aul
at. fü premd
de noftre(q
Primat, li
&e cOUronk
tie diuin ok
x admirabl
: deuotiô
s &e les ss
s par ordre
our P quel
k efpouucr
iftribué al
euple CI ‘
d'vne anû
on, fepardof
les inciter
celuy qui
6 auec Dit
e. C'eft
o.comandi
ele difcour
jen vienti
é:, non pot
brité du fait
ous Jes pet
nt le nœul
pyiplabt
53 & pol
Bel h
iet des Loi
iétion ob
nfans & 1
ns, qui foi
a À VE NUL D HS € D:
AL MR DELA ES 5 ge
yementtelss le-diorce hell point réceu (non és caufes desidées. par Pire pour
es fans Canons & moins y eff permis le concubinage, figrande re féremarier:,
burité gardée en.la poliee faiiéte& éuangelique de la cité divine, conte- déféds es l'e-
| seen toy l'affemblée de tous les fidélles, Etne fcruiroit de guere{ceme £49/°.
nble)de propoler quelles font les feftes folennelles denoz Chreftiens |: : :
anten fouuenance des fainéts myfteres de l'incarnation,natiuité, cifcon-
16,mort,paürefurre@tié & afcéf6 de noftre feigneur JefusChrift, & De guy fais
eamemoire du S.S acramét,mifliô & defcéte du S.efprit. fur les. A po- olennité l&-
res 4 des memoires fouuét faiétes de la glorieufe vierge mere de Dieu, hf . :
L des fain&s Apoñtres, martyrs; côfeflenrs, & vierges, defquels le long de
ânée l'eglile.celebre les iours nataux,à fçauoir de telle renaiffance fpiri- :
pelle à tel jour dils ontefté recruz en celle gloire eternelle promife à Diemveulre |
p’ ceux qui perfeuererôt au feraice dé celuy gräd Dieu qui veut eftre fer Jfre enoréen
feul,& honoré en fes fainéts & fidelles feruiteurs. Tout cecy cit allez fo fanéts. |
toire à ceux àqui nous‘dreffons ce volume led] fic péfoy deuoir cftre à
nanié par Les efträgers & eloignez de noftre foy,tät l'E fault que ie vou-
sffe abreger la matiere,que pluftoft ie tafcheroy d'y faire vne plus gräde
herche pour l'ornemét de celle fainéte religié hors laquelle ne Aule As lié
Bu'homme dumande efpere falut, quelque vertu heroïque qui puiffe e- n°} «past de
Rreny paroiftre en fes aétions: veu que l’eglife Apoftolique & Romaine Jar...
feule legitime,& fa Pi cetainh les Réihane ARE l'efriture: ee ie
otummét inftituez, fes ceremonies receuës dés le temps des faindts Apo-
res, & Eglifé primitiue, l'ordre du Clergé venu par ucceflion fans que Les marques
mais les perfecutions tant des idolatres que des heretiques en ayant peu vrayer de LE |
ompre la fuyte, & continuation qui encore dure, & durera iufqu'à la fin g//e/ônt a
u monde quelque part qu'il plaife à Dieu de träfporter fon troupeau. Page | Re
‘et parmy. cefte fainéte troupe que le iour du Dimenche eft folennifé maine. ; ;
lieu que les Juifs aüoientle feptiefme,tant pour ne point Iudaifer,que Le Dimenc
our ramenteuoir la merucilleufé refurre@i6 de noître feigneur,auquel /olenifé >
our Le diuin feruice eft côtinuué & faiét en l'affiftäce de tout le peuple & pourquey. ++
G parolle de Dieu annôcée, à fin que ceux qui ceffét du trauail du corps Came F fire
Yétrepos en l'amé par lanourritureinternelle. … ; . . , diniu ef dé,
A C'eften cefte Eglife qu'on ramentoit au peuple dés le iour de lafep-finquéenle |
gefime iufqu'à Pafques ,le ieufne, fisen 3 mort & fepulture de no- call 4
feigneur ; . le peche du premier homme, J'idolatrie desanciés, la que félon les :
: itude. du peuple de Dieu en Egypte & autres calamitez. des fidelles tempsç- fasx
ue l'Eglife & lyt & chanteauec fignifiance de tüifkelfe, & dés leiour am. : x
kG refurre@ion iufqu'à huit iours apres la fefte du fain& efprit , eft P4fion de Je
triomphe que Iefus Chrift à eu de la mort, fon afcenfion glorieufe, Jus Chrif.
auoy du fainét.Elpri, . & lors fonc admoneftez Les Chrsfiens de $ ie
Be reconciliæion que le fils eternel de Dieu à fait pour le genre hu- de noffre fe
Ainà fon pere par Je merite de fa pañione etenfemble Alone EDEN id
remifhion des pechez. Ët c'eft lors qu'on lyt la ioyeule nouuelle con- q
à ueau, nouveau teflament + APrSS Pentecouflc iufqu'aux aduens, l'E-
le nec eds publier, la.vie,, et conuerfition de Icfis Chrift au
onde, les merucilles de es œuuresetsgiracles et la purité de fa doctri.
hi 5)3Q
nat | + réel di
TT VC 144 D CNIL A 4 \
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if. LIVRE SECOMD DE L'ASIE.
ge fi re Mr TOO APR
Left ne, à fin que l'eghifeeftant Coimnie polée parmy lesHors & vagues d'y
dufirde | merimpetieufetn fa reféutfant de la bonace promife aux biens vag,
2 Dimmue fe dénne fieantmoins gardepartelsaduertiflemens pris do l'vacæ l'auv
L mme. Joy;d'eltre fubmargéeparie vécfurieux de quelque peftiléce & orage
Ado@rine: De l'adueñt ufques & la natiuicé du fils de Dieu, l'eglife nr
| Lattre dene propofe l'eftat des fiens dés Moyfe iufques à Lefus Chrift lequel atrenig
1, fre Jéigneur. par fa promelfe faidte, à tenûux Les fain&ts percs en ivyeufe #ttonte de là
demption deshumains. Etc'eft pourquoy'düréc ce temps on Lit les Px
Solennité de phieeés &'aqueles ecclefiaftiques celebrentieisufhe, à fin de plus fainn
la naifféce de ment fe prefenter à la fefte premiere de noftreredempti ; qui eff leioi
44 Zefus Chrifi. que le fils de Dieu nafquift de la glorieufe vierge Marie ,ainii qu'il ef à
… ‘Obeifance du tenu en l'Euangile, & 16g temps au parauant auoit efté predit par les Pr
\penple fidelle bhetes, L'obeïffance Chreftienne a de toute ancienneté cfté fi gräde
ax Emffs. F peuple n’a ohc pris la hardieffe de dreffer téple nÿ oratoire fans le a
: fentement du pafteur diocefain, lequel benift & fâcre les faints lieux,
“nemens,liures,& autres chofes qui concernent le fcruice de Dieu.Iel
“fe à part l’ordre y tenu aux prieres, la forme des baftimés les autels, cro
“images, feruans de membvires de noftre feigneur, de fa glorieufe mere
b } , : fam@s Apoîtres & martyrs,lelieu des baptefines, l'on@ti6, & huile fin
|. S.Ciborre où 1e facré Ciboire où repofe pour l'vfage des malades, & afiftance ord
L rptles.Sénaire le corps precieux denoftre redépteur:ne veux encor efpluchery
L, ormmmt, … Jemenu, les caufes pourqüoy le peuple eftefloigné, (ou le doiteftre)l
7, 7 fain@pourpris du grand autel, voire luy eff interditte l'entrée du Chat
. où le clergé pfalmodie veu que & cecy feroittrop long & que chaf
L'entrée am - ‘en cftanit affez aduerty,n'y fault que par malice, veu la corruption gratl
Chœurinter. deroutes chofes eftretelle qu'à prefent les femmes fe fourrent iufqu
ditte six coing du fainét lieu que feulément elles ne deuroyent regarder qu'
: Se ;
= Ænfôlence des que le feul Preftre,ou pour Je plus les diacres deulfét porter & rapènt
+ Égsp fon- qui à efté caufe quede ce peu de compte, ‘le faint à efté mis à mefpri
| LM a prefent que la deuotion fn prefque du tout efcoulée en l'eglife.Le premier Q
: äde
frayeur & eftonnement , & que les lays Finfinnuent à manierles cho! 4: ÀG
Te Peglsfe.… youlutqueles femmes euffent latefte voilée & couuerte en l'eglifeià ;
|. TCmmtir. S'Panl, et que les hommes né nourriffent püint la cheuelure, et ques
| à SPrerrrz. les deux fexés fuffent veRüz modeftement.I:e Chreftien enterre honi
‘blement fün mort, quoy que felon la diuerfité des regions les façons
…‘Foyent auf diuerfes,neStmois tous ceux qui reco Dh amer
id | Priere peur qu et font du corps ét troupeau du grand pafteur Iefüs C
Ver ‘fo
cicté de la bergerie Catholique, reçoiuent la priere pour lestre{palii
: de lig'temps comme falutäire,trouiuent bons les encenfèmens la croix, l'eau benif
‘en l'Eglife. ‘autres faintes,et proffitables cerémonies, fondées tant fur là dfaine ef
‘La forpremie ture, que für l'ordonnance des perés et couftume receuË entre 1es Chute le ant
remer plätée ftiens d'és de du naïiffante etprimitiue :& voila qtaht aux Cheftiei
en Afe deéfquels auëôs parlé & difcouru enl’Afieà caufe & ce fat'en cerichet
pre que fut planté premierement lé ôndemenc denoftre fain@te religion
“Ecrullem, Antioche, Ephefe@ autres citez et pais de J'Afe.°>
PB MO SUNG F5] pile oefe 1 eolarieun 2$l ohne
Defcripti
l
JE anoifin ç
ue dans de
1
pale, ne rec
es d'y)
ns Vide.
2 l'autr
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LÈ Éd ” 4 1 Dust sé #" ) Î
AE AU
DELEVROPE TROISIEME.
"PARTIE DV MONDE, ET DES :
| | NATIONS, PEVPLES ET PROVIN-
ces plus memorables d'icelle.
LIVRE. TROISIESME.
Chapitre premier.
MY ‘Asre cftant defpechée,il eft deformais tps Chofeftbn-"
” Hz de venirà la defcriptiô de l’Europe qu'6 fait leufe d'Eure- 1
En, latroifieme pärtié dela terre, ladlle(cômea: pe 2rp$" |
LÜ cuns difent)à pris ce nom de la fille d’Apeñor fs noie tèle ::
HUTY nômée Europe liquelle rauie par Lupirer fut ghérasirius
IF côduiteen Candie.[ Mais cefte roifon eft froi pitèr, “4
de, veu que le païs Pheniflié eft Afiaticque,& Hendl4
l'ifle Candiote de mefme, ioint qu'Herodo-: Diféripron |
.tédit qu'il ES d'où cefte partie a pris fon d'Ebripe sh .
De PAR =) n6, fi ce n'éft, it-1que nou difôs qu'elle eft 4,3, one fi.
inf appelée d'Europe dame T yrienne , & qü'auparauant elfe anoit vn 1.ch.2. Mele,
gtre nom tout ainfi que le refte désregions de laterre . Mais cefté Prin: /i: Pr Ez.
role eftoit d'Afie, & eft certain que iamais elle ne paffa en celle terre que © 3:% 4% : |
Grecs appellent Europe,ains voyagéa de Phiéniffe en Candie, & puis gné Pline dr
Di: là paffa en Afrique. ] Or cefte terre versl'Occident'eft clofe par la mer que rébrés Les: « :
tlantique vers [es Colonnes d'Hercule au Nord &-Seprentrion elle à #2: Septétris :
à ét: ,
Mner angloife, & tout le trait de Norüege, & mer gtatialé: au leuant fon nales font co
mite cft borné par le T'anai, Paluz Meotides & mer maiour, &au midy pri/és fonbz,
imer méditerranée lafeparede l'afrique. Cefte térre eftdiuerfe & bien lno' de Brit ‘|
it ipolée pour A Eom pla Ron ire & bonté dés efpritz humains & nigwe) Le
æ * FA 1
Bu.
aitlardife dy ft lé moyens de faire largèffe à 16. Lonange
4
ur leur habitude,foree & 8
“de Css terre ,& d'üiommes, & dethofes neceffaires d'Esr)é prA
elle ft tout habite Pen vi Setft recoi ; où à caufé JF mar op
pie n'y peut Habiter, 21€ PU coftéidé la’ T' ane? de srrab.s.
Jp pe
L froid. exce
sion paie anoifinez duBory{lh one etai Meotidétioù Te péuple fait fr de rem
n ‘: ure dans des char Î
efcripti
tz couuers de peaux de Béftes."T 'Ccs bonnes gens «ble er ænist
ne ce AUEES BEA UE DOBR Ai CORÉprs 0 2" 2
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RpAÎlé, ne réGOBno Toy Es enpEtAUE LES POrLIE GE TER NL D 26 4
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L del'air fert & en ces païs malaïfez à aborder,afpres,raboteux & difficiles à eftre habitez
* æctrehennet douciffans celle brutale, & fauuage façon de vie de ces hommes rudes,
| nalureau fo cieux & paifibles:1à où le peuple habitant és terres mal-plaifantes, & in-
FETE Se Gr pré ae cé.
MP NT ne EE
Data RATE AS GES 6
peut, hic
de).
# LIVRETROISIEME
ai;& vers le Borifthene, à peine auoyét ils ouy parler de
pole Artique ja Ruflie ; tant l'en fault que paffant plus autre vers le Cherfonefe Cym.
païstres-froids des Lappôs & Biarmiës, qui
ft le peuple innombrables lieux
! äbonne,
Iuÿ man
ordrede:
bons frui
tant qu'il
ficrifices
fournifle
fes & deli
fortunée 4
haraz,&ri
ftes farouc
refte à par
Grece qui
léde di- brique;ils euffent cogneu les
merfés natôs fefkendentiufqu'au Pole Artique, & e Dr:
say Olee ‘le mefmes que les anciés ont eftiméinhabitables,ainfi(que Dieu aydät)now
grand © deduirô$ ainfi 4 verrons les chofes le requerir,à fin de méftrer que l'Eu-
Jean le grand rope n'a point vn feul efchätillon de terre qui ne foit peuplé à bô nd
ex deféri- … Orcequieft habitable, & eft en païsfroid & montaigneux, eft au
prions de Go- fort difficile à eftre cultiué-Aurefte n'y a lieu tant foit-il fafcheux, mal ha
thie, Noruege bité 8 inquieté parle brigandage &inciuilité des habités &voifins qui
C* Biarmits n'y deuienne ail en y changeant mefhage & y mettant de gens de. bien,
Comme ©: V'eu que les Greczau commencement ffeftans faits feigneurs des lieux
per qui l'Eu- montaigneux & pierreux , fy arrefterent dreffans leur police bien gente
- rope acfféci- ment, & ce en prenans efgard à l'inuention.des artz,& chofes qui feruif:
milifée, : fentà la politique & commun profit de cefte vie. Les Romains auffi ayant
Latemperie affuietty plufieurs nations cruelles & farouches & lefquelles pour fe tenir
Del
Lsicortogfe eftoyent ausli de dangereux accez, & ne receuans la compaignie de per.
des ‘hommes, fonne, les rendirentneantmoins acoftables, par le meflange d'autres hom
Les. hers- mes courtoys & ciuilifez, qui leur aprindrent l’honefteté & courtoifie,æ
F'humeur: du groffiers & Barbares.Or tout ce qui eft d'Europe en planure, & iouïft dt
posée leur ne naturelle & temperie d’air fe court grandement äla douceur & gra
Murritures. cicufeté des habitans & caufe qu'ils font ciuils 8 acoftables:veu que ceut
S'agefe de. ls qui fe tiennent és regions fertiles & heureufes , font ordinairement gra
Dtenant à pre
les la parti
feftendans!
iufqu’à lame
vers l’occide
ne parle V.
dit Maliaqu |
par laquelle
ervnearmé
icile que les
ource apbel
prartiment, de fertiles font gens guerriers, fentans le mafle, d'vn naturel feuere & pes
later. courtoys.Neantmoins que cefte diuerfité face leurs humeurs contraire;k
et eft-ce que ces natious font proffitables , &fe font plaifir, reciproque les
Les Grecs ©” vnes aux autres : entant que celles qui font nées à la guerre fouftiennent
des Romains. & defendent par leur effort les autres quiles en requierent: les autres dé
des gussadis partans leurs viures, 8 communiquans leur fçauoir,do&trine, & ciuilité ea
ont ten @- la façon des mœurs, & bien-feance du viure. Là où les dangers & don
Grisserné | mages qui accôpaignent ceux qui refufent plaifir à leurs voifins font cref
ÆZurope...…. euidens : entant que l'effort de ceux qui manient les armes emporteroit
L'Europe. facilement le dellus , filamultitudedesautres ne l’accabloit &'chaftioi
PER les furgeôs &
sante de fon audace:en quoy la nature mefineà befoigné, y mettant vnordre boal pileceft à
femwirG: & falutaire partiffant la ter: en montaignes & planure : tellement que dion le bord!
defendre. : sous coftez il y enayt & deguerriers & de politiques ciuils & paifibles
Europe aben- mais J'vn en plus gräd nombre à fçauoir de ceux qui aymént &'éherifent
een mesaux la paix; àfin qu'ils foyent les plus forts pour la multitudesen quoy ilson
3.441200 effé fecourus par la proutdence & fage côduite des Moharques Grecz !
Defout zu Macedoniens premieremet, & depuis,parles Romains qui'Teur ont fu
repeenedeurs cédé à l'Empire, & par ce moyen l'Europe cit tref-fuffifänté de foy, & fk
© prerrerte. aller querir ailleur fecours, pour {e preualoir en fes affaires, êcien temps di
paix, &c durantles troubles des guerres. V'eu que de bohspüerriers ellect
Eubée; qui
ic ue, & dela
amer fous:la:
reparde le
lie, le fain di
ke des artz];
l:plusiexé
buid "À diéfieth
este + (HE à
| | _ + DÉTEVRORE ge out |
or de D à bonne, & grinde multitude: &'pour cultiäer les terres les hommes ne :Dé've$ fait
me D juy manquent point-nÿ pour'hakiter les villes, & dreffer la police & bon menrin. Pl.
s, qui MR ordre des citez & royaumes. Au refteelle eft excellëte en l'aport detrefz nels.4ep:
licux M bons fruits, & iceux neceffaires à 1! vie de l'homme, & des metaux ;au- Déféripriè ,
)nous M anrqu'ilen fuffit pour leur vfage quant aux odeurs pour les autelz&"de Grece. vÿ !
P'Eu- M ficrifices & pierrerie precieufe , &-de grand pris il fauit qu'elle fén srraben 8.9.
nee) fourniffe en paï's eitrange. Toutefois ceux qui ont faulre.de ces mignoti- Mele 2: Mer |
R au fes & delicateffe n’€ font pour cela plusmalheureux; nyleur vis: plus in- Ægée 4 preféts
roal ha DS fortunée & mal-aifée, L'Europe encoreft fort abondante en beftial, gro’ Ærchpeles
ns qui MS harz, & riches troupeaux,ayant, & nourriffant fort peu, où point de be- ge. "1" |
>. bien. M ftes farouches &cuuilibles,&cvoilaien gencral quel eft l'eftat ARS Quelle of Le: |
s lieux M sefte à particularifer fes parties, defquelles vers le leuant la premiere eft la: mer remique,
| Lt Grece qui fe prefente,par laquelle aufiiknous fault -ommencer, Dove Eee |
| feruif D: RAD EE TER Je DIR HO M —deés.hur, Gi
fi ayant De le Grece er loix données anx LÆtheniens par Solin le premier; Octhe mt:
fe tenir plu excellent legiflateur d'entre les GresY. Chap. 2. 11: für dequebles
habitez QUE RTE poètes fasgnit
depr ar kcvus, Rece qui cf l'une des belles regions de l'Europe fut que Æercle:
eshom D z KA © # iadis ainfi ditte d’vn qui auoit à rô Grec,lequel y pof” fébrafles 1
oifie,+ D: D feda le temps palTé degrädes terres & feigneuries: Les ‘Ceferm/fe.
s rudts EUR DA limites de laquelle font dés l’eftrefliffure &deftroit de pelle a prfnr
ouiftd\ 7 GES Ê terre qu'on dit Ifthine pres le deftroit de Corinthe &. rwlpheder:
Uur D
r & gra ©
que cout 2" Archipelague,& vers le couchant la mér Ionique:cô-:7
nent gré Witenant à prefent la Valonne iufqu'au Goulphe deVenife :les Thermopi- fgnsfe. :
s3 & in les la partiffent par le milieu toutainfi que l'Apennin'en fai de l'Italie Srrabon line.
e & pufetendans les montaignes des Leucade & la mer qui regarde le Ponant, 9: Hereds.7.:
ntraire,ffiufqu’à la mer qui tend vers l'orient,les dernieres montaignes qui font £Ewbeæeiflæ
oque les vers l'occident fapellent OEthe,la plus haultedefquelles eft Callidro- pre/ens Nes
iennent Mme par le Vallon de laquelle on + spé le chemin vers le fein &-goulphe grpenr.:. :
utres dé ir Maliaque n'ayät guere plus de 6o. pas delarge:& cft ceftevoyefeule Epiredfé
juilité tar laquelle(pourueu qu'on n'y donne ancun empefchemét)on pent paf prefent 4:
& domMervnearméc:veu que le refte de lamôtaigne eft fi afpre,raboteux & dif banie: 1 1,
font trefcile que tes plus defchargez le trouueroyent fafcheux & inaccefible:&c: 70 Pthelme.
porter bource appclleon ce pañfage Pylequifignifie poftes, & d'autant qu'il y a /3. chi 354 \
Fchaftioilles furgeôs & fources d'eaux chaudes & fulphurées,il fapelle aufsi Ther Tab. d'£nres
rdre boopile, ceft à dire porte chaude. Les regiôs & Prouinces Grecques.q fôt pe 10...
tque
feftendant du feptentrion au midy à lamer Egée, ou Negrapint. 1
lon lebord-de la mer fünt-Acarnanie,Etolie,Locride;Phocide,Beotie; ‘0x ofstlal
bai fibles@ Eubée; qui eft prefque(eftitifle)côiointe auecterre ferme. Le païs'At cire d'dthes
heritfenique, & de la Morée,iadis Pelopônefe feftéd plus à les autres lelôg de nesyurapre,
sy ils onhimer fous ladiuerfité des môtaignes q les ceignét:&du cofté 4 la Gre: fênr. jf prefr
recz Mtrcparde le Nord,ou $eptétrion eftl'Epire;Perrebie;Magnefie, Thef- querier, G°
ont fucilie,le fain dit Malliaque. Athenes cité jadis tant fimeufemere,& nour- f'apèlle:s:
oy,& like des artzliberaüx; 8 des hommes fçouans &illuftres en philofophie, rhuxe, 1 |
temps dl: plusiexcellenté; belle, riche, &:puiffante della Grece-efloit po- ME 1 +4 è
seller larogion ‘Attiqueentre l'Achaïe, on Mosée &ila: Macedonc, mier ba
V ij
À Athenes on Apec dé
À able laure 8e uvle naïs Attidiohomméainif d'vnfeigrieur appellé AGhis s lequel.
L. déstempr. : fucceda à Cecrops auroyaume d'Athenes, qui en nette
D Div rthe-ceur, qui fut caufe qu'on appelle la cité Cecropieset puis Mopfopie dus
nes: pris fin de Mopfe,etd'Ton fils de Xur,ou pluftoft{fuyut l'opinion de Joisphe]
mem. ©: “par Janan fils de Taphet, elle euftanom Tonie;etenfinelle prift 1e nom
lfépbdiss. .d' Athenes de la Decffe Minerue a caufe queles Grecz a pellent Pallg
Éd AÆ=: Ati en leur langage. Dracon füt lepremieriadis, quie Criuif Joix en,
| Séene Paurtre les Atheniens;mais à caufe qu'elles eftoyent trop rigoureufes, Solon E.cyaucur
| fanie 4 LA#: Salaminien les corrigeant,en abolift, 8 annulla vne grâ epartie,veu que de Solo
tiques bu.5s..il n'y auoit prefque conftitution de Dracon qui n éportaft peine de mor, Bu auoy ent
pti tellement que ceux qu'on trouuoit oififs & faineans efloyent fâlaricz pa MB couche, d
les Parr
4 nie, fi
Achentenn
ncor celuy
meuroit !
ui faifoyet
jtoyen de
| reufis de Dra perte de leur vie.Celuy qui prenoit des fruits,ou des herbes au cb ou hes du mar
* con.Plutarg- pofeffion d'autruy n'efkoit pas plus doucement puny qu'vn qui eult oc: uifont del
emlauie de :: cis fon pere:Solon, ayant efgard au reuenu d'vn chafcun citoyen, & felon: fommec
uelques ab
Sen: l'eftimation destbiens , il diftribuä les quartiers & dixaines de la cité d'A:
ù alliance, &
Gelierhodig. thenes:& eftoyent ceux là les premiers en ranc qui auoyent cinq cens mi}
lio.ch.6. nes de grain de reuenu.Les fecôds eftoyent ceux qui iouyffoyét de tro MBurgent,ny
Cémime :Solë cens mines de rente & pouuoyent nourrir des cheuaux. Au troificfmeri Bec ioigni
departist La eftoit oftée la charge de nourrir cheuaux: maïs il falloit que poffedaffenr daft, &c af
ctéd'Athe. autit de reuenu que les fecüds, & de ces trois ordres on choififloit les me Bcunproufi
nes : ‘. gittrats,lerefte du peuple eftant mis en côpte comme cftrâgers & merceRBtemple, o
Dé quel rame: naires: & ces fufdits auoyent puiffance de parler au peuple & de iuger da Brichmes d'a
argent ou
ainfi foit
demouraft
us d'efgard:
)n du fangite
fon fens, o
poyenillicite
bmme decec
int que le f
fuft tenu p:
rpris de que
egitimes,n'e
limoit eftre
inter Ja paill
epoint la fe:
Wbricité & F
du falaire dé
urle public.
dittrouué.c!
ldemaifon,
Hofta la lics
n'eft qu'ils
toit le prisa
Mais qui vais
goss cifis differens;tous autres forclos des{uffrages & puiffance de venir aux Mag
seras ftrats, & cefte ciuile, & gentille police eftätimitée par Tulle Seruie Roy
d'EAthenes.: Romain auoit efté aufli'prife ainfi qu’aucuns eftiment de l’inuention des
Sersie..T'ulie Athenicns,[Lefquels furent long téps fous le gouuernemét des roys, ché
emprante la geäs deux fois de famille par l’éfpace enuiron de 6oo.ans, & puis vindrét
police d\4Æ- Bus des magiftrats, ou Princes ayäs prefque efgale puiffance que roys
thènes.. la dignité defquels duroit iufqu’à la mort, & fe maintindréten cefte{ore
poy Eufêbe l5 par l’efpace de 369.ans,où prenant fin la principautéils efleurét cinq gou
mrédes tps. uerneurstous les-ans des plus nobles & riches dela ville pour maniere
Changement affaires, & adminiftrer l’eltat de la police; & iugemens, & pour cômander
depolice # ‘fus les‘armées, fi par cas il y efcheoitguerre:durant laquelle faifon , eftans
Æthenes So- abolies les loix de Dracon;Solon eftablit les fiénes,au melinetéps que le
lbonen quel royaume Corinthien fut deftrüit, & que les Ifraëlites furent menez cfcx
temps viwoit ues en Babilône.]Ce fut ce Sol6 le premier qui ordôna le confeil & parls
| æffauoir en mêt des Arcopagites,choify de confeillers & iugesannuels : il y en a qui
léæobmp. difent que l'inuétion en eft deuë à Dracon premier legiflateur. Aucüs di
Del'2Ærespa {ent à Sol6, pour ofter tout moié detumulte ou difcordeentreles citoyé
ge ve. Pau à fin que la folle multitude du peuple ne troublaft (ainfi «a couftume
Jante: l.1... "auec lincôftäce de fes fuffrages l'équité des iugemés,choifift 400. hôma
Hellansque : cent de chafcun des eftats,aufauels eftoit permis d'aprouuer, ou'annulles
| hilireï. ce quiferoitordôné par les Areupagites. Parce moy# côme fi fa ncfeufl
CelieRhodig. eftétenue;& appuyée de deux ancres,côtre tous flots &-orages qu'euft
bita.ph. 19. peu naïftte en la cité;il péfoitauoir eftably vn eftat durable; & fortune lé
Sésierain ch gue pour le bien de fa republique. Par vne de fes loix il auoit eftably qui
|. LoDELEYROPE, jt CE
les Parricides.ny ceux qui auoyent connoité ou tafché d'efurperlary-fil-ldha.
lequel.
et Fôda Minnie, fuffent iamais receuz aux honneurs & dignitez dela republique -#thènes.
ie duné: M chenienne, Etnonfeulement priua-il ceux là. J honneur en la cité, ains Ze» contre les
oiephe) cor celuy. qui voyant quelque trouble & fedition entreles Citoyens, rebelles ç>
: lenom emeuroit neantmoins les bras croifez,, & fans füyure pas vne des parties /édiriens. :
nt Pallas M faifoyent lefmotion,ayant opinion que ce n'eftoit le deuoir d'vnbon - -. : : .:
Joix en: Etoyen de feulement auoir efgard à (on proufit particulier , fans prendre Zer centre les
» Solon Mbucyaucun des affaires, falut & bien de route vne communauté, Celle neurrs été
veu que My de Solon fut aufli admirable;par laquelle eftoit. permis aux femmes, porifêurs. à |
de mor, Muiauoyent des marys peu füuffifans à fournir aux charges & deuoirs de S'eusigé y
ariez pa couche, d'en choifirtel que bon leur fembleroit des parents, plus pro- de Sale pour
chäp, ou Mhes du mary, pour feruir de procureurs & fl ubftituts aux aydes, & effects les fensmer
eult oce ui font de l'effence du mariage. Ne voulut en outre, que la femme por: Zey/f#r labre
» &felon Bitiomme d'argent à fon marÿ pour fon mariage, ny autre chofe que gafion des de.
cité d'A-MBuclques abilleméts & meubles,pris en:la maifon de fon pere : difanr que maires, :
cens mi iliance, & conionétion matrimoniale ; ne deuoit.point eftre faite à pris Ceux mas.
: detroë argent,ny pour l'efperance de richeffes,ains feulement afin que l’hom dits gi [âne
icfmerieMbeie ioigniftamiablement à fa femme pour en avoir lignée qui luy fuc- enfens dec.
Fedaffen dit, & afin que luy mortne fut maudit & abominé , pour n'auoir fait dent, pris de
oit Les ma Mcunprouffit à la republique. Quiconque difoitiniure à vn autre .dedäs Ls Leyde
Re merceMBremple, ou au lieu des plaidz &iugement, il cftoit con emné à cinq Mo,
iuger deMrichmes d'amende.Eftoit permis libremét à chacun en teftant dedon- La Drachme
aux Mag Bkrargent ou autre chofe de leur conqueft, à qui bon leur fembloit,com-vaultrrois
ainfi foit que au parauant, felon la couftume du pays:il falluft que ce-folz > de- .
demouraft en la maifon de celuy qui teftoit: d'autant qu’en cecy il euft my.vey Budés.
us d'efgard à l'amitié qu’à la parenté, & au plaifir & ailliançe qu’à laliai- dde. 4e.
jn du fangitoutesfois y auoit pouruifiô telle, que le teftateur ne fut hors P#fancede
fon fens, ou que on.ne l'euft fuborné, trompé , ou gaigné par quelque farre Leçatz!
oyenillicite:. Ordonna encor Solon,que.celuy qui ne ferait parét d’vn zvire hors de
bmme decedé, nelepleuraft, ou nefeit le dueil en forte queiconque, /& famille.
int que le fils n'ayant efté infruit en aucun art ou fcience É . pere, Ley contre. les
faft tenu par la loy,de nourrir fondit pere, eftant cafTé de vicillefle, ou peres gui laife
rpris de quelque grande neceflité.Et.ceux aufli qui eftoyët baftards & /nr lirs'en
egitimes,n'eftoyent obligez aucunement à la nourriture de ceux qu'on fans fans
limoit eftre leurs pere & mere:veu que celuy quine peut fabftenir d'a- caries, 1
inter la paillarde,monftre affez & tref-que manifeftement qu’il n’apro- B4/ards nô're
epoint la femme pour-enauoir des enfans , ains pluftoft pour raflafier sus de racag
lubricité & paillardife, &.que par çe moyen c’eft luy-mefme qui fe pri- soÿfre leurs:
es citoyéEdu falaire de fa diligence, & proufit 4 doiuent auoir ceux qui trauaillét peres..
uftumeBurle public. Voulut Solon queimpunément.on occift le paillarcqui Comme lespe
o.hômelleittrouué.enadultére : mais fort doux enuers ceux qui violoyent vne res ponueyent
annulleil de maifon, lefquelsils condamnoit feulement à dix drachmesd'amé- vendre Leurs |
a ncfeufBllofta la licenceau pere de vendre fa fille, & au frere d'aliener fa fœur, filles.
qu'euf@ken'eft qu'ilsles re trouuées en faulte & paillardife, Celuy.quiem- Desseux [+
ortune lBrtoitie pris aux ieux L{hiniens ; auoit cét drachmes pour recognoiflan. flhiniens Pas"
ably qulnais qui vainquoit aux :courfes du mont Qlympe Re obtenoit $00.cn /ame bi.2.@
V1}
ruie Roy
tion des
roys, chi
is vindrét!
€ roys &
efte forte
inq gou
manier les
6émander
Cftans
ps que le
nez cfclas
ena qui
ucüs dis
FAET ‘4
PCR
FE Me À
b LIVRE “EROISIESME |
des Olmpi figne de fa viftoire , Celuy qui ayaht furmonté vn loup le conduiftitg l'toqué
luy mefmels. jacité receuoit Ene re duthefor puolie, & qui prenoit ll
Se CelleRho: n'en auoit qu'vnéeltant ces deux pris l'va la valeur d'vn'& uf; & l'aunt autant que
li.t3 ch. 1. d'ynébrebis,& dé‘tout temps les atheniens en auoyent aux loups, Ke
Loups purfui poutfüiuoÿEt ,à caufe qu'ils preiudiciét & au beftail,& troupeaux, & 4 ce
hi us perl ai- jabourage de laterre, Lesenfans de ceux qui mouroyent à la guerre, à :à Gauo
republie à * pourleferuice du public, eftoÿent aufli nourrisaux defpens du theforf fine po
AÆthenti. de laville,&inftruits en toute ciuilité & bonnes lettres ; afin que tous Iyét point Q
+. Leypour les citoyens fuffent par céftehoncfteté , plusafféétionnez à combatrevi oyent
enfas de ceux Jimmént et hardiment pour [a deffence d'vne citéquiles careffoit Goo rs d
Mt mowroyét rittblement. ‘Ordonna encor Solon, que celuy qui perdroit les yeux , SRE
en guerre.vny guerre, fuft entretenu & nourry aux defpés de la cité. Feit vne ailez bell pre deceff
Thucidide. ordonnäfice por laquelle; il deffendift que le curateur d’vn mineurnedé, den
LOU) mouraft' point auec la: meté du pupille' : comme aulfi ilcommanda qi 16
771 celuy'ne Für point tuteur,ny curateur,duquel peut aduenir la fucceffé , PTT
crfe to fob heritage par la mort des pupillés.Eftoit deffedu par fa loy;, que | orfe brts, & cfto
Serie em Fra ayant fait vn aneau n'en retint point le feau, ny cachet raportant l'en.
#t,@- mefme du poffeffeur de la bague, Et vouloit que qui creueroit vn œil à fon pri ML criant
étre les Prin chain, qu'il perdit les deuxen recompence! au refte ne retirer ce Qui faux- bou
ces. >" 1)" ;\ fien,er La Roit le'contraire, la peine de mort y eftoit eftablie. Si le pri lxtérauque
Car on feel: ce ct gouverneur dela citéeftoit trouué f'eftant enyuré,la loy le codenl
bit les lettres noït aEmiôtt. Solo fut aufli le premier qui aprinft aux Atheniensdecis,;.. fingul
auct lesane= pterleürsiours felon 1e côurs dela Lune,Permit qu'on portaft toute (a taie. Les
aux, te de fruirs hors le païs Attique pour le trafic, faut le miel etla cire . Ne, à po:
Princes yurë- voulut que aucun eftranger fut receu citoyen en la cité, fi ce n'eftoit qu... à là 10
nes codene% que attifan qui Fy retiraftauéc toute fa famille , ou celuy qui feroit ile 11. Güe
#mosrir. à jamais de fon païs. Ces loix & ordonnances feit il tailler en des tables@ ong de lag
Ærtilañs be boys; qu'il apella Axiones lés promulgant, & autorifant par ferment Clé. gloire
nioreY en. Æ- nel du peuple pour cent ans, faffeurant que les citoyens accouftumez à. quelque
thenes . * filongtemps én vne telle maniere de viure, à grand peinelaifferoyentie,,, villag
‘Ces tables e- jamais de continuer en ce deuoir.Mais Herodote accourcift bienle té SA
Joétgardees de la longueur & durée de ces loix, eftablies par Solon au païs Attiqul, pays de La
a Pritante, n'y ayant mis le terme que de dix ans feulement. Etimitantles autres
… Panfh.1He 'piflateurs,qui pour autorifer & dôner plus de maiefté à leurs loix; faifof
red.x, "parade de quelque Dieu, afin que le peuple les gardaft auecplus detct
‘Dés rafes des rence, il attribua/ainfi que defia auoit fait Dracon)'les fiennes à la Det
tflateurs Minérüe, comme fi c'euft efté d'elle que l'intention d'icelles fuft R ne
profanes. Pa dée:& contraignift, & peuple, & Senat de iurer publiquement, :& {ur
Celie Rho.ls. ‘pierré au marché, qu'ils les garderoyent inuiolables. Ceux quibaftirent
18.ch.19. citéd’Athenes ne furent point eftrangers , ou gens venus d'ailleurs & M
Ainfren fa gabons , où Vi das confus de peuple ramailé de ditietfes contrées 114 AL
Nüme # Re- natifs du mefme lieu qu'ilz habitoyent , & le lieu de leur'demeure cl mA,
me de fs ausfi le päfs de leur naiffance & origine. Ce furent les premiers en Gre Île de Eur
ANymphe :: qui énfeigherent l'vfage d'ourdir les toiles, de faire l'huile , et tirer le" halo
| een vo: duraifin,de cultiuer les terresjet femer les grainstcôme au parauaot led 29 muS
LL Murargues | Voifiné Vefquiffent de glands ét autres fruits fauuages.. Quant aux lett nn
| , É HV ! LEE ; ,
A!
"DE L'EVROPE |: ‘ge!
l'etoquéce, la police, honefteté,les loix,la courtoifie,c*eft fans, doubte : ë
\
sifoitel
la lou inci
CN cllesauoyent leur temple & fiege principal en la cité d'A |
» | pu Mscanc que iadis les femmss en faueur de Mineruc, NL “L'engene >
,® tence contre N'éptune,touchant l'impolition du nom de la cité, Furét comencement,
L< & nl n 4 Ep 4 n l
4 données trois loix pour apaiferlecourroux de Ne s fem, ! ;
ere, à 4 | x le Neptune côtre les fem. #* Athens
bell à Gauoir que dame quelconque n'entreroit iamais au Senat que les Panfinie
be ét point dites Athenées,ny Atheniénes,ains feulemét Attiques. Ceux Z4* d'Athe
abs Lois iours durät,on drefloit vne tente ou loge,où les offeméts dés morts femmes.
{lez bell ;
ur ne de AS
nents de fa parenté & ailliance : & parmy tous ceux-là y auoitordinai e
\ à , À AA | X= oitordinai- /éques gardee
anda QE enr va liét & cercueil vuidé, & paré, nieantmoins A ei pa pro fre a
cceffiôe 6 4. $
J'orfeul ns, 8c qui feftans perdus à la bataille, n’auoyent efté trouuezientre les Per ceux. 948
nt l'eft g
à fon pri
Si lens Lisp s en vn cemctiere public, qui eftoit pres le monument de # 4feis gueré
ee La ils mettoyét to’ ceux qui mouroyét aux côbats, faufceux bigd'. the.
jens de ice finguliere.ils drefferét des tôbea : è |
à HAPLE à uyx au mefme lieu où ils gaignerét ben.lin.9.
ones bitaiHe, Les corps eftans mis en terre,vn des feiz. dela cité efLE plu De ue. =
eftoit qu fe, & choifi entre les plus excellens, eftoit deputé à faire vne oraifon faile. Por Fe
eroit bin
ha 6 de la guerre, pour recognoillancedes feruices des bons citoyens: .#79#5 du
ns sleur gntes eft du tout ancantie, & n'aparoit plus en celle grande ci- feu rainéeé
roy Le Are au à brélène clle eftant reduire en.vn miferable cazal, rés.
ienle té
s Attiq
sautres
six aile
us de tot
à la Det
Du pays de Lacense des mœurs © loix anciennes des sb suuieue Chap.3. Parqui des
uft prod Lacedemé
& fur e, &.nommée celle tant 4x Lace
baftirent ques.
Lacedemene,
fa
ne A FOR at à : ii au
| | LIVRE TROISIEME sont
= © Phoronée irattribuéta foidätion de cellelcitt: &ainfi pour les accor cri aù ti
ut do. que le AIS du Roy Argidien Ja forida: mais que patte es :
tps delfiat bellie &e 'accreucs]uy dônaleñom de fa Femme, QUE pOrRE € ae
2D Euftbe ‘que auoit le fils de Phoronée: ‘léquel viuoit lon db moe
aux Crenig. nÿ'Athenies ny Lacedemone,euffent Roys ny police fa: co Je
M, cité futta Royale & Metrapolitaine, fiége du Roy pores celn
Licwrgwe fre” qu'on! ditiudir efté general en l'armée des Grecs fäfant pre À
* reduRoyde Troy. Elrgue grand & illuftre philofophe, frere du R oy de Sparte
Sparte Réboly dede ‘comtrhe fon frere eftant mort il euft la éliar edes en
De Lichr£e mineurs fesneüeux, & gouuernaft le paï $ attendant leur mal orité,r gre:
© de fi: Di males mœursde la cité ÿ eftabliffant de fäintesloix, & legitimes co , VA
© 'modeffie! mes /adextrant les Spartains à toute honefteté, & vertueux exercices Qi
woy l'uf.1.3 me ainfifoit, qué au parauant les Lacedemoniés fuffentles feuls'entre duré &
Plutarqueen Grecs fort mal complexionez & inciuils, tant entre Eux rnefmé, qu al Desk
put Zy- droît dé leurs hoftes & Voifins, ne frequentans aucun , & n'aÿans affii Hihdès/De
rene, P4W= ny comimunication auec perfonne . Pour ofter donc cefte barbatic & 22 éne pbih
{ame liu,3." ciuilité, Licurgue hardiment & fans craindre la'fureur populaire ab, epris(
. Deux ROSE touteslesloix, ordonnances, couftumes , &canciennes façons de vie k obaflite
. Læedemenes Spartains,eny ihtroduifant d'autres plus ciuiles;modeftes, & louable
. Confeil'en La prémiere defquelles fut, que les plus anciens feroyent toufiours ap D oire
etdemene ‘au confeil des Ras car'il en auoït deux ordinairement en Lacedemong, oupd
pour tenir CG & celte troupe afiftant au confeil, feruoit d'arbitre & moÿenneurent, nquèt alé
dei Roys,@ la puiffänce Royale, & la violer de la multitude, afin quéle peuple quéterf
lepeupleen femancipaft en fereuoltant, & que les Roysn abufaffent tyranniquenk gré fo
bride. de leur autôrité. Vingt & quatre vicillars(car tel en dit auoir efté le DO ot Phic
Æphnres inf bre Ariftote)afiftoyentaux deux D 6 Aves que la Demo à quete
FneT,4 Spar- tie, où puiffance populaire ne prift plus de pied &t fondement que den Quià
te cingen n6- fon ; & que les Roÿs n'attentäffent de changer la royauté en tyrantie ou
bre, cels Rhér + Et falloir que le péuple fuit aduerty de tout ce que cefte troupe cho Jeur mail
dig.li.18.6*. ordonnoit,& deliberoït au confeil .: Longtem apres furent ordont br pour Fou:
26. les Ephores,afin de feruir de frein & bride à cefte dignité de peu d'hot bbrii vhèi
Les Rays reg mes,qui commençoyent à fe after, & deuenir infolens &'infuportabl pus eiti
néret & Spär-' & fapelle ce gouuernemenit de peù d'hommes eh Gréc Oligarchie:ne Nüc'eftole:
fe 350.am: môinsl'election des Ephores'n'aduinit , que quelques cent ans apr
,
4
Etles Bjh- morrdeLycurgéé repr A Les Scipna
res) she. di péter li dréayans eux! mefraes crée lé *Éphoïes, fcirent
vf en la ÿ.0- cor vne autre/ordonnance für le partage & diuilion des terres & poil
bmpi.. *" fionisÿmettansentefte à là multitude quetout le terroir’, “uri(diés
Partage ef°' Spaïtaine fut mife en comifnun ;’afin gûc diftribution: en
SL des terres à eWatühid'autant que fa taifon vouloit que-les citoyens füffent p
Spaïaints. thverth/&iexcellence,& fe deuarçañfehtengehernfité-les-vasles ait ès. ares
77: &n6ne#bobans, deheesjæ À ae c &fuffeht +&ù
res vitidrétit'en 39000! forts}; ét ere #6
aftitébonténanstæâte
cigneurie, £:les finages dé lacit ‘en 96367 parties. Les villesmunicipilS
‘& champdftrés triployét:ce nombre, & portoir1e partare dechacunid
Les hôrmes toy onr-pour teflh Oikanee dit bts de bièds 8 tes font
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Yant a, is ce dede lk multitude, d'au-# pri Le
nf uit en voybit dèfie plufisun malulifbdfea die fouffri; $en defifta, rcdemne.
auantq rfhuicoz" de d'auarice, interdireil tour vhge Ærti/ans
ie. ]ca didé fér;qui eftoir de peudurvaleur, ‘44/22: dt
on, cel
Loyageé
Sparte
des enf
files delirs, &uede r @d'ec< crdem. |
tOuBer defpuis er sagechofo,à caufe fé mas,
Le fmoliètfé, lors qu'il eltoirrout ardent, il le faifoit eftaindreaucc 'du,ge2enf en pe
itér inaigre. | Challe encor dé citérous arrifanscommeinatiles ; 1 où Jeu Dlure à
SE rfeures f'én allerent de leur bun gré.voyans que l'or y tftoitinterdit, 80 Ce fut es.
FAC je feul For éftôit enivfage pour: lamomoye, -Ecpour'ofertoute fus: #4 4/4
lsentrel
é qu'à À
ins aff
vures &riches füffent aflis à'mefme table; & A ffeac feruis de pareilles tés; FOR
indes/Deffendir que ceux quiduroyét binqueté enter maifonnd for Pa/anie ex,
parie CE ent pbihren ruë:& celuy qui fe fafchoit deviure ainfi efchärcément e- Lettris à
céder oicrepris'@ tancédles autres, comme pèu fébre, & non apte à viurefelô €7 Crie k
s de viet » Cé |
scouftumes du pañs, & ainfifutroute a füperfluité ancienne.oftécigc a+: dig .Liu.a.ch,
ouables blie de Lacédemont.Les richés & plus punffans dela cité caufe dé ceu 28-c7.l.14.
US PR falprirét contre fuy,de forreque fe rues fur lay;luy:creuerent diceil 18: fes
edemo, coup débafton ,'qhbeaufà que dépuis nol Lacedemoniemnenroit ab r#<Ldes cer
aneur M nquet auec lé bafton à Hd main, ‘Et apelleveïit ces feftins & façons de démence,
€ peuple queter filiès, c'eft à dire amitiés, comme vray figne, et argument d'v 54 ce mot Cos
PMU. erande focicté ct courtoifie, liant enfémble le cœurides citoyens; sou re veneif.4 lé
Rétro foi-phiditiès ;à chufe de l'éfpargndet prandelo bnuté; do defpence, 7#42hité de ;
Demotss, laquellé'ils facouftümôyent Viuansien telle forte. il 10122012: 211 li 44 omis
que der Ceux quiaoyèht fatritié,nivenoyentde la Chaflèyn'eftoyetausfrcg AM CHeFés
tyran ini fe trouuér au banquet publie dies avoyent permidion de .mañger fat #repiard
upe cho leur maifon,où tout lenefie dupeuple fhitloir quemangeaften:pubhici «6.1 «ve
tordons, pour fournir à la defpenee de ce fouper ordinaire;ilfailloitquechacü .-2#/-0m
jurnifl Vhettiné de fériné| huit vores de vinytinq huresde fourmage;:er fois. .donné,,
M fguts ein liures ét demie; asifloÿent deienfans;commeléur feruñe anvféres dk
ac efcoté de fobrieté;atcrémpancett d'éprentifage-deroure hÜncite- Laccdemione,
bétcouitoifié sentant que of y purlüitdeaffairesetfyioliiconimos Ceffe ball
emeht,et fans vfer de parolle fleche qui piquaftaucun de là compa, Sort par les
ie. En Sparte on fe marioit plus polir l'égard de lalipnée , afin d'auoir 446% dife
Néitoyens qui füiniffentlés armes que de foingqu'ilBeuffenc delaichat! DC , C°
née ÿauoÿent Les fais; tanbdttibence eed'honneur, que lésmarysée en rod.
hipcliéyétititémes emails Les fé yeftoyeradercréeseuacousi Deces exer
nées à'Htouife.eforimigeis deqé balte de freriau vrair;et jeuides Av: ice des filles
Les Lardsoù corfegées afro qu'oablians lés délicateffes2damerptes, »Latedem. vor
Mi | fuffent rédues plus r6buftés à ufr lo trabdib de l'enfinitement:secx?/avn 5. de
Hfcieuon térgo j'enit tôutés'niés corse los gargüns,charitans; dimçans eh cértais dla republ.
AUNIC EEE fofennitéz) en là prefenéellièt à havelp des ieunkshomas:dsleiran-
on quo dus cha Rd fbdudfiRèntÀ pry audit rie dAntsicéjou pâs
| [x
Faite cf
D pren ;
ap
egencen eftitie, Afimencoriquetefer Le: Spar-"). 1
D épi lm1à
1f LIV RRUTROGIESME
Fu Fe pue À pire és
su ii Jénie quelconque. De ténait celte naïue gnillardifees à tout prépri,
11 1 1dedes dames Lacedemoniennes, plufoft meures etapfesautrauail. que
; toutes lesautres dela QrereL'homme quianoit veleu.en Célibac, cftou
lui commeindigne de la compagnie desautxes chaflé des jeux publiques, 4
| cabarets fe pourmenoicrou ne autonr de laplace tout nudile dejhiuer, dy
fée m'ifri den'eltre honoréaueclesautres vieillards, parla) ue FLes filles mew
reset preftes À marier, eftoyentrauiespar. ceux qui.ies deuoyét: ef; pouftn
cedeminient. etleiour desnopces, l'efpoufée conduitte.en laçhambre. de fon.efpour,
nn te: onluyrafoitles Cheueux, puis venantl'efpoux;luy, defceignoit ficeintun |
Sparrains* et luy.eftoit permis d'y:coucher lanuittant, feulement,car de-igur sl n'euf
ne viÿatab® “ofé l'acofter;d'autant qu'il eftoit defendu à tout Lacedemonien;, tant la
leurs femmes fault de careffer, voire ñe de.voir leurs femmes deiour.tant que ils fuffen
* Me af peres de quelquéenfant:.et la charge et {oing desenfans, efloit com ÿ
eur auxhommes dignes, ét fufansà lesinftruire en toute vertu t:honele
Er NUE té; Les vieillards qui f-vayoient inhabile. à faire des enfins, auoyem
… se prèf dès" licence.de donner leur femme à quelque ieune homme » qui-fut. bon d
Hbc vertueux. pour enauoir lignée : et quoy quelle, fut groffe du fait d'a
cdemote,*" truy,li eft-ce que les enfans eftoyentau marÿ : fans queaucun euft ofére
#14 = ?s procher d'infamie; celuy quiayant vnefemme chafte, pudique ; et fer)
Chant des le,induifoit neantmoins un autre à la luy.engroflir , etlabourer le terro
L'atedé bi: de foncfpoufe, comme grasetfertil, er propre à produire quelque by
sers leursen- fruit. Etfe mocquoÿyent d'aucunes nations ,Iefquelles nourriflayent, ai
(ee :#°° fuppofoyent ores par pris ; tantoft par prieresles chienes et. iumens, ai
arce doit : bonsanimaux deleurefpece, et ce pendant. tenoyent leurs. femimes 0
ve colline" foure garde: quant eux fuffenr.ilz ou fortz ou foibles ,.G ne vouloyeg
pres defparre, ilz eftre fansauoir lignée. La nourriture des enfans;n'eftoit point par |
oN Don'imms. parens diftribuée , etnceftoità eux deles qfleuer : car,dés que. va. enfa
bit a fileil, maifloit, on le Rap vadieu publicAte deftiné, que ilz apelloye
voy Paufanie Xefchem :, où eftant defia grandelet, filz le trouuoyent l'ayans contempl
3" Effrange àleur fantafie,tafchoyét de le faire enroller en vn des neufmilleforts d
#oürriture * peuple,à qui le terroir et-finage de la cité eftoit difribué : mais fi, l'enf
dis enfans La cftoitlaid,difforme,& contrefait,ils l'enuoyoientenvn lieu raboteux,
cd" " * pleindeprecipicespres va monticulenommé Taigé, & là faifoit on pr
ANIME @pitenceftepauurecreature cômeinurile & fans nul prouñt pourlare
77,7%" plique, Les femmes ne lauoyent point leur enfansauec.de l'eau, ain
”* *" vin en faifoit l'office,à caufe Q celle liqueur refouls.les mébres, & les dé
“"Tlite:& mefmemen@fi le corps eft fuiet au haultmalielles ne fomentoye
* *\ny enuelopoyentaucunement ceftetédre enfance; ny latenoitenaua
::"" bercrauoulauges,& les acouftumoyencauxfenebres & folitudes, Qui
} 10ffo çaafe plulieursnationsefträges pourfuyuoiét d'auoir des. nour
* ‘ces Spartaihes pour nourrir & efleuer Fous enfans.Les-petits.en Laced
: vfemblés,& y aprenoyent les lettres nô pour yeftre fçauäs, ains feuleme
rieur hecefliré, car le refte de leur aprési ge.cô ftoit en fouffräce
afaçouftumer à lapeinc & tropailfans ccffe. On goupait leurs. cheua
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les les plus anciens difayent enchantaht:Nous fufmeés iadis fort robue ; + ue Ex
&icunes;et ie difoÿenraäucc vnefortdouce:et melodieule voix:lef- 17 es ; FA
uelscftoyentfuyüisde ceux qui eftéyient én sage partait, etenleur plus ER
id férée;defuelz ha parolle eftoittelleset nous fommesisunes etpuif=, 05 vx
nes, cc que’il vous ef loifible de tenter ;'etexperimenter, à quoy aious, : D
Mhycntles cnfans endifant.-Nous ferons aufli bons et gaillards qué vous- 5e. Ur ! sd
Mncilleursencore quetous les deux. Plutarque ditque encore de fon, fl ÿ pa
ps les Lacedemoniens vfoyent de certaines chanfons , et accordz que”: AE
fonnoyént für des fleuftes;lors qu'ilzmarchoyenten bataille: * "5 vtr
hucidideeft auteur de cefte façon de faire Laconiqué, quant äu‘ieu ,, ui re nt
Meuités vfé en puerre, niant toutesfois, que älz fuffent conduitz de} }, je"
clique fuperftition ; où en F'hotineur de quelque diuinitény pour itrt .,L Hs à
abri eme hat à plus de vaillänce et 'brauade au éoms} , y
fab quéien vfoyenties Romains aucc leurs'cornets et trompettes} RATS
kpluftôft ; ahnrque avr e cefte doucetr et harmonie, ilz allaffent d'vn NUS
cipal er faris trop dé vehemence,ou defordre fe prefenter: à l'ennemy.
M teuuent etéoredes vers d'vrpoëte Laconique, qui font foy que nô-
lement les Spar@ins vfoyéntentrans en bataille ‘des feuftes ; ains'en deminé.
ic harpe ; Laquelle con fume aûvit efté empruntée des Habitans de!” à
UML | de Crété. HKOS Pas GE MILAN i 185 3 Te : £a 1504
AU odoie efcrit que Halyatte roy des Lydiés marchét en guërré menoie
X ij
HabatteRey
Lydien mol *
x L2
| - demine. .
. 4er LIVE PROS EME
pd désfañtiuis Aiotiédsdetlpee Be de:hbrpé todéqui oft'indigte didity
nr. esdohi k
à nrcombatréleshaitans deiNhiter: Los Ripomaiisoutre les cars, :& fo
| Homere en eue encontefoldarauëcvn gréd'ery 8 huste dors qu
. Liligde, /
He Ville re chante dés Achines& Grecs, Hrfquels il fait marcher fans:diremot ;y
gb ls CAN réfpinansnb:fçay qu'éller force $o gaillardifefousie roposxte-telfilengs
4 mar} Lies Gairlais dôme cfcriuent Five Liu, Poljbe y aHoy érenidanganii
enten batail fintolant, &frapans delchesboucliors farlesct aleursmorionsy
! RNE bourguitottes. Aücuns Barbaries commençoyent l'efboup Sû conflir su
. Zätéd}"pet+ vrtements efpôuucntablés:par lefqielles façons de faire;on vois que jy
toenf longue ynedes autres nations riefuiuoit ia maniere de faire des: L'acetemonien]
perruque. en fonnantl'affault aux alarmes. Dés-queiz forroyée d'enfance ile nous
OL Hiffoyent leur porruque &c éheuctüre fayuant l'ordonnance de leur: leg
Ebeure im—" flaceur qui auoiropinionqueles hommes paroiffentplus besuxiayätai
molée auX * Jongslesicheuéux;tefquelz cpuuroyenties fautes-du vifage,êr fil'y"auc
Mufis. Pay quelque defaulrqueles‘cheucuxdonnoyent plus de fureur & apparet 4
Panfante 3. deforce& gaillardife. Le Rioy auant que entrer au combat: imoloit
7" cheure aux Mufes.Ce peupleauoir certaine loy ordônée pour fon vi
Jaced. bons. &en paix &!au temps de la gucrre,:ayans’opinion quil fe failloit exerce
Series 4- au faitmilitaire, comme ayant eftéproduits de ‘lanature;:pou pour le
turellément aife particulier,ains pour:ladéffence de leur pays: 2.561 1
vo). Hérodot. Hz ncifadonnoyent à art quelconque qui leuraportaft gaing;côme ceu
Démacate qui n'embraffoyent autre cas que les detirside la guerre:le refte du tem
‘ils l'employoient à banqueter enfemble, & viuans en cômun, il aduint
Fr.
Plitarque, que d'euxefcrit Plutarque;queles Lacedemoniés ne vouloyét plus vit
Des mœurs” en leur priué;&ciquänd bienils én euffent eu:defir, fi leureftoit-lprefq
des Laced. impofiblede l'effectuer;veulagrädaccouftumäce qu'ils arryeét'de fuy
Voy Rhodig. ure les: façonsanciennes deteur: pays:& predeceffeurs. :Quantà douni
b18.cha. 1. fuffrages & balloter à l'ele&ti des Magibtratsls enfaifoyét tout au ce
Si ‘ traire desautres'natiôs:veu que vnepetitetroupe d’étre eux choifispa
‘açon de ba- tel effair,entroyétenvnlieuifecret pres l'affembléc:où les voixeftoyéti
bter # Lace- nées, d' oùvauantils nevoyoient'perfünne; 8vaueun auf ne tes pouuoit
voir:là ils prenoyétyarde awnombredes voix pouñ le fort de l'electié,
7... oyansletbruir plus grand.én la preuue & confentement::du ‘péuple; pol
Les Athee quelcunidescompctiteurs &pourfuyuäsladignitéils l'efcritoyëtenw
nyës ne fouf- tablette;laquelle puis apres eftät pro pofée en public dônoit tefmoig
Frot au ron- quireftayent ceux d'entre les pourfuiuans qui auoït le plusde voix, &e
traire aucun portoit{emagiftrat & office.Licurgue futle premier quisoftant toutef
enterrer en perftition;pérmift qu’on enterraft les corps des citoyens dans l’enclori
lnrville Thu. la cités voire d’auoir tombeaux à l’étour du cireuitdes templesttoutesf
nd. n'eftoitil permis d'efcrire le nom d'hommeny femme fur le tombeau.
Les voyages non de ceux feulement qui eftoyent morts combatant vaillammenti
défendus aux guerre:8c ne duroit leur dueil que l'efpace de ss1iours. AE)
. Zacedem. &> Defendu en outreaux Lacedemoniés de voyager,afin de n’aporter qui
dourguy. que:comuption de mœurs enleur cité par:la hantife, 82 frequentari
reciré) decffoit des bahpitis delidieux,&rwüipderdotiocs éffeminées ia,
il éffrontoyent Fenniemy:celqui éftbienau‘contraire-de de 'quei Home,
où itne vo
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dot riÿ.d
Srichefles,
de l'obligu
ent les plu
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dl ir etsvoire. qu qhivé rd'ailleur A Sparresendfloyene?lurarg. en
affee ; baie gens qui paul Epreufier à leur nb à I Licue |
uote eftrongersnefacpulbinnaffent aviupé fu dent Les fat ons ee difte Sage aduis
ë
fon: Mais Plutarqueenréd la: der fie difant quellelept teur Laredem,
féuä fin quepar les:raparts de natuéllesiet arraifonnemensinnbtuelz Æinfen v.
a étéfen avec Éelranger anne œufait-diuers. buneurs-etvolontoz cent plufeurs
janafiedeshabians/quidtvaspdtetrefidangerenfe ppur efipefchier des peuples"
narrencmens dureposrenvne villes Lycurguenevoulut quetfesieu- défrüvers de
à omimesepfienc plus dns robeerveilement quelquefifon que cendre remps.
ÿ dél'aninée,etdeffendit que l'unfut mieuxen ordre,ou veftu plus mi. Des meurs
homemont que Les autres,et qu'atioun fetraitaltou banquetaft plus ma--des Zacedems.
rfiquénient que lercftedes-airoyenst «1: ::."2 D LUUEX Ken
: a rron on sreideabl er plis titre Hard D Lin legiflas.
Défrdieep outre gas bectafii Éfeilpatefchan ee non wi achetawtiphon liur. 6.
baitcomptantenvrdennaque lesäeunes: hommcs fetinffent mon à Jaides faiftz des
re de Gountyct ele wille,ains aux/chämps,/pour :pafler celte gaye et Gréz,
fente ieunéffe en peineset trauailplufo fé qu'é repos,aifé,et delicatéf. Files m4
oditne voullt qu'ilseuffent autée liétque la terre dure , ny fauce quérséés fans rie
jétit, ny (qu'ils feuinffentenda cité, qu'eftinsien sage d'homme: pour porter >
teferuicé at publié/Okdbnnad'auanrageique les files fuffent: mariées pourquer..
dot nÿ-dotiaire quelconque; dfiriqu'aucunne choifilt fenime pour! PAU ve
Fricheffeset-quol homme füraibux:dbey defoniefpoufs,n'eflant brie serée en La’
de l'obligation‘ d'vndbüaire. Ne vouluvque;les plus riches'et puiffans cedemenc.
ent les plus honorezsains:donna.ceft avantage aux vieillards qui fur- 44 efhait
Moyent les autres en aage, et n'y a eu iamaislieu en larerre oùles vieil-telleentse les \
Le he reuoreziqu'é Licedement:C'eftoit auxroys à fe mefGcrgiens an
desaffäires dedaiguetre taux Migiftrats des iugemensetfuccé{lionsimont Cau-
nclles désoffitièrs de lacité|aufenacde d AR DREE que les lois cs/e Rhodig.
lentbiengardéeset obfcruécbres permit: Licurguco ai: péuplo d'eflire s,18. ch.27. .
nouueaux Sénateurs et faire tels magiftrats que bon Iuy fembleroit, et Zycurgne |
itint-qu'au ebmmancement ces loix febloyent dures ctintolera- fais 4pol- |
aux-citoyens-pour leurnouueauté Lieurguepourles autorifer fai-Jenan-
if qu'Apoflon Delphiqueen eftair l'auteur et que de Delpheil les reur, de fes
sitppoitées ep conrinét parlediuiri:cômandement,àfin qu'auec Jo/x, vey Pl. .
érei ioniHesaecouftumalt à fouffrir ce qu'ilsné pouuoyétaccepter rargue co
fauec Rfthérie'& difficulté.Età fin que fes ordonnances prinffenteter. Pafanie.
& durable:cours &:eftablifementilobligoa fes citoyens par frment
ejamais rier-dhanger,ny innouër des Loix par luy faites, tant qu'il fut ce
our;d'hitätitau’l f'ensllois vers l'oracle Délphique pour côfulter! Zycurgue
iloniqi'eft-te qu'il audroiradioufter où diminuerien fes ordonnan. meurt 8 exil.
| Befous fa fateur dé ce fermenrfolennel il: feñ alaren: Cdralie où il Æonneurs des
hnexilevolontaire le réfte de fünaago:voire: commanda-il'moôurêt rs); Laced.rd
longeraft fésoffemens en merjà-fin.que fi par:cas les Eacedemoniens-encore ff
muroyenit fon'corps,ilsnéfe snif eftre ablous du: ferment fait erds que less
obferuarion deifèsictties. Ne ta hors detpropos de dire vnpeuiquél Lores de pe:
Mot 16 Laced'ififpyentadenteros &-dé:quolles préerminences elfe.
X. ii)
5 à LI V RAY O HSL EAN E di 4
de quilélenorneyen@fHenir dénnarenties deux plus grandaudegr ni Hfroyablémen
UT fau a digne Lane &clupiter Ctlefke: fi | remit
te do aie Jude à quslqurpais &netièr que ban Jeuremblen EL
fans qu'il Fur peratidd auçun/Spértain d'f contredire fur peine de, per Li bi
Ja Viéioint que les roys férbyenrlesprapaiors aux ages ÊE EEE
&c Les derniers à fe setirerayant éhalcun cent hommss:choifis &. vaili
| ipourléurgacde.… Lars qu'ils fértoÿent pour aller. en.gueureilleur à
oi ermis de prendre toutautanr de beftesqu'ik Leur plaifois potr Ge
elaen latin gant à-la guerres Durant lapaixonleuv fai itl'honneut-que lers qu
eutféeratit, quelque fe folennelle la aité diftribuait dela, chaîr.6rue au peuple À
defentrailles celebroït quelque grandbañquersles Roys eitoyent les premiesg all à
ment... .;. jauoyent le premier feruice,ayans daubl pee
era parJauE Rârtiles cu
fi
on gp or, Lofquellesles peaux 8ecuir eRayétaux preftres faifins ko /Bsivoil
out leur plat, éc ayan
irs des Hoftes, & lesichofes 6 etes .defquellss on x
AA bitque ulberfaulement êe tous des premiess iours de chafed moy
Brebis facri- on leur-d onnoit à chafcun vne brebis aux defpensidu P ble: at; 6 k
es a Aprl- re (acrifice au dieu Apol!on, & fix minots.de farine,& vn-baril de vinlà
lo 4 Lad. cedemonien.Ent xisieux, fpeétacles, & courfés ou iey d'eftrimes pub À
als y prefidoyét coccertains-lieux fe pouuäsanpuyer de quel eroyeny
Le qu'ils voudrôyent,& à chafcü- d'eux cfloitlaifible«teflire &chailir pou
Pythiesquels, foy.deux Pythies.qui eftoyét desdeuinsqu'onénuoyoiréôlulter Apol
C7 furét no Jon & lefquelsefloyent nourris du-publicà latable royale.Les Roy:
mez, d'Apel- fetrouuant point au'banquetoa!ileur entoyoit des-démychinots def \ |
ln, vey Xeno ne, & quelque mefure de vin, mais prefenstoute chofe leur efoi & bail
phon li, de Le au double. C'eftoitaux Roysäyuider les differens.& déner Megftiet
diféiple, L4= pheline à celuy ou 9 l'avoir fiécée, par lavolété du:pere feulé oui lan
cd. y côfentant:à eux aufli d'erdonnerdés voyes publiques-&.suoir, «(ga
fur.ceux qui fans leur confentément vouloyeu: adoprerauelgun:so:
Famille:leur eftant loifible-d'entrerquand-bop leur femblou-suenaih
uel eftoit de 28.Senateurs ainfiiqu'auons dit cy defflussoù 165 Keys n4
Sang royal (lis point, il falloit que deux Senateurs plus proches du fangroyal y. me voulantfi p
comme respe: fent leur place,ayans deux balotes plus quedesautres,,&c: puis SRCOE trait des ancie:
és La, Voix ordinaire: ainf les Laced, relpettoyésIeurscops eB6sen vie: 613 Tür
… ‘lors qu'ils decedoyétiil y auoir deux.hémesà cheval gen alloyët. port Que, comme eft
Je nouuelle partout le:péfs fuiet à la feigneurie.de Sparte; 8ec:pédant À uelopant ‘& Ca
Honnehrs CO” femmes alloyt-parda cité frappans fur des pots &chauslerauss & dure Le aus.
funerailles que celfe failoit,il eftoit neceffaiae qu'en chafcunemailon iLyeuft dell Chreftienne,:
des Ro de Yibres de condition,homme & femme qui fe veillent ds; duels à PE mpre aucune
Laced. -degroffe amende et punition à ceux quiferoyent duconsraute.-etelo que nous fc
… paréille lacouftume des-obfequés royaux des Pringes Lapedemonie à fe ich!
que d'aucuns royset Barbares drAliesles façons defquelseftoysene de ne
Je forte, Veu.que le Roy Laced,mortil falloir que de tous Jespaïs (ab, à tradui
Dueil public ceux qui efkpyét amys eralliez des Sparçains.fe:.trouuaffent aux ble ç o
aux funerail. et Fanerailles,defquels et des Laçédemoniens mefmes,,atdes elclaues & Nebr
Les des ras pres que plufieurs milliers efoiérafemhlez auscles mmtsindife ocre:
, La. … menten vnmefine licu,fe merroientä-plourer, frapperdeur tbe etui fiche für ia me
E'HEÏLMROPES à
M riyiblément fins toufiburs dué 6e Roÿ dernier decedé aupie fanpéf
A esaitres ai aillance Se gene GE: Ma ecluy desk af f
NA Hiullieeftüitainf honoté": où le Girditau vif, & pofoyent on cligie
ri li bièn dreifé pour le A M meris ce-
jentpar lefate de dixtoërs » is que pas \Vn magiltrac fall en, court
our faire éu'réndretuftics, ains-cftc it-on eñtriftelfelcorinuelle : Ét en
bcvilz accérdoient aëc:18S PErfes, que celuy qui fuccedoit au deffun&
te les debtes auxtciroyens de Sparte qui cftoientredeuables ,ou au .-.
op für prédecelleur;ou à la cité & republique: d'aurant.que les Perfes de
jufoient am à Fleadroit des Prouinces à eux fubiertes leur quittant Les 28%
jeges des tibützsefquelles eftoiencredeuables du Roy decedé, Lés 74, ne
faits des Éacédiencor fraccordoïientauec les façons de faire des Egy- n Mr
Has entrant queilèurs cüifiniers;rrôpertes & ioüeurs de fleute venoient
rliéceffions fans qu'autre fe meflat de l'eftac, que ceux quicftoyent nez Fu tds d
s
( Etvoila quant à] ‘cftat de'Lacedemone , laquelle ayant flory long :
nps &c contre'lés Perfes:& Mätedoniens , futafluiettie par. les Ro-
hins, & du'teinps de noz peres à efté du tout aneantie par la cruelle Bar-
tie des difciples de Mahometh,& Tyrans dela famille Turquefque .
OS First at ETS 1 ? \ SELS Ç ÿ
= Del'iflede Crete co: des mœurs tant recimmandez, des
) 0" ET Mabitans enicelles Chap.4s "7
KFE'ne fçay qui a mu 1e ramiffeur de cefte œuure de
ñ
STE 0
ALI Ca ALL.
MS S f
77 ‘pe aller icy confondrela fuite des regions par luy
MRC 87 défcriptes felon les partiesdelaterre , veu qu’il mefle
A icy l'Ifle des Candiens auec la Grece d'Europe : en-
© bL! ve tant que’lepüïs Infülaire de Crete eft dutout efloi-
K Œ À Se wgrné de l'Europe à quiconque nous adreffons pour
PRET VO cn fçauoir les dimenfions. Etm'eftonne que ce bon
ime voulant fi peu dire de Candice, qu'il fai&, & efplucher quelque fim
“trait des anciens pour enrichir fon dire, n'ait fuiuy le cours d’Afie ou
Sa icriuant la Turquie propre füuiet de ce païs Afiätique : où paignantl’A-
que;comms eftanr Crete appoñite à la region Cyrenaïque d'Egypte y Cards cf du
élopant& Candie & Rhodes, & Cypre conquefté des Chreftiens, fowt en. 4j.
les deux reteni*e par iceux, mais en payant tributà l'ennemy dela
\ tra pour ne nous deftourner de facontinuation .: . . |! f
rompre aucunement fon ordre, il nous füuffiraque I€ lééteur foitad- "+
que nous fommes contens de peruertiricy , ce qui deuroit eftre
ndreffé ploftoft qu'oublier rien qui foit de confequence : & par ainfi
h feulement vous donneray-ie Candie auec lesmœurs des anciens
nds; traduifant ; &fuyuant noftre auteur ; ains encor felonce
elle fe comporteà prefent , LH &kRhodes , & Cypre Alia-
Mu , & Negropont qui ft des appartenances d'Europe , comme
nc defquelles onparle,,-entanrqu'elles nedoiuent riénà Ifle que
fiche für la mer , foitenantiquité, coùrtoilie, brauadéhy vaillance
w° h
h ‘4
+14
À Crts dis 4 ff" FA Ré perrm dB Anmsté |
refint Can-teicévx quitésonétesiembabitéess 81po rene B nm Cr ve
dre pie 3.E Cotpngenut ets du ble rater} Métes epellésug
nid sCadiendhresiletn impr Madrecrence femoiilsiéoteñoméc il
* :Defériptio de’ ponnelreäll tédide cebtWtlleniaqueHe(felen qiifeiit Strabson): "
°° cadre Strab.le Biordou feptenttion,la mer Egée; où Archipelagute ss 14 imien de, 4
F hro.soine. tedu coftédemidyielle à lepaïts-de LibyesversA occidéti ÉoGyr her
27 Ben, Bord, Be à Orient lames ICarpathik, fur da quelle ofiaife l'afle- de Bobo dits,
hurer. jenlongurimañaoon: pass peuuenth faire, quelques-citqueste; dei
…Eftendue de liens &e cinquante mille dejargereutnanis à lé propoitios tlecquatre
… “Piflédecan- le pouriiepé.8t dr'cirouisellé côtiéts#8p9. quelle diligenit leéteur ù
die." furera.felon laproportidüide Ir dite & propéféc'en comprant Les mil |
"Gmfe citéde noftre-maniare de compter: Lescitériadis-priñcipales Rs ram ri
Minos Oufl. Cydanée; Ghofe laquelle efteit le fepe royal où fe tinois be:roy Mio
S. Meamr. &:lemôv de quifutiepl® beâu éciendmé dé L'Ifle &eftiesé.des pi ba
Decemôt que l'on fçache.apollodore dit et tiét que le tour de ceftcifloeft dede
voy T'ac.l.20 mille trois césftadter d'auantagei mais aiteinidôréies pfte mille du dos
er sol.c.27. brei L'ile de Candimnenourritiaicun hhiwal-quifoitivenimeux, où:
“Le fade eff de fible,(erpent,n y autre:femblable verœmine,cahuds,ny'chaterteter/fi qu}
vmspas cuneny eftparté d'ailleur, foudain vientà Gillirset ÿmouritites cher
LA pes nuif- yfontenabondance, mais les cerfs y manquent, et le vin y croift à io
blesnenaïfet hair. [. Et fibonqu'ilaÿ.aprefquenationenafi,, Afiquester Europe
‘en Crete. la Maluoifie Candiotte ne foit nenômée, veu que iufques en Calichut
Maluofie Ca- le elt portée:quant à noz parties d'Europe , on fçait que langleterren]
diotte cognene:gnore non phas que-vaultrcelle liqueur vineufe d'afic quel douceur d
» partont.Du vins de Gafcoigne, iaçoit que ceux cyleur (oÿent plus foudenécomu
* ‘Diflamne ‘quez. ]La Crete aufli produit l'herbe.diétamne valant çouer# le
vo Dufto.l.l'Alunofe;laquelleeftant-gouftéc;ermalchéeémpefche qu'énn
3: ch35, fydelafaim. Entrelavermineïl'y craft désrislanges) qursfevngs
Deces gémes d'araigne fort dâgereux:et vne:piérreapelléé Idée Daëlite CRETE \
. 4945 couleur iadis nommée:Curetcà caufe desianciéns Häbitateurs d'itelle qui auoye
de fer vey Pl tel n6,puis oftéévne lettre elle fut ditteCrete: d'autres difent quecei
nel.87.c.12. luy viét d’vn roy dudi&tpaïs nommé Cretefilz de fupiter;roy'des C1
Tout le dif: tes d’autres d'une Nymphe,etfille d'Helperidea sin ft elec
jé e : Dés le comméncementle; peuple qui y:habitoit efoitrude;groifi
sfle eff des Di et Barbare, mais Rhadamanthe royfurcéluy qui premiereient les pol
… ed. Sic.l.6c. çaret feit deuénir plus courtoys enileurs façons deiviciapres lequel rept
1 Mines; qui leur donnaft loix, les rendit encor’ plusiuftesetequicabia
Des chägemes-Platon cft tefrhdin que les Éacedemoniens etautres nations: efpuifer
de l''flede ‘eurs loix des infbitutions. et manieres deviure-des:Candioz:f Et Strat
‘Crete vay Heimet cnauänt quelebtuitefloit tel entre les:Creres:que le légiflèteur
rod, 7. curgue aprift en Crotc les loix- de Rhadamätheet Minos, ev:des bditz
Platô $, de leEgyptiens’etque:detout:celaenfembleilen:baftift les iéix pourdapo
repub, ce desfiens. :Le prouuant parla couftuine qu'ils adoyentderaüir cell
Strabon 10. ‘qu'il vouloyentefpoufer,ce que:nou$adons dit:auoit'iadis'efté obfes
arles Läcedemoniens, j A yantlongtempsvefcucepeupleen-celtep
ice ét: gentille: faftituc ion de (os-roysieftimuzinftes entre Lés ancitns;
are tyr
uille:His:uf
ayans meu
adextrez
nBetbcilorsq
: Mitoitbon:rr
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Le poiiie : ctan:
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jee tbe;lorsquequelqu'vnfaignôité di Arr ra FL
1 ME LES ROPE x y : :
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vray <<, qui p'efhairpoint fuiee--Modofse an-
à expo dividlonon 8 tonbisife tauidaord d'on syrag!: Futauffi, ne des
lement emourauxsie pain 8e aoncardesquieft l'ennemis de feditié- Cards
L'loiesoutrifoe del'enrice ds delide riche Srainf viusnsymon 7 aol |
jeftement ils aprendyent à fe contenter de peu de-chafc:Lesieufans Can- chost commis.
otsfaifoient.cotre! eux des éflemblées qu'ils nommoicnt troupeaux, #46 4e Lace.
tescre lefqueli:ob choïfiffnit ceux qui efteientaptes à marier, qu'ils con. {#26
ingnoicheià efpou fer femme sleshonmies-perfaiss&e-venuz.en.a0ge, <'/lemenx. Ê
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Là en:
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prorcémimengéreÀ de fitefrignsintent'ilachengerentenudi 1cs Age
Honneftes de vi’, & apres fenfuyuift la corruption entire à pi EE coudes.
| desCilitieaÿ Her woi6 09 daaeere Fetme-qui efcumoyens-Je mere PE der .
entioye me Go etai peuple Gmdiaefitnos apr tés
fon comipencem foigneuxidefe venir & conforyen:ea Jiherté: er. “175. s
boant onde st Hire it po
nakcoicat &: banquetoient:balesible ,:fiadonneës au manicmenc.des.d Candiers
me pour Le falüt:, cé it ir nn et as grade
bourieux & penibleexereice, afin deFendurair an: travail : faccouflu- "1",
mans à fouffrir les :rigueurs du chaule marin, & l'afpreté des froidures, 24€ Dre:
4 /
ourans par lesrochers pleins de-procipices & -buiffonsefpais 8 to6ffua, chi fitte es
eos dil'eticrime Ge luste sechicui pobligs &idéfines à ce faire, vfans far, “ere
outd'acs) &-defléichés; &cclebrañatonsiarmez.la dance que:les:an-
'ayans meuble fi riche; je qu'ils eftimalfent f précieux que:les armes: %% 1
adentréz &cactouftumies:à là matines qu'on difoit en commun, ro, C7
ftoicbon maiftre;:em Crete, 8e Gamdiorsie Gait-peulteftre, que c;
k a vmer, Les mariages yéftarentcelcbrez 8 arditoz de rhacue auesfa par /i-18,ch.26
où nr LATE À
bille : ltantnesnumoinsioifihleaux filles de choifir celuy qu'elles von-
pientauoir pin er rau:rèfte Fees pe er Lane fa st o ps |
our l'emmendr à foh logis:qu'élle ne fur capabile 84; anto-d-cogir le:
roi, Bu Ment Faire fi = attire
où vh frere-on iamaifon deda fille ; looitiéduhbian patémnalpourifors ::: 52: 152
- féeperleGue
densnommoyenr-Pysrichietlaquelle fe faifoit afin qua par Jo: faits réterer Be
icelle leshhommesaprindfént à gauehin, & euiter les coups éftans:en ba. le Grade
ille:Hs:vfaient d'vt faÿe:& abillément.cour,du folier propreau foldat, if. : dé
fs de C7!
nmofhigeSesuoiaotipour doitire skype. "CR
34 Hhsages f'Ecefoirceppiaforcadenné ane déj dus Meriqgeades,
3xpce | Be tdes"T'utes-cn font viläinentebtinfottez ; 8 SH ;
à ea era nations de outre Europe,quixfk fi.dpte- wat Mons
k hbloque lefenl romenäfbodieux-ètourc@rithôneté.&:pourtequel, 2 22"
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lon leurs forces plufñeuts f'affemblans d'vn mefine aage Lt bisbne
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À Ge rour= : A jouts cértains ont dreffoit des :comibats, &' affomtilée:: mére
dns en ferhé “quels au fon des lyres; fleu Aariaitred inftrémenséntr6) Ar
ah harmonie derthonnqe gs er
1" où lépérée vaincue éftoit füporrée par les homes diqui tGuchoyent |n DE. :1e{çay.pa
24 HAE Pre fodéeutesfiisleien niofé definelbit: fans effufon MCandie que !
UD ES eng. [pen à qui difent qui çà cfté de l'inaendon'des Creres quede tre, & qui:
: "7" mltrquer les fours heureux auec vne pierre blanche; & d'vne noire; ceux Mo pour on!
CE ouf leuraportoyent quelque mal-encontre, isgoie que là plus faino partie BB fnigneurs
it tiént que celte couftume eft fortiedes peaples déla Thrace: 5°". tericurs am
Camlieit hë [Tour'ainf, que rienne durcien fa perfeion que la diuinité ; auf: 14 uen couuert.
mebde masses des homimes falterent & efcoulét aucc lecours & füccez du tés; brmez de mai
maïfévie. vei qué quelques loix & gentilles inuentions quitiniffont radis 1es-Cretes Bines & d'arçz
ve ‘en honnefte deuoir, fi efl:ce que fe desbauchans et'emancipans de leu nie #vifans:
Pr, ler jciènne figon de vie;aufi perdirent ilz letiltre de bontéjer-de forte que Bicléurs ancef
Cdinr boit fine pot Les à pelle;mauuaifesbeftés et ventres pareffeux. Età dire la vel; & bons
lait ricg ff vous lifez l'hiftoire Venitienne,et oyez parler ceux qui ont frequ&Bisieres ombr
D MORT técefteifle: ce ne fera que vous ne voyez vnene fçay quellebratalité 4 eursruines d
Chfintine- ce peuple ecfiatcouftamédchangerier de comptexions;tet:de/mœur,ontrenue n'e
pi ans que toutainfiqueladisilaymoitla liberté, à F'oert il la detéfte;nc'por-E: : Ielaiffe à
‘FPE ant vidrefous la feigneurie qui les craire doucement et-fouliaiteant à y en Crete, x
D oterritoire d
fretemps qui
‘changer'de feigneur, pour ce feul refpe@ qu'ils ne voyentpoint: dé boi
!‘œil'celebrer l'office diuinen leurs païs à la façon de léglifé Romaine, d
| éaumont Ide
rent Jupiter ç
efte de fes.enf
CC Ducs ét pouuerneurs aux ifles des hommes de lear nation { De forte que omme le Lab:
1 0 ge qe l'Empire de Conftantinople t6ba entré les mainsdes Erénçoise Maui foit digne
Boniface de si qüe Baudoïüin Comte de Flanires'en fatinueftÿy par l'accorde! dé sonne cclux ef p
| nd cree de Princes et feigneurs;tans Seançois que Venitiens:l'1fle dé Candic, in lire la vérités.
Auf Diodo
des chofes qu'e
deuant:s
Regardans d
Lu Baudoüindonnéeaux Venitiens én Ie.de Carpar
s. sd. de d'etxehéefte conquefte, voyañtqu crogarde ls. ç
atpiih ineur-vers-le I
Einclin. de vifée vars, la (
iers qui:dr
M" cle le (or
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rtrelcfquels.e
+) She ef voyitcesv | | Les planeurs des Telet
9 Koviprofque toût FOricut init qu'adièns Bit Se is
Ù ANT" CAS PERTE: sa 16 fes ARCS A LS VtE mt : à »
Bnces: t eau core CV'beenidme et uotigie so 10 eicoi ro MRRORueté des
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1 pal Lie 2e on de ain&. Marc. CNE TE Mn mL Pi ha ÿ
Aer parde bien ban aneles.gentils-bommes qui ont demeuré en
pdieque Ie Candiocelt fauuage on ces fi ous, fn, dificaulé & ah ue sd
tr 8 qui: vquelque. beau femblant que, faco aux Latins, ne les ayme fiÿins denue
yepour entrer proffic, & ne: les carefle que percrainte: Car! fi la aui ;
n frigneurs Venitieus ;& autres de par deça f'y.cenans, veulent aller vi- .Ærmes des.
cereursamys, il ne fault marcher.ny. mal accompaigné ny Gns eltre Candiers.
nçouuerts:veu que ces infulaires ne feillent de, leur donner delfus, ki x à
à de mailles à le Turquie, de Simeterres &. Corfefques, où Jaue- C
ines & d'arçz qu'ils enfoncent fort brufquement & d'vne eftrange ma-
ere, vifansautant bien que nation qui viue ,ayant cela encor des reftes ravi 8
jeleurs anceftres du preiieraage. Iz font richesen Sucre, Coton, Cri :
bil;& bons vins, l'Ile y.e@ abondante belle, & arroufée. de plufieurs Fables r rés
iuieres ombragée d'vneinfnitéde. montaignes, efquelles on voit plu- prées dir de:
ursruines d'anciens edifices qui fait cognoiftre que les Roys qui iadis l'Ile de Crete
ont£enue n’eftoyent point petits compaignons,
. «1elaiffeà part tout ce quéeft dit de fabuleux touchant Iupiter nour- Dem
ren Crete, veu quel Lo rat tientque cene fut en celle. Ifle,.ains. en ch .cwfeff:.
territoire d'ArchadienomméGretée, & ne me foucie de ceux de no Fables œque:
retemps qui pour auoir veu quelque Grottefque reffentant fonantiqui: on dit de re
éaumont Ide, fe font à croire que c “eft Je lieu où les Coryhantes tein- tels. Fahage
lrent Jupiter caché à fin que Saturne n’enfeit gorge chaude ainfi.que, du ls
fte de fes enfans : cartoutes ces folies font autant à croire & confi iderer, né Capa
mme le Laberinthe & le Minotaure inuentions des Poëtes, &.non luict #hee7+Rhe
quifoit dignede.celuy quitraitel’hifloire , laquelle à en foy relle maicfté de: vey Pret.
que celuy eft. pipe qui i la veut voler de mpnfonge. en, proteftans.de lisse sen
dire la verité,:. : Tab.x, ua
Auffi Diedore Sicil..parlant de celte Ille ne fait confcience de dire f fre 5 fran
des chofes qu'onrecite fabuleufementeftre augnues en Candie, Laquelle ben. at \ à
ins pour allez defcrice eft temps que VoJAre les autres Ifles. par. nous 1
deuani mentionnées... Droder: oder, Sc :
Régardans donc Rhodesnous ka verrons auoir du cofté du Cptétrk d ba és R
fle.de Çarpanthe laquelle donnale nom à la. mer Carpathie au. midy Pl (es, y #4
erogarde la. citéd'Alexandrie d'Egypte : voit.la Doride païsd "AGe la che . at. pi
dineurwers le Ponant, &au-Jeuyant ellea encprla pee À Ale prenant ::.!;
on uiiée vers la Cilicie fiege ancien.des Caramans, Princes Turc, & des Rhudes pour
iers qui-dreffenent | "Empire eh ges contrées. Les.raifops. ay. “+ que inf api
ete le font-divérfes.les vas’ disäs d'vne ER RARE ypeautre, assé tt
sustenant-quelle farainfinommée d'vn Roy appellé Rhode d'autres …:- 1,4
entire lofquels.eft Diodora Sicilien, siennent.que Néptune eut dvne des :
œurs des Telcbios yne filenämécoRE hodon, peur] amour de laquelle i
tre pô aille, d'angros:l'appellerét sioli à caufe dela Brid. quantité
oeueté des tofes:qui y croiffuek \defquelles en Karec. ARENA
_ et Pi Areas de ar rpi,
# eur. Kay à il eut
rrpurll | ires, tant sa re "|
queh,
+ RPM
nb lienës de la cité Jaquel jut quel
nine bn l'ifle trois lieuës de la cité, laquelle ab6 < que
deRhodes, à d'autres eaust,fürteau poffible & «wo vntrefbon,& grand port:Con
MIT bien cefteifle a'eftéiadis excellente fe pout veoiren Lequedes Roms
“it LU I p'enuopoient leurs enfans poer y aprédrelles lettres,à caufe qu'elles ÿ&
Xomaïho on rio C ei
noyoyentleurs gouter la douceur de l'eloquence,&1 dbondance, & enrichiffement à
ns ds bien dire:& fur tout l’Archireéture Mathématiques; 8e art militaire yo
ds 28 1e Poyenttraiétées d'où aduint que les vaillans hommes y foifonné
es Séré= ès Paintrès, &tailleurs d'Images füt en Masbre ouen Brohze, n'y mu
#n:34. "." quoyent point, tefioing ce prañd Colofféde Bronze qui partous lé
en quelles anciens à efté cflimé vn des fept miracles de l'vniuers, &c lequel eraucric
ens excelleit 1e canal du port, eftant de telle hauteur qu'vs nauire y paffoit dclioé
sad Rhodes. à pleines voiles, : :: : : : D + art '
Coloff derhe : L'exeellence de.cefte Tfle àvontrain@iadis Pindare ponrCripe à
desmiracle . dire qu'il y auoit pleu de l'or, 3 caufe que iaçoir qu'elle se faitdes p
de L'oniters, fertilles-en viures que lon fgachesfi eft-ce que l'abondance de toutes che
Pimdare d- :. fes n'y manquoitiamais.ioint qu'elle eftoit foifonnée en diuerfès for
bop.sde.r. de metaux : Maïs laiffans toutes ces fingularitez, les’ guerres que
t plus qu'en autre partde la Grece Afiatique;& où ils afoydl
sEmpereurs
Khodés'van- Rhodiens de'adis ont cües, commeils furent vaincus:pur bes Romain |
que par les &eurifle prife &'affuicitie, nous dirons quelque peo de leursma
Xomaii; ‘anciennes pour puis aprestoucher,commre en paffane lecours de fes f
Apps À le-tnes dé noftre temps, &'c6me l'ifleeft venue entre les mains dès infdt
æaridrhs li. lès La coufturne des anciens Rhodiors fut de le foigner du pouple : mi
4-dés ques. non de permettre Je manimét à la multitude ainfi qu'en faifoyéc les cie
ne comes, … où la Democratie-auoit lieu, & nourriffoyent fort foigneufement |
‘ir! pauures fânsleur donher aicunepreeminence,à fin qu'ils n'ongédrafies
_ 2: ‘éonfüfion en la cité, & que cftans (üftentez , ils féruiffébräu publicene
+: 1: qui feroit héceffaire, & fur routau meltier meaee & béfôignes d
Nulnfiten- Veur Arfenalivéu que les Rhodiés eftoyét fort puifflns pourders fur ma
trer à l'arfe- Neantmoins:eftoyét les feign.f5ialoux dufecret dé Jeuts fortes,queil n
lé he gr SR brel tapis que entrer fa en fécret de l'Arfenk
éd cas quelb(altfiqu'ônile voirk pr
des que les. & cefur peine d'y perdretaté
deiguenrs.. fentà Vorife je: oyent toutes les muaisions de gucrro à Au ORNE
dhoman pui®
Alle la plusno
ur la matedié
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Rhodes plufrenrson ontefcrit/comme vhGuillautiie Catioccfins 8e La ner 1d: rat
ducs dela Fontaine, tefquelsie dilidéat tcdeur: POuerd lÿra afinqiie ais Géver qus em
à: ON se rent or er et
CRC hiÉrer. LiL00D Gift 92 he Le ST: Sn PE ras ji rs ge ls “
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sbbiv. s. À g'itode hate
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ét lés loix & »
rie pays, rédre la terre labour
t'es Pc is en ‘le dé M adere, elle
pinduie
elle mere d
per Ch} éntencère hunté les fanglis defirs dés Barbares de l'A fic;veu‘d ayéss
preféprefis\ par Teucer d'immolerles hômes,& efpédre le fang humain en'adora
dns ant diable fouz lenom de füpiter ;ilz continuerét iufqu'àpequel'Emperg
offrangerss 7. Hadtiantenant l'Empire A'Rorñe en sboliftis coule. Lesroys:dec
481" fe:ifle 1à temps patféportoÿentdes abillements dé tefte; faits comme
priensim Mitiesido noz Euefquesi&c füiuant la façon de faire des Rôys Perfans,
molgentles: ahoyent leurs robes'lôgues; ainé qu'à prefnton'en voir vferaux
homes. Le- &'quantaurefteilsviuoyent àla Grecquerelle futdés le commeuc
Hanictliur.r, gouuernée par des fcigneurs & tÿrans,chacuñ tenant fon cartier del
ehupians : ainfique jadis aufsi enefboit regie liSicile, mais les Ptolomées gouue
Werrhie 7. FEgypte; ilz Rurenchaits foi ours de und
P@'Françs mains:vén que cefte ifle à
Taraphe:b} ‘énupyÿé des Côlonies et ditérélieux,8c a vn fort longtemps cor
deérond'e- forsoutellamiermediterranée € baftyplufeurs villes en Efpaigne.
Pagnealle- : Ecisçeirque cefteille ayé tout ce qu'on fauroit foubiaiter ; fi cl:
ge sf. qué;oull'indifpofition dé l'air, oëlæpubition de Dicu;y caufe vne gr
him. ité,entant-quéle: plüs fouuentil y péfle.voëfi ses
lime 1èps, deiincommotl qu
Sañterelles” rité de Locuftes 8 Sauterofles que dela raüititude le füleileneft oblt
gaffent lei ty;8rouices malheureux animaux farreftent:it n'ya arbre. fruit;ny (es
firs eh Ch 'ce,non'mefine iéé:raciñes dés’herbéf'; qui! n’en demeurent attaintes,
pres + telle oré;qu'il femble que Te feu yayt-palé, tant faiterre:en eft galtét
14 quey b8: :confufe: 8e neïntmoins y a ilabondanée de bled ;vin, Maure &d
dela réligiond
deJifle do”; sont &tepeupiéallesennrtoi 1% tjuiin ef
Chypre 15 a le du dés Grecs, où les Européens de deça la mar freqi
; non fans fecours des R
d'altresfois li riche & puiflante, que cl
isdis on apel
iditté d'une:
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fe. Ce fut Jà où l’on dit que Les Grecs furét fubmergez, par les rules de
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Fertr vêi quédélia nôtre desneatfer dith-partant d Athenes 8 Lececdck
APE éulehént dires que sopont,quiiadis fapelhoit Chalcideiéff vng
A tm Nsébonafres terres de éQrece;en blidtsvins/& builesjobe peupli
Pda TRY ciibre couHoïis & était, Vonhioyal diseftitn ;:8e Sboïfefñit à la Rigne
onto de Vehif:}0de hguelhsis foëruiffoyem de boyspour Éaire galeres }
D le ttes va peu nées de Mes, Mai Stan M
de Nigr= metnscelty eyhéhhngemiatelqui suoi défis rninélEnipireGhreftis,
par Grec en éonRahtieple, erufedx del uiffance Venetienne, fe faf
her | qu'inefbélepieee,-&itrin Serra à rs Dessin *
JP * "fon fevuice, Rt A RBabepotfedée periies Chre ions, fut L er l'a
fon feruice, Rita Ÿ perles t pa ve
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] 8 prefid Lomarie Go d ernelles façons) ©:
les Thor YOUR Sichaphebss: £ nn flo eusctke : UE
-1#7 LA REIN AU T Htteo au hay momtés Defcriprion
L/7 Romane, dfbeñ Europe, &'némbrée pour dr mates.…
QT vne des parties dé Seythie, iointeraupañs de #30,
ei ÉD Maccdône;syär vers lé Nord'& Beptétrion Le -4l.d'Eue
(ui, RE a at rar faint Mas FOps
RON OUT ‘George;aû midyl'ArchipekightSeau ronat 7° 4. 2e
NN la SEE Myfie, préfent ditée Séruie, Cefte- Strabon, 7e.
+
à
PI AIN cy futrädis nôümééScython& depuis T'hrace
# sr à = d'vn fifz de Marsan nommé de à caufe de C#4/E du nom
MASON NPD fon afpreté,&'que elle eft fort raboteufe,;d'au * 7/74.
ntales Greczapellent #éxr Ce qui eftafbre & difficile à eaufe de fa Quslsté du,
delle. Ce païs,côme dit Pomponie Melé;i'eft ny fertil à cultiuer;ny de 772% des
puce & faine téperaturé, fi ce n'eft és lietrx qui auoififient lamer soit 7?rée.
L&affez abondant & plaifant pour ÿ habiter. La region y eft froide, & ?”< Nicoper,
rrmal propreà nourrir & ,pduire les femiences 4 on y gette, à peiue Fy bfurent def
ouueny pôme, ay poire, où fruit à efcorcé molle, & quoy 4 les vignes/“/: les Core,
croiffen:, {1 eft-ce que les raïfins n’y viennent à pfe@tion, finon és lieux, / tens par Er
bles vignerons auce des ftillards empefchét la vehemiéce des froidures, 7#"4/ ben.
esvilles plus remarquées de fa Prouiniée furent Apollophäme, Enos, 4% 1416+,
Sa , & Byfance , qui depuis a porté lenom de Conftaneinople de , P26/4e
onftantin le grand,qui l'embellift & rendift plus grande, la faifant chef brefs accis,
l'Empire fiege des Emp,& la premiere detout lorient y eftoit encor bée, Cuir
À ï Rridthe, Lyfimachie,& Calipoly. Les riuieres plus cogneuës le Hebre, de 11.Metas.
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Oo iIr
speult vaincreny furmonter , & féroyent les plus forts & puiffans de
efte & Strymon. Les montaignes Heme, Rhodope, & Orbele, où le Orphee pr 7
emier Orphée celebra les furieufes &r infenfées fcftes de. Bacchus, qui 77774664"
y cauférent depuis fa mort & ruine.Les hommes y font farouches, ru- ce nl
s,grofliers & en gas nombre, tellement que flou ilz eftoyént foux 7 7 Rr4e
mpire & fubieétion d'vn féul KRoy,ou qu'ils faccordaffent bié enfem- FIrE 4,608
il feroitimpolfible ( fil fault croire ce qu'en dit Herodote ) qu’on Pomp.Mel2,
Comme. les
Thraccs fe.
royens inwit=
cibles,
Herodot. lin.
4e 5.
Herodo,s. les
apelle Draw
fes 4 non
T'hraufes.
Zamolxis
Dien des Ge.
thes Thra= *
crens, Strabos
is EA
& en ieclle autéÿenit
k ER Léna
lhommp Gaurois Muhaiter. Celle doctrine eut telle free que ce peu BE
Barbare l'euft en eftirhé de diuinité, ec ay fe retira de I oi pa pri ur vo
Terrible fe féfuanduit er taitfa vi Brand régrét au cœur de fes concitoyens qu def EEenues
fhdemat. royentla prefence 'ercefpourquoy Il: ennoyNitft PUUEÉ ven MBBurens
do me. quelque meer cho de es aigle, GR ehioner
à Zamlii. ynenef et galere à cinq rames luy donnans char t"d'ad értir! Zamoléÿ
1177 | dééequiléur eftoit necelfaire. Or l'enuoyoïéntilzen céfte maniere. ‘
: 'Ik ordonhoyent queaucans d'entre eux tinifent en main trois dard
er que d'autres prenans par Les piedz , et par les mains, Celuy' qui deuol
. aller Embaffadeur vers leur Dieu Zamolzis, le hauçaffent dé terre 4
7,2 7 Pefbranflant fans ceffe, Je faifans choir für lés dards ct iauelots des anti
Thraces def. fil môuroït en’ ceft office , ilz auoyent opinion que Zamolxis ant
chnchäs leurs ouy' et accepté leurs prieres et requéftes : à où au contraire , f'il'4
ar contre le-decedoit point, ilz l'accufoyent de mefchanceté, ct que pour ces ni
ciel,quendil ces, Zamolxis ne vouloit le receuoir , nÿ ouyr fon embatfade: et tan , Ilzac
© queilzontceflui-cy, ilzluy en enuoyent vn autre auquel eftañt encocingranc
È ‘en vie, ilz donnent commislion de dire à Zamolxis ce que il2’attende vins
Draufès . defa diuinité. Ces mefmes Thraciens quand ilz éyoient tonnier et fobhLes Dicu:
Thraciens ph droyér,dardoyent,et defcochoyent des faiettes contrele CieF, et menus, Diane
royent à Le. çoyent Dieu,n’ayans opinion que il y en euft autre que celuy qu'il bat iuroye
_maifence, &- foyent en leur fantafie.Les Draufes fuiuoyent en toutes aétions tés façilef,&r aute:
J'houifévent couftûmes, et fuperftitions du refte des T hraces, fauf que en fa naiffandrefte desh
.… 48 trges de des enfans, etau trefpas de leurs amysilz fe gouuernoyent en cefte forBouche’; la
leurs parens. Dés que l'enfant eftoit né, tous les parens faffeoyent autour du berc@uils baftif
FR .$: plourans, gemiflans, et racomptans toutes les miferes qu'il fuÿ faudrBint de vigr
Pemp.Mel.2, fouffrir en cefte miferable vie, et faifans vn long difcours des calami@it point d'
Solin16.Ce- des hommes. Mais quand quelcun eftoit trefpailé, ilz le mettoyentuy-quidue
ReAag AE terre, fefiouiflans , iouans & banquetans enfemble, récitans quel fur qu'il cr
10h. re UC
LIVRE
fonnoit
22. fonheur, eftant deliuré des angoifles de ce monde bônaireté :
Her ts Mais ceux quife tenoyent par delà les Creftones auoyent cefte coufoyent c'eft
Femmes fex. me, comme ilz efpoufaffent plufieurs femmes, le marÿ eftant mort, iileuft hoi
pofans 4 Le auoit vn grand debat entre elles laquelle eftoit 1a plus digne de fuiure it garde di
mort pour efpoux comme la mieux cherie, & celle qui feftoit portée le plus hor@ksqu'il efta
leurs marys. ftemèént en fon endroit . & failloit que les plus proches du deffun& va Veuqu'i
Saunages fu- daffentce different par i+ur fentence. Celle quiauoit gain de‘caufe,à netomba
weraills des cftoit honorée d’vne telle faueur, eftoit aufli conduite parée,& atifée mc dhoit, &
Thraciens. * gnonnement par fes parens , hommes & femmes vers le tombeau de(@bitloifibl
Æinfien w-" mary où elle eftoit maffacrée , par celuy qui luÿ touchoit le plus en puy-falloit
Jênt encor renté, & foudain mife en terreauec fon efpoux: où ce pendant les dalles aff
pour lesour- tres femmes ploroyent, & deteftovent leur defaftre, d'auoir efté sriminelle:
d'hnÿ ceux priuées d’vn fi grand honneur, & auantage, d'autant que cela ferudhit contre
qui fe tiennèt d’vn grand reproche & deshonneur à celles qui demouroyenten vie, Mit ofé n
press mer Lerefte des Thraces auoyent d’ancienne couftume & paternelle ordMEtatéce de
æusur du co. nance de vendre publiquement leurs enfans : & ne fe foucioyent de filuy laifté fe:
fé de Cilchi- guere gräd garde, ou tenir l'œil fur leurs filles à mariersains les fouffroyiBede faim, :
de. de fe joindre, & acointer , à qui bon leur fembloit, & àceluy qui le plie Hdur a
k . ; à f à sit | dr cs )e €
A “hMidienar sas | Bi
nage véboir à gré. Mais ile eltoÿ ent plis trier de La chafteté de leurs
qui di anie, que ile schetoyenta grand fomme À Quantité d'eraio de leurs *
“vers Rues les mar qiaut au frontauer quelque Fer, & marque à ce propre Forme she
RU leur citois vn figne denobleffé: comme.ak contraire celles: qui a'e- are
: d poût | DUT CCE 48 fronts: :
llesy eo yent vendues au p us offrant & dernier enchérilléur, expo. Tarsgnerk
pspremieretnent les plus bellésen vente, lelquelles auoyent le pris de des Thrarer.
urmariage, non moindie que aportoit l'apreciation : Mais Les laides 1/ #27 porné
illoit quéathctallent es horimesque elles vouloyent:auoir pour ef dir quelles e-
| Hommes & femmes y banquétoyent enfémble aupres du fou, foent ces her
ntans de la graine & femanee de certaine herbe für les braifes , par l'o- bessmweie Pl
rde laquelle eftans comme efineus d'yürôgnerie, ilz le refiouiffoyenc 47. #gte
imiter ce trahfport que fouffrent'lés'yuronpnes ‘parle default de leur pins vomple
ei et taril Izacomptoyenit à grand honneur de viure diff, & reputoÿyent 1e Les herbèr qui
ant: en ingrande vertu, comme au contraire ceux-làefloyententr'eux cftil Jhrophent «-
ateendlez vilaios qui f'adonnoyent à cultiuer la terke: QUES mec le Jiffus
ser et RéLes Dicux que ordinairement ilz honoroyent, c'eftéyent Mars, Bac- migatin de:
T'; et menus, Diane &e Morcure,que ilz adoroyent en grand'honneur & reuren: de enr Je")
qu'il bat & iuroÿent pat Le dernier;à fçauoir Mercure feulement, l'eftimans ke mence.Piex,
ns tes facile, 8 auteur de leurs familles. Ce peuplé excede'en grändeur & ftaturé Diof.2 de lé
fa naifndirelte des hommes, aÿät les yeux azurez;le vifäige, & regard fort her, & mariere mcdÿ
cefte foouche ; la pardlle hôrriblékt mat plalfnte, et qui font de fort longue dk. Me
du berceils baftifenr leurs maifüns baffos;vfent de mefme pris aux viures, n'ôt Dir le"
uy Faudrint de vignes, & abondent en fruitage. A l'elcétion de leur Roy,onn'a FL 7hre
es Calame point d'efgard à à nobtelfe;nlÿ pratideur des maifüns, ains l'éportoit . Mr me
nettoyentMuy-quiauoit te plus dé voix de la multitude; veu que lé peuple eflifoit HF de Thrace
s quel fur qu'il cognoiffoit bienmoriginé, & fortrémarqué d'vne ancienne Ærnobie li
7 bônaireté & cleméco; quelque grande viéilleffe qui fut en luy, Mais ilz 4° contre ler
pyent c'elt elgard,queleroy neuft point d'enfant, ear Fils entédoyent GélYThré
ileuft hoir ; il avoit beaueftrevertueux & debonnaire, que on n'a- cscfimpent
Mit garde de luydonner la principauté : voire que fil eh'engendroit de- Mercäte [ôr=
isqu'ileboitimisen dignité ilzne fairloÿEt de le depofer de fonlauto- #7 de leur”
EVeu qu'ilz ñe sr #8 autre choft finon d'épefcher quele royäu- por. ‘Here
netombaft point en fucceffion & heritage de pere en fils: Etquelque #f. f.
Mrdtoit, &cquitdble queloroy fe môftrait, fieft.ée que du tout ne Iuy Fleéfre des”
Bhicloifible, & ne iouilloit point du priuilège de fouueraincté:& pour- r9: deThra-
My filloiteflire quarite Côfeillers pour luy affifter;afinque feulilne æ. - .”
dt les affaires deconfbquence,& {ur tour ne getraft fenrenceës-cau- /nges feux,
riminelles Que file Roy:iefmetomboiten quelque crime, on pro, po#r 4er?
bit contreluy, &:eftoit punyrigoureufemit demort,non qué perfon 4# A9 qe
fu fi ofé ny teméraire de lé rouchoron violer, ains parle côfentement Thrace.
orlintéce detoate la muültitude,toure chofe neceffaire luy éftant déniée, Mort cruelle
y laifté eul,eftoit en fin contraint de mourir imiferablementde male des Keys de
de faim, Lesgrands feigneurs y:eftoyenc hoïiorez de telz obfèques. Thrace mal
portoiten:placepublique lecorpt,ou par l'éfpace de erois iourstuas #48
rfes beltes pour Le facrifice,izibanquetoyent, & filoyent grand ”
z ij
oyenrainfi Aprenstoy eut ratés po viles,& roturiéres.
d |
*: LIVREYRS 4 aa yat add
ren ln (ogg Ra a re mat re vs
sur des plufieurs jeux & efbate, ouffes , & tourn0ys. qui ar
ten, … fréquent cftais la Monomaghie, c'eft à dire le.cambat fingulier.d vni
ns Be une vnautre, Lesarmas& harnoys un deviey nn qu
dia. Darie Roy Perfam pla lHiolofpant alloy entais Pere cie
Ærrtsefen: dote, vn morion.ou heurguignone faite.da peaux de Repardsiveltus à
ie chemmifesspar fus Lefquellesils portayentdisersfayes & pourpaintsu
fiues des T ra pieds iambess des chnufles faites de peaux de Gerfs: Be hésmoy 8 ch
ces. ureplx, portans des dards isualots » & petits boucliens-faies mani
Diusfan des; d'yn croiffant qu'ilz appelloyent Pcles, & de petit: db ph Son
Cantés 2. ayder:y yénansaux prHésaueg J'annemy.érauoyent ad angags q
Thrace: Pa les Soyrhes leurswoibns.Plinesentans lo pañs da F brece foie duift}
Pline. 4." party es-cinquantabandes & cartiers,côme L'on diroit à prefent:les cu
Darie pré: tons des Syilles : mais.crllg consrée quiiadisFapellojt Gethique, &
quedeffur.en Daric file d'Hiftapes Roy Perfan cuida <ftre deffairauec fonarmée,d
Thrace. lus. celte que àprefeutonnomme Valachic,ainft ditte des Flacces: Romy
fx; 2.1 ., quiconduirentA.wne Colanis, &ainfipremierement elle portoi le ns
Diet: vif. le de Elaccie, raais depuis d'Vn morcorrôpuMalachie:Ge qui encese: fn
made Halar euidemment en cequeleus langue proche fort'du: Fate, ais:fi con
Ce ss, pu,queà peine 6-fjaurait vn.Romaïs tirer fignifouge quelconque. f
Caraéteres La v£enten cfcrinantde caracteres Latins , la-forthe toutfsfois aucuriem
Fins entre, es huerfe deicelledesnoftres:mais quant aux ceramoniss ils fuiuét.Jà 154
K rs
RÉNTPE de faire desGreez:, 9213.14. 005 nor $.omivob;
Celequses .:. Les Daces puisapresfe faifirantdela terre des Gethes:: dis nom d
du-fet Pace quels élle futapellée Dacrs mais à prefent Jes habitans font defdédusd
cantient a fre Alemans LSiçilienss &-Valaches. ‘Les Alemans y: furent ernoyer |
ent la Traf Charles le grandi; jors qua!il chaffa les Saxops de leur terre en mani
DlvemeRef vas Colonie en eella:tere: Thracienne, &-fapellela Prouince des
Pre SéMErE hommes vaillans en leurlangue Seihemburg,à cafede pt villes qi
éljarie. :. tigpnent en leuriurifdiétion,. Les. Sieules, ou Siciliens ny font ve
Seshemburg. del'Ifke Siciliennesins font Hongres, & de cesHuns trafindiens qui
dla regie prerniess Fasrefterent en cas lieux, désqu'ils fortirebt:de Seyitbis:payst
ditte Septém leur origine. 1 02» 00 et
:imouŸrdmotss:
Gfræ si: Entre les Valaches noir deux Gi@ions, à fGauoirDagples, 8: Date
Dan + ou Daues:8c 'efpourquoy les Comiquesiadis(ainfi quetieniiét sua
Géthes noms Grecz )Vfurpoy ent ces mots de Gethes & Danes,introdhifans iquelqu
d'efflanes é efclayes en laurs ieux & Comedies Les Dragules ce ls -meioire de
Gomiques. peres fe voyaus foibles & infu fans detenir teAedux Dünes, apehere
S'éraloss: li pour fenpraualair lesTures à leur {scours, lefquels ruinierent dui tôt
#re.7s... | laracedesDanes, Bien eft vray que Lean Huprde:homme vaillant,
C'eff la Trés- grandiCapitaine,deliurét les Dares dece peril; fan fit feigneur & Rd
Lluanie 9. dela terre.
tant, & porté Los Val
\
Chrefienté. payoiéttribut une foule fois à chacin Roy venattà lucourône;&r.
bes fadonnentàlanaurriture.des Befbes, &raulabourage:t
deruine 4 l4 qui monftreaflez. aifément ; d'okeftremque ce peuplex prisorigine. Î pe! Gotho fe;
brode éoooo
cher en bataill
Le pres 4.
feftendiufqu’
quec les Ruilie
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gufe qu'ils ont
pile: Tadis à pe
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joù la lafleté!
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donnäntvn bœænfpour tribut & hommage, qui montoyent,sunom- Tribnt drimé:
de Goooasou d'auantage.Entr'eux c'eftoit crime domoit de ne mar-##x me des NE —
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ii où la laffetéles contraignoit fe repofer, & viuoyent & mecaniquement.chp:.7.8,g7
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s A falemenit dicauife de linclemence du Ciel: &:nonobftant cefte rigueur 9-#40.9, :.
& tie empelchoitd'allertoufioutstefte defcouuerte. Lo pe cd Etes, à.
ée,d e- { 4 fl ’ ah tie K LT, ii , ŒUUTES ÉY
Deco, de leurerigine;mœurs;rehigin co conquefies. Chap.6. if
RAY ('Autärque l'auteuriqué nous fuyuons à icy.-faitment :...
on NN 5 di00 des Gcthes, que plufieurs eftimét eftre ceux que ;, à
se SR CEE Les anciens apcllent Goths :& que luy mefmedlaité y} pr
n 1% NS 7 mew pourfyuantie cours de forœuure Phiftoire des corhs ep Lee
RARES mœurs de ces Goths, ie n'ay voulu frauder leledteur je.
2 te C' quin'ale moyende Iyrela diverfté: dés hiftoires ce { Le
TROT eles anciens & modernes ont .eftimé de,céfte cf+ -
02
hk bles buidnte dacion des Goths;laquellezcfbranié;)furtôute au ke
hél'Empire de Rome& parties d'Europeles plus gaillardes: 8e guerrieb :. 4,4.
es. Etauant qu’entrer en celle partie qui-proprément:portekecnomi dé -.\ 5,
évailant 8 1hiftre peuple erqueiémefforec d'end'efdrire:te païk c'eft EN
dfon quenous voyons les-difficultez: deshiftoriens,er-amenionsia di= 1: «4 ”
ierfité de leurs aduisfur ceft affaire à finique plus à noftre aitè,etfans tou - 41
de lenez dla veriténouson donnionsquelqueïugementfeionquémeers . 4,1,
oisl'octañionlepommoinofirirterGletéps,quieftiavraye ghide dessoc: bot
éfrénéesnoôusien-pourrs faire fages, Rns:queperfünuefbit intereflééh 1,3 y
Ac au'il en penf@ L'me fenible auoir idu dans Eazichiftoriendur Roy Fer: £x lg oies 1
linaid'd'Aufriehe qui depuis fut Emptreur ;:que les Gorhsfontdele de emne |
éndus- des Allemans; mais Ccla'cft auec auflispou: dérräifén comme sens dis
'Mernans: tiennent que: les François ont: phrville originé ;'à fauoir su.) 1
ls 6 ÿéne defcendus.de la hation Germaiiquerei-queivousnetrou pus phmS
irratenr-quélconque qui foir diphadenominyhomme del gtand re g,j'hy5f: de
Eches quFenlayt donnél'affeurancetollequedeqaifün; fi ne vealtdire porn
bque Beat Rhenah mintientonlepré@eéldés linres:deProcope jque 4")
ile de Scandie:, où $candinauiefoit des apartenahces dela Glermanieg ©} ut,
puis lors il n'y avroitrien d'incôuénient que,8s kebithuanienss Rules, Pr,
. 1 Mbftouites ne fuffent compris encofte-defehi peion.: Quont à ponfen de.Le gnemrd
Mis Goths foy£tcots-niefmoqueiadison sppelloitGecises, encore Gorliquex à
Z ii
/
Ge DB: L'VROP Ke: | PA
ntpir raifonictnon à la:volée ; ainfiqué:font vn tas d'ignorans ; qui
Pire tele penfc,et fans entendre:les dimenfions ; np et
fois dementir les anciens; et inger des mefüures où iamaisils ne fceu-
Lentque vault leimot de: degré; moins l'experionce: d'iceluy Globe
de laterren tif 6 Saoue HS DUO LE din RTS EN QU 126 RAT
Cegrand païs Oit illfle ; outerre ferme contient'en foy trois royat
nes allez fpacieux ; "à fçauoirdes Goths ;Sueces & Noruegions quoy
ue Procopie mette 13 ‘nations & chacune gouuernée:de fes Roys &c
>inces , Mais nous deduifons fimplement ce qui eft de general comme
ayans en deliberation:pour'le prefent d'en d'eicrire que:les ‘façons .
de vie, qui font prefque femblables, que fil y a quelque diuerfiténous :--:
bfcherons de la dèduire.:: :::::: ; julie in ete que
Les Goths felon lesefcrits des anciens ont elté , & font encore des :
lus-beaux hommes'de la terre rous bien proportionnez , ‘& de fta-
redigne & d'eftre admirée & loïée : Car lors que Belifaire conduit 72 Procope ,
inige Roy des Goths & plufieurs autres des fcigneurs: de cefte na- le.3.del hnffes
jonen Conftontinople , il n'y eut homme en la cité quine feftonnaft r* des Gotba
hrde la grandeur que de la beauté, proportion; lineamiens & bienfean- «de leur beaé
du corps des ces eftrangers. he uito té Suetonees
Mais entre tous ceux qui efigient naiuemsnt les traits d'vn homme le vie de Ca=
eau en toute perfe&ion ; fault lyre ce que Sidonie. Apollinaire en gwk:cr. 4
ferit à Agricole parlant de Thodoric Roy des Goths : duquelilfait Aiergmes
aftature moyenne ;ny trop grande, ny:trop petite, fa tefte ronde en tar: S#%1e C7 Fr
eur, les choueuxcrefpes & blonds, lesfourcils gentiment voutez dé telle, :....
oil pendant’affez bas , & les oreilles ,àla façon du pays ; couuertes Snis Ale
ke fa pérruque “lenez vn peu Aquilin & crochu ,lesleures fubtils fans pelinare bi.
op de carnotité ; & la barbe fort efpaifle ; laquelle toutesfois il fe fai !* Epse2.
oit arracher: la couleur blanche , & meflée d'vnhonnefte vermillon,
entant fa honte & modeftie:& en fomme le refte reprefentant vn chef
iu'œeuure de nature : en quoy il recommande la beauté ordinaire qui fai-
bit ce peupleadmiré de tous les autres, |
Quant a l'accouftrementils eftoyent fort brâues & pompeux; veu |
eles feigneursalloyent ordinairement veftus detoile d'or, mais les F7
tres & le populaire fe couuroyent de peaux & fourrures fortriches, ps ps WA ue
Evan qu'encor pour le prefent en vfent tousles peuples feptentrionaux: . é Hess
Bus oyons encor Apollinaire exprimant leurs habits lorsqu'il parle de puni à
jgifmer Prince du fang royal des Goths, &:de fon equipage, qui dit ainfi pe al n
on Domitie: Toy quite plais fouuent à veoir & les harnois etleshom-, Nr al
es qui faccoutrent proprement des armes, ie fuis en doubte, voire ie ‘" PPS
fe:en mon efpr'it le plaiftr que tu euffe pris voyant le Prince Sigifrner
kit etaccouftré à la mode et felon la couftume de fon pays.
Deuant luy marchoyent des cheuaux bardez et chargez de pier-
ie qui reluyfoyent dohnansvn grand luftre à fesarmes : etce qui
loit leplus'gentil que il eftoit parmy fes gentilstiommes à beau
d'comme:eux ; et ayant l'habillement d'or et de foye,er à c'eft
»
nement. an: voyoit-vne grand-blancheur accompagnée d'vne viue
DE L'EVROPE, 93
on &e tel que fontles Atheiftes .& heretiques qui font vneidole de Methotin ma
leurs fantafies : ce galant, eftoit grand magicien comme tout ce peuple gic#en «doré
fertentrionala efté adonné à cefte vilennie & deteftable faperftition , le- peur dieu,
ueloccis parle peuple, emporta neantmoins le nom de diuinité : tout Froé autre
infi que Froé deuant l'idole abominable duquel on facrifioit les hom- #4gicien fe
mes à limitation des Scythes à leur Diane Taurique, eftoyent encore a- Fafat immo.
orez Vagnofth & Hadingue, commeiadis a Rome & à Lacedemone, br Les hômes.
aftor & Pollux, ainfi que deux fouuerains compaignons de Thor, & , F4gns h,
Dthim,prefideans aux guerres, & departans les viétoires.Roftich lequel 7’ Æadin-
sourauoir furmontéde fon temps toutautre en la fcience des diables, fut ge dieux
mis en pareil ranc qu’vn Mercure à Rome,en Grece,ou en Egypte. de la guérre.
Roftar fut dieu aufli cruel qu'Othim,ny Froé,d'autant qu'on ne le pou- que » dien ‘À
pit apaifer qu'auec l'effufion de fang humain, de ceux qui eftoyent vain- des rues.
suzpar les Gothsen-bataille.Ie laiffe à part les folies qu'ils eroyoient que Refar dfime
esvns dieux chaftiaffent les autres, veu qu’en celails fe d'A PAL a- cffre Saturne.
pireftéinftruits en la fotte ; & fuperftitieufe religion, & foy des Grecs Opinions que
ciens, & qu’vn ayant fait quelque faute eftoit chaflé des Cieux , ainfi Les dieux caf
qu'on dit que fut Apollon par Iupiter , ayant donné la charge du chariot Jafént l'un
du foleil à Phacton fon fils. Mais leurs Rerifices eftoyent autant cruels l'awfre,voyez
qué mefchans. & abhominables:veu qu'ils fuffoquoyent vn homme dans les portes
ne fontaine voiline du tempie, & puis l'alloyent pendre à 14 prochaine Grecs @- la-
orelt, l'eftimans pour auoir efté la plaifante viétime de leurs dieux que fins. |
luÿ mefine fut mis en leur nombre : voire les roys, fi le fort tomboit fur -Æpe/o pur.
ux f'eftimoyent bien-heureux de mouriren cefte forte. Etfutiadis ce #2 © haffé
peuple fi fuperftitieufement miferable, qu'oyant tonner, il penfoit que du Ciel.
d'autres dieux f'attaquaflent aux teurs, & pour cefte occafion ils faifoyent . $ acrifices
agrand bruit &tintamarre auec de gros maillets de fer, fur des vafés de des Goths [ème
Bronze, tafchans d’imiter par ce moyen les tonnerres, & eftimans ainfi blablesa ceux
ciurer leurs Heroz de la furie & affault de ceux quilesaffailloyent. … des Thraces 4
tdura cefte folle façon de faire iufqu'en l'an de noître falut. 1130. que lewrdienZe-
agnus Roy Goth abolift cefteçcouftume,pour laquelle il fut eftimé du "wlx#. vo
euplepayen, comme facrilesue, &.ennemy des dieux, hay & maudit de # erod. 4.
out le monde. Goths imitas
Allans en guerre ils facrifioyent des cheuaux comme les Scythes, l'ayäe de forserre er
pris d'eux , ou l'ayant monitré aux autres, & en portoyent les teftes au P°#r7#27.
jout de certaines Perches;ou Lances,auec vne grande entr'ouuerture de tt Key
agueule,comme fi la befte vouloir engloutir quelque chofe. C'aefté pi- Gnfhs affa cel
idis, devoir comme fathan tenoit.ce miferable peuple efclaué en fes L faperfiirio.
ens,.& comme iufqu’aux fimples femellettes en tout ce païs Scandina- TeMf ce care
ien il n'y auoit. perfonne qui ne fut eftrangement adonné aux charmes, fer Bor eal a
nchantemens & forceleries:de:cecy, à caufe que Iean, & Olac furnom- #/° prefque
er grands ; tous. deux Goths, & euefquesde la cité d'Vpfale en leur "/mesfaços |
ais,en ont allez parlé, & que tous les biftoriens tant facrés que propha- 4€ fare...
sont amené plufieurs exemples.de.ceschofes auecl'effit ({ quey qu'a Seardims-
feurs & cauteleux)de telle fciëce, nous en pafferons outre, & pourfuy- #iens fes a.
onsçe qui cit plus plaifant & fortable pour noftrematiere, En Scandie #154 re for
TN MIDE L'EVROPE! * 4
j Cepéiple adore Je teu & les ftâtues Sepianes adonné à: divifiation, Ze/és «der -
onime celuy qui predit les chofes qui luy doiuent aduenir tout Je. long ?4 ZePpeñs
aujour par le rericontte de la premiere chofe quife luy reprelente:ils ob. 1 Mahal
uentforcréligieufèment lenariage;& font:ialoux au poffibles & en- :: :: ;,
hinteurs outre toute foy; filon vouloitvons:en deduire-ce que ceux, Diuinatins
Life difent l'adoir vou, en tefinoignent, Hi el a0D 164 ridare A
Écepeuple vie fort pacifiqueméent ; & quoy: qu'il foit furieux, & fort
silant en guerre! Geft-ce qu'ilaÿmela paix, & fimplicité, deteftanc la S'Ple ce:
Lnoitife, &'ne fçachantque c’eitque de larcin ou pillerie , ny-voulant/c'e%r dés.
rien frauder fon prochain; :::::.:: 1 : | # … Edppens.0l
| ‘Etayänsbefoing de biens portez d'ailleur; ils y-vfent de permuta: lin. 4icha$a
son & Change fans dire mot ;’mais tout leur trafic fe paflant par: fi-
es, ou l'or &: l'argent ne feruent pour l'achaft , ains auec des peaux Mar chandifé
rudeufes efquélles ils abondent, des draps , toiles, & poiflon,, ils a- des Lappont,
went ce qui:lout-eft neceflaire, comme Een: & fel-ou.le poids 475 en v-
ju mefüre ; ains l'œil y faitle pris ; qui eft, comme-'ay dit, d’vne cho./ésf 4 Te-
ourautré;'& honorent fort leurs Bergchara qui font les luges & Pre: Pr4re; ve
dents pour Jésroys de Suece &-de Noruege;qui font fcigneurs chacun P lbs. 6.c.2à
iyncofté de la Lappie, : bnes
: Leurs foires fe font ordinairement fur les Lacs glacez qui dure-la plus ete la Lap=,
rtde l’année, & fur toutau Lac gelé dit Meler, & cefte foire commen. Pfé« à
«dés lesroys &:1à files chofes tendent à la guerre, ils n’ont garde dè
jen vendre qui foit bon pour les viures, tant ils font foigneux-à-pour: Foires desLap
ir à leurs affares.Contraétant leurs mariages, c’elt par le feu.que le.fi- PS: |:
een eft donné le tirans auec vn fufil de la pierre; figaifians! par le : |
cu caché on cecäitlôu lasviue & ardente liaifon de,ceux qui font, con- et de Melen
dE ints par cé lien indiffoluble, Voire ceux qui.font Chreftiens font fi
nd compte du: feu; qu'allans efpoufer à l'eglife il n'y a aucun, qui M##4g° des
Meporce de beduxciergesallumez , qu'ils offrent au Preftreauec de forts Z4/Pons Par+
fches dons & prefens, | ::: Y ñ 3 3 lla noi) lefen.
pi vetent leurefpoufée de martes fubellines la mettans fur yn! Ran- :: :::-;
ifere paréite mefrhe, &:la conduifenten chantant & dançant à la-mai- Ceremonie
ii: & couche de fon efpoux :iequel eftant.veftu de-peaux de. Lou- des Lappons
iier cheriffant{'efpoufeaucc grande honnefteté, & auec tel refpect, Chrefrens.
plus (peult cftre)quene fonc les Chreftiens les mieux apris 8: ci- 4#*14/66te
Hifez; : 10:58, 4155.51 : ; Le \ \
: Leués dances. qui. fe font: de nuidt, à: caufe. qu'eftans fous l'afpreré P474ryfet
i'fptentriôn ils fontla plus part de l'an en:tenebres continuelles, des Lappota.
mme :auflé vnerautreipartié ilsiont:le:jour qui-leur fait ordinaire
hité leurs ‘dances {dis-ie )no@turnes.font fort eftranges., car.ayans
aiquetté gaillardement:; ils ont des ioücurs d'inftrumens. qui, chan-
nt & Lonncñt aukc vne: façon-fi-piteufe ,:les geftes, dé. leurs ancé 1:
res & tes proiéfles des Princes & Geansi de, leur.païs..que plorans
igemiffans, 5! 80 vrians-bomne-faibs de quelque tranfport {6 laillent :
le parcerre vous eferdug, & comme eGenoiisyBtout aufsi tait les 11,
meurs recominencéntiour chantplus gailard ; anieafit fueier de: 1
D |
Aquihfén “|
DE'LVEVROPE. . os
dueons, & Gothz Bithoniés,& Noruegiés, font prefque vfans de mef-
mœurs, quoy que gouuernez/bien fouuent de diuers Princes, Reue:
os doncaux Gothz lefquels de touttempsont efté adonnez au fait de:
uerre, & tellement qu'il n'y auoit quérelle.g ne fut vuidée p res c6-
comme aufsi il a eftéobferué, & par Îes François, & par les Alémiäns,
va ce que & les Papes y,ont pourueu par decrets, & les Roys par or- |
knances voyans le preiudice que cela portoit à la republique Chreftie- Loy des Get
Entre les Gothzlaloy y eftinuiolable,que vnhommeapelléau c6- Jar les coba
par vn autre n'oferoit le refuier,que fil le fait, outre à il defchait de /ren legrad:
droit,encore eft-il infame,& defgradé d'armes pour toute fa vie.
ù 4
en chariot, ou coche , tiré par des cerfs à ce accouftumez , ainfi que 4#i/ par des
usfaifons conduire les noftres par des cheuaux: & n’eftoit permis à pas ‘#7.
de fvfurper la royauté fans le confentement du peuple, quiapelloir à Cemwwe les
fredignité ceux qui luy fembloyét plus dignes & fufffans:&cainfi quéd As /ônr ape
enfns du Roy decedé, fe monftroyent vrays fuccoffeurs en vertu de lex alfte
rsperes,on les eflifoït aufsi pour.eftre Roys, & fi au contraireïls dege. é#fre- bee,
royét vn autre meilleur, & plus prouffitableque eux, eftoit mis en leur Gethx.
ce. Etauec celte fagelle en l'election,ils ont iadis fait dé fi belles & rè-
rquables conqueftes,aufquelles à beaucoup aidé celle grande fobrieté
ompaignent ordinairement ceux qui fuyuent le meftier genereux des
Unes. Or cftans Scythes ausi bié que fonties Mofcouites & autres leurs és.
ins aufsi auoyent ilz etles mœurs et la vaillance des Séythes:dequoy Parque en
vante Atéc roy des Gothz,efcriuant à Philippe roy Mucedonien,quäd Le vie de Phi.
di, Tu commandes fur les Macedoniens , hommes nez, et vaillans aux lip. Atéeroy
mes,& moy fur les Scythes qui fauent endurer la foif, & la faim quand Goth 4 roy
befoing. S'ils ont en rien efté moindres en courtoifie, que pas aucu- Macedonien,
de ces nations qui femancipoyent iadis du noni & tiltre de Barbares,
ans &iuges & parties.en. celte caufe, ie fuis content de m'en raporter .
iugement de ce bon Eueique d’Auuergne, Sidonie Apollinaire quand sde. #pelli.
s 4=
quireffentift fa fuperfluité, veu qu'on n'y M nn point vn fommeil- epyf. 2.4
rn'empliffant les tafles fe pourmener à my-trifte à l'entour des tables, Agricole.
is tout le plus grand ornement du feftin, c'ettoyent les graues propos |
pus. durant le repas,tellèment que,ou l'on gardoit vn merucilleuxfilen.
ou l'on y difcourait des chofes ferieufes & qui eftoyent de gräd côfe-
jence : et ou les viandes cftoyent plus exquifes eu efgard à la gentileffe
jcellcs;qu’à lafi SH prisset en fomme,dit ce bon Euclque, vo’
noyez la féance des Grécs, l'abondance des Gauloÿs, l'Italiéne foudai. Gerh7 cour
Mvoc pompe publique et priuée diligence et vne modelte difcipline toys c° mo-
ae Prince. Si les Goths ont ne fi Barbares que aucüs les opt paints, ie ne deffes.
ux d'autres'tefmoins que les faints'mefmes-q ont vèfcu de leur temps, Foy s.L44-
me $, Auguftin,qui és liures de la cité ds Dieu en faitle difcours aflez gm/fciré de
Mon hitc aux Gothz pâtes menées de’ Stilicon: et'que on voye aucc 1.hure, :
li.2, chap. & \
squeles Gothz ont roy deleur natiô,il eft fort'honoré, & fe fait por: Chariot. comm
Miles rendoit Jouables;fouffrans aifement toutes les incommoditez,qui Gethz, fêbres
ditique les Gothz lesiours des feftes venans à banqueter , ne faifoyent maire lin.r,
iple parlant d’Athanaric qui faccagea la cité de Rome à éaufe de latra- Dies. rant le
(+:
D) |
Ma trifons inipérialés:foïnt que VoÿAs puis apres qi fiétéaié Po nie;
ur Peméciper de velle léruitüdeseftahs les Empéreurs detenus en guer- lave |:
conte les Afemants, ilz foirentcéfte Belle éntreprife, Et la plus grande d'Æirelian.
gente nectiliré de cé faite, Fur que fes Hans eur cbr RPILE AA Ve Arms
er par Balanbér, agile pouuans refiftet, pour anoïr pérdu Iéur roy Marcel 31,
linarie, laifférent la Trandfylanie cé Éornigrié, ay is obreau dés Emp. ©'Claid. en
ifentinian et Viens lé paÿs de Thraces fou tilrre de tribut perpetuel. Le gwerre Ge-
is Eutrôpe elt d'aduis contraire à éeftui-cy'et raporte:cé changement #hique: |
pays à la diféorde qui Fut mené entre les princes Goths Fridiger et Eufrope lit.
Wlerique, et de laquélté difcorde fut caufée ladifference des noms dés P4nmie def
hz,en Oftrogothz,& Vifigothz; les vns nommeziorientaux,et les au- le pars d'A ä=
Goths dé l'occident. Leurautre &cinquiefine retraite fut en Panno- grec
wSeruie,Bulné, Raftie & Bülgarie,efpancanbtellément leur puiffah- d'Æwfriche.
ue du cérhps de Theadofe leieune’ilstenoyentprefque toutl'Empi. y Spartsan
Poccidént en mainsiufqu’à ce que Attile Hun les farmontas mais luy. &17rebèllee
Led, ils frémanciperent delà fuictrion de fes enfans & coururent tou- Pelion eh. Le
l'Efclauonie, failans alliance aucc les Romains aufquelz ilz donnerent wie de Gélien
ours contre les Sarmates; &ctenoyent tout iufqu'au lieu oùà prefent Emp
poléc la grande & riche citéde Venife. Lo PRES pop S'idanie 2
Le fixielme cours des victoires des: Gochs füt-en Italie, enlaquelleitz ex Paneeré-
hdrént à diuérfes fois: Premieremet fouz Rhadagaife, homme felon & 44,6 Elan
olatre, contre lequel lés Romains apellerent les Huns à fecours ; mais:474 41Panêgs
Min qui né voulut que ce tyran vine à one fes deffeins;qu'il auoit de ponr Honerie
iner l'Italie,& côfacrer les corps des fien. ”*Dieuxleruina , &lemie Ewmpe |
tre les mains dés féruiteurs de l'Empereur. Le voyage n'ayant fuccedé Siviefme. *
Radagaife, Alaric Roy des Vifigoihz vinten Italie, regnät Hônorie,ie ceurfédes Ne
el Feit vi éftrange fac dé tout ce beau pays, l'efcole iadis de toute ciuili- Gorhs fé en
finteté & courtoifié; lequel prift & faccagea Rome, ians fouffrirtou- Zralie.
foii qu’S'feit aucüne violéce, n'y aux faintslieux,ny à ceux qui eftoyét Foy /e4 Da
l'ordre evélehaftique,ou qui feretiroyent à garant dedans les Egliles. maftene aufs
Letroifiefme yoyageen Italie , fut par Vicimir foudain apres la mort plemët d'En
Attile Hun, mais adoucy par l'Empereur qui luÿ éeit de grafis prefens trep.e Panl
ifant l'Italie pañfa en Gaule , & feioignancauccles. Vifgoths Print diaces.
I& éz Efpaignes La feptiefmé & derniere arriuée en Italie, fur selle de De Ridages.
heodbric fouz Zén6 Empéteur: Lequel Theodoric'en ayant chafé ()- fé encor Jean
acre roÿ dès Horüles y fonda l'eftat,& repos pe nt iufqu'au temps grd li.1$.
Juiti ian le grand qui Jeux donna de grands aflaultz par BelliQire..&e c.7.Rome pes
“tres fes lieutenans, iufqu'à tant que les Lombards en chalferentJes reli- fépar Ale-
As : &'ce pendant Vidimir & Valliefeftoyent agrandis és Gaules, & rich.fidimir
pigne. Mass auant que paffer outre:ie ne veux de tant Aatter noz anna- Roy Goth.uoy
ss François,que € leur accorde vne fi extreme puiflance pour les pre- jor,Sepricf=
Es Riers roys fortis de Pharamond, que il femble qu'ilz vuéillentemançiper we core des
sue corps Gauloys, d'autres coureurs. que de seux delquels on nous Geths, Cufir
panne, nc (çay à bon droit, lenom prefent, comme ain foit.queies emitro l'a de
sBothztinffentia medleure & plus belle partie des Gaules”. ÆEt qu'il foit grace 482.
y, ic püis alleguer plulieurs hiftoriens, comnie fornandez parlant du Pad dis. li.
tabe.
“Fälie @ Pi- auf feroyent Tea & Olae, tous deux euéfques : fi encore vn prelat(à
-dimires Gas & croyable & Gaüloys de nation, à fauoir Sidonie Apollinaire, ne ms
Le © Æffai-donnoit alfeurance , & ne mi faifoit vn denombrement des païs vi
gre-leam D4 en Gaule par cefte nation Gothique. Or voiéy comme ilen efcrit à
maftenea# Euefque. Cefontles Auuergnats qui par leur gaillardife & propres
“faplement de ontfouuentrefifté à la force & efforts des ennemys publiques. Lefy
Eutrpe. ler- fe voyans afliegez parles Goths ne fe font eftonnez'en forte quelcons
| dde. Æpl. Agrece AcheuefquedeSens : maisefcriuant à Bafile il ff pecifie mieur
1.G.epif8. mieres, difént Et iaçoit que le Roy des Goths foit tèrrible à caufe de
*«Ægrece Ew[ Forces qui font & grandes & efpouuët1bles, fi eft-ce qu'il me fembley
ge de Sens. ne fait pas tant la guerre aux loix & puiflance des Empereurs Rom
Ç--
des Getbx; res les Goths tenoyent en Gaule poffedans la Gafcoigne, perigort, Roi
9 ;
6.Blond. des, Roy Rhiotimie gouuernantila/Bretäigne, & tenant le party desRom il
1./ 3: Odoa- Jequel fut vaincu par Euric Roy des Vifigathz’, qui tenoyent ync pr
..cre f'éffoit : | des Gaules, & lequel ayät sr à fon ennemyiufqu'en Bourgogne '
s fait. roy d'I- païs cftoit allié des Romains, fen alla en Auuergne,où il prift la citép
:gue,Limofin, Quercy, Armaignac, les Lädes & Cominge,contre l'auto eftre marefc
té de celuy qui dit que il n'y a quesoo.ans quetcelleterre efthabitée, cie naturel, 5
_ tis de cefte nation belliqueufe,laquelle fut chaffée de là par les Mahonoupé les ble ds
tans,comme nous dirons en l'E fpaigne, Mais en la Gothie à:prefent,c@ordamme:
me ce peuple feptentrional a efté léger à conceuoir les opinionset ceplhe y croift : :.
: Je moyen des Rois de Suece et Dannemarch,l'impietéde Luther yapfiédestieuc:
place atin que la füucceflion maudite de Gog ét Magogine cetle de per telle abondand
euterl'Eglife, comme de long temps elle y eft accoultumée. ] leur prepare;o
| | oc de laterre
OT Delhi là que vi
dec & eft for
Me chigsde
queles :3iffo
cheqi'us nerf
LIVRE ÉTROTSIÉSME
ant: Bel.
ANR
RL
cipale, que ie penfe eftre Clermont. Ceftuy.me fembleroit fufpe& d
(e
“
Ve 4%
= { N .F
es
telle encor :
jaisiufqu'à L"
amer Cafpie,
werfes opinic
bitvenu à cep
oigne , tout ai
ent quetout |
. quoy qu'ils feruiffeht defpouuentement à l'ennemy , qui les tenoyt if
Aus DoitRe en grand deltreffe . Etde cemefme affault il enadues
Æ Bafileepi. comme à la religion & ordonnance; des Chreftiés, le voyant fi afpredcfinc nom , ai
6e niemy du om dés Catholiques , de forte qu'on ne fçauroit dire où 244. : toute vn
“Pas pafédé qu'iltend le plus , ou à mettre l'Empire és mains de ceux dela nation"... cne que
: per les Goths côtraindre chacü à fa fe@e & herefe, Auffi aBourdeaux, Perigueux, RH ffeis en] ang:
en Gaule. des, Limoges, Caors, Bazas, Cominge,& Aux, & en vnautre grandnbon en plufieur:
Avis d'Effaie de villes & citez,on ne voit rien que le maffacre des faints prelats & eu emy côfus.de
ques, fans que aucun foit mis en leur place. Par là vous voyez quellestl: Lrnandez /
lesfait entrer.
Quant aux Efpaignes , c'eft chofe feure qu'ils ics ont poffedés< & que
Roys d'Aragon & Caftille,les Comptes de Barfelône,& prefque tou
lesilluftres maifons de Nauarre,Caftille, mA a font
Lepour peud
in par déffuss (
prepos,ny l'an
Uenticrs que
Mofcouites on
ken la Prouince
"
” , Data Rem Rathenie, co desmaurs des Auffrens tel quil: : :.
* Me] Jontaprefist. Chapitre |
x LA inde + 113 +2 1.112, Podoheeft à
ny 6 QUE pays de Ruflie, queles Latins apellent Rhutenie , & /#rl'exrrèms
À Sa F4) à RE ft repars de la Sirmatie, feften. marre d'En-
Abe D 1 A -dant vers:le-pais de Pologne , & enclofe par le fleune re Par
[5 x Peucé du coftéde Septehtrion, vers foleil leuant parla Pthol. li. 3.
LAN Liuanie,. &Prusfe , dernieres prouinces de l'Atemai- a mn
x. L'efbendue de la longueur de-Ruthenie, ou Roxolanie (car ainfi #76 de Ru
telle encor apellée.) eft de huitgrandes iourneés depuis le fleuue Ta- ff.
misiufqu'à L'ocean féptentnional: & puis dés la mer Liuonique , iufqu'à Les Mo/éui-
amer Cafpie, quicftfa latitude, il y- a pres de cent iournées. [ Or y a-il ‘es font appel:
wefes opinions furlenom:Rusfen, entant que plufieurs eftiment qu'il XT, par Pop.
bitvenu à ce peuple, d'unRuffefrere, ou neueu de Lech Koy de Po- Mele. lin. 2,
signe , tout ainfi que ficeluy euft:efté Prince des Rusiens. Autres tien. Aamaxchi- :
ent quetout le pays à pris lenom.d'vne fort ancienne ville portant ce ##. 7" "*
eme nom , ainii qu’en plufieurs endroits les villes capitales donnent le D'on vient le
‘toute vne Prouince. Mais les Mofcouites ont bien diuerfe opinion nom de Ru
….entque le nom.vient de ladifperfion de ce peuplé, d'autant queffre. 8
on en plufieurs endroits, eftant çe païs habité comme d'vn meflange à meñd libers :
Meny côfus.de diuers peuples. Ce qui eff vray femblable,qui lira ce qu'é 447 Cèmmem
Mi lornandez Alan, lors que parlät de la feconde expcdition des Gothz, *#rrs de Mof
ls fait entrer.enlatenre des Scythes par delà la mer Balthée, laquelle il ve.
bitée, Mecle naturel; &asfiette dela Mofcouie, ] Çar ce païs ef fi.gras & Éervil Jie diSperfion.,
Sc queucpour peuqu'on:y remuclaterreen la cultiuant, & qu'on: yfeme le /ernandez, |
e touain par deffusselle-parterarais ans-de fuite, fans qu'il la faille,ny laiffer 2. ch2/6s Got
font repos,ny l'amender;& engretfer.rousles ans: ains désausfi toft que on #27.
ahomoupé lesbleds,il nafhult que fecauerles gerbes, & de ce grain ilen fort Gra d'ferti-
eat,coBondamme: : cc qrifufft pour l'année fuiuante. L'herbe pour le paftu- fé de Rue,
et ceplbe y croift : re, qu'ilu yabafton f haulbqu’elle ne furpaffe:& la di #bendance
ryapritédeshieur: € 6 8cfi foëfue q les abeilles, $ mouchesà miel, y font de Cire, eg
de per telle abondancr que elles féntileun miel non feulement ésruçches que miel. en. Ru
leur prepare;oudansiestronc desarbres,sins encore les rocüers, & ca- fe. ,
nes de laterre, leur feruétpour y-enferrer leur riché mefnage: C'elt. de 24 Kafxs-
Delhi là que viennent ces grands moules:& ronds de cire, qu'on porte bee eff en L'a-
rdeçà & ft fonraivprefquetoutel'Europe dumiel & cirede Mo'to- J#€7 Par der
Les cftâgs decce naïs là ne (or. point:peuplez parles habitans,ains dit la le T anus.
queles : ions y font produits par:la feule faueur,8& influéce du ciel. P"# ds CE
echec usnommrtKatzibéeleur fournit du fe! à fuffance,& lere- "4€ Cam
ülent lors que l'eau frefcaules&le-laifle à fec,paur.la curiilette duquel balu vers le
Molcouites ont guerre fbunétauecles Tartares.C'eft cas merucilleux 7#74°
ken la Prouince qu'il domment Chelmen, fi vous y cou v5e.00s Pins,
B
5 MDE L'EVROPE.. 97 ni
LM. Padolie ft diuifée.en vrois, à (çauoir blanche, häulte tédels sars
nuiere.Mofche, &.au. couchant luy font proches la ch.$irabl, 2
UMR à ps
Role: en. langue Rothenique, fignifiæenfemencement diuers,& difper- 7" 7.
ieftre marefcageufe:, mais fort abondante & fertile,ce qui accorde bië Roférafigni-
|. NPBEPEVRONE 0 à.
Le différence que du feul boñinet,que il porte plus hault Spointa quele
reftedelanobleffe, Ces:Ruffiens ne mettent aucune difference aux con
Riursen fe veftanc, faufque perfonne ne porte le noir fi cen’eftau dueils
rhomimes & femmes portent chemifes de lin fort déliées,quileurvont
pfqu'à deray ismbe & ouurées au colet de foye rougé & Hld'oraffez Bé- sx
nent Leurs abillemens affez larges, 8 à la façon Greécquéainfi que pref Rainer *
ue Pen aident, & les Tures,& les autres nations feptentrionales:il eft bié ,, nféomites,
aÿ que les Ruñiens & Mofcouites,ont les manches plus hrges que tous
esautres, & paffementées d’or aux boutônieres, & furles elpaules, Et
ar deflus iis portent des Robons faits d- peaux de Loutres.Quelcun de: ,,7 2.
dant, c'eft la femme feule qui le plaint, & en fait le dueil, portant vn Moféouitess
oledetoilebläche & deliée fur le chef,qui luy defcend iufqu'à la cein-
ire: Ceux qui font plus riches, le quarantiefme iour apres le trefpas font’ ren
nbanquet à leurs parents & amys en memoire du trefpafé: & les pau- cebre,
les durant celuy efpace en font d'auantage:car ilz banquettent cinq fois ee ban. À
slennellement enfemble , & au bout de l'an ilz fontencor le femblable. querz. 4 Vi
Siquelcun refte de fon fang, il fait enregiftrer les noms destrefpaifez + ANt4E:
«fi maifon , afin de fçauoir le icur auquel il fault celebrer les banquetz
lacommemoration des trefpañfez, & portentles corps en terre auec'
laintes , pleurs , & gemiilemeñts. 50
La couftume du pays veut, que les femmes portent des perles & ba-
Ceux qui fe
remarient gs
mez, pen 6hd=
es.
es à leurs oreilles, & eft bien feant encor aux mafles ; mais durant qu'ilz Ainfen v=
ont en enfance. Celle qui vole aux fecondes nopces, eft encore eftimée fênt Les-Paifé
fez chaîte , ais fi elle pañfe outre, on l’aen opinion depaillarde &im-*,...s Lyme
udique : & font pareil iugement aufli des 1ommés. Les filles laiffent £,.
endre par derriere leurcheuelure, mais les mariées faut que la tiennent
uchée.Les hommes ÿ vont tonduz,& eft grand reproche parmy ce peu- pes des Mof
leà vn hôme fil eñtôit fi môl que de parer fes cheueux, & les frizer,ainfi uites:
ue plufieurs font en noz contrées, Tous les Rusfiens font cftrangement à
donnez aux femmes & à l'yurognerie, laquelle ils acomptent à grand wefomites
buange, &'tiennent que le paillarder eft loyfible & difpenfable,pourueu sous efärierss
ecela fe face du tout hors de mariage: L'füre y eft fi commune'& tant 4
rmife, que mefîne les preftres ne font difficulté d'en fouiller leur con- Moféouires [8
ience, La plupart des Rusfiens font cfclaues , tellement que il y a plu- sndenreux2
urs, mefmè de la nobleffe gui fe vendent eux-mefmes, leurs femmes, memes. :
leurs enfans foit pour viure plus en oifiueté, &.fans rien faire, ou pour | £hillement
uyr plus franchement de leur plailir & volupté. Les gens d'Eglife Ruf- dy clergé en
nsà l'imitation Grecque vont veflus de hoir , mais les Prelatz ont le Moftouie.
inc pour parure : & portent vne bague pendue au col faire en table d'at ronnuins de:
ke, dans laquelle font'efcrits les commandemens de Dieu: les fimples 5. Ænrmvine
res fontausfi veftus à la Grecque. Des Nonnaïûs il n’en y aque d'vne en Moféowiesh
e& profosfion ; viuants felon la reigle fâint Anthoiné l'abbé de The- LanTage f
de, & eftileur habit noir, Ce peüple à foñ propre langage, Fil eft Schy- clauon en Mof
lie, ou autte ien'enfçay rien, [ mais eeux qui ont trauerféle pts (Ça- couse,
mrbisn, queen tout ce crait de païs iufqu’en la Tartärie Afiatique , les
ples en general parlent la langue Efclauovique. 71° pit rs sd
ij
'
C LIVRE TINOISIESME
Mais ils vfent de caraééres de lettres, non gueredifferensen figureuy
Sciences em- Grecz.Et en Grec ilz aprenét & la Mufique & Grammaire, car quét aux”
| braffées par autresfciencesilz n’en tiennent aucun compte, & font d'accord quant
les Moféoui= aux poinéts & fommaire de la religionauecles Grecz, vfäns de mel,
tes, ceremonies, & d’efgalle reucrence,honorans les faints-glorieux qui jouir)
Mofévuites [ent de la gloire celefte.Tl y a douzehommes choifis pour rendre iuflice;
Soinens l'egli & éraiter lesiugements, l'vn defquels informe des crimes, & en fait ler.
Je Grecque. portauxautres, & bien fouuentà la perfonne du/Prince, fi la matiere le
requiert, & eft de telle confequence que les Iuges ne la. puiffent decider,
Piidange des Et fi l'accufé ne peut eftre côuaincu du crime, duquel on n'aye point co.
proces e* cri gnoiffance affeurée,il fault qu'il entre en combat contre celuy qui l'accue
mesentreles {e : & celuy qui aura la viétoire a double recompence felon lafentenceg:
Moftosites. eftimation des Juges.Ce peuple eft fortadonné au labourage, & cultiwi
Labourtge les champs auec des cheuaux,la terre y eft trésfertile, fa ufque elle ne por:
des Ruffiens, te point de vin: & pour.ce ilz font de la ceruoife, & biere de millet, orge,
Breunage des & obelons cuits enfémble, qui leur fert de Where comme prefquei)
* Ruffens c'ff toutes les naticus feptentrionales, De l’huileils en font denoix, chene
lubiere. y & pauot, car la Rufie ne porte point d'oliues, & d’aucunpaysonw
Hüiles def- ‘fait point venir de ceft huile & liqueur en Mofcouie.Ce pays nourritde
quelz.on vfe diuerfes fortes d'animaux, & des peaux fort riches, precieufes, & exquifs
Mofioiie."defquelles les anciens mefmes ont tenaiadis grand compte:& du poifoil
enabondance,& entretous eft vn le plus renommé & fauoureux celuy
qu'ils apellent Selde, femblable à celuy qu’ôn préd en Italieau lac Ben
dit à prefent lac de la Garde.En la Rufie fe trouuét fept Lacz fort reni-
mez & de grand eftédue,neufbelles & grädes riuieres, & psrmy lefquel:
les eft le Borifthene, côme l’on le peut affez aifément recueillir, dés cho
fes qu’ils dient tant de fa grandeur que nature, ioint que l'afliette du pays
_. & cours dufleuue, correfpondent trefbié à.ce que les Geographes en de-
Cefiit nuire Ç criuent.[ Les Rufiens,& Mofcouites receurent la foy fouz le Duc Wo
Fan de grace j,dimer, qui regnoit en Mofcouie, lors que Michel Paleologue ten
260. J'Empire de Conftantinople,qui monftre que ce n'eft,que de peu detin
Welodimer à ça que cefte nationceft Paptiée : quoy que leurs Annaliftes fe vantent,
“rl duc dla foy y a efté prefchée par S. André Apoltre, lequel ils difent eftre ve
ME nu d’Achaïe auant iufqu'au Porifthene, & que depuisen çà 'ilz ont lat
Chreflien. gnoiffance de l'Euangelie: À quoy ie ne veux refifter,fçachät bieh que
S. André A idré à euangelizé en Grece, & fouffert à Patras cité de li Morée, & que
prefhs ei] ;veft pas hors de verifimilitude qu'il n’ayt eftéiufqu’é Ruffie: mais qu
Moféoule. |; Chreftienté y ait ftétoufiours depuis entretenue, non: veu qu'il ape
ue Wwolodimer eft le premier Prince Mofcouite, qui onc féie profello
u baptefme,& lequel inftruit par les Grecs,qui deliaeftoyét feparezd
l'Egiife Romaine en goufta l'erreur, & en a laiffé fes femences:en fes te
res. Or venôs à leursfaçons:Les Metropolitains, Euefques, & abbez de
pendent tous du Patriarche de Conftantinople, & ont le faint fivge Apo
olique de Rome, & le fouuerain Primat, qui y prefide en grand dete
tion,ne luy fäifans prefque l'honneur de luy donner le tiltre:de dote
Et quand ilz en veulét faire quelcun ilz le choififfent par les hermitage
Moftouite de. ;
sefle Le fiege.
de Rome.
D'on fine
choifis Les E-
kmonafteres,
nombre les
able.Les Et
ent fufifanc.
Lairaufsi (ont
ntferuy long:
left marié, telle
«viennent recc
nommée, il
ef fufpendu
à l'autel:il ef
entrer au Cœu:
ebrer,iaçoit c
quonne luy
alautel, ny <
iher,ou baptifc
t foumis au iug
uqu'on fçaurc
oindres d'entri
ire, fauf qu'ils
fi qu'ontiles n
oitement regle
e paffetemps di
fes parmy les fo
erle peu qu'ils
Jelaifle à parte
eres diflernblat
nous quant au:
ifmatiques, &
pmetiftes.Et tou
»Roù ils en for
us retrenchons
eftable fefte dé
ritablement ils «
ere forrefter.Sc
eltres en noftre
Eucfques,ne fe
krcement foffe
6 difans qu'il
ment de Bap
ésconfacrent le
tderaifons au
idement:muis Je!
de du pere, &:
les anciens Gre
kq celle,en laq
2 x KDE LEVROPE: 99
Lmonafteres,prenans le plus fainét &: mieux nommé , & en.ayatis cfleu se/Zues en.
gs it les conduifentau Duc, qui choifift celuy qui pa rap Eh 8
ble: Les Euefquesny Primats,n'ont là aucü fief, oyiuftice;bienqu'ils. *:
ent fufifantreuenu pour lenr-entretenement, & ne mangent.iamais : Eue/ques . :
É airaufi font ils tous moynes. Les preftres font choifis d’entre. ceux.qui Mo/cowres
cferuy longuement de Diacresen l'eglife;& nul n’eft receu diacre, s'il new
Left marié, tellemét.que fouuent ils efpoufent femme le mefme iour que 445 chair, *
viennentreceuoirceft ordre: & fi celle qu'vndiacre doit efpoufer eft
nommée, il eft regetté de fon office.Léspreftre, fa femme:eftant mor-
ef fufpendu de fa dignité & ne chante plus meffe,ny n’eft receu à fer.
à l'autel:il eft vray.que fil fe contiét,& vit chaftement,onluy permet Proffres me
entrer au cœur & aRilker au.diuin feruice:car n’eft permisaux veufz de riez..
ebrer,iaçoit que par cy deuantils le peuffent faire.Mais fil fe remarie,
quon ne luy deffend point; lorsil n'oferoit,non plus qu'vnlay,afilter Prefres go
à l'autel; ny au cœur pour y Pfalmodier: au refte nul preftre peult fa- veufsc re.
ifer,ou baptifer,qu'vn diacre ne luy afsifte, I.e clergé és chofes legeres marieY chaf©
à foumis au iugement del'Euefque ou Metropolitain, maisoùily afi/6z de l'as .
uqu'on fçauroit dire de crime, ils ne font non plus refpectez que les el.
oindres d'entre le peuple:& font prefque veftus tout ainfique le vul- Clergé mofée
ire, fauf qu’ils portent des bonnets plus larges,& qu'ilsontlatelterale, mire fonmsis
ni qu'ontiles noftres par deça. Quant aux moynes ils y viuent fort e- 44 suge teng=
U pays
en de
eWi
tenoi
de tép
ntent,
re ve
laco
que
& que
ais qu
l'ape
my
rezd
este
z de
Apo
ête
éte
tiges
vitement reglez,ne mgeansiamais. chair, ny ofans ferefioüir au moin: porel.
epaffetemps du monde:plufieurs fe retirent feuls aux hermitages,aufsi Grande ri= ;
esparmy les folitudes qu'ésmonafteres, où ils paffent leur temps à cul- gueur de Le
erle peu qu'ils ont de terre, à fin de fe fuftenter d'herbes, & racines. reigle des
Jelaifle à part les habits & acouftremensde leurs Euefques,qui ne font moynes.
jeres diffemblables aux noftres,pour voir en quoy eft-ce qu'ils differét Pornes efquels
nous quant aux points delareligion, & pourquoy nous les eftimons les Mofcour-.
ifmatiques, & ils nous appellentinfidelles, & hayent à l'efgal des Ma- res different
metiftes. Et tout cecy à caufe que nous celebrons.le ieufne le fibme- de nofrerels=
R où ils en font confcience, aufli bien que les Ethiopiens, ioint que gion. L
us retrenchons deux iours de la feptuagefime qui eft cellebelle & Les mynès
teftible fefte des Baccanales que nous appellons Mardy gras,en quoy.sepensent fe. :
ritablement ils ont.quelque raifon,mais cela n’eft pas chofe, où il faille marrer, ge:
ere farrefter.Sont aulli offencez que nous ne receuonsle mariage des les preftres Je
eftres en noître Eglife: là oùentre eux lesmoyés,defquels on choilift marienr.
Euefques,ne fe marientiamais & fabitiennent dechairtoute leurvie..Confrmat:ô
krement Foffencent de l'onétion que fontnos Euefques à la confir-in6recensdes : :
wi6,difans qu'il fuffit de l'huile que le Preitre à vfe fur l’éfant au fainét-Mo/rosites n0
ment de Baptefme.Se fcandalifentencor.de ce que noz ecclelialti- plus que des
sconfacrent lé precicux corps de noftre feigneur en painnon leué,&Caluiniffes, :
nt de raifons aufsi fortes & friuoles, comme leuropinion eft fans aucü Hercfe detes.
dement:muis le-pireieft qu'il necroyent point quele fainct elprit pro=yfable des
de du pere, & du fils, ainfi que letient la fainéte Eghife:vniuerfelle , & Grecs fr Le
les ançiens Grecs, &.Latinsontenfeigaé regettans vnefemblable he. p:oc: Sion ds
ke à celle,en laquelle. éneor tous les Grecs dont enfeuelis, Et font plus /4325 efrir
Bb il
#
cb LIVRENTROISIEME
penitenée à (crupuleux dieuitervihomme qui aura cité parm} nous ;ou tonterfià
seux-enieinte uec Vn de l'eglife Romaine;que nous àfuyrllacompagnie de L'heretique
.… qui parlent veu que parles Canonsde leurs Metropolitains;il fault que celuy qui
. auec les Chre foüille, (carc'eftainfiqu'ils parlent)auec vn Latin & Romainen luy pu
ftiens de l'E: Jant, & frequentant auec luy foit purgé,& ne:peut eftre receu,, à la com
ge Remai- union.fans peniténce ;lauemens, 8 bencdiétion de fon Curéslequel D
we. à av de grandes & longucsprieresfürluy:tout ainfi; qu'on: faifoit iadis {ur
Catechizez, où ceux qhi vénoyent au Baptefme : lequelils celcbrente
Baptefme des cefte forte. Dés qu'vnienfanct ait né, foudain le Preftre eft appellé, leqd
Moféites.… oftit deuäel'huis dela maifon,où eft l'accouchée;impofe,enpriant, les
* à l'éfant.Puisle.4o.iourd'apresils le portét à l'eglife,où il eft baptifép
. géansitout le corps trois foisen l'eau,car filn’eftoit à fimplemét arrou
Triple merfo ils ne l’eftimeroyét point auoir receu deuémét le baptefme:apres l'oigeÿ
…ebfernéepar du fain@ huile côfacré en la fepmaine fainéte,& de Myrrhe.L'eau cfth
des Moféoni- :niftetoutes.le fois qu'ils baptifent à caufe 4 foudain qu'ilsl'ontivfée,ils
tes an baptef: gettét hors la porte du téple,où touliours il fault porter l'enfant, s'il n4
me. fort prefféde maladie.Le preftre coupe, &arrache les cheueux à l'enfg
qu'ilenuelope en de la cire,& garde celaen certain lieu du temple, ik
FAURE meflét,ny fel,ny faliue en leurs ceremonies du Baptefme.Iis fôt meille
| Chreftiens que nos Lutheriens,ny Caluiniftes, car ils fe côfeffent, & au
“€emfifiendes grand contrition reçoiuent la penitence du Preltre, ce qui fe fait aub
Mofoouites. milieu de l'Eglife, & deuant quelque imageà cé&ordonnée ; & d'auta
: Grande.igno- qu'il en y a fort peu qui Gachent leur Pace-noftre,ayans receu la bencdi
race des -Mof: ction da Preftre,ils difent:Leius Chrift fils de Dieu,aye pitié de nous;
couites,ne [ça c'eft l'oraifon la plus commune entre les petits & vulgaires. Et tieona
chans l'erai- ordinairement vn vafe plein d’eau beniite dés la feite des Roys, if
©: fôn domini-. qu'à Pafques, à fin de purgerauec ceft eau ceux qui ont commis quelqu
cale. grand crime, le preitre luy enioignant cefte ablution pour penitence;i
. Communion: Cômunient fous les deux efpeces,mettät le corps de noltre Seigneurd
« fonales deux le calice auec le fang, d'où le preftre prenant auec vn cueïllier partie di
“efpeces en... & d'autre, le diftribue à ceux qui fe prefencent : & reçoiuent les enfi
Moftonie,… dés qu'ils ont fept ans à caufe qu'ils tiennent qu’à ceft aage l'homme
Images f'en- fuiet à tomber en peché. Nul preftre, ou moyne. dit fes heures , fas
tendent pains Uoir quelque image deuant luy,& laquelle aucun n’oferait toucherh
ses @- non en luy faire gräd reuerence. Leurs feftes font plus folennifées pour yurot
bof 4. le: : gner, que pour foucy qu'ilsayent du diuin feruice, veu que les fcign
Grecgne. … en ccesiours fe veftent pompeufement. & font grand chere, là où les pa
éfles comme ures & lés efclauestrauaillent;comme fi le reposapartenoit fculemétai
felennifées. riches. Hs neiurent point ou peu, où du tout le nom de Dieu, tous leu
: Moffourtesne fermens cefontle ligne dela croix, fait auec les doigts; &; qu'ils baife
purent Dieu. comeaulsi onen v{e eu plulieursiendroits dela Farce. Étquoy qu'ilst
Miféouste ne.croyent point qu'il y ayt purgatoire;fi eft-ce qu'ils prient pour Les mort
croift le pur- & celcbrent(comme dit eft),des Anniuerfaires ; eftimans.que.le lieu 0
gatoire ef font léurs parens leur eft donnédoux:& plaifant en l'autremonde,à
prie pour les. fe de leurs prieres : Et nul ne touche l'eau benifte. ;ains c'eft au Pre
morts d'en arrouler ceux qui entrent au temple. [ls ne facrent ny benitfent |
88, Ou Ce
L'on y CNtErre
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ommes :, Paffen
DE L'EVAIO PIE: : 108
st, ou Cemitieres, difans que la'térre ft allez confacerée pat lé corbs
sony enterre,lefq uelsont eftélauez,oints étfäcrezaufainét Baptéfime, :.
honorent fort fain& Nicolas ; et racontent grand nombte dt fes mira- S #2 bone
Lsen leurs fermonis, et fainét André, et vn fainét Pierre qwiléhomment r°7 9 Mt
miraculeux;et leur Roy woloädim:r,qu'ils ontimis annôbre dés faints, we.
grsieufnes font, le Carefme fépt fépmaines entieres,léfquelléshéman-
tny chair, ny poiffoñ,& vn autre ieufne dés !es feries de Péntécoufte /e4/ñes de
jiefleur fefte de tous les fainéts ; iufqu’à la fainét pierre; & puis dés le Mo/Comtes,
emier iour d'Aoufl;iufqu'à l'A fumption de la viergé Mariei'& fix fep-
ines deuant Noël à l'aduent, qu'ils appellent le ieufhe fain& Philippe. : pos
Doéteurs qu'ils fuyuent , font Bafilele grand, Gregoire Näzianzene, Deéfeurs re-
fin Lean Chrifoftome , & n’ont point de prefcheurs, leur fuffifant. cewz, par les
fifterau’ feruice , d'oùyr reciter au preftre l'epiftre ; & l'Evangile qui ins
rlit en Efclauon,à caufe{ difent-ils) que dé tels fermons fortént plu- Mu/omires bé,
wsherefies : & fuyuentla volonté de leur Prince , commié doëtririe à Lbrer en Len.
ge vulgaire.
reftien,commie dit Ye
k
nent fu tout à l'exercice de Ja guerre,teHemet que fes Enfans & ieunes
mmes , Faffemblerit én la placé publique lésiours des fes xlrvené
ss»
pt LIVE ÉTROISTIEMES
EU4 ;
dé Cléppi
.detout lemondas.oiitreombarent à coups-de poing:fi ablfinémenreg
| bien Couuent;on les-emparteà demy morts. de celle mal, plailanse Rent leurs
aaffire dés: me. ls font sranrinsienes ee mefme contre les-larrons & voleurs, as iurent & affe
Moféouites. … quelsilsrompent lestalons ; & Les laiffent languir deux ou trois iours Aus grandesric
la playe eftantenfiée, decechefil lestourmentent:: di lccrime n'ef ie l'vniuers, &c
rand, tout forfait eft puny par le pendage, car trencherla tefte too es marchans y a
fs meutriers qui volent, & deualifentles paffans, & ne font iamais (ef hi ‘
à ce qu'en hiuer, àcaufe que l'eftéils font entétifs eux affaires de la guer
Loix oerdonées Or aus. deferiray :ie quelques vnes, de leurs loix auant que fort
en Moféouie. : Mofcouic; veu à c'eft la loy qui dreffe & informe lesmœurs des hümg
par 84fle … Premierement que ceux qui tuoyent leurs maiftres, & fcigneurs , Lesr
Û ‘)] vend aufli
fer,il eft deffe
jgouuérneur q:
deurgrand ftres)facrileges, fuborneurs des efclaues d'autruy, les impofeurs de etc il n'yafipe
Ducen l'a de crimes. , cles boute-feux , y font fansaucuneremitlion punys de ndueur Duc, & le
gréce emiron cruëlle.Le larcin pourüeu que cenc foitfacrilege;on rauiflement del Re eh pourquo)
1400. *\ claucd'autruy,n'y eft point puny de mort,ains le larron y effbaftonné ordonnance du
condamnéà l'amende :-& rencheanten faute ,. & nepouuant fotisfair dt fort incon
Punition des partie;c'eft alors qu'il pañfe.par le pendant. Sivn homme eftant accuf@p cit fi vchement
darcins.. Javcin, n'eft conuaincu, & que ce pendant quelque homme honorableteur des froidus
(à ferme par ferment que l'acufé à elté d'autresfois foupçonné , ou a faià font toutes gaf
accordé auec quelque partie, ie voulant a@tionner auec cefte feulc prie faut f'efbahir f
ne + Jercrimiaeleft enuoyéau gibet. L'homme de.baffe qualité, ou de vie non qui cit des de
ur famée-eftant accufé de larcin,.eft.mis à laqueftion: & fil ne confeffe, dires, d'autant que
Jugei fabalter cose.fault il qu'il donne pleiges & cautions ; pour lereprefenter enco ifloit au Cham
mesne peunët Jaçorture, filelkqueltion d'y venir. Les Ballifs fubalternes n'ayans pt plaifir du Tarta
#mger 4 mert. fance de condemner , ouyes.les parties. en pourront condemner l'dRut alleguer des
quelqueamende., les renuoyaus aux iuges fouuerains & ordinaires, if Dels Lirhu
qu'ils'en cognoifient,& iugent diffinitiuement, M nu
Deux ayant proces.enfemble {ur iniure faréte,ou-receué, fault qu'aills
:… fereprefenter deuant le Prince en la: cité principale, & là lacçufé obicd
Duel,G c0- Jes tefmoings requiert d'eftre receu à fe purger par ferment, & au co mg
bat fingulier contre fa partie, à quoy ft receu felon la couftume du païs, ils:entrent
vuide les dif- camp. armez detoute fonte d'armes, faufde l'arc; & de la-piftole: & pt
ferens, ter «de courtes.dagues.bien pointues ; &celuy quia la viétoire, eft {a
… fait felon.que le portele ban plailir. de fon Pringe ..Laiuftice ne fy fu
Iuffsce [éfast qu'auec grande corruption & pris, tout fe vendant fans refpe& quels
Par argent en queitellémét queles pauures n'ôtaccesaucü au Prince, & Re à peine
Mojéomte. … difficilement aux confcilliers,à caufe qu'ils@ vont les mains vuides,ilse
+, diuerfes éfpeces de monnoyefeloniles Prouinces fuiettesau Duc , 4
Btonnoye de: eft la forme longue, & faite en ouale, ayant vne rofe d'un.cofté , &
: Meféoneton. hôme à cheual de l'autre , & d'aucunes eit-le-Prince affis en fondicged
ted'an "C7 ne part, & en l'autre vnhomme-quiluy faitlareuerence, & Cenciinet
Penfæer.. bas en Chumiliant . La marchandife qu'on y porte rle païs eftrange,h
F que foit éftimée par les deputez, & n'oferoiton en vendre un feui den
Côme ketra= vaillant, quele Prince n'enfoit premieremêt aduerty din qu'il fenfa
fic fefatem niffe auanttout autre, et n'efk permis guere a autres marehans qu'aux A
Myféoe. Jonois; et Lithuaniens detrañiqueren Mofcouie: Bien eft-vray qu't
il ‘! MX l'EVRORE , 10!
pu de Cléppigrod durancia foire;les Turcs & Tartares y vont & ven- Mofiouites
ncleurs déréesi Ils font forttro rs,& cautelcux, & lors quete plus !”## pes ©
joiurent & sfferment, c'eft figne qu'ils trament quelque tromperie: leurs /2% laté.
us grandesricheffes font les peaux, & forrures les plus belles & riches
el'vniuers, & lefquelles y fontaffez cheres , à caufc que detous coftez £* pe 4
smarchans y abordent:Le miel,la Cire, des Cuirs, & certaines dens de * les
ftes qui reffemablent yuoire,dequoy les Turcs font de belles, & fubrile. Meférmis.
x elsbouréos poignées, & pommeaux de leurs efpées , & Simeterres.
Day vend aufli pouries Tartaresides felles, mors & brides,mais armes,
férsil eft deffendu d'en vendre,ny debiter fi ce n'eft auecla permiflion
ygouuerneur de la Prouirice , qui de cela tire de fort grans proffits. Au
feil n'y a fi petite mercerie , dequoy il ne faille payer le droit au fei-
beur Duc, & le tout felon te poids, liure, ou aunage de chafcune denrée,
éeftpourquoy on y met des vifiteurs, & 4 perfonne n'y vend rien fans Pourghay en
ydonnance du Prince. L'air de la Prouiace proprementditte Mofco- 77" Les
dt fort inconftant & mal temperé , tellement qu'aticunesfois le froid 7%:
eltfi vehement que les hommes roidiffent par les chemins, pour la ri-
jeur des froidures : d'autres la chaleur fi exorbitante que les femences
pfont toutes gaftées , & cftoit n'aguere tout le païs bofcageux , & ainfi
faut f'efbahir fil n'a pas long tps qu'on à fai& compte de cefte na-
on,qui cit des dernieres cogneuës, & laquelle eftoit mife au rdc des Tar. ‘
res,d'autant que fi ce n'eft depuis quelques8o.ou 109 ansença , elle o- #17°°##* Jn-
iffoit au Cham de Tartarie, & le Duc Mofcouite dep&doit du vouloir “7 #"* Ter
plaifir du Tartare,auquel il faifoit hommage:& voila quant à ce qu'on
ut ver à mœurs pe Fe ;
De la Lithuanse ç> s de vie des Lithuansems. Char, 8. x ;
ME PE one vers l'Orienceft ou ds à la Po- Lithuanie bof
Joigne le tout compris par Pthlomée fous le 4° ©
nom de Sarmiatie contenant quelque cent,ou "771694 |
fix vinpts licuës de tour, fort marefcageufe, &
f® chargée de forefks,& bofcages, qui eft caufe
que fort mal ayfément on l'aproche, & eft
prefque ineccelible, à caufe que les eaux des
À Palurlacouurétprefque par tout, L eft vray
JT - : quo Phyuer le trafic eft plus libre auec les Li-
LEUR thuamtibns, à caufé que les cftangsyfont tous Comme (es
& caille de glace, & la rieigey eftant fort haute par deffus, qui fai@ chemins fé ce: *
les marehans Y paffent & vont à gué par tout le pañsstoutesfois à cau- gnoifnr l'hi.
que les chemins font mal aiféz à tenir; il y faalt gouuernertout ainfi wer'en Lis
Lon fait fur mer fuyuant l'étoile du Nord, & fe fagonnanc felon le iuge- rhenie.
tdu Cadran, & dela Boffole: & su reparddes Aftres & eftoiles de
ir, En Lithuanie les villes n'y font gueres fréquentées , &'n'ÿ’agrand
ondince de bourgades &'gros villges:neantmoins efl:5opuleufe , & le
Mic riche en beitail & peaux de Marres communes, Martes Sublines, &re/efès dés
xPincthes Lou-ceruièrs &'autres precieufes, & rares; & abondant en Miel zsrhanienss
Cire:& n'ont vise quelconque de mormoyeiles dames duee-pais en. :
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Moféonie pais
maltempere,
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DE L'EVROPE. ! 103
ndmmme de" ‘iersietiefl cecy fi couftumier & ordinaire entre eux,et
Bartourneà hs, .« de honte & reprôche de poltroncrie:que les chefz,& F aynedntife
sjlénelz Font crier a fon de trompe par le camp, que fil y a quelques vns de ls noblefe
Bi fe vucillent retirer qu ils viénent & aportent argent, & qu'on leur dô- de Lithuanie.
beraleur côgé,& fauf-conduit: & fonc fi ténionlemens difpenfez à tout
dire que celle liberté cart defbordée les fait abufer & dela licence, &li- Pawireré dr
re condition en laquelle ils viuent:& ont les biens fouuent, & domaine Prince Li-
prince tellement engagez entre leurs mains, que lors que les Princes thuanien,
ennét en Lithuanie, il eft impofible qu'ils y viuent de leur reuenu, fi le
aple ne fournift aux frais, & les aide à tenir l’eftat, & fuite de leur mai- Æbillement
n.{ts portent les abillemens longs à la façon des Tartares, mais la lance, © armes des
eu fuyuant la mode des Hongres, & ont de bons cheuaux , mais tous Lithusniens.
Lftrez, & que iamais il ne ferrent, & lefquels ils conduifentà leur fanta-
wecvn feul cinon, fans vfer de mords qui foit fafcheux ny rude. C'eft Borifihene co.
Lithuanie que fourt & paife le grand fleuue Borifthene qu'ils apellent nommé en
fiepertoutesfois Sigifmond liber , au voiäge fien de Mofcouie monftre Lithuanie.
hiele Nieper n'eft pas vrayemét le Borifthenc,ains vn autre que ceux du S igifmond
Hisapellent Borafin lequel correfpond du tout à la defcription qu'é fait limcde Mofcou
festables Ptholomée. Lé‘païs y eft fort fertil en bledz lefquelz neant- Pthel liu.3.
ins n'y viennent guerc à maturité:le peuple y eft miferable & tenu ‘en «4. s.Tabl.
de captiuité:entant que les grans qui vont par païs accôpaignez d'vne 7: d'Euro
and troupe d'eftafiers entrent dans les mailons du païfant & y rauiffene Fertilité s 4
que bon leur femble, non fans eftriller bien fouuent le maiftre dela fa= Lithuanie,
ille:Là n’eft loifible à vn fermier de venit deuät fon feigneur es mains
sauqueloutre le cës & rente,ils font tenuz de dôner toutes les fep- / n{olence de:
rois ou quatre coruées. Voire h la féme de leur curé eft morte,ou 4 noblefe de :
ile marie,ou luy foyent nez des enfäs,ils font côtraints de luy bailler Lithuanie.
ors quelque fomme d'argent, pour ceft efgard feul qu’il les oÿt de cüfef ;
bn durant l'année. Et fi quelcun a commis crime de mort,il faut que luy Preftres de
umefe péde rout aufli toft que le commädemét luy en eft fait de par le Z#f huanie
ince,autremét le miferable eft tourmété, batu & queftionné,& dechiré "4712
elemeut auât qu'on le face mourir.En ce païs y a gräd abondäce d'Al
Vres,& Bifons:Les vnes font vraiemét Bœufz fauuages fort cruels & Cruelle suffs-
fans, & à la chaffe defquels il faut vfer de gräd adrelfs & fubtilité. Les ce des Lithue
fons font d'autre figure comme ceux qui ont des crins, & iube féblable niens.
lle d'vn cheual, fort veluz vers le col,et efpaules,côme vn Li6,longue
tbe à la façon d’vn bouc;ayäs la tefte petite,les yeux gräs, eftinceläs, 8 Deféription
uches, le front large, & vn gräd efpace entre les deux cornes, fi qu'il ÿ des Pres; 8r-
it place fuffifite pour le fiege de deux hômes,fi la befte eftoir dôprée, J'#,€7 A+
luelle eft ficre & defpiteufemét cruelle: & pour de laquelle fe garentir ‘5. ;
qui en chaffant eftät las, veulét fe reprédre haleine luy gettét vn bô-
frouge, für leql elle Facharne & paffe L colere àbelles cornes & fabou Q1e} le Bi-
ét de pieds & ongles. L'Alce eft plus gräd qu'vn cerf, & de couleur pl Jr: Figure de
chaftre,ayät prefque la ramure féblable,courät pl’ viftemét beaucoup l fe.
leCerf, & de l'ongle duquel on vfe contre le venin à quoy’ elle fert
Miqu'on l'a c<yneu par experience; &c für tout profite contre le mal ça»
Cc ij
"4
1 VDE L'EVALO-P E.; V | 03
to À
isdefamuefégeulphe en La mer pale ée paflantontre celleriuiére, «Prfiepos |
Lftrodänt vers l'oscan de Sarmatie,elte pale lesbornes de la Germamie: farrgrer, ei
orient luy font les Malouites, &-Polonois,& au couchant}r, Saxons. le dt
ernoir de Prufsie eft Éort fertil, & gras & de grand aport,bien arroufé Cefur en La
beitieaux & fiuiores,bié cultiué, le pays plaifant, & où le beltail foifou- premiere ex-
lapefcherie y.eft grande, & la terre pleine de fauuagine pour te deduit pedition des.
Le lachaile. Ce pays &autres:voitins efboit iadis le fiege &.demeure des Gsthz. ve :
ineriges, lors que les Goths fortirent de l’ifle de Scandinauie, pour paf o deffius ch.@
renterne fermc,ainfi que eftrit Iornädez.Ptoloméetient que les Ama- Zernade7 li-
obies Alaunes,queaucuns{non mal à propi:s)ont apelléz Alans, V ene- #re des Goth
s,& Gichons,queaufsi d’autres nôment Gothons & Gothz,fe renoyét Ptol. lin, 3.
long. de da riuiere wiftule.La Pruffie a aufsi adoré lesdiables fous l’effi- ch.5. r'abl, *
ie des Edolesiufqu'à ce temps que Federic fecond tenoit l'Empire d'oc- d’Eurep. +.
sdent, &c dors lafoy y fut prefchée, & aduint cecy enuiron l'an de noftre En guel tp |
gmeur1226. Lés cheualiers Alemans qui eftoyent dediez à la glorieu- Prafiereceut |
nirrge mere de Dieu, & lefquels pour cela on nommoit Marians, apres l'Euanrile.
uiseurent perdu Ptolemaide.er Syrie fe retirerêt en Alemaigne.Ceux Cheñaliers
Weftans hommes de guerre,nobles &de hault cœur,fefafchar., de viure Mariär chafe
68 fadreffent à l'Empereur Federic fecôd de ce n6,&luy remonftrét /6z. de Syrie
omme la Prufsie, pays voifin des Alemaignes ne tenpit.compte dela foy par les Mes
enoftre Seigneur! & ne vouloit receuoir fon feruice, & que fouuent 1e homerifes. *
euple d'icelle auoit fait des courfes fur les Saxons,&autres voilins fuicts ÆEnée Sylèie
l'Empire, rauiffant infiny nombre de troupeaux, & autres.richelfes : fil sient que ce
lifoit à fa maiefté,que ilz fe mettroyent en deuoir de refrener l'infolen- fur le Duc de
de ces barbares & infidelles,Pourueu qu'il permift, & ottroyaft à per: Mofcouie, ve
ktuité cefte terre pour le fouftié, vie & retraire des cheualiers apres que wanclere,
l'auroyent conquifé à force d'armes. Car deliales Ducs de Maflouie, Max ileft
uife difoyent feigneursdu-pays, auoyent donné &.cede leur droit auf pl vray [em
is cheualiers. L'empereur eut pour fort-agreable l'offre de ces vaillans bluble de le
ommes, & oétroyatelle donnatignauxfreres qu'ils voulurent, leur en Mafae,
epefcnant patentes féellées du feau-d'or del'Empire.Ceux-cy fe mettäs Fay Cromime-
nequipage,netarderent gucre longtemps, fans fe faire ftigneurs detout re linre 8.
paÿs Pruflien qui eft deçà & delälefleuue wiftule, l'ayantafluietty,& Herman de
en ofekquis à furce d'armes le mireut fous leur puiflance,ficf, & iurifdi@ion, e- salze 1.grad
le diféant grand maiftre de l'ordre Hermä de Salze, Et ainfi les Prufliens vain. Maiftretenat
moSas,reccuans Ja foy de l’Euangile, receurctaufli le langage des Alemäs. + Prufire,
e, la bol uant que patfer outre faulc dire d'où font fortis les Prufsiës:éntreplu- Crommere
ymuÿ eursnations de l1Sarmatie d'Europe Ptoloméefait mention des Boruf: 4.7.
: crant@s lefquels ilpofe vers Le Nord,& Seprétriô, en vn recoing efloigné dés Foy Croimere
tres, & font ces mefimes qu'on dir Mofcouites,Liuontens,& Prufsiens, litr,3.€ E-
derniers defquels changeans quelque lertre en corrompantle motan- rafine Stella.
ensprindrent depuis Le nom dePrufsiens:çar de dire quilz ayent pris fe Duzlofe tiët
om du Roy.de Bithynie nümé Prufiie,ce feroir fartekor aux fablessen 4 Prisfsre roy
udefüuiure Je fil de l’hiftoire:Car & Strabon, & Pline, & Ptoloméc: af- d'A ff: dénile
diligés recércheurs n'euffent pointoubiié vne chofe tät ftgnalée: véu 04 us pau |
Usf font amufez à chofcs de moindre confsquenée,veu que onfçait Pru/sen.
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: LIVRE PROISIESME. |
D'oh vient Le que'la Liuonie à fon rom d'Yn Romain nômé Libon qui Ny retira ing
mot de Line= la fürie des Cefars. Les Pruffiens furent iddis fort cruels & Barbare,
mie." grands beyueurs, PA En grandes délices fe laïét des iumés ag}
| qu'ils fçeuffent l'vfage de l'Hidromel, duquel ils vfentà préfét pour lui]
: Mæœurs dés breuuage. Ils prénoiént autant de femmes en mariage , quil leur ver
“anciens babi= en fantafie, & les tenoient auffi efrlaues & fubieétes,que f1 c eufFent ef}
tansde Pruf= leurs feruantes.Eftans las ou ds trauail,ou de trop boire, les baings & &
Je. ftuues lès aydoient à fe mettre en nature, fe lauans & baignans , voire 4
© plus froid del’hyuer,dé belle eau froide: Et enterroient leurs morts aug
leurs plus riches meubles armes & cheuaux, & facrifioyent aux Mortz4|
bataille quelque ennemy pris en icelle, & adorans le feu,le foleil,la lum,
les beftes, ferpés & touté autre chofe]Pres du fleuue Wiltule y euft
: vnchefne,là où les cheualiers apres quelques viétoires,drefferët vnefu
Mariébourg trefle désle commenceiment pour leur retraite: puis comme les chofs
ville capitale humaines de peu viennei:: en grandeur & accroiffance, par trait de temp
de Pruffie, * ce chafteau elt deuénu vne belle ville, & fut nommé Ma-iembourg, q
* Ordredes eft la Metropolitaine & fiege de celuy qui eftoit grä ! maiftre de l'ordr
Teutoniques L'origine de ces Cheualicrs fut drelfee des Alemans un la cité de Terufk
eu influe. 1em, & n'eft loifible à autre d'y eftre receu, fil n'eft de la nation Germai
Habit des que, & gentilhomme de nom & d'armes,auquel on faiét prometre def
Teutoniques. tenirtoufiours preft de combatre &batailler contre les ennemys dei
Albert de fain@e Croix & religion de noftre Seigneur Iefus Chrift. [ls portenti
Brandebourg croixnoire,& le manteau blanc, & nourriflent Ja barbe, fauf ceux qui chi
a ruiné l'er-_ tent la Meffe & font du corps du Clergé : Ces Cheualiers font tenus dé
dre des Ma- direà certaines heures, l’orailon Dominicale au lieu dés heures cavoni
rias deuenat ]es, 8e ne le foucient beaucoup de fçauoir les lettres:ils font fort riches
Lutherien. … prefque efgaux aux Roys en puiffance, Auféi ont ils fouuët eu guerre c
rés Qu'ils à
HChroni
uie] À Pr
D gythie,e {|
largeur,le
ciuil,ru dé
uerneur q
ere loyiblc
sluy eft fon
x êc prom;
blesà ceux
xt fi petits q
digne à laqr
forte qu'e
fentauli 16
r fifant po
rre ne port
ple lourd,n
tprocedoit
quel rendoit |
lint,pour euit
que [€ païs y
ple eft enco
Diable les eft
es Samogith
g,ny parenté,
Ofandre he- tre le Roy de Poloigne, à caufe des fins & limites de leurs terres, & que" F4 maraftr.
retique 4 ga- que grand feigneur qu'il foit,fi n'ont ils craint fouuentesfois de luy liurg phne le ul
. fféle Pruffie. bataille. [Mais depuis que de noftre temps Albert de Brädebourg grand an |
\ Pruffieerigée maiftre de ceft ordre,a eu fait banqueroute à l'Eglife,& qu'il a quitté dt 2" par le:
en Duché er Le froc, manteau, croix & profefsion de defendre l'Eglife contre les Ba ke ra
comment. bares, & que contre fon ferment & ftatuz de fareligion ila pris femm
wrelphang obciffant aux loix Lutheriennes, & à la fuafion d'Ofiandre: ce pays Pru
Duc de Pruf fien qui eftoit releuant de la l'eule fouuraineté de l'Empire, eft rédu füuid
e. & hômageable au Roy de Poloigne par le ferment de fidelité faiét & di
Cheualiers … népar ledit Albert, qui le prift en titre de Duché, & encore letieutip
Liwnniens reille côdition Wolphäg fon fucceffeur,ayans regettéle ioug de l'Eglil
de l'ordre Romaine parle moyen de laquelléils eftoient paruenus à telle grandeur
Auiffr des Teu- 8 à laquelle ils ont faucé la foÿ , tout ainfi qu’ils en ont vfé à l'endroit
froid ,qui y e
tient les ryhic
ouyer au mili
haufant prenc
& hommes &
de paroït ny
es plus riche
Loniens. Vey l'Empire M éilleur marché n’é ont eu les cheualiers croifez & porte.gllP" faites dec
Nauclere. vues de Linonie;lefquels ayans abiuré la Foy de leurs anceftres &embrfit"lleur miel
Pruf$res tour. le Lutherifme, Dieu fçait fi depuis ils ont fenty la main de Dieu puniffaf" SeptentHo:
nt d'eftuñes,n
inaturellemen
Samooithien:
celte fupetfti:
mentez, par leurs apoftafies, veu que au parauant ils faifoient tefte gaillardement :
les Mofcour- Mofcouite qui ne pouuoit rien gaignér fur eux que des baftonades, à où
tes à prefent il les ferre & talône tout à fon ayfe;ayant wlüurpé la plus part ds
TG » qu
l'ordre
Terufs
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es, là où
part dé
ÿ SE VEVROPES" SU. ea
ès qu'ils atoyezst nLiuonierDe cecylyfez Laurés Surieau:fuplemét Zévréns She
faChroniquege Naucleré: & Sigimôd quiatefcrit l'hiftokede Mof- rie sigi/inèd.
uie] À Prufl é; & Lithuanie eft voifine vne petite region nommée Sa- fiber,
pgythie, enftirônée de foreftz &riuieres,ayät queiques 12.ou 13. lieues S'emegithie
largeur,le peuple de laquelleeft de belle, & fort grande ftature , mais Jette 4 due,
duilsrude &.Barbare, fuiette au Duc de Lithuanie, qui y enuoye.vn Lithwanien.
werneur qu'ilz appellét-Starof, c'eft à dire vieillard owancien, & n'eft Gouverneur
reloytible au Scigneur de le changer, fil n'a fait quelque grand faulte de Samagithie
stuy eft fon office continué & donné pour fa vie.Ce peuple eft auda- dir Srarof.
x & prompt à la guerre,ayant des corfeletz,& faydant d'efpieu.: fem. S'amogithes
blesà ceux defquelz on vie äla guerre:mais plus courts, leurs cheuaux valansen
ne fipetits que c'eft merucille comme ilz peuuent fournir au trauail & guerre.
foigne à laquelle ilz font emplayez,& fendent ou rôpent la terre quel S'amegirhiét..
Le Seau ais foitinf aucc le fer,ains à tout des focz deterreainfi que hsbourët leurs
fentauli les Mofcouites.Or comme vngounerneur penfoit les fou- terres auec di .
rfifant porter des focz de fer,aduint que deux ou trois ans de füitte , boys,
re ne porta rien de prouffit y obftant l'intemperie du Ciel, mais ce
ple lourd,ne prenät efgard à cecy,cômença à fe mutiner & dire que le
tprocedoit pource qu'on faifoit cultiuer auec le fer outre la couftume
uel rendoit leurs terres infertilles,tellement que le gouuerneurfutcô
fint,pour euitér fedition, de les laiffer labourer à Jeur fantafie.Etàcau- |
que lé païs y eft (comme dit eft) fort bofcageux & folitaire, & que le
ple ch encore rude , & affez mal fondé en la foy,ne faut feftonner, fi.
Diable les eftonne aucc l'effroy de plufieurs & diuerfes vifions. Lens:
es Samogithiens,efpoufent plufieurs Femmes, & fans aucun efgard de **”*£" js |
b,ny parenté,entant que le filz,fon Pere eftant mort, efpoufe fa belle El bo Aou?
re & maraftre, & le frere ne fait confcience de prendre fa belle Cour su Hp
mme. Îlz n'ufent d'aucune monnoye, & bafliffent leurs maifons fort We tin
fes,couurans ces logettes de fange & de chaume, & le toit eftant fai& CR
htainfi que les Barques,ou Galeres, au fommet & fefte lefquelles , ilz Rs 2. est
ityne feneftre {i ample que ficilement elle donne clarté à sout l'edifice. L of éd
le feu brufle toufiours, tant pour aprefter leur viande que pour caufe L. sy :
froid, qui y et fvehement,que prefque tout le lorig dé l'année la gla. "7"
tient les riüteres caillées, & les ruffeaux efpris en glace: [ & font l’aftre
fouyer au milieu de Ja maifon, afin que le pre de famillé affis puiffe en
haufant prendre'cfpard, &'à fon méfhage & à fes troupeaux, à caufe
à & hommes & beftes couchent foubz mefme toiét fäns aucune fepara-
de paroit ny clofture, * ‘ :
es plus riches & puiffants en lieu d'or, ou argentontdes vafes, ou
ipes faites de cornes d'Vres pour Boire Côme chofe magnifique: & ont
meilleur miel & le moins entrèmeflé de cire qirifoit ten toutes les re- Swmogirhes
ns SéptentHonales quéy ‘que ellés abondent'en abeilles Ilzn'vfont boiner és cor
int d'eftuñes,nÿ de poilles ainft que leurs voyfins&æ eft ce pouple en- wes des Pres.
naturellement à la diuination,charmes,augutes » &'enforcellements. S'amogithes ‘
s Simogithiens adorotent le feu /&errère il y éna gui font touchez desins @-
a
celte fupetftition äbhominiable }'Peftimans facre-fainét, inuivlablé /orcrers.
LES CA ét
| zefndné, &jequeliligérdoyent toufionts alluméen Jours fouyers: "8e für tou gs T'artareé di
| parles sami voi temple pofé fur vn éoftau & colline présie flonue Neuyafé, où tot BBiors Baba ; à
ges. jours aMiftoir vn Preftre, qui n'auoie autre charge que de ne laiffer 1e fruit: cé qui n
Sendgites # fans matiere. IIz adorent suffi encore ef pluficurs endroits des ferpeg ais de péfer
* dorent les Ser ayans quatre pieds & faits tout ainfi que des tefards, & d'vn pied & deu obféruatie
demi, Élongueur qui font noïts de couleur ; & groz affez ou éfgard au reed eftqu'on le p
+2 Jeur propôrtid, & les apetiée Giuaires, qu'ils hourriffent en leurs maifoglneué de touts
&e vérans ces béfioles à iôurs certains: pour prendre teut pafture : Guns les énfan:
… péuplélés régirdé égèr auec reucrence & crainte ,iufqu'à ct que fol tes, & ven
il fe rétirent:Or quelque ntal'heur aducnant à eux ou leur famille; i]}SPolonois & Li
gadifles Ray. rit que c'eft à caufé que leur dieu fer entin n'apas efté receu commurolle diuine €
luy apartenoit ; ny raffafié & faoulé à fon aife. Ladiflas roy de PoloirEgife Romai
LIVRE TAOÏSIESME
de qui fut auf grañdiduc dé Lithuanie & le 1. Chreftien { comme dit eft (Rires qui leur Lo
nommé Ingellon auañt fon baptefme ; lors qu'il contraignit les fui res, & obeiffe
ETF: receuoir la Foy Chréftienne,feit eftaindre le feu qu'ils réñoyét pour DBolique & Ron
& abaftift la Foùr où il eftoit reuérément gardé,abatant par mefme mc e Conftantino
les forefts que les Sarniatés âdoroyeét encor, comumnèe la maifon & retrs D4 Réÿ4
precfe abuf des dieux, fuiuänt ce que dit le Poëte. |
ceñe { D ‘ Q Q 1 i D D à
ee Les Dieux auf dans les bas habiteyent. |
€ Romains, - Nonfeulement honoroyentilsles boys, ainsencor tenoyét pourfs
wire He- &inuiolable tout ce qui y repairoit, côme font les oifeaux & beftes {y
Brieux ont effé âges : & ce qui eft vn cas efmerucillable que ceux qui leur faifoient m
sachez. ir. & violenceeftoyent foudain faifis, £: rendus contraints, & impotensd
Buc.Eglg.2. Pieds &c des mains, & ce par l’illufion & impoftures du maling efprit, à
De cecy lys en parainfi chacune mailonauoit vn fouyer , & chapelle en ces bafcages, à
un exeple en 1z brufloyent leurs morts,auec leurs cheuaux, felles, armes, & plus ricil oloigne &voif:
Sigi/mond là mefnage; Et pource qu'ilz iuoyent opinion que les morts reuinffent ie cf ai
berenfa nuit,ils y drefoyent des fieges de liege, fur lefquelzon mettoit de trebii de la érät Hd
Maftonie, ne & délicate boiflon , & d'vne certaine pafte. faite en forme d’vn fou Rhsféde de |
Banquet are mage , & du touten abondance afin que les morts en vfäffent pour disc ais : choc
* fé pour les Viure & repas. Tous les premiersiours d'O&tobre,ils failoyent vne gra es 6 x
morts, &ciolennelle fefte dans cesboys,oùtoutle peupleeftantaffembléch@; LE y M.
Fefle forefficre ne famille fe retiroiten fa loge, banquetansà lamode du pays, & faikane: Sue da
en. Samagi- laplus grand chere qu'il leur eftoit poflible , facritians en l'honneurdé;;. se Cribni +
thie. dieux fouyers,& fur cout à celuy qu'ils nomment. Perkume,, qui fier 1e Ro tal
Perkume tr: autant que le Tônerre. [Et puisque nous fommes fur l’'Idalatrie i'ay! bifvince d #e
nerre Dieu de fé, parlant de la Mofcouie,vne Idole au païs le plus feptentrional del: Re à 4 SE,
Samgithie. iettion dugrand Duc Ruflien que ceux du paysapellent Zlota Baba, q ide AUS hôf
Zlots Baba 1 fignife la vieille dorée, Laquelle le peupleadoreauéc plus grand hün@i fx ch sg L
dole de Mofto: & reuerence-que Dieu qu'ils recognoiflent, &tellement que aucun thaï BSE
mie. - pañle fans y faire quelque prefent,que fil n'zautre chole, encor prend: fn cause
Figure deb. pluftoft vn poil ; owmotceau de fon habit, que-ffën aller fans lailferg tvOToN EG a
dole delswi- de fa deuotion celte vieille. La figure de laquelleseft faite en façon d' fige durvr a
ciledorée, dame aagée tenant vn enfant entre fes bras & en fongiron , & vous jé y wP:
qui luy ef apresl'vneftfon fils & l'autrefonneueu , çarajnli en par aan dé Les ;
les Ti
| VéDETLEVROPE 10$ -
h T'artareé du païs. Les abitans de celle region tiennent enser que celte Clchettes
Vora Baba ; à laiffé des élochettés pres fori idolle qui refonneñe ; &' forit pres lidel dy
ruiticé qui n'eft pas de merueille éftant expofées au vent qui les efbräle: ls vrrile de.
aaisde péfer qui ét cefte déeffe/car ie ie puis croire que cene foit quel: rée.
ue obferuatié des folies & fuperilitieufes Gregoifes, Jienelçauroy,fi ée De cefle Cÿ-
reftqu'on le prérie de Cybelle,qu'aufli on apelloit la mere des diéux;co- belle viy Mär
eué de routes diations,conmiime la niôurrice du gêre humain, & celle qui #4 Caprle,
nus les énfans dé la tyränie déuoräté de Saturne. Mais liffons cela aux 4e 1€ 2.
oétes, & venôs à nos Samogithiés, ] lefquels ont mefime langage que les © S: gs
olonois & Lichuaniés,d'autäc à les :urez & prefcheurs léur anrioncét la Jri/rm 8. de
A rolle diuine en lâgue entédue de Poloigne.Or fuiuét ils l'obeiffance de de eité de
life Romaine, iaçoit que d’autres Rusfiens vers le midy; & les Mofco. Den.
ires qui leur font au Septentrion, font ädonnez à la façon défaire des 3,
es & obeiffent non au Pape & fouuerain de l'Eglife Catholique, Apo: $ amsigithes
blique & Romiine , ains pluftoft aù Primat de Grece ; & Archeuefque /#ment l'E-
Couftantinople. fe Romas=
Du Réyähme de Pélagne,er mœurs defquelz, à prefent vfent les né,
Polonoys. Chapitre 10. | HAS
"| Olvigne region d'Europe fort grande, & plaine, P'o# ditte
} | d'où auffi ontiét que élle à pris lenom, d'autät qu'en Polrigne Cré.
ES LA langue Efclauonne, de laquelle les Polonois vfent, #2 Lire 1°
SAM, Pole fignifie Planure: &äutrement cefle Prouince D/ériprion :
le NES SfP eft ditte Sarmätie , auoifinant vers le Ponant le pays 4e Péloigne.
«
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LES
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& fildé Slefie,ayant les Pruffiens, & Maflfouites au Nord
04 & feprentrion,les Hongres au midy, & à l'Orient le Cépathie
2 RES pays de Ruffie : & a le mont Carpathie que ceux de "#/4gne.
oloigne & voifins apellént Crapatz qui la fepare d'auec l'Hongrie. La |
oligne eft diuifée én deux:celle qui eft voiline des Prufliens & Saxons, Double Poloi.
bditte la grände, & la petite ou mineur celle qui eftiointeaux Hongres $"* gr#de,
Rusfiens. Et eft ce royaume party en quatre Prouinces, ou quartiers © Péfre.
incipaux ; chacun defquelz eft vifité tous les ans par le Roy, & chacune À?” de Polos-
(dites regions éft tenue dé defrayér & le Prince, & fa fuyte par l'efpace > 2'fre,
trois moÿs. Maïs ff par cas quelque affaire furuenät;le Roy vouloit fy # les ans.
éer plus que duditterme; lé pays n’eft tenu de luy fournir rien d’a-/# P95.
ntigé. Cracouie eft la cité principale;la plus grande,riche & fameufe de
tle Royaume,& en laquelle fontles thefors & richeffés royales, & la
inificénce de tout lé pays ; là où le refte des villes & citez ne font de
ere grand éftôffe,nÿ dignes que on en face compte, les maifons y eftans
ie de mis non cimentez, & la plus part énduñits dé mortier deterre
lé né chair ny fable quelconque : & y.eft le péifege affez plaifant 8e 24imens de
Chargé de Bofges. Lès natutéls du pars font pes & difcretz en leurs ? obigne.
hors, fürt courtoÿs &'debütinaires à l'endroit dés eftranpers : beuuans sioelils
tvolontiéts ait qu'en férit éneof tous peuplés fépréntrionaux,mais V moi &
fige duvi ÿ'eft Fort ratés & né fRanent les habiras que é'oft que de 722795 fr
aSitiuer 165 vignes Is font éréiné béifondtuec du bled & autres graines Te
gs ments, des nonmeht Corail S y cle terroir giss, abondant,
nn] Dd
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Cracsnie cité
principale de
Peloigne.
; LIVRE TROISIESME
& fertil,bon pour le pafturage, &c où les haras y font nourris à fufifines à
Lef af qm La chaffe fort diuerfe à eauts dela grande varieté des beftes qui y a ie en leurs co
ces chaux rent,comme cheuaux fauuages ayant des cornes comme vn Cerf,le per ilchofealfeu
Jont les Rañ- fier & non apriuoifé,que les Latins apellent Vre. En Poloigne on nent venus de ce
gr , … deterreautre forte de metal que le plomb, & du fel aysfi dur que pie efme & Poloi
pe ite A ou rocher, & eff le plus riche reuenu, & leuée de tribut que le roy aye al de païs. Or q
endance de toutesfes feigneuries.Le miel y croift en telle & fi grande abondance, A vnc partie d
mielen Pobi ny les Polonois,ny Rusfiens ont affez de licux pour enférrer cefte largg harles le granc
ge. …. fedenature:car on voit & les forefts & les arbres tous noirs de l'ouundre certains, {
Te me. des abeilles qui y dreffent leurs ruches,effoines,& maifons.Les ch ë auteurs apelle
DE 5e “el defquelz ils vfent en efcriuant font compofez partie du Grec, partie 4 fit Emp. & led
bre naturel de leur païs,comme ausfi les ceremonies y font meflägées, les die pour tenir te
he a. int la foy del Eglife Apoftolique de Rome, & d'autres fuyuans l'op fique des autr
Déni En nion des Chreftiens de la Grece : & homines & femmes fe veftent alles peuples f <P
hu bte prefque tous à la facon des Grecz.[Ec puis que noftre auteur ne eft out à Caul
Se me res pars nous dôner1 origine de ce gräd,& courtoys peuple de Polo hômes religie
Sin à de de e RU de dire que le nom du pays eft dit de la planure, & qu fgilesioint q ce
Dh. de 2. ausfi Li a efté dit que les habitans en iceluy parlent Efclauon, il fault a ing d'oufr rié q
pa entendre que cefte nation eft de fa premiere origine Efclauonne, & queues °" Polono
LA péà, a à prefent on nomme Efclauonnie, &iadis Illyrie, & Dalmait, Niam, Diane,
Lex sabele pi sat des Slaues & Polonoys,y paffez apres qu'ils eurent pillé, «is pareille opin
en Fe le païs de Thrace.Or eftoyent ilz fortis de Rusfie,&sS (me façô que Le
24 Del VE qe Afatique, & depuis paflans en Europe apres que les Wädales qu dançans, châta
Le Dessus tans teurs terres commencerent à courir les fins, & limites de l'Empire n éruatiô Dlugo
Vie GH'APEr que Attile eut Fait fes ieux & euft affligé & les Gothz & l'E" années apres
PU pire:ce que encor tiennent ceux qui ont efcritau vray l'hiftoire de Pold core à prefent e:
lie Di gne,aufquelz confentent, & Blond, & Sabellique:quoy que aucuns ayen cent Chantans.
pr ge rot ils eftoyent fortis de la Croatie : mais comme qu'il en foit, cel hudiffemét & b
Luis eB cho x qe que Le nom des Slaucs qui depuis ont efténommez & Bold leurs dieux,
Tabl. 7. Pt à. onoys, n'a efté cogneu que depuis le temps de Conftantin eueur aux chofe
Depuis quel Le ae pepe commença à remuer mefnage du regne, & tenant l'en irmaisils font v
temps Le nom + de intap,les ae & Wandales(comme dit eft Jayants quitté cel -regndt en Pole
de peuple Ef pe ; ie de terre où eftoyét les Vimerignes vers,& pres le fleuue Wifi celte natiô. Or :
HR de à AUD nee Cra na Ie ne m'amuferay à difcourir fi les Polonois fu ceremonie lors
mord hf UE » eu que fi la Sarmatic eft par les anciens Geographes compnf fifoit qu'ilz ne !
La: n la Germanie, ilz le font, & finon au contraire il les fault tirer de ce rie ssdieux, & luy
ee eft-il que Plinelesen difpenfe difant que les Sarmates ne font poi urarres de leur |
puforife Rene le mefine fe recueille par les defcriptions de Ptolomée. QE elouyr & y eft
Le mot Slaue. | cos que mal à propos on a depuis dit efclaue par le vice deT* nous faifons
angue Italienne c'eftfc ans doubte que les hiftoriens anciens n’en ont « Pate qui fucce.
| D A premiers qui #n ont parlé fe ant efté Procopie & 1opmit de Dieu fut
Dalneris ea is en! pese du temps de l’'Emp. Iuflinian:tellement qu'onne K trable vie. L'anc
prune quel Te que homme eft ce que ce peuple à pris ce tiltre:il eit vrai reduit fous la p:
pellée Eféla- Lo eSlouo, ou Slaua en langue Efclauonne fignifie & paroll js & remarquez €
_& gloire, & renommée, tellement qu'on les a nommez Slaues, & Slauin eProuince, & gi
Hnnie.
ou pour eftre grands parleurs & babillars,ou pour Le renom qu'ils ont puté par le peupl
| | "3 ux cy dés le con
DE LEVROPE. _. 406,
«en leurs conqueftes.. Mais de quelque part que foit venulenom, fi So:
i]chofe affeurée que Les Efclauons,qui tiennent la Dalmatie & Tllyrie 7% Eghinars
rvenus de ce peuple, qui à prefent(ayät changé de nom)eft nommé & la vie de
Define & Polonois,commeayans tous les deux mefme origine, & de n6, © harles le...
depaïs. Or quelles ont efté leurs côqueftes, & de puis cômeils ont per. &r##4: …… .
vne partie des terres conquifes fur les Alemäs, & ce par la vaillance de Bonfinie bif, |
harles le grand Emp.& Roy de France,les hiftoires vous en pourront # Hongrie:
dre certains, fans que nous arreftons d'en faire le difcours , & lefquels Pec4.1. 14,9
auteurs apellent Slaues, Serbes, & Sorabes,chaftiez par Charles fils du pitichind.des
rit Emp. & lequel il auoit fait gouuerneur,& Viceroy au limite d'Hon ghres des Sa.
je pour tenirtefteà V'E mp.de Grece. L'ancienne religion des Polonois, #5 lun |
fique des autres natiôs à efté l’adoration de plufieurs dieux,en laquel: ©: 2
lespeuples fc na ont plus longuement perfifté que le refte de Blond. Dece.
yrope à Caufe que leur barbarie & cruauté dônoit gräd empefchemét 2.liure,x.
Lhômss religieux d'y auoir accez pour y aller prefcher le faint & facre Die#x ado=
jgileioint à ce peuple n'ébraffant queles guerres,n’auoit guere grand'”°x é#fre les
ing d'oufr rié qui feit au falut de fon ame.Or les dieux qu'adoroyent les lanes.
dues ou Polonois cftoyét Ieffan, c'eft à dire Tupiter,Ladô qui eftoit Plu Dlagoff hf.
Nam, Diane, Marzä, Mars, Zizilia, Cerez & Zieuane qui eftoit Venus, de Poloigne.
fspareille opini6 de ces dieux 4 les autres natiôs, & leur facrifiant en la Da#es de Li
Lfme Faç6 que les Grecs & les Romains:folénifans leurs fcftes en bäque thuanie fên-
dançans,Chätans, 8e f'eliouiffans en toutes fortes à eux pofibles:laglle #e#f encer le.
fruatiô Dlugoffe hiftorié,dit auoir duré encore de fon téps,& ce quel Paganifme. ,
Les années apres Q les Polonois eurét receu lareligiô Chreftienne:voire Zinte Decfe.
core à prefent en Lithuanie, lors qu'é leurs feltes ces gés feliouffent, & Pagode férens
cent chantans, ils repetent fouuent ce mot de Ladon auec vn grand té. Enquel
ludiffemét & batemér demains.Eurét encor côme dit Dlugoffe,Ziuie *emps Poler-
deleurs dieux, & déeffes qui fignifie cefte force vitale de l'air donnant ge recent la
eucur aux chofes animées: Pogode, qui eftoit la ferenité, & temperie defy Chreflien-
irmaisils font venus à l'Euägile & faint Ne re enuiré l'an de grace #.
LA
sregnât en Poloigne Miciflas, qui auffi a cfté le premier roy Chreftien Prefent des è
celte natiô. Or auät que Le faint laucmét y fut cogneu:ils vloyét de ce- cheucux des.
ceremonie lors qu'ils vouloyét impofer Le n6 à leurs enfans, ce qui ne enfansen leur
fifoit qu'ilz ne fuffent grädelets : car ilz le conduifoyent au temple de smpsfant eur
rsdieux, & luy coupoyét fa A cheuelure qu'ils offroyét côme ##.
urarres de leur feruice: A ceft effait on apelloit les amys & parenspour Crommere
refouyr & y eftoit facrifié vn pourceau,& de l’eau mixtionnée,& faite 4.2. Popiel
menous faifons l'Hidromel, & cecy eft defcrit par Crommere en la vie roy de Polos:
Püfte qui fucceda à Popiel le ieune,celuy qui pour fa cruauté & par iu ge Mange .,
nêt de Dieu fut mangé des rats,auec fa Femme & enfans, & fina ainfi fa des ratz..
érable vie. L'ancien eftat de Poloigne,apres les premiersroys defaillis Pologne go.
Lreduit fous la puiflance de douze princes choifis d'entre les plus puif- #erée par les
is & remarquez de la noblelfe ; lefquelz euffentiurifdiétion chacun en Painodes 7e,
eProuince,. & gouuernaffent l'eftat en commun, yapellans le confeil Palatins. :
uté par Le peuple, & les apellerent Vaiuodes,ou Palatins.
ux cv dés le commencementfe porterent fort fagement en leur :dmi-
Dd ij
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LIVRE Éditer has
niftration & magiftratz & ordonnerent d'affez bônes loix ; emais:en puy
Balatis pour- nombre, veu la delle du temps d'alors:mais changeans de complexiog
po | En & vfurpation,le peuple les mef
qu chaféx, & conuertiffans la iuftice en tyrannie P Faresiéremis
di gounerne-. fant, & chacun eftant Roy à fa fantalie,en fin les Roys fur ré We: |
ment. ce mot de Palatin, & hôneur de tiltre de prince eft nn) _ maifon
: ainfiqu'en voyons eftre aduenu en noître France, aux m Ar 4 inc
Pairssou de ceux quitiennét leur place. Iadis la race royale e à ]
ou ne fe pouuans accorder fur l'ele&tion du prince, ilz auoyent de cou
me de dreffer vne lice, & 1à à courfe de cheuaux de diuerfes ul region que ie
Façon d'eflire mettre le fort à la fortune, tellemet que par l’accord de tous, rl qui Lisample Ja fe
iadis le Roy: premier venoit à l’attache & borne ordonné, celuy auoit Year ere ne D ucidis (ain!
en Poligne. preeminéce du Royaume.Là y auoit des iuges deputez, tät p él Ke. es que les Ale
le figne de la courfe,que pour iuger de celuy qui auoit ns Qu Je je Ds fait de
Py Cromere, viétoire,& cecy dient les Croniqueurs Polonois ist pratiqu | dahpanries
biu.2. en la que Lefque fecond dunom vint à la couronne de Po PPS pou v auts hauteur : Or
vie de Le- Lefque forty de grand lieu ayät fait fraude auieu, en st es c ayefort gluar
que.2. la campaigne, & luy ayant pris fa carriere à efcart:vn ieune hôme e bg Et dlloir coût
Lefque oc, lieu la delcouurift & gaigna le pris,ayant cfté occis Hire ts ‘ deco rar
© pourgmy. deur & trôpeur.La nobleffe de Poloigne;apres la cognoiffance de av Dupezs ec cfpar
rité du filz de Dieu,auoyt de couftume que lors que le preftre ou diac Aires, à
Couflime des commençoit à lire l'Euâgile à la Meffe,de defgainer à demy leurs ef Ducs d'Alemai
mobles lors comme fe confeffans preitz à côbattre,& efpandre leur fang pour lad lala its
qu'on lyt lE- fonce de cefte fainte do&rine contenueen l'E uangile: & le mefme au La folles et. à
sangle. nous veu obferuer en maints endroits de la Frâce. La couftume encor Apres
Ordonnance Poloigne porte queles Palatins, chacun en fon gouuernermét leuent « ; ss del'vna
touchant les ‘taine quantité de caualerie pour la tenir prefte toutes les fois que le unis et fortific
garnifons tät en aura befoing,tout aïnfi que font les garnifons cn France de la gendy El enens lié:
‘de cabalerie, merie, & fut cela ordonné parle Roy Boleflaz enuiro l'an de grace 1020 brtir, pour alle:
g de finterie. lequel encor impofa aux villes la charge de faire certain nôbrede fant coucle à l'ai
Boleflex. fait qu'elles foudoyent,ainfi pee France on auoit dreffé les Legionaires. leleurs trompe
rs) par Em. Roÿaume de Poloigne eft tributaire au faint fiege , tellement Qu'il Le cémence
pereur. homme en tout le pays qui ne doiue pour fa tefte à la lampe qui brule kuple de Scyt
Poloigne tr- R'ome,en l'Eglife S.Pierre,vn tournoys tous les ans, fauf les nobles, ortis des ifles.d.
burasre au S. cheualièrs & Écclefiaftiques & fapelloit celale denier S.Pierre, com eboffedez, pa
Sage. auffi en Angleterre, Auoyét aufi de couftume iadis d affembler les el dk païs contin
. Effatx, de où leroy prefidoit & lefquels ilz tenoyet en plaine campaigne y drefli Les au South
Fongriete- tentes & pauillons;reffentans encor la maniere de viure des Scytnes, SR burce, & leqi
nheen la cs quelsils font & voifins, & fortis de leur fang & famille. Te laiffe apartten iferable, pauut
psigne. … fieurs autres chofes pour euiter prolixité, joint que ie penfe auoir diff nn PE
le plus vtile’& neceffaire, q pe cs rié à dire:on le pourra recueilliré Unes
Pohignebs. annaliftes,quien ont faitvn a ezample difcours. Le païs de Fou is dcuelles il
… garrée a pre- à prefent le plus bigarré en religiô que autre de l'Europe, veu que ne font
Qu en feéles. tant qu'il y a d’herefies, & diuerfité de fectes & opinions, il n'y MAUR ch eri é Nr
( lieu pour leur donner, & entrée & accompliffement au grand malheur ndes logettes
ruine (fi Dieu n’y pouruoit)d’vne fi excellente Prouince. ble, [Left vray
+: DE L'EVROPE,. | 07
, Du Païs d'Hongrée cr façons de wire des Hengres, Chap.rs,
Los NN IAEENT RAS u Deférptiô de
LES Ongrie à prefent eft fans aucun doute celle partie, & Æogrie Pthei
GRO au region d'Europe que isdis on nommoit Pannonie, ia- lmsée liu.2. :
DRE PES REX soit que maintenant l'Hongric foit de plus grand efté- «h.16,
ÿ due que n’eftoit le temps paffé la Pannonie: Car dez le 74b.s.d'ru=
Ke MA fleuuc Laith iufqu’au Sauue elle comptend feulement:rope. Srrabos
Ë ee rl éila baffe Pannonie : & toutesfois feftend elle delà 16./#.7.
same Danube iufqu'aux limites de Poloigne,embraffant cel. 4ppias mes
region que jadis tindrent & habiterent les Daces, & Gepides : & eft Le Pannenie
usample la fpnauiie que. ne portelenom dela Proüince, Cefte ter. entre les 1/ly=
futiadis (aïnfi que difent les auteurs anciens)enuironnée de neuf cer- rigues. :
les.que les Alemans nomment Hagues,chacun defquelz cftoittellemét Hongrie dius
re, & fait de pieces de bois de Heftre , ou de Chefne; ou Sapin que /éeen haute
hacun contenoit vingt pieds de large de bord en bord, & auoïit autant € b4ffe pan.
hauteur : or toute la cité, & lieu ainfi entouré eftoit remply tout de norie,la baffé
ayefort gluante et ferme ou de pierrestrefdures, et la fuperficie des rä-ef Æongrie
ars eftoit couuerte de groffes motes de terre encore toutes herbues:aux € le haure
)ins de ces rampars,et trenchées on auoit planté des arbriffeaux,lefquels .Æwffriche.
oupez,et efpars ça et là réprefentoient des arbres et herbes, tout le long Pais Pannes
elà fortereffe. Or de l'vn cercle à l'autre il y auoit l’efpace de vingt nien comme
eues d'Alemaigne commençant du premier iufqu’au neuuicfme,.quoy ses fortifié.
uele chemin allaft toufiours quelque peu en eftrefiffant. Entre ces le- Paneniés #=
ées foffez et trenchées, et dans leur enceint et circuit les bourgs villa= donne ass...
es,et hameaux eftoient tellement difpofez et fituez qu'on pouuoit en- larcir, Leréps
endre de l'vnauant à l'autre la voix d'vn homme:et là les edifices éftoiét page. |
punis et fortifiez d'efpaiffe et bien forte muraille. Les porteseftroites et 72) Zermide:
jlfes, et en lieu efcarté, afin qu'ils peuffent plus facilement età couuert De rout ce he
ortir,pour aller faire leurs courfes,pillages, larcins,et valeries:et donnoit cours lys Blod
ln cercle à l’autre le mot du guet de toute choft, parle fon retentiffant Decad. 1 li.
ce 101
fanteri
aires. Dr :
inc leurs trompettes. Les Pannons ont iadis poffedécefte Prouince & ce 1.de la de:
br dés le comencement,nommés Pæoniens par les Grecs, & depuis les Huns cheute de l'é-
peuple de Scythie y paferent, lefquels en furent chaflez par les Goths pire Sabellige
brtis des ifles.de la mer Germanique:mais iceux en furent encor oftez & Ennead. 7.
dau les Lombards,lefquelseftoient auf iffuz de l'ifle,ou plu 4,9... :
bles, k
COM
es ea TT . Pr °: . , pe
dreiitolt païs continent, de Scädinauie ceinte de l'Ocean:.en fin par Les Hon- ,Ægarhiclis.
es, dau Scythes d’vn païs non guere cfloigné du fleuue Tanais , ou de 5.parle de ce-
y ‘ i
fource,& lequel fapelle Tuhra, & iadis Hongrie, qui.eft vne Prouince ffede/séte des
| ddpierable, pauure & deferte à caufe des grandes froidures, & ft fubiette Æuns qu'il
iqtir du Duc Mofcouite auquel ils payent tribut non d'or ou argent, defquels ne fais en rie
nee ontaucune.cognoiffance,mais bien de peaux fort riches. & precieu- différens des
We sdefquelles ils ont àcômandement. [lsne cultiuent ny ne fement leurs Hengres,Pre-
man erres, & ne font cuire du pain;fe contentans de viure de la chaffe,& de la copue 1. de Le
heu efcherie, vfans l’eau pure pourleur breuuage, & habitansdans les boys gter.Gorhig.
ndes logettes qu'ils font de rameaux & branchages.entrelaflez enfém- @ 1.de lag.
le, [Left vray que Propcopie enJaguerre Perfique fait Anton des perfique.
il)
partpg
#4 LIVRECTRNONSIES ME
ge der Huns Huns,sppellentiès vhs blancs, & lesautres Nomades:Ot des blancs ie
ftenans en parleen cefte forte: Les Huns Euthalites,ne menent point vie paftourje
sothie. …… ‘commelerefte des Huns, ains'eft leur region tres-bonne, & tref- fer
Prop.liu.t. &iamiis ceux cÿ ne vindrétfaire courfes és terres Romunes, fi ce nef}
delaguerre lafayte du Roy de Perfe:& font les plus beaux, &bläcs d'être les His |
Perfige fales,ny de fier & farouche regard côme les autres;ny viuds ainfi qu'ey
Dugnelréps tout à l'efgal des beftes fauuages & frouches,pluftoft fontpolicez ay
regnoit Pere vn Roy qui leur cômäde & vfans de droit, équité & inftice aucc leursvg
Zasen Perfe. fins,auili bié 4 les Romains,ou autres natiôs ciuiles; Les plus heureux di
Züthalires : tre eux ont vingtamys qui font ordinaires à leur table, & lefquels ils fa
Huns blanés, participäs'efgalemét de leur puiffance, & bourfe & fortune, & quelcüe
co leurs far mourâtils le font porteren terrefuyuât leur anciéne couftume.Or par
gons dei, | vous pouuez voir qu’AttileRoy des Hüs, quelque cruel qu'il fe mült
| : … n’eftoit point de celle regiô fauuage fuiette au Mofcouite à prelent, ain
qu'ilaprochoit plus la temperie de l'air, fans eftre fi proche des mons(s
ptentrionnaux, bien qu'il aye fait ramas de tout ce qu'il peut tirer d'hon
mes de la Scythie,pour fe ruer fur l'empire Romain.] Ces fauuages do
viuans parmy les beftes,ne fe couurent point,ny de lin,ny de drap del
“A ne,ains des defpouilles des Loups, & Ours, & Cerfs,ainfi que frefchenà
Peftemens des ils viennent de les tuer:adoranse foleil,la lune, & autres eftoiles &rcixl
Huns faune- tez du Ciel voire & la premiere chofe qui fe leur offre fortans de leu
St... ‘loges: & ont langage qui leur eft tout peculier; & pefchentle Corail|
Baleineen la lôg de la mer, & chaflér les Baleines:la greffe;ils la védét aux natiôs eftri
coffe Jeptêtrs- ges:le long de la meril y a quelques petites montaignes fur lefquellesfs
ennale.. … griffans des densil y a certains poiffons qu'ils nôment Mors, & comm
Mors, por ils ne peuuent fy tenir,tombans &e le precipitans meurent, & feruent 4
pyable or ce (
iere-neueu de
enus dés lam
enfans, Ban
m1 Banonie, &
du pere fut né
(cie, Bulgarie,
mentiô les hi
pénoniés pafle
qu’au lieu ou
nômé ce pais
(côme dit Dio
fes couleurs,
tp Appiä Alex
ulu obeir aux Æ
ir Or eftlaPä
ardaniés. Les
üleurs famille
£t auf Price
eufsét 100000.
chef n'oferét v
de Cef. Aug.
es Dalmates &
sen{ôthroïne
Bitô ne luy di
bit cftre mile fus
Léprentrin- pafture aux Huns, lefquels les recueillans Les mangent,referuans les denis chiens,ou bô
maps dudit poiffon qui font & larges, & fort blanches qu'ils changent à d'asBrtis du profond
. tres denrées auec les marchans qui palfent en leur païs, & de ces dens oBys d'Hôgrie,qt
faict de beaux manches, & poignées pour les dagues & couteaux : [HE Pinoniéne, JO
ss | + d'autant que des le commencement nous auons parlé de la Pannonie, odhät les pays d'A:
| Pæonie & fuyuans noftre auteur auons eff D luchti quelque peu des mœunfcauGnie, qui at
des anciens,ce ne fera mal fait pour le plaifir, & fuport du leéteur , de rs iadis les Mifié
L'Ignorance chercher bricfuement l'origine de ce peuple.à fin de ne laiffer en doutémée Sagorie pa
de Ha & erreur, ceux qui faheurtent à la folle multiplicatié de prefque tout Idy gilt le pays de
fait donner môde faite,ou fainte auoir efté, par la troupe bänie des Troyés, defque@ocouites 4 Te
pur voifine de E
haute & baffe, 1
farmates de l'E
RBude frere d’z
noniés ne fe fot
tant de cours on tafche de faire fortir prefque toutes les nations de l’Europe, lefquells
au JagT re, font aufli anciénes pour le moins que les premiers peres, d’où font defce
« dus ceux qui depuis baftirét Troye. l'ay allegué dés le cômencement Ap
Où fut 1adÿ pian Alexädrin,lequel en fon liure Illyrique dit que les Pæoniés ou Pan
le uray fege_ noniens furét iadis poffelfeurs de celle partie d’Hllyrie & Dalmatie,qui
| des Paneniés. uoifinoit le païs de Macedone,Or iaçoit que les Grecs,qui fufurpét li fnilies aux çh
… D'ou vient le ce detout dire,facent venir le nom de la Pæoniede Peonfils de PrianMrile quile-pren
… nom de Pan"@c que d'autres de mefme nation Grecs,à fçauoir, donnentceft honneutirit,& des plus
mnie. à Peon frere d'Epée,& Endymi6, fi efl-ce que nous aymôs mieux fuyurur, vaillant def
Berofe, lequel mariant fon hiftoireauecle difcours de Moyfe laréd plu, magnifique
TMDB: LEVMROPE, 108
vabte or ee Caldeë fait fortir les Pannbniens de Ban fils déMéfe, de MA dequi a
Éere-neueu de Sem, fils aifhé de Nod,lequel Mefe cômandaïfür les païs pri lenerie..
enus dés la mer maiour , iufqu'au Danube:& departät les Prouinces à va Berfe,
enfans, 'Banôeutcelleterre quieft entre le Sane, & le Danubéqu'il Tire Lin.l10
mi Banonie,& depuis fut ditte Pänonie, & à prefent eft Hôgrie: & de de le 4. Der
du pere fut nômée la Mifie haute & baffe, 4 maintenät on dit Seruie, Des Päânen6
(cie, Bulgarie, & vne partie des Valaches , & de cefte Pæoniefontfou- vo Di6 Ni-
mentiô les hiftoriés Romains : & fur tout Tite Liue quiracôpte côme cée.l.srset 54
pénoniés pafferét en Illyrie,& coururét tout ledir pays & la Dalmatie .4ppié /,de
qu'au lieu ou àprefent eft baftié la ciréde Venife . Ainfi les Romains Lsgrerre /lpe
nômé ce paispänonie,ou à caufe de Band fils de Mefe fuyuät Berofe, me.
(côme dit Dié Nicée) à caufe à les habitäs fe veftoient de draps de di- Zi/62 ”elée:
fes couleurs, & pieces bi sen enlatiffure.Or leur pays eftainfi def: Parercale,ce
tp Appif Alexädrin.Cefar(parlät de Augufte)les Illyriés n'ayät encor 7réquille em
pluobeir aux Romais,paffa p la Pänonie pour les aller côbatre &'affu- Levi de T'ibe
ir Or ef la Pénonie pais fort bofcageux l'eftédät des lapodes iuf aux re, ©” Iorné-
Brdaniés . Les Pæoniés n'ôtaucunes villes,ains fe tiénét en des hameaux dez, «w li. des
Gleurs familles, &c alliances de fang, & n'vfent d’aucü iugemét cômun, temps.
ét auffi Price qui leur cômäde & qui prefide fur les autres, Et iaçoit q Gentile reffoe
eufsét 1o0000.c6batäs preft à marcher en bataille, fi eft-ce 4 ayäs faute ce de Bato 4:
chefn'oferét venir aux mains.Et fornädez accorde à Appiä en ce voya Tibere Empe
de Cef. Aug. Etquoy à ce peuple fuft mis au râc des barbares, fi eft-ce Dion /.55. |
es Dalmates & Pänoniens feftät reuoltes côtre l’empire ; côme Tibere Defériptie de
sen (6 throine f'équift de Bat6 qui les auoit cfmeus à fereuolter:legé Hongrie.
Batô ne luy dit autre chofe fin6, c'eft à vous à la faute de cefterebelliô sageregtds |
it eftre mife fus, qui pour la garde de vos troupeaux auez enuoyé non teparSabelz
schiens;ou bôs palteurs mais des loups, & mercenaires, Ces Huns dôc lg .Ennead.
rtis du profond de 1aSéythie,ont efté ceux qui en fin ont dônélen6 au 9./1.1.mats
ys d'Hôgrie,quoy 4 Goths,aläs Vädales,& autres ayët couru la prouf- def a Strubo
Pänoniéne. JOr celleregiô qui Fappelle à prelét Hôgrie, a vers le cou. le païs des Ge
ätles pays d'Auftriche,& Boëlie, & au midy celle ptie de Fillyrie,ou these 4 pre
fclauônie, qui auoiline la mer Adriatiq. vers l’oriét elle regarde la Seruie /êns vnegrad
diadis les Mifiés & Triballes ont fait leur demeure, qui maintenant eft partie de Bul.
imée Sagorie par aucüs, au Nord, & feptentrion,& par de là le Danube gare.
y gitt le pays de Poloigne , diuilez d'enfemble par le môt Carpat, & les Faste de l'as
Lofcouites [, Toutesfois affez mal à propos met ceft auteur la Mofcouie teur Latin
ur voifine de Hôgrie;quädibié elle côprendroit toutes les deux Mifies fusfant la Hë
haute 8 baffe, veu 4 par ce moyé il enclorroit en l'Hôgrie prefque ta’ grie vosfine
firmates de l'Europe, ]La ville royale d'Hôgrie,c'eft Bude,sffi nômée de la Mofie-
Bude frere d'Attile,qui'en fut le baftiffeur.[ Veuque({côme dit éft)les ave.
Hnoniés nefe foucioyét guere de baftir villes, ains fetenoyét ptroupes gude ville
fimilles aux champs, y baftifans des hameaux & villages.Or ce fut ceft d'zogrie de
mile qui le-premier entra'en:pannonie des Roys Huns, homme, de gräd, qu: «17/5 nom
prit, & des plus fages guerries de fontéps ; ayantleéœur hault & géne- mées
x, vaillant de fa perfonne,cauteléux, & dôneur de caffadés à fon enne-
y magnifique eu {es ads, portät vn Autour çourôné pour Armoiries,
peuple visant oube Leur aie 8
re nie role lus belle & heureufs prouin
de quatre jen fortünée, fi ess C
0] en 0
100
h
4 Condition des
dr 14 k os 10)
regerrant tout aufli toit ,quis eftécaufe quetous les deux eftatz fe fonc. Z'afet pu-
guement maintenuz en leur force & vigueur autorité, & excellence. °"#c0meg0n-
utesfois le maniment des'affaires &e gouuernement de l'eftat public, #77 6: vil
accordé efgalement aux deux eftats, &n'eft le peuple fuiet,ny afferuy 4 smperial,
Anobles , eftant chafcun maiftre dé fon bica , & viuant.éen liberté à A
Mie pourüeu que ce loir fous les loix & couftumes de leur police: &. ca:
general la iuftice eftaminiftrée par tour le païs , par des hommes qui, /#ges/an4 les
ntaucuneslettres. En chafcune ville, & en certäins villages , on eflit fre eflenT en
: Muchommes’ pour juges , ayans lerenom debonne vie, & entiers en Alemaigne,
salions parle tefmoignage dé chacun , fäns qu'anaye efpard fils
uent les Icttres où non .C'eft a ceux cy D rendieU chitge & ÿ font
cez,quoy.qu'il n'y ayt gage aucuñ,n r Cf poir de recompence quélcon+
A But l'honneür qu'ils en raportent l'y eltans bien gonuernez ,&-Hai(-
“teur proffit particulier pour vaquer feulemént au bien public, oyans,
Mydaus les câules és temps ; &'houres ordonnées à cé faire : chafèun
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ment de nos Bourgeoifes eft allez modelte , bien feant & honnelte,
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dnoitrien que roprenäré, fquélquesinione les fifbieftdhire tops.
rire aol de feuis rob À D fee opte don Paule fr
baie de raifoni- Les’ Afemns fe veftent de noir és obfeques &rfü-Werailes des
enilles de leurs parèns, &'eh portentie‘dueil trenteiours:,>8rpen lemaens.
dniieditterme ils font ‘prier trois fois pour: defuh@, letonride Perso Eye demobion
A ement, de fepticfiniéiour;/&cletréhtiefines -C'eftympbüple.tréfare à 97 à pro/enr:
I & dedodeux au feruict:dé: Pieux f qu'il ya arcifansquetcorique Pres refrérlie)
ga uel de matiré auant quémettrelanininà la befoigney'ne Fen-aile à! j LE
les Lifeyprior&ouyrilameffe. su" : 2" Se flo Slsupieh noiniboss em
calon M: Les féruiteurs'& :chambrieres y font: contrains à ce deuoir.par leurs
omhdiltres; & n cft pas peu de reproche que de laifferle feruice de Dieu :
rpirefe; ou dutreoccafion Selle ré dügrandimportance.: Auf! "1%"
ail fipaiure:citéed läquetion'y ayÿequelqueconuent;&'monaftére. "7
nou autfedps’ordrési desiquatre-mendiants; 8 vn‘hofpitdl pourla rs 7.
Dire & faport des pauürds..Ony eHrreticnt-encorr&e fair nourrie dur)
tresles ieunesenfans qui: poureltudier font volontaires bannis & et- Le “ee
tipar le monde ,:8& en voiton:fouuënt-vn tel: & fgrand nombre:en s. de HS
e cité, qu'on f'esbahiroit comme il:eft polfible qu’on'en puiffertant en: A k die
peoir,ceux-cy fonc hebergez rs parles Cidoyens; & paisvonts ” "7
diant Jeur painien chantadt de porte;en porte, de quoy ilsfont four: rl +4 se pste
abondamment. à cafe qu'ilz foruent &chantbnr à l'E gliferauec2les:i RER «1
+ yrdeputez;, & qu'on les inftioge ‘aimfirpour:tes prooubiraure, 8 Vs
ergé.loighant toute l'Eglife de Paraiffe; il y a vne maifon quieftaupu: ACTA
goùl'on lit les'Arts liberaux,& bonnesfcients;& là où:8r:ces pauures Edifées fêter”
js enfans de la ville:fontenfeignez:par: gens gagez pour cc fairei:1}, re ;
quelzfont'hommes bien famêz &e egnalez:&tn fauoir, & Ihonnefte-", Le F ss 3
de vies ceux Cy chifliéar ceuxcqué Bilient &iduinefont leur deuoir' TER:
etude les fotietanson lestençansaygrement:Lesedificeÿpritéz fonc. “+1 #15
&s & contiguz les vnsdesautres; &baftis affez bien felon l'affiette : x
licux;&puiffance deceuxquiy'habirents 1)" tp ls vi
sibaltimensides riches font drcfllezde pierre; 8r chaux &pfable fore. :°°: : *
hibementilespaburesontles togbstbaflet, & Rires de boys&ldérerres "11°
Moutesfoistantiosvas queles aulrespounrentieurs'mailons:de euille,:
Miidoie;;ficdeft pour:crainterdi four ou pourtlaumaguifioente ! 1557" 057
Mienticne-vousen"Kiutais quo dite-Aupais do Saxe & plus: vu .
Brautresiehdrontz ilz-les chabhrent de Eates &'Burdeau!, qui'eft En Sve es
fique lesivibesi y: femblent: moins belles &plusfübiettes à y 'eftre maï/änr bb
Méss: Les placès y font ondinairement-pauées: de:icaillogxôn gtezherres an fn
cr fértcidurés Lescportes-des villex:embellier dohagtes &c:'$or-tv>-prirya dy
bus foù abcitiur her grroesadueitiffent faub fon d'or trompét ne irn
ecdix nombre; des éfieliaoic: qui Asrilrenril Skjceux qairfontkre-rfns,
ot fbyreat-aditoreys): °fanidniont fur'tenr we Horifienraont Perret
Gino Lleñreefeu 3 Hit ajrement af sénheut forts et bles oéllerer
phiertenitparl'melque garsiandrure ou pésdosgroffes; ot tour: 1hmangne
ntésiriuieres ui :frrquotdue: mont: Elder ef prâl'ayhéran lit veus very
déc iGeles qui fout pufécsneh hs phure:fons démparées: del
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jiqueltes, & lu
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ir en Germa
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main qu rapreslesr
haicun ifoire fe vont
uligesen
Gare
| aux: oBciers qu'ils. y employent, appellez Scultels en ‘leur langi
Païfant en, Az font fouuene des Coruées pour le fenuce ‘de Icurs Seigneurs,
gwe. bouirans leurs terres , ;@& les erifemençant , retueillans ‘les’ moifo@yaupit
4.0 portansles geainsaux greniers fendans &c abbatans les boÿs|feruansd
Cyr... des:âux maçons qui baliffene, & fofloyans où il ef débebing, 4 int bi
menendns fommeil n'ya feruitudeà laquelle les fcigneurs ne diétque éefteini
gerebin... ble troupe de peuple leureftaftrainte &obligée:N'y aencorrientéti (
qu cf A rm pauutes gés ofaffentre 4 ‘eftans'employez DSi: citoienr. far
desfermns.… le cômandemét du féigneur,çar y faillés,les'antéiles & baftümades »'y fre; dos Se
ges années laboureur,c'eft à la pl part d’êtr'eux ne font les vrais @c enitiers foigr
des tes quil ennent, dc polfedent, ing en éppartient ja io
LA "DELEVR.OP |: PR ‘119
ofquelz il fault les raçheter,en leur payant tous les ans certaine -
uion des fruidtz qui Cy JeuËt 8 recueillét: T'elles bar les monieresr:s
mfunesdie viure,delquelles on vita prefent prefque par touteJ' Ale:
igne:auis ayans parléde ce qui éft en genèral,c'eft raïon -quedesmas: |
pes foient vn peu fpecifiées, ct les nations defcrites parlomeniæehas .
Dueeafon fn. ordre ainff que iufqu'icy il a défia' efté gardé par qous Le: *iuus
; DupaïisdeSaxe:des mœurs Co couffumes des Savons tant: anciens: AA niet
Litbuonatels qMesilemness | Chapitre 15.2.
ME CA A7. À region de Saxe eft vn païs tout particulier: D4/Gipd
Ra nr: dela Gérmanie, ayant fes bornes du cofté du païside::
En d'Occident au fleuue Vifeue,;ou côme d'au :saxe.
LCD cunsdifencau Rhin: versie Séptentrion;:el-,0pinios afig:
RON. Le regarde le païs de Dannemarc, &ilemer:friusleémi:;
(Ar. Balréc: au midy font les Franconiens auf: que samsais
quels font oppofez les Baioariens & Boef;: les Savons ne
mes:6 à l'Orient elle regarde la Prufie.: Or: furenr an fêre
Le AL combien de peuples font enclos ence grand wice d’ fe
ME Se): trait de terre, & de quelle diuerfitédenomis rendre. En
nleurpeutayfément voir parla précedéte defcription de Germianiei & cr ceffe opi-
«sfoistoutes.ces nations font comprifes fous la iurifdiGion Saxoni- sex effpié
je, Cefte térre a pris fon nom des Saxôs peuples, defquelz les reliques sewigne œifs.
rentprifes de ces loldats quiiadis ayant fuiuy Alexädre lé gréndenfes dirient l'ai,
jqueltes, & luy eftant deccdé & farf d’vne mortauant-failonfedifper- riuée des Sup
Dent par cout le môde, D'autres difent qu'ilz font fortis de la grâd Bre- xonsen l'1fle
gne, & que laiffans leur pafs pour trouuer nouuelle demeure, vindrent _ 4/bion ç-
ir en Germanie, fi q-chaflans ceux de Thuringe deleurterre-Fen foi es furens
nrmaiftres & feignpurs :( Non plus qu'ailleur ne veux-ic laiffer Îe-le- chefe7 par
rapresles refucries de ceux qui nefçachans cercherrien de folide de Les Demoir…
iftoire fe vont amufer à des foilies, 8: imaginer des races, defcéres &ge- Prelom.lin.e
ogies quiiamais né furent en eftre, fi comme de dire & faindre que chg.rr.rws
sfoldatz du grand Alexandre foient defcenduz les Saxons , cômeainf ble4. dim
qu'iln'y.aauteur quelconque des änciens qui fe fouuienne tant fen we, :;
lt du nom de Saxé,queencor ceserreura(femblables aux courfes d'V sweroneen Le,
feydes Macedoniensnefont paraucun ramenteuës:& aufli ne fontelles suvde l'Ens-
y-febla nbmmmeda El wque mort le grind Monarque. Grec, prrewr O6ke-
aupit aflez de feigneurs de fa füyte qui fçeurenr bien employer le fol- san. :
anovuelles conqueftes;ainh que ceux qui lifent les hifloires «en Çau- rrirhemie.,
intbico rendre la raifon. Or la plus frefche memoire des:Suxonsjeft abbé en JS
kdePialoméelequelviuolt du cemps mefine que Tacitelequelnedt, Chremigue., ,
aucune mentiotinon pas qu'ilz ne fuffent ; mais d'autant À" 28
nomny.bruit quelconque; nomiplus que plulieuss fuir per les
ux:éc toutestois Suetone füuirreeit de la puorrs de:saxers cop
ie fous Augufte contre les Thuringiens 8 Sakons,outcs Romains 4daume:152
kdesfsis par des Barbarés qui me fariuger quié Taéite ne l'eftoit que usrauanr |
nu à efpluçher.toute la Germanie,ou bien qu'il eng pas granilique 4 à
ins n'en fai
ilreltoienrfans re
: +
$ ge LIV in dite
chriff nuf-. camptedesSaxonsiQui diréns hous donc que: tentes Saxons qui4
né de k piisontitant donné d'aires à Charles te grindt te no vous rérubye y
Vierge. celuÿ Geographe queic:vous ay aftegué; qui les fait pauples habitans
Saxos doit 16g' dela mer vers le deftroict Cymbriqne &encore les fait il infrlairs
Infhlaires : &äinfionles peut aller rechercher en Scédinauie beaucoup pluftoftqu
Ge prates en.en Macedone,de laquelle les bônes gens n' augiét.iadis auctne Cognoif
La mer Baltée fance, nomplus que les Grecs de ces Ifles Septentrionales:Etfe cômen
peu on Pre
ch certains
PROMIS
\: Léwoit on des
4 lelong de Le rent faire cognoïitre(ainfi que diéteft)duremperd'Augufte, 8c de à a: 77 #'0/67 mer
ANornege. ilz côtinuerét d'exercer l'art Pyratique, &d efcumeurs.de mer, fi côme Ru 51 |
foyez donic que
pieque la Grece
Llsfont 'voifin
Brdequelsnoz :
detloué pou
ryéildés, ‘temps deDioctetianqu'ilz coururent l'Oceah iulqu'en Picardie :&f LA
Gaedr, au-dirent dèuers la petite Bretaigne &c païs Mit er de fut dés]
teurs Ænr.comencement qu'ilz tàfchoient d'enuahirl'ifle à prefent dite Angierd
Low, Crer&c'afin queie neiparle fans quelque plusfolideraifèn de Cesicour(es
S'idense hi 8 \ronnefles des Saxons voltigeans furmer,; il faut lire wrpéu ce qu'en &
epifG:ANah Sidonie Apolliniaän,e{criuät à Naumatie. Côtneie voutufforelit-1l)m 0 pesftoit né; 8
raties Lt "fin à on E piftre;quiiargongnoit defia troplonguement;hous au6s opoorie reçoit gra
ane (désnouuelles fort fondaines venés deXaintes, &auons entendu du mr l'Oceantro
saxoni bens fager,que n'aguere vous auez eftécontraintz de fonner l'affault & mont Care Empere
Pilotes fr mer faifans l'office oresde foldat & foudein de Nautonier:, vous mélBmptaà grand he
ap 512, a rans für des barques courbéés à la mifericorde de l'Occan;pour vousoplent & pilloyent
subislité &7':pofer aux fuftes pendantes &cigrandes Hurques des Saxons,efquellesroddit Paul Diacre :
Sgefé dur: autant que vous voyez de rameurs& agachours;autätvous femble il voldes Saxons ; :q
Françoys ,:& el
jcean , & habita
re, foudain et
furles terres de
ide ceux qui ve
dBretaigne; .c
ant ainfi. . ;
Quelque temps a
me eftant vn mi
taigne ; ce voy<
qui leur jauoit bie:
kuellesilz chaffere
lez à fecours ; et
Sakonfur:=' de larrons & de Pyrates/fi bieniilz font apristous à commander; & obé:
mets. 1 d'énfeigner & aprendre de voler & piller : tellement qu'il faut-que.vo
sh «14 1 "foyez bientoufiours fur voz gardes, car c'eft vn'ennemy Je plus cruel
farouche de tous les autressentant qu'ilaffault à:l'improuifte &:fefch
rot speëretireaecvnogrand fagefle &preuoyanct:jfihardy qu'il mefpr
t'nhiceuxquife prefententau combat; 85 accable ceux:quine prennent.e4
: dé à léuts affaires :Sidiligent, quefuyuantquelqu'vnilira gardede
sa nv: faiffér eféhabper <& Fil fuyt'à peiné le peut onr'attaindre. Siaffeuré qu
Hand er lenaufrage tant f'en faut que luy donnefrayeurque c'eftpluftoft fon
afféurance du ercice;ayant non feulement cognoiffance dés perilz delamet, ains eñct
S'axen durat vné bien. granide: familiaritéauec la fortune d'icelle Car fi quélqüe ter
dei tempefles. pefte lesaffauhielle lesrend plus affcureràheurs Côurfes, 8 moins pu
AE ne poyansiceùx contre qu'ilz dreffentieurequipäge:8c: font frpeë foucict
A0 rs des dangers squédu milieu des vaguesenfléis detempelte &.flotz (di, sinli que: porte
«ms meëtdétamer; voifins des rochers ; ’& efoicilz cfpouuéntaliles ; prie Saxon: Angloi
captifx. 14 prefqueà burterä l'encontre vitentioyeux en: perik;rconduictz deetnon cs: Infule
dirdifinex, » feule'efperance de bien &iprouffit: qui leur . peut; aduésir sax pillnition Saxonne, |
G-veu pur D'auatitage auant que defanicrer ourfortir de teriie éersho)8a pais par sie le long de lan
lentes; rauagé,ilzont de couftumeains que fencalier, deprendrachioundiiditftenatié à'efté
nn ie. mé deleyrs prifonnicrs:lefquelz aiegynetifte éofuperftitisufecerc@nifins en repos, t
1990 LG D 2e fmaffacrent >méflant l'equitédu-fort auèc:l'insguité d'yûefip Dix ons entr'eux.v
Gräd'enmwwté tanedridl 8 abominable: Auccrellesotfrindes &rvœuititz obligent grand courtoifis
des S'axons_: Foygux Diéux, & Fen rendentquittesen facrifiadt:ceux qu'ils -prenniniret ayder. Et
Jar enguerre, 8 nontant purgez par ces. facrificds,que-podlus: pariles fees de leur pre
HUE e t 2 ° N
_ : TD'ALBVIROQPE T1 no |
as commis; ira comptent à religion Pelfeéi:detefable: d'vééiose à Leurs TA
siheureufo} à ÿimans mieux cou denter vh-captif & le maffäcrercruel- ©°prYoniers
ptque: on tHErrAnGOon pour lé rachaptde fa vie; & en autrepäffage il 1 > “7
en certains Vevs à: Ekmpridie, : : Horde k DM HU: si no j ITA
ARR Ve E , ts hse MERS TETE ; EMI OD VERTE % AVR TE NI UNITED CES Srdonie en fês
MAMA e quRhrES Ke «
ne La woit en des Sasogr,acouflume7 sadis LE SEA EE De) g EVE IPS OT PONS L EN SEI SEL ES Hédecaf}ll, t
::) AE flonnir le mer: aroifireesb: RE À 4 À 367 ENITIAA 111 Lempridie, $
ge n'ofer mestre pied fur les terres vésfines ins ice 1e at io te Vireng ture ti
M'A lrsietidy £ ' à hs à ame è n 1e Ÿ \
TIR ERHENLT gs Y Mr ice MA APULEZ ISLE 53 , Hi 3h
oyez donc quelles gens aftoyent les Saxôs, & f'ily'arien de vray:fent.
hleque la Greceles aye produits. Veu que tous les auteurs qui enpar= - ENTRE
sis font voifins dela mer, & feptentrionaux ; auflibienqueles Fran: - ‘" :»
Bsdefquelsnoz annuliftes ont chanté de fibelles fables:.: Theodofe le title
set ioué pour auoir vaincu enguerte nauale le Saxon à caufe quece ,:: 1 "1"
plerftoit né; :& nourry:en ceft exercice que decombatre fur mer : & © basdians 4h
worie reçoit grand louange, & ationside graces pour auoir pacifiél'e- ©8747 .ex
{or l'Ocesantroublé par les courfes des Saxons.Etlongtempsau par- honneur,
ptCare Empereur natif de Narbonne (ayätefté foudroyé Diocletiä) d'HonrieEw
mptad grand heur d'auoir vaincusles Saxons & Françoys:, qui cou 74€ Lur.g..
ent & pilloyentles Gaules auoifinées delamer:Voyons encor ce que Paul dia,des
dit Paul Diacre :: : Vakentinian: (dit-il } dompta & accabla les for: ges des Ro
des Saxons , qui! fefloyent ruez fur 'leslimites & bornes des terres #4 br. en
Françoys ,1& eftoyent ces Saxoris; peuple fétenantfurles bords de /#7/*depil.
jean; & habitant éz paluz ivacceflibles ; fort terrible.et purffanten Æmmian bi
6, foudain etagile enfes actions, et lequelafpiroit d'entrepren-:27:? aul.diae,
fürles terres de l’Empire. Etafin que auec autorité ic-refute l’opi- L3.enlg.uie
yde ceux qui veulent que les Saxons foyentdefcenduz del'ifledela 7 hevdofé
dBretaigne; .oy ons ce bon: Diacre quien parletout au contraire, “44%:
Léon à 320) 2h 5402499 mo0c ee et mec uties Cofepremiera
Quelque temps apres les Anglois ; ou Saxons ( il confondles noms courfe adisine
ame eftant vn mefmeipeuple ): pafferent fur troys longues naus en ande grace
kaigne ; cevoyage ayant cité raportéen leur païs comme profpere 44°:
qui leur jauoit bien fuccedé, on y enuoya plus grandes forces:, auce
ellesilz chafferent-dé'iflc ceux pour ia ruine defquelz on les auoit 2 bd:
lez à fecours ; ét'aduint'cecy dutemps de Vortigere Roy de celle 778 //.x.de
sinfiqueporteau! vrayl'hiftoire des Anglois. Eten ceftè forte ce l'Pfrire £a
leSaxon:Angloisqui donna ce nom d'Angleterre a l'ifle Breton- glufe Gildas,
etnoncès:Imulaires du fang ( commeilz difent ) de Brute Troïen 1.03.de Lhiff.
rion Saxonne; laquelle; comme il eft apert, affez eft Scptentrionals Æ shalle
ke lebong dela merBaltée: |: : :: 1: RE nee no@rBedeen ,
keftenatié àiefté iadis fort ficheufé;commecelle qui re laiffoit guere L'hf As
vifins en repos, toufiourstédät à inuader etguerpirleursterres; mais :
jxons entr'eux viudyét fort paifiblementet les:feigneuts preubyoièt |
grand courtoifieice qui feruoit au bien de leurs éitoyenspourdesen +: 1"
niret ayder., Btontefté fort curieux à la conferuation des familles 8
ces de Jeur premiere ct ancienne:nobleffe ;‘ne voulant: guore:fas
7 j LIVRE . TROÎSIEME" ©
cointer des eftrangers;hy l'alliér de moindres qu'eux;tafth£s par ce mo, nds
etsuioutiteili Pause en fa fincericé & toufiours femblable ral Ga
Franc ©: 4f. inefme fuyuant les mœurs aiiciennes dé leurs anceftres… Quia fait, marchans d’/
fréchy difft- : encore on les voit ayans vne mélmc habitude grédeur & fature duc we d'or & n'en
“#ét:lepremien 8 la couleur du poil, & cheueux prefque toute femblable C0 Une ( à renant à ref
leffde naru- 8e prefque infinie multitude de peuple. Or fut ce peuple diui(é gent nel region À
re:@ le fecod ment en quatre eftats & differences,de nobles, francs, affranchis, & ef eruciller d'vn
de grace de ce ues: 8 eftoit deffendu par leur loy & ordônances, qu'aucun ne forlim Eux fibien difpe
luy qu'il fêr- de fon ranc en contraëtant mariages : mäis que le noble efpoufait fo mperie du C
CATA de fon calibre, & le fraû c; vne dé librecondition, l'affranchy en prit is y croilfans
Loy des mari. qui eut efté mife,cômé luy,en liberté, & que le ferf P'accouplaft aueclé eills en
ages entre les elaue , & quiconque contreuenoit à celle ordonnanceil nc luy alloit timent des vill
Jaxms. delavie . Ilzaudyencde treffaintes & bonnes loix pour la punition cé & deuotion,
Pots lux … forfaits & malefices : [ comme fur les meurtres, où: l'on auoit e(gard dulité des bou
S'axônes til- condition de celuy qui auoit efté occis, 8e en aucun n'y audit prefque] 4
fre 2.parag. ne quelcüque dumereif ce n'éft de ur qui faifoit he micide en l'E re ba
Si@r10. fe,carle faifant il n'y auoitauéune remiflion, voire quiconquefe mg oi y
Tiltre_4 pa- en embufches, & agüet pour ce faire,encor qu'il n'executaft poit (on pe à or
rdg.7. loir,il eftoit banny,& côdemné à grandes amendes : Les lareints y efle 44 pe # et
his punis auec plus grande feucrité, veu que le pris de trois fols anciens @ ke & fans
4.2. defrobéfutdeiour,ou de nuit n’eftoit racheté que parlaperte de lat Jus Sa rares
1dolätrie des Lesboutefeux, & vfans de violente. paffayent fous la rigueur de pari rh she s
S068, .viy Vi fentence:Et quant aux heritages,aul ne pouuoit priuér fon legitimeh@ ; à Pa
tichin deen tier,ou ayant caufe de fa fucceflion,pour la donner à vnautre, filn'en oo F ss l'hi
l'hifloir.des veftiffoit l'Eglife,ou faifoit ie Roy fon hcritier. ] Ce peuple Feftudif he É ui Cia ÿ
. Sexo Decs.r, auf à fi bien dreffer fesmæœurs que l'vtilité y eftoit contemplée fele in pe le ds
Ænitin.l.4. quifembloit honefte en la D & confideratiô de la loy de na ? L Ger “à “a
biff.de Banse. ce qui leur cuft.prefque füuffit le téps paffé fils euffét eu quelque cognollf pra
re. Beat Rhe- fance du vray Dieu & puiffant, & bon crateur de tout le monde , 1 | IN Dnéarind ee
Bas. lin,2.des quoy ? le Saxon eftoit aufli bien plongé en l'abifme de l'Idolatrie q | FA Le lation ;
chofès Germa autres nations,adorant les arbres bié feillus,verdoyans & chargez del M a vi : 8
nig.ce(nt l'a chage,& n'en faifoyentpas moiasà l'endroit des Fontaines ; Ils auoy nl + fe.
de grace 779 encor vn gros tronc d'arbre fiché en terre en lieu defcouuert qu'iis ap ed Ti fe ü t:
‘__ loyent Irminfual,qui fignifie colonne vniuerfelle comme fouftenantt dufofdi + Tuif£o
tes chofes.[Cefte colonne & troncefüuft abatue par Charles le grand:
Mefmefut fubiugué cefte nation lors qu'illes tranfporta en Flandres & Brabant
l'adurs des an qu'ilz y habitaifent, & ne reruaffentplus mefnageen léur pais. Lei
cies Romains xons adoroyént aufli Mercure auquel { comme lercfte dès Alemans)
vo Pluta. en lacrifioyent à iours certainsceux qu'ils prenoyent en guerre. Or ner
da vie de Nu uoyentils digne, ny bien feant à la maicfté-des dieuxqu'onles énfert
me Pompilie. dans vn temple , ou qu'on feift ancüne ftatue , ou fimulachre pourle:
Tacite yefere prefenter entant qu'ileftoitimpoñfible à l'homme de comprendre ce
cecy à toute Ls eft de la maiefté diuine.f]z dedioyent les boys-ehante-fuftaye,& les ;
nation Ger- refts plus fombres & efpaiffés à leurs dieux, lefqueilles ilzhonoroyen rénale Frise
manigue. nom & tiltte de leurs dieux, contemplans & difputans fur lés fecretzp . rs |
grande de lanature aucc grand relpect & reuereuce .Ce peuple fi " Là ram forte in
y que plufieure e
pez dés le commet
hél'engeance : &d
dt,
Left ce peuple gre
inn:nesble aux co
s'encline 44 Pel
LMDBAÉBMR ARE
vray: Cf parle
d
ent ce
éoccal
funeruciller d'vn fi eftrange changement:
Eux fi bien difpofez ,&c! M JEUN )
wmperie du Ciel, le tetFoir tan
is y croilfäns comme à foi
“é & deuotion.entiere du peuple Alemantenuers Dieu: 14 courtoifie, Hfavt ie
4 Jent chagen de
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jenét de chacun, la difcipline 8art militaire, la maniere dedreller l'ap. lagege sas
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hél'engeance : & de ccftoapiniqnelt va qui a fâit les vers qui fé
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La ef ce peuple grand G'ipus tent retemmsk. OL
inuincible aux combats ou le ande aumé : RS PO
s'encline «u Pl, Ærtig:lequel, cz endure: 1 4 +
Lechault paticmment,les vents,cr-lafruidure . AE ASE
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Nésleften ces lieux, go d'arllenrs sache. VAR
Létranfforté [on fang @ gaharde origine.
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1 teurs cheneue A l'es couleur refemblans,
“Leur corps ff bien déc ,C° dégrene ffatnre
Laparolle sumaintien fe referer 4 cure
à Lesgehes. co Le cœur marchent d' Un mifie pin,
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Marre or nn ar rio |
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Hs laiféns L leur ÿ pais dés leurs plus tendresans
Ne Fe | Pa fience agrendresn aller Glannans
tx de Ocean Jur'une nef.
Des pillages mutiss,&7: les treduent de droit
” Ahbrsqueles romans pi
Pour guerreyer Ex vont aux cffranges Prousnces
La foulde receuans ès courts de oué Beurs Princes.
Sensent par Les hauts rechs, ©” par Rs prefindi bas
Par les taillis eFbais,e> vallens d'éntré fois Ja
Courent fus au fanglier farouche cr Bei mire
Pass viennent élancer le Cerf 14 retiré |
Par l'obfiur desforis.desbrofants à 4 la Jose.
tou ir: biere loger eréfites A HUSR
LIVRE * LFRONSFESME
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pars, la ftature du corps: grande; foudains) &:allans d’une graode iinpe:fs: ji dé 2 w
fité, & precipice.en leurs affaires: au vefté mal propites ausrauail 8 im: frons. e“ »
iens à fouffrir vn long labeur & ‘peine qui füit durable/8n'ont garde. Celiexh:
durer la foif& lé:chauit bien queles Gauloysnisis quanvats foi je;
lefouffrene ades autane deipatitnce;carplusqlie astra el re à IDR
voient iadis aucun viage d'or, ny:d” t& faifoient auflbpeulde cô: } mb \
dela vaifelled'argent:que dh donfiost à leurs capitaines;du HA 2 dé Daleniäs \
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L'or, &1'a iebleaoRé a c0 peu abofimé pareix Lesafe dès traits; Us meffrie
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lemans Fay bien vfansd'vn hoquetoni CowrmS n'y AÔte apoume diserfité d'hs, ins auoient
T'acite ane bits qui diftingalt. les eumpaigtiiés;feutement pat ‘its Kôers cfcus; oil & eare il
Ænndles li: pour auec celte couleur peuson fon cognoitre:Eky en auok peu qui anis fus auoir l'
2. Deccfe: Vfailent de corfelet,animenyéorps decairace ;énpeu encor qui arm: quelque ad
maniere de fentleur tefte de Morion, Bouguiguoté, Snfihde. : Hz d'auoient grny teplash:
drefér che- foing de la beauté,ny ro dsochcptirn Arr r feleurdelplait
maux vfént Pros paflades cô etes Ytabtens;cüréns deteur aprènüne vne droj Ceux qui fi
dusau premier
ancforce;eftoi
encer les Al carriere. . Celuy qui perdoït fomefcu à tabataïtle toit frdetefté que
lemans, &-. n'eftoitreceu,ny aux favrifices: tiyau confoil;& püubliquetaffémblée de
Gr ent les. anciens:qui fut caufequéplufieurs defpisezd'vne telleignominie, & fuipiecz dans les
lis uiuans À telle efcorne fe D deiahed) defpinii PE START SA d'en peuffene LL]
Igneminie de Leurs roys eftoient choifisdu eorpu8e d'entre les nobles, lequel nu wfiét publiqu
perdre fin point puiffance de faire tout à fa frais, ny d'vfor fouuerairiement ddhiie du peché;
efiu en guer- chofes à fon plaifir. (Dely emr'euxieftoit Chefs armées; qui excello@efit en priué,ou
resinfen … envertu,& qui fçauoit mieux faireëc pffeétuer que commander: Au re@rcurieux d’eftre
fret use Lace- n'eltoit permis à autre de lier, batré,nÿ punir de mort'aucün; finô au fogillarde troupe
demesiens: … preftre afin qu'ils n'eftimaffent point que autre que Dieu fuft celuyqzfurtoutautre,
… Préfires sages <haftiaft les forfaiéts, & fe vengealt des fautes commifes contre faMaicl@roche &'infamie
des ceimesen.. 1lz auoient de couftume de porter en guerre quelques effigies & wioit decedéapre
êre les Ger.. ; blezux reprefentansieurs Dicax,que ilz tirdient destempies baftis és turvaincre, & ceu
mains; : Seltz où bfloient Icursoratoires.[ Auf'agathic ent qu'ilzadoroient Ice: 11z-embraffo
Idélatrie, des boys, fareltz,& buiffons (commenousaudnsdit, qu'en faifoient & I@Bité, comme ceu
l'art militaire: &
fe de fe pourueo
fl chofe pouuc
anciens Ale- Mofcouites,& Lithuaniens)voireles arbresen particulier; les’eftangs
mans. Æga ruilleauxeufqueiz ifr facrifoient des cheuaux apres leur auoir cou
thiebiu, 3... teftes:}altansenguerreilz voutoierit que leuts plus proches; families
Meres , fems-. chofés eheres:ne l'efloïgnalfent guere d’eux;afih qn’é la prefence de ladgucrre les plus vai
mes x enfas amys &c parens;ou ilz vainquilfent glotieufemét jou mouruffentaucchmanger& boire,
purage, à quoy a
l fbaiir Le o
emaucl'amoirenu
dit des Gim- {taidnt.fidelicates: que ellesne comptaflenc:; pluyes, &bicffures, &Bctuë contre le reg
NCaUx a yans les
&ataché d'vne E
mes Alems. datz 8c les incitoient à biencombatrs: Aufli-trouue Ton par efcript Ms plusriches diff
CelieRhedig. fouuent eft aduenu que les Germains eftäs prefque rompu; htplus large & at
(E eltitne lon Qu corps,qu'il fe
opsnien, que-ceftenationpenfoit.qu'il doit cfgal l'habilke
. des Germasns l'efprit,& Genie desfemmes:qui-efioitcaute Le jadis 1és Germ
Kionales; fe font d
laçoit qu'il y en ce:
Honmesim. Hercule & Mars ilz n'offroiét que des beltes JE vfbiée defôre & angine qui portoit c
desGermans neur & louange:faifanstefmoins de leur gaillardifé-aux combatz |
en guerre... femmes, enfans,& treffain@te prefence de Icurs pres & meres. Eftés b
melez, 4 Mer enjeur diuinationÆs choft 7: ir à l'endroit de
eure parles chefz des citez de décider des a wesjou employer
anciis ,Ale- & côfequéce:il faillois à tout Le corps de la ville y fut alféblé pour en MEtdebœufs artélez
# M DIR LEEVROPES \ : : ns
fe mate Béreemtà aue enurpl drtila noble La AA SRENT
ushiselhieun f pleninade 8c perf s@iontéc ne céptoiée poiie par tés‘. :.
dnsauoientefgard feulementà la nui@ en fuppurant. Vnans-as - : -
si, Si eflare ile eltoiencarmez (comme encore à prefentilz:#8"vone
fs auoir l'efpieuen M main ) & voulans montrer qu'ils eobfens ".::: |
dquetque aduit, ilz ne faifienc que branfler leurs piquesquiefioit 4 Pwblée. :. |
leplushonorable deleurapprobation & confenemedt :mais la de Confôil. |
féleurdeplaifat leur murmure & Fremiffement en donnoit1a figiie fisiren ame
rCeux qui fuyoient de la guerre ou trahiffoientieursamys,eftotenc
dus au premier arbre trouué : les couards & poltrons,& quin'auoient
meforcaeftoient iettez és bourbiers,& couuerts de fange, où bien Pmition: des:
eipitez dansles Mareftz, mettant vne claïe où grille de’bois, à fin que #rafres@n |
dnpeuffene fortir;comme Pilz euffent efté d'aduis qu'il falloit punir \
mai publiquement,mais toutesfois cacher & touurir l'infarnié de
ble du peché: N'eftoit ab vit Magifitat de faire chofe quelcon-
fit en priué,ou deuant tous fahs cftre equippé de fes armes, ilz'eftoiée
curieux d’eftre bien fuyuiz,entant que ceux qui auoient la ptus belle
aillarde troupe de ieuneffe en leur compagnie eftoient lotiez & ren6-:
pfurtout autre, tant entre les fiens que parmy leurs voyfins. C'eftoie *
che &'infamie au foldat de furuiure à fon-chef mort à la guerre fil Song der su:
vit decedé apres auoir emporté laviétoire. Auf léPrince combattoit Jar pour
vaincre, & ceux qui le fuyuoient bataïilloient pour fon falut &c def Jy Prince.:
e:11zembrafloient la guerre de gayeté de cœur,& fans aucune: ne-
Bté, comme ceux qui ne trouuoient aucun repos aggreable que celuÿ Germermi
l'art militaire: & c'eft pourquoy ils acomptoient à faineantife & cou- 4dlonnez. à"
lie de fe pourueoir pluftoft de quelque cas neceffaire, en fuftet trauail: dermir ess :
flkchofe pouuoit eftre acquife par effufion de fang. N'eflans pe geurmander ”
guerre les plus vaillans & illuftres n’auoientautre foucÿ que de dé es remps de:
manger & boire, laiffans à leurs femmes la charge deleurs maifons & paix.
urage. à quoy aufliles vicillards cftoient employez:tellement qu'on _4lemams
nffbairir à bon droit, de veoir deux chofes fi contraires en céfte na= sis fans ‘:
que l'amoërenuers le fommeil & faincantife,& vne f; grande Haine villes ere ::
ceuë contré le repos. Leur demeure ordinaire eftoit en des villages nosenr aux |:
meaux,ayans les maifons feparées, & leur abillement vn' Hôquéton:sylages.
&ataché d’vne boucle ou laffet, & en défaut de ce d’vnebelle elpi- _#h/lémens:
s plus riches differoient en habit d’auec le pauuré,non qu'ilz lé pot- des Germains
ntplus large & abondant,ains qui eftoit plus eftroi@t, et fi bien appro sxdÿ. * "+
lu corps;qu'il fembloit eftre mefme auec lés membres qu’il couuroit _ £lemans
boit efgal l'habilkement des hommies et frmmes rourehfemblé Oreft- n'efpen/cienr
Le jadis 1és Germains entre toutes les nations tant Orientales que Sé-igwere que ve
krionales;fe font dés le carnmencement conventez d'vne feule fem-femme,
çoit qu'il y en euft qui en efpoufoyent pl'afieurs :'et‘ce n'éftoit pas
ame qui portoit doaire à fon mary , plüftof' l’homme vfoit de ce: MAS
ir à l'endroit de fon efpoufe : et ne fe foucicient ‘d’attiffer leurs : "1
meou employer leur bien én bagues ôti meubies;ains dônoit on va: "1e
edobœufz attelez;et mis fous le ét Mag ar Net vi efeu, ris
GUN RE eV OMG a Je AS UETIO NS CRM FCI EOMRER ij- PARTE
LRO US
LIV R'EFTPR/OLE FES M E Fe
| femmes, evtantiqu'à grand peinelesvoyaisonunes
femmes Ger- fpedacles.& ieux:publi ésbanquets &cfefinssauftt hientand |
maine. y: pa: pop lens nt ou dense na TA pi
pnitimdes vnadulters.Que liliaduenoitqu'ynefemmefutconuaintuede cos
AÆdainnis: onlay coupoirpremietesientles chésreuni8-le cûd it pu
Jénlgfie wo: nue sa pleine place deuant-fes paronssta priant du droitide fa culpa
fewerié du efhoit fouêtée ar tautle village. Il n'yaupit aucun 'efpoir y mayes
Germiuns. | recbciliationdepuis:à la femme feftoit oubliée àfairotortà fon:cfps
eine elauniqumelts,besutéou richelfe qui:la.recormmandaffent, car at
Continence _ plusles marys pales vouloient veoir, N'sftait permis à aucun de dre
dela ienefé desrilées Jà, pour Les vices.d'antruy,eftimantque cpfte façon de faire
Alemande, fhoit:plus pour gafter &icorrompre les mœurs-quepour dannerchaf
met &remede.Les femmes donc prenoient.vn feul mary tout iii @
Ley far l'he- elles n'auient.qu'vn'cotps-8i qu'one viosfans queleur pu sDyidé
micide ç- fa Éeftendillenc plus outre. comme ay mäs.plus l'honnelet d'u mariage,
tisfaéhion kesçarelles deleurs marys. Aufli les bonnes mœurs auQignt Enuers cu
poir-iceldy, Lors plus de vigueur.& cfficace, que les bônes loix.èn autres endroits}
way les Lie ieunes hommes.commençoienttard à {Gauoir.que c'elt que d'aceinterk
énciennen Sen BEEN vibf nas eftoit leuricuneffe; &: gaillardi(iefpuilée,
d'Alema-, ancantie,auil.ne haftqit on:point le.-mariage des filles à finquelesde
gnesile. 50, patties fuflent puiffantes, &: meures pour la generation. L'homicide çe
Paragraph.1 miseltoitrecompenfé &-amendé parquelque pris & nombre certain:
malt
eftail,& le meurtrier.accordant à partie fatis failois à,toure la-maifon:
ælemande. \homiçidé.Çe peuple prenoit grand plaifir.en lafacieré,& à-receupir
Æinfen ve É 4 les eftrangerssaulli eftoit ce repaté à grand-crime, fi: dn denid
Jocent aufis les fa maifon,ouchaffoit-de lagable les furuoaans:1l2 auoient grand conte
… Péflsii à: tement à f'entre-faire des prefens, fans que pour: cela ilz fe-reprochaft
7! 14 hofequelconque;veuqu'ilz n'eftimoiens eftre aucunement: redeu
Ê pour chofe qu'ilzeuffentreceuë. Liz pañoientia nuiét &:leiour emt
"= quetant,.& yurongnant, deforte que l'yurongnerie n'efkais accompk
-augunement à vice à cefténatiô:ainfrapres bien boire,pwne voyoital
… … Querelles, &:nonobftät fans iniures, ny reprochas.pluftofk y yoyoiron
ven meurtre,que dire vre parolle iniurioufe,&:sraitoient desxgransaf
Alemans le rés foitide paix,ou de guerfs enbanquetant,corhmefi en nuls-autre {
du Gmpleic- fon l'efprit del'hôme n’euft eftémoins'en (oucy,ey plus eféhaugé. |
er fans firis gasreprendre les chofes de conféquence. Ce pouplem'efoitiadis nyrf
it : By çautelqux,sinsdifoit fimplement & fans grendiexhomationcequil
amy cu pit en pélée- Le jour: d'apres. qu'ils auoient côfukéila rétréRoiét lee
Wie in ji fes miles en deliberauo, 86 ordénéss.afin d'y.dslibarer encore céme ce
pu qu op fapoiérque c'offois que dafaindreny-difiqulers 6e palloics:
a rigueur de re qui effoitareelhé,câme np.peuuant erres aphes subir
nenteonfolsé d'va affaire. Leur boiffon efinieçnmpolée d'ouge 8 fui
laemblance.du.vin,mais ceuxiqui fe sonoienr, prés des-rivisres anni
M pre tirées pair afrangesLaur rianslesfaie four
pômes huge, dela fuincéé(chement moukié Sat
à
AÆlemans
beuneurs 4
Mtrance,
ul
à Hanoi es par UGS y] s: ‘ ; y 1
çaillé,mais i1z;beygioicnt demefurément, & à toute outrance. D'vnelu
nude; & dône
| ne: auict
eo, & venac
jeune; robu
Aiinfi qu'il
oiftre,
krd'huy toute:
w: Lepremie
jus les deux f
&forthonor
mauquelilz
ames ; &c fall
diffènce, 8 int
ent én cont
it les prelatz
entre les gens
pre leur efta
pes; & longuci
qx,& non poi
ruë ils porter
oye, ét aux au
leurs eftatæ,po
oufles fans ef
deceux-cy f
dufçruoir;paf
“du Clergéief
vis en court
tort, &c fe red
eftdélanob
princes, Côte:
nité Les prince
hoù pour Le fé
À DA L'EMROPES À»: : . né
hazard qu'ayant perdu tout leur bivn,tNy + ét Alemés, inf.
tla propré liberté de leurs perfonnes:f que le perdit darts -
8e le feruoi volrairement 1 Et quoy qu'il #ewr libertés:
fiaine; robuftes & fort, fifelaifloit &cllier, & vendrocommevne befté
mrché Ils partiffoyentl'annéeen crois faifons, en l'hiter, printèm 4 Del den Gen |
foftpañfées au trefpas de quelcd,/maisle regret & douleur démourott "1" *:""
PRE : C'eftoitaux fêmes léplourer :"
Sc aux hômes d'auoir feulemét la fouuencée dû mort.Ettelles
fiadis lesicouflumes & manicres de viure des peuples de Gormanic.
\pelefatsmænri; © cinditens prefentes du sp obepas Chprg
Aiïs quel ‘changement ‘yacftéfaiét depuis par fetrait dutemps, : ::
Minfiqu'iteft encor aduenu par toutes autres nations: : ‘on le peut Z'#er de be:
krcognoiltre,par:l'eftat auquel les chofes font à prefent : Orpourle Gomentà :
ird'huy toutela Germanie eft diuifée en quatre eftatz, 8 manieries de prones: ::
ni: Le premier ct du Clergé; foit-il feculier, ou regulier, &'rdligeuxs "5
ous les deux font bienrentez &enrichis de grandzreuenuz ; ' & rehi- a
&forthonorez de tous autres; non tt pour cftre dediezau fétuice de . ‘"" "::
juquehilz facrifient,& chantent les lolianges des faintz, & onthoing
ames ; &cfalut du refte du peuple > que pource aufli qu'ils ontla cos ‘7.
jifnce;& intelligence des fäinétesefcritures; lesenfeignétau peuplé,
iuent en continence. D'autant que le peuple Alemant mefprife facilé- ea
piles prelatz"8c miniftres de l'Eglife;qui font ignords.Chafcun eftve- 7 Len:
entre les gens de religion fort religieufemét, & portäs l'habit fcant, & ns ST
pre à leur eftat, 8 condition.Les preftres non moynes, ont leurrobesS.
es; & lonpuct, & decouleur noires, leurs bôncetz font de laine, & fort
1x, non pointuz, qui leur entréren la tefte iufques aux orciltes. Alls
ruë ils portent des chaperons fur les efpaules, qui fonc faiz aux awcüs
oye,écaux autres do fimple laine, &cecy pour l'honefteté, & biéfeice
leuts eftatæ, portent auffi des mules;'&c des fouliers dedans, oubien des
oufles fans efcarpins,lefquelsils laiffent eftäs en leur maifon: Laplus ,. .
de ceux-cy fadonne doyfiuetés & n'a guere grand foucy des tertres À abit desges.
Hu rnoir;pafés les aprefdinées,à boireyiauer, & béqueter. Les moins d'Egh/een -
du Clergéieftans offencez, fen vont recours aux Euefques, &'quels fleméigne.-
oi5 en courte de Rome d'où fouuét ils endémagent ceux qui leut‘ont Ze /Fcod den
Ho tort, &c fe rédent plus affeurez en leur eftar, &clicéce de vie:Eefecond:9} leweblefe.
eftdélanobleffe; fous lequell yà plufieurs qui font côtenus, car il y a: ir 3
mBrrinces, Côtés, 8 Barôs;& des Cheualiers qui ne fontpasfiaudéez en
ité.Les princes doudcët,& f6tpl”prifez qiés'autres,nôpourieurgré """"":
mnrou pour le fangiltufre d'oùrils fortér, 4 pour efre puifMtplqtoue: … "1.
se; côme char aui ohtde gris domaines, terres, fign. & reuenuz :les:
uatt
‘
dt, LIVRES#MROTY de E no
Prineeisëter, Gormtés & aide: efpariqA &13 par-lo païs femilent- ceci ciuefies
Barvms Ale- fleurs qui font énvn nel ent par-lour lufce leùr patrie,
mäs faits Mais ce n'eftmarütille devevirque & les Princes, les Gomes, Bas
Fampire, … Scselle noblelfe obaïr auf vof qu'ils font commandez , la necellitélss
8 quorant aux inffions faîtes par l'emporeur coms fes füices &-homg
dantoss htes : & cependantlesplus. petits d'entre Les nobles Le mt cxemp
Noble d Æ tel afuiettiffement,& ne vone{oruir aicien guerre Fils ne font foud |
lemiaigne ne &bienapointez., & ne fouffrent que leurs füiets & vafaulx fuyueoty
pour ufr de: qu'eux en guerre: & ncantmoinsils appellent l'Emp.de Rome leurpé
ds domer ce 8 fouuctainféigneur;&rourtetle recognoiffenr. Tous les nobles
chäd:aufiine feroyent auoit profané & denigré l’eftar, & fplendeur de leurrace, li}
fsitelleen donnoyentienforté aucune àla marchandife, ou exerçoyent quelqr
France. - qui full mecahiques leur tourneroir à deshôneur fils prenoyent à fem
vnë rotüriere, & quifuit de moindre & plus baffe qualité qu'ils ne ow
: fs fe tiennent en quelque ville éftrangere comme Fils en eftoycxl
Chafrefl l'ex citoyens. Auñi mefprifans la compaignié,acointance, & hätile des Ba
ercice de Lane geois des villes, ils baftiflont des chafteaux & fortereffes és coftaux &a
bleft. L?i- lines, viuenten liberté aux champs & parles boÿs aueciours femm:y
onxeufecärre fans, 8 familles; Aucuhs d'entr'eux frequententies cours des Prince
A roturiers:- Jes fuyuent: à la gucrre : d'autres fe tiennent cazaniers en leurs miila
AH “la viuansideleursrentes, & reuenus.de leur patrimoine : "Tous noblou
chafe. ‘ àAtachaffe ; laquelle vacation ils difent à oux feuls apartenir commen
Lanoblefé fkans en poffeflion par l6g vfage , & en ayans l'a@roy & liberté desP
#lemande ces, Que vn païlant, ou autre du populaireefkatraint d’auoir chalfé,pn
braucen hs- cipatement aux Lieures, Biches, Dains, Choureux & Cerfs, en pluie
birs. endroits on leur creueles yeux pour penitence : & en d'autres ils eng
Marcher gra. dét ls tofte. Eftroutesfois permis à chacun de chaffor les beltes quik
me des gentils doramageables & nuitibles. Les nobtes encor fetraiéèeat bien ,&
homes .Ale- grand chere, &c (e veitenr nagnitiquement, portans homes & feu
mans. force bagues, chefnes, :: :::.:"s d'or, & d'argent, &leurs habits def
Noblesen _Æ detoutes couleurs. 1: ::chorsils font fuyuis d’une grand troup
” demaigne ne gens de leurs dameftiqu:: : 8: riarchentquec telle grauité & d'vn
font coffrence pofé & lent,que aifemenc.:. ses cognait entreles petits 8 le popula
dep:lerer Rtfil fautaller vn peu loin, c'eft àcheual. 8 nonà piod que le gentilk
rawtr,Celie ras marche, caraller à pied ils l'acomptent à reproche-& deshonneur,
R'dig.L18. difent que c'e Le figne d'vne eftrangemifere & pauureté : & toutesf
chip.20. ayans faute des chofes neceflaires, ils ne trouuent poins valain ny mil-f
Commefé Je piller & butiner, & n'enon: honte quelconque. Ayansreceu quelq
enérdèt les dif tort,c'e tard qu'ils pourfuyuent par iuftice , ains faffemblans de
férèts des Gen cun cofté à troupes de cheudlenieils vengent l’iniureau trenchant del
riéshommes . pée 8 pillans, bruflans, Scraucgeans lesterres de leurs ennemys , cout
1lsonttint gmans pr ce moyen celuyqui a fait l'offenced'en faire reparation ,à/4
fstqu:ls fencé, Celt: gésnoblc elt fuperbe;,felüne, fans repos;auareau pofible
plu Shert lu qui ne ceflede dreffr embufches toufours auxprélats 8 aux bienté
en eff fêben, gensd'Egliæ: tenons iss pauures païlansen vneeftrangeferuitude, #
tirahs (OU Çe qu'ils peuuent cn arracher. On ne féaurci-croirs auccqu
| le cru
villes, &ccitez; v
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brie & le peuple
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nleotofté-piukcomoiteun que shgisunsanry de foÿ faut le Lure pays
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dententquelors à lescrirels mp: Tiorcs Mahomerlr,Baiazerh,&Selin Moñgres di
opt vanusdonnerattainte fast-grandpreffir, &,n'oufl.perdude bel Soipres
villes, & citez; voire prefquesoutle pl” beau qui fuftence royaume } a
td Hangricquetrious sugnsidis f'apeller. hbrä, quieftda mere de ge. und d'ou
A quisncarduyrefembte ner de Per ds vip: @ft Jont fausses 3
aridelaet e,d wat flocla cou pe puce IN ; baraside, Scythie. Heu, muy
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uns opbappeilé cuftoseginnAugarie, piteslanüment Si1/méne2s
brie & le peuple Euhticeglorifids que cefoitide leur païs que sant.de bar er l'An
ans hümesfopent ortis,& Jefquels ayentiadisaffuicrty de plus, gran- rade Mate
pres de l'Europe. Qui voudraveir | php rate esp 53
Le des Hhongets,&:1ss changemés deleurs efags,ou loscgrides gpor- 2ésennper.
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ides soie que les Boefmes font Scÿthes dés le commencement comme aiuf
+ .quéla verité ef affez enidente,quetousles peuples & d'afrique & d{
pue foutt def rope font venus de l’afesen lequelle fe feit le‘ premier meflange des
ndns Mr its, 8e la diuifié des terres par Moé & fes facceffeurs.Et par mefine
de-sourbsn- en pourra l’on côclurre,que les Boies Gaulois,qui font ceux de Bou
sois. Tite Li nois, foit qu'ilsfoierit venus en Gaule de la Scythie auant,ou que pui
melin.S- dés fuigles parties d'allemaigne, ayent couru.en Gaule, fi cftil tout aff
1% que ce furent eux qui pañfcrent en Italieauec les Manceaux,& y bai
la cité de Boloigne.Nénemoins Cefar fai@ que ces-Boies. Gaulois !
- Heurpéysivindrent f'empatronir & faire foigneurs du-pays Noriqueÿ
: arrefter prés du Danube,iaçoit qu'au parauantilz euffent chaflez les (
bres de l&mefme foret : ainfi que le leéteur confidere que les Bois
roi
fes que les Bd
be du temps *
ÿ Caron
L Croatie aude
Ms & l'autre
ue pet
"1 trouu “
fs Afemss,te
Wen Hg pue AÎ
VIE du h
LE Be ain
fur fémbloit.
dés _Bocfmesdeléut fource primerame &-anciéne font defcédus des Scyi he
sœurs des & puis des Gaulois, & en fin-des Slaues, & tous ce pédane venus d'afr
MAS. quo qu'il ofrfoit, le nom des Boefincs elt fort ancien & recogneu
7" que Ptholomée enparle en cefte {ürte.' Souz la foreft Hercinie fonl
TN. Quades, au deffouz defquels font les mines du fer, & la foreft nômé]
Strdlit.7. neVoifinsde laquelle font les Bosfmes quieft.vn gräd peuple, & le
| tes duquel feftédét iufqu’au Danube.Or voyez que Ptholom.les ni
tue eLU fin non tie péfe que ce foiér fables;qu'on Hifé lefepticfrie de la Gcy
“bere. VA { phie de Strabonjet hors on verra. paintureét table fi naisemét drellé
du.2. ÉS T- païs Bohemien,qu'il n'y manque rren pour la preuue & affeurâce des
Table A'EN- Siresvoire Parcreulc; parlätdu voyage de FT ybere CefirenPänonie.s
2P-4: NS fire cômoledit Empereur prift la volse pour courir us à. Marobad
EM aux Murcommans quieftoient en Boefmés :Ec Jaifo plufieurs autreic
pren à | É uote name eo fur:ceprhpos, me sontentét de vous en
"Te faixveoir l'origine. }Leterroir de Boëlme eft fertil en fourment &c
L:
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Eriénénit à les:
WA Les prends
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L è f +} *“ ; 27 Fa ve CP ‘et æ
2 F.. Pic À Le SJ
MR. {DE VEYRORE.,;, ne jo
pe MANU pee Olsen’ croift n6 plusquianreritté de”
LH Oermrinie; Ba di tour Fahts de vin;8r efbvray qu'on: fi. 24e |
bonne cétu ouf qu'é porte (qu SV'isinoen Auftriche. Brquey-Cefe pins
[kys de BÜEfmefUit toire ébinr, Sienuironné des torrex:Allemédes de Creariesh
Lesque les Boëfines'né parlent point aîlemant, ainsen Fatchafféics mere © ‘
Hpe du is que les Salues ou Bftlauons fe feirent feigeurs deice- re/urée par
Cr oh Hit en leürsunnates qu'il y cüt deux freres,qui.effans fors. Cromere liwi
indrenc fe faire foigneurs; lvn:de:r.ch. 14.15.
LÉtoatie adéc trou ef a cu
nn Fra de Po eprie ehihgetes de nom aux certes apres 16 |
be au petipte qui Habité nf que le tefinoigseVôlarerrd, Nedts l’hifahv dei,
Dietrouuent.itpluféurs qui encoriufqu'auiour prefent;vlérdela 14 obign. Pit,
Hs Aemis,tellément 4 és Eglifes,& aux fermonsie peuple.eft-en-.larer.Enr.B
Wen lang 16 Allemande, mais orsles T'emples ,'&mefmesés Cemi- lin 2: "|
ny fe du parler Bohemié, jadis c’eftoitaux feuls quatre mendids Langue ÆB
Hier & sénoncerHparolle de Dieuaupeuple.en tel langage :que-leminde en
fur fémbloit. Ce peuplé ne fut'iamais liéerfgeneral d'aueuriceloy;ou.#/me.
Bninee fméte l'âcheninant dvertu;ainsla volontéferuüit d:chafcun. seè/mes (Gwe
H& fr peu COftans'en la religio,qu'ayansiadis embrafféla foile: per- héepablies
jou des Vaud! + nr de la memoire dé noz ayeux ilz. fe laiffereng, gwesi "1°
F du vérin dés Fullites, fi qu'àprefent ilz ne: font.guere diligés ob ho
durs dela Foy | then
à
atholique;ny grandenténtaffettionez aux ceremor. 5&7 4
HrEglife Apôltolique& vniuerfelle, auf ne tiennent ilz aucun ht/ Bern
Xp par. à fowüeraiñ Primat-de l’Eglife de Rome, &inient qu'il Fiquëk ‘aWTrés
Mis excellentinÿ venerablé; ou pl”à prifer que le reite desautres du menr pare
Hécomme eéuixiquiine mettent aucune difference entreles Preftres, dé Lviv
woiuent ef ddertz wbferuezidetout temps en l'Eglife:ayans opinid mencerent. às
eminiftre;frèt que foivrecognekinos pour fa dignb sites non l'an degrite
Binèté doi fa wie! Qiiéridtesafnes fortenb du-corps ilz itiensent, ou f104: 7%.
SUN vortéiduyr foudaindéda glow gqcicfte, ou. defcendenc en enfer N'ésbkre
ty cftrè tourmentées perpetiellembnt : car difent-ilz,ibn'yaaucun A4
depdrgatotrépouriles nettoyer &-purger.Et pour cefte caufe ile fe ran as qai
aient desobféquésannimerfaires, &cprieres faites pour les morts, /°me /on"te
nsque c'efl fnt'inuérion pour raffafterl'auarice des preftres.Leur im: #12 en l'as
o L reftend fufhu'à fèquade demolir,Scabbatre les Images & reprefen de grace
Mi ftruans de Memoire dénoftre Dieu & fauueur Jefus Chrift & des 1415.
hu mr to mg da à 2 fon ,» Hérefies des
Rs faites für l'eau, les cierges &-ramcaux és fefbes certaines en à Lei Boe/miensC
briénent à les diablesfontinuenteurs des religiôs des quâtre médids, zrwfites. 30ef",
HA fes preffrds dyiaenteftre pauures,& fe cârenter dos.a 4 rat miens ‘brife
Mige Ans pofftdér ny argéemy aucûe richoffe.Qu'ilelt permis à cha Images rome
RprefentT 2 Sue Tiénérqu'ilne faucfouffriraupitpaché dignade my, ça
Haine S pourcbienqueldimalhaur à cefoituyyayé dégereufc ex.”
pliée. Si ébtay quitauronié furte peuple cfboéyaincu" d'aueb peché _£urenr ef
Robe fée dau qd SledenfGini mgitoarcéparolon secléfialt, fénrent hs Ly
Ridigné qu lp Facbiobafffance; La cofmatian Se extreme ,,qniô rie |.
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ÿ be kerelicides Boëfines;quoy.. sn ait eù_ quatre Roys, fçauoir S'abeli.En=
a» Sigifmond, Albert, & Ladiflas, qui fe font SHorcez de l'arra- nead.s. lin 7
f Hdebrulel-oequeile se padu leur PER. & pars sh FES, tu
enter: ho seméde, ct , QUE : up pme lor) 2e,
MUE PETITS RES U291A CIRE, 2 TC
g: 3 Grrmani x di Re Pa œ mœurs, Jr 7 “Ta y Beat, Rhe
nè age bn Meber : jÉbapre 136 7. 0 naniur à.
iflsdol sais Santini: at de la Germa-
E LHA N re sregiontref ample, & deg eftendue me. Phal. Lu. 2
Es €9 Europe dfttoute Septentrionale: ; fut tags diui- ch.x5. Tab. “4
FD À. Hatés Gaulhs rleRhin, ecdps KR criens ; @t Paré d'Ewrep.
Se noniefis é à prefent-Sueuiens )er-ceux du, pays A ‘d'Aur Car, ces trois
+ ftriché:des Sarmatesset Daçese ques mots ete mu- font compris
se AT 3 tuellecrainte et peur reciproque, que ont les vns des fo ous Le noms
PÉTPEF autres les fepare et diuiles et lerelte eft enuironné et d'E/clauônie.
cloz Sel Ocean A:prefent.les pa s de Suëue, Vindélicie, Bauiére, et ce que aniour
ft es k plus pait de l'Tllxrie.on Efclapannie, Croatie, d buy Li Ger-
Duriè, voire iufqu'audefhroit eplimites des Grifôs vers Lepas de Tite manie Lotiet.
co jtenu! fousienomde Gcemenie Bt qui plus: toute la côtrée prel suilesne fes nt
edela Gule.iadis nommée:Belgique, et des païs voifins du Rhin, ont pont les Hel.
mtéet: pris lénom; et lapgue Germanique , tellement que le vulgaire Hetiens des 14=
ove qu'il foit Gaulois, ét fe fafche e6courrouce;fi on luy dir qu'il le foit dés. |
ynémient:et par exempsles Heluetiens, ouSuiflesontre- De la défis
&leSonvêikte dut 6e tes Ritons & mœurs des. Alemans. Voire prion de Ger-
ji Gâule: Tranfl Ip é»ynbon trait de: pais k tembé fouz le nomde manie, voy
rates Aléinansont fé anfsiceux qui ont rontraintles Prufsiés Tacite liure
on Furieufe, trefpuiflante & vailläre en guerre, à teceuoir la fey,&cre- desmœurs
iChrcftienne;lors qe les cheualiers Teutoniques ofterent laPruf- des Germains
ditre da mgiu des infidelles,:y failans prafchçrien-Alemant , ê&c. com. €: Loferills.
dans pu prophede füpurelareligion& |cermoniss denoftre, Eglile che Sie
poffiioc : Aiaft prénans eGandrauvpremiers » &auçiens limites.de méfme Taci-
naig ne; on verra qu'ulicienaclapuis.phis viurpéd'ailleur, quésiadis re.
raie ni péopres &efut de tenips paflé diuiféecôme en deux Cemfidersr:s
ked déslecoimencement tellement qe celle.qui auoitine le de /.#L-
| Mi pas gi eagle israel ui tire au feptentri6, mai mn, 2 vus
uptasprouisene {à nier eltiiheméd, 8e bit Vnliges: labañfe- Ale- 67 tjr,
Ec üij À
*r
A
5
me LLO LULU EX
malghe.. Ce départément de éeite Proniace dureencor lufquià pr
fous le nom d'Alemäigne.apetlécainfi comme aucuns penfentélu lac, À
seroel. $. des man, que maintenant on dit lac de Lofanne. [Mais ceux qui acc tent \y
ro Afirié elcrits de Berofe,diffnt que cé nom vient de Hercule, furommé l'Alnl
suftbe Li.des qui regna en Germanie du temps de Mancalée Roy: d'Affyries lequel
| sempse Eufcbé n'eft mis que douziefme en nôbre : mais d autres Je raportentps
“oing à Manne, à Rauoir fécond roy de toute la Germanie, flside Tu
Mäneregneit tous deux süteuts, & chefs dé la nätion des Alemans : lefquels depuis,
l'an du môde me dit Tacite, furent digifez en trois noms, qui font 1genoncs, Hermig
1963.67. ; nes,& [fteuones, Ettendyét le nom de Germain pour nouncau, mais (ki
306. apres le ftoit du téps de T'acite, car celuy d’Alemant eft bien encor plüs nouuy
deluge. 8 n6 recétiable de lé raporter,ny à Mäne fils de Tuifcô,ny à Hercule(y
Dimifion des nômé l'Aléman,veu qu'il n'y a pas aucun des anciés auant les. conquels
quartiers @* des Cefars qui baptife ce peuple d’vn tel n6,ny long téps'apressiufqu' d
L desnôsen Æ gles courfes des Goths, Vädales & autres,barbares furét faites & f'efpa
lemaigne. dirent par l'Empire RSmain.Et quand au mot de: Germainiléfkbien pl
Can. Tac. en ancié, d'autät que les Romains qui en ont efcrit les premiers leurs dünd
fon l.des Ger- cetiltre:& les ont cogneus quelques 640.ans apres le baftimét de Rom
PPT lors 4 les Cimbres vindrent pour faire guerre aux Romains, Er pour !
JAbfrdité g ils Farétapellez Germiains , aucuns ont péfé 4 ce foit à caufe dé leur for)
lemer Ale- pource à ce mot Gariiv fighifie tout mafle & robufte, mais la raifong!
mh foit vens eft apuiée de guere gräde autorité Strabô y va d'autre grace lors qu'il
de. Man fils de Outre le Rhin font-&habitét les Germains vers l'Oriét, {mitans quelqu
T'ufeo,ny de peu la façon de faire, & les proportions & habitudes des Gaulois foitd
Hercule /Æ- leur farouche naturel grandeur de corps, & couleur de vifage, & cheuu
Leman. iaupiffans : Etainfi à bon droit ies Romains leur donnereñt ce nom
Eniquelteps Germain,côme les recoigniffans, côme freres lepitimes dés Gaülois, d'u
lès Germains vät que le Latin apelle Germains ceux qui font freres legitimes,, & {onu
firét cogneus d'vn mefine Ventre,Cornille Tacite côme celuy qui chatouille en fesdi
des Remains. cours les Alemans eft de diuerfeopinion;difantainfi. Aurefte le nômi
D'ou viet le Germanie eft nouueau & de n’agueres impofe à cefte natiô, entant à cei
prot de Ger- qui les premiers ont pafléle Rhin chaffant les Gauloys , ont pris aullil
main Strabo nom & de Tungtes, & de Germains : ainfi lenom de la-aation,né dupa
7. ple prift petit à petit force en l’efprit du vafcu faifi de crainte:: & foudil
Cor.T'ac.lin. les vainqueurs en commencerent aufli vfer enfemble, fentre apelläsGa
des mœurs “mains . Voyez que Tacite ne donna guere grande raifon de cefte apell
des Germaïs. tion : tellement que Acilementie condefcendray à fuiure l'aduis de Strà
bon fi on ne me donne raifon plus valable . Quant au mot d’Alemank
Mot d'_Ale- anciens l'ontincogneu , & ne trouuerez pis vn de ceux qui ont efcriti
mat no cog- dis:ny du ternps des Cefärs apres la mort de noftre fcigneur ; qui en ft
aen des anciés quelque mention, ains eft toufiours mis en auant le Germain. Et lespri
miersqui en ont v{£ ont efté ceux qui ont eftrit ou apres, ou vn peu der
pay Marcelli le regne de Conftantin le grand: fans que pour celails vous dônent guti
b,14.@ 20, grande raïlon de la caufe de ce vocable : veu que Ammian Marcellin q}
a vefcu du témps de Iulian l'Apoîñlat eft des premiers qui mentionnent!
nom Alcmant, & ceffe d'vfer de l'apellation de Gaimanie ; fi cé n'efilo
nation
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ce fors qu'il di
Gaulois {oi
age, & cheua
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Gaulois, d'a
imeés, & {ont
uille en fes dif
refte le nom
» entant Q cu
ont pris auflil
ion,n6 dupal
e:2& foudi
re apelläs Ga
le cefte apellà
l'aduis des
t d'Aleman|t
i ont efcritis
uc ; qui en ft
in. Etlespri
vnpeu del
s dônent gutl
Marcellin qi
entionn ent!
fi ce n'eltlo
D'RÉ L'EYROPE.; rt
greuien aurdeferiptions, & repete la mempire des anciens, & les bor- Arf qu'il
Saimices des prouinices, Mais étluy: qui pürle encor pluséleremét eft fur au li.1ç.
Lrhié/lequel faifatit mention des Alemanis ep parle en Pelle manière, Origine des
S Alemäns (fi nous crayons ce qtie A finie Pollion , Qui à dili germment SAlemas,
Hieles geftes des Germains) font gens eftrangers & venus d'éfleur r'af- gathie biu.r.
pblez d'vnédiuerfe & canfufe multitude de peuple, ce que léur nom |
hbtefignifier: entät que Thcodoric Roy des Goths iouiffant de l'Em-
sd'ftalicaffuiettift, &c rédittributaires toutes les A lémaignes:mais luy
Ledé &eftit la guerre efchaufée entre Luftiniä Empereur & les Goths:
Goths flateufemént fe gouuernans enuers les Françoys:& tafChans par |
start, rufe, & flaterie de fe les rendre amys & fauorables,fe voyans de- Ælemés msi
ffèdez de plufieurs terres & mefimeayäs perdu l'autorité qu'ils auoyét Jous l'beifin
agent & nation Alemande , ils lS{aiflerent entre les mains des Fran- cédes Fran-
vs, Or quoy que Agathie mette en ieu cefte confufion de peuples di- sos.
rdefquels l’Alemargne eft compofée, encor ne ditil rien du mot, n'y
phil prend origine : & neantmoins fault:il penfer qu'vne fi grâde natiô Ewrrpe.xo.
point laiffé le nom de Germains pour prendre celuy d’Alemant fans . z
jelque grande, & euidente cauft, & occafion de ce faire,iaçoit que pro- F4diæ farro
emeat Alemans n'eftoyent pour lorsapellez tous çeux qui feténoyent pense MeleL,
Germänie,ains feulement ceux qui fe tenoyent voifins du Rhin,& des 3.
jules, ce qui fe recueille de plufieures paffages des auteurs fufnômez, &
{me d'Eutrope parlant de Maxim an Herculien qui vainquift les Fran- Cefe ÿalée ef
is &'Alemans, &rua leurs Rois, & vfa de grandes cruautez à l'endroit vo/féne du ‘
Étoute la nation. Ce que Vadian homme excellent, & gräd recercheur, ps des Sui[-
homme de noftre témps,à bien fceu marquer,pour monftrer que chacu- fes .
nation a des proprictez en fa langue , que les autresné peuucntexpri- D'ox vit
8 qui luy.font comme particulieres:tels que font les noms d'Alemät wa le nom
ermairt; Lombard, de la foreft Hercinie, & Marcômans: lefquels iaçoir d'4lemer,
e femblent fortuits & impofez fansguero grande occalion ny ncceflité, Bear .Rheut.
retiennentals lestraces de leur origine, & fonrafez apparoir, de la four. /.1.dis les Æ
d'où ils ont efté pris, veu que encor à prefent ou voit vn bourg qui por: lemas efre
letiltre de champ des Alemans,pres le lac Acronie, que ceux du pays Germains fe-
imment Algoyu.en lieu quele temps pañlé on difoit Almagoyu , qui fi- prétrienaux.
fie la valée des Alemans:auffi eft-ce en ce lieu que le peuple ainfi nômé . fuenrin l.z
tenoit ainfi qu'on peut recueillir par. Ammian & autres cy deffus nom- de l’hifes . de
8 apellé en cefte forte:non du lac Leman, ny desanciensroys de ce: Bawiere .
ntion,mais bien du, mot Aleman qui fignifiei{ côme dit auentin)tout Spartiä en La
me, & ce peuple fe värät par telle apellation d'vne force mafle et robu- we de Ce
: left vray qu'il y a des auteurs qui mettent difference entre ies Ger - Marie
iinsetAlemans , ficomme Spartian quand il dit enfomme toute la pypifque en Le
ermanie et l'Alemaigne , auec le refte des nations quilesauoifinent : là wie de l'ipe-
Lil parle de Caie Marie et peuples qu'il vainquit, et Vopifque, difänt reur Probe.
kmoins les Françoys , les corps defquelz eftoyent ionchez PA les Spartiten Le
yes marcfcageufes , tefmoins des Alemanset Germains chaffez bien wc de Cura-
ing des bords et limites du Rhin:et Spartian (:faifant mention de PEm- cle,
Breur Caracalle ) dis aulfi , luy fvfurpant, et attribuant le nom de Pax-
+
S'ale d'ou ot fes, les champs foifonnans en fürrièns, Les ménwiges,.&cuftaioh: r
js LIVASA ROIS E 1 pe”
“lifridéin. ehique! Arabia b Gaminidhe 18 Aimariique € lerrit miding os rtouts
le RS ’ Re Mens à LEE Mitilteus art maria NO pe celte |
Gal." autéurentte les atiéiés &:mbderes bon contémptibté) comprend \ ptécy deu
nomiAlemant,eeux ul agéifinent lelicde Conftance, & le Rhin/ A, Germanie.
| . vers le ponant häbirént leJong du lac de Zurich;6 Linagne;où à enc ne ay:
Taciteau li. eff je fiege & païsnaturel dés Sniffelu'Neantmoits hondbfanc tou, Geraains s.
des mœurs fpeciñéitions letér sæbaigné que toute la) Germanie a porté ;;'\8 que ce fuft <
des Germains à prefeeletiltré d'Alemai shé;de quiquetieu qu'elle l'ayeïpris, c: M Belgique
Ægathse ler. Et M HS mocontente d'itoirangenéid raie on y Failoit
Prouinces … feulerent’, afin quele apr &'ingenteuxtectegt lüpléeàmortintpoipnéc des
d'Alemaige. qui luy vais remettre en mainles fagons de vie Germaniquessaller dece que j'a
La halte fa pluchéet rar nofiré auteur, que f'eft feruÿ detadiligence déFäcite, audi dit que
pelleen £k- moignage d'Agathie |: at 7 0 ent Porto for pralagen
man, Hech courus de foniniduftriémelme, quiéftintdu pays, tcogneu les md weudit pats ( fi
teut [éhland. peuple'de ohande/JOrtathahattèque balle Germanie contiénetande ces femn
Lebaff, Ni fieurs prouincèsiemant que la tiaulte, fefténidtdepuis fe flouue Me
derteut affc:en la Franconie,où France Orientale ;°8& montant embraffe fes
Fchland, ‘de Bauicre, Auftriche;Stirie, Athefe,R hetie,Sui fe, Suêue,Helface}
Cédienombre. uince du Rhinitfqu'à M aienee: Labalfé corieneié Franvonielepay
ment ef pris. ridiondl de léquelle tehd'&fauvifine dela hate |:& embraffcenri
dés Le comice- pays de Helle, Lorräitie, Brabant, Gutidres Zelahitte, Hobäide;phriff
méto-lors dres, Weftphalie, Saxe, Dänriemiare; téPerintüté, womeranié; Liu
que Tuiféo re prullie, Slefré, Moratié, Boefmb; Mile; là Marthe; & Turingie: Lit
&roit,car Pto Germanique (felon Je tefiôigriage de Cornilte T'aciroÿ fut dés jen
lomce,ny: mencemët, quoy qu'il ÿ euft quelque chofe d'exceprée,dutoutouc
Ammia ne gée de foreftz,& bofCiges qui la rendoyent effroisbles ou pleireden
day donent F. 8c mareltz qui luÿ caufoÿeñr Vie grande fteriliré bal dulcofté qu'éli
grad efédue, gardeles Gaules, ‘8% Enteufto dela part Gutellelc rhevèrs:1à Büvient
ARrette © pays d'Auftrithe, f mal propre à 'eftre duttiaée qééctienc produifoi
todition du arbre fruitier, & incapable pour lelabouragd,toutesfoisaisbndanteen
pays Alemat fhail,quineantmoins néveñoit éuére grand, ny aÿyaritgacune minieré
Des foreffs do ny d'argét,& pour éefte oétaf6 nôt defirée d'auct, érmefpriféeprel
Germante, de tout Ie môde Mis à prefèht elle ee tance eftiht cellera
Foy T'acite br fi belle & plaifante,embellie de the de brandesprichés, &/popuioufe
2. des Anna les & citez , &cayantfi bedü&'gtaëd nombre dechaftegma villages
Les. bourgades qn'elle ne dôit riefi'à-l'Italie France; by Bfpuignes ertbes
Louäges d'.4 nÿ magnificence:le Ciel y-eftaffez ferait &r agreable, &'k ferrilité dest
lemaigne. res à fouhait, & autant qu’on fçauroit defitér:On y'voit les pentilesæ
nes expofées au rayonnement du foleil,les foréttsforibres; &voihbrg
lequel-nousa
4 àccfteh.
oitiadis par{o
fruitier ;. 6e la
erfes fortes &
net & ce fans vf
ntouchoir le pu
'eftoit pour que
fon: où l'acte fi
hez.&r cileuez el
felon que la:mar
cc qui deuoitad
roit l'affaire à v.
l'entreprit , €
ue : & auoit l'A
fuccez de leurs.
pens publiques:
tels que iamais:n°
hcré, & dedié po
Preltre,du Roy
pnifement& br:
taucun genre d
tuy cy,& où fe
dits des Sali- de bon vignoble. Outre cé'y'courent dé'bettes, &cerefbtéres rivicresee
ques.vey Beat que font le Rhin, Dänubé; Moi, Albis/Neccare/Salé Gièrey&iplo
Rhenan,lin,r autres tant flcuues que petits ruiffeaux flotellhns déticemient | parle & les facrificate
arroufement engreffans les champs & terres quiles atioifinéel Ises fontres des dieux ,
“hes d'eau douce;les baids, &éflaucs & d'érenfoutphrées/enchadesoent ilzvne fo
tureliement y font en abondañce,'16 fe ñÿ matiquapoindlé er Dambprenoyent conic
f
« ei À f ‘A
"7. “ïf, in il Pn ne NP PNA d'OS VUE d FRS u r " ,
' Cr po hi eh 1184 | à Her ue
_
1e GErmn
jte at des
nnales ape
ipnée des Saxons ie men raportéà la vérité, 8e fais «encûn plus acifs, Celie Rhodig.
deceque j'ay recueilty de I. Villichie Rcelian, qui éférit für Tacite, 4.28. ch.20.
meldit que Aurin. pue ynë forciere, & vne de cés fémes ;lefquelies ”tledrep 1 .
fortprafagent & deuinent ce quielt à vebir: véu que éncore à pire- > Æ#rine Den
audit pats (fi Luther auec va diable n'en a Chaffé va aüfre) il y diplus éres:€len
de ces femmes, qui nefaitiont de predireles futurs euencmans des mg. 6
:, où quelcune pourle moins ; méttans quelque figure de cife n -Æ#rin mot :
ibalfin pleinid’eau, & y marmoté déffusine Kay quelles ôraifôns plei: anti Saxe
sdefuperftition & idolatrie : A cecy m'ayde beaucoup ce que Saxon grrr. À
lhiftoire. Danoife,chante des peuples voifäns de l'Orccan feptétrional, re./0ffe Kill: *\}
lequel.nousauôs dir eftre nez & nourris ceux defquels nous faifôs chie for Ta"
tion à cofte heure . .] : Orla forme & fiçon comm cé péuple de- cé: :
oitiadis par fort efoit telle : Il prénoir vae verge de quelquear: oréiere-eai:
fruitier; & la mettoit en plulieurs pieces, lefquelles d:maärqüoit.de 5447" °°:
erfes fortes 8 couleurs, &ics eftendo fur quelqueabillementblanc 544% he, 7
ner & ce fans vfer d'aucun ordre en les y:efpandaut . Orfilaconfülta: €” 2.
ntouchoir le public , le preftre prefidoit à cofte façon de faire le fort:
‘eftoit pour quelque cas particulier ; le:pere-dée famitie , & chefde la Marsere an-
ion. où l’aéte fe faifoit ayant fait fa priere aux Dicux ; & celesyreux cienne de
hez.& eileuez enhault, Jeuoir trois Fois ces vergettes ainfi.efpandues, désirer par.
(lon que la marque tournoir, ilipredifoit auf de l'heur,jou malheur /0r' en _4le-
Rec qui deuoitaduenir : là où les marques deffendans l’entreprife, on #aigne.
feoit l'affaire à vno autre fois. Et fi les vorges du fort acçordoyentque
l'entreprift , encore falloit-il quele fort leurdonnaft fignifiance de
ue : & auoit l'Augure comme art propre celte nation pour confulter
fuccez deleursafairos + Nourriffoyent aufli des cheuaux:blanéz aux
pens publiquesdans lesboys, & forefts plus profondes :& obicures,
cs que iamais n'auoycntivruy : Îlzles attelloyent à vn chariot faint, So#f per le
hcré, & dediépour ce feul effait ; lequel eftoit fuy & accompaigné he: fémient
Preftre,du Roy ; ouPrinçedela Cité lefquelz prenoyent garde au des Cheneux
nilement'& bruit quefailoyentoes chenaux: tellement qu'il n’y a- er Saxe,
aucun genre de diuination auquel ilz ajoutaffent autant de foy que
ctuy cv, & où farreftatfensrant le peuple, queles figneurs, les Prin-
A Les acrificateurs : d'autant qu'ilzeftimoyent ces béltes comme mi-
fontres des dieux , & fçachansles conftils:& fecrets des Celefles . Encore
fassorent ilzvne forte & maniere de fort,par quelle ilz prcuoyoïent
prenoyent conicéiure dc l'oucnement.des guerres qui A fembloyét
à
pois deplis grandir
prifiper Le pris enpustre, À
menement
| Ds
venin de fa fauce
rb
#48
É
axe
>. noir, & luy voilans la tefte & couurans la face d'vn chaperon, lequel
ou leslays né fie en ceft appareil au diuin feruice : Mais déz auffi toft que l'office elg
rent poié… my on le chaîle del'Eglife:chaffé ainfi quel eff, il fault que durät tout}
Efrangecere. temps des ieufnes du carefme, il aille vagant tout pied nud'par la villen
monieen Al. firant, 8e allant prier partoutes les Eglifes, Monafteres, Chapelles & on
+ toires.Les Chanoinesfonttenuz delenourrir:êc le iour du ieudy ab
lu , {ors que on facre le fainét huile, & celebre la Cene, on l'introduid
rechefen l'Eglife apres la confecration du crefme, & 1àil reçoit l'ablok
tion de fes pechez par les Penitenciers, 8 ayant receu l’'aumofhe où ly
” donne congé, & d’icellemefmeil.en fait vn prefent volontaire à l'Egiil
&e autel de noftre Seigneur.Ceft homme elt par eux appellé Adam c
fequeeftant ainf purgéil eftinnocent comme eftoit noftre. premier p
._ .. reauant que mordre au fruit de l'Arbre deffendu : & leur eff aduis q
Le Pee Fexpiation, & purgation des crimes de ceft homme redonde für. la ci
d'Alerfisd g (irtousles cito AS
; | yens. | Det An
meme É Le terroir Saxon eft fertil en toute forte de viures & frui@z faufl
mc gne, & l'y trouuent pluficurs mines d'argent, & d’Erain. En Goflarie,
pe st autresdiuers lieux dudiét païs, on voit des fontaines, de l’eau defquell
MR € 47- on cuit êc fait du fel trefblanc, qui eft de grand profit &,reuenu au Pri
ce, & commodité pour ceux du pe . Uz fement du-froument, &(
Porge,defquelz outre que ilz en font du pain trefblanc, & fauoureu
mäger,ilz en compofent encor la Ceruoife en defaut de vin, de laque
ilz boiuét fi goulumét, & defmelurémet , que ceux qui verfent ne a
. roient fournir aux beuueurs, & par ainfi on met yn grand pot fur ul
. plein d’icelleboiffon, chacun beuuant à mefme , ou sf ©
grand taffe qu'ilz mettent für table,e- fe femonnent les vns les autres
dringuer, & faire caroux à toute outrance, C'elt chofe incroyable
_ tecombien ce peuple alteréaualle de cefte ceruoife. & combien foune
genten Saxe
faxonsex-
erbitans 4
bosr Ce
r Fe quelque
Mes, OÙ Paigne c
fon de
con fait tout ain
Ceruoife,au g
ndis queilz b
psouautre, fe le
Met auec grand
nn A vou
ue, 8e fans rend
nond, tellement
ontmutuelte de
dures, mal ap
cices ou ando
en plufieurs ‘enc
Gen vier to
snourriffent poi
nent la viande
lafont aualler .
toy les Saxous ac
it queles autr'
{tre |
ont langage.
pres façons Île F
[Ieferois marr)
ur Le plaifir du le
dre, veu qu'ils:
fans croïftre le p
vray l'ay Sidon
tandis qu'il'eftc
ur lors faifoit fa x
As dans vi:
dent à haucer le
”
VREMENROPES ic
Ft
plein,&c luy preferer ps «
NOR |
cience.
z0nt langage particulier pour eux , maisquant à l’accouftrement &
es façons 1 font femblables au refte des Alemans.
Ieferois marry fi tafchant de r'afrefchirs memoire de l'antiquité
ur le plaifir du leéteur , ielaiffoy l'eftrange façon des Saxonsiadisäfe Lo
dre, veu qu'ils coüpoyent les cheieux de derriere, & versla nuque, Que? perse
fans croiftre le poil par deuant,iufqu’à leurcouurir la face:&c que cela 7} po ré
tyray ay Sidonie Apolinaire pour auteur, lequel efcriuant à Lampri. °* #5
tandis qu’il eftoit en la court du Roy des eihgorhs Theodoric, qui *%°
j kr lors faifoit fa réfidence à Bourdeaux, parle des Saxons en ceftefor-
.,
Job CUS
Op'voens ler Savons acéhemeziadie 2 ve À
nf A ri A ot Nos ‘aps Sidonie 4
“Et n'efans mettre piedpa: les tévresvesfiness |. Lampridien
7" "Lesperriqués défgquels; €: chonelres fines": .… fes Hendeca-
1" aeferrarcharumberd dririege vs coupant 0 0 Job. “
gr b.s cheueux peignezon régetté denanti ; 50:
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… legradchar. Charles le grhd'apres qu'il ,
des rer Fran- Comme fotuètititz Te Feublésffène | &e veñatis à eur vomiffement ils en
gaie. voy les. braffaffent l'Idolatrie , faifans banquerdute à la fo del’Euangile,'&
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EE edge anfirbles 15 icimbre melard;::;:: ::; : se
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: HPapoireheon charahe he front indit derriere 5 up
# Er d'Or pasl monieller Le counres bi premrers,: FERA CPAS je 2 ta
plasiéng'& des Saxons 8 des Sicambres ; ju}
| Anpléterre nous y rémertronc, 8 fi noftreaute
Phhlmhs:y Oublie quelque cts’ quifbitnotbte is mb: nrentraysen denoir de {y
nutabl,4, : Nénir, 1e pañr aux bots qu'il 'epourpurter j'oupeut cire il nevoi
d'anrapii à JOÏt toonftrer à Taux qui pe hty fombioient afferatibxerez àtel aprenif
Drufe mour. "Du Payi dé wrefiphalie, eos sges ef ablis für les refiphasenrpar:.,
en Alemai- CO E PEmpertr Charles légrand. =: Chapitre age 5 500
voy Dion k ae rs (4 ere L + ’ : FÉLICITE HN OUI : ‘19 DR RLEETT |
1 Corn. IROSET ES Hs V eftphalie éft vne region comprife aux bornes;
Tacit. Ann. QNRAINOESD limites de Sate ayant le Rhin au foleilcouchant,
RARES fleuue wifère aû Leuant , le païs deFrifeau fepren
Monts ob=-°
nébiés 4 Les "Tetaiffetédiftoërs :
Ænnales de tinffent aucun compte du'fernentde fidelité Fait deuanit l'Esipe
France : ç- Chirléste brétid}afin de fémitieñ haème, &ecrainto ce peuple Barbare
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au Séxon qu vil note PR |
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Æuentin li, uec l’effonnement d'vne peine & füupplice prefent , ordonnà & eft:bl |
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de qéhpeheyp sk ont tiperietieñmais du-deddsellea vrie belle planuis M és debie
“Beauté du © Er PA à lés bien mürées ss a ion 4 be dé
pars Frans. chalteinné groffés bourgades:Es:Féreit Hlercinie bit elle qui là GE; enfatic d
mes. =". gnétà l'encotranec des evftaux treshanies & afpres;luy fort comme JL eent y
Riuseres de Memraille haturelle;@t'arroufent.les flaiues cfd'où eft venu ler plesobleffe
Francenie. deSalien A nb ne EN it ; line de “
Vins Franco Éesvallonspar cuurentces riuiercsifont lièges & de grand ehda ’ Witelt de:
pions. ! “éyaûs les couftaux vdÿfins;charget:de bôsvinobles, &le vin fi deliie io mit
snée Syluie .QU'oh en porte aux nations ne as cat de fon exc, is de do
en la Grogra éeiLeterrüir de ce païs,eft'affez fablonneux,& non pierreux;que dé encor dé l'E
ph es": fé déNoricque;&'1à où il éftauoifinédésriuieres;ainff.que Enée Sy} que quand
Purpes: | R tefinibigne.Fräconieelt fertile partous coftez; renddt'äuec vfuretu rs vil 4
Le fortede grains qu'on y feme,& lepumäge-&n ya quartier en Alma deffoncer: qi
bn A | res ae So a deffoncer: q}
qui nourriffe de fibeaux, & gros oignohs,ne:fr' belles raues: & nav ee à Ka que
franconiens |
hfiçons: d’habi
State” PSE M ifif
EP Lil pr rt omis dirher ace amesemiur pi read
bre lee païs-eft en fomme bien garny de D hi mefrife!
frequ'on en po
emps du ieufne ©
j'aie Ceux qui
nt en lieu d'eau
mtirél,ayantg
fprifer toute :aut
autres que les «
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raillance. Ce
Mont les bien ven:
hyant comme eff
Quelr fine ‘la Meffe;il tiénit für l'autel lefpé bani pouralliez &|
pee leider au DRE MAEE SN VENU REX niere defployée.Ceés que ptufieurs
‘Je iotr qu'il veut faire fon entrée, & prendrepoffeflion de la chaire EM; en Francon
pent le feruice d
vices à Tauoi:
trehonnefte ;; et
Mr mericilleufes
que céquel'onr
compté à fable
figneur tous le
Ml
\
j
tele & les nains nues engrandehumilité. vers les Chanoines en
Pirtburg. Glife mére:& Cathedrale, :où ayant iuré & promis fidelité au Ch
Comme l'E-'tré;tléft mis & haucé en fa chaire 8 authorité. Maisauanctout cela, i
‘wefpië di‘) “EGhiduiét deuant la réprefèntation. & -efligie:: d'vn:.certain Enc/iilles
Aerbipob ft EC IA où l'adtmonsfte fericufément; :&c fans Barrie, def ns dei
mi enfin” - du bien) & fgstent quecelup duquel l-voit«là l'image lequel Miebonian À tout
fige. “féihrqu'on pare & abieépéftolior, idurant:vhe grand’ difcorde koh qui Var
pue-n l'elctioh, fit efleû cpmneparrclpris, &:touresfuis fe pontiutres tes eftreir
Ÿ 0 DE LE VROBES y nm
Lsdhede bien: &rgouternatrefbidn::Sel'eftet de l’Eslifos Blessé Princes n5 re-
og jice dé la ville;8s detoutle païs :: 1: péri ve ceus à l'Euef
prnil'enfarit des Ducsoudek/Cômres-du pays eft receu à cafh Euel- chéde Zrerbix
pfculement y À sut ebrornier dignité, -quelqu'yn:qui firde pb. |
fuplenobleffe..otfbntilséecy:ménquelereucoudel'Buefchéne ;. : : .
fine d'éntretenit -lé:traiardive Prince & bien grand figneut,
jaiteltde-gränd proffit &c puiffance + mais c'eftéfinqueladignie
jneure és mfns:deccux quiiontchefsau chapitre ; :&delanoblef- AA
pi paït, de Hquelle fontchoifis la plus art des Chanoines.: Lapre- : 1. :
Wencor de l'Eglife d'Herbipoly: ; et & Honorable,ë frigneuriale,
que quandiva nouueau PreuoR vientà ceft office, qu'il aille, vi- rrmf2 dé
kolhfieurs villages & parroiffes., fur tefquelles.illeue les difmes.,; & l'erlif d'zr
Exdeffoncer quelques muids de vinau peuple, &'y: mettre des taf bipb. "+
Lors à Rin:que chafcun qui voudra,en puifle boire fa fintañe,
franconieds ne different, ny en habitude, ny proportion du corps, 6
hfiçons d'habitsau refte des Alemans : &cendurent fort le trauail,
nez tant hommes que femmesà cultiuer les vignes, .& ainfi per
peiy eftoififi@ fansirien faire. 21:21 udinonyo sl
epeuple vend fon vin preffé de fä pauureté ; ; &boitlabellecaucle: Corne mms |
larilmefprife tabiere, 8 ne tient compte de la ceruoife ; voire ne pérmife dev
fequ'on en" porteen fon païs :. Ileft vray qu'à Herbipoly durant dreen Fréce:
emps du ieufheon en y vend ; maisc'eft hors la ville & aux bateaux, mie
j'qûe eux qui pour l'abfinence ceffent en ieufhant de vin boire,
ntenlieu d'eau cefteboiffon .: Le Franconien eftinfolent,& fer de
mcurél; ayant grand opinion deloy , &fürtprefomptueux iufqu'à
“Aprifer toute autre nation &c peuple ; &e font fipiquans, &.mefdifans Meurs #6
autres que les cftrangers qui frequentent & conuerfent auec CUX; ges des Fraté=
ne ont trop legers en parolle , n'ont garde de leur dire le païs. de cmsens.
ornillance. Ceux quifouffrent patiemment leur glaire &arroganr
bot les bien venus , &les fouffrent facilement d'habiser aucceux, &
Miyant comme cfayez aucc cefte façon rigoureule, les reçoiuent fou
pouralliez & leur donnétJeurs filles ; & parentes en mariage; d'os
ét que plufieurs de Sueue, Bauiere, & Helfe f'arretent &fontdo- .. 1...
iliezen Franconie. Les Franconiens font au refte fort deugtieux, 8,
nent le féruiée de Dieu ; toutesfois fontils a prefensadonnez deux 4 : *:...:
vices; à Tauoir au blafpheme , & larcin , l'ynleur femblebeau, ct Picerdi Frée
entre honnefte , et à eux permis:et loifibles dés longtemps. Jlsontplu- comen. …
merucitioufes ét eftranges façons defacire;léfquellesiedeferiray,à ...:.
qe cequel'onrecite ailleur deselkrangesnationssnefemble faux,et
acompté à fable /Les cinq fepmaines qui precedent la natiuitédeng-
figneur tous les Ieudison voit denuitlesénfans, tanthiles quegar-
jalles hurtans de porteenporte,et.chantans des chanfons ,: qui con- Cerememteser
nent la prochaine Natiuité du fauueur-detour Jemonde.s: etfouhei dipairese,
lebon'ar À toute’ la compaipnig sb etpour geltoffice et medlageplai- Franéons
6 caux qui font és maifous lcuridonsientides paires « phrames; EtRoÏ, DUT
poutres les eftrelnesit de quelqueprtite-picedid'amgente (5 12.1
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elle-ioi aagens.12-fcftc de la
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fupputtions Caurs. ia
les massanl fentre-acofter +. PAU jen on Mer
£e foubaient. Lan nouveau pourhouteux s 8. PEPÉ
Eftrénes font celle ele ruse félioüilfans, &:banquetansepfemble, it tot
delingue © couftume prife de leurs ayeux.ils fentrenuoy£ties vas lesautres dei
anciène cob- {en qu'on appelle eftreines, ‘8ciadis les Rongains les-difoyent Saturn
fume,ver … es, à caufe.qu'on euivfbitainftentr'eux aux fefles des Satu rnales, 4
Macrob.1.des Grecsles appelloyent Apophoretes. Sur cefte Bond firole av]
sun r ‘fée ie feis quelqueswèrs en telle fubfiance. lle is HE LEA cod
s Pañ
te de 44 “par buit ins cantianx hanonens ta maifionce |
= 0.Chrifuray fils de Dieu, © Dit vrex une).
Des himnes' noue chuntens:t- pus à nes amys
+: Des prefens nous fasfins,qui deben cœur [ent pris
pe Lesraux,w Chappens,eu d en gafeauinlgne. ba
auée fôst l'armoirie
pra qui le dennesou dedansun nier. ki
Dix pommes nous mettons venans de l'Orengier,
Dix porsmes noue mettons mi vertes mi Derétss
: Enunrafede sus: @+ diuerfes dragées... ..
À a pe le Rae at ER |
#Æl ‘amy pres 2e nous AD oùc du cœur dfent.…
A lafefte del ‘apparatiô denoftre Seigneur par nous ditte les roys)c
En Frâce on cune maifon fait faire.vn gafteau compofé:de farine blanche & puit,
- 3 mevnefé- miel, poyure & gingembre:puiseft créevn Roy en la façon qui l'enfu
bue, L: dame dû logis eft celle qui faitle gafteau, auquel enlepe iffant
met vne potite picce d” a ere puis le-fâifant cuire.en la braife & aftres
& bien chautdu fouyer, ledepart & coupe en tont autant de piecnq
y'ade perfonnes en la maifon, &cen donne à à chafcun lafienne .: Tout |
foisen y ail des parties aflignées,. premierement À rues feigaeur 1e
Chrift:8 à fa glorieule mere lavierge Marie, &caux trois fages qui le.”
drentadorer,lefquels on dône aux pauures pour Dieu. nn Apari à deg ‘M
conque c{cheoit qu'on trouue la piece d'argent mife Dole. el , ;
ftant falüe comme Roy., eft dffis en chaire &.efleué troiséois, en ban
uecioye, acclamations. & plaifir detougela compaignie aLeroy aull F
uéen haulta dela crayeen la main droite , & routes les Fois qu'on Îeh
"BE L'EAVROPR : ti
it ffrintant de eroix au plancher dé fale,eu chambre où ilx Font af
sblez d'autant qu'ilz portent grande @uét & reucrence eux Croix,
mile fignedegrandeff:.,%e qu'ils citimenr los Less)
oueniens, & durét les dot.etiours qui font entre Noël, la faite des
paid n'y à maifün on'Fréconib qui fois habitée, laquelle. on nepsrfume
jecenceauec ericens,ouautre chofe aromatique, &c odoriferante con-
1 0 NE force des cnalins efprits,& pourobuiersux enlorcellemens des en-
C7 M un urs. Il n'eft 'guere grand befoing dedire auec quelle façon ilz fe
Se A muernent les iours grâs qui précedét le Careline:veu qu'on fcait côme
kate des Alemans,defquelz Les Franconiens ne degenerent, fe gouuer-
pren cite fille & deéfbauchée foite.Car on y mange & boit, & y Fit
pésiortes d'afbatémens, qu'il fersble G iamais plus on ne doiue auoir
ldfance detel plaifir, 8 à lendemain 1] faille partir decemonde, &
béer foic fait pour rafhfér tout le defreigié apetit du corps, pour le der
Mlicu defesayfes, 11 n'y af petit qui ne tafche d’inu£ter quelg aou-
es autres de à
Sr. nitu &c fpeQcie,pour donner racrestion & à l'efprit & à la veuË des
JATUFDAIES, , ns, &c qui pui lésstürerensdmiretion, &aûo que la hontens
perde de rign fairs.ile fe mafquent &:defguifeof,les hommes veftis
faire, l'année |
>Hhèr À
ubit des femmes, comm éiles sui iafolemment, & peu honnelkemenr Fe dermar=
ftent celuy des bomimes.Les aueuns voulans sénat des Satyres, Argres prifé
pluftoft Diables, fe pai le vifage de vermillon;oud’ancre, & des idolatres.
mnont des abiliemens Mepsbite, # abomigables : & d'autrés vonr Zwpercanx 4
snuds courans çà &c1à, de mefme façon que faifoientiadis les Luper- Aome , ver
Latins,defqueizie penfe que celle viliine couftume (oit venu£ & Plurarque es
éeparmymous.D'autsnt que cecy n'eenguerc differentaux cere- la rie de M.
hies lupercales celebrées iadis par laieanae Romaine, & enfans des .Sntheines
ileures maifons aux moys deFeburier,en l'honneur de Pan Lycée : Onsd. aux
quelz to*muds, 8 ay äs le vifage ttinten Gng,couroiér aucc des uote Fafles Pirg.8
la ville frapans d'iceux,tous ceux qui fr Leur ofroient au deuant:là où Encid.
Lupercaux Franconiens frapens dans difcretipn.ny efgard de perlon- Farron 5. de
x paffansauec des fachets pleins de een dre 'ch cas efrange que Le de la langue
des Cendres en pluiteurs deux on voitque les garçons de toute vne Zarine. Pan
ile f'affumblent, & prenneat toutesles filles qui durant l'année au- Lycée, roy S.
frequentéies dancus plus que les autres fc Les attcllent comme che- fus. cité
on iumens à va charios, fur inqueleR as un menefbnier fonnant & de Dieu, lin.
ditce Les roys)di
anche & pure,
se pe "Ant de quelquéinftrusoom.Æ kgs pondiaifenc an cel equipege iufqu'à 18.chap. 17.
see 4 os remierc rimiere nu Lacqiils:renoontrét. Lens voy aucune raifon qui Pafanie L.8
“ge RE ue à vefaine sf cen'éft qu'an dis que parce moyen de les vusillét cerenense e-
Po er desfautes pér elles cimmifen tiens faftre pair sbBeoues de fity frange de
re fai Met kur ogereté ,dahgantainf conti le commandement de l'Eglife. À la sw des Cé-
TE. A Carefme, & lors que l'Éghfe now enbores de nous #houiren. mon drer.
Elan de icuncffe Paffem bidur fais ae efigis de paille, mprelentont la mors C'af Je que-
BE APR EE qu'on decaufhune dela souspundue. viser, & Ja met au bout sri/msdsus.
DA fteau , cel
séois. en haul
4 Leroy aul
ois qu'onlen
d
ballon la poiraht pdr-bés vilagéstwaidns.nen Gas grier $ Braice, la che dit Lars. .
brd'voc che Égeerille. 1 ea qubhlon poeme À Farafen£ our
n ns tontnménnnes aooneatn née 55 <: fechées
ve
De: LIVRÉTPROTITERME
au four {viande deläquétiénonit vfons en Carefina)6t renu ene dif
mort, laquelle pat d'atitiern'eft fé doucement traittée;à Caufe que l'é
mans antonceufe de miauuatfes Houuclles;lrcfaffens de: leurs: maifons à
limites auéc iniures, &ééoupsdebaftoniEnis nefinie foifof encoreobg)
uelon café couftamé:tès iétes gdfons dustoët Ki village reritortis
uantité de fouerre autour'de quelque vieille: rotie de charrette-g:
L. Courfis d'en-
Fans éPsfques ürtané fur quelque haute colline,ou couftau;aprés:plufieurs ieux gs Mine d'eau orde
en Alemai- ane je Lx at ds du: -
feremps accouftumez {pourueu quels rigueur da froid n'y-donne em ad croire que |
#0 éhément } efquelz il paffent leremps iufqu'aufoir;fur le tard'ilz me fleur; en croift, o
le feu aufouërre,& voyantia roüebien enflimmée la iettentdu hace M poir de fain@: Tea
bas de cèfte montäigncilaquelle: dounevnfpettaclé-effroiable à ceux de prefque tou:
prhommes & fen
dû feu, yabfe:
Etfe font des ti
nt des bouquet
nie féauënt I couftumé du païs,fique plufiénre les plüsrudes;eftimér
ce foit le Suleil, du là Eune roïier du Ciel:en cérre, Maïs venue la fefte,
la refurréétion de noftré feigneur,& la veille de Pafques quelque rict
Comme les homme du village fair faire vn gafteau ou deux;pour:lesgatfons, & po
faints font ho Yes filles pour gaïgner , lefquelz feftant faire vne bien grädealfemb| à aont quelque f
noreZen Fran peuple fur le tard & dans quelque grand pré;cefteieurelle faut quep-ouertures de ce
| conte. .gneles gafteaux à'le courfe, Lé iour des dedicacés des eglifes,& fcftes ant l'année ils n'a
* fain@s Patrons dés Paroïffés,dequoy on fait folennité annuelle, foyiditeux qui l'en veul
rement les herbe:
oufemblables par
deuorées du feu ta
fequieft au mont.
sde la maifon de
caques & barils:d
hs enflammez au
l'air, de forte qu'i
n:quin'en auroit:
dragon volant;
sornent deflours
eallumée dedans
ry feruir de falot:
uxvillages.les ga
ent, & en coupent:
ntichault &.cheu
&autreschofes r.
‘Ja bonne & ancienne couftume des Chreftiens, il n'y a Bourg,ny villp
" quinepenfe fâire grand honneur à la fain@eté du iour en f'efñouiffant,
‘faifant grand'chere: c’eft là que vient la ieuneffe des autres lieux,nô
vifiter les fainétz lieux tant, pour y veoir,& frequéter les dances où
viennent embaftônnez,comme fñilz alloient älaguerre, laquelle fouue
, ilz yrencontrent,ou eux-méfmesfefmeuuent,allans & reuenans entr
Creme bus, &c le plus des fois fen allans à leurs'maifons les teftes rompnes
| 745085 finglantes.Les trois iours que felon la Loy, & ordonnance Apotolig
en Ær4h60Me. On celebre les proccffions genérales des rogaifons auant J'Afcenfon
noftre Seigneur,en Franconie f'affembleront plufieurs croix, c'eft à di
parroiffes (carainfi baptifent ilz le nom desaffemblées du peuple mari
fous le figne de la croix de fon Eglife) & eftäs dedans les temples vne
eun à part foy fait fon chant, & priere, & non to” enfemble-ër là les fl
tes & petis enfans veftuz honneftement, & gentiment marchent auec (
chapelets de fleurs, & verdure, & de guirlande fur leursteftes, &4
baftons de Saule verdoyant en leurs mains. LesPreftres de chacune Es
fe &cparroiffe eftoutent attentiuement le chant chacun de fes parroillie
tellement que ceux qui ont le mieux; & le plus doucement: chanté; <
fuyuarit léur'fentence, & felon l’ancienne coùftume ét. inffitution, ce tout tant que f']
nes mefüres de vin pour defalterer leurs gofiers ehroïez, Durät lesFer kit permis à perfon
2eneliéfin : dePenthecoufte prefque par toute l'Alemaigne on obferue cecy: Mila difine, & nul
des champs le tous ceux qui ont des cheuaux faffemblent,ou qui entrouuentà préncartier vendeng
aour de la Pen 8: menent vi preftre auf à cheual)lequel porte le fain@ Sacrement, 8, d'autant qu'on
œceffes … ceftequipage ilz Font le tour partout leterritoirechantans des hymlonnance du fign
| * &oraifüns @ prians Dieu qu'il y plaife gardériles blede,fruitz, &m@Scoftaux, ce qui:
fons dé toit peril;daniger, 8 infortune:foit débraifne ;grefle, orages plus tard ques
rc:ains encor qu
sempofte. Le jour Sainét Wrbain, les vignerons és lieux où Je vin ox
BELEVROPE 1:19
per
ansils boiapnt grands traits, & do refiouï'ilenten l'honneur du.
nd foithonoré que pluftoit ils ghttét cérelonimagede la bouë, 8
tiens d'eau orde &cpuante:;;6e la nappe ; &:ce qui cit-deffus. Car ils
nd croire que felon que ce jour feporte, que la vigne. eftant.ençor
dur, en croit, oudimiaue pour l'efpoir de la vinéedel'an prefent.
Loir de fain@t: Iean: Baptifte en toutes les villes , bourgades, & villa.
deprefquetoute l'Alemaigneon fit des feux deioye, où faffem-,
it des bouquets de fleurs qu'ils appellent Efperons, à caufe qu'el- :
ont quelque fimilitude , & regardent le feu feulementpar les en-
soc l'année ils n'auront plus aucune douleuraux yeux... : :;
fequi eft au mont de la cité d'Herbipoly,ou wirtziburg les Domefi-.
sde la: maifon de-l'Euefque; font aufli.le feu, dans lequeliils mettent.
sciques & barilsdeffoncez mis au bout de quelques baltans, lefquels
ans enflammez auec’ du falpetre & autres matieres, ils font efleuez
l'air, de forte qu'ils font portez & lancez iufques dansle fleuueMo-
iquin'en auroit.jamais l'experience, penferoit que ce fuft quel-
dragon volant, & vomiflant flammes ainfi qu'aucuns les faignent
re. En mefine failon ils font. des pots de terretous pertuifez..queles
sornentdefleurs, &rofesvermeilles, &puisy mettent vng: chan-.
leallumée dedans , & les pofent furle.fefte & fommet des maifons,.
ry feruir de falots & de lampes. Q |
ent,& en coupenttout le brâchage qui eft en bas, & ornent,& embel-
ntichault &.cheuelure de l'arbre, de miroirs, piéces de verre, efcuf-
&autreschofes refplendiffantes& quireluyfent, laiffans l'arbre ainf
2 ROM | : a ionete
lt permis à perfonne de vendenger fans le: congédu ftigneur ?-qui
bit la difine ; &.nul-deuant l'autre, ains tous pa ro
» d'autant.qu'on depart.les çartiers chafcun à fon iour, fuyuant
donnance du feigncurs &-aux vallôson metau pied du vignoble qui
coftaux, cequiapartientpour le difmage..Ceuxiqui veulentvenà
ee plus tard que:les autres fut que non-lculementils ayétlicéce de
hreains encor qu'àleurs propres defpents il facont porter: les difines
li ij
his: mais Je-Cisi ef couuert; &:qu'il pleuue, sant fenfauttque.
muertures de ces fleurs ; eftinans que ce regard empefchequetout. .
Ceuxqui l'en veulent aller auant que le feu foiteftaint, y gettentpre-.
grement les herbes defquelles j'ay dit qu'ils feccignent, &difenttel- Cremomes ”
oufemblables parolles : Auec cocy fen sillent & foyent mifes à neant #4/ernées 4 æ
deuorées du feu tautes mesinfortunes & malheurs. Deuant:la Forte-ft#.
usillagesies gärfons à marier. portent des Pins tous entiers, &cef-
métour tant quel'Efté dure. Enl'Autonnelesraifins Atanrmœurs, ,
mcartier vendengent enfemble ; & le defpefchentendeux.outrois ©:
gitirebleende:placocinautrelion püblicla couuransd'ortebel-.se't © pes :
sppade Fucillage.des herbes, & fleurs odoriferantes, &c deffus pofent ; Chrofienne
Lai & petite image du bian-heureux Eucfque: quefi leioureft-cler f4fen de faire
hommes & femmes de tous ;aages , dançans &c-chantans toutau-,Fenx de ie
dûfeu,y abferuans encor plufieurs, fuperfitieufes, façonsde fai- La vigille s,
Et fe font-destiffus chapeaux & ceintures d'Armoife,& veruaine,&c,1ei Baptifle.
Ye ak
; er Ja diftie @ TOME rs
Amtint: si sil ts Fe à Libres Et
… faitanèbe ‘eeremenie il,
at dé LA VOTÉ:ERE AN effet out
déxbses oi gtnt pis ent.l” Aatéuné . Les Fi enr eue auee prets
(5
cogne pin
s géelle les Feltér des deux fultres &e Rints Eve; Mari & Nico
dr ci En en inerte thanière : car à faint Mirin on 1e feRoye à table
ARS LEA 18 gobelet, & Qint Nicols efthohoré à Pautel @ Eblife. à
| RER it povuré où cHIÉRE Bréhit dune minpe aug
dE ue volailfe,oi pièce de pore.ôu de veau roftie,& ee.
at 5 ieoce & fa bourfea bien boire, d'autant qu'a lors chaftu st.
nouuéaux, 8 da Fait éeftèr à Rs voifinsrvotré à whtiburg & mt,
tres Lienk en cé iour,on en donne pour Dieu aux pauires On y fair ce
battre en vn:pare, & clofture deux fanglièrs-efhauffez, 8 efineus , 14
u'À coups-de dens ils fe defchirea l'yn l'autre: 8 iceux mis à bas; Su
ro 2 ad jar del de Hellures Je péuple en à vne partie, & l'utrtre éft difteibiée ur
PE 2: iftrars Lciout S. Nicolas tes enfäns qui vôt à l'E "éfhifent entra
trois, l'vn defquels eft l'Encfque, & lesautres font fes didéres: ceft Eur
: ef iour dé fefte conduit l'Egtife par totte Hi troupe des Efcohe
+ accouftré & veftu en habits pôtilicauxa, auectefquels ileflifie au di è
“ … bicesequel fny lay &'fes diacres l'en vôt'chétér de porteew’pa
3 in. - réduéitht quelques denicrs, & nient ue ce foitsumolhe, ais Le _
…..fabiention charitable deuë à l'Enelque : On iprend les enfin à es
.… …Javéilleduditftin@,suec cefté ruft que leur métiens 1e fit, lors qui
_…… dorment, quelque piece d'argent dans lears fonliets, on Jeur füirer
ù Le ee de late grande Herlié da fainét Euefque: &pour celte
fa yen a qu icufnent fi ‘obftinément que pour l'efgurd de tour fa
on.eft contramét de les forcer & côtraindre de mahget. dc use + À
mes & façons de vie des Franconiens, &t1es Cercihonies ef erftiti
aufquelles ils fadonnentlelong del’année. MECS
Du pod dem acer dessine. Ch |
Defription. HÉCETR
dupaid su. cppmmmememn VEVE prouibéedela Germanie, ei
eue pme il. | ÉTORAPREEE » noftre temps par ces bornes ‘les’ Bauieres 10
fe dx AN: Q 400 hp bee oi hemntegnr
prefent- Re LNIQY d'Heclfate:le ÿ es-Aipes, 8e aa Nt
Sabelique OST f ay BR Frantohe Ellen efté sinf nommée
Enn. 6.1.6. MANN À| Sacues peuple Scytique, 8 qui paffe en Ale k
Lucan.lin.2, Re ER À de celle part de Sarmatie;6ù à prefènt font la P
drlsguerre. TO fie, KLiuonie, pret
mile. qe Lucie léyueilleapprouuer quandil dé 119
D BEF AE wlse nd ho farm 6
M Tacite 0 de
oules, 6 à le Ket
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foit vray,ou no
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À prefent dit lac
s, & corame brar
me lanation Gc
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le Valentinian, 4
2 522
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sicopitionel. ficectaine. pin ne l ont Le do ni T'acite li,de
e Täcite MEN M Germ ral Juiqu' rl Pis À L'inturs des
aies; & Te ke es gra eu Saone Ge da
ss sbon les difé ais u Éric tefarauxcé
pare nain pris der In TP ER mntal.4,
duile,i a se &adtres ut J'embosq
ri ous le mot de Slaue, « yoy qu ent apelle ES for: Cents 6.
dlonte pars AnRchaeun scoit, Mais du temps querel woit en Fran. dé Fhifuirsde |
Alnaigne Clouis le grand) Depanss Gt leuranc en domicile Bsiere.….
rent plus audnt ;:& commme Jes autres Septentrionaux vindrent En quelsèps :
terres-de L ‘Empisel'arreflés Je long du Klin, &'aux fources d'y1 is dns sé
K du. Danube presles Alpes fe Faifans foi nous d'Vne partic dés wrêr Le Ger-
“À & de la Germanie, &-delquels font fortis faris aucune Reel CSimanse: enus-
Ssqui chafferent les Heluetiens iadis peuple fi puiffant, de leurster »0 lan de gra
di lifez Swrabon, 8e verrez qu'il diuife la Sueue en trois , La grande ée 00.
dard ikmet en ja grand Germanie du Rhin iufqu'au Danûbe, Swifes d'ois
ren la ocelk Hercinieturant vers l'Italie, & la troifiefine en'la Gaule defcèdue.
sara àprefens ef le païs des Suiffes.Or que les Suetnesfoyent (Ot Lrusfion de :
seales Pline Jotefmoigne difant : que Les Tafigés & Sal pus na
me les.ch£ps & planure, les Daces chaffez par iceux auOÿÈt Les: en tree.
signes 8 forelts pour demeure, iufqu'au feuue Pathilfe, & à Ja riuie-
inoroislesféparoit des Sueues,& Royaume Vannian : Orl'apelle 1lP4.1. 4.612.
me Vénian, ar sa annie eftoit er 5 & ture deu x PPTR
| niAvoils Lg & remuemét d'un rt autre bin. 1
an DOM €’ ef chofestleurée n'ils Jetiénét du pl roy: d Vannis royan
es, qui futéles enfans de Tuiicô & fe nomma Sueue , & # = uf ge be des Sueues
umeéseonfins plus froids & feptcntrionaux de La Germanie; 8c dequi nômé,
duquelon nent quels grand Is vint on Alemaigiice: foitque 7f: dés en
itvray,ou non,li eft-ce que Tacite tient que les Sueucs aloroyent. Suese vey
reuvrence, ou pour la memoire de fa venue, ou enfei 2 Tasite.
d'ailleurs, JSuené Fat premierement nommée Alemaigne du Jac E;
pà prefen dit lac de Lofanne. [Le ne veux icy laifler le eur en GE:
s& comme branflant, veu les abfurdieez qui s'enfuuêt de ces opiniôs »3y mms
werfes de dire que laSueuecf ditte Alemaigne à caufe du Lac L'ersan #.16.7w par
dire l'occafion de ce Lre qui auoit ce nom , ains que iamais fes Sue- fe de ce lac arr
y vinffene babiter:or ads. mous affez parlé cy.deffus du mot Aleman queier Sueues -
bileft venusmais accorder ceft article du lac ie mepuis, veu que les /c rtiffét détour
soutefé dits Alemans, sms que occuper celle partie de Gaule, où on f pre
grandi de-Lozange. Flaue Vopifque en la tie de Probe Emper, nel
kdes Gernains & Alemans , quicftoyent les Sueues, Adit art |
hibienloing du Rhin, nr mot Alemant pluflo{t en cap
que marion Germanique s'efpandift ep la Gaule:eu/aquelleilz. ra
drencpour Îa pré mere fois fous l'Empire dé Val cptinia,maisilz.en
tchaffez ainfi que le chante Aufne poëte Gafcon, & natifde Bor- Amis hs
mx, citoyen toutesfois &Patrice de Rome aux Vers qu Pi fait à là Toux: 27. in
RAA & Gtaianaugufes : & Arnniah Marcétlin ne le difi-
hi
; Fs ht
"4
4
4
|
are) M: forteret
Lab Euullent à les ren
chreftienté:les g
béonuens de diue
royales, & paro:
les en ms
el en grande & p
Wueux,de belle &: s
y bien pourfilé & a
mdement , &lelq
er nice
lagloire de cefte
Morts (ainfi. qu’
bis qui par leur ve
seuré plus d'vn fie
payant eftérendue
four, ou fai-neant
de ces forces & vi
n'aye plus aucun nt
ire & grandeur , ma
frtune . De cepeu
nc eft vn peuple for
ke des Germains : Où
quels Foinift tous ll
de feur paï$.pour g
à la maifon traiuail
inir aux frais de ceu
tauffi à la guerre, le:
liffent ramais de cul
nent de fuyure l'exe
r qui foit à quelcun «
rrelter plus d'Vnan €
Drne viuent ilz guer:
hchair , fadonnans
leurs forces , 8 cat
ddela viande qu'ils:
D'ünrocher lentement sé coule, pu PTE HUE
UM FU ge mm, LS 2 A NU DFE #1
Tout par tout diféetrant, quelque lies que m'anance :
Soit qu'a demy gelé ie traner[é les Leu
Habitex, par le Snene Fardy © furieux
Onque ie veye encer gay les deux Pansenies
* Ævoire mandement, 7 Emipire afféruies. :
C'éft chofe feure que cefte courfe recitée par le Poëte auoit eff
parles Alemans, & neantmoins il les apelle Sueues , & ce pendant,
feftoyent encor arreftez parle lac Leman, qui efloit fouz la puiff
des Romains: car voila defia la feconde foys que les Sueues auoyene
ché d’enuahir cefte prouince Romaine. Or qurles Sueues fuflen
Æmmian … feuls Alemans,& diftinguez ainfi des Germains, Ammian parlant de(
Marcel, liure fans filz du grand Conftantin : lequel fut contraint de laiffer Romeos
16... ‘ Iesnouuclles comme les Alemans fe ruoyent fur la Rhctie » Voicy côt
ilen parle, L'empereur defirant de f'arrefter quelque temps en ja cité
pl fuperbe & ne detout l’vniuers , pour y cftre mieux à fonaife
iouyr de tout plaifir à fouhait,il eftoit effroyé d'heure à autre des cer
aduertiffémens des courfes des Sueues en la Rhetie . Et parlant de jé
| deffaite,il leur donne le tiltre d'Alemans comme eftans eux ainfi pro
pauldiar.L8 ment apellez . Et Paul diacre parlant de Dociruf fuitif desLombards
Hay ed QU. fefloit retiré à l'Empereur Maurice, dit: Céftuy eftoit forty du
té des Sueues,c'eft à dire Alemans, & auoit efté nourry entre les Lombard
* &crée leur Capitaine.]
Sueue donc eft celle qui contient la plus part des hautes Alemaignes
ftantarroufée de ces deux riuieres tant fameufes le Rhin & le Danube:
Cours, dépens P'EMIET Fengoulphe d'vn pas affez lent & court voyage, & flux enlOc
y du cofté d'occident : là où 1e Danube au contraire prenant fa courfe ve
ns) 4 l'orient, apres auoirarroufé plufieurs Prouinces, & feftre efgaÿé d'vnl
ge lepanu- ait Par les païs d'inifinis peuptes fe va rendre enla mer Pontiqueou
: iour. Leterroir de Sueue eft meflé de montaignes &:vallons feftend
en belle planureila terre y eft fertille comme celle qui n’eft en friche,
2"... 1 lieu quelconque,fice n'eft où les lacs,les boys, ou les môtai A, quepour éftre
hs pt ee place & afliette I! y a plufieurs bofcages & forefts * & CA 1 leur vient en fanta
| * habitans du païs font grands veneurs, & adonnez à 14 volérie du gibier" quelconque, nÿ
tfont tellement end
tiçoit qu'ilz habiter
que dés peaux , Jefq:
pl pro par
, 2 fe baignent
rée en léur pay $ de
re, que dede ir qu
autre forte de tendre aux oifeaux: les bleds & fourmenty croiffants en
bondance,& bien fourniede beftail de toutes fortes. Les vallonsyfe
arroufez fäns cefle d'vneinfinité de floellans ruiffeaux, & gentihtes rii
res qui cngreffäns le plat païs,fen vont tous fefcouler & rendre dans
Rhin,où Dinube, En fomme toute la prouincé iouift d'vn air ferain &
lubre, & émbellie de belles & riches villes, & citez, de chaîteaux,bou
Les maysages
du païs de
Sucue.-
\ We"
DE PEVROPE. 0
fe : fortérelles y font plantées éntelle forte que l'art & ta atu-
jullent à les rendre pie ue inexpugnables : & quant à cu quüi tou
Hchreftienté:les grands Omptueux temples, les colleges,monafte-
héonuens de diucrfes religions, & profefions n'y manquent ; &les 72 Zueunli,
ke royales, & AA y fônt én beau nombre , Les montai gnes y Te
Éferrilles ex mines d'argent,de fer, & plufieurs autres metgux.Le peu+ Sélie Italig.
el en grande & prefque infinie multitude, For audacique & hardy, li,2
ueux,de belle & grande ftatureayans blonds les cheueux,beau vifa: Clndiun À, 3
gbien pourfilé & ayant gentils traits, gens d'vn fingulier efprit & bô-
bndement , & lefquelz Pl'itarque apclle les plus excellens de toute la
unie. IL'entend 1çy
jagloire de cefte nation feft tellement iadis eftendue que d'icel- parler de Fe-
priortis (ainfi.qu'on trouue par les hiftoires ) il y along temps des deric.1.6 2,
Les qui par leur vertu & proliefle font paruenusà l'Empire, & !squel € de Æenry
seuré plus d'vn fiecle en leur maifon & famille . Mais cefte regiô de- © Conrad:
jyant efté rendue vefue & orpheline de fes Princes , ne fay par quel 94 firrêt roys
eur , ou fai-neantife, f'eft arreftée & a recullée eftant au plus grand de Sucre.
de ces forces & vigueur, & efttellementaneantie, qu'il femble que Car Com-
'aye plus aucun moyen , ie ne diray pas d’eftendre & augmenter La m6t.l5,4
ire & grandeur , mais encor de deffendre le peu qui luy refte de bon-
frtune . De cepeuple parle ainfi Cefären fes Commentaires ;: Le
ueeft vn peuple fort grand , & adonné aux armes plus que tout le
ke des Germains : On dit qu ilz ont cent bourgades & cantons, chacun
Quels o’::nift tous les ans mille foldats bien aguerris , Lefquels fortent
de leur paï$. pour guerroyer leurs voifins,ce pédant ceux qui demeu.
à la maifon traiuaillent tant sé fe nourrir, que pour alimenter &
imir aux frais de ceux qui vont à la guerre , & lefquels au bout de l’a
taufli à la guerre ,lesautres venans fe rafrefchir. Et par ce moyenilz Champ come
hiffent ramais de cultiuer leurs champs , & fine difeontinuentaucu- ,,3,: ; dis em
pent de fuyure l'exercice des armes : auffin'ontilz champ , nÿter-:,,e Les sue
rqui foit à quelcun en fonpriué & particulier : 8& neleur efk permis wi"
refter plus d'vnan en vn lieu pour y habiter. | piernde' les
Drne viuent ilz guere de pain, mais le plus de leur manger eft du lait 8 enciens Sue>
hchair , fadonnans fur tout à la chafle : ce qui leuraccroift & nour- yes.
leurs forces , & caufe queilz fontde fibelleftature, tant pour l’ef-
jdela viande qu'ils vfent, & des exercices efquelz foccupent tous les: |
n, quepour éftre engrandeliberté ; comme ceux qui font tout ce pe cf habir
leur vient en fantafie , n'eftans accouflumez dés leur «enfance à x, Hpinie
joir quelconque, ny afluiettis fous larigueur de quelque difcipline. SE ac
tfont tellement endurcis awtrauail, & habituez en cefte couftume, Ps
taçoit qu'ilz habitent en vne region, tresfroide , fi n'ont ilz autre ha-
que des peaux, Jefquelles encor font fi poaites , courtes , & eftroites
a plus fonde partie du corps en demeure à defcouuert , & quiplus +.
A ilz fe baignent fouuent 62 riuieres.. 117 permesrent aux marchans
hrée en leur po S ,. plus pour leur vendrelc pillapc.que ilz fonten
eme, que de delir qu'ilz ayeht qu'on leur aporte rien de pays eftrañge,
les de Cefar., & de peuples quin'ontpeu foultenir leurs affaults
Lcombiardelieus
Germaitss : qe J'aflictte Alenigne & me des Germains , dit TEE eu
.: tre), Quoy que les Germains foyent diftinguez entr'eux ayant Chafcune pa." TS
Cecy ef refrré que {on propre nom:fi eft- ce que l'apellation de Sueue leur eft con au a
par Sidonies Le a gensrale. Lagentilleffe de ce
res 12e SK47 ep. les entortillant & noëüant par deflus
ues,tous les francs Rtee croiftre leurs cheuoux heriffonnez ul
leur plus grande vieillefl
° ‘
maffacrans vn homme, etc facrifians en ya lieu touffu , et fort cour re Prodopie gifs
ta weiz par l'orop à
d'arbres, ilz faifoyent d'eftranges,cruelles et abominables ceremonies 7e "PRO
entroyent en ce faint pourpris asie auec cefte façon de faire : ] J mar duuirnn
fut permis à aucun d'y mettre le pied , fans auoir les mains liées de qu D'PENURAR
-que lien,afin de fe recognoifbre moindre que les Dieux , er-dé voir pi” nt ge sua
quelle eff la puiffance de la divinité, que fi foctuiremétil tombait part” le qu'a frivls °#
re, neluyeftoit loifible de fe leuer,ains fe trainoit par terre , er tendoil nantaires délagi
Goths fecou- celte folle fuperfition ; qu'ils recognailloyent celuy d'oùleur fans De temp
rusparles … uoit origine, tie lieu où Dieu regnoit, et regiflaittoutlemonde, etq ÉL oui £ 0s:lfons
Alemés A. Le refke delatenre leur abeilfoit,et efloit fuiette . ‘Vine partie encor Pt fuite entne]
gathie L. 2 de Sueues(commediteil) ainf que tefimoigue Jo mefine T'acite, ferilail Te Lefquela(c'
. lagurre Ge- la Déefl Ilüs,etau refte tour.ce qui eftoit peçulier aux Getimans, et? °° FrOMUErENt 0
th. façons de vie des autres voitins , eloyent fuities er éimicées par Les GA: °C il feiiten
ues.{ Les armes defquels ivrentiadistelles que defcrit Agathie, lorsqi Les sonditic ns affez
| dit parl
| ls conditic ns aflez raéfonnahles de paix par es: $ rt propofées s
Tops AUX APRPQ
rl x {our
ue
nou L es rie ci
spi sd Bu pis
nds, chofés. D ei ren
podhen de stciquer leur esnemy: Voyia ce.
A ent Sucues 8 leur à
ar ie
6 Fit
‘des temps. :
je seronde cr
Me € des Sueser.
Era liu,2.
êrre
és
an, cc.
| pe Prodopé er un re cer y rl
db CT oad'AugriteCnBrtindrent celle, se e* 6
difquele fareneles, uigagns & versl'aquilon.lontles: & Cefar tbe
ntles Sueues vi peuple pusf hlibre;& qui de lang, temps jouit, "4 de La guer.
terres hes aut NE roçycillent à ément, com- Galique.
pile qu'il feiebs en el de loicritCelrett . Tacit. li,
R sé -prréon oo pe he 2 debbi ire
heues fe foientimsèr furlescetres Sexcnnen qui fois les-W Au
à. Hefliens:lifons ?ayl:Diaere en l'hifoire dès io ant Dacre
h paix faite entne les Saxons, & M ungele. &æ A Len He ee fair : de 1
kainfi,Lefquela(c'eft à dire les Saxons)deretour que furent en leurs Bernie us à
les trouuerent occupées purleà Suelues ds augues n#tlang.conrre lef y chap. Ge)
b comme ilz feiifensguenre il} Ginaut-r A'apale VOUlU aCCE-
ra
| ent: LIVRE “ROTH: = 1 Woo TN
| strié - ‘ee dui éduint peude tamôre deluftii Empétei NE. Pont
î y sur saut mare Suites, fut où à éftoele grand Al ni: der pefel
és y Ro Lorrain, fsloni l'ancien denonbrement defes'prouinces # uv ed com
stprand li, d'Hélface,en quoy eftcômprife lanstion Bourguignéhnehäis en cel M >: 1:
À BR faurtoufi ours venir là, queles‘allemans d'outre te Rhin/eftoiene céprd > Matte
| Shnare plus part fous lenont de Sueueifuyuent ce duénatomralégué de f. |
L finghren. Lit êite:Eehr tinquiefine defbord fut en la R Hctte;tjut à préfet ft: prop
pe lagiede mênt la Sueuie;à caufe qu'ilz fy arrefterent;8c côineplus wrd'ilz y { hé
| Eederic Em venus auf on ontilzlaiffé le nom à la contrée eë qui sduintdu
pereur 1... l'Empereur Honorie,quoy que aucuns fe couurans de l'hiftoire: eV
decenm.,.. lée veulent dire que cela fut di temps'd'Oouiän arme
Cinquiefiar | eftélés feulz Sueües qui ont indis cor cù pAfss@ ‘à hat 24
L_ asurfé des Se ailleurs ilradreffoient leurs voyages. Iteftvray queufouent 12 tafhe
der. sdy mettre le pied:mais ilz en furent chaffèz; c6me durent: J'embire d, ù
2 félin, & Probe,que les allémans feirent de: ML grandes courfes par lo
PL Jos & li Germanie : mais ilz furent deffairs be im perd
Lasad, Lu toutee qu'ilzauoient butinéen leurs coù es. Et duten
rer #gnd Conftantin ilz auoiét fi bien befo nus vient venuz ik
Pre: | deleurffaire,feftans faits prefque paifibles poffeffeurs deiR hetie : wclilwouloie fa
akr a Conftans fils du grand Conflantin,:& fulien l’Apoftat leur rompi donc futile q
Jen : pource coup Jàleur entreprife. Et autane leur aduint lors q sé, Empire
Mare L, néit l'Empire;carilz y furent bien frottez; &: forcer deife " vpigoeE
AG0L7 17 Jeur courte hotte:ce que Aufone Poëte chante,difant “oi lors que leg}
isataint 4 DS 4% US - ji Klarcuxlequel à
mate pan one 1 tee vole def bond pige) “leur race; à caufe «
Æüfine.... : :: ti mines à radar cat he: Ky38 ” Anourir deux dele
bi | Ds Gal cfemmale rs bind ont ipheilperdonn:
Que par fer. fuité@ fes le Sueue Du et à 1 tent Tout ce difec
_AE$ accab ©> mer, ©” plus le Rb n'inesle i} me.Et de ces roys
| LeGaudait del’ mir pur fin na | > piiauf hsiufque à ce q AI
4h LIR 7e Raime.die Iornfd
Ait fée ao lis coran pe c
... portéleur nomiqueielle leur ceda & demeurapour gagetæ hab
a ppm ar Em ee oo que ce
r y féeut füreStilicon, fi demourale champ aux Suenes; fuit ques cc temps.
ue tnt evo avoue fn ue rer flo # he
NN » gui fes bandes: & gendarmerie;ou comme il cft plus veut. Car à
ACTOR Femblobleyque tque ceux-cy nofaltisffent duec Attile, ours d'ad
she éegrinde ne venoicfhr les verres de l'Empire,& ne-caufilfe@ locieté, & font.
+, ruine entiere dunes, 8: pouuoir dela Monarchie des: Romains. Or Mt d'argent il y doi
+. rity'euft pair entre tel déuxnations Romaines,à faudir,;& Sucue, CN: des loy:es , efpi
eu ot mot Mn Le 4; Edes païs cftrang
Soudan. neo LI Le *° ” quelleries & petis
Hensié vi # orange ue af: &autres telles de
Bmpe, sois He ab,
Thon nn tr mrché, ce que p
EX ri è OH XATR ONE à NES:
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cr Bt mme le lenmnahneruile cat Nos: re | |
Me re Part “Moi guest eur ui RE jus Kuk: 0 y &
re Man Ramepulienenansmeribidenx.: is 2i0N pi se Gothss SAN
|. go Mansion quelque ape que Je Sucuts ajencoléla vaut |
MX Pier Sappertilque dutempsde l'Emperenr Lenody à 6. es Lédie le.
Die Bt ben ar ma iointà la fogieré de l'Empire, lé païs Odoace, Foy
ia fuise au Roms aqm fut donnépar Le: Géth à: Mn Caffrodere en'
Enibade en tilt tode Dshés 8e y fi cit prefident vn nômmé Sue Papi ir L
urfnire chacuniuftice;La deraienc courfe des Sueucs fut uerfes y
iaçoit 1 ne pr deux precedétes;l'vne à WPit sions: .
en ps 1,çÜme où péut:hecusiln; Cérss. rite”
1 Emme Tr ss taliedu Réderiralé. 3, desans"s
R nent 5 ts Ab le nina sara ass paré ren SEE
yis y rentresét du temps d'Honoric par les rufes & m FE PA
do pt dt no fcivpaller ; Fais se M:
fonpreindicesar iLfaeceis eucc fon filz qui eltoitencorPayen, paume * |
avctibwoulait faire Emperduñpourla ruine des: ChrefliensiLaders bu,.0, JLRx
danoise qu'ile Fire palfans en Efjaigne,pudefaila auoiét vel Fxrien La
NÉE dudufditGalien, à lentprindeensts Sp pi de Chase
maigne smRiS:CE,vOÿage que ie s à prelent fut 5 5À:dseErmperenr
vit iors que lee Wiigoshenemetiés iMgpthsrenaifitics Efpaignes, & 4 Thcodoricrek 7 rahifôs de ::
écfur eux;lequeleut plufieurs guerresaucec les Sueues, & ruina pref- sriliconÿ Fan
Jeurrace,à caufe qu’ xp ss coafpiré contre 2 toutésrfois ayant Jernandels,.
mourir deux deley nsen Galice, à {çauoir Rceciaire ; &ç: des facheife dé
julphe il: prod eamre par lemoyédes Eucfques qui l'en remps. Ce fur
nt. Tout ce difeo fais par:Lourüädez Ajan en fagucrre Go, Theoderic 2.
Etde ces roys deSuque, les Princes Portugais-dftoiét de qus regnos
dus isiufque à ce À alPDtRgnAEe Latrsie y châgea la famille:car Theo. l'an de grace
keime dit Iornfdez permitaux Sueucs d’eflire fouz fon obcïflänce. 476.72 Ri-
mage. vn-R:ey-de leur aation:&r voila quant à ce qui reftoit à. FF tieçdes js
ide noftreeseur pour j'emballiffement. de (On œuure: np fi d'Efpugne
prose ilendi) Maisierman des Süeues ont.efté chap) be 1.7: 1
cctempaquadiGie des Sueues, mais “ee toutes, les na= Rys Sueues:
ip quiet le: plusà plaindre, c'eftque couteit allé toufiours. En:eccis, 8 Bfjaè
jar, Card prefent-les:plus richet&-puiflentsd'entre les Sueues pref gne par Les
puts l'addopnens à l'eftax demarshandifs, fi affemblans en vnc-trou-:Gorbs.1orné.
Locieté, & font:vne:bourfe commure; où:chaeun fGait quellere Le uerre
pe d'argent il y doit conferer; auec: laquelle.ilz acheptentnon{eu-" Gotthique.
pt des foyes , efpiceries, & drogues aromatiques -que on tire & Princes Lore
k des païs cftrangers, & outre-marins rain$encer famulent.à des uns en Per-
quelleries & petis fatraz , comme cucilliers, efpuilles,miroirs, pou- #ngals: vs
autres telles denrées;achetent quB.pour gardarlés vins & les Marchérdhrs
. Cequeicneloug, pas grandement, veu que; Cêpxr cy achetans à magesbler qu
mrché, ce que puis.apres.ilz-reuendenit.au double, : sl portent suoue,
Kk ij
LLY: 1k% PES tés ME
draë fbis pas feulement arefsbou otwetilieguieit és.
éiomides sw acheter deux Ds où plos quil 8e e Je védu;tiné enioor divete la pro;
“es RAA ft. contrainte. acheter de ces ons, 8e à lonrmot ie bed kr
aie A lctere ds Pate; detfnémde pr
cr as :reaufe que ces galang ét de
: ail ts viures ue ez lieux bot
te Dr so da
6 ee néforit |
ere
DE AR Tv seche | «le vs
MENT Sn ac em mplovi
M plus e'ofl à Bite des toiles 84 y füttellémmet edonne 8 enter
durant l'hiver en plufiéurs endroits on veit io feulement les femme)
«à fiHles,ains encor les hommes & A temp
eo ae iles femmes. Ils ont certéin entretiffü de coton, qu'i
Pargath, & du treillis qui efttéut à dtoite steglils apelér Golfche
langue. Onitient que les feubz tifferass dVIme, Font rousles ans des
: deux fofres de toiles, le norsbre de deux c6s mille pieces::8 par là ch
rad quanti peut cftimer combien eft.ee; qu'on en fâit ailleurs, & côbien ineroy
tédes toiles: & non podibleà comprendre, eft la quantité du relie qui fe fait par tod
EU ln ke Prouince, On'en départatrt nations pluseftränges ; mais vne desy
g”. : : bellés defpeches en eft Aite aux foirés de Fraric-fort deux fois l'änée.
Te sournenté va trefgrand proufità toute la fation & peuple de Suoue,
+ 1 d'aucétquetoufiours la Vértu eft fuiuie dû vice; & JA FA #rion os
rallèrdifé:: Ciel quifoit parfait, les Sueries font forresclins à'lubéicieé 4 pi
déssiaus. : 8 les femmes d'auffi bonne com que les hommes Les fjauron
| pOfition ;
Ent 1 Empéet temmeent ent rt
ne cr deccfte fateté, & bien tard'f &cretirent. î
ée vice y pullule de cefte forte, d'autit que les prelats :
parcorreétions &:cenfüres cbetefiaftiques, noms que onne fé
twes païs & Prouinces de la Germanie, & ñè parez j
ti ces paillards publiques,les larronssüdulteres, voleurs & rauiffer
“levés de , bien d'autruy.
M à et Auff court-ilvri “Hpraed commimèue te flat de Suene, |
pets ‘6% fournir toute CT femmes qui fabaendonnent: vague
#afiBf |; Franconie fait arge ans & de pueux Sc uzymans, Boëfi
Hercetiques, le païs de Bauiere-foifonneen larrons:, les Souiffes e
chers & maquereaux, les Sax6s en beuueurs, & rutéignes Era lf
fe & weftpbalie formillent en faux tofmoiss æ prises claim à
Rhin en pus écgourmands. | x:
a RL pra del
| it donné cénom
1 desde Gates
ni beftis Fan
ny magnificéce,
sa hp re
ape 2. und
D cafe que
en'autre: , eftanse ce
nfhoit Ygsigner
sra homme auoit
| puni, 8e rédots
jai Italteh , fais d
ani Ens dcaufe de leu
TI
Fri iufqu'i
mentäires de Cel
ÿ
mens dustoy
| Étaete Darabe agua y vies pa ais de Sueëé aushtiér con: 5 eue
‘4 repion fous foydes pars d'aufriche, Sririd, & Carinthigentte
shômines Fe reffemibent en mœurs façons de faire; 6 langages ets Le
ire ils cRoyent iadis contenus tous (ous le nom de Noriques.' - ">" |
| 1 Annalifes de Bauire (ainf que fay dit au païs & deftiprion dé res RO
feltienriétque les Boicarions font defcondusdel'Armehie;éé qui * 11:12
petrop ithperinenth dite, aÿmalaifé à 18 croire, veu quelés pret "1.
n'remücméns des peuples, féfeirent là apres qéeNoë A Gr dr 11 a
ke ke préd delire éftér cuifé, mais do dire que ecfut:m Bb tant
ift donné cé nom au païs,ce feroit fabufer, vouduéncordutépsde *
Bret tmoe Bbioarien , 6 t'efoit cogneu en Aleniigne dominenaturdt. péibeinres
ten rm à Rtenansés Gaules,ëc dydns décupé vie Gaslnshibis
é l'hulicoutre Les Alpesdinfi que bic éPolybe ii hache
ne Eñtréle Pô;8cPAponnin habiterent dis d'entre les Ghués be.
pièretent Jet Anañes, puisles Boiès,& apresies Éluganes, SEà
É senonoys éftééél les derniers des peuplès doGdiloirindrentie *’""":
baeli cofté de mer: Adriatique: Se ceux fonties nation princigé
£ Drties de Gaule pour farrefter en Tele : lefquels Habitent en des’ has
pi bftis Find ducune murailke ny Love pe fe fouciansd'aatuneæ
| ny mgnificéce; &aufquels la terre ufe' Éric émet doi
pt 24 mr grimpé Ils: Me ere f ri ina
Ph güerre &'au Mbourspe, ioañis forcée D ent ns |
(énpte 2. un desartsny des. tiencesilqut riéhielféconfiftoiténorm :*"""""
à catife Se A LERON nvtramfporterces/chbles de
re eflans vontrains-de change A Sn ccevré
nfhoit digsigner dtitarit d' dit poffibhe; tant ‘
sra homme auoit mia deubtion, ne € 8 cftimé
spuiffant, 8e redoutable. Dés le cominencementils fercantenoyetibesb
his fralieh , mais dépuis ayant mis efpouuentement au cœur dé loufs: «-
fins, À aufe de leur force & vaillancejils les attirent d'eux, &c fs les afc
tiffent: iufqu'i font les parolles de Polybc:Marlian ofériudt für les
“uiomentaires de Cofir lors qu ipurte des dde à Fate
k üj
LIVRE porrenqu
il .
is: og e tou oil
Cefar, ille is RS eee tétiebere Frise Cell
Pince doins k
à) rent "ou
de Cefars” x Areas R PI) Ro
& ae A NON a ei hproferiteht No rél Amar À
rater .n anufiantés qu'il fait nent
aidés pars eghare quiet ere ke Ramin en ion eh
es nas it
glin AA D se te purs
LÉ RE d Conftance:)
à leurs villes, villages; @ fien veinffene DE fa guétre: Attir
bruler lesr. off i lbürauitié & ligue les Boïies, qui atdyènt conquis Jar région N
ro alt 8 prifou'affhuitla citéNoreicqui efbares (Norgmberg) à faq
wave zef Éeritesinffénr à leur fecours « Voyez Cafär qui fair leg Boïes non hab
er 44
duNorique: ny di pars ‘oomméBaiorie, mais q; le/conquires
4 par-forée Noremberg Cité vpitilé du pañs.
green ln fon tem ; prenant
LA Lt — fidemesz ch rm matières sons cp
D her gore pare plis à deftounsr Jos qui
ii os AA :Le ab é commise i’ay-dit,plufieurs piton Gaulois
: bireyerit lelong. decce eue: les plus. uifèntes defquelles fare
à Era me ut OR fois phife d'il
érpafint L'citédé Rome:Grox cyétderniers témps db'agueré forent dur
Ph GerMAB Eee ee GET parlés Romains qui f'en féirent pas ainfs Faux B6icé, évri
bori qui'eft sut
Geux'de.ls" joies pe Le leurs Hmites:& finages. Ceux éy changetné pu
sitré foisdsf alierét ‘habiterle: Jong'du Danubeauecles Taurifqués, ayäs gue
mi on pi rt gr re Lente ,
Gauli + À deffiuité-Que Voiles sous de pl’intelligible q! | pour pre
"les Bäipariens font venus des Gaulois, & nôes Boy nois de Baic
Par qhi 34: inf ouerelue Main; &t-que les annaliftés de Bauicre fe font À
siere Come Mislaiffonsies modernes. côpter leurs fablés, & {uyuGns le nus
sieu:la fo del'hitoireauec H preuüe des bons, &anciens auteurs. LesB
ce Luce re gpitefépremieremétinffruirs én ls foy: Catholique par Lucie R A
port nsrS ae grand'Bretaigne; puis par fäint Rupert, Sen, fe par Bonifèce Euc
lé M &efbie païs patty en quatre Euefchez,à fçauoir de Saltrbu
free Paffaux, Phrifingh en & Katifbône: 8e n'y a Prouince Eu toutéla Ge
it suriane délin
De 4
Gt {
Lui not it
ieweftoi
Ldeux Allemapel
x l'vn contre l'eau
es dinerfes &clèn
phinges ou welf
niores &: ordoun:
quelsilz ont:
D brentrel e.Q
05 domainesterres
nes yat
7. gié,où il'aÿüde plibelles villes;ny en‘ pl” grédnôbre: Seltiburg qu'é d
dr gs Le suoir eftéPenciéne uuanic,eft}a cité Metrapolitaine,& Munith ie!
‘2ede l'hifloire ducal laquelle isdis fenémcisSchiren,C ‘eftéprouinee ains qu'eftres
Mg," : ivttie;& rodigéc En prouibf aftoit gouu grnée par fon eRoÿ,l
Cecy sdnint duréecfté puiféce royale htiqu'àl'épire. Dired Arnoel qu th
enuiren l'an deCharkeelegrid à dignité imperiele; du sig af à duquel on tiétq
degrace 500 cftoit-Et tout ainftque tous ls rôys desParches fappelloyent Arfices
Ce-nenseffoir ls EgyptiésProlomécs; ceux hÿfemblablémet pprtoyét le nom de
Le is des an-miisaprésqu'Armauleult chats Roÿs,kés Ducs Arai ï
Mègres. ‘td
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eue Voie Apres don Lori cÜepccni
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pions dés iniunientlours parenss 80 bas:iminäft l'autel en recoiuer
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Pureg.3, cures: Que fquelqu'entuaitwmn prefbre pays no) Jiires aux pris de
Le) "moin nu" er or pone à R6
IcBg déraniérdefdirs iomicides.Et 6 le meurtrier:n'adequo,
nird icciio fomine, qu'il{a vende; luy fefemme, M fesenfannde cl
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gore les gs il: ef: obligé pour fon cœime:8t.forfai. . Mais qu'il.2y: sys homme}
d'&ghiTi.9 dy: de:metere:la main. fur l'Eucfque . encors.qu'il.6n. roceut ini
aiqufil'Quefqueait vicieux. qu'on le faceconuenindeuans Le Roy, 8 nl
co,outoutce peuple; S0foits acbufs demeutrepaillar
‘'Quefilavoula faire venir lesqanentyss us denner.ontrée en la
uinec;@fb foi eforcé deruinet-ceux qui der & deffédre
3h ques ér$e fôir degofé de fon office,ou benny: ose RM TRS ONE ui fubo
mes l'Emfg. cello quieft violée & dediéeau feruicede Dicu:la prend à femme à
demie fubsr latroigle:; & ordonnéce: del'Eglifc,qu'illansade lon ri fc
ingemës: Ti: condamné à pareille fatis@ion que cebayrquuirani®l'off poufe d'a
100 Des ren quo l'Euefque focouru:perl'amorité &fecours;dy.Prince.lérenfecn
Jewrs der: 25 defpit telle en ays daris.le conuent ob elle fur debauch,ée : &ls
mains T'ÉTE, fous foi soatsint fe chaftir, ou qu’on ie banniffe-de ka; 0: (
hf ne oi patntioaux Preftaes, ny.Diacresitenir femme uoléomqne el ft
gcrcen leur compaignie: ;. à 8 made
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roi er de f'ucit vaferou cfclauequ'il en perde latoikez 7" 6-
nmaiftre, re Péyamtiempelchédeccfairesfoiteeauaux interels,:& …
ation du dartiridge faivpar fon feruiteur . Celuy qui robe quelque :: ‘1:
que ce foit au cap; f c'eft vrefCtaue;que les poings luy foiérçou- : : -
ce nonobAate fon msiftrepayera le prisdelrchoferauie :&def
‘homme franc, rendant ce qu'il a pris, payera encore quarentedis
fanende, CA qui par tecommandemetr di Roy, Duc; ou Ge-
ldcl'rrmée auts Fait mourinvnautre; que le Prince luy-Lerue deger
où:
Le rie de défonce À luy: &t Réhoirs: 8 le Prince decedant, que Sora
Meur foirtent alu tenir main Forté,&c luy ferair de fauuegarde.: Si: Contre Les"
| Fey ep ans
wreftrebelté & refufe obetifance an roy:foirprinéde fa principauté, Dur7 rehal
+
ole qu'il lt bañay de l'efBérance dtifalue eteraet : Si le Gisidu Duc lenrrio".
prragant Mperbé, &e prit de b6 font, que do vouldirchaler fon pe … 1" 1
inftigdé par loconftildesmiefehans efbinteneus lon 7. | |
nt de prelrkér au tagerment:, 'affss fortpourmontec d:cheuali Des en£rns: : : |
faite yne armée, puiiffine pour porter armes; c6 rire fansiqu'il loit:rebelles robe.
Unyaucugle, où que tamis il ape für fie, ny corbinisfelo nmis:coritre #7 rt.
| qu TAN rébelte, 8e Hoi ie itBinüy Sbonferbloau
En OA de age oups ct que im
OT pong.
DELL a ta:
Fe LIVRE! TRHOISIESME .
Jalo,il a peché éôtre fbr/pere.Celuy qui par &temcrité, Qu trop d
"7" quemal qui Pers , qu'ill'amendefélon ia loy ;:& foit congen
40. liures: maisfi c'eftvnelclauc qu'il en perde lamain. Celuy quie
coutt du Duc;véiant que eéas de mal enfermé leprend, & l'emoos
-filtéctient caché vne nuit; fansle rendre; foit conuaineu de larcin, &
ct
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6 vibomme ñ
L g patrimoine, ,
goccu é.Sique
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MY ay publie rs:litresd'améende, àcaufe que l'hoftel, & maïfon du prie Bury: 01 amend
… Bailiagerdi coin vnlicit facté, &publique . et d'obetr au my joura EN fon mal
fingue7 par mentdu Duc ; foitaméndable.de:s F8 nonobftans contraint encor faites
Côtez, la ley meteréten effoie ce qui luy efloirenchargé:; Cômandé:&ordonné give homme acoi
fait l'orden- plaids; &ralfifésfoyent tenues tous les quinze iours, par tous les Con époufer;fbit co
nancepour … dela Prouince:& là fe trouueront ceux qui font nobles, & francs de ou femme de
tons les sours ditiôn, 8e én dofaut délce feront taxez a 15.f. d'amende, le iuge, à fin de pres dela fille
dures cha. gérequitsblemet aycleliure des loix pres de luy,& fel6 icelles qu'i Mere à leur difcr
3.111 Ti dédes différénnQu'itnétuge rien par faueur;ayant efgardaux perfoatnte é que fe
Heclaue;quatre
ndition,au 1, fans
anntef.en recom!]
idoliaire, & tout c
ie & grandeur di
(smaieurs . Si v
jon apres l'auoir fi
ndelafille,& leu
tpuisapres à qui
immes tefmoins de
1. Parag. VE néfélaiffant cor-mpre par dons:il éft vrayque iugeañt iuftement, |
placita. eft pérmis:de prendre pour fon falaire , la neuuiefine partie de l'amen
- Salaire des Mais Pilgétte fa fentehée contre ledroit, qu'il paye le double dela
Juges.tilr. 2. meà Jaquelleilauracondemné la partie defcheant de fa caufe: 8e en où
Paragr. 1 l'atmenderade 40.f. La mort du Duc,outre lapéine, féraamendée fx
… biénis du delinquantà1460:liures d'argent/applicables aux parens,duj
… funétyôu'au Roy;les parens du Duc ctcis le meurtrier eftoit condem
fix'cés livres d'améde, 8 la 1oy vouloit-que la peine de celuy quituoi
Duc füt triple en accroift,fur celle qu'6 leuoit du meurtre fai& fur fes
rens;Mais fi on f'attaquoit aux Agilolphinges,qui éftoit le fang duc,
ancienne familte dés Princes; l'amende en eftoit quadruple: Violät le fgpne où faulte qu'il
… des Huofes, Trozzes, Cagaues, Habilinges;&Ennons, qui venoyenleill: M ét dé
fueceffiô dueale apres les Agilolphinges payoit f&ulement le double 1 etimpoflible de
Chap. asile. aù 5 chapdé laloy de Bauicre font conténues les paines pecuniairs Qi" à Vn autre, qu il
ynigme. Para CEUX qui mettoient la main violente fur les francs de condition, fur les nde. La Pate f.
grap..2, ç7 franchis;& fur les efclaues,ayant cfpard à la qualité, eftat, & ga quorters ft +4 À
F4 chafcune perfonne:8& de cecy, & diuerfité des crimes, ou bleffures il yis fi elle elt franc
\ agatilèress 10000 Loreg ire à (Un 2 SERIE Sila femme enceir
Chap. 8. des“: Nous defehdons/ditlelegiflateur)lesnopces'inceftueufes , & ne ift fa .ort, il eft
mopces,n's permis à hoômims qui viue deprendreä femme fa belle merc,la femme: LM ue
* qW'untilt. fénfilsjlafille de fà femme;fa maraftre;la flle,ny la fœur de fon frere, M0 20. LS €
8 la fœur de fa premiere femme . Que les enfans de deux freres, oudee mere l'amende
Degréy de fœurs nécontraétent point mariage enfemble : ceux qui feront au côte en Dr AAC
Jañguinité. re qucleutsbient foyent:confilquez; parl'ordonnance du:fuge. Quico his AU
Desfefres eo que pré faera le fainétiotrdu dimienche, en faifant quelque œuure QE" A à
ceux qui les Vie AS fa main, & qu'en eftantadmionefté vne,& deux fois, n'aura obe] M a
vhletthap. l'adünition, foiveftrenéde cinquante coups de fouër fur les efpaules,
9.” *ffentoril continue, qu'il perdelatroifieme partie:de fes biens: 8 fi po
celsencoril neveutfe chaftier;.& y reuient pour latroifieme fois, qi
perdant faliberté foit fait efclan*, puis que le iour de la fefte il n'avol
ouïrdu priuilege de ceuxquioatlibres:, Le fer£qui pecheen celt a
face point de pc
ber,er endommap
anccté eftant defc
itucrale domme
ndant le ferÉrend
k T PDETL'EVROPE.L JV 141, - 14 bonté
. tifooétté pour-là premiers fois,à le foéomde; que la:dasii lu fois Dé: frenex.
| dr der Let 1h, d'amende; Arme de A 10.
sgrévihomime frane,à gffreeh feruirude!:ow pnuahit,.86 viarpedone 11 © T1
sépatiimoine,outre l'amédede40.filreftituera tourcequilaurars
goccupé.Siquelcun abu foie de lafemme libre & franche, &c efpoufe 24 +Ædulia
buy, foit amendable au mary de 140. f. &e Filéftoitoccis für le fait; il res chap as.
our en fon malheur, fns que pourfuite ou vengeance:quelconque *:‘:::
itfaites 1 7 20 RAT 0 ir 85 10n ue p'tit iu à
8 homme acointe vne femme libreauec fon confentemét, filrefufe *
poufer;foit condemné à douze.fid'amende ; Si vn ferfà fuborné la
ou femme de franche condition, fon maiftre feratenu de le liurer |
snirens dela fille pourle punir, lefquele 1e feront mourir fils veulent, 4 AA
afera à leur difcretiô.Si quelqu'vn rauift vnefille vierge, fans qu'elle Der He
mate, &e que fes parens y accordent; payera 404 ffi-vné affranchie 8. "*144#: fs
Helclaue;quatre. Etfi l'homme franc;quitte fon efpoufe;, de franche \
tion, auf, fans iufte occafion , qu’il fatisface aux parens la fomme de ps
zrnte en recompence de l'iniure:Et à la femme delaiffée ; luy rendra D fs rex
idoiaire, & tout ce qu'elle luy aura porté venant auec luy ; felon la di- THE R ges)
ré & grandeur de la maifon d'où elle eft fortie, & de la noble famille Er
fesmaieurs . Si vn homme libre delaiffant:Vne femme de pareillecon- 1 UE à
ion apres l'auoir fäicée en prend vneautre;qu'il compofæauec les:pa+ 7 #15:
sde lafille, & leur paye 40.f.d'amende & reparation, lelquels la düne+
tpuisapres à qui bô leur femblera: & fera l'hommetenu d'amener 12,
immes tefmoins de fon fang ; deuant lefquelsiliurera que ce n’eft pour
me ou faulte qu'il trouue en la fille,ny pour haine ou defpit des parens
'illarefufe, ains pour eftre l‘é ailleur d'vn fi eftroit lien d'amour, qu'il
#
Tilt, 16.
yeltimpoñfible de fen defpetrer.Celuy quirauift la femme qui eft ma- PES émorions
kävnautre,qu'il la rende, & fatisface au mary cent cinquante folz, d'a. C'æ##ortemes
nde. La femme qui prepare breuuagesà vneautre pour lafaire vuider, 7:/-18.19.
aorter fi elle eft chäbriere qu'on luy dône deux cens coups de fouët, ©" 20: .
is fielleelt franche qu'elle foit mifeen feruitude. |
Sila femme enceinteeltoit frappée par quelqu'vn ; & que delà fen en- Weregeldz,
uift fort, il eftoit puny comme hoïnicide, mais/fi c'eftoit fon fruit ‘97 «ans
lement, & auquel il émpéfchoit deprendrevieau corps de la mere, il 4/0: Ge 4
voit 20.f. mais fi le fruit viuant,il l'eftaignoit auec ce coup dans le vétre € Jef on
lamere, l'amende eftoit alors de cinquante wrerègeldz, & 31 & demy. 706 d'ergét.….
éme ayant cômis larcin en la court du Duc,en l'Eglife, en vne forge, PAlardi. ch.
boutique d’artifan,ou au moulin, à caufe q cefont maifons pubiiques,. 12: Tales.
eftlibre , payera neuffois autant que xault lachofe delrobéc,.etintera ©” 3-1.
rh valeur du laréin, où fin6 deux entrerôt en côbat pour l’aucrement
foninnocence. Si le Jarrô de nuit eft occis enfaifantfonforfait,qu'on
Rice point de pourfuite . Quiconque fuborné le ferf d'autruy à def- 74. $.
ber,er endommager fon maiftré, foitpar farcin:;:ou autrement,lamef-
anceté eftant déoaiette : qu'ilfoit condemné commelarron: , et
fitucrale dommegé neuf. fois plus que nemonteleprincipal.: et ce
ndunt te ferFrendra ce. qu'itauraiptis , étdeitobe copouxfäpunition
Llij
SME
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HO TT)
HIVREÏTROUSIE
de 100! “enda.plac
iftoe foi ude d'eméde ,poy
ts, MAS AUAN( ques pes 0 nb
| cort,f elt-c0 qu'il la que Ces bions fervent ut GLait6 POUT
nfér quelque sas des pertes, & es-de celuy qui aura efté de agé ile pay er:
La peine de le Quicéque schotens ce te D tenu de (fencr xoMPENCE: DBAIS
wurt, fi c'eft larcin,ou nô:fi ce viét de pillage, foit forcé à le rédre, & payé y Si quel cun à
Le nÿ decefie l'amende dédouréfi6e pair mefme loÿ font aufli <condemnez ceux g6 M en famaifon,&c
amende en Le cèjenc es larrecins, Etnefoitpermisà petfonne de compoñer, &,glieaucc fes bien
by fr rede ” derauec lé larronfans l'avétorité & confèr ment ou iuge, & quice pt, NE (era tenu d
tiltr. 12.13. celoic va larcin, cftoir foumis à parëillo peine que celuy qui comnalite efccourir, & a
Oo" 14: le crime. Toutes les fois qu'il ya-quelque-debat fur les limites, & y alement fil ef
Loix champe des chäps,&c les deputez recerchétles bornes iadis polées, & n'y vo gincnde au fifc {
frs © fir_ aucune asie que loves ayde par fon tefmoignage, à la pref. een lequefire ne
les bornes de temps)8c que ce pédant la légue polfelionfaceà fon profit, & min; andis que l
chap. 15." où font les termes de laterrealienée : mais fi le debat eff fi grand ui querellent L:
Tils.4.©7 5. puiffe eftre vuidé paifiblement,que deux en combatét au peril de leu itsau7a efgalle pi
dis &c neantmoins ne fera is À homme quelconque de pofer nouue db enfios legitimes :
e,terme, ny borne fansile;confentement de l'une des parties, & y&R elle forte de la
Ranel'arpéreur cômis à lamefure de la poifellion & heritage. Si vniables, & ce pendä
frdc remueles bornes,ou Les plante de fon autorité propre, foit amendheut pour fon ve
de cinq folr:mais le ferf fera eftédu en public,ou il receura 200. coups neantmoings le
fouët pour chaftiment. Sivn franc rompl1la paroy,ou haye de l'autre (grue chacun iouil
fon voifin, qu'il repare la ruïne, & paye trois fd'améde. Qui oftera le M, Gns qu'il y ayt €
Jomnes; poultres, ouais, foit c6demnéà les rendre & payer trois foi Qenà prendre au fort
méde, il eftwray que pour chacune tuile, & ais rauy, fault qu'il en dôns jofe,ayant touché c
Hit,ou par tefmoin
Desengage fol derecompence, Qu'aucun ne puiffe prendre gaige de fan autorité
mens pre du celuy quiluy doibt,ainsendemanderacongé,au Duc: & 'il fait le côt Quiconquealien
cha.16. … re;ilrendrale gage tout fur l'heure, & l'amendera de 40.fau Duc, MR efleur, fera conde
donner vne efgalle
rte qu'il l:1ÿ en pa
denier à Dieu po
rleconfentement
mdra fesarres,& en
stion.Si vn hommé
Tit, 1. intercefts de la partie offencée.Celuy qui moiffônera les bledz meurst
Tilt.6.: autre,qu'il foit mis À fix folz d'améde:que fille nie,qu'on luy en pref
Je ferment pour f'en purger . Quiconque par fort ou charme , gait
bleds:& moiffons de fon voifin,qu'il l'amêde de 12.f.en eftät-côuaina
Des beffes al. pourriffe la famille de celuy qu'il a offencé tout le lôg de l'änée, & luy
lassen dom- dre l'eflimation & valeurcfgalle de ce qu'ilauraiperdu en fes fruits. $
me cha.x7. nie;qu'6 luy dône à iurer; ou qu'il f'en purge p côbat côtre celuy que dins trois iours i
Tab. 1. Par. cufc.& nulneface mal,ownuifance, & ne tue Ja befte d'autruy,quoy dE le vice, & is la
anim." Jatrotus-en dômage,mais laretigne chez foy, iufqu'à 18e qu'il ayr deprchepté du ben &
{eigneur, fi la fra
in le pris de fa vent
Duc les efchansesay
eque Jesachapts 6
autre heritage le
htemerité , & foit c
ur meurtre faulc q
le tortreceu,ou au maiftre delabefte,ou aux voilins;lefquels vifiteri
licu endômagé, lecôferausaucc ce quin'eftencor gafté,à fi à dura
. moiffons ou voyeile dômagequi f'eneft enfuiuy,& gieeluy à qui et
befte en face reparatiô telle à de droit &iuftice. Bt quicôque côtrec
o:dôünäce occira quelque belte 4 ce foit, il gardera ce qu'il a de mort,
‘fera obligé d'en rédre vne pareille au mailtre de celle qu'il a tuée. S'l
‘ércuc vn œil,il en payéralatroifi.partie de ce qu'elle vaulr:fi la queui
7,
ONCE ESS CHEN SSE EX DE
cie HiYROPE. “
: +11 la Corne, A’.
se | PO LE s amêde n'en eftoit qu'à
umäifère d'i-
feu pris
maifo
nt faites:
x fs.ch18
[7] fre 3, e 4
fu, de
Loix des be-
ritages. chape
fe
ation. Si vn homme à vendu quelque chofe gaftée, & non marchande, Des ares
we dans trois iours il lareprenne,ou iure deuanttefinoins qu'il en igno- ik. 10.
ile vice, & ainû la venditiô en fera loyale & ferme. L'efclaue qui fe fe-
achepté du fen &:non des biés de fon maiftre qui l'achete,eftoit redu
6 feigneur, fi la fraude.eftoit defcouuerte, d'autät qu'iceluy auoit receu
in le pris de fa vente, mais à fon defceu ius biens de fon efclaue mefme.
Ac les efchansesayent mefme force, & vigueur, & foyét de pareille ce-
ue,que lesachapts & venditions. Quiconque fe faifira d'vn champ, pré, |
autre heritage le difant cftre 6, qu'il paye fix folz pour la punitid de Der v/#rpa-
remerité , & foit chaffé dc l'heritage. Le pe fubornéi c'eftoit rions.ribr,22.
at,ou fil demeure
our meurtre, fault que preuuc foninnocéce par cam
Hi tri dés d !. LI 5j
cup ne duincr : oba AiEé
LIVRÉ TROISIESME
Re
Mt
Desmrt% Yainqueur qu'il foit ablouz fans que pl’onle EE A à ù |
€" leurs cab pour uite.Celuy qui deféterre vn FA NT pour enaUoit lés def entletitre d'4
fês.ch2s. Lau compofeauec les parens du effun, lil eft de libre cond Mr ement du pa
LU UT éo.f&reftitue ce qui aura efté enleué du fepulchre. Si vn homme @ienendues : ©
Po vn meurtre à cachette, & de guet à pens,gettät le corps ou en l'ex rnde & fpacie
quelque autre lieu que premierement il paye’40.f. d'améde,& pui Mie quelque CITÉ ©
Lginiure du tem
D ctdreffée
E iantsauquel:
ayäns VNE Va
fpeftre vne 1UM
pole auec fon iuge, & fi quelcun trouue le corps d'vn'hommelibtes
& le regrette du bord encor vn coup dis l'eau payera 20 f. d'amés ”
fi vnefclaue eftoit meurtry & caché en cefte maniere, la fatisRi@ions
/ ra neuf fois autant, c’eft à dire de cét quatre vingts f.Celuy qui dewÿ
le corps dy l'homme qu'il aura occis,le fatisfera au double: & l'hôme:
.…. tilant lé corps d'vntrefpailé pay era xii.f. de chacun membre qu'ilats & autre peup
Dunahiga£e fencé.Celuy qui ayant trouué vn corps le mettra en terre,afin quel Ms cela jarriue le
ch.16. ftes ne le deuorent ou defthirent, qu'il en foit recompencé par lesp pelle, & port
ou par celuy à qui le deffunét touchoit en quelque chofe. Quiconquex de fa fuite
muera le bateau d’autruy d'vn lieu en autre pour l'é feruir, fera tenu Mplement, com£
dre fain & entier, ou en payer vn féblable, mais fil le retire de l'exydipuliers, & houle
pour pafteur, q
arbre vovat
ærinthiens font
ementèla multit
lepaïssle païfan
é, & falut du pay
edignité?garder
ique & deffenfe
el, &cle fera enco
chef dit: Auec
Jemaiftre d’hof
hetépar Le pris de
hbits que le Duc
cdetoutetaille,
doucement de fa:
ble, & ce fait de
le Duc monte fur
kez , parlant & |
bon Prince, &c 1u£
l'eau dans vn ve
future fobriet
irlieu, &: dedié
tient caché, & requis il nie lPauoir pris,qu'il en foit puny,& l’amédex
me d'vn larrecin. Qui defrobera ou oftera vn chien de chaffe feran
_lerendre,ou vn femblable & payer vi.f. d'amende, &troys pour v
de village, & de garde pour les troupeaux . Quelque téps à efté quec
de Bauiere obciffoyent à telles loix, defquélles ilz obferuent encoràt
fent quelques vnes. Or ceux qui d'entr’eux font 1cs pl? deuotieux,on
Lieux dede- VOit fouuentaller en pélerinage à grands troupes, & für tout à Aixlad
pelle, Et onten teur païs deux lieux fort renommez pour les grädsn
cles que aoître feign.y monftre ordinairement en fes faintz, & à caufe
nombreinfiny qui y aborde de toutes pars:à Otingthe, c'eft à fçauoi
temple dedié en l'honneur de la glorieufe vierge mere de noftre feio
à S. wolphang. Il n’y a point de vignoble en Bauiere, fi cen'eft en qu
ques édroits les plus expofez au foleil de midy:maisle païs y eft forth
cageux, & embelly de coftaux & montaignes, qui ef caufeque lagri
abondaice du gland & pommes fauuages y nourrit vn fi excelif nom
Pice de ceux je porcz, que tout ainli que l'Hongrie abonde en bœufs, aufli Ban
de Bswiere.… fournift plufieurs Prouinces voifines des pourceaux nourris € fes bol
ges. Ce peuple ef fi fale,rude, brutal, & farouche que fi on le vientpa
genner au refte des Alemans, onluy pourra à bon droit donner leno
. &tiltre de Barbare. Mais les vices defquels il eftle plus entaché , c'e
, defcourtoife & inhofpitalité, & le larcin.Ilz fe veftent volontiers de
. leur afurée & bleüe, & portent plus ordinairemét botines,ou brodequ
uotion en Ba-
#iere,
DraW , @&> qu'autre chauflure. En l’auoifinemét que fait Bauiere auec Je païs & Dale ie Duc,
Sauce fleune ” chéd’Auftriche,elle regarde les prouinces de Sririe & Carinthie. La MS Ceremonies fin
dHongrieg- rinthie eft païs montaigneux, & qui a au Leuant les Carnes, & cit ioifhemés ducaux, &
Æwfiriche.. versie midy à la Stirie,continanties Alpes, Daliques, & le païs du Fri où le duc oyc lc
en icellea de beaux vallons, & gentiles colines qui foifonnent en bled ommages de to:
arroufées de plufieurs lacz & riniéres,la prfcipale defquelles eft 1e Drpifans qui reçoi
Jequel courant la Stirie, & païs d’Aultriche,fc vacngoulpher dans le Dir efté iadis les rt
® DE FEVROREs. . 16
À rhantenrien maindre que le Sauc. L'Auftriche a fes princes qui.
eorlsritre d'Archiducz :: & venant le nouueau Prince Faut le
krnément dupaïs,, ilz vfent de ceremonies eftranges , &non d'ail-
Lencendues :’ Car non gucrcloing dela ville nommée Saint Vite, en
mande & fpacieufemét profonde valéc, on voitvnes mafures & rui-
jequelque cité demolie, le nom de laquelle a cfté emporté par lou.
Éviniure du temps, &.non loing de ces ruines en vne belle eftendue Céremenres
Me cit dreflée vne gräd pierre de marbre:Sur cefte cy fault que mô. 44 Jäcre des
nifntsauquelce droit efchoit par l’heritage & fucceflion de fes an. Ærchidues
\ayäns vne vache noire, & pleine presde luy, & à la main dextre: d'Auf riche.
fire vneiument maigre& deffaite : & tout autour. vneinfinité de
n&autre peuple.
s cela farriue le Duc quidoit eftre accompaigné d’vne grand troupe
belle: & porte l’on deuant luy les habits et ornement ducaux, et
ex de fa fuite font brauement equipez, mais le prince eft veftu af- pince d”_ lu
fnplement, comme celuy qui porte l’abillement d’vn païfant,le bon- ffriche veftu
bouliers, & houlette comme va berger fi bien qu'on le prendroit plu- en villageois.
pour pafteur, que.pour fi grand Prince, Celuy qui eft aflis fur {a pier.
ke «arbrewovät venir 1 Archiduc, fefcrie en langne Efclauône, (cac
rinthiens font E(clauons) & dit qui eft ceftui-cy qui marche fi fi.
ementèla multitude qui luy affifterefpond, que c’eft le feigneur de
lepaïs;le paï fant aflis dit lors: Sera il iufte en fes iugemés?demande il
ié & falut du pays? eft-il libre de côditié de fäg illuftre & digne de
e dignité?gardera- il les loix, & côman demés de Dieu,côme vray Ca-
lique & deffenfeur de fa fainte Eglifet Tous criétalors & difent,qu’il Côwe le price
el,&le fera encore mieux.pour l’aduenir. Celuy qui eft fur ia pierre Carinthsé &=
chef dit: Auec quel droit & raifon me pourra-il ofter de cefte place? chete [a prin-
Jemaiftre d'hoftel du nouueau Prince refpond : ce lieu fera de vous cipañté ;
heté par le pris de foixante pieces d'argent:ces beftes feront voftres,& Cecy eff au log
habits que le Duc a fur luy , auec ce vous & toute voftre maifon ferez dir ç diféou
de toutetaille,impofts & fubfides. Ce que ayant ouy,le païfant fra- rs par Enec
doucement de fa main la ioüe du Duc, l’admonneftant d’eftre iuge e- Sylue;qu e-
able, & ce fait defcend de fon Begcoprend fes defpouilles, & fe retire, Post prefent
eDucmontefur læpierre:, & defgainant fon efpée, fe tourne de tous gwend Fede-
kez ;: parlant & haranguant le peuple, & luy promettant tout deuoir ric3.Emp.
bon Prince, & iuge equitable. Aucuns tiennent qu'on luy porte encor priff paffeffion
l'eau dans vn chapeau de vilageois , & qu'il en boit pour tefmoignage de Carinthie.
ifuture fobrieté : & de là ilz fen vont à l'Eglife de Solennes voifine Promeff dein
itlieu, & dediér à Ja vierge Marie, où le faint feruice eft célebré , au- fhice et equiré
jaMifte ie Duc, et toute fa troupe, UE R |
SCeremonies finies le Prince defpouillant fon habit ruftique , préd les
emés ducaux,& vanquete auec la nobleffe. Apres difner on reuient au D’ vrétqne
où le ducoyc le; côplaintes de chacü, & leur fait droit,prenät les foy le Duc Carin
hommages de tous fes vaffeaux & fubiets.Or la couftume que ce foyét rhien ef inne-
pafans qui reçoiuent le duc & inueftiffent de fa dignité , vient de ce à fly par les ru-
ntefté iadis les ruraux les premiers qui ont receu l'Euägile, et fainte re. figues.
CT LIVRE TROISEME ST a
En quel téps er du baptefiné yet que Rurs Princes, Snobleffode | M WLITS
les Princ:sCa ti
& idolatres iufqu'atrremps de Charles lo grid; lorsqn'aulf édit)
… rinthicns re- pereur és fit tous baptifer & inftraire.Le Duc de Earinthie, ton:
tefme. caufes qui touchoyét aux gtüyertés, &rdroitsdélaehalfe,s Aie SECRET EX à
..:. H'éommitfés : &'cé ind Vénieur effañt'alotrné détant l'E mpetee: DR RU) à dc
ftoitrenu de repondre? ceux qui ateufoyéhtqu'etflaifèo E (ax Pt La ÿ
ww quiluy éffoitnaturetté : Tis'ont vnéeftrarige façon’ dé procelé OC “a ë
Effrange iuge méht Contré les latrôs,8 ce vers fes'cartiers détellé Prouince, où A) pt
ment Gr pre- fe la vilte dé Klapen quiefttélle: Si vn'homme dftfoupçonnédel BV CA ci
cedure contre eftfoudäin pendu & eftrangté & puis on taÿ Fait fon procez:: fi fonde vins excellons
les larrens en cence eftauerécil eftdéfpendu, & mis'en terre, &l6s funerailies M Oenon le vin, e
Carinthie.: + faites aux défpens de là communante delx vitle:mais fil eftiugé &rm ault-il que lac
.… uécoulpable, onléTaiffé au giberiufqu'à cé qu'il:côbe par pieces qui font aflis au
.… L'abillement des Carinthiens eft' de faine fansaucune teinture, &cpon ltalie fut nomn
. - . +‘ ordinairement dés chapeaux, & parlent tous EfClatron, Mais les Sraicelles iaçoit qu
Stiriens font font gens agreftés & groffiers,ayans tous degroffes toupes autour dns citer auteur
des anciens fier, & fi excéfliués qu'ellésleur empefchert la parties & (Fil eft lrmer, & fortifi
. Taurifques. qu'où en dit)lés femmies voulatis donner 14 marnelle à leurs'enfans, je diuerfes qu'ils
géttént fur leurs efpaulés tout ait qu'on feroie d'vne belace, afin Grec a aez curiei
lanéférue d'obftacié À l'enfivt en cetant. Onattribus laraifon dec @bommément de la
feures tant à l'indifpofition de l'air que des eaux queboitce peuple Meencefte forte, L
Stiriensimitent les Alemans & en mœurs, & en parolle:, & abilleménsla mer Ioniqu
… refétué ceux qui fe tiénétle long de la riaieré du DraW', qui vfenr dde Venife) Sarre
CHEQUE gas Efclauon. En Stirie fe fair & cait du fl, qu'on aporse cn diucrfshon;qui eftoit le
Stirie dbende trées & païs voifins. Le pafs eftabondañtenmines de fer: ;: 8c: d'apdliin Roys, quionc <
enfer #r- mais à caufe du peu de foing des Prinicés, one tiéne grand comptei@kptaages auane:T'
gent Strab. 4 tirer & befigner. Cefte Protince fut radis nommée: Valerie du ne Le & cultiner.
dela fille de l'Empereur Dioctetian: & eff fort môtaipneuté;fi cen't@üñire pour nourri
Stirieditte cofté qu'elle regirde l'Orient ,& où elle fauoifinede la Parnonie, dycon ayant 22. e:
pakrie@*. elle fhend en Vne grande & profonde planure;& longuc:capaigneles. Ainfs partantd
purge. Lépaïs Stirien eff céluy quéles anciens ont #pèllé Taurifque, aini@pluficurs neuirc:
Po Arms |e fbeur diligent peut recuéillir par la dsfcription:qu'enfait Plinccdiquesaucc lequel v
Marcel. 1.19, Hiftoire naturelle : & Strabon qui dit que T'ibere 8e Druféfon frerc;dces fuiuis par vne:
plinel.3. ch. ftierent les T'aurif‘ues & Carnes,quifaifoyentdes couefes & grands Bird Les accompaig
19.020. ages fur Lesterres ‘uiéttés à l'Empire Komain . Ecéemefncanteur @Btterrcen Italie pa
Sérabmn Î.4. mention des mines qui font tant'en Stirie que Carinelrie: Dies Sciriés le & luicez & l'y.
Zornand, lis. auffi mention Tornandez, parlant de Theéomir Roy dés Goths, &c Chaluis le nom de Peuc
de le guerre munde prince dés Sueues:où il dit que tés Stiriensviuoyent paifiblem-vint de l'autre co
Gathig. auecles Gothsle long du Danube. Des luccelfi5s des Priiéss qui ont@nie du nom de ce
wolphang le gné en Stirie & Carinthie, & par quél rHoyent 1efdits pars font venus eghrent faits maiftres,
&iëli.6 des mai(6 d'Auftriche,voy W'o1phig lazie, croniqueur de Ferdinéd EmpDeotre donc trou
migratuns. hôme qui à fait de bélles & dghies retetehes en l'hiftoire des ancicnode pour eftre c
Limoto se he,& ce qui mefme
: ni rames ga pl y habiter:ayât eu
AT Réombaidies d nr + 2 RARE SIT POÉRRE 115 AU A Hifi des viliés fort
Le DE AMEVROPE.. , . . 1jf
98 lie mage dus Lalonde Lyme en de du
dr per ho ioflituér en &eret: bof Chapitre re roi
api © sénrarh seu 4 » fut premierement ditte &
a À
: A € ! icdeHe erfrere , 1 + 4 À
D nee om erene ee pe
PAS ere où, mme dit Macrobe, elle pril le nom de talie ditte
LA be Hefperou Vefher; à caufe que ce pays. eff fu- Hejperse, €
r QE iet-& regardant verse lieu, où cefteeftoile a fon çou- 4 pri le
aa: chant. Futauffi apellée Oenorrie,foir à caufe delle
à nv pr ons qu'on cusilloiten ce pays, veu que les Grecs 4 L. Fabre piéler
Denon le vin, en leur langue, ou deOenotric Roy des Sabins. | és 7 dure du fiecle
: 4e serai des viandes contente & aiguife Fo cu d'or Caten
die fat au banquet: &-d'aurant que noftre auteur à recucilly origine
Le l nommée Oenotrie à caufe de l'excellence des vins rec x Denys H dl.
pkellesiaçoit qu'il y ayt quelque raifon en fon dire : Geftce que M del Ati
fus citer auteur il rend fa fentence doubteufe, & pource ete À si rem Macreb.
ne : fortifier aufli ce queie dis,ie deduiray les auieUr: À lo S'alurs 140.3
‘ sl: es qu ils ont fur ce propos: Denys de Halycaroafle yi po ë 4
Grec a afez curieufement tecerchéce qui cft des anciquitez d'Llie,
tsar dela citédeRome, mentionant ce motd'Oenorrie: e À
| «ve ce se Les Arcades font les premiers d'entre Les Grecz “
net “ sara à prefent 1x Velone, & tout le goulphe sit
# en! : arrefkerent pour habiter en Italie auec Oenotre filz de
". en oit le cinquicfme en ranc apres Egée, & Phoronée les pre- Ornotre 4
M ys,quionc commanderét au Peloponeife, à prefenr Morée. Or cadié en 1t-
Si à ue Goma à foié paléz anale pour be. Dep
à a je pays de Grece voyant {on partage Zac. Lure
ifire pout nourrir fontrain,& entretenir fon eftat;:enta pe
Le 2 22. enfègs,il failloit que l'heritage fus nl é ni se)
D PE re
iqueraucc lequel vint aufi Peycetie vn jù rt ch sh mem At ge
es fuiuis par vnegrand trous de peuple de pas aïs ve dur md “A
rèles accorapaigner en Jeurfortune, a A pare ttes à cf à print
terrcen Italie pr deflus lesmontaignes Iapigiennes,il y conduit fon terre de Bar
le &fuietz & l'y arreftant,ccux qui fe tindrent en ces lieux porterét rien la Po
is le nom de Peuceties. Mais Qenotreaues la plus gräd Force de l'ar- will. er les
vint de l'autre cofté de l'Jualic vers l'Occident, enlatérre nommée /pigiens
nie du nom de ceux qui fytenoient: mais apres que les Thirreniens ‘eff rerre
ent faits maiftres de la marine, Le païs prift le nom qu'encores il por- d'Otrante
DR TR
pour , emencé , quoy que ia ut e 1e
he, & ce qui mefme eftoit Pa red Rene ir dh6 He pére
mi a eu affaire auec quelques barbares, lefquelsilvainquir, © Re le
es villes fort petites, & voilfines les ynes des mie fur les mon- Ag de lamere
im
>
one au
LIVRE TRONSIESME : #2
urréiterent
pion. e qu ”
Léreque fe targué
À coup; veu QUE l
svinten ce pays de
çeitable;les Chr
Le 4 0e fçay que deux excellens Italiens de noftre aage, écrous deux Silent, de menfong
tuile fils de Iuf
smuigua vers l'Its
Caten ds ori- Denys Halycarnafle & Paufanie, mais farmét deie ne fçay quels frire 45oanspr
ines, &> Fa faits à la poite de ceux qui n'auoient leu lesliures desanciens, de Ctsfc raportent,:
Le pr nent du regne d
Fran buis content de f:
pets pluftf pitor & Sempro
de noumelleté cun,ou daquant <
we d'atiqus. encor en paffant
us rs mes on d'Itale fils du:roy
Rhens en fa verbien en fes Commentaires , iene puis , fi quelcun n’autorife auecadourer & cultiuer
Germanie. raifon fon dire: car de parler par conie&ureen l’hiftoiren’eft le plinpcieé: &arrius:en
Lean. Annie fez bon & folide pour l'a bien eftablir & fonder.’ Auec ceftuy à courkens;luy impofant
Viterbien r- mefme carriere, il eft vray que plus dotement & recerchant auec pluie, difant. :
: monelleur de {çauoir,curiofité, & certitude les matieres que fon predeceffeur, Lean mn lieuya4
ces frigmes Bolonois, & religieux de l'ordre de faint Dominique:lequel dés Le co Antique
Jar le $ Berofé mencement de fon Italie, parlant commeelle fut iadis nommée Oceno Les hommes
Leandre Bile- met en auant ne fçay quelle refüucrie des origines de Caton; difant qu _ Furent Oenotr
mois bemwe porta ce nom de Jane, quijaufli f'appelloitOcnotre;pouraubireftéle à Æieque l'on:
fort excellent mier quiinuenta le vin : comme fi déz Iane, ou Noé ce mot &:apelat ‘Et Italse anen
nlitalie, … celaiene veux autre tefmoing queles auteurs approuuez qui font dique Annie fopinia
ses,qu'il aille recer:
Ltnous faire receuc
êre, € pour- VIN n'y croiflait point, & ce depuis Ianeiufqu’à Mezence qui regnoit
guy. les Tofcans, lequel vint fecourir les Latins pourle feul defir d'auor@ie de Virgile prop
Pline bi.14. vin pour falaire:or voyez fi du nom Oenoz,ouvin; le païs fut dit Octinon dés années: ioj
has. ‘ tre, ou filn’eft plus raifonnable de croire que ce fuft quelque Prince ne lifez point aucx
Trois Oenotri non l'abondance du vin qui fut caufe de telle apellation . Pour lauerane fufle arieftéfi !
btelele@euren:
quinous ont deuan
Annie;mais fil a fai
bôsliures cache:
emens de l'Italie d
8. cefte faulte fi lourde, ces deux grans perfonnages, mais trop ennemys
Mrfille Les- Grecs, & lefquelz ilz chargent du vice auquel itz tombent en recerct
Bsen.lin de Le es chofes trop curieufement;d:fent qu’il y a iadis eu troysOenotries
gver.Pelegif: quoy certainement ilz n'ont guere failly syanstes bons auteurs pou]
qe. trons & deffenfeurs de leur caufes. : :. : list aiun
La premiere ilz pefchent ne fçay fi iuftemét, en Caton &:la referentà ne que la Grecc.]
ne duquel fürentnommez ceux de l’ancienne Italie, La féconde fut Timée & Varroni
que Ocnotre Arcadien fuf-recité nomma, felon que iay de Halycira@ie à pris fon nom.
+
DEA
hs!
ai DR ATENROPE ST 18
méflicbefbien, laquelle côtenoit 1e païs de la Pouille; ohpremiè-
miirreéfterent les Aufoniés qui eft, fclon Strabô, depuislegoulphe: :
Eufemie (jadis: nommé fein Hipponiate) iufqu’au Scillatique qu’à $ trabon. 6,
monspelle Squilazze . Latroifiefine fut au païs des Sabins portant #7 de La
dvn Roy dudit païsainli que Varron le recite. Etainfi en quel-. légnezatines.
Line que fe targuént Annie,ny Leandre;finefçauroyentilz bié cou. .: …. .:
coupveu que l'vn d'eux veut prouuer que auant que le.Grec Oc-
ainten ce pays defia il portoit lenom d'Italie:mais combien la cho:
çuisable;les Chroniques nous en font foy ; & conuainquent, Ceux‘
lent, de menfonge. Que le diligent leéteur recerche en quel temps.
gtitale fils de Iupiter & Eleétre,& puis voye quäd fut-ce que Oe- :
pmuigua vers l'Italie, qui eftoit15.aages auant que Troye fut baftie,
jdire 450:ans prenant 30.ans pour Chacun aage & lorsil faurs côme
pfesfc raportent,'entantque depuis ceft Italc Ele&reeniufqu'aucé
ment duregne des Troyens,ilny aque centfoixanteans: &fien A+ 4
kfuis content de fauorifer de tant Annie,quede luy accorder ceque Fabie rit.
pitor & Sempronie,par luy inuentez,ourenouuellezen chantent. ds frecle d'or,
al quant au mot Oenotrie,duquel en fuyuät le fi] de l'auteur, nous Semprense ds. à
sencor en paffant vn petit mot. JEn fin cefteregion prift lenom d'I- dela dinifion
diualefils duiroy de Sicile;lequel enfeigna aux habitansles moyens d'Italie, : :
ourer &c cultiuer laterre, & y eftablit loix pour lestenir en vne ci-
xieté:&arriua:en ce mefmne cartier,où depuis Turne roydesRutu.. : EX
ns, luy impofant fon nom, fçauoir Italie. Cecy eft telmoigné par phÿil.r.s-
le, difant . ti 43 ; nes : sh
pr lieuyaqueen grec Hcberieen apelle
ÆAntique@- fort pays:©: Prowince fort belle
: Les hommes qui sadis [y tindrent Les ers
.Farent Oenotriens,mix le nom des dernse
Æte que L'on now dit perte cefle Prouinee
Et Itadse anem d'un Itale fon Prince.
que Annie fopiniaftre icy à fon aife fur les Oenotriens Grecz,ou [a
nes, qu'il aille recercher la Cabale de la langue Aramée,aucc laquelle
utnous faire receuoir ces fonges, fine fçauroit-il fe defpeftrer de ce
ec de Virgile propolfé fi clerement, .& ne peut fecouurir par la fup-
jon dés années: iojnt que depuis l'arriuée de ceft Itale au pays Latié, De le deférs-
ne lifez point aucun auteur qui baptife l'Italie du som d'Ocnotrie. prin d'Italie
mefuffe arieftéfilonguementicy,n'eutefté, queienev=ux laiffer fat. voir Pl
wbtelele@euren:chofe queie puifle éclercir auec l'autorité des {ça- ne, Soin,
winousont deuancez 8e en aage. & par doétrine,entrelefquelz i'ad- srrabo,Mele,
Annie,maisfl a failly, il en faut donner la coulpeaux temps, quite- Polbe, Prelé=
Ms bôsliures cachez:& au zele que ce b6 perfonnage auoit à tirer les mee,g2 an
kmens de l'Italie d’entre les mans des Grecs, comme l’eftimant plus sres sf 3
me quela Grece. }.” ::, 7x 0, .. --Efendue en.
ce Timée & Varronlont d'aduisque c'eft.des bœufs & Taurcaux que Leng d'Iralie,
à pris fon nom, .à.caufe qu'il.y en auoit.en abondance:&c que soln dr. &.
ar RAS Lait, CA
dan mr oo LIVRE TROISHÈSME
Amal. c'elieyent des plus beaux qu'on fccut voir en autre Prouihèe "y
on alé 6 Al qela campaigne Romaine, ofrle Tibre f'engoulphe dans la er
sous.
Ad Crotone,
pesaneffi- ne Pépelloit Latie, sout ainfi que AufGnic éctle ai dtié long: den fé Ce 10 VI
ff Le cité lus Ejlefeftend en free d'vne croix dés la met dé Tofcine, tufqu'arpo lien # 1006 1€
résadis nèr phe de Vénife &cfein Adriatic:& des Alpes iufqu'au mont Apenrin}} jemoyen des Ë
mmée Eperedié toutesfüisaucunement en fe hauçant iufqu'à Keze de Cülobre, sine (dit 1e el
© effen la del’ Abruize,én fon extremité, & coings vers le cap d'Otränte, elle relBocipentcz ©€ Ba
Zôbardie deçe de lamer Lonique,& de l'autre cofté la mer de Sicitépres le Fat de M à ANSE iufqu
Le ro. Rubicô nie,8 fa derniere ville eft Reze.Sa longueur eft{füyuant l'opirion 4 @ bregio defquel
aprefent el | Jin)déz Augufte Pretorienne, feftendant par Romie, &f le péts de LR Greiusd au fe
dit: Pifetelle. & finages- de-Capueiufqu'à la fufditte cité de Reze en Calébre:'& co oronc: d'A per!
Ligurie , ©. vn milkon; &-vingt mille pas en fon long &c efleñdüe, DE largeur din premier &
fes limites: | œntient quatre cens dix mille pas où elle eft plus large, maisenfit d'Ancone:du !
Genes Cité. grandecftrefliffure elle a 136.mille pas: & la cité de Réâte fait le mile)! remrd K:
y anciens Sen
chef de Lieu comme le nombril & centre de tout Le pays, ayant eu.longüement dy
rie. Lyrs fleu- {té de la mer le fleuue Rubicon fautremét Piflatello) pour bornes & |;
fimin & du Ru
mes à prefént tesiOreft l'Italie diuifée en plufieurs regions, parties &c prouinces, ele belle cité
Gariglian. quelaLigurie(ou cofte de Genes)eft comprife en celle eften due de pit où auf gift
Romeë: Labie quieft depuis le fleuucVar(qui fepare l'Italie du païs de Prouéce)i it fleuue Natif
LÆntic ville. Ja riuiere nommée Macre, & en celle Prouince fl affife la fuperbe ti Metrapolitaine
fort ancitne: {tre cité de Gencs-La Macre pañfée,on entreen Tofcané,ou HetrurieMrane : Dufieut
vo Ti. Li,8 qu'au Fibre,où eft la cité de Pife.Du Tibre jufqu'au Lyris{à prefent (MR à prefent Ë
de la ville ba- siglian)eft compris le païs iadis nommé Latie, où cft affifle la grande pe,eft la riuier ee
Je Tac.3.et triomiphante cité de Rome, & au dedans & {ur l'extremité latialé Roi Égenunt Apennim
14.desan- temps paléla cité tant ancienne d’Antie. fugue fütiadis vne gr lalien en deu
nal, LAppian renommées d'Italie: & en laquelle füut balty vn fuperbe témple de fo feftendät à l'O
1. Pélibe3 ne,duquel fait mentiô Horace en fes vers,icelle ayänt éftéruinée, Clanent en Liguric,
Denys Hal. Nerô la feit reparer ainfi queraconte Suetone en la vie dudit Ncron. Ancone, lefquelk
8.5 iris fleu. Antiés ont iadis eu plufieurs guerres côtre les Romains defquelles Him ancienne des
ne ores eff dit carnaffe difcourt aflez & mefmement lors qu'il parle de la reuolte de ant plus outre:
Selé. Surrête riolé & des ligues qu’il feit pour fe preualoir des forces Romäines.1eeftparant lesPe
iadus louée de peu trouuer par qui elle fut depuis du toutruinée, veu qu'à peinetrolieatt) d'auec la F
fort bos pins l'on vne petite mafure qui en donne quelque figne, fi cen'eft dés les bis tedel'Apenni
vey Pli.l.14. & le chafteau Neptune qu'on dit auoir efté bafty des ruïnes d’Anrie. ]Ee°2y ät d'vn coft
+#.6.5trab.5. Gariglian iufqu'au Sarne ef enclofela Campanie,ou terre de labour, Mncienne region r
» Eaie ifle à pre laquelle cft pofée la cité de Naples: & delà iufqu'à la riuiere Silaris ne,!2 Bafilicate,
fênt Laine. region des Picentins(qui eft la principauté de Salerne) & 1à font les vient & faifant 4
Pefls;e- Paf: Surrente & Salernc,iufqu'à la Bafilicate, laquelle commence dés le signifiant, & flubr
“fidenietent iufqu'au Laie: & là font les villes Pefte & Buxenté toutès deux ruine * douce tempe
Un. vey Line . mais Pefte;ou Poffidonie fans nulle ruÿne qui refte, & Buxenté qui n du Soleil les
:1$ nid ide prefent qu'vn chafteau,que les habitans du païs apellent Piftiorte;idl grâde dinerfité
l'art parlant duquel pource qu'il eft bafty pres la mer,le promontoire Voifin & qu ileufe fertilité 4
“desrofes de pe dis portoit ke nom de Peflionte, fapelke à prefent le ep ‘de Piféone Ms lines tres-fine
fe. Bête. :cout ce trait de païs fe nommoit iadis Lucanie , Du Aléütie Laie, ou LMPnNans en poil
“## Strebës.iufqu’à Leucopetre ef le païs d’Abruzze, où cf Ja ville de Rhefe pri dmuhitude d
et Li.24.0 39 mer de Sicile ; De Leucopetre iufqu'au Promontoire Japigien,dit ie @P nPour Je fee
Va SAN
ir DE L'EMROPE, | : 39
CRE | pt + {
steMarie, font les Salentins ‘en lagräd Grece anci£ne , où fontles T'arnre cf
ads Crotone, Be Tarte Et dudit prormétoire iufqu'à Brides; tadis prieuré,
aie c'eft le vray païs des Calabrois,où ef la cité d'Oträtesiadis His € Crorene …
A & fi long temps qui à feruy de retraite ; & magafins aux infidelles,-Cemré: enté,
moyen des Emp. fen aydanscontrele Pape. De Brindesewmhont Calabre,
on (dit Aprorne de fainét Ange ) eft la Pouïife, en laquelle fontics. Cefuy cos
pautez de Barry , & Salapie, à prefent nomméeSelpé::8:du monc fond l'ordre.
dt ANSE: iufqu'à lembouchement du fleuuc SarefontlesFerentans, de le dinsfen.
regio defquels eft a cité d’Iconie, & eft le Marquifardit de Guaft. de /a pouïlle,
Gare ius au fleune À pne cft lé païs des Marrucfs, & eniceluy:la ville ne S'alapie.
prione: d'A perneiufqu'à l'Efie font les Picentins; laregiô delquels e- F2 Srrabè se
su premier & plus ancien temps le limite de l'Italie, où eft affife Ja Æppie cles
Hd Ancone:du fleuue E fin, iufqu'au RKubicon,ou Piflacelle,eft la plus end. 1, des
te borne d’Halie: A caufe que foudainron entre en laterre des Gau- gens cuil. :
skanciens or fe les villes defqueis fônt Fano; Senogail,Peftro, Marwries fat
fimin & du Rubicä, iufqu'aux Bouches du Po;furétles Boies, oùieit ceux de: Pe/=
fiela belle cité de Rauéne: du P6,iufqu’à Failleuenteftieterroir Ve- gwiere Picen-
jen, où auffi gift la riche & puiffante cité de Venife. De Tailleuentiufs réscqfla
fu feuue Natifcon font les Carnes, qui eft le Duché de Forly, duquel mche
Metrapolitaine la cité d'Aquilée: & ie nomme cepaïsla marche Tre- d'_fnne,
riane . Du fleuuc Natifcon iufqu’à lariuiere Arfe font les Iapiges, & Cepass ct n5.
hiés, à prefent Éfclauons,la cité defquels eft Frieft, & Formid, ou Ce- mele Romai.
pe,eft la riuiere qui y paffe, qui dlquesfois fut la fin & limire de l'Italie gro.
@envnt Apennim eff celuy qui fit comme vne diuifion detoutleter- Æquilet fat:
Bi lulien en deux parties, l'vne regardant l'Occident & le midy, 8 l'au- celle ou fe sine
feftendät à l'Oriét & Seprétrion:feftédant depuis les Alpes, premic- sd le Pa.
ment en Liguric,püis en l2 Gaule Cifätpine, & Lombardie, &smarche:nvarche 7e
Ancone, lefquels ce mont fépare d’auec ie pays de Tofcane, & dela re-:nirren.
bnancienne des Sabins;qu'on dità prefent Vrbin & la Romaigne, & Zes Carnes:
ufant plus outre reprend fon deftour vers la Pouille, & mont fainét-An- /ont parvie fiv
bfeparant les Pelignes, Marrucins & Picentins(qui eft l'Abruzzes& Baisers aie pers,
late) d’auec la Romaigne,& terre de Labour, & cft le dernier:but, & riens, co Les
mitedel’Apennim,depuis lé môt fain& Ange,iufqu'au Cap fféte Ma- aurres ur
ayét d'vn cofté la Pouille, & les deux Calabres,enl'vne defquelles eft Jesgn. d'A
ncienne region nommée la grand Grece, & de l’autre la Marche d'An- friche.
ne,la Bafilicate, & l'Abruzze.Le païs d'Fralic eft fertil, & comme en- Effendue du
nt, & faifant portée de plufieurs metaux, par toutayant vn air ferain, ment. #pens
Suifant, & falubre perpetuellement,à caufe quele Cicl'yinfluevnegrä nm.
& douce temperie;les Champs y font fertilz,lescollines expofecs aux Æprnmime
s du Soleil, les taillis fans nuifäce;les boys toufuz,8 ombrageux,belle dx l'rre-
gräde diuerfité dés Fôréfts profondes & agreables, iouïffant d'vne me die.
ileufe fertilité & abondancede grains, fruits, vignes, & oliuiers,ià font.C'fianf
slaines tres-fines, les Bœuff gras, & forts au labourage, les lacs clers, &c /apelent &
ifonnans en poiffon, les riuieres & fontaines faines, 8: nourriffantes Pérerirs, Lu
and mulritude de bons porcs dé mer, & les fléuues coufans à gré dans cas, @> Bras.
joe pour ke fecours & proffit dés hommes, qui femblerendre le girog #6, vy &é-
M -üj:
| LIVRE TROISIESME
à As cri ‘âtoutesnations pout tetrañc, & marchandife: tellément qu'on Igor
déesse, ‘que ce foit à bon drôit qu'añcuhs l'ont apellée, 8e mere, .& nourrice
| she délag
das mo poûtes étions & Prouinces:C'eft-celle qui a efté efleuë par la diuihe LL œux qui fé j
Later iuidenée pour vnir, &affemblertés partie: sfparfes du corps de l'Eny popafoir au Cr
= ain 'eerreftre, & pouftmollir,;apriuoifer, & policer les peuples plus par pile commande
si à 15 1) farouchesjaccordit os la déuce harmonie du lâgage Latin, les peu S fe gouuernoit
“iii te qui aupatadänene pouuoye t'cohuenir,parlerny frequentér enfenkle hiondu peuple a
ai ni T1 Au refterpour ñe mettre point les nations cftranges en ieuf dequoy le è deaCaualeric,
L qu'ordinairemé
cen'eft qu'on.
ljguerre, OU
sente d
| ele Capi
k jh fe failoi
ue le chef caf
. ainfil'neo
nie, L'aage au
nnce de Seruie
yquarante-huiti
nbelôgue, & du
x Laguerre cftoi
neferetiroyent fa
ent auf par leu
Citez d'Italie o
ies,c'eft à dire pe
ATK dit'en féroittrop'long)el queHesont efté vaincues, & par Ja langue,
441,59 l'effort, &'armes des Romains Italiens:vnefeule cité des Peres, & Qu
Lagräd Gre2 tes Romains;a autant cffeauéaucc fa verti,& loiables exéples, quete,
RP MR te la Grete:auec fés préceptes, & efcrips d’eloquence: & Jefquels com
tie de Cale deuinans, que cefte terre Italique commanderoit vn iour à tout le moy
Ére vers Cro— de;ils appellerent vne bonne partie d'icelle la grand Grece. Et pourco
#6 Tarte: clurre fommairement,ilfault penfer qui ce n'eft aduenu fans la proui
Va) Strabon, ce d'enhault,que lors que Dieu tout bô,& tout puiffant, vifita la terres
“Éspirgil.… fefaifanthomme,c'eftoit en Fralie qu’eftoit le fiege de l'Empire, & li
Æna 3 Tit. traite de toutes les nations de l’vniuers,où bien toft apres deuoit eftre;
Line 8. félechef,& pafteur vniuerfel de la bergerie Chreftienne.Les Italiés for
Couleur di." entr'eux diuers le plus fouuent, & en couleur, & en ftature: Car ceux
serféentreles fetiennent enla Gaule Cifalpine, & tout le long de la terre Venitienr
Ztabës (élo le font ordinairement blancs, plus propres en habits & langage : Boùk
| païs qu'ilshs Tofcans,Campaniens,ou Napolitains, ceux de la Bafilicate, & d'Abrux
birent. ons vne couleur plombée,les cheueux noirs, la ftature petite, & font ma
(
«Premier di- gres & difpots, fimples & modeftes à l'habit, & langage. En la mar:h
#erce 4 Reme d'Anconc & à tous les Italiens qui fe tiennent 1e long de la cofte dell fubiertes & tri
g#4d,@7 par uant,iufques en la grand Grece(fauf les Calabrois, & ceux de la Pouil euës au droit de À
gw.Denys qui habitent au coing de l'Italie) & lesmæœurs, & le langage dure encole &lesautres y vel!
Habc-2. ©” entremeflé duGrec & Italié. Tout le païs d'Italie(ainfi que prefque tou"? membre de la
aduins dure te l'Europe) feft de tout temps contenté d'vnesnopces, c'eft à direls tiburaires fuyuo
gne de Ro hommes n'y efpoufans qu'vne femme, & file diuorfe y eft entreuenu les lesDecurion
mul nuire à pris fon origine de Rome:d’autant que Spurie Caruilie, fut Le premidiA one la robe del
lé dumende qui à Rome repudia fa femme, fous pretexte qu'elle eftoit brehaigne, & ualiers,&c les bag
323$.en la 12 fterille. Les citez de la region Italique eurent ‘iadis des hommes detre d'auec ceux d ve
obmp.&- conditions qui les habiterent,les efclaues,les libertins ou affranchis,& le deiuger des crin
ffts a Rome libres & francs:des francs encor y en auoit trois ordres, les Plebées,Chelyét du furplus des
@*. en Italie ualiers, & Patrices. La charge des temples & facrifices eftoit commifeau@t° celle troupe
sadis, … Pontifes & Flamines,à fçauoir Euefques,& Preftres diuifez par collec dé de cent hôme
Po Fenefel & rencs, & chafcun ayant charge exprelle de certains dieux & facrificeti Magitratauc
l@. Letesés Quart à la dignité, & magiftrats regiffant la cité, c’eftoit au diétateur qu k peuples Jtalié
livres des lafouueraineté.eftoit donnée, & duquel on ne pouuoit aucunemét ape quel ay ät mis à
Prefirifes R9, ler:&c eltoiteeltoffice feracftre, & à icelle on y paruenoit comme par dettes chofesnec
£a diétature grez,veu qu'il falloit auoir efté Edile;Quefteur, Preteur, Cenfeur,&Cû prenét foucy. de
nrduretque {ul, auant qu'y donner attainte:'n6 que toufiours cefte rigueur y fut e.Premieremen
fx may «+ feruée, &-qu'il faluft palfer par toutes ces dignitez,ains qu'obrenirfadi gone ÿn chef. hi
11,5. ature, maiéque ect cftoit l’ordre commun & ordinaire; tout ainfaul portiés,il en eit
nesles plus forts
dt PLATS DO MTS AV” |
Là . DE: L'EV ROPES HV 0 140 Grérede di
nhfyre délaguerre il a des degrez d'honneur potwinecome grirez:4 Le
séer ceux qui fo portoyent bien au féruice du public, {car le fimple fol-guerre entre
RL bafoirau Centenier, ie Centenierau Tribun, & Capitaine s: Rem. .
Élecommandement du Lieutenaht, & Legat du Con Xe ru 9 sp mai
ré gouuernoit felon l'aduis ou.du Coelul, ou de celuy: qui por l'e-ffre fuit cons
Bion du peuple auoit efté commis general de l'armée... &: le grand mair.me 27 mare-
sdelaCaualerie, fallait que pretaft le fermêt, & obeitauDiéateur, Le /Chal de cap.
Lou ordinairemét on dônoit au citoyen de fuyure laguerrecftoit dix Deux fortes
cen'elt qu'on cuft afluietry, et.vaincu.celle nation à laquelle on fai: de Côgé l'un
pguerre, ou qu'il y eut quelque congélequel &.ennom..et.en cffait PT MbS:
Lcontemplé diuerfement.: veu que l'vn congéeftoit nommé legitir l'autre legiti=
Lors que le Capitaine dônoit licence de fe retirer pour quelquetéps me.
jlautre fe faifoit pour caufe de crime, & poureenôméignominieux, Æagepeur le
ue le chef cafloit 1e foldat, ou pour forfait,ou pour vilité & poltro- chix : for
k : ainfi l'vne occafon eftanthonefte, l’autre portoit effait &ctiltre det:des lois
nie. L'aage auquel on choififfoit le [ol dat & gendarme, felon l'or: militares de
mnce de Seruie Tullie Roy Romain, eftoit dés l'an dixfeptiefme,iuf: Sersie,vay: :
yquarante-huitiefme.Leurs habits en temps de paix eftoit la Togue, Halicer.l. 4.
nbelôgue, & durant la guerieils prenoyentles Cafaques, & Hoque. De cescereme
k: Laguerre eftoit denoncée par le herault à iufte titre, & de laquelle #ier.ws Fené
neferetiroyent fans vfer degrandes ceremonies , tout ainfi.qu'il env: fe/.l. Magif.
ent auf par leurs Feciaux & Heraux alors qu'ils la denonçoyent. … ; Romains Ha:
Citez d'Étalie ou elles eftoyét alliées, & côpaignes de Rome, ou Co: bcer lintos
ies,c'eft à dire peuplées par les citoyés Romains,ou Municipalesic'eft Tif. Li.dés Le
brefubiertes & tributaires ". D'entre les Municipales les vneseftoyent citébaltie.
euës au droit de bourgeoifie par lefuffrage & confentementdu:peu- Différéce des
&lesautres y vénoyent par autre priuilege.Les Colonieseftoyércô- citez d'Italié
y membre de la cité de Rome, viuansfousmefime loix : là oùles vil- &r de le wiet
iibutaires fuyuoyent chacune les couftumes de leurs anceftres.;; ef .que des couftus
Billes les Decurions auoyent parcille autorité qu'à Rome les fenateurs: nes de chacié
Rome la robe de Pourpre mettoit difference entre les Patrices, & les paix f'apeller
eualiers, 8 les bagues,chefnes bracelets faifoyent cognoiftrele cheua- loixs, Munics.
rd'auec ceux d’entre Le peuple. Et quant aux Iugemés,c'eftoit au peu- L’habsr dif:
deiuger des crimes qui touchoyent la maicfté , & les iuges cognoil= cernost les e=
pét du furplus des matieres, & caufes criminelles, & lefquels on choifil. ffatsa Rome.’
tds celle troupe cfluë pour l'née,prefñdät {urla criminauté:le Preteur Les tuges, a
ité de cent hômes pour tenir les plaidz, auoit faiurifdiétié, cômeaufliinuels 4 Rome.
ci Magiftratauoit la fiéne.Ettelle futiadis la maniere de viure des ci: L'erdreque,
& peuples Italiés en general,ayäc pris cefte façon de fairede Romulc. Kemsle tint
Lequel ayät misa.fin, & bafty les murailles, foffez,ramparz,bouleuers, drefens
autres chofes neceffaires pour la déffence dela cité nouuellemét dref-: La. cité deRe-
prenêt {oucy.del'ordre,& police des citoyens.en ordôna çn.cefte ma. me, deg 1
e
re Premierement ayant diuilé tout le peuple.ea trois paruesildonna À c.2.des.4n-
eue vn chef hômefegnalé & de marque:& apres ceide chacunede:rigeraTévtfe
portiés, il en feit encor.dix parties efgales,aufquelles il déna des Capi- L1.dés Robe
nesles plus forts &.vaillans qu'il peus choifir, & donnanomauxtrois fre, plures
us ï TT oi de Ra
D AE, d'\ t''+ © rt
hosp ht | LIVRE TROTSIESME LÉ rod& vo
on neffarmit principales cartiers, ou tributs , 8 les moindres Füirene par], Re PT Er
nômer PE Court eu affemblécs ,6c leurs chefs parterent letiltre de ps den Ce ;
cela que Can- rions.Et cefte diüifion ainfi Faite,les chefs ordonnez ët de arty qu io deursoane
sé Go Regie Les cartiers,il partages aff Le térroir, & finage d chataps fiers aux 11h uerre;pui
… mësset les De- mains en trente parties, effignant à chacune court là part pour fen Ep ne trois ho
curiens Cols riri & ne cetint pour foyQue ce qui pouuoit fouffire pour l'omeme Qt" ea d'ans, & :
nely. temples & fournitures Où Frais des facrifices : 8 laiffà encor vrie part vs} ph ais
Toute rnb. terroir fans la partager ; à fin qu'elle fut pour le feruice commun de 1 w uelles fufte
2 comêsé par _ Les civoyens , Ét pat ce moyen ceftc diuifion &e partage tant des hong "5 je à
Pat dela : que dufinage rendit vneefgalité non fuiette à l'enuig entre les city@ des late es, &
religion. de Rome, & fi ne latfla en arriere auec celàle foing du'bien publique M lice ja 1
tant qu'il donna & diftribua à chavun les honneurs felon fa vertu, & ie pe : & cé L.
rite de fes biens-faits & œuuresloliables, # cell nubile
Ma Caril' met difference entre ceux qui eRoyentnobles , &illuftress pe js hrs
Prat mar en fang , comme en quelque aûte vertueux , &c lefquels aufli eos : RL te
quei de ne" riches: & ceux quiauoyent des enfans pour feruir au public : &vc se Me à F
Lu Bque Le que fuffent difcernez d'auec le peuple plus bas, & la troupe des roturi@ depiu Siren dei
vertu @ le lefquels il appella Plebées, & ceux qui eftoyent en plus grande auto y d ee EVr |
jonc : &iouiffoyent d'vne meilleure condition porterent letiltre de Peres, ç sf sd AL LM
* eftoit caufe que par fucceflion de temps,ceux qui fortirent de cefteane Ver) P “e d
1 +2" ne & noble race des peres nommez par Romule , furent depuis à Ro M Re SU ESS
4 nomme Patrices. Ayant ainfi diuifé les eftats, & feparéles grans dd" rs pie
Parties Re les Plebées ; il fcit tout aufli toit des ordonnances concernans ledu RE pti
fre protecteur &
maïs qui: G” de chacun, & commeils deuoyent fe gouuerner chacun fclon fon ranc
de quelles mas condition . Entant que les Patrices eltoyent receus au Pontificat &p}
fons. - ftrife, pour faire les facrifices publiques;eftoyent commis à la charge MS! priuileges & :
° police & faits magiftrats ,prononçoyent les fentences, faifans dron) Mpuoaucr le Senat,c
jeral de toute l'arrr
* Gun, sppellez aucc le Roy à manier les affoires, & für tout failloit ques
gociaffenten ce qui touchoit l’eftat de {a cité. Les Piebées eftäns dpi ER A
Æn puy fe- cer de telles charges ; &en eftans malidoines 8 necefliteux 2 caule We br : a
3er emplyez, leur pauureté failloit que fadônaffent à cultiuer les terres, & paiftre 1e: FR A #
Les Patrices. troupeaux, & à füyure queld trañic,ou art,& meftier pour vivre. Etilf leges cù cr a
qu'il n'y eut difcordeentr'eux, & que les grands n'oprimaffent les pe" ds + &d
ou tes plebées n’enuiaffent la fortune des puiffans,ordonnaque les roi V9"onté ce pue
fabfoluë,que po:
ne failluft que le
ment. Le peuple
is de plufeurs ba
r, Mais depuis cel
cunement des c
rain ,ratifiant. &c
bblir,& ordonner
pla paix,ou pour |
IIS puur EN CXECL
que de conduire
apiaines,où que
| prinffent le foing des Plebéens,& permift à chacuñ des moindres d'en
Æxercire de” ]e peuple d'auoir vn des feig. pour fon patré & fuport & spella ce cho
+ dapopulace # droit én Patronage,par ce moyen ayant fait queles riches ne mefprift
Romedésle pointles pauures, & que les petits portoyent reuerence à leurs confen
comecememt, teurs, il caufa vne grande amitié entre Jes eftats:erreftoit moindre
ln étion des patrons et{cig.onuers leurs cliens , et pauures qu'ils prenoyé
Client fignifie en leur protetion que du pere enuers fes propres enfans tete client
celuy msg uéroïtIe:patr6 commefon pcre.Ety auoit des cas particuliers, où l'm
Louis la pretec- pouuvit vfer d'aucun indeuoir à l'endroit del’autre, fans encourir nt
Lun d'ynag- pheme dedetcitatiô et impicté:fi cémeil eftoit deffendu de faccufert
‘tre Fautrénÿportertefmoignage ; ny (uyurele party et ligue des ennex
de quelloïque cé'füt des parties : ‘eren écfte forte l'éllablifoir et pren
DEL EMIROQPE rat
elecordiée vniou des citoyens de Rome. Ordonnx &.efleut depuis, Zlefhi5 du se
enulecent Confeilliers d'entre les Patrices: 8 en fut le choix en celte #4 rom fr
nepremiecement il choifif le plus homme de bich d'entre tous, lequel # 4 Ki.
je bn Jicutenant és affaires de lg olice en la Gité,tandis Ai roitee- pride fic
daguecre;puis commäñda d'chacun déscartiers & bandésdechoï-
kelire trois hommes de chicune troupé géns remirquez eo noblef
qargez d'ans,& approuuez par lebr grande figeffe. Commanda encor
vesles courts de chercher neüfhommes,de chacune court, & cartier
lefguelles fuffent d'entre les premiers & plus fegnalez des Patrices:
sneuf, il adioufta les nonäte efleuz parles bandes & tribus pour eftre t
des luifrages, &meit ençor auec eux celuy que defia il auoit fait chef" :
lice en fon abfence,& par tél moyen,il parfcitle nombre de cerit
éilliers: & cefte alfemblée fut nommée Sénat par les Romains & les
d'icelle eurëét nô de Peres,à caufe de leur autorité & de Senaceurs, à Choix de
ide la2ge-pour ce que Le. mot fenex en latin;emporte autäc que vieil} DE ge
PR anoftre langue, Apres cecy Romule choifift trois cens ieunes hom- 5 pe ds
sdes plus nobles & illuftres , & qu'il cognoifloit pour les plus puiffans F0rPS C4 Rae
obultes, tirez des cartiers & bandes tout ainfi qu'ilen auoit vféenl'e-
Bion du Senat, à {çauoir dix de chacune troupe, & les tint comme gar- ne d
toufiours pres de fa perfonne. Ceux cy furent nommez Celeres, ceft à gear es dé
haftifs,à caufe de lagrande diligence de laquelle ils vfoient,executàs AP Rome
olonté & commandement royal Or le deuoir & office du Roy, eftoit
mierement de prelider aux temples & facrifices & faire tout ce qui e- Ve
feät & propre pour l'hôneur & feruice des Dieux: c'eftoit à luy aufft
re protecteur & conféruateur desloix, & couftumes du païs, & de uelle.ef
slespriuileges. & immunitez du peuple: Ea fa puiffäce eftoit encor de D Ph
moquer le Senat,d'affembler le peuple, & à la guerre d'eftrelechef,& } pince
jeral de toute l'armée . Et donna telle & fi grande puiffance à l'ordre … ; D de
mroire, que de toute chafe qu'on faifoit raport le Senat en cogneut & ru D.
onnalt fa voix, & auec telle préeminence , que la plus grand partie des pra à
D l'emportalt és aduis & confüultations. Au peuple il o&troya cestrois 4, "+
uleges de créer Les Magiftrats , d'accepter ou regetter les Joix qui fe: l x vs
ent eftablies , & de donner confentement à lagucrrelors quel Roy VS.
it volonté de guerroyer:non toutesfois que celte puiffance populaire
fabfoluë,que pour auétorifer l'ordünance tant du Roy que pps
ilne failluft que le Senat y meilt la main, & l'emologaît par fon con-
ment, Le peuple ballotoit non par tefte, mais par troupes & felon
is de plufieurs bandes, il en eftoit fait raport au Senit à fin d'en deli-
Mais depuis ceft ordre futrenuerfé, veu que le Senat ne cognoif- Le peuple
cunement des ordonnances faites par le peuple, lequel eftoit fcig. fut Big.
grain ,ratifiant. &c approuuant {elon fa fantafe ce quele Senat venoit de l'Empire.
hblir,& ordonner, En celte diuifô des affaires faites par Rormule fuit Celeres gare
pla paix,ou pour la guerre, les Celeres,ou foldats de fagarde eftoient des di Ray, |
unis pour en executer les mandemés, de forte que fil n'eftoit plus que: pourguoy 1
pque de conduire l'armée,on n'eftoit point en peine d’eflire touhours ex 4nfe *
aphaines,on que les cours & bandes £cillent choix de STAR TAUR s
| is
.
en à
Ofre
ut .
13 LIVREU TROISTESME
#4 de chefs pour la canalerie, veuquele Royauoircous (es gens prets |
La mt Latin quels auoyent la charge defaire.les lcuées de fagendarmerie, laquelle,
Miles d'os: noit toute enfemble bien,en point, & chacun eftant armé {elon {on rane
Vient. ualité.Il efleut encor mille oldats tous tr à a que pa
Maiefte du Gifoyent lenombre millenaire:il appella milites, Et À fin-de fe rendre.
”
grtoutes les fo
( qu'ils vi
rt Portie,,
Car tout'ainfi q
asefoit vn com
Ro Romain. iniré & honoré du peuple il fe veftift pompeufement portant l'habitec ngnerieeftoit le
al & autres marques defouueraineté, & ayant douzcarchers auec |, pidique. Rom:
haches qui marchoyent toufiours deuant luy, auecdes faiffeaux dev ir qu'ils les vou
ges,lefc quels repre{entoyent l'augure des douze Vautours, qui luy pr champs comm,
gerent qu’il feroit Roy de Rome, fi ce n'eft qu'aufli bien en cecy, qu
soccir,
Romans ont d'autres ceremonies, les Romains fe gouuernalfent felon la façon def
gon fils avoit eftés
prefque tout des Ethruriens,& Tofcans : lefquels eftans compofez de douze pe 1e 1e réuendre
apr des To comme tous obeïffent à vn feul chef, fi eft-ce que chafcun luy doi pres, cefle loy Fuc
(anse va Licteur, ou huiflier de {on cartier . Aufli le fiege royal, char try Pompilie adou,
phant & manteau imperial, defquels vloit le Roy Romain, & ad fibiift que lesp
tels & pareils ornemens auoyent efté pris fans doubte quelconque ‘ilsauroyen
Tofcans. conftitutions pour
FAflebafy… Romule encor voulant augmenter les forces de fa nouuelle citép@;;. condition de f
par Romule, nant vu honnefte pretexte de faire feruice aux dieux, entant qu'il fcit ire, & l'agricultu:
a quelle fin. ftir va oratoire dans vn boys, & lieu ombrageux , auquel eftoit loilibl@, bien loüer vn ho:
€ chacun de fe garantir & fauuer, ayant commis quelque grand faulte, f BL boidat & bon labo:
qu'il fut permis à perfonne de l'en tirer,à caufeque Romule faignan ll, fie de feparer
deuotieux, les pleigeoit, & receuoit à garant comme lesamys & hol es champs fuffent
Ly de guerre de Tupiter,leur promettant toute immunité, & qu'ils ne feroyent là yuant la couftume
touchant les Cunementintereffez de leurs ennemys: & fils vouloyent demeurer ütqu'en temps de
villesprifes, uec luy;illes faifoit citoyens deRome, & leur donnoit part au cha
Loy fur les ‘ & terroir qu'il auoit conquis par gucrre.Ordonaa aufli que Les villes
mariages. fes en guerre ne fuffent point ruïnées , ny miles en feruitude /pluftoi
Femmeefga- enuoyant des habitans de Rome, felon la portée dela region les fcilh
léea Fhome colonies, & filles de leur cité iouïffantes de mefmes priuileges que
# Rome. Romains, & eftans leurs concitoyenes . Or apres la mort de Tite Tücis
peine des fem uec lequel Romule auoit gouucrné les peuples Romain, & Sabin, ÿ
mes adulteres l'efpace de cinq ans, tourna fa fantalie à la police & aux chfes conc
pin deffindy nantes le fcruice des Dieux , faifant de belles ordonnances tant pour
aux femmes bien public que refpect de chacun en fon particulier. Feit la loy desn
Romaines, … riages par laquelle ilvouloit que ia femme eut communauté és biensm
Pobb.li. 6. bles & autres de fon mary, voire en ce m2fme qui eftoit facre, neantmo
CelieRbodig. qu'elle faccommo deroit aux façons de faire de fon efpoux, & feroit1@s
l5.28.cha. 6, ainfi dame & maiftretfe en la maifon, commele mary en eftoit re
Puiffance ab+ té le feigneur, & le maiftre. Luy mourant fans hoir, qu’elle luy faq
[ôluë des peres dat comme hericicre: & f'il auoit des enfans, que.ce nonobltant ç
Sur lesenfans/euft cfgalle portion auec eux de l'heritage , Celle qui cltoit ci
Lo de Nume uaincuc d’adulterc , laloy perméttoit au m:ry,-& parent de la tuer
Pomp.dero- fantafie. SOLE vx
geant celle de Celle quibeuuoit du vinefloit punie de mefmeque l'adulters,
Romule, femble que ccftce ordonnance ayt caulé la-couftume ancienne à
quels il permi
nten leur cité,
Etn'oublia point la
mulachres des Di
des feftes , facrih
antau feruice des D
out les façons de fl
iduite en Italie, ia
jon Latie, Denys de
uoit foixante Pre
ourt de la cité aufq
mtion des entraille
té vn propre Geni
Mice: mais le fimula
+: & partift l'anné
tveoir que Romul
humaines que diuin
neftoyent point fa
lement du royaume
ke, Son fucceffeur
zemoys lelonie
TIDE'L'EVROPE.I, 142
netoutes les fois que les’ Romainsentroyent en leurs maifons ; dés arts mers
jquépart Qu'ils vinffent;ils baifoyent leur femmes & filles à fin, com ”/71es def
bar Caton Portie, de veoir & tenter fi elles fentoyent point l'odeur du dax Ro=
Cor tout ainfi qu'ils eftimerent que la Corruption du corps, &des mains:ma
Lsefoit vn commencement de folie, & peruertiffement de fens;auffi cela fur à li
vongnerie éftoit la caufe de cefte deprauation, & de ft delavie cha: lation des
gpudique. Romule dôna aufli aux peres toute puiffance für leurs en- Zacomiens .
doit qu'ils les vouluffent chaftier;ou battre,ou les lier, & faire trauail. P/atarg.en le
champs comme efclaues, voire leur ottroya-il,& de les vendre, & vie dNume,
doccir. : dit qné ce 2,
gimflsauoit eftévendu par fon pere, & qu'il fe rachetaf,il ottroyoit R9 ne/8uf- *
wede le reuendre, & deux & trois fois,pour fon affaire. Et trois cens fr#f qu'on feit
res, cefte loy fut enregiftrée auec celles des douze tables:iaçoit que #cwne flatue
pompilie adoucift aucunement la rigueur de l'ordonnance , lors Les Prefires
eltablift que les peres n'auroyét deformais telle puiffance fur lesen- Æerculéens
jf'ils auroyent efpoulé femme.Furent faites depuis plufieurs au- /’apeleyent
cnftitutions pour la police, fi comme la deffence à tout homme de Pofiries,ç
econdition de fadonner à aucü vil meftier, & art mecanique: L'art Pinaries, vop
aire, & l'agriculture eftoyent permis à tout citoyen:& delà vintque Marc, r.des
rbien loiier vn homme; le Prouerbe courut long temps àRome,il eft Safwr.e.Fe
foldat & bon laboureur.Le Roy eftabliffant ei À loy,eftimoit chofe neffelle. li. des.
rfaiéte de feparer ces deux eftats, entant qu'il voyoit eftre neceffaire Preffrifes Ro,
Hes champs fuffent cultiuez, & qu’on fadônaft à l'exercice de laguer< Tite Line.li.
hyuant la couftume,& ftatuts des Lacedemoniens. Ecà celte caufe il .Ærice, fi,
lat qu'en pur à de paix fes citoyens ffadônaffent à cultiuer les chäps, gr regarde
quels il permiftencor le trafic,mais des chofes neccllaires, & qui defail autel,
nten leur cité, Des Genses y
Etn'oublia point la religion dreffant & baft:flant des temples, autels, vor Æpulee
mulachres des Dieux adorez par les Romains : à quoy il aioufta 1es:4# bide la de
pides feftes ; facrifices, &affemblées publiques, &toutautre effect éfrine de ple
antau fcruice des Dieux, deffendant toute ceremonic eftrangere, &r0n. De Kelle,
out les façons de faire des Grecs, fauf la maniere d'adorer Hercule vos. ,, 41
iduite en Italie, ia désletemps qu'Euandre Arcadien l'inftituaien la gwff.cite de
jon Latie. Denys de Halycarnaffe fuyuant l'opinion deVarrondit;que Dieu bi. 4...
woit foixante Preftres ordonnez pour facrifieren chafcun cartier,. Æalicar.l.2.
surt de la cité aufquelsil'adioufta les Arufpices pour tirer le fens & Féfle.
mtion des entrailles des beftes immolées. À chafcune court cftoit . Zwle gelle.
Bué vn propre Genie, où patron, & des miniftres quiluy faifoyent /r.1.
ice: mais te fimulachre commun & honoré de toute la cité eftoit L'an redwir
: & partift l'année en dixmoys : par lefquelles confiderations on e# 12.m9s
iveoirque Romule n’eftoitdu tout groflier, & ignorant les chofes p+r rompilie
humaines que diuines: & queles Romains,ainfi que pluficurs ont efti voy Macr.
'eftoyent point fañsrelligion &police, auantque Pompilieeut.le 1.des Satin,
iment du royaume: & celles furent les ordonnances faites par Ro- xl. |
Son fucceffeur Pompilie:en-feitplufieurs:antres,-& reduit l'an p9y Oud. es
buemoys felonie cours dela Lune: &-changeantl'ordre d'iccux, Fujies,
l No ji
VOI
à
6
IN
és
ç
ut
T'IDÆY L'EVRONP E. ; y : : 143
dolesüfqu'à leur liurer celuy quiauoit fait l'iniure f le pas le roque,.Z/efhé dm. à
shnd'en prédre ge à eux de punir des torts faits-aux Porsaà Ro
es &embaffadeurs eftrangers;de garder ce qui eftoit de bon:& legi-:"eper 7ame
méaccords&paËtions, ilsauoyent puiffance de traiter la paix;oude pie.
rompre fielle leur fembloit preiudiciable au peuple Romains; &cfle Creatise; cor:
enl. de l'armée,outoute latroupe du cäp,auoit fait & commis quel- prflence des
serime contre le ferment public, 8 foy promife,les herauxen ordon-ancier : Foci=.
vent & punilloyent les delinquans-pour purger la cité du forfait... Or- 4x @Me- :
ns d'auantage de faire dueil des.enfans qui decedoyent moindres de rénx 4eme:
ans d'sage: 8e de: ceux. qui paffoyent cetemps,il.ne vouloit qu’oncen «
Mat Le dueil finan autant de moys que l'enfantauoit vefcu d’années:le
long-termedu dueil feftendoit à dix mois. IL departift le peuple en.
erfes bendes & freriers, &:approuua les communautez des artifans,cô.
jesmaflonscharpentiers, teinturiers,cordôniers,conroyeurs,menui.. +...
mencftriers, potiers, & autres eftabliflant des ceremonies & feftes. il ol
jpres pour. chacun mellier des dieux, & iours deftinez pour folennifer Comenauré.
patron & tutelaire.Seruic Tullie fcit les departemés de toute la mul.des mefliers *.
de des citoyens en bendes, & centaines, & fut tel l'ordre qu'ily.gar- par qus cfa,
squeceux qui auoyét vaillät 100000. fefterces tinffent le premier heu lie 4 Rome. :
fous ce cartier eftoyent contenues quatre vings centaines, & cfgalla le Cou fus
nbre tant des vieillards que des ieunes,afin que les foibles à caufe de /e G. roy des:
ge fuffent foy tenansà Ro metoufiours prefts pour la deffence de la Remains..: ;;
Le quelaisuneffe fuiuities gucrres qui fe faifoyent. en la campaigne. Departeméé . À
vx vns & autres fut opioint de porter pour armes, le corfeler, bourdes Diz aines.
jgnotte,& bouclier, &autreschofe “snfiues,et allans au. combat 4 Rome. 5
it porter l'efpécetla halcharde. A cefte compaignicil aioufta deux. £rmes ana,
aines de manouuriers; etingenieurs quiauoyent la charge de côdui- siennes des
Jes machines, et pieces debaterie, etmarchoyent @nsaucun appareil Remsins.
nes et fans détfence. La fecondetroupe fut dr ceux qui auoyent le 74/7 ques Jins
defoixante-quinze mille fefterces iufquà 100000. ec portoyét l'efçu, 4 prefént no7
ion, et cuiffots,mais ne portoyent point de corfelet,auoyent parcil- Psenaiers..
armes offenfiues que les premieres, et difcernez auf fel6 la vieilleile, Les Greues.
verdeur de l’aage. Le reuenu de $o000.fcit latroificfme bäde; qui fut e>fohérers
pme la precedente de 20. centaines,portäs pareilles armes faufles gre. des anciens
etfoleretz à bandes de fer.La bande quatricfme eftoit de ceux quia-Romanse |
jet moitié moins de reuenu:que les precedens,et n'cftoyent tenus de ffoyér des Le-
r, qu'une iaueline. Lacinquie{me bande contenoit30.centaiucs, et mes,c: bades
Royent tous fonditeurs;ou gotteurs de picrres,aufl leurs armes offenfi- fabriles de fer :
dltoyent des pierres.evfondes, et les deffenliues vn morion laffé, et leur ensortile
bras vne rondelle syunt:troispieds de Diametreen facirconference: lar les iabes,
preportoyencilz vndurdétvne daguelôgued'vnebrafléefurleco- Getreurs de.
vit,et feruvyent d'apanscoureurs pour defcouurir païs,et fuprécie pierres, eo.
memy no fe renaut:bien furfesgardes Sous le cens,et departement cle seures pelites.
roy citoyét côpris les iououss.de Aicuftes et cornets, lelquels eftoict vo) Pelybe.
isen trois centaines; et la valeur plus haulte du bien de ceux qui e-
ent de celte communauté montoit à.#o000fcfherces, Tous.ceux qui
Nn ii
jai s
LIVRE: TROISIE SM €
uuafedu n'auoyent vaillaut celte fomme,eftoyent mis au.plus bas ranc, & au
pr np Tullie quitta le tribut, & les difpenfa de la guerre à caufe fa
enuers le peu: Extreme pauureté, Il.contraignit les citoyens à faire fermét de dire lepr
pl : chacundu bien qu'il poffedoit, de quels parensiilseftoyent fortis, qu
serméns des & combien ‘ilzauoyent d'enfans, &:de quel. sage ilz eftoyent,& ls |
citeyens. … de leurs femmes &t enfans, leur nom, le cartier de leur demeure, ou
Peine des par ruë où cftoit leur domicille. Et fi quelcun failloit à dire la verité de ceey
sures. il n’en auoit pas, meilleurmarché que de perdre fes biens, d’eftre veng
& mis en feruitude;apres auoir efté fouetépour fon pariure. *
ù La leuée de la fanterie eftant faite. & deftribuée, il feit vne nouvel
zkétin ge creüce de caualerie , y mettant. & enrollant les premiers, & principn
creïedels de la cité, tellement que ceux-cy iointz àceux que Romule auoitiy
:éaualerie créez, & que depuis Tarquin l'Ancien y auoit aioufté,. les ben
1 rois chofes KR
pc prift aufli no
fuzannuclz, le
“d'autorité fauF
branchages de
qufi quand Bru
tés les Courts 6
mis ouffrir que
: Ce Bruté-ac
noy-preftre, le
jeoyent iadis o
de Valereéftant
Romaine. montoyent à dixhuit centaines: à chacun defquels nouteaux genie, peuple ; or
mes on donna certaine quantité de derniers duthefor public poura Magiftrat fans
ter armes, & montures, & receuoyent deux mille pieces d’erain tous fit allegé des t
ans pour payement & nourriture de leurs:cheuaux: & y auoit des 14 plus prompt a
ues qui auoyent charge de fou: nir à lafomme pour les finances & Ou :fcheroit de f
de de la caualerie pour chacuneannée. fis aucune for
pfues tail. Enfomme tant les Cheualiers que pietons, faifoyent le denombremef ple efleut deux Q
lées à payer de 193- centaines,aufquelles eftoit gardé, & oétroyé efgal d'rit, "TA thefor public
nnença à eflire
M, prenans ( Co
lagendarme. 1° mcrite aux fuffrages : tellement que ceux quiauoyent ic :: :1; 4
rie. quoy portoyent aufli les plus grands charges, & pour recompence
noyent aufli le premier lieu à dire leur aduis aux affemblées publiqu di Theophrafte
Car Seruie aymant l’alegement du peuple; auoit ordonné que les. cer ps des foigneurs «
tailles, & tribut ne feroit point leué partelte,ains felon l'eflimati@, Le feftendoit f
. du reuenu, le fort fuportantlefoible, &leriche celuy qui eftoitté, que lors que
grand moyen, ny richeffe. Aurefte (felon querecite Denys de Hf,, dittateur d'e
carnaffe ) la premiere bende eut quatre vingts centuries de fanterie al à de Ia caualeri
“lefquelles la caualerie donnoit fes fuffrages,tellement q:e.au premiere à à fur les h
loiage,il y auoit nonante huiét centeines. Et d'autant que ce nombrefy
pafloit le refte de ceux qui auoient droit de fuffrages, iladuenoit que
que ce nombre accordoit,on le tenoit pour feur;legitime, & ratifié, que
le que ce fuff l'occafion,& tant grande fut elle pour laquelle.on eut
femblé la multitude.
Que fi, (ce que toutesfais n'aduenoit guere fouuent, )ce-premier
+arioiten opinion,alors la feconde bande citoit mife en ieu, & ainfifu
ordredes : Cefliuement les autres chacune fclon fon ordre, tellementque gueres
fiffrages. mais n’aduint que la derniere deuft vuider.le different de la diuerfitéd
‘autres. La figefle de.ce Roy Tulliefeitfi bien que ceux qui con
buoyent le plus pour le foulagement dela Cité,euffent aufli plus di
torité és conclufions de l’eftat és affemblées publiques, defquelle
goir que perfonne ne fut reictté,fi eft-re aue la-plus forte voix cor
toit és Cheualiers & centaines de la premiere bande, & regime
comme çeux qui aucient puiffance d'eflire, & créer tels magiltratq
bon leur fembloit, & d'ordonner loix &.de denoncer la guerre: defq
s&tributz desb
y, vn Marefchal
uuant &n la cité er
peu, 7 gr fbrat |
qu. ne For taff
,& pat. 2°5 d'au
quelqueftis 11 e1
iloyent, & abol
Senat & ordonna
trois, & àla fin c
Li my-chalfez, ot
bou l’eftabliffemi
Bic au peuplé le:
Lit unie de .eü)
pouuçgir des Trib
jopulaire. : 8e def
CDS LEVROPE be
Lo hofès Romule otroya dés le commencement l'autorité au-Pufimie du
apte. Mais les Roys eftant chaflez deRome , l'eftat & gouuerne- peuples Rome !
cat DH aufli nouuelle forme : car en lieu des Roys , onefleut des ottrogéepar |
! fuzannuclz, lefquelz portoyentmefmeornement ; & parcillemar- Roms.
ed'autoritéfauF laC'oûüronne, &la: robe Royale faite de drap d'or, yet de ce-
ybranchages de Palmes.” 1 RACE AS run 2 + oPlitergien
qui quand Brute obtint celle dignité auec Collatinen l’affemblée de lavie de pa-
tes les Courts & centaines , il fit faire fermentau peuple de ne plus lereTir.Lime.
is fouffrir que aucun fut Roy ; nÿ feul fouuerain en la cité deRo- Denys abc.
: Ce Bruté-accomplift le nombredé300. Senateurs , & ordonna Flore Pline
foy-preftre, lequel auoit charge de parfaire Les fecres & facrifices Jécond,
jeloyent iadis offertz parles feulz Roys. po
ke Valereeftant Confül,feit la Loy qui permettoit d’apeller des Con- Cep'ilere fur
hu peuple ; ordonnant peine de mort , à quiconque fintroduiroit #ômé Pabli-
Magiftrat fans le conféntement du peuple : & voulut que le peu - cole pour ere
fur allegé des tributz, auec Icfquelz on l'auoit oppreffé , affin que il gréd amy du
Lplus- prompt au feruice dela cité . Eftablift en outre que quicon- peuple.
tfchéroit de fe faire feignieur & tyran , que il fut loifible de l'oc-
fins aucune forme de proces . Et fut de fon inuention que le
ple efleut deux Quefteurs, c'eft à dire theforiers, qui euffent la char-
* Miuthefor public gardé dansle Temple deSaturne . Aprescecy on Puifäance di
“innença à eflire vn fouuerain magiftrat que ilz nommerent di@ta- dééfareur.
kr, prenans ( comme il femble ) l'exemple des Grecz, lefquels rainfi
dit Theophrafte aux liures des Royaumes ) efleurent pour certain
ps des feigneurs qu'ilz apelloyent Efÿmmetes . Auf la dignité didta- 7'hcophrafte
ne feftendoit plus loing que defix moys entreles Romains , n'ef- /.des Royat-
ton que lors que l'eftit branfloit fous quelque grande neccflité, C’e- mes.
jrau dictateur d'eflire les autres Magiftratz , & mefmement le grand
itre de la caualerie , qui apres luy auoit le droit de toute puiffance,& Magrfrsts ef-
menient {ur les hommes d'armes, & ceux qui eftoyent contenuz aux loue par leds
s&tributz des bendes. Le diétateur auoit encor , toutainfi que les éfatewr.oy
ys, vn Marefchal de carmp,qu'ilz apelloyenttribun. Lestroubles ffef- Fencffelle lis.
juuant en la cité entre les nobles:& le peuple ; furent cfleus les tribuns des Magiff.
peu," 19riibrat facré &'inuiolable & lequel tenoit tefte aux Côfulz, Kew.
qui. 2 Fo 1laffent la multitude : &n’eftoit permis aux gentilshom-
,& pate. ::5 d'auoir entrée à cefte dignité. La puiffance de laquelle a
quelquefcis ti exorbitante , quetout cftoit confüuz par leurmoyen
ifoyent, & aboliffoyent les loix à leur fantafie, annulans les decreuz Tribuns du
Senat & ordonnances confülaires, & cftoyent premicrement deux, peuple pour=
trois, & à la fin cinq en nombre . Encore aduint à Rome que les Cô- grey dfleus.
my-chaifez, on cfleut dix hommes, quiauoyent tours pui.fance, & Infolence
bour l'eftabliffement de l'eftat & promulgatiô des loix, & lelquelz pu- des tribunes.
Br au peuple les dixtables : mais c< magiftrat ne dura guere à caufe Les dix hom-
Li unie de eux qui y Faténtapellez , qui pénfans chaffer à iamais mes auec la
ouuoir des Tribuns de la cité , ffen veirent:chaïéz par ceftedigni- parfance com
opulaire. : 8e deflors fut drdonné'que ce‘que la multitude ordônne- Jlure
DE LEVROPES : r4$
pnfnité debelles & magnifiques paintures, 8e de tant plus Jes degrez,
sethault efleucz, de tant es images plus petites qu'eux, auoyét auffi
Ldiparence:.&.au dedans ÿ auoit yn tas & monceau de bois ec, & au-’
gholes combultibles, Aie que eftoit l'effigie au fecôd degré, & per -
udetoute efpece d'odeurs & chofes aromatiques & precieufes que
un des citoyens y portoit commeà l'enuy,la ieuneffe d’entre les plus
jx&illuftres alloit à cheual autour del'efchaffault, & fembloit que
bifent certaine dance & mefüre folénelle en fe pourmenant.Couroyét ,
fautour des chariots branflans, & ceux qui eftoient aflis deflusrepre-
pyentles perfonnes des princes plus grans & illuftres. Ce que fait ce- Demefme
uideuoit fucceder à l'Empire , ” ortant vnetorche au poing mettoit /ôrre fur pref©
Rule premier, & puis toute la multitude l’allumoit auffi par le bas, & la que deifié
me eftant efprife, on faifoit fortir vne aigle du’ plus eminentlieu de Æugufie Ce-
huit, laquelle on péloit que emportaft l'ame du Prince au Ciel en- /æ. 7:y Die.
isbras de Iupiter.Et l'Empereur qui eftoit deifié en cefte forte;eftoit liu.56.
flperftitieulement adoré comme Dieu entre les Romains . Et voila Quren vou-'.
pri l'ancié eftat d'ftalie:& f:r tout de la cité de Rome. Or tout ainfi dra veoir d'a:
dis l'Italie a efté eftrangement adonnéeà l'Idolatrie & fuperftition, Hantage ble.
feat elle embraffe trefreiigieufement la foy & doétrine des Apoñtres blond. en fa”,
wgers de noftre feigneur Iefuchrift, toutela Chreftienté prefque Rrme PA
cles ceremonies ainli que les tient la fainte Apoftolique,!& Catho-phanre.
x Eglife de Rome,aumoins enl'Europe, fi cen'eften quelque coing Heritage ef-
alie & en E fclauonie, & par la Grece, Mofcouie, & Lithuanie,que on ga/ entre Le:
l'erreur Grec. Les aifnez des maifons tant des Roys(quand il y en a- males en [he
bque des Princes obtiennent la fuccelfion de leurs peres, fuyuant la bre,
n de faire ancienne: mais entre ceux qui font de plus baffe eftoffe les Quef.re ‘que
ages l'y font efgaux entre les mafles,pourueu qu'ilz foyent legitimes. droit Municr.
hlie fuit trois fortes de droit, car elle obeït aux loix Imperiales,aux de pal.
kr des Papes, & + encore le droit qu'on nomme Municipal, & couftu- Degrez. de
x de chacun païs & villes, contenant des loix qui concernent lebien, #blefféen
jufit & immunité de chacune cité en particulier. Les iugemensy font /#4be,
tez diuerfement,entant qu en d'aucunsendroits les affaires, & police Hommses de
pmaniez par vne troupe choifié de iuges faifans droit au peuple, & ail- /Fawoir pri-
c'eltvn feul Poreftat, & Magiftrat à qui toute la charge en eftcom- fev en Ieslie,
La premiere & principale nobleffe y prouient desarmes , fiquelcun
é heureux en les pourfuyuant, & eft plus honnoré que les autres:a-
slefquelz font refpectez ceux qui fontilluftrez par ieur grand fçauoir
uncement aux bonnes lettres: & entreles fçauans les T'heologiens
sent Je premier.ranc,puis les Canoniftes , 8: Docteurs faifans profef-
de la Loy:le medecin y eft admiré : mais le gainglle fait plus refpeété
l'honneur qu’on porte à la fcience. Les Mathematiciens, Logiciens,
tonomiés & poëtes font reuerez des hommes defçauoir, mais le vul-
nentientguere grand compte: les Grammairiens font eftimez les Zes pref=
svilz,comme ceux qui f'enuicilliffent en leur pedanterie, & farreftent chewrs adms.
ruire les enfans. Les prefcheurs bien difans y font renommez,& ho- rez par l'7.
gridement,& font plus ouys &refpectez, à caufe de la fainteté, & salen.
side 1 ds Do
€
des LIVRE TNOISIESME |
pieté de la religionsque les oratetrs qui babilleniten va Sehar ; Hf id
. gaignent plus de pecuneque de bonne reputation, Lamarchandife..g
Quelz, #rtt- plus recômandée qu'en autre lieu, entant que le gainà prefent; aug}.
JeñsprifeX, ….queiamais, eft en pris &r grid sogue.Les aintresstaileurs, ou imaner s
en ltalie. des fondeurs, & burineubs y. fonc plus refpeétez que celuy qui cultiney
Quand il dit chäpstiaçoit que le temps paflé ce fut aux laboureurs qu'on dônoit 1}
Romains, 51 miere louange, Les Romains font prefque les feuls d’entre les Italiens
entend ceux fiagonnent à la pafture & entretien du beftail, & toutesfois leurs be
* de la Romsi- font mercenaires, & conduits d'ailleur pourtelferuice. Leurs habitsf,
ge. differents fel6 les païs, & prouinces,mais les Venitiens les portent long
larges prefque fuperfluement: & ceux de la ville y fontencor beaucy
… plus fomptueux que des champs & bourgades. Apres le Venitienleply
Céfte partie rentin & toutautre Tofcan fe veft plus mignonnement quelle refte dej
ditte Emilie talic:les Milanois ceux de la Romaigne Emilie!,: & les Geneuois por
of? Le pays du l'abillement plus eftroit,& toutesfois ils font fort braues. L'acouftrem
Patrimoine, ducourtifan à Rome furpañfe tout autre en longueur, & diuerfité de co
© Bolones. leurs, 1: Romain naturel eft fobre & modefte en fon veftement , leo
es mo- toutesfois à {a bien-feance, & gentillefle, & mefmement en la parured
f ge en leurs dames. Le Napolitain eft plus gentilment que fuperbementveftu, gl
ils,
plaift plus és façons des eftrangers que de l'Italie : De laquelle lerefey
fimplement en ordre,non que les habits n’y foyent diuers,veu que der
| ftre temps on ya veu vhe infinité de changemés au veflir.. Au Bolonoi
ne pee par toute la Lombardie les grandes dames fe plaifent fort de
ler à l'Efpaignolle, & les gentilshommes ayment l'ornement du F4
çoys. À Rome n'aguere que les femmes f'accouftroyent à la Tofcane.N
| pas long temps que les dames de V'enife portoient la gorge. fein, &.ef
\ les à defcouuert,mais à prefent elles le couurent, & ont des mianchesf
roy les Care larges, fi que leur habitimite aucunement l’Efpaignolle.Parles ftatues,
melstions S medailles anciennes des Romains on peut recueillir, que les anciens
Bailly des mé joyent point l'vfage de fe couurir, & affubler la tefte : voire ny de po
84% chauffes fincnle fldat, & gédarme qui farmoit lesiambes:& l'vn & l'à
tre eft à prefent pratiqué par chacun, mais il eft croyable que la coultu
de couurir fon chef u venu d’ailleursen Italie, ce quete mot-eftrani
declaire affez manifeftement. Iadis aufi les chemifes 8: pourpoints den
le,ou laine n'eftoyen. -n vfage,comme.on peut aufli voir par Les antiqu
tez des ftatues:là où à prefent c'eft l'habillement Le plus commun dehi
ncffe Le langage Italien n'eft point celuy que iadis , &routesfois non,
tout diffemblable, mais quieft corrompu & alteré à caufe des mots Bai
res qui y ont efté introduits en vn lieu plus qu'en autre felon que lesell
= gers ont tenu plus longuement fubiettes les Prouinces. Par la cofte d'
Jugement pey Îtrie prefquerout 1e peuple parle Venitien, qui.eft vne langue polie,
Jubril. für les pieute,& graue, & ornée de la douceur de plufieurs autres lâgues, à at
langues d'r- que c'eft le lieü où trafiquét tous les peuples d'Italie-tiadis ce langageW
tale. :... nitien éftoit plusrude,& tort mal-plaifantaux orcilles. 4
Ce font ceux. Leparler des Carnicnsauoifinäs]es ) R
du rriuli, langages, & ayant ne {çay quoy de éontraire à l'air des mots Etaliens:t
enr; Mantour
gran parler qui
quelle rudeif
din y ail paÿs
roifie des cito
omaigne, Raë
wine,le langag
tlncienne faço
ferque au nat
mais la frequ
e.Enla marc
pley parle plus
pouille Bafilic
klangage-dur i
Dies Napolitans,
molle, En fomn
d'icelles en ger
cs differente à
11GCS.
“DÉLEVCVOTE 148
puptispaiférit à Pouyt: Vers le païs Treuigian, à Padoue: Vérone, |
ré Mantous &c:Ferrare:làioù par tout;ceux des villesifone plusgra-:
Lan parler que les païfäns-& villageois. Le Lombard & Milanois a ne “
cuéllerudetfe groliere differente;aurefte de l'Italie au-parler : tou Zoneñge du
Sin y ail pas qui furpatle ceftui-cy en beauté de villesigeritilleffe, & Milanoi ©
oifie des citoyens;ny en honneftèté & fobricté dé vie. De ceux de Zembard.
Romaine, Ratcune; Rimini, Pefaro, Facnbe,Boloigne , & païs du pa-
winesle langage en eft doux & poly:le Tofcan éft briefen parolle imi
l'incienne façon des Lacedemoniens, & fiéd mieux’ ce langage à l'e-
gerque au naturel du'païs . À Rome n'aguerequele parler y eftoit
mais la frequétation des forains enrichift,& adouaift cefte groffiere
ffe.En la mârche d'Ancone païs de Sauine, & en la principaulté, le
pley parle plus rudernent,& groffement queau Duchéd'Vrbin; que
pouille Bafilicate & Abruzze, lefquelz commetoutlerefte d'Italie
klangage dur & contraint, & peu méflé de la douceur eftrangere,
Mia Napolitans, qui feftudient à parer leur naturel aueclagrauité Ef-
hrolle, En fommeé quiconque regardera les chofes:de plus pres, & iu>
d'icelles en general, il ne trouuera peuple ny cité;qui ne foit en quel.:
es differente à ceux qui l’auoilinent ; ainfi que dit Sabellique en fes
peades. Ertt . t ne
ON SERRE D FONT 10123 88 ie rs éabells, Be
|: pupais de Ligurie, où Genenis ; C7 anciennes façons de vie des nead.2. li,1,
Liguriens . Chapitre 10.
s ré SN | | Deftriprio du
A region de Ligurie, ou terroir Geneuois eft pays Genenos :
Mr la plus partraboteux & plein de montaignés, we Srrab. 5e
limité par les deux riuieres du Var, 8e laMa- Prolom. li 3...
AW cre: &d'vn coftéceint de l'Apennin;, & de ch.r.rab. 6.
KW l'autre du Po, duquelilauoifine la Tofcane. d’'Esrope.
[7: Fabie Pidtor tient qu'elle porta lenom de Li. Cuten en fes
: guriede Ligyfte fils de Phaëcon changeant origines Bere>
' md va V larin.[Noftre auteur; ou le 2.5. des anti.
libraire éfonttrompez;attribuans à Fabie;ce _Æmnie fur
Ù : qui eft pris dés fragmensifuppofez de Caton, Caron Thues
Mquelz fefgaye à fonaife [can Annie parlant del'antiquité de Genes dide. : à
pile de la Ligurie. ]JNeantmoins Thucididem'allät courir fi loing, De Ligurie
ece peuple défcédit iadis des Siciliens, lefquels poffederentle réps v:y Denys
plus partde l'Italie, mais chaffez par les Onotriens du païs Italié FHalyc bi, 1e:
kerent en Sicile qu'ils häbiterbnt(& nommbrét/ Ce peuple déi tout Leandre Bobo
bit fort elcharcenient:& Faddnneaugrauail poutigaigner. fa mifera moiremfen 1 ;
iseftant fon pars abottiahe enmâdeie pourbaltir&idreffeRnauires, pulres NUE
lesarbres font fi gros & Ar ps hu en'a qufonrhuit piedside our cecy ef".
ai create red aureft aan 8 quedesaitun duditpaïs fadon- pr# de Drde\\
LS ETS &ereparer fes nabireÿsles auttesva: sil. ni +?
nettoyer Les té rés, an que les pierres, & rochers n'empefchent-6.::98 * "|
AUDIT Hors FOIS PTS" Hototfoir Job0Qoiÿ-riburs À
LIVRE TROISIESME
Maniere de ny le labourage ny lé fertilité. des femences, ‘eftant le païfage fi pier
viure des an- que prefqueiline fetrouue morceau deterre qu ine foit acCompaigné
- cie Geneuoys quelque pierre:qui eft caufe qu'ilz font accouitumez à viure pauurems
vx Stra-. Sen grand trauail: & iaçoit qu’ilz fe rompent le corpsau Jabeur sf ef
bon:5. proufit qu'ilz entirent de fort peu de confequence . Ce long trau
Tite line. liés continuel exercice lesrend fort maigres,mais alegres, difpofz, robuf
2039. & puiflans : tellement que leurs femmes fouffrent efgalle’ peine que
w-ar.or b. marys, auec lefquelz elles fontententiuesà la befoigne + Leur plufs
9-delaguer- exercice fut iadis la chaffé,la fauuagine fupleant au default qu'ilz auo;
re Mactdeni- de fruits & feméces: Acouftumez de courir parles neiges , & afprete,
que. GenemeyS montaignes, ne fault fefbahir filz font agiles & d'vne force gaillarde
robufless robufte. Aucuns d’entr'eux en default de bled, viuoyent de chair tant,
meftique que fauuage, ayans la clere eau pour raffa 1er leur alteration
vfoyent d’herbages tels que leur portoit la regi6,comme ceux quiot
Fievrayemet fauite de bled & de vin,deux chofes trefvtiles à la vie des hômes. Leu
mdfle des an- fte eftoit laterre dure, peu fouuét dans les Cabannes, & loges ruftiquell
Maur: Gene- d'autres fe retiroyent pour eftre au couuert dans des grottes, & cauen
Weys.
Jà aufli robuftes que les hommes, & les hômes efgalloyent les beftes)
:. ! farouches en force, & d’exterité:tellement qu'on lit que fouuent leten
paité on à veu qu’vn Lygure maigre &cdeffait, vainquoit vn Gauloisb
& gaillard, & en bon poin&.. Ils farmoyent plus legerement que les
TÆrmes des … mains, & couuroyent leur corps d'vn long pauois fait àla façon Gaulo
Genemis an 8 vfoyent de cafaques ceintes fur les hanches:ffarmoyent encor depa
ciens. de beftes fauuages, portans l’efpée fort courte en guerre, les aucunti
- toyentles Romains en farmant.Cefte natiô eft encore faroucheeng
‘+ re, d'vngentil, fort aigu & fubtil efprit foitau maniment des affaire
Geneuois ado uez,ouau gouuernement de l'eftat militaire. Et leur plus grand foing
* nez, autraf: en la marchädife,courans,& fillônans la mer de Sardaigne, & delaB
G:alams. rie,fexpofans de leur gréaux perils dangereux dé la mer, entant quel
rine, :_ fouuét leur armement & aparcil n’eft que d’efquifs & barquerotes fü
bien les auteurs quiont tracé l’hiftoire tant Venitienne, Florentine,
Gemewis .… lanoife,que Geneuoifeil verra quelle gaillardife,puiffance, adreffe, {
grandz für conduite & bon heur à fuyuis vn long temps les Geneuois, lefquel
“mer.voy Sa- font veuz maiftres, & poffaiears de toute lamer du Leuant:voire qui
bel. Blond. mandoyent {ur le pont Euxin,ou mer maiour, &eftoyent redoubte
Machianel: Tanc;&cle long delaScythic:len'ay affaire de difcourir les guerres,A
©@ Coriren Etoires qu'ilz.ont faites, (& raportées:des: Venitiens combien de fo
l sv ah de. ont mis l'eftar dé Floréceen branfle;éont affuietty Ja plus part del
Milèn; queoñapelieencor lariuiere de Genesis. : : 2 24: 1 ‘1
: editefranée,cô Ê
Iflariedu jh Xe furferraÿ le recit des ifles:côquifés en laimer
settes a Le feguc, Chipre, Candice, Chio,& autres: & comme c'eft de leur faç6 qi
Jfat de Genes. renouuellement de la cité de Pere contigue de Conftäntinople, &kf
grand retraite qui foit de Chreftiens pres le grand feign. de Furqui
faites du feul art de nature . Et ainfi viuoient ils dés le commencem
fans apareil,ny delicateffe aucune:d’où aduenoit queles femmes eftoy
tesaux incommoditez des orages , &.tempeftes marines. [Mais quil
anecefurenti
nbouchemens
fil'auarice,am
brufque &c gue
y plusauancée
fin Marc.Ma
Line & remuant
soour fon fupo
feurs Princes, d
kleur, fans eftre «
Halifee, & (eruä
uple comme
belledefon inftit
eu degrés affair
, Ilz font efch
jinaire quelque!
fon braffée aue:
pis de Tofcane:€
nie, Maisone
his, duquel adui
autres difent:ou
jitvne colonie e
nt cenom,à ca
fur des Pieux de
omains déünoien
Hetrufques, mais
cél& richefes d
“tout va long e
pezenVirgile 1
| Lepewple gs
1 Fabuëile
int que l'efténd
d'h mer éneloft
il dires.qué toüe |
de par lés G:
iquelz auf fen v
once furent les Geneuoys qui conquirent la cité de Capha, qui eft Pere baie
nbouchemens que fait le grand Tanaï en lamermaiour, Bien diray.par les Genes :
flauarice,ambitiG, & partialité ne fe fuffent fourrées parMy ce peus:#s..
brufque & guerrier de fon naturel, Genes ne feroit rié moindre;mais Genewois (eg. É
plus auancée en force, & grandeur de puiffance que la fuperbe cité de Cæphs.
fin& Marc. Mais Genes n'ayant peu gouter le repos en foy-mefme, .Caw/e de l'as.
Line & remuante à tout vent de feditiô,embraffant le fecours des eftré meantifement
soour fon fuport, a fallu qu’aufli elle ayt fait voile fous l'enfeigne de des Geneuoir.
ieurs Princes, de forte qu'elle ne fe peut à prefent fe preualoir de [a S'abellique.
leur, fans eftre d'ailleur appuyée,côme l’auons veué de noftre temps sum 3 li
liée, & (cruât de proyeaux deux pl’ gräds Princes de l'Europe} 1... a
uple comme dit Sabellique,retient fa farouche façon de faire & 4 Geneuoss. m4.
belle de fon inftinét naturel,comme celuy,contre lequel les Romains firss de leur...
eude gräs affaires à l’affuiettir & tenir{apres l'auoir vaincu Jen obeïf. sarurel,
ke, Ilz font efchars 8 chichesen leur viure ; mangeans en leur viure Manethon es
jinaire quelque beftail,& dulai& & vfans en leur boire de certaine /ôr/fplemens,
ifon braffée auec de l'orge. plane lin,3.…
Pas de Tofcane:7 anciennes mr, façons des Tofèans. Chapiit,
"ES AA Tofcane,ou Tufcie region renommée & fameufe
FA @ d'Italie, a efté ainfi diéte (ainfi que plufieurs efti-7w/quefilz
Aé/ment, ) des facrifices, à caufe que les Grecs dient d'Æercul.uey
Suey peu facrifier,ou du mot Thus, qui fignifie en- 34/6, ç
cens,du
Lepeuple que s'hais eo lequel rant me | APT TR
péter # fon plaifir du la sé tr LEIES _ \
ont que l'efténduë du païs Tofcan courant prefquetout autät de ter- irg.Enne.r.
d'a mier éncloft des terres Dealiënes iufqu'aux Alpes. Orapert-il parles LÆnciens be
foires que tout Ié terroir qui eft entre les alpes 8 l'apennim futiiadis msites de ;.
bitépar les Ormmbriens,tefquelzen furent chaffez partes Thirrenes y &c:To/fanr.
cy par les Gaulois, qui auf eh furent depôlfedez parles Romains, de
fquelz auf fen veirent deffäilir par tes Lombards.lefquelz auécla faifie.
sie _. eh 17 Ooi :
LIVRE TROJSIEMÆE
Comme f'ejte. faifferent auffi leurnom à celle Proui nce.Et pour parler cn vnmot.t#
doit lenims… épiaht l'appellation,il faut noter que les Latins, Ombriens,.& Aufonis
de Tirrheues ankiens peuples d'Italie , furent nommez parles Grecz. fous le voa}
_ puiffance des comm de Tyrrhénes:ide forte que plufieurs ont, comprifela citédeg
anciens Té- nb fous l'empire Tyrrhenien lequel fut iadis de grande eftendue , cos
fçans. fe auf le peuple en eftoit fort puiffant ;_& lequel auoit baîty pluies
pyy Denys grandes & riches citez ; ayant grand puiffance ur mer & y commandye
d'Aalicar. &c'eft pourquoy toute la cofte dés la mer liguftique;iufqu'à Naples,
parlant des peu fen fault eft comprife fous le nom dela mer Tyrrhene . LesTofe
12: Jéigneu- furent duffi forts en fanterie : & les premiers quien Italie trouucrent|
ries de Toféa- fage des trompettes, inuéntion pour vray necelfaire &e proffitable pouf
nelis. 6 guerre.Le Tofcan a aufli efté celuy qui a fegnalé, & remarqué fes Chef
Insentions Princes, & Capiraines,de plufieurs enfeignes de grädeur , comme d'au
des Toféans des Chariots triomphans , des eftañiers, & archers pour lagarde dejey
smitées par” corps, larobe & manteau royal, les faiffeaux de verges, le fceptre d'u
dés Romains. re,& autres ornemens, lefquels les Roys,Diétateurs & Coniuls deRo
Tofians iadi ont depuis vfürpé: tout ainfi que les portiques & galeries des ail
Bénewrs. pourlarctraitte des feruiteurs & à fin que les furuenans fuffent à coug
ey Ærmebie ce que les Romains ageancerent en mieux apres la premiere inuenug
by... Ce peuple aufli cherift & prifa grandement les lettres, & fur tout à lac
agé fépps- gnoiffance & recherche des caufes naturelles, & la fciencé:&. folle fine
rut a vnla- Éition de leurs Dieux.Et leur principal eftude eftoient16s predi dos
bouteur. Pay far les foudres, & les Augures,& vol des oifeaux, tellementique chack
Ouid.bu. 15. féretiroit à eux entelle fcience, voire qu’encoreà prefentils f'en aydeé
de, Metamer- & font compte de ceux qui font adextrez à la deuination, de laquellceé
phe: Cicer. li. tr'eux fut iadis inuenteur vn nommé Tagé filz de Genie, lequel, ainfi(
dediui.. dit Fefte, eftant encor fort petit enfant monftrales liures de la fciencea
Les, Romains gurale aux Ethrüriens. 1ls furent aufli fiexcellens, en matiere de {ac
approunent -fices queles Romains , defireux non feulement de garder. la religic
la fuperfitio de leurs anceftres , ains encor de l'augmenter, enuoyerent par l'a
des Toféans. donnance du Senat dix des principaux enfans des meilleures mailo
de Rome, à chacun des cartiers de Tofcane pour y aprédre les cereme
nies auec lefquelles ils honoroyent leurs dieux, & dela vint ce peruenti
fementdefens , & folle multitude dedieux fous le nom defquels ledi
Sacchanales_ blefe faifoit adorer à ceft'bargardenatiô abufée eh l'erreur de l'idolat
… dolies 4 Ro= Tofcanc:C’eft de la fupéritition des Tofcans que tes Romains receuren
me: Ky Fit: celle abominable façô de feftes qu'on nommoit les-Bacchanales, infam
Lsw, lu: 39. 8c pernicieufes, & lefquelles par le confentement des gens d'honneur,
S,,Ænçuflin rent aucclaruine de leurs auteurs,oftées & abolies de Rome, &.de tout
cité de Din, l'Italie. Letetroir Tofcan eft bon, maisils le rendent ençor.plus feriill
lus. 18. chap par leut trauail & diligence. Us mettent deux fois lanappeleiour, &
13. traîtent fomptueufement & de viandes exquifes:en ces deux repas. Il
«plaifent à eftre nettement, & d'auoir de'beaux moublestapiferis, &; gAN
nitures deslitvaiffe!le d'asgent:& habits fompruqux-&:riches enfer
d'eftre fuyuis d'vne grand trouppe d'effafiers allans par ville, defquelil
ont grand nombre tant d'efciaucs, que d'hotmer delire fancheté
3
? micremêt rec
, &nourrisenl:
rembraffer l’herc
eur Romain, def
in (on ancienne
DE LEVROPE k us
von sen fomme cefte nation eft plus deuotieufe, voire fuperflitieufe en
smefme,que guerriere, ny gaillarde, (Ce bonfeign. Alemantalaif-
jsloïanges de la plus braue , & gentille Prouince, & du peupleautant
huit de cœur, & vaillant en guérre que l’Ltalie cognoiffe ; & fault
iedie, où qu'il auoit quelque pique particuliere contre les Tofcans
pitignoroit du tout quels font les hommes qui fortent du païs,qui
nutremps à feruy deluftre & ornement à toute l'Italie, foit qu'il fail- |
chercher les armes, 8 les grans guerres que ce païs a fouffert,tant cô-
fs Papes, Empereurs, Ducz dé Milan, Venitiens, Geneuoys, que les 72) Page ple-
sions qui ont efbranflé fouuent leur eftat, comme les ligues des Guel- "#7 Macchi.
L &Gibelins, les difcordes d’entre les villes de Pile, & de Floréce:de #/€7 Gwe-
ne, & Luque contre la mefine Florence, & encore de prefque toute crardim,.
Luftane contre l'eftat Florentin: fur quoy ie renuoye le lecteur, à ceux
fe font amufez à difcourir fur les affaires d'icelle Prouince.]
FE pela Lambardie,ymæœurs,@- façons des Lembards,co: comme ils paf=
férent en Italie Chapitre. 22.
en | OV T ainf que Boëfmeen fes recueiis,auoit ou-
l'blic cefte puilfäte, & victorieufe nation des Goths :
, &nourrisen la perfuañ6 apoftolià, fotbägrouteà l'eglife de dieu,
rembraffer Pherelle, d'vn L'ithet ipudié , FE d'vn Cast impolteur, as ”
eelimoniacle . Noftre auteur dôcayät allé fous filëce les Goths, n'a °° par
plus graiceux à l'endroit des LGbards,les faitz, & conqueftes defquels m/s
f notoires, qu'il y a peu d'hiftoriens qui n'ayent donné quelque at-
teäleur venuë, & pallage en Italie , veu que ce ontefté eux qui l'ont
allez long temps, & defquels vne bonne partie d'icelle porte en-
iprefentlenom , quoy que la memoire de cefte nation foit prefque
hilée, & ce déslétemps que Charles le grand, pour la deffence du
kur Romain, deffeit la race royale des roys Lombards,& remeitl'Ita- pus
h fon ancienne liberté. Ainfi que ces nations feptentrionales ont bg Roi
peu cogneuës par lés anciens, la diuerfité des opinions aauffi_ cité 7°"
deà efplucher & leur origine, & la premiere demeure.de leurs an- .
tes, ainfi ao amplement nous auons monftré,en l'hiftoire, &.
Goths, & de plufieurs autrés nations, & fault, ue le pourfuyuians en ms Hi
kde Lôbards: léfquels ce grand Aftronome, & Geographe Prholo- bu " : rh
Gi Sueues, & Alemds naturels 10rs qu'il dit.Or vers la partie feptét nn
Charlesle
ränd thaïle
es Eémbärds: À
CC
= *
LIVRE TROTSIESME
rt RENE POTTER" ” -laqu
orés, furhomiiét petis; les Sicimbriens , 8 au deffous ex A
Liqe L'ombardz Rébiene & poffedent la Germanie comniens «spas
racitbif. désie Rhin. Etüe cefte mefmie opinion eft Cornille Tacite enhif & que leur pi
d'Augs.l.2. d’Auguîte,tors qu'il pätle en cefte manière. A cfte caufe non feule enttribut au
Lübardz efti. Cherulce, & leurs compaignons, ancien {oldat d'Arminie prindier Terre. C'efl icy
+ mex, amor = armes, ainsencor du RP bye de Morbodue ;-les Sueucs,Sennou M fins, & tout
fé Aleman. Loibardz fe meirent de fon cofté, & fe preparerent pour Ia guerre, EEE" k laeuerre, $e)
liute dés mœurs des Germains expreffement:il metces peuples ef buste
turels Alemans, quand il dit.Le bon heur des Sennonsaccreuf fon ds fuffent en
& autorité, léfquels ont cent villages pour leur demeute:& eftans de en d'vn Elclau
Lébards vail. force; & bon nombre, feftiment eftre les premiers d'entre les Sueues M" mée des Wand
Lés, @- amxs où les Lombardz ont force en leurpetit nombre ; & aticienne nobMl ds mefne,qu
de liberté. : &'quoy que cents & enuironnez de plufieurs fortes » Gpuüiffantesn À compter leu
L fi viuent ils en liberté & affeurance , non en obeïffant à perfonne | rfmommé Gra
bien en les accompaignant en guerre, '& fe hazardant à tout peril , Ve
one de Sueuon I
ue cefte nation eft prouuée Alemande par deux fi remarquez a" :
de Ptholomée, & Tite toutesfois Paul diacre d’Aquilée,qui vi 4 “cie spé
paul.Diae, . autemps DidiérRoy Lombard, aymé & cheri de luy > homme fac gerir terre nouu
des gdfes des fes fecrets, & des principaux de fon Conféil, & qui n'ignoroit point| bterre infulaire de
Lôbarasl,1, {toire Lombarde, laquelle aufli il a defcrite , eft d'aduis &opinionte l'hiftoire Got
chap.2. contraire aux fufdits auteurs. Car voicy commeil parle’ en {on liure inniles, 8c qu'il dit
Lombards ap. Lombards :ayät defia dit que les Goths, Wädales, Huns, Herules,& " l'app ellation d
pelet auf. ringienseftoyent fortis de la Germanie ,ilaioufte: Pareillemen GE net vray qu
winniles. Winniles ceft à dire Longobards, qui depuis ‘ont heuréufemer À a difent qu'ils o
Ifles candina. Isle, ayant fource, & ge des peuples dela Germänie,{ 2 are longues, q
mieen La mgf Y'ifle de Scandinauie ( aflife fur la mer Baltée,ou Balthique)äfinderg : efoyent leur
Balthée. ucrnouueaux fieges, & terres pour y faire demeure.Iaçoit que l'on ou comme.
ne d'autres raifons de leur iffue, & pour lefquelles ils quitterent Le pig : ans Ltatinh
leur ancienne demourance , & de laquelle ifle auffi eft faite menton à es & lourd
Caufe de ls Pline és liures qu'il à fait de l'hiftoire naturelle. Cefteifle donc fainf LE Aion Lite lo E
fortse des 1o- ÿ'ay efté aduerty par ceux qui l'ont vifitée de toutes parts)n'eft ls (M, Ferdinand am:
bards de leur ment afife en la mer, que ceinte des flots marins , & arroufée deson EL] area
Île. del'ocean.Enicelle donc, comme ce peuple fut accreu en vn nombre ai eftoyent fo
multitude innombrable, & telle que defiail ne auoit affez de place ia qu'auo
fbor,e> Æ- les loger tous enfemble, furent contrains de fé diuifer ( comme l'ont ‘
sdu païs & du Di
Lombards renom
appelle Hteuo
tappellez en le
j& que ce mot
fon changemenit
bird,en lieu.de La
ble: veu que P
Lalic,les aoumnre
Vellés Paterculet
lsLombards:ps
gen chefsdes en trois bandes, & getterét le fort, laquelle fortiroit du païs; pourall
Lombards cn leur pourfuyure fa fortune, & y conquerir païs pour fon habitation
quereurs. que Celle partie à qui efcherroit de fortir pour aller cultiuerles chän
ftrangers auroyt Ibor, & Agion pour chefs & conducteurs, lefquel
ftoyent freres Germains en la fleur deleur aage , &clés plus fegni
& nobles detoute latroupe , &ainfiiroyent empoignér terre, &
Gumbareme. querir poffeflions, ou la fortune les guideroit ; & là farrefteroyentp
re d'Iber, €: y paffer leur vie. Ceux cy difans à dicu' & à leurs mys;6e parés, &il
Ægion fem- païs,fe mettent en chemin deliberez de ne viure vagabons guere long
mejluffre. ment. Or la mere de ces deux eftoit femme accorte, fage, & de grand
{cil, nomniée Gumbare, forr prifée entre les Bärbares; & dé la prud
| &
Fe
r 1 DE L'EVROPE, : 149
Lite laquelle les Lombards ne prenoient pas peu de fiance.
G fsenfans fortys que furent de l'ifle farrefterët pres la'terre,que les
soccuperent:lefquels voyans que les Lombards feftoyét1à ac- P#1/ Diner,
pk que leur puiffance alloit en éroiffant,leur manderent;ou qu'ils H.1.6h4.7.9.
afenttribut aux Wandales,ou fetinffent fur leurs gardes,affeurez |
neucrre C'eft icy que Gambare monftre fon haut cœur, & cf guillon-
fsenfans, & tout le refte des Lombards à pluftoft receuoir les condi-
ndelaguerre, &fe mettre à tout hazard, que fouffrir telle feruitude
d'tretributaires des Wandales,En fomme combatäs, quoy que les
sbards fuffent en plus petit nombre, fi emporterent ils la bataille par
en d'vn Efclaue,qui combatit corps à corps contre le plus uillne
l'xmée des Wandales. Vila çe qu'en tient Paul diacre, l'ayät apris des
nbards mefme, qui n'eftoient pas fi gruës,ny grofliers, qu'ils ne fceuf- S'axoenl'hie
bien compter leur origine, & le païs d'où ils eftoyent venus ; Saxon foire de D4-
prfurnommé Grammairien confent à l'opinion du Diacre, difant que nemarch.
rene de Sueuon Roy Danoys,il y euft vne gräde cherté de viures, & |
une l'on deliberaft plufieurs grandes cruautez pour fe depeftrer du
dnombre du peupleinfulaire,en fin ceux cy fortirent de l’[fle pour Zen grand.
querir terre nouuelle.Et voila quant à l’origine, & iffue des Lôbards hi. Gotthr, .
terre infulaire de Scandinauie:à quoy faccorde Ican Euefque d'Vp préface ch. 3."
enl’hiftoire Gotthique . Mais d'autant que Paul Diacre les appelle © bin, 8. pa
Énniles, 8. qu'il dit que c'eftoic leur nomancien, il fault {çauoir d'où eft 17.
mé l'appellation de Lombard, n'eftant fahs.occafion qu'elle leur a efté
, IL eft vray quetous les hiftoriens prefque qui ont efcrit de céfte Opinions di=
jon,difenc qu'ils ont porté ce nom, à caufe de leurs barbes. qu'ils por- #er/esfürle
tfortlongues,quoy.que d'autres tiennét que cela procede des Bar- #9" des‘ Lens
quiefloyent leurs Preftres , ainfi.que nous auons auffi dit des anciens bards,
çoyssou commedit Saxon, âcaufe qu'eftans de grande ftature, & de
defens,les latins les:appellerent.Longobards, c’eft à dire grans hom-
stupides,& lourdauts:mais ceftuy. en parle comme n'ayant guere bô-
afedion versles Infulaires de Scandie. Lazie chroniqueur du Roy &e Zaïie li. 12,
ip. Ferdinand ameine vne autre raifon, qui me fembleroit affez vray- des Migrati-
iblable, fi.ces Lombards qui habiterentiadisen Italie, & fen fcirént es des gene.
meurs,eftoyent fortis d'Alemaigne,ainfi qu'il penfe, & non pluftoft de
pdie,ainfi qu'auons prouué par letefmoignage ,.&.des naturels & voi-
du païs & du Diacre qui fçauoit lefecret des Lombards:Or dit-il que
Lombards renommez par Ptholomée& Tacite, font les mefmes que
appelle Iteuons,& lefquels pour.cftre prefque tous lsboureurs,fu-
rppellez.en leur vulgaire Dieland Warter, quifignifie cultiueur de :
& quece mot Land Warter,côme.ce peuple fut pañlé en Italie, fen-
fonchangement.en ce que les .atins.en lieu. d'ainfi parler, dirent Lon- Procop. lin,
birdien lieu.de Land Wart, mais cefteraifon.eft auflfroide,côme peu de lsguerre - : @
ble : veu que Procope qui viuoit.ains BAM EEE PT QU Getthiq. :
Julic,les nomme ainf,fans{e foucier de leur ancigtiltre de Winniles, Felée Pater,
Vellés Paterculenepaile fous: filéce lenom desce peuple, lors qu'il dit en l'hif.de- ”
lesLombardsipeuple frouchefurlamçlinefurie furent auffi dôptez ribere.
a
LIVRÉ TROISIESME
paul diser.b par lavaillance des Romaïtis. Etcombien que Wolpharig Laÿios RS cu flonanteitr
ur:x.ch4p:4 quede Paul Diacre recitant fa éaufe detelnom;fieftice que pourté y hf : fainé Mier:
Goddan Dies {ir du lecteur, iemettray mord mot, cequ'en dit le Diacreenl'hif,
des wädales Lombarde,& fonttelles{es pirolles Sur ce propos lesanciés raconi
fit lemief= vacfable dignede riféerque fes Wandales cftans allez Vers Goddanls
me que Mer- Dieu,pourie pricrdeteuroétroyerlaviétoire côtre les Winniles, lp
eure. : * blecachéenl'idole,leur refpôdir;qu'il feroit victorieux ceux qui lesp
uoir efté bien ch
Cofcil derrée miers il regarderoit au foleil 1euant.(Or failloitil que ce Dieu convie &occirent leur
à Gumbares auec eux veu ce qui fenfuit)Alors Gübarefadreflà à Frée: femme d Mailon fils du deffu
Gid4 denss Goddan pourluy faire pareille requefte,que les Wandales auoienfouillant,anima tel
la viéhire fon mary: & que Frée luy dôna pour confeii &ne l'endemain les feu leur honte, &
aux Lübards. Winniles fe prefentaffent en la cipaigne routes efcheuelées; & teurs y ruyuans les vaina
Lôbards dit Z ueux pendans par le deuant en façon de barbes, &veinffentauec leurs inort de leur Ro
deléur:ln-" ris rers te cofté d'Orient, où Goddan feroit en fencftre ‘pour repsriMrichiffans des deff
sbarbes. ceux qui il voudroit o&royer la viétoirs.Ce qu'eftant fait, comme) terre. En laquelle
Premiere demain matin elles fuffent au lieu afigné;/ Goddan les voyant, & regarde long du fais
rre-contre les
courfe des L6 ententiuement fur le point du iour,& at Jeuer du Soleil, il dift, quifd
bards. Pail * ces 1ôgues barbes. Et lors Frée le pria de donner toutainfi l'heur de:
diac.liu, 7. @oire à ceux qu’il luy auoit pleu d'ainfinommer:à quoy Goddan code
nt defia les Lom
kimond, & preflez |
e.1. despelles cendit & les Lôbards vainquirentles wandales. Lazie n'aoccafion delains de venir aux
Lombard.é> moquer du Diacre, qui racompte cecy comme chofe fabuleufe: mais ? Dieu, comme fes fe
ch:9.parlani tens qu'il fe faiche de'ce qu’il ne le chatouille, en accordant qu'on ls dl. lefquels ils cha;
dela 2: m:- : pelloit Land- Wardz du labourage:à fin qu'on les recognoiffe pour AtBiiteime demeure . C
rate", : mans:Car voicy que Paul aioufte:C'eft shofe affeurée & depuis les WilProcope;donna au
S'écode curf8 niles furent appellez Longobards à caufe qu'il laiffoiët croiltre leur bémbards l'Hongrie,
Empire, & regnoi
boïn qui à Ja follici
Pannonie,ils euren
rent fecouruz.par
palfe fous filence.
auoittant fait de
scaufe par le moye
des Lôbards. be, fans fouffrir que le fer leur touchaft au vifage,pour la couper, oux
Efilaues 4f gner,car en leur langue; land, frgnitie longs, & bards;barbe , & voyla
franchi par: mots du Diacr< fur le n6 de ce peuple. Mais auant 4 toucher aux ma
les Lamb. : ny loix des Lombards, il me femble meilleur de chercher, & difcourirk
Mode deiu- peu de mots leurs iffues,voyages,courfes, guerres, & conqueftes diue
rer des ansiés juant que Farrefter en Italie.Premierement donc {comme diteftilss
Lombards. … ferent de l'ifle de Scandinauie {qui à prefent fapelle Schonlindie, &e
Trififne … duroyaume de Suece)en Alemaigne,ou pluftoft és confins de Pruffie re fes femmes à ca
courfê des Liuonic;ainfi quedifcourt Paul Diacre:où dre cemeuré quelque temies,côme Narfez d
Lombards. prindrentla volte Mauringie, 1à où ayans faulte de foldats (à caufe qéibitiors leur roy qu
… Iean le grêd jes efclaues n’auoyent licence de manier les armes) ils affranchirent pldsitalis prift forces
hf.@nthi.h. fieursdeleursefclaues, anfquels à fin que la liberté demeurat ftable Maïs latin, Lôgin q
8.chap. 19. anente, ils leur iurerent fur desfaiettes marmotans ae fçay quel fe prefenter aux I
En quel tips parolles fur icelles, qui eftoyent celles qui donnoyent efficace af nou le païs qui eft
les Lombards 8 ce apres que l’efclaue,que i'ay dit cy deuant,euit gaigné le combat Bi cles fuiet,de M
Jortirent de gulier côtrele plus vaillant des Wandales. Apres cecy laiffans la Mar@Bergame,Brefle,]
Srandieo | gie;ils fe ruerent fur la Rugilandie;où farrefterét pour quelquetems@lomhardie, fous
_eréerentun: feiréc ces courfés fous les deux premiers chefs [bor; Agion,que l'Eut{ié; Alpes, Forli:& Be
A9. d’Vpfalie appelle Hobb6, & Achon:lefquels eflans decedez;les Lôba
Quatriefme fe fafchäs de viure fans M déprre t vn Roy, comme lesautres natiôt
cowrfè des fuft leur premier Roy Agelmôd,fils d'Agion,forty delaracé des Gug
Lombards, ges, laplus illuftre;entre les Lombards . Ce qui aduint l’an de noftre
ee depuis l'a ,
mêté 'E i ec
lie, & à la fin (à leur
Nes en pepe ET PE.
= n: = = = -
e? €
p né
. -NDET L'EVRMOP Env : 199. .
sans fonantetrois/dutemps du: grand Theodofe empereur; feanc: Zenifon 2.
bege ain? Pierre, Siricie, &cregnant Marcomir fur le, François, cG- A9) Lobard..
hoi-qu'Ibor , &-Agion foriflent de Seandie- auec leurs troupes. F4#l. Diacre
n43 6 ainfi ils furent dix ans (ous la shared ecces: chefs, puisfei-:hie1,chap.rr..
Roy le fils d'un des fufdits Capitaines. Laiflans les Lombards laRu- Cingwie/ne
sde païs Ruffien, vindrent demeurer pres le païs des Bulgares: & ce a: cwrfêdes
moir cfté bien chaftiez par lefdi@s Bulgares, qui les deffeirent en ba- Lombards.….
L &orcirent leur Roy Agelmond emmenis fa fille prifonniere.Mais Sixse/me
sion fils du deffunét, & frere de la F rinceffe captiue, cfleu roy,ieune cwxfe des”.
uillant,anima tellementle cœur de fes gens, leur mettant deuant les Lomberds.
né leur honte, & le peril de leurs vies & libertez-que les Lombards.De Le guerre:
uyuans les vainqueurs en fcirent tel carnage qu’ils fe vengerent, & des Hesules,….
jnort de leur Royÿ,&-de leurs iniures particulieres:qui fut caufe Me <> Lembads,
ichiffans des defpouïlles deleurs ennemys ils farrefterent aufli en. vey Procape .,
terre En laquelle fe fafchans,prindrent la route d'Alemaigne, farre- hyff.desGoths.
lelong du Khin,où eft à prefent la principauté du Palatir, où ils eu- @ Paxl.Die.
rre-contre les Herules : & de1à fen allerenten Mcsrauie: or a-.cre Lt.ch.13.
| rent. defiales Lombards embraffé la foy de Iefus Chrift fous leRoy. Septicfme… .
kimond, 6 preffez par les Herules,aufquelsil eftoyét tributaires, furér cowrfé des >.
ins de. veniraux mains, & fe deliurer de cefte feugitude:& fecourus Zembards. :
Dieu, comme {es feruiteurs.gaignerent la bataille fur les Herules.infisPeu/./i.1ch.
Blelefquels ils chafferét de Bauiere, Auftriche,& Hôgrie, qui fut leur 15. ado.
cime demeure . Ce qui aduint du regne de Iuflinian lequel. comme Ko.Lemburd.
rocope;donna aux Hlerules lc païs Iftrien,& de l'Efclauonie, & aux regnoit l'an.
mbardsl'Hongrie, mais auec tribut, & recognoiffance comme fubiets 325$... :<.:
Empire, &.regnoit pour lors fur les Lombrads Andoïn pere deceluy Husriefme
boïn qui à la follicitation de Narfez paffs en Italie. Durant qu'ils font cewr/€ de ce
annonie,ils eurent guerre.côtre les Gepides,pour Iefquels fubiuguer peuple es 114.
firent fecouruz.par les Romains ainfi que dit Procape, ce que le Dia- lie vey Puul
pale fous filence. A la fin côme Narfes ceft excellent Capitaine Grec, diac.en Jenr
auoittant fait de feruices à l'Empire, fe veit & moqué, & defapointé hiff.bru.2:ch.
scufe par le moyen de l'Emperiere, qui l'auoit menacé de le faire filer $.6.7.8.9.
refes femmes; à caufe que ce fcig.eftoit taillé, & auoit default de geni- 10.@-12.6>-
s,côme Narfez donc euft appellez les Lôbards en Italie, Alboin qui des geffes des
itlors leurroy quitta la Pannonie à fes amysles Huns, &.paflant au Romans li, 8
Italié prift forces, & fecoursdes Saxôs fes anciës amys: entré qu'il eft Pass conque-
is latin, LGgin qui eftoit lieutenant pour l'Emp.feterant à Raucnne fé en ztalie
feprefenter aux Lôbards;leiquels en peu detéps fe feirent fcigneurs par les Lom-
out ie païs. quieft lelong du Po,ayans fous leur puiflance les villes, & bardr.
elles fuiet,de Mil,Pauie, l'uri,Aft, Creme, Cremone,Plaifäce,Par. Les Lobards ,
Bergame, Brefle,Mantotie, Verone, & d'icelles fut dreffé le royaume ont reçue
Nombardie,. fous isquel cftoit compris le Comté de, Come, Trente 100.4n18
| ie, & à la fin(à leur grand
Apes,Forli:& Beneuent.en Ja Pontile:& iouift cefte-nation de cefte rralie.
jqueite depuis l'an denoftrefalut ;y2. fous plulieurs Roys & ayant
mêté Rss pt ju Er renouucllé plufieurs belles citez.en.
malheur/fattaquansan Paye, &enuahiffans
Î Pp ij
Didier Ro LIVRE TROISIESME
Lombard v9 Je patrimoine dé l'Eslife,iufqu'à l'an 773 que Chartes Te gräd Roy dep
,. deBhnd.en ce foilicité par les prieres du Pape Eftiëne affligé par Didier Roÿ L6ÿ
Pinelinatson Daffa en Italie, & lequel apres gräd effufion de fing rüina laracedes19
de l'Empire, Lombards,remift l'Italie en liberté, & ofta'les Lômbards de leur pig
Charles le ce,permettät neantmoins,pour quelque foulas du Pons pérdokl
gs ruiné roys de fanation, que le païs du royaume fuiet à ce e‘gent Gothique
deregne des jesL.ombards eftoyét veritablement Goths)füt à iamaïs appellé L5bi
obards , voy ajnfi qu'encore à prefent vous l'oyez nommer. Et pour ceftefta |
Platine en ls bartift la contrée par principautez & feigneuries, ainfi qu’on en vf
” wiedes Papts France, & que iufques à noftre téps les chofés fe font comportées ail
pisl.Emik yeu Milan.en Duché: Ferrare,en Marquifat,auffi bien que Mantoie}
bifloire de’ iggefent font erigez en Duchez,les Marquilatz de Môtférrat, Säluce,
France, Com Vérone, AÎ,& Anglerie tous dependäns iadis de H courône de Lorb
meleryan die, & nation delaquelleileft deformiis temps Que nous défcriuion
mé Lombard peu les mœurs & conditiôs des Lombards ; ef ans Goths & fortis du
dédié. mefine,d'où fe defbordans les Goths auoyént couru'toute la terre Rj
“Theodelinde. péenne,il eft ayféà prefuppofer qu’elles n’eftoiét guere differétes des
‘parie des L6= defquelsils eftoiét & parés,& voifins.Bié cft Vray qu'ils auoient quel
‘bards viwit difference en l’abillement,ainfi que pourrez recueillir vous fouuenant
du temps du ce qu'auons dit d@Goths pair cy deuant, & qu'à prefent ie mets en
‘Pape Gregoi- de Paul Diacre d’efcriuant l’habit des Lombards anciens: Car parlät dé
‘re férsommé Royne Theodelinde, femme du Roy Agilulphe il vfe de ces paroles
legrad: Pal pe la Royne fufdiéte feit baftir vn palais, où elle feït paindre quelque
Drac.gefles de l'hiftoiré;& geftes des Lombards. Oren cefte painture eff cleren
des Lombards,monftré que iadis les Lombards tondoiét leur cheuelure, & quels
b.4.cha.7. leur veftemens, & contenance, & habitude:Car ils rafoient tout leurch
Lombards 16 fauf leur deuant,ouils laiffoient croiftre les cheueux, leut tombäs if
du? [auf par. furles yeux, & le long de la face, & lefquels ils deftournoient des de
‘ledenant. . coftez du vilage en Sa Lis à l'habit ils le portoïent fort lars
péflement « delin,à l’imitation des Anglo-faxôs,eftédu en large, & diuerfifié end
cien des Lom- leur. Quät à la chauffeure,les foliers eftoyët ouuerts, & efcoletez pref
bards. iufqu'au bout du gros orteil,couuerts, &ferräs lé pied'auec dés courro
Ghaufiure … puis cômencerét vfer de ceux qui font coufuztout du 16g : & alläsäd
* des Lobards, ual,fequiperent de houfeaux, & bottes, mais ils aprindrét céla en frequi
Paul Diacr. tantles Romains. Eten autre paffage le mefme auteur môltre que cep
biu.x. ch.16, ple portoit des bandes de toile blanche à l’entour desiambes , enli
ne chauffeure,ainfi que leurreprocha le fils de Turifinde Roy des Gepi
Eépide.
bd gion c'eft fans doubte que les mefmes dieux Goths eftoient vencrez
© Goths ads ceux y, Veumefme que Mércure, ainfi qu'auons pro oféleur ferioi
roiët mefmes guide fousletiltre de Goddä:Et à cefte éaufe fr vous fouhaitez de fn
dieux. “Jeurs anciennes Idolatrie & f\ perlbition,rmœurs,& façons de faire, a
Ifle Scanilie- qu'ils émbraffaffent l'euangile , lifèz ce qu'auôns cÿ' évañtrecuéil
ne formillant Goths,à fin que rafrefc chat voftre memoire, VOUS 4yez fouuenance!
en diners peu. diuers, & grans peuples,que cefte terre Scandienrie à Vomÿ pour per
pla. Ja plus grand part de l'Europe, "#7
en lapre{ence d'Alboin ce grand Prince des Lombards . Quand
jigea par efcrit le
re à en fa memoi
es fur apellé E di
krez en Îtalie,aint
, voila les paroi]
buentre n0z mai
ues peuples tät p
ide de noz aétion
sordônances,cft
ne quiconque +
sin Pn Blue, en
mecondemnati
niera fuy hors la
biau camp fefleu
sur commander
ÿs enneceflité , 4
reealt cefte fault
fecond tiltre e
jconfeil ou publi
accufations pub
ntl'accufateur.,
iloit f'en lauer p:
ont, filne plaifc
elque amende.
me d' deniers
voir paycy de
pmpte des meurt
rentre elles, qui
ché à la perfôn
que fi quelcun
fait ne fen enfü
d'amende: to
tentent ces. crime
it pas fi doucem
5 *DE L'EVROPE.. .., : sl
4: Debeix des Lombards,…. Chapitre 13.
re R d'autant que plüficurs'hiftoriens, au refteveritables
Me, fe font eftrâgement efcrimez contre ces natiës Gothi * "" *
NÉE ques; & les-ont baptifés & du non, &'deleffaitd'ne ‘ " *
ARE grand e barbarie ; afin que les le£teurs voyêt qééquels "1" +
à que träfport les a plus pee que la vérité deüe al’hie ‘ ‘""
À dy ftoire, ie mettray quelques loix Lombardes;, pariets
RACE qu'elles on verra que ce peuple n’eft point barbare : , :
jiuut la vraye religion, gum les loix , fait iuftice, & ne foufhe qu'on Paul diac.li,
éeiniure à perfonue, Et affin qu'on ne die que i'ay fongé ces loix : Paul ? chaas.. ;
kreen l'hiftoire Lombarde en fait mention, difant': Ce Roy Rotharis C” baris fat
jigea par efcrit les loix des Lôdards , lefquelles il gardoit par le feul:v- trie Crée
re &c en fa memoire, & commanda que le liure, où elles.e oÿentcôte- gt La 639.
es futapellé Edit:ce qui aduint lan 77.apres que les Lomibards furent féent_4 Rome
Ch, France rè-
£g'ant. Dago-
bert.T'iltre pre
p, voila les parolles du Diacre. Et d'autät que ce liure d’Ediéts eft par-
suentre n0z mains , ien deduiray quelques tiltres ainfi que i’aÿ fait és
ues peuples tät pour le plaifir du leéteur,que gloire de l'âtiquité vraye °°”
je de noz aétions fi nous voulions limiter . Le premiertiltre donc de 4” 4 bix
sordônances,eft des crimes publiques:& d'iceluy là primieréloy por- Lôbardes fas.
quequiconque côfpirera contre le Roy,ou dreffera auéun monopole “Pr Rs
tre fon falut, encoure peril de fa vie, & foyéntconfifquez fes biens Er "#12 17 -.de
fnecondemnation eft gettée contre le feditieux, & confpirateur ,qui "#6 #44pe.
miera fuy hors la prouince. A moindre peine n’eftoitobligé lemütin 7% 4
jau camp fefleuoit contre fon chef, & general ordonné de par léRôy "+: 2:
our commander fur l’armée. V'oire le foldat ou bande, qui laiffoit fesa- + : :
senneceflité , & trompoit la FD par fa diflinulation , falloit que .
rgcait cefte faulte par l'effufion de fon fang, & perte iufte de fa tefte. CEE
fecond tiltre eft des fcandales: condemnant à gr. améde celuy qui Secôd tilre
jconfeil ou publique affemblée efleuoit quelque tumulte Puis eft parlé
accufations publiques,où l'accufé peut fe purger ar ferment : mais y
hntJ'accufateur, qui fouftint le crime au dir efté par iceluy commis , il vi.
iloit f'en lauer par combat :où.perdant, &c-eftant vaincu il éftoir iugé à° Zoydes cobars
rt , f'ilne plaifoit au Roy modérer lé condemnation parle moyen de entre les Lam
elque amende. Mis l'accufateur ettant abatu on le condemnoit à gräd Lards.
ume d' deniers moitié au Roy;le refte à la partie offencée.Vousauez
voir pay cy deuit que ces nations feptentrionales faifoyent fi peu de: us
mpte des meurtres & affaflinats ,\que vous ne trouuez pas prefquevne Tire troifie- *
rentre elles, qui cédamne lés meurtriers À mort; fi cen'eft que oneuft me des cofi-
ché à la perf ône du Prince. Ce qui fe voitau troifiefine tiltresodilelt rations des:
que fi quelcun coniüre contrée vn homme pour le faire mourir, 8&que mewrtres -
hit ne ffen enfdiue point ,céluy qui a fait la contureeft cbhdemné à 20. |
d'amende: toutésfois fault toufiours entédre qué ces hommes- cy qui
tenteht cés crimes foyent de libre, & fiäche condition, éér'on ne {e por: 7:
| | : lrre qua
it pas fi doucement enuers les férfs , & eftlauds. Auffitetiltrefüyuant #ris/ine. ::
oppiÿe
krez.en Italie,ainfi que le mefmé Roy le tefmoigne en la preface defes Boniface a.èt À
» 4]
+ à! Ce.
M LUZ M4 RSR Là 4 À AMEN s
DE L'EVROPE, ga
ainpour la reparation de:telle ruinc:& ainfi eft pourfüiuy furles bouc
eux, fur les larrons des moulins , & autres occurrences, iufqu'au cin- ::
ue éleptiefme : Lequel comprend en foy les degrez de. confangui- -
L de telle forte que la Loÿ les fait eftendreiufqu'au fepticf{ine, entant T'iltre ÿg,des
touche le droit de fucceflion : & autiltre cinquantehuit, eft faite dégrez, de co
ion du partage des enfans , où les baftards {ont receuz à ja fuccef- Jangninité %
non en cfgal auec les legitimes', mais ayans vne troific{me partic:Bié Twfre 58. les
ay que celuy qui naiffoit du Saftard,perdoitle droit de telle fuccel. bafards hors. |
n£ feulement luy faifoit on la grace de le laiffer en liberté, fi.ce n’eft ‘ons entre
elepere en mourant luy euft fait quelque donation, de laquelle il pou. Les Lôbards
Hiouyre à |
aloy portoit encor que là où les plus prochesparens d’vn hôme,com. 7 iltres9, des
vn ( oncle luy diroyent parollesiniurieufes, comme luy mettäsfus ce#/ése#le :
N eftoit né en paillardife:celuy à qui l'iniure eft faite, iurera fur les fain combat n'éf
Enangiles qu'il eft legitime ; que iuftement il fuccede aux biens def: prins ettropée
dzil eft pofieffeur. et ainfi fon bien luy doit demonurer,n’eftant point À
foonable que caufe de fi grande confequencefoit mife au iugement, &
jange de la fortune hazardeufe d'vn combat. Et le mefmc eft dit de
y qui querelle ce que vne femme aura eu pour fon douaire, & legiti-
, Voire fi le mary eftoit foupçonné d'auoir fait mourir fa femme , il
dtoit octroyé fe purger par ferment , que il n'eftoit caufe ny par {oy
par perfonne interpofée de la mort de fa femme, & ainfi eftoit abfouz
Pae-ufation n'eftant impoñlible que vn combat puiffe vuider chofe de
and confequence. dti | _ rie. 60. @
tiltres fuyuants font für les aquefts des freres qui viuent en e6mu- Gr des comu-
né, & des caufes legitimes, & permifes au pere pour desheriter fes en- maswrés des fre
s,ce qui luy eft deffendu fans bien iufte occafon, lefquelles il racom- res:e- des ex
telles, file fils à confpiré contre le pere, fil a voulu fuborner fa belle. beredations.
,oufeftaccoupléinceftueufementauec elle: & comme le pere ne. k
uuoit desheriter fes enfans fans iufte caufe, auffi Je fils n’euftofé don-
r, ny aliener rien des biens paternelz durant la vie du pere . Lequel e-
xt fans hoir , & fans efperance d’en auoir , fi par cas faifoit dona-
de fes biens à quelcun , & que puis apres fe mariant il euft lignée,
donation ia faite perdoit fa vigeur, & les enfans jouifloyent de l’he-
ie. Le foixante deuxiefine article emporte les donations:& parle 65, ,
icle , il eft aifé à voir que le mary faifoit proufit à la femme de og
gent que elle portoit pour fon mariage : car voicy les propres mots 2 pis sk
hloy .. Quiconque aura fiancé vne fille, ou femme defranche rufailes.
dition , & que les fiançalles faites , la foy promife , le fiancé
Rrera l'efpace de deux ans à l’efpoufer , dlsant les nopces , le
ps fufdit expiré ,. eft en la puiflance du pere , ou du frere de la
pme, ou celuy qui a en main fon douaire , & ioyaux , de con-
indre le fiancé à tenir promeffe : ce pendant le prouffit du retar-
ment demourera entreles mains de l’efpoufée, pour la faulte que le
ryà fait en l’abufant, fus Te |
is féfuit(ce qui encor fobferue & en Italie,& en Gafcoigne) fi le pere .
. *
Tilt, 62. des
LIVRE TROISIEME
ut oules freres donnétleur fœur legitime à vn mary, elle fe côtenters 3." ufccefion ef
T'ils.68.des qu'elle aurareceu le iour qu'on É liurera à {on elpoux, fans qu'elles À sh she
ans de tEMPS 5
; mopces inceffu- demander rien d'auantage . Aioufte le Prince les moyens, & à
enfés es déffé quels les nopces font deffendues:Ne foit (dit-il) permis à aucun d'efhe blé auec of
otre France:cot
dues. fer & prendre à femme, celle qui fut l'eff poufe de fon pere, ny la fil HA danevn he
© celle qui aura eftéia femmie:ny la vefue de fon frere deffunct: & fi Quiconque fà
"7 outrepañe l'edit, foit feparé d'icelle, & condermné à l'amende, & fn | a Dattra s at
T ‘he “ytdes bles confifquez moitié au Roy, & l'autre à la femme, Les folics de vai pe foie Fait à ceur
pailerdifés, difefont contenues en l’article 71. oùdileft dit . Que fi vne élan à eh cfplud
es faits à aUrUY;
delibre condition font faute de leur bon gré, & auechôüme de leur fo
: 8e calibre, que ce foit aux parèns dechañier la femme à leur fantalie: #
les parties faccordent de fe marier enfemble , neantmoins l'homme É
commis ce forfait l’'amendera de 20.fols enuersle Prince . Que iles
diffimulent le fair, & ne puniffent leur fille pour f'eftre ainfi forfaite f
raloifible au Baillif, ou Iuge de fe faifir de La femme au nom du Ro
en iuger felon qu'il plaira au fouuerain. Les rapts & violences, & il
plemens des baffes perionnes auec celles de plus hault lieu, font com
punitièsdes encinq oufix articles fuiuans, que ie laiffe pour euiter prolixité, & dau
crimes entre que les punitions y font:toutes pecuniares,par là où l'oncognoit ue
Les Lübards fe Toys aymoyent cftrangemét l'argent, & que l'œil des officiers vel
Faifiyent par les crimes,afin d’entirer cuifle,ouefle. Cy deuanteft parlé de prie
la bourfe.Til, confpire.contre fon pere : mais le tiltre des parricides exprime de )
9.desParrics. quelsil comprend fous le mot ,difant : Siauçuna coniuré la mort del
des. parent c'eft à dire, fi le frere à tafché d’occir fon frercou le neueu Cond
cle;ou aura donné confeil de l’occir, fi celuy à qui on dreffe telles em
ches n'a point d'éfans,que l'autre qui vouloit le faire mourir ne {oit
fon heritier, ains luy fuccederont lesautres qui luy ferôt plus Peu
rouuay-ie FOrt €
ur eftoit quitte
nm; ou prenant 10
Lntaux eftranger
Envie en France
tentr'eux iou fTc
mourant auec €
legitime,ne leu
klicence expreffe
principales du r
me,il eft dit, qu
lle contre fon ent
ofe femblable,ain
Etpar là on peu!
temps on à po
& que de notre
Keilles chofes . T<
nrdu fufdit Roth
se fangtque fil n'en y a d’autres que lefdits cô{pirateurs, qui pui
TRES der lepitimem ent,que ce foit leroy,qui luy Écced sa Pr Partharite (e feit
bon plaifir de la vie de ceft homicide, les biens duquel viendront à fesy ne dix ; tenant le
Lo rens plus proches,en default defquelz leRoy fen declaire l’heritier Mu l'Empire, &
rils 80.81. time. Ie laifferay à part les tiltres des meurtres commis fur les femmes auc css des 07°
cr 82. par leurs maris fans occafion, & d’icelles fur leurs marys : & de la loy "8" fur les Lo
côtre qui le Par
(ché ailleurs laiff:
resluy Chartes k
lance des Lom
Tult.83.ne ne vouloit fouffrir que femme quelconque tan Gditi
veu le qu'une che, &noble,vefquift fans sûre fuictte sa à sari ps Rare
éme foit en fe Yvn ou l'autre le Roy fen difoit eftre le gardien, &: feigneur & ques
foule puif[ace. Île elle ne pouuoit difpofer d'aucuns biens meubles, ou ntie :
» FEU a- la volonté de celuy fous la charge duquel elle feroit mife.Quät aux M fiennes, que fi
À 444 tres l'ordonnance portoitque:quiconque efpoufoit la ferame d'au il eut des filles
Celle boy eftors & 'hôme , & la femme fuffent mis à mort, fileft ainfi quetous deuxa re ainfi que feroy
, , < ‘
.. é ne er M hé à la faulre.Et fi quelcun trouuoit vn autre a cheucux efpars,
05. uec fa femme c’eftoit en ecir f
me c’eftoit enluy de les occir tous deux; fans qu'il end. & en Langucd
.Tike.87.88. eftre recerché aucunement, Le ne veux éfblucher, les tiltres des maria"? marié quelq
29. aan & fansie cofentememet des parens ny des efclaues aucnque toutes luy
Lo. fe ermmes HATRS >Ou des chambrieres fauoiries de leurs feigneurs, les pra Ins males Ce
5 mrts Jés en mariage : moins m aréfteray fur ceux qui decedoyent fans tefter, dt que les peres,o
que
| : DE L'EVROP:E, : 153
nafcceion eftoitimnediitement adiugez à la:couronfie : ny en - #44 le bien
res affranchiffémensides eiciaues:ny des achapts, ventes, 8 prelcri ditgé au Roy.
Easderemps s à caufe quela plufpart,, ane fçay quoy de commun, & 7ilf.90: 9.
bbléaec rioftre droit, & couftume.obfcruée en plufieurs-endroitz &:92..:
otre France:comme lors qu'ileft parlé desfaulfaires Ja loy porte ces Zilt.98.des.
Quiconque fins le cémandement expres du Roy falfifiera la mon- fswlfaires os
Mjou battra ; & higüreral'or, queles mains luy foyent. coupées : & le general.
Me foit fait à ceux qui font de fauceslettres. Cefcroit trop famuler Punitiens des
Lroudroit efplucher les articles des engaigemens,debtes, larcins, dom- faux monmy,
pes faits à autruy,& desichalleurs ce qui f'en obftruoit letéps pal, Vn eursen Lome
rouuay-ie fort eftrâge que fi vn pere decedoit,&iceluy futendebté, bardie,
Hz eRoit quitte des debtesen'affermant-que fon feu pere ne deuoit Cecy ef com-
; ou prenant iour affigné pour combattre celuy.qui luy demandoit, pré 7 tiltres.
botaux eftrangérs viuans en Lombardie laloy,eftoit femblable, à ce 100. 1or.
bnvfe en France en ce qui eft du droit d’Aubene:car vn eftranger vi- 102.c> 104.
tentr'eux iouïffoit de pareils priuileyes que les Lombards, tellement 7i/r.110. des
kmourant auec enfans legitimes;il les laifloit fes heritiers, mais n'ayans debtes du pere
iegitime,ne leur eftoit permis, vendre, aliener ny donner leurs biens mor.
licence expreffe du Prince. Etafin que ie comprenne en vn mot lés Des Æube-.
pprincipales du roy Rotharis,ie diray feulement qu'au tiltre cent dou ses,que Le lp.
ne,il eft dit, que nul champion foit fihardy d'entrer en camp de ba- nomme. w4-
ile contre fon ennemy;,portant aucune herbe charmée., ny breuet, ou regard, rilr,
ofe fembiable,ains feulement les armesaccordéesentrelesiparties, : 121...
Etpar là on peut voir combien les charmes ont d'effort, puis que de Tült.112. des
kttemps on à pourueu à ces folies par les loix,& ordonnances des Prin champions.
,& que de noftre temps nous voyons encor obferuer ces fermens en Grimoald
eilles chofes . Tout à efcient ie paffe fous filence pluficurs autres loix Roy des Lem-
htdu fufdit Rotharis que de Grimoald, lequel ayant occis Gundipert, bards occff
Partharite {e feit roy des Lombards,en lan de noftre falut fix cens foi- /6s prices, ge
nedix, tenant lefiege faint Pierre le Pape Vitalian , & Conftantin le /€ feit Roy.
irbu l'Empire, & regnant en France Childeric fecond du nom.Et diray Pal dixe li,
jelque cas des ordonnances de Luitprand fils d'Afprand, quicomméça 4.ch.18. ,
egner fur les Lombards l'an de grace fépt cens vingt & quatre: &. fut Lmprand
côtre qui le Pape folicita Charles Martel,mais le prince Françoys em Roy Lombard
fché ailleurs laiffa cefte charge à Pepin fon filz,qui chaftia Aftolphe: & fes ides loix
resluy Charles le grand Didier, fous lequel, (comme i’ay dit)finift la la.1. de fon
ifince des Lombards. Ce Luitprand meit celte loy pour la premiere regne. Paul
fiennes,que fi vn Lombard decedoit fans enfans males legitimes, & dia. fait
leil eut des filles,qu'elles tu fuccedaffent generalement en tout l'heri- gräd effat de
re ainfi que feroyent les males. Au refte que les filles à maricr allaffent ce roy. bi. 6.
cheucux efpars, & à defcouuert, ainfi qu'elles font encor & en Limo- ch14.15.€°
),& en Langucdoc,cefte Joy le monftre,difants-Siaucun Lombard, vi- 16.
nta marié quelques fiënes filles, & laiflé d'autres en cheueux en fa mai- Frllesa ma
que toutes luy fuccedent efgilement, tout ainfi que fi c’eftoyent des »1e sadis em
Ans males, Ce mefine roy, fuyuant l’ancienne loy des Romains ; vou- Lombardie
que les peres,ou les freres, fi les filles ou fœurs fefgaroyent en leur hô «lent en
“@ cheuenxe,
An: LIVRE TROISIESME
TEE, 48 nefteté y pourueuflent, & én jugeaffent aïnfi que bon leur fembler
bix de Lit- Er afin que on voye comme l'vne loy eft l'eclerciffement de l'autre
pr and ù auons veu que nulle des precedentes condemne guere homme mo,
Puifance des toutesfois ce Roy és ordonnances par luy faites l'huitiefine de fon res
peresfôr leurs barlant de celuy quiauroit occis ou fon oncle ; ou fon frere, ayant
1e. des biens, & fubftance du meurtrier,il aioufte à la fin du tiltre,commg
Tite. terpretant le precedent. Quant à la vie du meurtrièr , le Roy en diff
Ordonnances à fj fantafie, d'où l’onrecucille, que tacitement la a le condemne}
de l'an 8.til- mort, Autiltre quinziefme aioufté l'an neufiefme de (on regne; il lié
tre, 13. des l'aage de miiorité, lors que il dit: Nous auons aduifé que auant l'an 19)
Parricides. hommene foit point hors de tutelle,ny receu à adminiftrer fes biens, NN
Tiltre 35. des en faire aucune alienation , fi cen'eft que fon pere luy ayt lailfé quel one, "
MATE debté:d'autänt que lors,auecle congé de fon prince commandantei ie mener vie
fte terre,il pourra autant vendre de fon bien , comme il fuffira pour fi ut rs ji
faire À la debre du deffunét. Et pour monftrer combien il eftoit religi
Teffament il ajoufte:Ordonnons que fiquelcun moindre de dixneufans , tombé pe cfhantalleure
Pour les chofés maladie qui le conduife à l’extremité de la mort, qu'il aye congé d'ordi dl Ne A
Jélutaires per er de fes biens en ce qui touchera l'eflat de fon ame , donnant ou mp er 6
mis aux Mi faints lieux,ou à l'hofbital ce qu'il luy plaira, & iugera falutaire à fonanie en (és €fCrits
Paie & que fa volonté foit irreuocable, Voyez encor la feuerité de ce Prin dela gloire q
. Tiltr.22. des car parlant des religieufes voilées quoy que non facrées, il veut qu'elWoutT€ €n A
Nonnains … demeurent en la religion fans que iamaïs leur foit permis de fe marier CARS OPINIONS CE
on, & autorité
srité , & d’une
buer ceux defqu
uer, & amener
jles. UT
Cegrandracom
adouans (du no
kparens des Ro:
atenor (celuy
deur de fa sité).1
ndant en bons cl
tque toute celle
5 de ce Padouan
les Greczmire
voilées. Ordo (dic-il)tousles Chreftiens doiuét confiderer , qu'entre nous qui fomn
nances de lon dy monde, fi quelcun auoit fiancé vne femme, & ne luy euft donné qu
Ziefme dure anneau pouratres du mariage, & là dit eftrefiéne: fi apres celail en pra
£"° de Luit- yne autre; il eft condemné à l'amende felon la loy du païs:à plus forte
frand. *. fon celles quifont liées à Dieu, &à fa glorieufe vierge mere , fault q
gardent la foÿ perpetuelle, & inuiolable: & veut quele feul Prince d
gnoilfe de ce crime, & en iuge felon que bon luy femblera. Et d'autät q
… , Tesännaliftes chatouillans ceux qui n'ont guere leu d'hiftoires accufent
ROS Lôbards Roy, & ceux de fa nation de rebellion à l'Eglife,oyez ce qu'il dit au til
ons regie vinot & quatriefme, parlant de ceux qui font nais des nopces, & mari
ep ape chef illegitimes, & inceftueux : contre lefquels il faigrift, & confifque l4
de l'Eclifé. * bien:Nous auons aioufté cecy , d'autant que le Pape de la cité de Rom
Tibtr 24+ de qui par tout le monde eft le chef des Eglifes de Dieu, & de tous lesp
sex qi font ftres nous à admoneftez parfes lettres que nous ne fouffrions pointq
rex dems- telz mariages foyent faits en noz terres, & feigneuries. Ie pourroyal@f"""" FES pour
rage He guer d’autres loix,& façons de vie de cefténation , mais le prudét leGe@ nt IOU Ours pr
Junx. fe contéterade ce peu, &penfera que ie n'efcris pas l’hiftoire entiere, ifip"®mier mary. /
au fs 'étiléent éd aùté celuv'auia Gicleliure d des natoWraccoftant des E
pourfüis feulément ce que celuy quia fait le liure des mœurs des natio®
à mis en oublÿ;ne voulant que fi braucs nations que les Lombards, &uli°U0YEnt perc
tres démearaffent arricre: poyentnouuel
Jo A ntles Euganc
Ai l'arreft pour |
où premier ilz
fut furnommé d
ie talique, difar
Des Prnitiens, ©. leur origine, G+ Batiment de leur cité. : Liste
Ghefe 24jt AE
Lorna E feroit ce pas foublier Iourdement,f aÿant pourfüi-
GEAR uy d'vn fi droit fl la plus, part des peuples. & nâtions è
DREDLE de l'Alie,& Afrique:& efpluché ce qui efl de plus fin-
NOT gulier en Europe,nous laifiôs à part, &:comme chofe
EU aide vil pris la plus fuperbe ité de l'vniuers, & la repu-
MANN O blique la mieux ordonnée, & policée que l’on fçache
ENS auoiriamais eftéau monde, ne quiayt plus duré en vn
Laintegrité telle qu'eft celle delafeigneurie, & principaulté florif-
sde Venife?la n'aduienne que pouffé d’vne haineenuieufe,ayät tou-
Lombardz,i oublie çe peuple ancien, & maritime, lequela fucce-
une belle partie des Prouinces uiettesiadis à l'Empire Lombard,
necftantalfeuré que les Venitiens nous doiuent ce que ilz font,com- Femitiens à":
tans de eurpremiere fource & origine Gaulois, & fortis.d'vn coing prefént rien.
imefprifer denoftre Gaule. Et d'autant que Sabellique,homme qui nent sue par:
een fes efcrats iurer la guerre au nom Gaulois, veult priuernoz an- tie du pays
de la gloire que l'hiftoire leur accorde en ceftendroit, auant que Lombard.
koutre en la confideration des mœurs Venitiensnousameneronsles fabe/igmels,
ésopinionsdes auteurs, & yaioufterons noftre iugement, non fans.1. decad ride
on; & autorité vallable des hiftoriens remarquez & de grandeur, PA: Penitins
rité , & d'vne fort grande antiquité .. Mais pluftoft vous veux-ie enne. : :
puer ceux defquelz les enuieux du nom Gaulois farment pour fe-Zraliensen-.
mer, & amener les peres & maieurs des Venitiens d'ailleurs que des reuxduno
les. APP ee OAI RATER Gaulois.
Cegrandracompteur de fables, & babillard Tite Liue,pour ramener Tite Liue li.
Padouans (du nombre defquelzil eftoit) des fuytes de Troye, &les x. dés la cite.
kparens des Romains lefquelz il flatoit auec fon hiftoire, nous batift baffie.
atenor (celuy que Homereen fon Iliade prouve pourtrahiftre, & LÆntener tr4
deur de fa <ité) lequel conduit de Paphlagonie les Henetes peuple hf Troyé.
ndant en bons cheuaux, en ce coing du païs Adriatique, & defquelz Foy Homere
Brque toute celle cofte à depuis portélenom. Or voicy les propres en l’Iliade.
sde ce Padouan:En premier lieu, il eft tout euident, que Troye cflät Henetes peu-
les Greczmirentau fil de l'efpéetous les Troïens,exceptez Enée & ple de Paphle
Msror , tant pour cftre detoustempsleursamys, & ce que aufi 112 a- gomie. à
Miottoufiours pratiqué la paix & confeillé que Helaine fut reftituée à 5 rowt y wow.
premier mary. Aduint depuis par cas, & fortunes diuerfes, que Ante- rur d'on font
faccoftant des Henetes peuple de Paphlagonie,. lefquelzau fiege de donc defcédue
ieauoyent perdu Philemene leur Roy, & quichaffez de leurpays les François,
hoyent-nouuelle demeure, vint au recoing dela mer Adriatique , & gws JE vanièt
Ént les Euganées(lefquels fe renoient entre les Alpes, & laditte mer) du filsde He.
i l’arreft pour les Henetes:; & Froïens de fafuyte, tellement que le éor., |
où premier ilzfarrefterent-portoit le nom de T'roye, & tout le peu- Ewgancerper..
futfurnommé des Hencetes. Aux fonges de ceftui-cy foufcrit le Poëte pl. #driatie
italique, difant ainfi, biubob ol s1bass!-ni JUS £a api
M «
. al
S ilie Italig .. Duterrir Eugahée alérs 'éffèrt Troien
8. ui faymant Æntener dechal[é de fon bien
S'arreflaen ces lieux,@ Æquileu infigne
Ærméey arrius auec le [ecours fien.
Tremfà ne jh;
fait le com- |efueries de l'inuenteur. :
mœurs aux quelzne different ny en mœurs
Gäslos "ment fontilz didersen langage.
KA LIVRE TROISI
facons de faites 8 l'habi
euple!
ans ;'&c0
n
TEE l'originé du
ESM
Æuec les Venitièns tranpe forte, © dinine
Voyez vous qui eftes diligés recercheurs de l'hiftoire,& aduifeztese
fes de pres comme Liue f'abüfe, & ne pouuant éôduire les Troyens y
peupler lé païs Euganéen,d'caufe que Enée äuoit les troupes pour dre
l'Empire Romäin, il eft contraint d'emprunter la Paphligonie, &Hif
l’hiftôire vraye de ceux qui longs fiecles au parauant ;'auoÿ'ent peuplé
la cofte Adriatique, & les Carniens,Carinthiens, Iftriens, & Pannonie
ainfi quenous auons affez bien declairé ailleurs ; & pource n'eft befoi
de lerepeter fifouuent:& fid'aïileur ien'euffe trouué Liue menteur
Ænnie T4" fibuleux;ie luy eue laiffépaffer cé coup, &'euffe volontiers couuen
copin ef cel jeu pour celer' fon peu de diligence . Le ay bien que fie vouloÿ à
quifat les” fer foy à ce baltiffeur dé Gencalogies Annie en fes Commentaires iln
peuples a fa * à fable qui ne nous feruift pour vrayehiftoire,ny allufion de nom que.
pofre far l'abr ne raportaft foudain à la verité de la chofe: & m'eftonne que Fra-Le
… lwfondes : : re Bolagnoïs’eftant fi diligent recercheur qu'il ef, fe foit coiffé d'vnp
#08: reil bonnet de nuit,que fon confrere le Vitérbien, fi ce n'eft que ref
Fra leandre | fefuftainii efparé comme és autres:d'autant que feft ant apuyé d'vnf
4 D Mt ce pour fuporter le Faix de cefte preuue, qui font les fragmens{
oire de Caton, laquelle nous ef autant fufpecte,que défplaifantes|
mUM errehr. Ccbonreligieux pournefembler contredire à fon Anierfie péfoisd
inf in. lin, 20 Annie)ayant allegué vn autre Magalin de fables 'fçauoir Troguc,ou
Pobbe;lim.2 abregeur Tuftin,lefquels tout ainfi que Liue veut auâcér lé Troïehs,hà
cent la gloire des Gregedis ; neahtmoins font defééhdre les’ V'enitiens
Ja Paphlagonie, fous la conduite du traiftre T'roïen Anténor.Ce bonh
me(dif-ie, ayant allegué Tuftip, dit encor que ceftilluftre hiftorien G
Polÿbe eft de mefme opinion : l'ay féilletez lesliures de Polybe, &
tammentlepalfage allegué au fecond liure par les Bolognois,ou tant
fault que l'auteur die rién à fon auantagé,queil y contredit ‘éuidemimet
HA & duquel telles font Îes parolles : ftifant mention des Gaülois & de let
penitiens ref anciennes conqueltes:Les lieux voifis de lf'met Adriatique font hab
fermblans en par l’ancienne racc des Paphlagoniens. Ceux: Cy fapellent Venitiens |
,ny'en l'häbillement aux Gauloys , féil
cAprés Ah= Les Paphlagoniens font mis enieu ; tele Confeffe, & d’Anteñornÿl
tenor (ff1e-" Troïcns,pas Vrifeul mot, mais oyez que l'es
mir à fuft) ment font Gaulois:ä quoy tend cela ? {FéE n
tout le pays” Fil eft Paphlägonien, ç'ont cité depuis les Gaulôis, qui but
Eugante far queftans l'Italie peupleréntcepats, auMibien que la Romaigne &
pofidé parles belle partie de Tofcane, & prefque toute là Lombardie! ce quei
Ganlys. : Liue n'a ofénier, & Fra-leandre le déduit doctément en fon Italie,
CL
tu ‘
‘D
ementionn
pe ce font les (
Dire, & auancem
Le des enfans de
jeCifalpine, & 1
rauéc fes Troye
incogneu CÔme
Limaseneftre fr
pee fibuleufe:8
jrque fes Veriiti
wrope la plus bra
Mtles façons mofl
mages pour le P
dement, veulé p
bles, & la foule \
que Liue, & T
me chacun de for
fnger.Ceftuy pa
Le rents furlan
niésains les dit eft
defcendaz de leu
kPeoniens,lefque
scomenouuell
hy des contrariets
plus ignoransn
bre, & ne voulät al
pren difant qué le
zau païs Adriatiq
bonefe ainfi que n
entles Tofcans d
éplusfage,lequel
ieftoutre lePo e
bitez partie par le
lesmonts, & en !
Gaulois font p
nitiens il y à deux
re défcenduz d’a
quelz portent Inc
itdefcenduz de
auge Ahtènor,
lieux d'Htalie!&c
Blanocriture dès
mp
ileftudint dei
Ments,ainfi que
D'E L'EVROPE.. . 15$
Lvbele mentionne au lieu fufdit:& parle ainfi des Venitiens pour mô- Bero/êr. des
que ce font les Gaules à qui ce païs marin doit les premierStraitz de deflorar.
Dire & auancement. Mais que direz vous de Berofe qui fait fortir ce Fenetre flX de
te des'enfans de Phaeton, & d’n Venere filz d'Éridan Prince‘en la Eridan.
ne Cifalpine, & là deffus Annie füitnoftre party:entät que voyla An: _Ænnie fie
rauéc fes Troyens & fugitifz de Paphlagonie defapointez, voire du 2er96.
Hincogneu côme ceux lefquelz (ainfique croit Dion Pruffien) nefu- Dion Pruffiè
bumasen-eftre feulemët en ce remarquez,qu'Homere en a! ernbel lÿ nye que r4-
pee fibuleufe:8&ç ainfi Sabelliquele perdroit tout content, qui ayme mais Troye :
que fes Veriitiens foient fortis del’Afie eféminée ; que de la natiô 4 fé,
urope la plus braue, la moins douillette, &à laquelle encor reffem- Fénitiens res
tles façons mofles , & feueres des Venitiens. Oreft-ceaffez amené tiennent en.
bfages pour le party contraire, lefquelzne nous endommagent pas core le Éramte
dement, veu lé peu de fuyte de leur hiftoire, & qu'elle eft fondée fut ré ancienne
bles, & la feule verifimilitude,oyons ce qu’en dit Herodote, & lors des Gaulois.
iique Liue, & Tuftin prennent combat côntrele pere dés hiftoriens; Æersdote lis.
me chacun de fon cofté deffende fon fait, & fereuenche du tiltre de nommant les
fonger.Ceftuy parlät des Thraciés dits Siginnes les auoyfine des Ve- penitiens les’
fe: tenäs fur la mer Adriatique fans parler rié des Troyés, nÿ Paphla. Paphlageniès
ésjains les dit eftre fortis des Modes: & fi ceux-cy euffent efté Troiés rit:Zine ls.
defcenduz de leurrace,il n’euft ia oublié de le dire non plus qu'il fai& 9:dérs,4. dit
kPeoniens,lefquelzil dit eftre venuzen'ce pays Micedonien des Teu Le pais Venis
ns, come nouuelle colonie des Troyensen celle terre. Orfuisicef- rien bubiré”
hy des contrarietez de Liue qui ayant faiét ce peuple Tioïencraignant pur les Gau
plus ignoransne fe mocquaffent de fon peu d'aduis & fçauoir en l'hi los. %
bre, & ne voulât abiurer fon dire, & faire'vi defdit,couure fa faulte ail. s#r4bon lis.
ren difant qué les Gaulois eftoient Iés derniers & plus frefchemét ve. Ce ons ceux
raupaïs Adriatique pour l'habitér,ce qui aduint lorsque Bellonefe & dénes en
boniefe ainfi que nous'auons deduit ailleur, coniquirent l'Italie, & chaf Brera; ne-pet
tntles Tofcans de leurs douze principautez & féigneuries, Strabon a ple M puif-
plus fige, lequel fans y affcoir autre ingement,a dit parlant de la regiô fanres riches
ieftoutre le Po enItalic:Le refte fdit:il)eft delà le Po, or ces lieux fôt
bite partie par les Ligurés, partie par les Gaulois; qui fe tiénrient"&
lesmontts, & eh la cäpaigne,lés vns font Gaulois; les autres Venitiens?
s Gaulois font parens des autres qui habitent delà les Alpes: quant aux
nitiens il y à deux opinions touchant leur origitie: Aucun les eftiment
té défcenduz d'aucüs Gauloïs qui fetiennentle long de l'Occes, &
quelz portent mefimenom que ceux-cy.D'autres font d'opiniô qu'ilg
ndefcenduz des Henctes,lefquels apres la guerre de FroyePeltäs fau:
age Ahtenor, prindrent dé Paphlagonie atdnt'icuf courfe iufqu'en Pr" 4e
slieux d'Ytalie:& faitfent de eue prébue que ce peuple'eft fort ado m#tigre" por
Alanorriture dés IChetaux, detiquelle à prefere il ne tiénfiénit auci dire Les penis
Impteittiais tds 112 da AU Eat que ceu% rrens frtisde
ifeffudient decirer des mulets cmfafänt accoupler les afnes auec les P4phlagite ”
Ments,dinfi que dit Hôméte. di it é ss Cd: sisi
nn
Qgiÿ
LIVRE TROISIEME
sh …Laréce des muleti d'une grande VIgUeUr | Gaulois ; vel (
Hoemert.. Des Henetes à fouree cr 117 en ont "honneur. ; | refus Chrilt
A : [ \ ” ] } js voyez que T
Voire Denys le Tyran de Sicile,tiroit de là les cheuaux qu'il adem que ces peupl
Cheuaux lou: pour les ieux olympiques:de force qu'entre les Grecs les cheuaux VS; vainquirent le
A desHenetes tiens eftoient recommandez fur tous les autres, & euft cette race che ntàl'origine d
Strabes 4. line gréd bruit par longs liecles en érece.Mais la chofe eftant en fu rvoifinage a cfté
Jeultient les. &Strabon nous enliffiot le iugement,ic fuis d'aduis que pour lepk ulois : & ceux q
prnitiés dftre feuré (eftant la Foy fufpeéte de ces courfes fongées des Troyens ) née cout le trait de
fortis des arreftions noftre opinion fur la chofe plus que veritable, & laquelle yrefté l'habitati
Gaubis.… leshiftoriens fouftiénentæes Gaulois, fe faifans feigneurs de toute crie,
De céfeba-. cofte Adriatique, de la Dalmatie; & d'autre cofté de tout le païs auo{i Rite à monftr
saille,vey Ce- nantles montaignes iufques en Hongric,ainfi que ie deduis affez amie à prefent e
Jar. Commen. ment en Gaule. A quoy faccorde Strabon,quandiil dit:11 y à vne malle elt oriffan
li.3e des Belges,pres de l'Ocean, entre lefquelz font les Venetes qui con l'Empire de
Decesy, voy tirent fur mer côtre Cefar:puis adiouffe,'eftime quece font ceux memoire de nc
Frar Leandre quelz font defcenduz les Venitiens,& quiconduirent vne Colonie à de Turquie . Il
enfin Italie. mer Adriatique, veu que le refte prefque de l'Italie fut poffedé des ctoire qui n'ayel
Gaulois meil. 10ys, qui y paflerent de la Gauletranfalpine:telz que furentles Boies, ES Tolouze par À
leursguer- … nonois, & autres:mais à caufe de la fimilitude du nom , plufieurs les oFrançois)feit par
riers que ba- eftimez fortir de Paphlagonie , ce que iene voudrois point mainteodätez qu'il brufla
billeurs. : Voyez commeice grand perfonnage fen arrefte à la verité, fans fe foucéulie,& paffant là
Plufieurs païs de l'opinion commune de ceux qui aymoient mieux fonder leur origna bataille.
nommez, des [urvn peuple effeminé & chaffé de fon païs, vaincu par des arecs, quiodi C° Roy furieux
Gaule. (eruy de ioüet à tout le monde, pluftoft que fuyure ce qui eft,& fee pour la mx
Haly-carnaf feffer de Ja race la plus gaillarde de l'vniuers, & du peuple, qui biéfafndbyent des querell:
fe lix.desors. 8 fans efcrire f'eft faiét cognoiftre la frayeur & des crecs & des Latindiléequi pour lors
\gi. de Rome. & qui à conquis, & polfedé leurs terres auec telle gloire, & felicité akc5ca,& mit en ce
Cernill,Tacs- leur nom y a demeuré par plulieurs fieeles,ce qu'on ne peut dire(fné doué, Monfelice,
£a ls.des An: fongeñt}des Troïens:veu qu'Haly carnaffe efcriuant l’hiftoire Romaï@uites qui defiales
#ales. 13. donnel'honneuraux Grecs dela fondation premiere de Rome , quiilege l'en eftoient
: qu'il fçeut que les Romains fe glorifiaffét d'auoir eu vn Enée fugitif po Vcnife, & ceux d
chefde leur race.Cornille Tacite encorne diflimule point celte nat calte,auec leurs |
eftre defcendue des Gaulois, lors qu'il parle de la confulration faicte à R&&: fe fauuerent du
me du temps de Claude Neron fur la reception des eftrangers en la boutkitez de leur dem
geoilie & fenat de Rome:car voicy commeil en difcourt: Vous femblel Or y auoit il plu
peu de chofe que les Venitiens & 1nfubresfoyententrez iadis par forte Venife, qui fer
en la court, fi encor’ on n'introduit'la captiuité en icelle par l'affembl@ireiter quelques
Alf « pre. reccuë des eftrangers. “as RATS édetouttemps f
font pers vil : Quel plus grand honneur fçauroit on faire au refte de noftre ny qu'aduint le
Lege en gourr bleffe? Puis adioufte : Ce feroit bien raifon que ceux-cy pour eftre 1h, ce aduint :
&oigne on i4-. ches foientauancez au Senat,les Perès, & ayculx HR PS eflc cs nie pour paffer 1
- disfutle … duétsursdesarmées ennemyes de noître cité , &.ontmisnoz (oldats eux, quoy que
grand. cité filtrenchant deleurs glaiues, & afliegé Tule Cefar dans la: cité d'Al, Bins en Languedc
Ælexis, Que voulez vous de plus cler & euident pour recueillir ges Venitiense, fins doute le
Te -é pour la mor: du grand Capitaine AEtie, & qu'auffi les Goths,
"DE L'EVROPE. : 156
Gaulois, vob qu'iln'ya eu nation iamaisauant la mort denoftre fei-
rfefus Chrift;que les Gauloys, quiaye faccagé la cité de Rome: &
jsvOY6Z que Tacite racompte cecy des Infubres & Venitiés, pour au-
que ces peuples eftoyent defcenduz dela race, & fang de ceux qui ,/°.7"
svainquirent les Romains, prindrenc & faccagerent leur ville . Voyla 7 YPrie,
ntèl'origine du peuple Venitien;qué ie dis noftre,euefgard que tout F2 40
svoifinage a efté côtraine defe confelfer auoir pris acctoilt par lenom ‘#4 Comte:
ulois: & ceux qui fe font amufez à cfplucher l'hiftoire nenient point
tout le trait depuis Pole, tournant vers le Forly, & marche Treuifane
efté l'habitation des anciens Gaulois , qui de là pafferent en Ger- Dee de
nie. | acité de Ve
Refte à monftrer le commencement de celle tant fuperbe cité qui nife.
ble à prefent cftrelaforme &vraye figure de celle Rome ancienne, 4#file vais
dleelt Aoriffante, & riche, & non moindre qu’Athenes, lors qu'elle ‘Pr Les Re+
jtl'Empire de la mer Méditerranée, faifant tefte aux Perles, comme "4%:
memoire de noz peres,les V'enitiens ont fait contre le tyran effroya- P anlDiac,.
Be Turquie . Il n’y à donc prefque pas vn qui ayttant peu foit goufté l5.5.des geftes
loire qui n'aye leu,ou entendu quel rauage Attile, (ayant efté vaincu 4€ Rom.
Tolouze par AEtie general de l'armée imperiale fecouru des Goths, L'?Hf. Rymai
rnçois)Feit par cout où il affa, & quelles furenc les villes, & excéllen "4/06 /e nom
atez qu'il brufla,defmantela,mit à bas & faccagea,courant tout le païs #’Ewfrep. Vs.
ulie,& paffant là deffus fa colere en fouuenance du deshonneurreceu 1$: :
Blond.li.3,de
la bataille.
CRoy furieux, pollu du meurtre commis en la perfonne de fon fre. lin.de l'Em-
pre.
pyent des querelles enfemble, en vint en Italie, & afliegea la citéde A- Ce aduinf
lée qui pour lors eftoit le chef detoutle païs Venitié, laquelle il print, l'47 4 gra
cgca,& mit en cendres: n'vfant pas de moindre douceur à l'édroit de #55:
doué, Monfelice,Efté, Vicenze & Verone . Les habitans des citez de- 54 © r#i-
ites,qui defiales auoyent quitrées oyant attile auoit misle fiege à 4- # de la ville
lege l'en eftoient fuys en l'ille de Grade,où à prefent ef le Patriarchat 4.Æ7lege.
Venife,& ceux de Padouë auoyent enuoyéle thefor de leurseglifes voy fabellig.
ealte,auec leurs femmes, & enfans,ainfi que les autres peuples voifins De44.1.H:1,
fe fauuerent du tyran , fe retirans en ces Paluz ayans perdu leurs païs, 72 /-C édide
itez de leur demeure. biz. delhif,
d AÆquilege.
ateran li,
édetouttemps peu foigneux de remarquer les chofes au vray)fur le
ps qu'aduint le premier baftiment de Venife : mais quoy qu'il en
k, fi ce aduint au. premier voyage d’Attile lors qu’il laiffa la Pan-
ie pour pafferles monts, ce fut l’an de grace , quatre cens trente °°
pay Sabelig.
liu.1. l'Ene=.
deux, quoy queen die Volateran : mais fi ce fut apres la deffaitte des
ns en Languedoc, & au mefme temps qu'il pilla, & ruïna Aqui-
; fans doute le cas aduint l'an quatre cens cinquante & cinq, &
Polater 4r de:
dagegraphe
TUE : L'EV RO!P E.;. :. 157
conf veu leplant devos maifonseftreaflis, & dreffé.. Venife re-
anés, & pleineiadis de grand noBlefe touche de {es finages vers le
Le &Padouë, &cle terroir de Rauenne: vers l'Orient elleiouïft du
kr, de cftendue de lamer Jonique,;ou le Auz, & refluz d'icelle ccuure,
jcouure à diuerfes fois, & fucceéfliuement i: face des champs qui l'a-
frcot, C'eftlà où vous hebergez & y auez vos domiciles:tout ainfs
les oifeaux deriuiere, veu qu'en vn moment on voit voftre Cité
Wire , @& fou dain elle apparoitcomme terre ferme, & continente:
Jément que vous penferiez N cftre les Ifles Cyclades ,ou für l'inftant
ns voyez vn changement de face, & figure du païfage, D'autant qu'à Îles Cyclades
jrrefemblance, on aperçoit les maifons efparfes par l’eftendue fpa- /97 € la mer
jfe de la mer, dreffées ainfi infüulaires non par la nature , ainsbafties sw où Ær.
jhdiligence foigneufe des hommes. Veu que la folidité de la terre y‘ spelague.
Wiemblée ; & vnie auec des verges, & liens d'ofier, &necrainton
at d'oppofer vne matiere fifrefle, & legereaux flots dela mer, lors
tapefanteur, & effort d'vne leuée de pierre ne peut refifter aux va-
qui par diuers canaux fefcoulent en voftre cité: & y eft remedié fans
ougrand trauail, où les grans efforts , n’y ont peu donner fecours
lconque.
Les ri ont entre vous vne feule abondance, c'eft de fe nourrir à
Bic poiflon:C'eft là que le pauure vitefgalement auec leriche,vnefeu
ande contentant & les vns, & les autres, & que tous font logez de pa-
le forte, fans qu'ils puiffent auoir enuie fur la magnificence des bafti-
ns chafcun de fon voifin:& viuans en telle maniere, & auectellemode
b& attrempance, ils efcheuent , 8 x me le vice, auquel on fçait que
ps les hommes font fubiets . Tout voltre debat gift, & confifte és fali-
ken lieu de focz,coultres , & faux pour cultiuer , ou couper les fruits,
pmaniez les Cylindres, c’eft de là quetirez voître reuenu , entant . ,
lniceux vous poffedez les chofès miefmes que vous ne faites point : la Se? r6/:f
mnoye,n'y eften vfage que pour lewiure, & tout fruit fe raporte à vo- 77e des
fcience. ; Venstiens.
Ily peut auoir tel homme quine fe fouciera guerede faire amas d'or: _.. ;
n'y a aucun qui ne defire d'auoir du fel en faneccflité, & ce à bon Cohndre, cf
tentant qu'il n'y a viande quine luy doive fon bon gouft , & faueur. ronless_ pour
tftecaufe, les nauires ; lefquelles font liées à vos murailles comme aplanir Le el,"
beftes à l'eftable, calfeuftrez les foigneufement à finque quand 1e 2"##fre che=
fexpert fe: pneur Laurent,que i’ay enuoyé pour la prouifion des cho-J**
fafdites, vous en donners l'aduertiflement, vous y veniez auec toute
rence, à fin queneretardiez ce qui nous ft neceffaire par voz diffi-
dt entant que c'eft en vons de choifir lacommodité du voyage felon
lpofition de l'air, & du temps. Voyez la fimplicitéancienne, & le
nencemenit dé ceflé grande <ité qu'on eftime Fornement de toute
rope : & laquelle quand cecy futefcrit n’eftoit encore que baftie de
ÿs à la façon de Rome lors que Romule y drelfa ie premier fondc-
mt, reffentant plus fes cabennes,& loges ru res magnificence
on y'a depuis dreffé, apres que la cité euft cité bruflée “à d'autant que
as
Piure des 4#-
ciens habités
de Penife.
LA Es PUR RES à ru à TR
,. | ÿ & —. via ais sk sie
LE LIVRE ‘TROISIESME
HE:
nclque defo
= Jorschafcuny faiGitfon:logisde terre &:torchis:;ainfi quels che, ;
s Tate De- prefentoit', commeayans en fanrafie de fe retirer enileur païs dés Un # ire.iurifdiétion
sad.s.liur. 1 Barbares {en feroyent allez deleur terre.Mais voyans.que la chofe aoires, defquel
en empirant, &: que les Huns ayans fait leur courfé, kesLombard MR, & feigneurs d
oyent defia leursieux;:ils oublient le premier defir. de plus reto:rne ou qui eut des
térre ferme, & baftiffent Realte,qui à prefent eftle lieu principal del pheureufe vie,
té, & ou eft bafty le Palais Ducai, & le temple magnifique de fain@ M hinancantie. Et
Patron de la cité maritime. Dreffent aufli Grade pourde fiege de leuy ben l'homme, êc
, mat.aiafi qu'on le voiteftreà prefent:& en forme mefnagent 6 bien M. les honneurs, €
equele Venitien
tement du Senat
inne f'eft conuert
dludient à autre «
Ldela gloire del
Ltudefe monftre
Hequelagloires
: tes chofes comme defirans fonder (ainfi qu'ils ont fäait)vn fie ge durab]
ces peuples fugitifs, & amys, & de leur liberté: &.de Ja puritédelan
gion,& ayans donné quelque beauté à leur ville, foudain commence:
a tafcher de l’enrichir de bonnes loix, fainételpolice, & de Magiftre,
tinffent La main au gouuernement, defquels il nous fault quelque peus
courir au chapitre qui fenfuit.
À bcent parade de le
Des Magifirats anciens © mdernes de Venifé, © de La police amides,contens q
D id fer publie d'icelle. pooncitoyens. Et
ASS SANITLE v,& defireux de]
Si lon compte Chap. 25: s00S VN PEU, COMN
dé lafuye mileseflire. .;
premiere, ile | Orce peuple, con
1147. 485, ff E fault fefbahir fi on voitles affaires Venitiens fee, auffi en dreff
de la fèconde EN Xe bien portez iufqu'à l'hure prefente . Et fi en ofnguliere pruden
il n'en s que ( “AY censansouenuiron, qu'il a qu'elle eft baftie, iinn feul exerçaft pr
113. RSS ctranger n'y donna attainte par armes , iaçoit queMore bon, quelef
Penifenon ie È fe) richefles grandes qui fontenclofes dans ceft.enc@lx des affaires (air
maïprifé jar marin, foient affez fuflifantes d'allicher vn cœur motions, & partiali
effranger. NS ennement conuoiteux, & de les fouhaitter, & dede caufer la ruy
u à l'eftat de Fle
fule troupe cho
fen vnfeul lieu,ai
Jegouuerner la ci
Rome fouillée cher d'en auoir la iouïffance:mais quoy?elle n’a point eu fon commen
par le ang ment par effufion iniufte de fang comme l’Empire Romain, & lesm
d'un defes dela cité chef d'iceluy quifurent fouïllez du fang du frere occis parff
fondateurs. germain: auli le premier peuple qui emplift les ruës marefcageulcs
Tite urue.bs.1 infulaires de Venife , n'eftoit point le ramas de toute forte, de vol
Différece des & rauiffeurs dubien, & femme d'autruy , ‘ains vne troupe de bonscit il Confideré le do:
comencemens ens Ciuililez ; & aymans Dieu , qui fuyoyent la fuperbe., & cui: aufliaucyent
de Rome, ©: destyrans, & Barbares, ioint que depuis que celte cité eft baltie, our la queuë qui
prnife. ne fçache dire qu'elle ayt:efté abbreuuée d'aucune infe@ion d'errdfplufieurs fiecle
penfe no 14- iaçoit qu'en ce temps lèles herefies pullulaffent comme à l'enuy par ucique gricfue ty
mais infeétée monde. tsauoyent duré!
me en tous leurs
ge beaucoup
t{e font cftudiez
, & l'union des.
k guerre , & a
d'herefie. Donc l’affemblée debonscitoyens, la caufé quiles vnitenfemt
Monarchie la forme, &eftat de leur police & en fommeleur integrité, a eftéc
Fräçosfé pour fe d'vne telle felicité, & duréede leur ville, ainfi-queles François , p
quoy detelle mefies raifons ont veu la monarchie floriffante de leurs, Roys iulq
durée. noftreficcle , & laquelle durera ; G l'herefic,& guerre ciuie ny 0
FDELVE VRO PE 14:
uclque defordre : Oriaçoitqu'il y ayt eu plufieurs republiques;
nireiurifdition, puiffance, force d'a ; & eloire de Date
soirs, defquels ayent efté plus grands, &renommez que des ci=
Lx, &feigneurs de-V'enifesfi eft-cequeiamäis n'y cut citémieuxin-
éeouqui eut des loix plus faintes, & conduifant l'homme à vne bon-
| &heureufe vie, qui à'efté l’occafon aufli que leur gloire ne feft fi
binancantic. Et quoy que l'ambition femble eftre vn efpuillon na- smbirion
ben l'homme, &e que tous foyent pouffez,iufqu'aux plus fäints,à con- .£,;ln n4-
Érleshonneurs, & oublier le public, pour leur gloire particuliere, fi el en l'hoe
gqucle Venitienà efté detout temps fi bien bridé par les loix, & fur: ue.
jement du Senat de la ville que la longue ouftume de la modeftie: 31,4 fie des
jee f'eft conuertie en habitude naturelle iufqu’à cetemps, que tous
dudient à autre cas qu'a l'eftabliffement, continuation , & furhauce-
L de la gi de leur republique, fans que pas vnen vnefi grande
Ludefe monftre auoir rien de plus cher que le bien commun, ny a+
ble que la gloire de la fcigneurie:& fans encor queles chefs de guer-
bcent parade de leurs haults faits par.ereétion de Coloffes , ftatues &
hnides,contens que leur vertu foit painte en l'efprit, & memoire de
pconcitoyens. Et à fin queie n'efloigne plus mon dire, qu’il n’eft be-
,& defireux de pafer outre fur es façons de faire Venitiennes, tou-
sons vn peu,comme en pañfant leurs Magiftrats , & l'ordre qu'ils gar-
males cflire. ,, : Se TRS
Orce peuple, commede touttempsil à porté lenom de fage, & pre: sageffé rni-
nt, auff en dreffant ie gouuernement de fa cité , il y pourueutauec sienne dref
finguliere prudence, Entant qu'en premier lieu il ne voulut point /œwr l'efar de
n feul exerçaft puiffance à difcretion fur la multitude, & ne trouua fa cire.
bre bon, que le peuple (animal:turbulent & faétieux) eutle manie Effet populas
me des affaires (ainfi.que jadis à Athenes , & Rome, )à.caufc des re fort dage>
kions, & partialitez des grands fuportez de la populace , qui pour- rex.
t caufer Ja ruyne de leur liberté , ainfi que depuis en É ad- Floréce efela-:
u à l'eftat de Florence : moins farrefta fur le gouuernement d'v- see. c com
&ule troupe choilie d'hommes fages , pour arrefter la fouucrai- mene. :
en vo-feul lieu,ains de toutes les trois parties fut bafty vn iufte moy-
degouuernerla cité, & de policerles citoyens qui font membres d'i-
Venitiens €>°
amour enuers .
Leur patrie.
[Confideré le dommage qui aduient le peuple ayant puiffance fur Ponrquey les
W: aufliaucyent ils opinion que la dignitéroyaie eftoit dangereu- pensriens on8
pour la queuë qui la fuit, entant que nul païs gouuerné par les Roys refiife d'aueir
féplufieurs fiecles fans gouiter Je hanap amer, & de mauuais gouft Roy ir eux.
melque griefue tyrannie , d'où au contraire es repubiiques , & po- Meflunge de
usauoyent duré longuement, & floury & en temps de paix, & de gewnerneursé
re en tous leurs affaires. Les Venitiens donc dés toute faifon ont pemfe.
ga beaucoup la paix , que les troubles:de la guerre , & fur Pensriens 4
t fe font eftudiez que aucune difcorde ciuile ‘ne troublaft leur e- mysplusde |
, & l'vnion des citoyens , non que pourtant ils mefprifaffent du Le paix, que *
l guerre , & appareil d'icelle én ce qui touche Ja marine , veu dela guerres
, KRr.i)
x: LIVRE PROISTESME
que l'affiette de leur ville n'eft ésmode pour autfe exercice d'ârmuig mdeidis Fut cell
de pied, foir de cheual dequoÿ auffi ne fünt puere aidez, iufqu'à cn MR rabans ROmait
on fes a veu agrandis en terre ferme du cofté del'ftalié & Efctationie Eu peubie là où
en départant leur poliée, ils vferent iadis dé telle modeftie, & fo or in culeicu
| … meflange que leur republique porte la marque & d'vne principauté, oublie Déuant
Legrand Con je, &e 1e gouuernement Ariftocratique, & d'Vne troupe choifie de pen giccompaignez
fille qui cë. bien, 8 où le peuple femble auoir quelque préerinence. Or le fous asagnie,ou ( elle
pole a Persée qui ordonne les loix, & d'où depend l'autorité, & du Sénat , & de to deux tefmoing:
Lefimple peu refte des Magiftrats, et le Confeil : auquel affiftent les magnifique mes donnentat
ple ne doit 4f° toute la nôbletfe de la cité ayant attaint l'an 25. de leur age: voire en) gr de quelle me
ffler au grd qui y entrent à plus basaage felon le droit & behefice du fort, & bal pe d'autant que le
Confab. k ge Qu au peuplo & ceux qui font de bas lieu: & non nobles , il fé v'afferment pa
Æutrrité@” donnédés le commencement de la cité, que nul de la lie, & mtultirude bneué de chacun,
poussoir foune bulaïre,futreceu à ce Confeil,en lavolonté, & arreftz duquel gifs les parcns iurer
“rain du cofeil forces, & autorité fouucraine de l'éftat dé la Cité. etant tout mis!
Quels font les …. Or Pappellent ceux là gentils- hommes entr'eux,cèux qui oude fu'au quatriefme
ml leserd o% Ou par vertu fé (ont rendus fegnatez &c illaftres, ou lefquels ont fait ol des nobles qui
leur vient Le qe grand iéruice à la AIRE , defquels lenombre en eft prefqu citoyens font:m
noblefe. ny à Venife,& ou les cftrangers ayant fait pareil deuoir ont efté aus deuantluy; en le
quel yaautant de
rits, chacuñ aya
sbalotes eft d’or,
letdesnoms, & d
orleieunehomm
Patrices, & rec
corporez &receus. Toute celte affemblée donc de citoyens qu'onnc
à …… mele grand Confeil, & duquel depend, & le Senat, & la puiffance qu
Zeconfeil À tousles Magiftrats, fe raporte à l’eftat populaire, & Democratie quil
Ba figure de l'e vne des parties des gouuérnemens des eftats . Quant à 14 dignitéroy
fat populiére elle y eft effigiée, en l’elettiô du Duc;auquel on ne limite point deter
Le Duc Vens- pour tenir l'office, ains il "4 eft à vie, & lequel eft obey comme wn R
tien porte La gardée la grauité, & maielté deuë à telle puiffance:fi bien que les toi ée, i i
k et Hance: s toix Mrenrée, il eft reie
figure royale. publiées fous fon nom, &les patentes, & defpechées, AA (ous l'aire fi ce n'eft que
autant qu'iceluy: =
'eftre fait bourg
icelle. Etaduena
our abfence ou qu
ublic des Bourge
Prince Vent” 8 autorité du Prince, quoy que bridé par l'autorité du Sénat. L'Arifl
.…#ien df bnidé tie, & gouuérnement de peu d'hommes, & iceux fages, y eft painte en!
par le Jenat. femblée du Senat & magiftrat des dix homm:s, (nôminez'entre euxC
: Caps de dieci de Dieci) & du Confeil des priez {qui eft dit à Venife Gonfiglio di}
«ef la forme gai lefquels font comme les maiftres de requetes en la maïlon de
« de Eee te Roy d'autant que c'eft à eux de füre Jes raports au Senat 14 fintroduififfenrt
cr “# .— Chantles chofes qui concernent l’eftat, & profit de là republique, & Bonime fe prefentai
Configlso dy gneuric. ; * iraduocats n'én
pregatr. ‘Voila quant au gouternement, & comme il eftmeflangé des trois ke au conftildès q
ef nobleffe; 8 pa
ipate de fon droi
ent du corps du S
fojgneurs de Ja
bfnt du feñiat il ff
eniugement ’ i
uthefor publié en
Enqul sage tes de regner,à fçauoir Monarchie, Ariftocratie, & Démocratie, Rd
Je recewz.. veoir quel ordre on tient en receuant les ieuhes féignéurs qui brig
| ëx. fre pour pe aa prit au grand Confeil, & lefquels on y reçoit/s
44 cofesl me dit élt) moindres de vingt-cinq ans, po cé n
mr Era 3 gt-cinq ans, pourueu que cé ne füit pl
wocats de Ceux donc qui veulent paruenir à ce ranc, fe vont prefenter auMl
Penife qu'elle ftrat,lequel à pour fa charge principale;le foucy de fie obferuerlés
puifanceent, de larepublique, & lequel on appelle le Confeil des’ Aduocats . Me propos dutvüife
qu feuls peuuent accufer, n'eftahe permis à Venife à perfonne prifBiffemble tous les
e l'eftat d'accufateur deuant les Luges:& cft méfine l'autorité de es afaires Le requi
: 14 DE L'EVROPE., , 159 Po
que iedis fut celle des Tribuns du peupleà Rome: mais diuerfe , car Différence de
iribuhs Romainisyné famufoienr qu'à la deffençe des fantafies, & vo: cer aduecarx,
ddipeupte, là où ces aduocatz Venitiess penfent affea faire pour le avec les anciès
rt IN ulticude en tenant la main aux loix, & les faifatt confèruer frébuns du
ibles:Déuant ceux cy donc que fe prefente cefte ieunelleides :no= pesple « Ro-
sacompaignez de leur pere,ou Fil eft décedé, la meré-teur y: faifènt me.
mpagnie,ou ( elle éftanttrelpafée) les plus proches parensy affiftans, Ordre obférsé
deux tefmoings gens de bié &-remarquez en la cité: 8: 1à les jeunes 4 receworr Les
mes donnentatteftation de leur fang,preuuent de quelpereilz font sewnes Jeign.
1 de quelle merc;à (Gauoir femms: de bien, & fortis de mariage legi. 4 Confe:/,
pe d'autantque les baftards ne font receuz à tel honneur.Lestefimoins 71/65 du fort.
pa'afferment par ferment que leur dire elt veritable ; commechofe sadss Prmes :
poeuë de chacun, & qu'ilz le Çauent parlerecit de tout 1e voyfinage par les Re.
jsles parens iurent que le ieuné feigneur a paifé l’aage de vingtans.Ce uns...
eftant tout mis par efcrit par legreffier du Magiftrat, il faut attendre: Ces balores :
fu'au quatriefme iour de Decembre,auqueltousles noms de la ieu. font de svilles.
fe des nobles qui poarfuir;&e qui encor n'eft enregiftrée au nombre mas puis de=
dtoyens,fontimis dansle vafe du fort,lequelcft porté au Prince , & rées @ Ær
ideuantluy,en laprefence des Conféillers,qui en ont vn autre dans gewrées,
quel yaautant de balotes, comme en celuÿ des aduocats ya de noms L'an.25 lim.
its, chacun ayant vn rolletpour foy à part: Or la cinquiofme-partie té pourentrer
sbalotes eft d’or, & le refte d'argent. Le prince tire du vafe premtier va 4c0/f@il, [ns
ilerdesnoms, & de l'autre foudain vaebaloce,laquelle filefchoir.efère 94:07 puiffé
lorleieunehomme efcrit en ce billet:eft far l’inftant enrolleau nombre espriser le
Patrices, & receu pour aflifter au grand confeil. Mais fi la Balote.cft pour/gyuans.
ntéc, il eft reictté, & faut que arréde le fort, 8 bslotage de l'année fui Zoy obuians
ance fi ce n'eft que lorsil euft ataintle vingticinquiefméan-de fon aage,, aux fraudes
autant qu'iceluy:eft le cemps legitime à tout-gentilhpmme:WVenitien des rableffes.
étre fait bourgeois dé lavité, & de participerés honneurs-& changes füppo/ees. :
icelle, Etaduënant que le pere owayeul dequelquegentithommefoit Confildes.
burabfenee ou quelque autre ocafñ6;,n'aitiamais eftéenregiftré au liure qweranre qu
ublic des Bourgeois äfin que fraudensffenenfuyuit,&.que plufiours 4 des sugemes
fintroduififfent à faux parer lahoblefft;lopalftéfite, quetel © cwlsç
bnime Le prefentanti8c toy difinc gentilhomme d'ansiense mailont, Lesienimuneltien
12 aduocats n'én auroieht la copnoifflance; ains: ferait la caufé.rapor-.masn.
au conféildés quardte. Et là celuy qui vouteftreréceur faut que:prqu: Loy de conf
khnobleffc; 8 partefinoings,& par efcrits publics;-& par ce moyen on gnarion: ©...
ipate de fon droit 8 iugent les quarante lefquelz:on choili ordinairc-;pourguer gfes
ent du corps du'Sonar) firel doit eftre.rsceu;ounon:entre les Patricess, bre. Ere
fgneurs de la dité. Mais afinqu'aucun ne fem alfftfans phmitioujfa; Quend Jef
hfnt du feñat il fe difoit noble à faux tilerelaldy-portaitsqueaufs:qié /émhle Lieu
kéren iugement , il SL AD rm céfifquez filmer... |
} |
uthefor publié en cas qu'il perdit fa caufe. Ec puis que trüua fomunes; “Kebab
propos diuéviifeil maioursil fautnioterique ictluy; dés-teuté antiquicé
Hffemble ous léshuiét idurs, quelques fois plus foüuent, felonrque
“affaires le requierent. 2) RO SEE ST der er âuç
: "RKRr'iij
4 | t LIVREMROISIEME
Grand puif Oreft fa charge & pouuoir-degrand eftendue , d'autant que c'e,
: , à auorès de chäcu
| Jence, @ an qui‘crée, & eftablit toute forte de Magiftrats, & officiers de la republig Lu cor vales
terité du coh. rant'éeux qui iu ent, &c ont commandement en la cité,eflit.le Senat, SEE dd confeil plus
La entr de ce fort
prefenter au va
cor elle eft d'or,
rtournent'en le
font efleuz par
que c'eft à eux à
iernér fincereme
Séilmaisur. confeil des dix hommes, queaulli ceux qui font ordonnez Potefi
ougouuerneurs, & Theloriers,& Prouidadours & Sindicz par les vif
& citez qui font de l'alliance & focieté Venitienne.
‘Par Péfle@ion encor du confeil maiour, faut que palfent ceux qui oi
la garde des forterelfes,les generaux des Galeres,& armées de mer |
Liéutenans,& Capitaines particuliers de chacune galée : & afin que
“'dié tour en Vh mot,il ne fe faitmagiftrat ny dedans ny dehors,la cité,
y né faille qüi foit autorifé par cefte grande affemblée: laquelle auf dE f'oblerué.ie
Loix publiées ne force, vigueur, & valeur à toutes loix faites pour le bien & entra jexcellent feigne
parle confêil, nement dela police : & fur tout lors qu'on eft für le point d'efirel Lmrquable erud
duran tqbe le Prince : la place duquel tient le confcil ;. iufqu'à tant qu'on enaye M n'oublier<
Due 'n'ffen- jeu vo autre . Maisauant que venira l'efleétion du Duc nous diry a &façons de
cor éfles. vnmot, en paflant de l'ordretenu au confeil lors qu'il faffemble: 1} À des moindres
Ordre gardé quela nobleffe y arriue ch acun faffeoit au premier lieu qu'il {e renco
én l'afémblée tre, d'autant qu'il n'y a point de place limitée pour aucun, que pour cer
generale du tains Magiftratz qui y prefident:lefquelz font le Duc, & fon confeil , 4
cofesl maionr les trois Préfidents du confeil des quarante , Jefquelz font affis en va lie
y venions à par!
usauons dit,que
we de la monarch
n duquel ie ne ve
… plus éminent, & qui ontfeulz la puiffance de propofer ce qui, eft à dE Luoir, & cor
Quelx magr. en l'affemblée: : 1 Leduc Venitien
Jfrats 4f- "Vn peu plus bas & contre la muraille, font aflis en certains bancs dep icremét, veu
Jloiét au con- tez pour c'eft effait les Aduocats & trois Prefidents des dix hommes, ER > y tienne lc
fêldes Ci * bien loing du fiege Ducal;font les fieges des auditeurs tant. de l’ancie sa autres Magift
toyens. ne,que nouuelle eflettion.: l'heure venuë du confeil,&les portes del ef quelcun verfe
7.7 +7 dienééfontclofes,& les clefz portéesau fige du Prince, &, mifes à (1 reprend fort
| Le Greffier an piedz. Et lofs feleuele Grefier, lequel (comme font les, Huifliers EL mains des dix
milies de d'af: noz ‘parlenents , ‘) apelle à haulte, voix les Magiftratz , qui doiuer du céfeil. Or ceft
fembléeen preliderau Confeil : Iefquelz viennent faire le ferment.entre les maï I dti
lien hauit. du Ducde faire fi bien que les loix feront inuiolablement gardées, 4 à nie rs d'e
Serment ‘des d'accufer les citoyens qui contreuiendront à icelles, &.les punir feloi itilz ne peuuét o
Magiffratz,- la rigueur des ordonnances. Le ferment fait,chafeun fe remet en fa plac
debantleDue fauf l'vn des Aduoeatz, & des prefidentz des dix hommes qui fe.von
quel. ‘"" ‘mettre vizd'viz du Prince, mais loing de fon liege, & des deux coftez
"Joingauffi du Due font les auditeurs, Et lors on porte les trois cruch
| prifes diners & vafes du fort (lefquelz ès iugements font cogneuz en ce que l'vn dl
du fort & * blanc, qui emporte perte de caufe, l'autre verd, quieft pour ceux qu
prurquyr. ‘ gaigniént, & le troifiefme rouge, aproprié pour l'ampliation,n'eftantes
"©." 2! corla matiere bien efpluchée)) qui font mis deuant le fiege du Duc,dan
Némbrede lefquelz on met les balotres ant d'or que d'argent qui font pour l'el
balitès pour &ion', car eclles des iugements font{comme dit eft) de toille le vafe di
l'eleélion, milieun'a que foixante baloftes,vingtquatre d'argent ,& trente fix d'o
les autres déux'en ont infiny nombre qui font d'argent, mais d'or il n'4
ÿaique VAE 1 fonttoutes marquées de certains caraéteres ab
e du côfeil,Le D
muuoir aucü de fai
oindre de la noblk
fans recompenc
pluy fait 8e la gräc
uordinairemen
tire de lin en]
kbordure d'or, :
heen façon d'vne
pour l'affeoir par
nsdignité, qui ofà
fait carreffe,hy h
Toutes les defpe
on eau ,tousle E
qué on n'ypuiffe fâire tromperie,
‘DE L'EVROPE, - 160
puprès de chäcun des vafes eft afais vn côfeiller choifi d'entre les plus
Or ces vafes & balottes font là mis pour le choix de ceux qui fe+ cofillers gar
doconfeil plus eftroiét :.( car les Venitiens ne font rien que par le dér ls wafis,
Enentt de ce fort ) d'autant que leur efcheant vne balotte d'or, & f'al.
Erefenter au vale du milieu,ilz en retirent vne autre pelote, laquelle
cor elle eft d'or;ilz font receuz.au confeil du Prince, fi d'argent ilz où
rtournent'en leur place ;.& de ces vafes vie on ainf iufqueà ce que zlfeurs des
font efleuz par ce moyen, lefquelz on appelle les Electeurs, d’au- magifirats
tque c'eftèeux à cflire.les Magiftratz, ayans fait le ferment de fy neuf en nôbre.
ierner fincerement , & pour le bien:, & prouffit de la cité: lerefte .
jyeftoblerué;ie fuis d'aduisqueleleéteur en confulte vn peulle liure
l'excellent feigneur Gafpard Contaren patrice, & homme de grande
lemarquable erudition:carie me contente d'en donnerle fimple cra- Gaffart Con-
pour n'oublier ce qui eft de principal en naître difcouts qui eft des raren: Lx. des
& façons de vie de chacunenation, Ayant donc parlé de l'efle- 44958. de rt
bn des moindres Magiftratz, & qui en ef l'efleéteur, c'eft raifon que if
y venions à parler de celuy qui eft le fouuerain , d'autant que defia
sauons dir, que la cité de Venife r'aporte en foy vne figure, & om-
ge de la monarchie en la perfonne de leur Duc, dela premiere crea-
n duquel ie ne veux encore difcourir, me fuffant de dire, & quel eft
pouuoir, & comme l'on en vfe en l'eflifa nt, le premier eftant dece-
Leduc Venitien donc n'a aucune charge qui luy foitcôme attribuée
riculicremét, veu que tous les affaires publics font de fon deuoir, &
tqu'il y tienne l'œil deffus,eftät en luy de fe foucier de la vie & actiôs Le Due fenl.
des autres Magiftrats, que de chacun des citoyens en particulier : afin ne feur rié à
efiquelcun verfe mal en fa charge,il le face appeller au côfeil public, ensfe.
Ble reprend fort aigrement de fa faute:ou fi le cas le merite,le met en.
tles mains des dix pour fenquerir du fai, & le punir fuyuätla fenten-
du côfeil. Or cefte puiffance ducale,eft bridée de telle forte, que le
uc feul ne peut rien, & ioinét aux autres Magiftratz, il n'a nomplus de
jix que chacun d'eux en fon efgard: voire les Magiftratz tant grands
jétilz ne peuuét ordôner rien de côfequence,quine pare fousl’autho- . 1.
du côfeil, Le Duc encor fi onfait l’efleion desoffices de la cité, n’a gs l'eleétios
buuoir aucü de faugriferaucü des fiés,ains pale fous la loy efgale au des magif. le
oindre de la nobleffe.Muis afin que cefte charge fi fafcheufe ne demeu duc n°4 nom.
flans recompence, le defaut du pouuoir eff fatisfaiét par l'hôneur que plus deux.
iluy fait &e la grédeur Royale reprefétée parfonexcelience;aufli eft.il que le moin.
fu ordinairement de drap d'or ou de pourpre,portant en tefte côme dre.
tire de lin en lieu de corgnne royale;auecvn.petit chaperon ayant
bordure d’or, la partie duquel,qui couure le derriere de latefte,fef pefement du
heen façon d'vne corne:ayät au confe:l, & affemblée vnthrofne Roy- duc penstiens:
pou l'alfeoir par fus tous lesautres.Etn’y a homme foit-il en office,ou :
ns dignité, qui ofäft parler à luy,que la tefte defcouuerte, &cle Prince.
khitcarrefle,hy honneur. tel lieu à homme quelconque +. Hanteurs,
t
Toutes les defpefches publiques fe font au nom d : Duc, & féelléés de d ignitez, du.
on (eau ,tousle Embañadeurs enuoyez çà: & Jà,ies gouuerneurs, & duc.
di LIVRE TROISIEME
poteftarz des Prouihcés & villes fubiettes à l'eftat,adroffént leurs Je
lors-qu'ilz efériuent a SenatauPrincercomme auf toutes lois,
parices de quelque mapiftratique de Oit,font publiées fous l'autorité
.. ., Duc&lamonnoyetant d'or qued'argét por lé nomi& figuredup
Six confeil- cerenfomme par tout vo? voyez la figure parfaite d'vn Roy, maislat
lers adioinés fance fouueraineen elt du toutefloignée. À cè Seigneur font ioints f,
fi Due," feillers,icfquelz nefont que hui@ mois ef cartiér, &cne:bougent in
Reuens 4n.… dela compagnie du Prince,duquelilz oyérlesparolles, & fçauent 1e
Duc de Pense Bis, 8 font cépaighés de {a puiffance/Ét afin que’la grande richeÿ
Je abondance nerédit ce Princeinfolent fil manioit:à difcretion le the
M grise de la cité,illuy eft feulement ordonné pour fon eftat,& mailon 3500,
du Palais du- cuz de renteannuelle, qui fuffifent à l'entretenir, fipar cas il n'efloitm |
est. … rebienayfé de for patrimoine, & eft cel argent pris duthefor public
Qsatre fins ft fi chargé de defpénices que ce reuenu fen va &c plus;fansquele Ps
quele DM ceaye moyéd'en enrichir les fienstil eft toufiours veftude foye, {a ng
+ Jaiét aux M4. fon fort fuperbemét tapiffée,feruy en vaiffelle d'argent, 8: ne luÿ
gMPiques GC quant rié quiappartiéne à la grédeur d'vn Prince. Auff faut que toy
en quels ours. as quatre fois il dreffe vn feftin, & banquet magnifique à foixante
Buccentor 4 toys & plus choifis à fa volonté, faufqne les magiftratz principaux y
que define. {ét veñirencor"qu'ilz n'y foiét appellez.Les iours ordonnez à ces ff
Le duc dePe- {nya fain@ Eftiennie aux feftes de Noëlle moys d'Auril, & iourde
Me SPeufé le gare PatrS de V'enife : là fefte de l'Afcenfion noftre Seigneur ,qui dt
de jour g le Duc accôpägné de la ieuneffe Venitiéne môte fur le Buccitc
qui eft vne Galere magnifiquement parée & baftie pour c'elt vlage,&e
‘ erêt,pafé les caneaux en pleine mer,il ictte vn aneau d'or eh icelle,efo
fant l'efpoufe de Neptune, & ou aflifke l'Euefque qui benit la fiancée:
apres cefte gétile ceremonie,ilz fen vont en l'EglifeS. Nicolas baftieg
celléterre qui fepare la plsinemer d'auecles canaux fur lefquelz efted
fiée la ville, où la meffe eft deuotement chantée:&cicelle finie,onrame
Cefle Eglife 1e Duc en fon Palais, & banqnetent en fa compagnie. Le quatriefme fell
of dele É fe fait au moys de lung, & leiour de la fefte des martyrs faint Vite,
grédcansl Modefte,àl'Eglife defquelzle Duc eft condui@ en grid magnificéces
| le diuin feruice eft finÿ,le Duc reçoit à fa table vne bonne troupe dec
Duc Penitien toyens.Et d'autant que toûtels nobleffe ne peut affifer à ces Bâquet
… fait prefent de cft cftably dés toute antiquité,que eux qui n’y ont point cfléfemons,
Canards aux qui font du corps du grand'corifeil,ayent en hyuer chacun de la part
magnifiques. Prince cinq canards de riuiére pour prefent,& pour la part qui leur de
efchoir du feftin , & c’eft'enquoy font employezles deniers que la fe
Garde du gneurie donneau Prinice:@c en fa garde qu'il a ordinaire, mais icelle
Prince Jans armes,afiri que par ce moyen il n'éflablit vn eftat tÿrannique en la ct
L'élection du Duc nous la differonsau chapitre fuyéant ; àifin de con
prédre icÿ le Senar, qui eft vne' partie des meilleures de l'éftat de Vnif
Nombre des Fay dit G le Senat fe raporte à l'Ariftocratie & goauernemét d'vne pei
Senateurs # troupe d'hômes fages:aufli y a41à Venife{ix vingts Jépirimes Senater
Fri jaçoit que de néftre temps oriayt grandement accrea te nombre:los lei
times ny'autresne font point perpetuelz étHreflatsquoÿ qu'ils N #
EE etiltré
Armes,
15h
ransfoncefle
duleur confeien
Hanbie bon à ta
Du ee jy
R Ao s
rdelaur en
pre, &e percent lon
pro defes any, v
emtreceus-cnfen
que d'antrene Fat
slesfoivanes pre
adiointss& ou:
faillersstes dix:ho:
ages criminete, bo:
arc apüiffance, 4
grandes, de refpeé
hauSenat, faifans
sC'eft'au Senar Le
peftant ferme 4cft
nnance ériger
bols, tailles, &r d'eci
héquiert qu'on efli
jner,& eflive, con
jh feigneuris etc
peter hyd'efhre
fnbler le Soriet'&
filaduicnt que
quelque changé ét
niche du fort, le nie
ter detellochéft,
réeu que d'vne fit
veu 4 fats décep:
brel Sur les C6 fules
que los nenifiqu
tous lei dutrésé
7%
ME LE PROPRES: 1 161
ineisefoncellens :& choifis tousfesans parl'affemblée ,:& grand Senateurs «5.
aldoquel auons parlé cy douanritoptesfois en cefte dignité ilzeflar: /7#:x, /ou-.
mieu confeience,;Bsbien fouwentils eu:continuent plufieurs, ainfi #éf 4 nf,
pfenble bon à la feigneurie, Lanraniere de proceder en l'éleétioneft
bible celle des Biséteurs,de laquelle auons defia faicmention,&fe
pmoys d' Aout, & Seprombrejeftans premicremétefleus Go.lefquels Elton des
penande leur eleltion en efcrinrent encore d'autres, pour parfaire le S'enarenrs, :
bre &e gettent les cartelz dans levafe du fort, fans que aucun y metrei he
modeles ay, veu quch loy deffend que plus hoult dedeuxparens d'à
pentreceusenfemble;atfinque les brigues cftans plus fortes d'vh co-
qed'antréne Ffatfedr wop démmagedbles à l'eftar public, Entre ces: Deux fôrtes
aies foivines premidrs portenrletiltre de Sonateurs,écles autres fap de Senuteurs
intadioiness@r Ouere hesfixv ingts entrent au Sorat,fansile Ducs&os legrrimer, co
faillersstes dix: hommes ouconfeil de Dicci, le confeil desquarante, : Mmes, "|
hsoscriminetz, lospourwoyeurs dés viures, & fel, les Procureurs de 24 enfers
irapuillance, &honnoir défquelz, aprés l'autorité ducale eft des s'emarewrs eo:
grandes, de relpeétécs dela cité, lefquela tousont degré; voix, & pou: fre a Smile.
auSenat, failanstousenfemblé le norñbré de deux cens vingt Sena= Procureurs de
C'eftau Senat le gouucrnemét entier déla police, & affaires pubfi: #. Marc. voy
fenne &cftablétour ce quete Senat ordonne; :&'oftablit, par Côfaren. li. 4
Monnance &iugement'duquel & on fait lguerre, & lesaccords| les:7#ffance du
bis, tailles; & decirhes fe leuét pour fabuenir au publie, & fianecef Sera Penitie
hequiert qu'onieflife quelquonouuean Mngiftrat ; c'eft au Senarà le 727 Conruré,
er, & oflire, comme auffi c'eft à'luy dé choilir les honimes fuffitans bi.3 des Mà-
jh figneuris emoyeen cmbaflide vers les roys,& Princes éftränges: ge
eeteniuyd'eflitelesfasesqu'izinommontlpuilanec defquelz eft. Con/éldes fa
kmbler le Series Ar de frire les raports desesufos douatiles Rigneurs. ges 4 en:/e.
fladaient quetquefois qw# on vubillecontraindre vn fergneur À prén- Morer renx 4
jauclque changé qui ne lÿ agreable chacun des: Seriateurs met en PH00 viçe .
che du fort, lenom:-ds celuy qui luy paroit le plus capablé pour fa- tilhomine à
ter de colle chéf,& puisontire les billets, & celuy qui era lépluss 77€ charge,
rie que d'vneftule voie l'urie partie furmoisee l'eutre ibfiulequ'o- M er15 La
frveu & fat decdptisinde perfontie KG:1 femmble l'avoir choifi pour recair.
htel Sur les: c6 fulrittons du Senatfruleenvendée qu'ôncflit feize h6-
que los maenifiquesapeltent les fes d'autancqu'ilz font efliniez für Collepe des fès
tous Pet dutrésen fageffes Poffide defquels eftSemieftre , & dinifez e/8es lef°
isratcsile premier ayant ke churpe de propoléeau Sénat, ec quics- g/2 font
rit
er
| LIVRE"TROINSIESME
les iours de grand matin auee Je Duc, & fes confeillers pour
queftes de chacun ayant quelquesffaireouanecnfeigneurie, ous,
cun des Magiftrats,'& décecyilsen iugent enfiroble, «ou, fil eft bep,
ilz en font le raport au Senat, Puis fe retirent fur les dix heures au conf
pa Prefdent pour confulter des. grans & publiques affairestoàcfbars affis, Jeep;
changétons: confeil(car tous lesfepriaurs vnd'entr'eux y prefide, &eft changé),
les füpt rours: pole ce dequoy il Fault déliberer ; & chacun difant fon aduis en {on 14
au collge des foir qu'ilz foyent d'accord,ou que les fentencés foyent diuerfes; ils
Sages. vers le Prince, & Confeillers pour declairer ce qui feft pallé, auant qu!
| fembler.le corps du Senat,& y font recitéesles.opinions-de chacun en
‘ticulier par le Greffer,qui efl fecretaire du. Senat: Lequel affemblé, sp 1 En
qu’on leu les lettres qui font des affaires de confequence,& quek OR CE
ce, & Sages du college ont receuës depuis la derniere affemblée du SE De v:
Nul perle an puis on.propofe les opinions de mellieurs du: College : lefquels dico S À fe
Senat abat rent leurs aduis l’vn apres l’autre ; fans qu'il foit permis , ny loifibleA iément , acftén
les16. du cel nateur aucun de parler,tant qu'ay ent finy de dire mellieurs' du collese Mel ppuy'd'icelle
kge. fil y a queique Émbaffadeur nouueau venu qui vueille declairer fi chdlnencement, veu
ge au Senat.il eftreceu par le Duc, Confeillers, & tout le college, deudhenla terre, & cer
tefquels il propofe fon dire, &d'iceux eft courtoifementouy:lefquel: M empires. Or
demandenttemps pour confulter : ce qu'ilz font en la façon ia declair@ifours eu pour füi
puis le raportent au Senat, où le Prince difcourt les.requeftes de l'embdlichef ont cftécôt
fadeur, & ouys ceux qui ont charge d'"" parler, à la fin onarreftefuyudidtat de leur pol
J'aduis du Senat,ce qui doit eftre refpoudu audit Embaffadeur:auquel Que des Tuifs adm
Jyt l'ordonnance du Senat, & ainfi on luy donne licence . Voila quant @rMoife, & de c
Senat.Le confeil des dix hommes les prefidents defquels f'apellent en 1Mroys & de la Pale
gue vulgaire Capi de Dicci {chefs des dix) eft pour la cognoiffance dBrrés dire )furét ia
crimes, & y eft la rigueur grandement & féuerement gardée, d'autant giuis ont porté le ti
‘c'eft des grands crimes que la cognoiffance leur eftcommife , mais àprutraineté fur le ps
fent,eftant leur autorité de plus grand eftendue queiadis, auffi ne fonc font fouuent chan
plus feulzés vuidanges des procez,ains y font apellez les Aduocats, & Qi le confeil. de «
ges.criminels, & le college des figes les Procureurs de faint Marc, &odlecraux des armées
tre ceux-cy encore quinze Confeillers nommez adioints, que non le SBPeries, Egyptien
mat,ains les dix hommes choififfoyent iadis du Senat;là où maintenan iüce de police,
choix eft fait du corps, & affemblée du confeil publie, 8 maiour,eftit tiouucrain dela
fte digné fi neceflaireà Venife qu'elle feule fe peur prefque vanter deM& de la fource de
- nir;par fon integrité,la republique Venitienne en vigueur.Et cit l'es fouucnt parlé
iuftement dreflé en celle feigneurie que.les pauuresqui n'ont moyenWinble)de toucl
falarier les aduocatz pour leur deffence, (ont foulages en cela, qu'il yadiR: dignité fut erig
. Officiers commis à plaider poureux aux defpens du publie: &c d'avant »Yeu que l'auto
hommeny eft puny fans eltreaiourné , & fans que fa caufe ne foi dtoy ens fuyans
ment debatuëé:côme ainli {oit (aindi.que i'ay propofé) que auçun ne pds qui ont caufé
accufer vn autre que ceux qui font du conéil, & college des aduocatz Mile donc noter,
Jen’auroy de long temps fait; fi ie vouloy m'amuler apres cousles ferme bafty qu
” eés, cflatz, & magiltratz dela police Venitienne, & fil failloic lardbreluz de la mer,
à la charge des deputez de }'Arfenal, des gouuermegredes Prouiness, M & que plulieurs
Pouaflars des citez d'Italie,des’Fhéloriers, 8 Prouidddours; & are dc les cmpe
| DE LEVROP EI : 162
yndinaires en l'eftat de Ve nife: & pource laiffanc ee difcours,ië ro-
ayà l'eleétion du Duc; & »a temps que la cité de Venife commen-
[ere gouucrnéc fouz lenomd va telPnince.. Het ve vs
ue nn au
Love Ln'yeuftiamais nation qui fe foit arreftée.en l'eftat
ARE URA premier de fa fondation, & qui n'aye changé degou- x: WA
ej9 ucrnement felon queles chofes & occurrencesd'icel- £'erre d5 de
ME les fe font prefentées : veu mefmement que la liberté, %/ "9frifée
à qui eft vn des plus precieux dons que le ciel departe à 4 rmmes.
+ vupeuple,& pour laquelle ceux mefme, qui embraf-
| S fent (comme de leur bon gré) la feruitude combatent
jément , acfté mefprifée pour eftablir quelque ordre , qui femblaft
lippuy d'icelle , Cequi fe voit en l’ereétion des puiffances dés le G24%@ fre
pencement,veu que la fainte efcriture mentionne les Geants,& puif- #75 opprefs.
enla terre, & ceux qui les premiers planteren: les racines des:royau-/°#" dela hs.
&empires. Orcomme les peuples les plus friants de liberté, ayent °776:
eu pour füufpectle nom royal, fi eft-ce 4 ne pouuds fe maintenir
schef ont éfté côtraints de choifir quelques vns pour les guider, & re=
letat de leur police:dequoy vous peut faire foy celleanciennerepu-
pe des Juifs adminiftrée parles iuges depuis la mort du grand legifla-. {#72 g#tier
wys & de la Paleftine,& Melopotamie. Les Gaules aufli(comme nous “/14/nesvey
erôs dire )furét iadis gouuernées par les eftats, & les douze Princes qui ke lin. des in.
puisont porté letiltre depair de Françc;auant que les Roys euffent la 8 : *
jéraineté fur le peuple:voire les François’ains que conquerir les Gau-. Ganlys regis
ont fouuent changé de façons de police,ores le peuple ayät l'Empire, ?*” le peuple.
pile confeil de certainnombre des plus fages,& depuisies Ducs , &?#?P4" les
deriux des armées, 8 à la fin y fut eflablie Ja puiffance Royale: Le laiffe P#€ 4 le
Perfes, Egyptiens, Grecs, & Romains qui ont goufté toute efpecedi- par les
ice de police, & gouuernement pour reuenir a J'inftitutié du Magi - À2**
tfouucrain de la grädicité de Wenife,de l'origine de laquelle ayät par-
de la fource de la plus part, & du refte des officiers manians l'eftat, 8
as fouuent parlé du duc,de fes digniez, & préeminéce, ceft raifon(ce
mble)de toucher à fon elcétion, & au temps auquel premierement
Le dignité fut erigée. Mais auant faut voir comme celte cité eftoit ma-
k, veu que l'autorité ducale n'a paselté introduite tout aufli toft que
groyens fuyans la main armée des Barbares fe retirerent par Jesifles cf.
fsquiont caufé l'amas.des Venitions gdifices. 1:
fault donc noter,queces bonnes gens qui auoyent laifélecontinët&
ferme bafty qu'ils curent quelques. maifons &formede.cité parmy Pourquey les.
paluz de lamer, voyans que il faudroit faire deformais là leur refiden. rribuns. e>
us plulieurs de leurs voilins 15 fafchans qu'ilz fyarreftaffent taf- Ducx, crées
cles empcfcher en Leur si(6 cogne quil faudrait pratiquen à en:
y
Lan
Puét c
Moife, & de ceft excellét capitaine Lofué, fous lequel ont tréblé tous #ZP4r des … :
pepourauoir!
gdurey il ny a pl
ms LIVRE TROISTESME
suffi bien les armesque lemaniementictuil des affaires / prop
oréer certains oMfices & imagiftesrs qui feruifent-& dedans ; & dèhb4:
entemps de paix, & de guêrre, bi lefquele fulfent entr'eux perpétue
S'abell,dec.1. comme reprefentans la grandeur & maicfté d'vn Empire. Mais auanté Ua à coule qu
li.1.de l'hif. mettreke sain à ces dignires à vie aucuns Chroniqueurs V'enies RÉ phare
de tr pofent qu'on cfleut des Comfulz à limitation ancienne dès Romains, pos m4 SEA
ConfulX pre: ce dés le temps qu'encor ce peuple n'habitoit que és lieux qu'on non@ al à Malsmocc
… mierement … Atelem Rieëlte, & quelés premiers qui maniérent les 'affairés de 1 jes courantes eau
dfleus 4 Pr Yenicdiènfousta pulffance cénfulaire,;fürent Galien Fontane,Syms CR 8 han bou
nifé "" conie,@r Antoinele Chauue,®&daroit céftédignité l'éfpacé de deux M aduenoït de e
\* mais cou qui recuicillent cefte forme dé gouuérnement, là prennenr Ms lé place nt utg
" le temps premier des courfes des Barbares en Italie, & long rempsa dautans que ip 4
que Atrile y pañfaft, & y foudroyaft rout le pars Voifin à la met Adr M wafchoït de l'a
que,& lefquels officiers eftoyent enuoyez éz ifles de Padouc auant, Ki onné aux Efnpe
ainéquelarefolution de f'errefter és marefs, Fur prife par les nations 1: & que Pepin le:
: … liens vourmentées des Barbares, Car,fuy nant ce qu’en afferment & iRealte,y pofan
Cntéreñli.2 bollique,& Contaren,dés que les ifles furent habitées, &e qu'on fe ones & d6 mans al ci
desmagif. toutrefolude farrelter parmy les flotz de l’eau, & ioing des incommô} àprefent : ou foil
GO repub.de rev des coures des infidelleseftré ers,on efleut des Tnibuns, à l'imit@ pe contre le Duc
penifé. ancienne de chacune cité, efquelies y auoit vn certain Baillif on got" le prince ne pe
néurpomantiend & tiltre de Tribun: & frilloit que ces officiers ff" nôméTheoda
blafentdioursécrtains pourtraiter des affaires communs, & pour 1 mocco, il Feit baf
she, ordre à cn qui féroit neccfaire pour le bien publieichacune ifle anoir re de Brente dans Î
Tribs le Tribun qui éftoit vnan en fa charge, lequel punift les fautes de fes cito pouluft fe fortifier
énñielz, 4 à lamgueurde la loy,toutesfoisies chofes de céfequéce,& qui touchoE" contre luysle p
venfedéx ke ecommmeftoyent raportées deuant tonte l'affemblée & confeil dgrité.En fomme &
comencemèt. Fnfsaires : mais c'éftoir encqr en l'enfance de cèfte cité qu'on fi gout" principal et
Flore, comme nait develle forte: veu que Flore partift les sécroiffements de Venife js fafor 2e
treslieux infulaires.
parrift Pac: enfance,adolefconce, &ieuneffe : meteant fous'fe môt d'enfance tour
-… éroiffément de temps que kes Venitiens fe côtindrent cachezen leurs marefts dés Les
Venifé. … iufqu'au temps que les Lombards vindrenit en Htalie : Cefte forme d'd
| | eyAnteu vigeur pour quelque temps.à la fin l'experience feit cognoi
à ces hommes fages &c de teur naturel, &ipourles grands affaults qu'il
Pourquey en uoye endurez de fortuhe:queces Fribüns ne fe Toucians guere dub
crea va Duc public,comme voyts leur charge expofée, au plailir du peuple, &f
à Penifi. … sutorié qui fut de confequence:&"que porrcefle confideration]e pr
Heracléecité fie comimwnen eftoir grandement intéreffé . A'cefte caufe ilz troune
bre au nom que la voye meilleure plus proufitablé, &'neceffaire pour l'eftabliffem
oyentles principal
nitien a cfté foumis
publique,mais dit
pp plus d'autorité q
licence de tout fai
reuolte du peuple,
rque l'vfage leur
dtintaffuiettieà
iance a cfté limité
de l'épereur . & continuation de leur grandeur confiftoit à eflire vn feul à qui fat of omement de l'eftat
Hercule qi miftlaichurge delarepublique, &iequel fut récogneu detous, con" Les vomps par 1
regnoit l'éde leur fouuérain & prince legitimie.Atnff Fit arreftée l'eledtion du Dit nr pan y
nelle; & dutout'pre
grace 614. Prince prié confcrirementde tons les citoyens, & {on ri & pal
Rlanfiruu, : cftablg-ena citénémée Heractée;liquelle Fat iadis baftié à'vn des coli un-craigaant d'e
Py Lessdre . des mareftzoù la mer batoit en fes fluz &refluz,& Vnéiflé pres où le | y : né cart
trenonoré de t(
enfintrasé wePlun fengoulphe en la fer Adriatique, & teau témps de l'Eni
de Fifi: -réurHereclie duquel auf elle porte le n6,8 à prefent celle ile ca ioix,6ciug cment
… DE L'EVROPES 163 |
mepourauoirle feuue tantameiné de fibles, & limons: queilo:Malamer
gdurey il n'y a plüs d'eau qui feparelvne terre de l'autre: Pérfuc-icge Ducal
detemps celte ville ne femblant lieu dflez affeuré pouris retrait:79" l'embon-
mince à caufe qu'cftènt trop loingdu refle des iflettes,'& fuiet eux char dufleu-
des corfaires, & efcumeurs,le Prince feroiten däger d'eftrotrouf”e Brenteen
Leamenéauët qu'on en peut rien énténdre:on remuale palais fie- la mer.
Mal à Malamocco qui eftoit vne place au milieu des canaux 8 ma- S/<çe du Duc
Jescourantés eux, &\par ce moyenle Duc pouuoit eltre:fecouvii 4 Malamcre
bns,&e 105 citoyens fauorifez par les confciiz &fageffe deleur!Prin-1e7 drpuss 4
jaduenoit que les Pirate atcentaffent quelque nouueauté. 11 Kçale.
jslaplace ne fut guere long ep honoré delaprefente du Prince;
jdautans que le Roy Pepin filz de Charles le grand qui eftoit Roy
shieralchoït de f'aflubietir l'eftat Venitien, pour voir ce peuple plus
gionné aux Efnpereurs de Conftantinople,qu'au Monarque d'Oc-
r,& que Pepin les menaçaft d:les ruiner ; &que poureeilz fe reti-
dRealte;y.pofans auffi le lieu & demeurc perpetuelie de leur Duc,
Es & dônans à la cité de Venife, celle grandeuren laquelleon lavoit ,
à prefent : ou foit (qui eftle pl’ vray femblable) que le foupçé du ? prfe c> de
pole contre le Duc l'y acheminaft, & luy feit pofer le fiege Ducal en /###7 "ve
où le prince ne peut conuertir fa dignité en tyrannie. Car eftant efleu ‘44%. De-
nnôméT heodat filz d'Vrfeque le peuple auoiroccis, & fe tenst à cad, 1. liwir.
imocco, il feit baftir vo fort chaîteau fur l’Eboucheure que faitla ri: ©7 47 hev-
ede Brente dans la mer, fur quoy les Venitiés prenans opinion qu'il %# decad.1.
ouluft fe fortifier en celle place & fe faire feigneur par force, fe muti- /#:2°
rentcontre luy,le prindrerit, luy creuent les yeux, & le depofent de fa
mité En fomme & l'vne & l’autre raifon y ont quelque euidence,mais
pointprincipal eltque Realtefut choili comme le plus propre tant à
fedéfa force ellant le mieux enuironné des courätes, que pas vn des
res lieux infulaires, que pour fy eftre retirez les plus grids & ceuxqui
oyenties principaux du Confsil . Ainfi dés le commencement l'eftat
pitiena cfté foumis fous l'autorité d’vn qui prefidaft à tout le corps de
publique,mais diuerfement , entrant que les premiersauoyent beati-
pplus d'autorité que ceux qui font venus apres, & fattribuoyent pl?
licence de tout faire, d'ou aufli fenfuyuoit bien fouuent lamutinerie;
reuolte du peuple; & quelque fois la mort & ruine du Prkice : iufqu’à
rque l'v fage leur aprenant côme il failloit viüre,en fin la vie du Prin-
dtintaffuiettie à la loy,8c liée fous l'autorité des couftlumes dupots,fà
ifancea cftélimirée,ainfi qu'à prefent on'la voit eftre au gréd proffit,
omement de l’eftat publique. Or quät a l'efleétion de ce fouuerain ma.
Rrat Les comps par leur changement l'ont diuerfifiéciencant que dés le
imenveinent’, Lôce les anciens fuffenr conduits d'vne fimblicité nia- Les premiers
hello;& durout'prefqne efloignes:d'ambition ; ou pour mieux parler Dasrfleet
afcun.craignant d'auoir fur fes 'efpaulesle fardeau d'vné charge plus parle mn
Kheufe &profitable,& ayant phis de paradeque d'effair, Fiyoie diff rudes
Rrehonorédetelle dignité tant femblaft elle eftre excetlénte.Et ainf .…
choix, @ iugement eu eltant donné à la multitude, cchtiy eftoit nommé
ET
+
hfalliers, 8 pr
dppelle Les citoy
1 LIVRE :TRO ISI EME
& declaréPrince;tequel eftoiten oppinion d’eftre:le plus vertueux,
: @rprudént d'entretoutels coupe des citoyens, Ce Ordre fembl;
&neceffaire puur lors ; n'éftant'lämulitude trop grande des Go 4
"mais eftant apgrandie lacité, 8 le peuple augmété les plus fges cop pm gas
fans combien eftoit domimiag -sble,& de peu deproffic pour le fai
conferuation de l’eftat qu’vne chofe de fi grand céfequence quel: q
tion du Prince fut commile & oétroyee à la folle , & temeraire fins
d'vn per se lesaprehenfions duquelte plus: fouuent flechiffent ve
L'elettis fée pee plus cérrompuë &1nal-faine,retranchans. celte licence trop p8
à La multiu- ieufe,ordonner sut que de là énauant oniefliroit vnze hommes des mi
de, renômfnez ; & plus gens de bien qui fuffenten la cité, & aufquelzfiré
née la chargé de leflection de leur prince. Mais à la fin l'ambition pre
pied auec l'accroifflementde Ja pee feigneurie, il falluft auf
uentér nouueaux moyés de fuffrages & balotemés pour l’efgard dec
ele@ion Ducale, & delaquelle il nous fault vn peu difcourir, puis
c'eft pour elle que nous auôs dreffé ce chapitre, Nous auons propolé
cy deuant comme durant l’interregne,il y äuoit certains des Confcilli
; Venitiens du grand Confeil,qui prenoyent le foucy de l'eftat , attend
moyens sbfer- la nouuelle creation d'vn Prince. Apres donc que k Duc eft mort, &
mez, ains pre- Obleques:& funerailles d'iceluy bi£ & faintement celebrées, les Confs
ceder à belest; liers f'affemblans au Confeil eflifent cinq hommes, felon l'ancienne ca
en du Ducà fÎtume, lefquels regardét fi le Duc trefpaffé à rien fait côtrél’integrité
Pan, loix, & ordonnancesanciennes, à fin de caffer, &annuller fes decrets
file deffunt f'eft monftré efchars , & n'ayant fait{a defpence ordônéey
bas l'yrnes 8e val
br affis qui do
Lnfortene tout au
Lomé à haute v
jmé, & tous fes
kan licu & pourp
biotés d'argent qu
des marques d'or
bi ce qu'eftant f.
buirez que font: le
y deuant les Con
til ya encor neu
4 nommer le Pri
b derechef au conc
hnen vie à Rome i
bnleur laiffe non p
kihomme viuant
la couftume, felon que ces cinq hommes en feront le raport au côfeil RE" delà ra L ee
heritiers du Duc font condemnez à l'amende, telle qui l'ordonnelale charge fx 24
& laquell: et pecuniaire , & la fomme en cft prife furle patrimoine @ aa + y f
di Duc mort,& mife au :1efor public. Pour les mefmes Comices, & (ufr! fhement pe |
Heritiers du ges font encor deftinez cinq autres citoyens , quifur l'heure que fonc Qi L* 14372010 C
Dacpuns Jeux fault qu'entrent dans le conclaue conioint au lieu.où fe donnent" public aux Cor
Loir de leur “hargs
eur Les fautes voi s: LaiGble 4 1 ranger
pour les fautes voix , fans qu'il leur foit loifible d’enfortir pluftoft & d'auoir cüfulté prochainesfes €
dy Dur. ce qu fault changer,ofter,ou aiouffer à Ja puiffance & autorité dup
, . . > À \ is ; fo!
ce qu'on doit eflire.Deliberé qu'ils ont de cecy, derechefle grid Core" Y°nu? que
eff affemblé, & luy mis enranc;les dix fortent du conclaue, pour rappol Pa ar
Dnoï €
ter chafcunen fon endroitfon opinion au Confeil touchant les prerogé
tiucs de Jeur prince, & là tous les citoyens ayant voix,& aduis, on bal
furce qui cit le plus proffitable pourle bien du public,& ce cui eft pa
lors ordôné faut que foitenregiftré parmy les loix qu'il fault que lepr
ce fuyue tout lel6g de fa vie.Limitée qu'é à l'autorité du Duc, l'édem
quelqu'vn desno
mfilliers , & de
: œabfent qu'il e
infeillier , où par
on conumence de proceder à celle douteufe,& difficile façon d'eflire,piuué qu'on laibe
Mamiere de laquelleoncréele fouuerain magiftrat de Vent. Or l'affemblét touts ; &c delà au
éréer Leselee- citoyens qui.ont paifé l'aage degô.ans.d'autantquel'ancienne coultetmonner homme q
peurs du prin forcloft de séflealemblée, ecuxiqui n'ont enicors.attaint.teft sage, & oh d'ambition
on Ponitsn, trou qu'ils font, on les compte,pour mettre autant dé bälotes ons lesit egrité, &cjuftic
hp fes deleleétion,comme iky aïdé citôyés :trente de ces balotes fonc di@i 0e quarante ne
ke Confail fe
gs d'argent inutes les autres, Cevale, où cruche ft mis deuant le faut te CON
| bles grands Mag
_, DELEVROPE: 71: 4
tfilliers, &'pres lequel eft affis vn petitenfant, quitiranthors les
à 1 pp lleles citoyés felon les rancs qu'ils fant aflis lefquelsvont.vers
niche AU mefme ordre qu'ilsontenieurfiège. Neantmoins comme
brefuffrages & balotemiens il'foit permis aux citoyens de metirela
ns l'vrne;& vale: en cefte ele&tion nul afcroit y toucher;ains c'eft
Enlà aflis qui ‘donne à chacun fa bale : eeux-qui reçoïuént: celles
en fortene tout ausfi toit «lu côfil: mais à quila baloto d'or efchoit, |
fromtné à haute voix parle greffier, & il feretire darts varconciaue:à
donné, & tous fes parèns & aliez feleuent ausf; &femettentà vn
bdu lieu & pourpris,lefquelz cÂzis sombrez, on Jeurdonneautant
Motes d'argent qu'ils font en nombre, lefquelles receués ils fortent
Hi confeil : & en celte maniercilen y atrehte;; aufquels efchoit d'a
des marques d'or ; qui font choifis d'entre toute la multitude des ci-
ss, ce qu'eftant fair, Ie confcil fe depart, &.chacun fe rctire.en fa mai-
lirez que font lescitoyens , lestrente enfcrrsez auconclaue; for-
j& deuant les Conféilliers de rechef on balote, tellement que felon
il ya encor neufchoifisd'entr'eux , aufquels eft donnéela char
Le nommer le Prince futur, & les autres fe retirans, ceux.cÿ entrent
kderechef au conclaue à cefait deftiné , où ils font encloz, tout ainf
in en vle à Rome à l'endroit des Cardinaux à l'eledtion duPape , fans
fonleur laiffe non pas vn feul fcruiteur pour les feruir, ne qu'il foitloi-
ki homme viuant deleur parer en forte quelconque : &.ne peuuent
ir de là que “ira on ilsn'ayentefleu quarante hommes dignes
licharge d'eflire le Prince : & aucun ne fe peut dire efleu par eux fil
nraporte fix voix, tellement que fi deneufqu'ilsfont les quatre font
pefchement à vn futfrage letout eft compté pour sien. : :
D Les quarante efleuz que font , ils.en donnent aduis parle portier &
nee public aux Conféilliers , leur faifant entédre,commeils parfont le
joir de leur “harge. Tout fur l'heure, fi ce n'eftoit que la nuit fut defa
prochaine,les Confcilliers fontaffembler le grand Confeil,& les ci-
hens venuz que fonte, on met en auant le regiftre efcritau conclaue , &
rs lequel font nommez les quarantes eleéteurs du Prince: lefquels fons
Mononcez iout hault par le greffier du Confeil'en pleine affemblée,
quelqun desnomuinez affifteau Confeit , ilfen va vers le fiege des
wfilliers , & delà fenentre au conclaue & chambre du Confeil pri-
: œabfent qu'il eft , foudain:il eft cherché , partoute la ville par vn
infeillier , ou par vn des quarante cfleuz en pareillecommiffion: &
mué qu'on là tb'eftamenéen fäle & en l'audience , deuant les Con
bers , & delà au conciauefans qu'il luy foin permis de parler, ny ar-,
fonner homme qui viue,. à finquil pr meute ocealion, nÿ
jpçon d'ambition és fuffrages qu'ils rafchent de mettre afin auec tou
regrité, Scjuftices : 1. |. 1
Ces quarante ne fontpas fitoft enfermez que l'affemblée ef hgenciée,
ide le Coifeil fo depart: , Ce que fait.ces quarante fe prefententde-
bblesgraids Magiftrats;à fçaudir les Confcilliers, & par la mefme façon
NT ._ LIVRE TROISTESME :
dé baloterqué deffins,de.poson en choifift r2.les 28.quéreftent rer
6e les autres cans-eticloz:comme deffus à elté dit ; Ges12.encfifes
chafcun defquels fault qu'emporte 8. voix ne pouuaht duçun eftre
à moindres Btfrags, Be deicecy ils aduertitfent le a le
me pointdetemptaffembléle corps de la cité, pour en vfer ainf qu
efté dit: de-ces 23pen font envor efleuz neuf -lefquels en nomment
lefquéis parle ioitfoniinedigezà onze;& ceux cÿ.en efGriuenr.4r.d'e
Fes principaux des fenateuis &plusancienside la cités defquels dés
toftque:fontnommez fen-vont à la chambre ordounée pour çecyl
c'eftèeux à eflire, & nommer le Prince. Bien eft vray que de ce nox
ainfpris parforriln'en y peutauoir deux qui ont mefne {ang
ifba;owqui ay ent quelque präde amitié, & farmiliarité.enfemble d}
tant quelles x anciennes ne lé peuuét fouffrir , &; que de tonte
Venitiésemont sinfivféen leurs füffrages, & lors qu'ils $ font affemk
pour la creation de leur magiftrat fouuerain . Or peut on voir la gra
cent m7 dés. anitiheste en cefte diuerfr fäçon de su de
pr É prn * æflifant leur Prince ; entant que par cefte collufion de featences ils on
PAT, madoié lamultitude fi bien qu'il femble que ce foit elle qui crée leD
isqu'ellechoilft leseleéteurs &-Ifquels néantmoins ne font prise
duranc fenatoñres, comeme de. celuy qui detout temps left pardéhp
feance,& autorité au gouuernernét de l'eftat, afin que l'infolence dup
| sant la félicité de leur ville. Ces:quarante & vn ñommez q
yent pour l’cledtiondu Duc, tous en vninftant, fans mendicr les
ragesdupeuple, voire ny f foucians feulemét de ic careffer d'vn feul à
Ceremenies ob lut ; Faffemblent en la court où fe font couftumiérement ces grandes
Jeruées asant femblées.Là auât toute chofe an chante, & celebre les faints, admirab
l'eleétion du 8& diuins myfteresdele Melle, & icelleditte, tous lesafftans mertan
Pw. mainifuc l'autel jurent deuant Dieu, & la republique,qu'ils efliront cel
là pour Duc , lequel ils eftimeront le meriter tant'pour fa fainteté dev
que’pour eftre oigneux du bien public, diligent, fage, & pouruoyant
tout fur tons les autres, Ce ferment finy, les gés d’eglifefe retirés 1cs (a
elc@ours demeurent en la court fans fcruireur quelconque ; y autre
puiffe leur fournir rien Et lorstrois des, plus anciens prelident als pi
vnc table dreflée pour ceft cliard) &i fur faqueileya vn vale de baloug
& chacun des elcéteuts efcriuant en.vne baie de toile lenom de ceh
qu'il efime digne d'eftre Duc; lagette dansie vafe, Foutes ces-Jettres,
marques mifès enlacruche d'eteétien, an: en tire vne;la premiere qui vi
on main à ccluy quieft deputé pourcc.faire. Les commispour prefid
ayans leuicè qui elt {are baloic:> toi) amepranoncdpt le nom y cf
deilus,aolupquieftnommé; file érqu comme foutentil àduis
nefaul do forrinduhors ;»& fenaliar pour danserliou àchagun des
pucer de fufufifsnce Celtuy foby qu'eft, fil ya diqu'un qui e que
Licäne fort ms cas à môftrer comme ceftuy elt inhabile pour porter vit gra faix.q
Y f:d & " la chdpge d'vnerolic republiquequela Venirremme,il forl euesés ayant)
Pen, déquohqis excufemodefte; bétiefy coquerogs/bon doyen dois
Ten sepubliqueitétietianchemétice qui far 1fcnr, Bq8fétà
&
clair
l'inçapad
F.. ;
L méréde ceftuy
D direles prefidé
Erelenom de l'a
Let r véni
# 4 ne. fecre
dent des ligues,
,, L'efleu oyant c!
f impofez, puis fo:
autre fe loue ; &c p
iles l'autre ayant
rs n'ont:
rer, & dételle Fag
ir fans nul efgar
vobférue vnäutr.
pbre tuy donne la
onde, ou troifre:
remier perdant fà
Misquoy qu'il en
ang voix franches
Confcilliérs font
ueau Princes6c pt
que troupes de:ci
de leur faire la gr
eètoute larepu
| au palais, où cfta
fansauec luy, fr
ps,on bat de la m
fel'ontout ce qu
mées à la reccptioi
dent dans la cou
œouteft, on def
voifine dudit J
be, & plein det
eux qui embellil
voir d'admirable
il ny femble reit
datmtiper
efouftenäs le lic
letoardéle cor
y vnit celle tabl
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‘haiffe à part les d
ès, commeRat
es de groffeur pt
belles de goffos
D °OSER = ES Ce DE ui 1 ne es ES ut
è
PATES
=
| DE :L'EVR OP E. ; 165
paitéde ceftuy. qui eft nômé pour eftre Prince, Finy que ceftuy cj::
dite les prefidéts au Confcil font venir celuy qui ef, accufé, & fans
ire tenom de l'accufateur ; juy fpecifient tous les crimes qui luy fer-
Lulepas pour venir à le dignité Ducale. Auffi iurent ils tous,entrans au
dl de tenir fecret tout ce qui fe paffera, à fin que ces animofitez, ne
dént desligues,&'pañtialitez preiudiciables à l’eftat de leur republi-
, L'efleu oyantce qu'onluy repraché; refpond ; :& fe purge des cri-
impolez, puis fort dé lacourt: & lors ou le prerñier qui l'aaccufé ; où
autre fe loue , & propofe d'autres räifons plus fortes ; & valables ; auf-
iles l'autre ayant refponduauec fuffifante preuue de-fon innocence, fi
brcufateursn ont rien plusqueluy mettre deuantles yeux, on vientà
Lier, & détclle façon que fquelqu'vn paruerait à auoit 25. voixiadis _,. ?
Witfans nul efgard dectaité chef de leur republique. Mais à prefent 2Hrréce des
obférue vnäutre ordre, vewque, iaçoitqu'vn : fi bien fait que ce/fr4ges an-
obretuy donne la dignité,d’autancque le forty cit fouuent getté, frà ‘475 44 m0
Loonde, ou troifiefme fois, vn aatre l'emporte, & a le plus de marques, “7”.
premier perdant fà caufe;le dernier emportela principauté
Misquoy qu'ilen foit,iamais anéun n'eft declaré duc,qu'il n'aye vingr LP gar
angvoixfranches, & fi toit qu'il eft cfleu, on fen vient en la court, où de apres l'e-
onfeilliérs-font appellez : cat ce! font eux les premiers qui faluent 1e #47 ds Duc
quéau Princes&e puis le bruit en eft cfpandu par toute la cité, &c ne voit
quetroupes deicitoyenspar ruës fefiouiffans, & prians Dieu qu'illuy
de feur faire la grace d'auoir vnbon duc, & lequel foit heureux & fa-
eètoute larepublique. Ce pendant les parens &'amys du Duc fen
aupalais, où citans receus ils le fluent,& lay fouhaittent, en fe ref-
fansauec luy, principauté bien- heureufe: Et fur le mefme point de
ps,on bat de lamonnoyeauec le nom:& cffigic du nouueau Prince, &
tie l'on tout ce qui eft neceffaire pour les pompes & ceremonies acou-
nées à la reception ivlennelle: &ce pendant & le Iuc & leseleéteurs : …,
endent dans la court;tant que tout f6it mis'enordre.Aparcillé & dreffé Magrif dy
eoutct, on defcend dela court, & fenvont tous à l'Eglife fainét 77/60/65
voifine dudit Jieu, qui pour vray eft vn'temple fort nifique & debeglife 5.
be, & plein étrelsniite & infaies richetfon: : &où l'atifice mer- Marc de pe
qui embellift le grand autel, femblefarmonter tout ce qu'on fçau #Y°°
voir d'admirable en ce monde; foit qu'onregarde les colonnes de tou
bric diuerfe de marbres,oulesfigures|&c images virées © rvoprement,
n'y femble reiber quela parolle, y eftant tiré tou. ‘ux & nou-
dater à perfonages:Et Le:plus beau font quatre colônes de fin al.
he foufbenäs le licu ordinairemétou:repofé le fainét Ciboire, dans le-
leltgardéle corps precieux de noftre feipneur RèsvsoHRrsT.
y vnit celle tablesrefridise d'or &d'wgent, &enrichie de pierrerie,
ri agrand Autel;untdesplus bethspiecasdelatetre 1
rhitfc à part les douze couromtes d'or, le gransnombre depictres pré:
is, comme Rabif, Bfincrautdes, Topures, Baldis, Diamans , 8 des
sde groffeur prefque icropatslenie ne rarhentoy lesdeux Eicornes.
belles de profes Elunbancl inst Valts d'os à gathe, 8 Porèc='
Tt
| T'IDEXLEVROBE AY 166
Léemét fiancer la mer furle Buccétar Er pource qu'il femble qu'il y
ea influëce celefte qui faunrifece prule ésaffaires dela marineyit
Wfauoir, depuis quel téps ils fe fontagrädis {ur l'eau, 82d'ou prift cô> Penitiens fer.
mené cefle fi gräde puiffance en icelle;laquelle aiadistenutefte aux grenrs radis
strinds &c puiffans Monarques de latetre, Du téps décqueVenife ne:de La mer.
que fortiren effence, & qu'encoreles citoyës d'icelle fecôtedtoiét:
Mure peritement, &c fans attéter rié furautruy parrby-les-paluz où à pre. /ffriens, eo,
hi. itééftbaftie,aduint que les.Iftriés& Lfclauüs;ou Dälmates, foit Dalmates en
Hi futfent enuieux du fuccez héureux de ceftenbüuelle. Colonie,ou guieux de. |
BfHeur propre de viure de rapz,& voleries,fe ruerétfur l'eftatde la l'heure pe-
Houncllemét baîtie, & fur tous Fefineurent ceux. de Triefte, qui enui- #//. :
Mtlaforrune de Vienife:& Farmansauec leurs voifins, vindrentcoutir.
vwoifiu de ces paluz, voire féhazardoiët defattaqueraux Venitiéss:
tnirauxmains,ou les Tricftäs,& leurs alliez furét fi bié chaftiez;qu'ils Dalmates
hiétplus venirivôltiger 1.168 de la mer Adriatique Ces gens,& Dal- vaincux, par”
ksvaincuz,crenét de defpit que écs hômes ramallez;&c fans aucune ex Les Péniriens.
Hénce encor de lamärine les euffent fi bieneftriliez, &nefouhaitoient. .
Hétrouuer les moyens de fen venger, iaçoitiqu'ils veiflent que mal-
nent ils y paurroientattaindre Mais ce quelle cœurieurdifluadoit, Sabell:. De-"
lucdefir qu'ils euffent de fen refféntir, &'n’y auoit homme hardy; «1.1. liv.r,
ft téror le gué, la fortune {eur ouurift le pailage pour efclorre celle de l'h:f. de
iguement couuée, vengeance fur des Venitiens: & ce au temps que le /77:/£.
hrs ils penfoient à ceftc trouile, veu qu'ils nee fuffentiamais doutez
les Triéftans féiflent,ce que depuisils mirét en execution. Car côme
diéne couftume des Venitiés futiadis que les filles fuflent fiäcées au té
à fin qu'on y feit parade de tôut éè qu'ellesauoyent de meubles pour Triefle cité
rinariage,;aduinta ni iour côme 6 celcbräit certaines nojices enl'eglis dy Frioi.
L Pierre quick en-ce cartierdelamillequ'ô nôme àprefentlechafteau
kles Trieftäs,qui feftoiétdeclèrez ennemys du nom Vienitié pour l'a-.7r167.:85 bu.
r des Iftriés & Dalmäates defquels ils fôt voiñins;côome-cftäs au'Frioli, rineni lechs-
pirét en deux Fregates de nuit, & vindrét f&ruer fur les pl”haults lieux ffess 4 ”en1fe
hville,où fetindrét en agnet iufqu'au matin qu'& coméçales ceremo- Prerre Gan-
sduno enl'Eglifcfufditre: Sfortäs de leur embufche fe gettent diam Duc de
furie és eux rauiflaus 8 hômes, & fémes,& reliques, & thefors, peni/e vainc
mends l'Euefque prifonñier aueceux eïileursgaleres. Le Duc quie- Les Trulas.
tpour lors Piere Gandiä vayät l'eftônemét 4 cefte furprifeauoit dü-
la cité,n. l'effroya aucunemét,ains affemblät ce qu'il peut d'hômesil
te fur roc, & pourfüit les voleurs, 4 il r'ataignit; lors ques ifies dittes
brules, qui l'ont en lamarche Tichigiane, ils efboient ententifs à partir
Pbutin,êcles efueillé fi bicnque lésayantfits retirer enleurs vaifleaux; Feffe co sens
ouura & phoye:busins à pionniers Cenretournét viétorieux à Ve- pour memsire
iefeeonchidur qu'il partitd'icelle Et:d’autane qu'en.ce temps(qui cf de Le defste
kburier)efchoie la elle de Ja Purification dela vierge Marieson a de- des rieftams
de couftumc à Venift;défaire grand folénité &celebrer des jeux pu- R
S pour. yne riemoire perpetüelle diiprejnier voyagesamais fair. ur
«use forges par eV on enaut lequel one ayast “+ ms Faeur
t à
: LIVRE FROYISIESME
v'ils defirayent leur prefagele grand paudoir qu'ils ont eu depui
eau éefut Le mu 1 RO Dm d'en prendre polos
- rendés illuftres,renômez, & craints par toût le païs voilin, pour ne L
plus vn Corfäire valtigeant fur mer, ny qui dônaft aucun empefchen
aux marchans ny voyageans : Ainfi de peu de chefe ffaugmenta ia;
ed 0, 19m Romaid, laits que Ramule aucc vne poignée de pafteurs bafkiftre
F£ °2€ EM ceint de lacitéqui à depuis: commandé prefque fur.cout le monde. Et
he vof ap nife qui n'eftoitquelaretraitre des pauures citoyés fugitifs de leurs @
sa FA € fonss. ayant pris pied d'vn fondement fi peu folide f'eft rendue vie
perfettion. plus belles citez de l'vniuers,mais la police la mieux dreffée qui amas
& fous lajuftice de laquelle,la grédeur du nom Venitien, les richeffe
feat, & puiffance ont pris telle durée ; que fans qu'ony ayeveu quel
Se peu de changement on peut direqu'il n’y eut iamais republique mis
Fe Et maniée,ny de 6 gräde durée: veu que dés plufieurs fiecles ença les Ve
ATMHSE tiens femaintenans ils font lesamys des Monarques, & les iuges ;& à
ne False je prefque tous les differens des Princes de l’Europe:fc ne veux4
diféord _ mufer aux difputes fur les affaires dela dignité du Patriarche, & combi
Le HS # de temps les prelats de Grade & d’Aquilege ont difputé enfemble fur
Patriar45. {Le Gignité,veu que cela ne faiét guere,ou du tout point à noftre prop
& ne m'arrefteray fur leurs Ducz d'auantage , n'y au denombrement.
ceux, & moins à difcourir combien ce peuplea elté d’autresfois chatoul
leux & mal traiétable,comme celuy qni f'elt fouuent furieufement ach
PRE CR né (ur fes Princes , & en a maffacré plufieurs , & d’autres chaflez du py
els cotre leurs
Princes.
8e à d'autres creué les yeux, & faits mourir en prifon. Ne füis deliberée
cor derediger par efcrit leurs geftes & conqueftes,n'y les moyens par
… quelsilsfe font faits feigneurs de celle eftendue de pays qu'ils ont ent
Terres que te | à foit en la Lombardie,au Frioly;lftrie, Marche Treuifiane,ou en la}
nent les Veni-
êiens.
LÎles furertes
auxPenitiens
für la mer
Mediterrs-
née.
maigne:ne recercheray qui les a aggrandis en Dalmatie & Efclauonie,
iufques à l'Hellefpont . Ne vous defcriray qui leur a donné le paffage
Negropont perdu pour eux, ny en Chipre & Candie qu'ils tiennente
cor : Et fi vous voulez fçauoiren quelstemps ils fe faifirent des ifles
Corfu, Lezante, Cephalenie, & autres ie vous renuoyeray, & à Sabelliq
quiena trace l'hiftoire, & au Blond, & és chofes de noître temps, à ced
éte Cardinal Bembe, qui eftant wn ornement de noftrefiecle , a auf
luitré fa ville, baftiffant l'hiftoire des chofes aduenuës de fon aage: co!
me auffi ce grand homme Gafpard Contaren efpluchant, & nousp
gaant au vit, & l'eltat, & la police , & les façons de faire fur la creationd
penitiens &= eltats de là villesauli c'eft à eux queie l'ay tiré, & à euxie vous renuo
grandi en me contentant de vous dire que les guerres que les Chreftiens ont eu
Grece pur le Leuant, & les conqueltes des François, & autres peuples des Gaules, f
mayen des. en Grece, Afie, ou Palcitine, foit en terre ferme, ou és païs Enluki
voyages Chre ont plusproffité aux Venitiens qu'à ceux qui y ont employé leur temp
Jensen Le- delpendu leur deniers, & efpan du leur fang, & vie:aufli n'y auoit-il!
sant. tions des noftres qui peut retenir ces pieces que ceux qui nez en lamé
par quels moïens ils ont vn longtemps gouuernétoutes les villes prpande de |
que qui font fur le bord de la mer dés le Goulphe-qu'on di& de Ven
CA
ie pays 3
que facile
séce du fi
Les, & Le
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Galathes
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Bles fait {
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lauoir C4
pient nati
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corde à]
ronides,
file d'H
Appias,
f
-:DÉ L'EVROPE. , 1
as les Galeres Adriatiques,accouflumez au trauail marin, &c qui
nedeuoir-eu toute occurence, maintiennent encor en paix vne
ourtis, voire La plus forte & la meilleure des Ifles conquifés en le
rerranée . Et voila quantä cequetï'auois à vous difcourir für
biactatdeVenife. Rats
pel'ancienne Galathie, ©: mœurs des anciens calathes. Cape2ge
A Galathie futiadis vne gréde region de Eu
u depui,
poifeon
Pourne |:
V mpefch em
pmMenta iad;
rsbaftifre
onde.Et
de leurs
endue vie!
8 Qui iamajs
es richeffe
eveu €k
biques je
errça les Ve
iuges ; & à
Icneveuxg
€, & combi
nfemble fur
noftre prop
pmbrement d
fois chaton!
fementach
affez du pay
ais deliberée
moyens par
v'ils ont ent
ne,ou en
EfGlauonie,
les villes pré
de plufieurs & diuers peuples; & eftoitaflife que.
plus vers !e Nord & parties froides qu'autre.
ment, voire f froide que l'hyuer en lieu de
lepays y eftoit couuert de Neiges, & la glace y eftant fgrande & for
ciicmens on voyageoit fur les fleuucs caillez par la rigueur & ve
à du froid, & nonauec vne petite troupe d'hommes,ains les groffes
“à & les chariages pafloient affeurément fur la glace.
| " de grands fleuues qui courent, ayans neantmoins diuers cours
loutre par ces Païs descalathes, les vns defquelz fortent deslacz,
f $ fort profonds, les autres prennent leurs fourees des montaignes
ren les vns en l'Occan, ainfi que fait le Rhin, les autres en la
| cor core le Danube : les autres en la Mer Adriatique, telle
ande de la paille de peur de gliffer, & aller fouuent mefurer le lit de
dit de Venrinierc. (Par les defcriptions de P tolomée,v HAL Run Due
ré le pañageMiGalathes eftre autres que les anciés Gaulois, lefque : i spé L.
dti axes, defriuant le P sed er avé ki <a ae de btfone
ent des ifles res Belgiques:ainfi 1e m'eftonne qui a e “4: : n’eft qu'il ignoraft les
) ele nom de Galate, & le feparer du Gaulois, ICCN EH QUIL IS def.
S ” mn urfes de ce peuple, & grädes côqueftes os: Aa * as OS
M à auti@clles les Hiftoires no° en font foy,côme aulli no* le verrôs en
- ,
rone outre les Celtes, vers le Mydi& l'ocean Divdore 5,6.
& Ic long des riues d’iceluy (ainfi qu'eftrit encig
. Diodore Sicilié)& dés les bornes du Danube Cèfle def
NS elle feftendoit iufqu'en Scythie. Et rit ce prien eff imi-
{hr nomde Galathe flz d'Hercule; &d'vnae Da rée par pi.
me des Celtes Or céfte region eftoic habitée es /ôn
Mons le Pole plus Ptel lim.
Ce de l'Eridan , que maintenant nous appe us 2°
de LES Lelqueltes riuieresencore en Hyuer dô- 7 Are
ge affeuré aux voyageurs furla glace , pourueu que on y 3: pe.
Mg
inid iucr | ici Æpran en
d'où ces Galates ont pris le nom,les opiniôs en font diucrfes, var le Sici 4
: # ù ‘A Ilirique.
on aage: co ie, ; le,& Apiä Alexädrin tiët que Po- /”
* de Galathe filz d'hercule,& Ap in tiêt
fr hd pa w es geät,eut de fa dame la Nymphe Galatée trois Le
Her ir Celte Illyrie, & Galle,lefquelz laiffans le païsSicilien d’où ilz e-
ifz vi iteren Dalmatie, & au païs des qaules donnäs
Por ml À à ne Mais d'autant que Bérofe Caldéen
d que torde à l'opinion de Diodore Sicilien,& qu'il faiét que les comerites,
ie Ml ronides dc Aihdens portent le nom de &alathée , à caufe de Gala-
4 “ir file d'Hercule nous fommes contens de luy dôner le pris pluftoft que
y auoit-il 1 ,
ez en lamdAppian, d'autant que la foy des érecs m'eft pour fufpecte: & l'antiquité Berofe lin.s.
Ttiij
: DE L'EVROPEZ # v: ! 168
pour leur boilfon de l'eau en laquélle'ils Jauée le maré dumiél, Or:
ncilsle vin füurtoute chofe, de forte queles marchans leur en apor-;
leboiuent tout pur; & à peu de fois qu'ils divfent;ils f'enyurçnt:de |
fmeou qu'ils fendormét,ou en perdent tout fentimét & cognoif-.
D'où aduiët que les marchans [raliés côuoiteux de gaing portét.du
ficpar charroy:;, ou fur les riuieres à ce peuple, & pour. vnrmuidou
bre vaileau de vin ilsayent quelque belenfant pour lesferuir, &, , , |
emeinentpour.efclaue .En pas vn endroit de Galatie anne trou. // "2 4 #4-
Leinemine d'argent:& abonde toutesfois enor, la mefme nature en “#7 #remsé.
Kaffezalfeurée preuue , & fipnifiance, Carcommé ainfi foic queJe 74/46 les
des riuieres foit tortu & difficile, fi que l’eau venät à grands torrés anciès Gala
leprecipice des montaignes , & fe defbordant du li&accouftumé des #* lgloutz;
pes,elle gette & efpard ça & là parles champs, des grains &arencs do 74 Pswr du
lefquelles recueillies, &efpurées, & hommes, & femmes fen feruët 7” ils gui.
rer, & enrichir leurs veftemens, & leur corps,en faifans des ancaux #46r La liber-
ficelets, & à l'entour du:col ils portent des chaines d’or pur & maflif té.
groffes &pefâtes, voire dorétils & leurs habits, &. chemifes auec S alates fans.
juurages, & pourfilures.Les grands feigneurs de ce païs auoyent vne 455€ abès
uliere & efmerucillable on defaire , à l'endroit destemples de dans en or.
dieux, efpandäs, & femans de l'or par le paué des lieux facrés à leurs, Orrement des
kr, lequel n’y auoit hôme fi hardy , quoy à ce peuple fut côuoiteux Galates.
emetal, qui ofaft y mettre la main,telle eftoit la religieufe reueréce q Or femé és té
uple portoit à fes dieux. Les Galates font de couleur blanche,ayans ples des Gala
pcorfage, & eftäs delicats, & de gräd molleffe :& quoy que naturel- tes.
jntils ayent la cheuelure blonde, & le poil roux;encor tafchét ils par
d'ugmenter celle couleur en leur perruque.[ C'eft à tort{cemefem-. Galates blacs
Jque & les Grecs, & les Romains ont mis fur ce peuple l'effemination ©* dehcatz,
que fi fouuent ils ont fenty leur naturel mafle & robufte,les vns ayäs
ruinez, & leur cité prife, & les autres côtraints de porter le norn Gau-
pour honorer la vilté naturelle de la Grece.Oyons TiteLiue grand
emy du nom Gaulois , ne penfant louer cefte nation auec quels motz Tife Line 1.8,
irecommande:il fait ainfi parler Cnée Manlie Conful durant la guer- Décad. 4.
Macedonique, voyant le foldat Romain eftonné du feul nom Gaulois,
ans les Galates d’Afie coniointsauecle Roy Macedonien,& ce Côful
int laguerre aux Gallogrecz en Afie. Ie n'ignore point, vaillants fol- Mälie Confal
, qu'entre toutes les nations qui font & habitentenl'Afie, queles 4#/oldat Ro-
blois font les plus fameux & vaillants en guerre ; peuple farouche, & #47.
ier,meflé parmy vne nation paifible, & lequel les armes au poing , a ,
gcouru, & faccagé tout le môde farreftät icy en l’Afie :ie (çay qu'ils Faço des Gaur
de grande ftature,portans les cheueux longs qui leur relate ayäs lois enträs 4w
tringes & pefans pauois en guerre, & les glaïues fort lügs:e (Gay que combi.
ont des chants effroyables, des vrlemens & dances venañs à commen -
lecombat,& comme pour eftonner l'en aermy ilz entreheurtent leurs
jois & efcuz enfemble :mais ces chofes (ont pour l'efpouuenrement de
x qui ne fçauent éncor ces façons de faire Gauloifes, des Grcez c'ell à
où des Cares & Phrigiensilà où ce n'eft aux Romains de Pen cfraïer
EL NES OS EN
ÿ DE L'EVROPE 165
ET. à : de +
goyent chacun vn charton pour les conduire, sinfi que plufieurs na- Salafes côbe
Le faifoyent de mefme, ainfi qu'on recueille des liures anciens tant feient für des
poëtes,que hiftoriens, Combatans ilz ruoyentpremierement du cha- charwrz,.
quant vn dard,ou iauelot contre leur ennemy;, puis mettäs pied à ter-
guoyent la main à lefpée pour parfaire leur bataille: & les aucuns d'i.
gtenoient fi peu de compte de leur vie,qu'ilz fe fourroient tous nuds
psrancs des combatans, Les gardes des corps des grans feigneurs e- 2/7 les gur
furchoifis d'entre les pauures,mais qui fuflent de libre condition, qui des des corps
pfruoÿent enguerre d'efcuyers,chartons & porte efcuz : lefquelz e - des féign.Ga-
entà la premiere pointe des batailles, ayans de couftume d’apeller à Laser.
atfingulier les plus forts & vaiklans des ennemys, faifans cliqueter
buire leurs armes & harnois pour donner terreur à leurs aduerfaires,
ayant executé quelque hault fait d’armes,alors chacun chantoit Æemmesue- :
iy les louanges de fes anceftres,aufli celles de ce vaillant homme, ne ‘ans comme
ps compte & deprimans les geftes valeureux de l’ennemy côme plu- Pamorez, en -
dignes de vitupere que de recommandation, & enfommeilz hau- tre les Gila-
mtiufqu'au ciel tous ceux qui fe monftroient hardis, & courageux à fes.
pere. Durant laquelle tout autant qu'ils tuoiét d'ennemysils en cou- Frenff fic
ntles teftesles pédans au col de leurs cheuaux: & les defpouillesen- defxir: des
finglantes eftoient mifes és mains de leurs feruiteurspour puis apres Gwlates
iger auec hymnes & chanfons deuât leurs portes, ainfi qu'on en fait vis
hfuuagine qu'on prend à la chaffe.Les tetes des ennemys plus gräds
iluitres ilz les oignoyent & emplifloyent de matieres aromatiques les
ns en certains efluys gardées auec grand diligence, pour en faire pa-
eiceux qui le#wenoyent voir, fans qu'ilzies vouluffent vendre ny a
hs parés ny à leurs propres enfans pour gqlque pris qu'on leuren offrift.
urs acouftremés furent de draps dediuerfes couleurs non pareznytô- Habits des
sen vfans ainfipour.en cffrayerleursaduerfaires:portoiét auffi des ho- anciens G:L4
rons & cafaques doublesen hiuer#aits à baftons rompus, & fort min- tes.
durant les chaleurs. V {oiét de potz.-dleterre font maflifs pour leur fer-
e fur lefquelz y auoit des fleurs figurées. Leurs armes c’eftoient vn pa-
slong felon la hauteur & ftature de celuy qui le portoit, & paré, & en- Grandeur des
by à la fant: fe de chacun: Entant que les aucuns y mettoyent des figu- pæws & ef
d'animaux faites d'eraf vn peu eflewées & pour embellir l'efcu & pour cws des Gale=
dre plus fort pour la defihos deleur vie.Ilzarmoyétleurtefte d'vn res. L
jon ou bourguignotte d'erain vn peu faite en pointe fur lefquelles ils
Moyent ou des cornes,ou lafigure dequelquebefterauiffante oubien Cecy 4 fé eb-
noyfeau de proye;Leurs wôpettes fentoyent aufli fa barbarie du peu- fêrué par pref°
comme rendans vn fon afpre;malplaifant& plein de trouble: les vns gwe routes les
ent des corfelets de fer,ies autres n'ayansautres armes que telles que matsons /ep=
donnoit la nature, portans pour glaiuesdesefpées fort longues leur fentrisnales.
dés au cofté droit à vne cefnette d’erain. Aucunsd'eux fe ceigaoient
ceintures d’or, &r d'argentbataillans auec des dards;queilz apellent 14 Zanves e>
ayans le fer pour lemoinslongd'vnbon pied &les aucûüs d vnecou- glasmes des
leurs efpées n'eftoyent moindres entr'eux quetes vouges & efpieux wulates.
autres nations, cnayans de droits & de tortus, bons | n feulement à
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61 7 el LIVRE TROISIESME
TN étre) carnage & malfaére du'taillant,ains encor dangéreux de l'efloc o
R dk des ‘firouche au regard & d'vne voix efpouuentable & terrible, parlant à
: Gabatess
a entente, & fort doubteufes, fe vantans outre mefure, fe louans extraual
ment, &"mefprifans les autres, grands menaceurs , mefdifans & ayans op
h, nion de leur perfonne,de b6 & fubtil efprit, & non-du tout efloignei
| cadates ay fcauoir &do@rine.llz auoyént entr’eux des Poëtes chantans les louang
ms rs ler és vaillans & les orgues, & harpes louans les vertueux, & vituperanl
Pre UE mal viuahs, & ceux f'apelloyent Bardes. [Ie'ne veux paffer fous filence(
Mal adufé "bien vn fçaudnt homme de noftretemps , & affez verfé.en l'hiftoire fl
d'appeller le oubtié dé diré que les Gaulois furent iadisnommez Bardes , à caufe de
groffe & tude nature de leur efprit, fuiuant que le mot latin Bardus, po
en Wsnwai(e ‘le tiltre de fot & groffier, fans aduifer comme auant le regne latin Bar
fgnif:atun. ‘régna fui les Celtes, illuftrépour auoir luÿ le prémic inuenté les vers,
| Berofé 4nt14. ‘hymnes entre les Ganloys,ainfi que tefmoigne Beroic:fi ce r'eft que:
b fe + ‘hommeGaulois hayffantfa nation,ou vucille dôner ce blafine mal à pre
É pos aux fienis,ou eftime Beroft auteur fupolé, duquel toutesfois Iofep
auteur approuué tiént grand compte: ou (qui eft Le plus vray-fembiablé
È peuteftre n'auoit-il penetré fi auant les Chronologies que d'auoir rex
| Bardergni Gneu vn roy Barde,regnant fur les Gaules du temps d'Abrahä & dei
Ke ban "9 triarches,n eftant encore mention,ny des Latins, ny de Troye, & moi
de énuiroi memoire quelconque de Rome, Mais c’eftraifon que nous vengeons
21752de le pe noftres des noftres mefmes , & monftrons que le nom Barde iadis ef
.. rgrm450 # honorable, emportantle tiltre de poëte,muficien & vaticinateur, comn
| #braham. les Druides eftoientrenommez en la philofophie, comme puis apres no
| 152. 44458 deduirons. ]Ilz auoyent aufli-des Philofophes, & Theologiens nomm!
| Troebffe Saronides defquelz ilztenoyent grand compte , & leur faifoyent gr
310: : “honneur & reuerence. [Ces Saronides porterent le nom de Saron Ra
k Sarnidesfu- Celtehomme de grand efprit & auancé en do@rine,leqriel pou: adoud
ren nomm:7 ]a farouche maniere de viure defes fuietz nouuellement venuz en Ga
de S'éren re} fut le premier qui ouurift les efcholes, ains que iamais encor les Grecs e
des Celteï qui fent goufté que c'eft que de philofophie, & qu'ilz eulfent aucune cognt
| regna l'an du fance des lettres,tant foit elle petite Cadme n’eftant éicor mis én lumie
|: msde 2010: pourleur aprendre.] pe ilz vfoient fort de diuinations ,'ayans!
: œ mefme … deuins & augures qui en leurs facrificespredioient ce qui leur deuoit at
tps que NoË uenir, & eftoient ceux-cy en telle & fi grande-reputation que tout le pe
tra. ple leur beïffoir. Or quandilz vouloient confülter de quelque ca
|: Crelese7 e- grand confequence, ilz vfoyent d'vne merucilleufe & cftrange façon
Jrét m4nte- faire & Céremonic:entant que d'va glaiue ilz coupoient1: gorge à vahi
re de dinina- ms,lequeltombantapres le coup, tant parla cheute d'icéluy , que par
| sion des Sare defchirement de fes membres en l'incilant & effufion de fang ilz pred
sides. foyentles chofes futures. à Gi
Entre eux encor on n'euft:ofé faire aucun facrifice fans que qu
que philofophe n'y affiftaft , ayans opinion que c'eftoit à ceux à a tri
ANulfacrifie ;
| Jans philefe-. ver leschofes faintes , qui fçauoÿent es fecrets dela diuinité, commel
pre. plus proches des dieux : eftimans que par l'incercefion de: ces ho
“‘briefuement & obfcurément, & tout à propos vfans de parolles à oil
4
É “ 2
i :
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41(1 d
Les poëtes
bille ayans d
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orlesenncmy:
rudes & faro
les Mules.
FLes femmes. d
nier, & hault
rent chenus et
bent leurs pere
L'Artique, & fa
& barbares de
queceux qui
1 nt les homm
Ilyapeu den:
Ron que ceux «
puis COrromp
Miyans rien ou
ps le bien d'au
Cefurent eux,
lon en Delphe,
hrs de grandes
terres de ceux q
lele&teur foit:
homme Grec
ucher mieux le
fhe memoire ,
psl'Italicayent
pe leur condu
fquementionn
hans les yflues
mps & occafic
Or ceux qui d’
lepaïs où farre
lle vers l'Orier
jeft fuiet ores a
tident-luy gif
à, vers midy el
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rouche outre!
bis ouye enuer
Entant qu'eux
fmmes preftr
ble veflement
Lie. ot + The ape FAN PE k AU rase “ir Mt) È APMAA 77 RATS DE
* AT ER RTE de AL ER en BEN a x
tJ DE LEMROPE, 5
Lffint demander leurs neceflitez, defquélz i]z prenoÿent confcil, Grand he
Pmricuy vénoyent à bout de leurs affaires, & en temps de paix, & deneurgueles
me Les poètes cftoyent aufli tellement par eux refpedtez , quecftans Galates fas-
billeayans defia lancé leurs traits & venus au combat delamain., fi forens aux
poste f'auançoit pour entrer fur les rancs,les amys non feulement, ains préres.
brlesennemys fe rétiroyent, & cefloyent de combatre: ainfi entre Jes
| nds 5 farouches,la colere donnoit place au fcauoir, & Marsreue-
les Mufés. PAR ut 1. ré |
ILes femmes des calates efgalleyent leurs marys non feulement en Femmes gré.
nieur, & haulte ftarure,ains encor en force & magnanimité:!les enfans des @> core. |
mi prent chenus en leur enfance,mais paruenus à l'aage partait i]z reflem- gew/6s entre
ï ki poor leurs peresen couleur + Ondit que les Galates qui habitentau L Galates. : À
A Antique, & font voifins des Scythes,comme ilz eftoyent les plus ru- En rec date.
L barbares de tous les autres aufi viuoyét ilz de chair humaicss;tout en côme Dis=.:
Mt queceux qui habitoyent.en la region nommée Iris.en a Bretaigne dore [eff 116".
; à rent les hommes pour f'en repaiftre. | Le. péen parlant.
| tot 172 pou de nations qui ignorent la force & cruauté de ce peuple, & des Galares,
nbi ve Ron que ceux qui iadis coururenttoute l’Afie fapelloyent Cymeriés
Sir recu COrrompaus le premier nom, furent ditz Cymbres,lefquelz en-
W'iyans rien oublié de leurs façons anciennes, viuoyent de larcin , ra- Faute lour+ |
Mie Dos lc bien d’autruy,& tenant peu de compte de leur propre.. de; que les |
cons CC Furent eux, qui ayans pris la cité de Rome, & pilléle temple d'A-Cimbresfif= : |
is en 0 Delphe, conquirent la plus part de l'Europe, & fe fcirent fei- /ênt ceuxqué.… |
, COmN
brsde grandes terres en Afie faifans tributaires les citez, & poifedans pillerét Rome. "1
res no! 5%
terres de ceux que ilz auoyent afluietis . [Le ne puis & ne dois fouffrir
lelecteur foitabreuué d'vn fi impudent menfonge, tracé par vn pau-
nomme a , D 7,
æ p homme Grec plus fabuleux que serirable, Beluiu d'vn moderne fins a
SRE jucher mieux les matieres:veu qu'il n’y a auteur foit ancien ou d’aflez 7%> orefeli.3., 1
“doté fhe memoire , qui tienne que les Cymbres ayenteftéceux quiraua- chap.22: Po.
pl'Italieayent pillé la cité de Rome, ains les Gaulois Senonois fous bbe Plurar- |
pne leur conduét eur firent ce voyage, & fe rucrét de là fur la Grece, genou Ca. ‘1
Éque mentionne Paufanie, & que Dieu aydät nous dirons cy apres ef- m Îles Jufn.
n Gal
zrecs €
| A Ahuosies yffues diuerfes que feirent lesanciens Gaulois varians felon 4.10.
ayans1BRUPS & occafionleurs volées.] : Paujanie. hi.
ou AOr ceux qui d’entre les Galates paflerent en Grece, vne partie nom- 1.@- 10.
lepaïs où f'arrefta, Gallogrece, & Galatie region de la petite Afie, la- De/oriprio de. |
Île vers l'Orient regarde le païs de Capadoce, & le fleuue Halis, & ce Gabarie ve : “|
bell luiet ores au, Turc la cité principale duquel f'apelle Ginapoly : à Peol.li.5. ch.
t lep q
1e Câs
Ron sident-luy gift la Bithinie, & petite Afie, à prefent Natolie, & Tur- 3: Tab, 1,
US, vers midy.elle voit la Pamphilie & au Septentrion lamer Maiour. d'Ufe.
L PT Mielte les Cimbres defquelz nous par! 6s, fut iadis vn peuple fort cruél Quels furent
FPÉrouche outre mefure, vfntd'vne grande impieté & irreuerence non les Cymbres…
us ouye enuers les Dieux.
à eo Qu eux rDerehens au JEU arrpe, AUGEA TA TN QU Er
+ fmmes preftrefles & grandes deuinerefles,ayAs la tefte grife de vicil. Deu
dar Reg de ici pain
ble vellcment blanc,& par deffôus vne chemife faune de lin delié, at- des cymbres,
BU eng dre
H ve LAVRE TROISIESME
AMC ER ÿ ROME AULS à DATES FOR rte td ps agite “0
" tachéeauec desboucletees de cuiureallans pied nuës, &'ceintes dity
ceintures: y ayant quelques prifonniers au Camp, clles leur venoigt an
* uant l'épée efgainée au poing & les trainans pue terre es conduifoys
- 4427 "2 jufqu'aupres d'vnegrand chaudiere laquelle éruoit devafe de diuinaÿ
D Cruellacrif- 8& pres d’icelle vn cfchaffaultfur lequel montans legeremét & y cond
© ce pour deui- fans le captif, l’efleuans en hault luy coupoyent lagor e faifans coule]
mere fang dans la fufditte chaudiere d'erain & felon que le fang diftilloit 4
le vafe elles predifoyent ce qui deuoit aduenir:d’autres fendans le ve
Sont} duprifonnier,ëc prenans garde à l’affietre, fanté,où corruptiô des ent
les denonçoyentle fuccez des chofes defquelles ones enqueroit, &
tout de a viétoire côtre leurs ennemys. Les criminels auffi entre lesC;
lp breseftoyétgardez l'efpace de cinq ans, au bout defquelson les facrid
ils sue Fee: Jos pendant, & empalant cruellement.Et faigrifloient non feulement a
£ My! tré les hommes , ains mefimes les beftes de leurs ennemys eftoient occif
MES LC les hommes, outourmentées par diuers fuplices, ou bruflées ton
faremrire ie Eur yn grand bufchier. Et iaçoit que cès Barbares euffent de tresb
rives desCmns VS femmes, fi eft-ce qu'ils eftoyent enclins eftrangement à l'infe&iong
L 14 JE eff contre nature. Hz couchoient à terre fur des peaux des animaux «
7 des gardes de tous coftez pour veiller autour d'eux prenäs leur repos.k
j trans au combat ilz tenoyent én leurs chariots des peaux efkendues fur|
‘quelles ils faifoient vn crcet tintamarreiufqu'à donner frayeur aux
nemis qui les attaquoyent. Etleur plus grand vilennieencore cftoitqu
ae faif>yent confcience de prodiger leur beauté en public;ains ffen gloi
Font fioyent.Valere le grand tient que les Cymbres & Celtiberes auoyéta
Celtiberes … ftume de chanter & fe refiouyralläs au Combat, comme doiuans gloris
Jinr a prefent fement & heureufement finir leurs iours : & au contraire fe contriftoye
des Æragon- fi quelcun mouroit au li& & de maladie,comme eftimans cefte fin vil
monen Efps- & malhcureufe. |
ge. De la Gaule € mœurs anciens des Gauloys.
Defcription
L delaGaule.
L. Cefar. lin. v.
Commétair.
Ptel.li2. ch.
FH Cr 9."4
.bE3. d'Euro-
pestrabli.4
PERS CRIS
Chap. 28. AL
E pays de Gaule eft vns regié d'Europef
fpacieux aflis entre la mer Gallique, &l'O
Alpes, & monts Pirenées, qui luy font à l'O
ne,luy eftau Nord, & Septentri6,le Rhin
S a Alpes iufques en l'Occan, queles copes
De. Pyrenéens feftendét de l'vne mer à l'aurr
fçauoir de la Mediterranée, à l'Ocean Can
le regarde la mer Narbonnoife,& celle qu
Ÿ à
brique.
cofté de m
D'ou Gaule 4 apclle de Leuant. Et prift iadis ce païs lenom de Gaule à caufe de lab
pris fon nom. cheur du peuple qui y habite, entant que zéna fignifie lai&, qui ef
. Chofés les plus blanches qu'on fçache . Or eftoit la Gaule diuifée
trois parties, l'vne fapellant tondue, & Toguée , qui aufi eftoit la Ci
Straben.li.s. pinc ; &cicelle comprife fous le nom d'Italie, & les limites de laque
\
Anglois,& Britannique encloz du Rhin,d
f” cident,lä où la mer tant Gallique que Br«
foleil leuant, luy gifant par pareil efpaced
. prier par Str
Luslus: &icel
f «de trois fortes
|. & Aquitaniq
Las que celle qi
Belgique: &c del
Keno de Ly 6
saine par les anc
pli partit en quat:
L jnmian Marcel
jeu la premiere
nique Celle c
reertains habit
biloique qui ©
+4 en f@
bnbo urg,Bourge
s(n'eftoit la fepa
bule & German
main que Gau
sfeuues ne feru
bneuries font ce
oirtout autant d
butlepaïs. Les G
es Grecz, Cel
fes pour l'efgard
Auf ce Roy p'
ecule, & donr
fi que difcourt
ucuns tiennent q
celle region le
oyent fort cher
ur c'eft ainfi que!
lJene veux m'an
eurs autrés; qui \
her és abifmes m
lifcours contemf
id'entre les nol
armées Gallim, :
quedela viétlet
ficelaauoit lieu,
bitre de caule.E
bntpris cenom c
ten Bt fort foibl
foriens tiennent
comerites . Or
dfultveoir les
PR
LL DELEVROPE:;::: mt
den par Strabon. Toute la gaule Tranfalpine portoit le nom!de.:
Luue : & icelle eftoit partie en trois Prouinces parles Hiftoriés!,:à Dino ane |
Le detrois fortes de peuple habités enricelles à fçauoir. Belgique;Cel: énedes Gaur |
4 Aquitanique:aÿans ainfi pofé les bornes de chacunedecospro+ kr. ete
que celle qui eft contenue entre l'Efcau & la Sciniciportéle nôm
Belgique: & de la Seine iufqu'à Garonne foit la Celtique; qui auf por.
jenom de Lyônoife, Puis sufqu'aux monts Pirenées feflendüie As
saine par les anciens nommée Armorique, L'empereur O&auian À
bhspartit en quatre, y adiouftant le Lyonnois pour vne quatriefme par.
ynmian Marcellin fait plufieurscaules,& Prouinceson icelles mettät Arswmii Me
liulapremiere & fecondecaule Lyonnoife,premiere:& feconde.a- cellin lisses
Hinique.Celle qui aefté ditte Braccée cft la Narbonnoife, nôméeainfi
wr certains habits que ce peuple portoit qu'il nômoit Bracces.La cau-
belgique qui eft voifine du Rhin parle pour la plus part allémant; 8rà
Prouinces en fon enclos les Souïifles,le païs d'Helface, la Lortaine;Lu
bourg, Bourgoigne,Brabant,cueldres, Holande, & Zelande:tefquel- ;
s(n'eftoit la féparation que le Rhin en faitÿcommeborne:ancienne. de
hule & Germanie)deuroiét toutes pluftoft eftre comprifes fous le nom
ermain que Gaulois. Aufli encor pour leiourd'huy les montaignes,;ny à:
sfeuues ne feruent point de limite aux regions, ains les langaiges8c les Quelr lb
euries font celles qui leur feruent de borne:& fe dit vne Prouinceæ- 7e prefet
rtout autant d’eftendue commele langage de‘ce’peuple eftparléen des Prouinces
put le païs. Les Gaulois furent de tout temps apellez d'vncommunnom
les Grecz, Celtés,à caufe de Celte roy qui regnafurles Gaules, & Ga :
tes pour l’efgard dé Galate qu'ils difent auoir efté mere duditCelte. V0
Auffi ce Roy pôrta tousles deux noms eflantforty de Galateamyede _ : : -:
ercule, & donna nonraux Celtés en Gaule & Celtiberesen Efpaigne, Bero/e se
fi que difeourt Berofe. Mais aiminian Marcellin l’afferme encor difant :
ycuns tiennentque des Aborigenes déz le comtnencement furent veux 2 fmme 15.
ncelle region lefquelles f'apelloyent Celtes du nom deleurRoy,qu'ils |
uoyent fort cher, & de fa mere Galatée, ilz porterentlenom Galates,
br c'eftainfi queles crecz apellerent les caulois, F4 à
‘Jene veux m'amufer fur la Cabale des motz,ainfi qu'a fait Annie &plu- Cake de. :
feursautrés,qui vouläs recercher trop curieufemét les chofes,& les pef: metz nenre- 1
her és abifmes mefmes de l'antiquité la plus efloignée, ont renduz leurs combles
lfcours contemptibles, & prefque efloignez de verifimilitude Comme l'hyffoires
d'entre les noftres qui voulät faire Noé caulois nous forge des morz to
kiméescallim, fignifiant furmonte eaux , ouefchappezdu déluge, & Zourde rechep
que de La viët 1e nom ancié des caulois, & encore le mot de calere : mais she de noms :
icela auoit lieu, il n’y a nation fouz le Ciel quine deuft:eftrebaptifé du Gawlis
ire de caule. Et par ainfi fault que nous arréftions là,;ou quelcséaulois :
\ dry ce nom de lablancheur qui les accompaigne ,; ‘quoy que lacaufe
in foit fort foible , ou que ç'a efté ce filz de Hercule (éomme tous les hi- 1e
fvrienstiennent ) calate qui furnomma ainfi les Provinces dés anüienis.: .:"
comerités . Orauant que palfer outre, & venir aux mœurs deswaulois
Jfultveoir les courfes de ce peuple; à caufe que par icelles nous ferpns
V viij
à
Mile ces VA bi vie do ne L dé
dot LIVRETTROISIEME . |
#eoir ta faulte de:ceux qui ofént fans grande‘aûtorité; propoler ss
:! âncièns Gaulois ayétpris fourée dela Germanie, & pour preuue de
°° 4lz fe targuentdesefcritz de Cefar en fes Commentaires, qui dit que)
+ fieurseftimentque les Gaulois ay.ent fource des ecrmaïns lefquel: ;
iadis paffé le Rhin,allichez de la fertilité du païs des Gaules, (y ares
chaffansies premiers quien eftoient les naturelz &poffefleurs, 4:
Cefar fut inRruit detelles bayes &c aducrtifflemens par ceux de la ci
Kheims.le. ne veux detantm'attribuer que: defmentir: vn fi excel
| hommeque Cefar,ny aufli m'oublier d'accorder ce que luy-melme
.Cefar noté ieniauant que comme chofe doubteufe.&: de laquelleil n'auoit qu
pafent de peu fimple recit fans autre fondement Encor accorderay-ie ce que ce pr
dediligence doéteur Eflauon S.Hicrofine dit que lesiTheutons, fouuent font ve
@-en l'hi- despartiesles plus efloignées de germanie, rausgean5: toute les Ga]
fieire. &cayans deffait plufieurs armées des Riomains,ilz furent depuis ace
__ … pérMarieConfulpresfäcité d'Aix en Prouence, Maisquoy ? il eft£
Ÿ'.Hierefme 4 mention des Courfes, & non de l'arreft,puis qu'il eft ainfi qu'ilz en |
Gerence. -rent.chaflez par le general Romain:Et pour dire laverité, &de ce nou
Le rôt foy les Hiftoires fi elles font bien efpluchées, la vraye hiftoirenc
Ceux-g e. môltre que pluftoft l’Alemant eft forty du Gaulois, que ceftuy-cyde
= foret les Cym race Germanique. Et qu'il foit ainfi il faut veoir (côme i'ay dit) Les mig
© Oresfortis des 6s 8: voyages de ce peuple; laiffans à part les premiers Gomerites &
Ganlis, motées,quineffoccuperent guere qu'à multiplier leur engeäce és Gaul
‘de laquelle depuis formillerent tant de nations par l'Europe, & mefn
Celtes en ef= mét és Efpaignesia dés le cômencement,ou ilz dünerentlenom deCd
paigne.vay… tiberieà toute celle contrée qui a prefent porte letiltre d'Aragon: &
Lucan li. 4.de Italie,où encor la Lombardie, Marche Treuigiane, le patrimoine & p
La guerre ciut Bolonois & la Romagnolle portent lenom decauleés liures des hos
le go Lucie mes defçauoir, fi que les Romains quelqueinimitié qu’ilz portaffent
Marin en l'hi nomeauloys ne peurent faire queles Colonies Gauloifes,tant en Tofc
bo.d' Æra- nequ'ailleur,n'ayent retenu leur nom durant le plus grand orgucil,&t
gr. rannie de leur Empire. | |
Etquoy que Tite Liue,ou fon finge Flore;tafchent d’aneantir l'exc
J'igauefe , @ lececauloife, fi font ilz contraints de confeffer ce qui eft cogneu à t
2uelefre- : lemonde, que c'eft de caule, que les plus fàmeufes nations d'Europeor
res, neueux … pris origine, & fur tous les Italiens & Alemans. Voyonz ce gräd defbo
d'Ambigal des Celtes fous Sigouefe & Bellouefe deux cens ans auant que Brem
Roy de Bour-_ palaf-eu Italie, & faccageaft Rome:l'vu de ceux-cy à fçauoir Bellou
ges... fe faifant voyele fer aux mains parles Alpes,abatift l'empire, & puiflanc
Tue Liue De. des T ofçans, & Sigouefe prift la volte de cermanie,courant & rauagea
cad. 5,1, tout, :&.en fin fe faifant feigneur du Norique,& païs voyfin du Danube
T'acite livre & d'une partie.des fiens nommant le païs de Baioarie, qu'à prefent on ap
des mœurs des pelle:Bayiere.Les Prouinces plus Septentrionales d'Alemaigne fentirer
Germains. encore celte main forte cauloife apres que Brennegut facçagé Rome
1ufhn 24.0. pride chemin de Grece, & Belgie le deuança ayant deffait le Roy Mu
Paufinre.10. cedonien qui ne ténoit compte du camp Gaulois: fen retourna en E
”: ropsayantfai® crencher latcle audit Roy Gregeoys, Amynte:& Br:
'en Dalmatie.
neà fin de côli
le nom de Gal
slenom Gauloi
biftoires difent :
les calates ayË
ter dececy auec
lineature, qui vc
‘douteufes fans
usrecueillez de
ps que les Gaul
Macedone,H
miers parens dk
du pays de G:
tretroupe, Com
thuon des feme
rce du pays de
lulie . Les bo:
feurance, qu
Gaule,quoy q
nous en par!
eften main a
ciule eft ditte |
scfté affuiettie,
fes Ennead. &c:
dix ans Les Gau
we
{
LR 1XDE LEVROPE: *:. 1
epouillit le temple de Delphe füc foudroyé & plusrompuperef- . .
lefte,;que de la ps des h‘mes: Qu'aduint:il us prono rabrt Jufisn 23°
geluftinen chante. Les Gaulois(dit-i')ayans mal fait leurs affaire: à
bhe;où ils feñtirent plus de violence de lire des dieux,quede la vail.
pdeleurs ennemys,ayans perdu leur Roy Brenne,,.fen füyrent vne 5 cordifques
Ben Ac, 6e lcs autresen Thrace, Etainfi parle mefinelchemin que Gas Lafie
yent venuz,ilz fen retournerent en leurterre:vne partie defquels b. $rdes migré
herent pres les bordsdu Danube, & Saue, qui {e fcirént nommer #5.
nifques(ceuxcy font les habitans de Tirol, Auftriche & Hongerie.)
reofages de retour que fürent à Tolouze leur païs ; affaillis de po-
fn peurent guerir pluftoft qu'ayäs gettéen vn paluz l'or & argêt ra-
bréples ils purgerétieurs maifons de telle maledi@ion caufée parle
pue. Vne partie de ces Fcétofages, ayäs pris plaifir au païs Illyrié,y |
rét,& pilläs les voifins du Danube, 4 fcirent fcigneurs de la pé- Pin Tite Lime
k voyez là les propres mots de Juftin abregeät l’hiftoire de Trogue. Déadà.
#païs Scordifque feftédoit iufqu'à la cité de Belgrade en nôgrie qui Apian lle
pire téps, à efté prife par Solyman Roy de Turquie. Età fin qu'on brique. pli.l:
ke à le mot de Scordifque, ne feftende plus que la baffé Pänonie,ou 3. CL. 4p.26.
pie ,& qu'écor les Teutôs,ou Tudelque y font côpris,voiez à leur e. Celtes ass ‘|
hé ef faite , & alignée par Tuftin & Eutrope désle pays de Thrace, 2 ne
j'en Dalmatie.Pour ne détenir trop leéteur, il fault veoirle cha.pre. ÿ Mé!
neà fin de côfiderer quelles:8&:côbien grâdes furét les natiôs côprifes rinen l'hifle-
Klenom de Galates , & à les mefmes Cymbres fe pouuétcomprendre x %, 4,
slenom Gaulois,eftät affeuré q nos anceftres y ont donnéatrainte , f à pi 2:
hiftoires difent vray 4 le-1ôg de lamer, & dés les Alpesiufqu'au Da- à: oi 1
klescalates ayét ehedu leur feigneurie. Mais d'autät A ailleur Kittieenl'hi,
ker dececy auec pl’ de diligéce , & recherche, vo’ fuflira decelte fim. pr
lneature,qui vous pourra feruir côtre ceux qui font du fçauätéscho- ; WA fr
Hdouteufes fans que toutesfoisils vous en fceuffent dônerrefolution. 7 7hLy
srecueillez donc par les propres motz des Latins, &crecz, & Ale- & ñ
que les Gaulois ont peuplé vne partie des Efpaignes, Italie, & Grece’, nflin 32.
Macedone, Hongrie, & Alemaigne, queles Celtes Ga. cons font les ne dHb
kniers parens dé la Celtiberie & aragon, que les cauloisfontperesde jen
du pays de Galice: Etnoz voifins les Tholofains accompaignez de j,. che)
Mretroupe,comme cftans les chefs de tout le pays, ont femé le terroir , bien .$e.
huon des femences aquitaniques : Les Borbonnois fe peuuentdire 2e bi
ice du pays de Bauiere , & baftiffeurs de la cité fameufe de Boloigne ,, 1 Gaudin
lalie . Les bons liures font pleins de cecy, là où n'yapas vnquidon- ,,,,2 x ti
feurance, que le Germain aye rien laillé de memoire de fa demeure PeMéman |
Gaule, quoy que fouuentilayt tafché de ffen faire le maiftre :'maisde”. y, Lig.Ene
nous en parlerons ailleur, & par ainfi fault continuer l'autheurqui Liu.3s
seft en mainailluftrer ] Lescaulois à prefént fontnômez Fräçois, & pr La.de
Gaule eft ditte Fräce, des Fräçois peuple de la Germanie,par lefquels el La pnerre Gt,
seltéafuiettie;ainfi 4 Baptifte Mätoui dift en fon S. Denys, & Sabell. 2 à
fes Ennead. &c recueils, Cefar qui le premier d'entre les Rom.fubiu ua.
dix ans les Gaules, dit que les anciés Gaulois eftoiét differés enfemble
que.
De 7 à du
ARTE CA
Ga: : , LIVRE'TROISIEME
en mœurs & façons’, langage: \loix & couftumes de viure: &qu'uf
-auoient plufieurs chofes quieftoient communes à toute la nation, 4
d'exercerbandes, use partialitez,. cequi eftoit tellement gg
‘leur efprit, que non feulement les citez & bourgs querelloientl'ynçy
l'autre; qu'encor cefte auoitlieu en chacune famille, }
{Et eclle diuifion feule füt celle qui l’acheminaa la viétoire, & lus
ürift le pas pour vaincre les Gaules inuincibles. autrement que paris
| corde inteftine des habirans.]D'autät que ceux-cy qui eftoiét les p
ce mefris eff 'ches, puiffans & genereuxcombatoiét enfemblefürla prefeance ,
encor affez, s. pauté ; chacun defirant de pluftoft commander, qu’eftre foumisfy
. wité à prefet. main & puiffance d’vn autre . Et toutainfique cécy leur fut peculis
detouteanciennieté, auffi l'inftitution eneftoit merueilleufementbo
__ entant que le peuple par ce moïenrn’ettoit aucunement foulé des gry
nn 4 #27 4 iaçoit que c’eftoit le pays du monde , où l’on tenoit lesmoins decor
Grad féruite. de la multitude, veu qu'on fen feruoit comme d’efclaues, fans queix
de des fimples vn populaire fut admis au confeil public: & la plus part defquelsefto;
sadh ë Gaule, fi chargez ou detributs, ou de debtes, qu'ils eftoient contrains feie
ie entre les mains des plus nobles & puiffans, fleur obligeäs &:biens &p
fonnes,affin d’eftre deffendus du tort, & vivlence des autres. [Et del
Cr had penfe que font venus ces feruitudes, qui encor fe pratiquent en quelqy
| ba guerre Gal endroits du pays Lymolin. Orquelques ligues &:diuifions qui fui
4 entre les Gaulois, ñ eft-ce que Cefar ne nie point que fouuent ilsnefi
=. fémblaffenten confeil public, qui fe faifoit & tenoir, comme eftats ger
Hommes re- raux des Gaulois au pays Chartrain,ou eftoit l'ancienne loge & habits
bique,
. marque en des Druides. ]Car les Gaulois auoient en finguliererecémandationd
tre les Gaulois fortes d'hommes, les Cheualiers à fauoir, & les Druides: Aucuns yadi
Drudeser … fientles Bardes & Vaccées, les vns defquels fadonnoientà la cognoif
cheualiers, ce des caufes naturelles, & lésautres à loüer les hommesilluftres, &af
ar re des vers & hymnes à la louange des Dieux. Mais Cefar les compret
- tous ( & à bon droit ) fous le nom de Druides .C'eftoit à ceux cyapre
dre garde aux facrifices tant publiques que priuez,aiaterpreter les fe
. de la religion, & enfeigner les lettres aux enfans,d'aflifter aux affemblé
+... dés iugemens fuft pour les meurtres , ou querelle fur les bornes & lin
Offices et pusf® tes des terres, voire cognoiffoyentde totire caufe & donnoient fentenc
Jence des Dru ou condemnoy ét les mal viuans : Que lil y suoithommede quelque
Mes. ftatou condition qu'il fut qui refufaft d'obeïr à leurordonnance;ile
TRS … exXcommunié, fans qu'il luy fut permis d'aflifter aux fâcrifices qui eftoit
| Druides fols- ptSe la plus ighominieufe que recogneut toute celle nation.Ces phil
fares..: fophes pournefe foüiller fuioyent la hantife des autres &ne parloyen
AL :: perfonne:ceux cy réfufansaudience , aucün ne pouuoit fe pourueoira
Chef des Dru leur ,& perfonne n’éut oféfartribiieraucun hôneur priué nyigeneralf
des premen… qu'ils ne l'autorifäffent .‘Tisatoyerevn chef lequélauoit iuriféliction
parclbtin. puiffance für tout l'ordre & affémblée philofophique; lequel mourits
venoit à l’eléétion de fon fücceffeur,ainfi qu'à prefentonfait, ou deur
faire au decez d'vn Euefque Certaine fé ifon del'änée le Côfeil &c cl
generaux ( comme dit eft ) des Gaulois falfembloyent:au:païs Ch
monses par]
ant fut cel
lement par l
fuier d'auoi
amalant de
vf squ'on le
ment, &c pou
fes de la Franc
ggros cfprit q
trompé en
ire Romain
jres de la gran
Parlement o
nAngloife,
pus en ayent n
ingloife eut ce
piter des affair
ksfut fortie de
jue d'eux au m
joife quoy qu'
celle ifle po
our y puifer |
ays Septentrio
slleufement.<
sslesauoyent
os qu'il foit 1
nf Cefar pou
fifroidement
wfne parlant
eceux quib:
jelgiques au B
ez & y auoier
que là Gaulen
efteifle eut
els auf elle
ql
ur0
&tiel af
Zara
ql
st
TEA
à 4
| :1/DE: LEVROPE., Frs
Lietaumilieu des Gaules,où toutes les querelles eftoyent vuidées par Asbert cens-
bref ordonnance des Druides . { Aucuns eftiment & non à tortque /* Eue/que
jupublic de l'affemblée c'eftoit la ville de Dreux, iaçoit que Paradin d'_Æwranch,
Eweque c'eftoit Autun, cité lors capitale des Heduens, & des princi- /5w. 1. de Le
je des Gaules: maisiem'enrapporteä la verité, & neveux plaider en Gæwk.
bolequine m'eft d'importance, quey que füuiuant Cefariepenfe la pre-, Peradin lim.
rcopinion eftre la plus veritable] Ces conftils ont efté depuis receus. de s'9far en
rles François, &c appellez Parlement, mais tranfporté à l’imitation de cies de Bour-
leterre.[C'eft bien de whoig ur Boefine:i'ay honte qu'vn hom- gagne.
sit profeflion de l’hiftoire, f'oublie fi lourdement que d'eftre lou- Erréwr de Be-
bé chofes les plus ailées à voir: Quelle abfurdité eft-ce de dire 4 nous ne. fnbus.
monsies parlemens des Anglois,côme ainfi foit que Guillaume le Con-
ant fut celuy qui de France en porta & lenom,& l'vfageenl'iflenou
lement par luy conquife des Anglois? Ie fçay bon gréà S. Eftienne Æffienne PS
fquier d'auoir monftré icy (comme ailleur) la gentilleffe de fon efprit, gwer liu.2.
umalfant de noftre hifloire & le premier viage de parlement, & le cha.r.e> 2.
bnpsqu'on le tenoit, &c les caufes pour lefquelles il fut inftitué premic- des recherch,
ment, & pourtant ie renuoye le Ieéteur au liure trefdoéte de fes recher-
sde la France, affin qu’auec les raifons de ce gentil patron, il n’azarde
pyros efprit qui ne dit ny ne fait finou ainfi qu'vn autre le pouffe, & qui
trompé en ce qu'il a veu en Cefar que les Gaulois (ainfi qu’on difoit Ce/ar pen/ois
arleRomain nel ofe affeurer) appreindrent iadisles fciences des Infu- g#e les Gen
es de la grand Bretaigne : 8e a conclud que és derniers temps la façon be# finfenr
Parlementou affis ouambulatoire, nous auoit efté eflargy de l'inuen- les lertres des
nAngloife, commeainfi foit quenoz premiers & plusanciens peres Brerons.
jus en ayent monftré la forme, & que depuis les François,auät que l'ifle |
lngloife eut cenom, ny futen liberté, vfoyent de ces affemblées pour Z#/#laires de
ter des affaires du Royaume. Et pofé le cas que la difcipline des Drui- Le grand re.
ksfut fortie des Bretons , encor l’affemblée pour les iugemens n’a point fasgre forci-
fue d'eux au moins que nous puifbons recueillir paraucune hiftoire An- ers.
doifequoy qu'il y en ayt de bien fabuleufes. Et fi les Gaulois pañloyent Forex, Benfe |
celle ifle pour y apprendre quelque cas, afleurez vous que c'eftoit en quel temps
our y puifer les fciences :obfcures , veu quelà, comme au refte des slmer Saren
sys Septentrionaux l'art de Zoroaft & forcelerie y shois prytique mer- ©* Drsys
kileufement.Car,quant aux lettres, fi nous croyons Berofe, Jes Saroni- Roys de Gaw-
slesauoyentintroduites en Gaule, & les Druides vfées & enfcighées Le.
hs qu'il foit memoire que l'ifle Albion fut feulement recognèue & ce/är 5. de la
nfiCefar pour cefte fois ne fera creu en chofe de laquelle aufl il par- gwerre cali
fifroidement qu'il fenraporte à l'opinion, &ouyrdire, ioint que le ge.
xime parlant de l'origine de ces Infulaires, nefaiét confcience de dire 8ede bif, «c-
eceux quihabitoient prés la marine, auoient leur origine des Gaulois ckfch.1.eh. 2:
lslgiques au Beayuoili,quipaffans.en l'ifle pour butiner, fy eftoient acre- lion sfle
2 & y auoient cultiué lesterres. Et Bede homme Angloisne peut taire nommé Bre-
Que à Gaulenefoit celle quia peupléla grand Bretaigne, parlant ainfi: taigne des
clteifle euft dés le.-commancement les feuls.Bretons pour habitans,def- grerons de. Le
quels au ëlle prift. le nomilefquels (ainfi qu'on tient) pans delagerre cawle.
x
Fe LIVRÉE'TROÏSIESME, …..
continente nôdrhmée Ærmôtique en la grand Bretaigne:, fe foirem fu
| gneurs des parties pluftirans fur le midy d jte, AIuË les Gaulois pj
. anciens ne vraifemblalile : qu'allans peupl er vne Prouiace d'homme
:nelafoifonnaffentauffi des chofes qui font dignes de l'homme, & eg
“faires; Be la vie, & à la police:foit dit cecy cn pafnte) Les Druidesnes
melfloÿent point de la guerre,hÿ n'eftoient contraint. à conferer ou paye
tribut comme lesautres. Qiconque vouloit eftrereceu en leur comp
gniej&'attaindre la perfection deleur fcience, falloit qu'aprinft plufien
miHiers de vers par'cœurs, tellement quye auoit lufieurs qui dem
\: roientvingt énsauantque féauoir ce qui eftoit mece aire-d'entendre,d'a
-tantqu'ilreftoitpoint permis d'efcrire rien apartenant à cefte cognoif
fance;qui petit apartenir & toucher à l'exercice de Ja memoire, & autor:
… « déteste difcipline.Le refte des Gaulois en ce temps là auoÿent les ler
Druides ims Grecques en vfage: Ces Druides auoyent opinion que les ames cftoyer
tateurs de Py:immortelles, mais qu'elies paffoyent d'vn corps en autre:& par ce moye
thägeres en: oftans tonte crainte de mort du cœur des Gaulois , ils les rendoyentph
ls d'eux. : hardysàfexpoferà tout peril & hazard. Ilz difputoient plufieurs chofe
für le cours des Aftres, de la grandeur du monde, & eftendue de lat
DO delanature,& eftrede chafcune chofe, & de la puiffance des Dieux: fi.
Difpures ef= mans lemonde eternel , & que l'eau, & Iefeu, fe furmontoyentrecipre
quelles les -: quement, & à diuerfes fois l'vn l'autre, [Ee ne veux omettre ce que Pliré
Druide fe- dit de ces Drüides en fon hiftoire naturelle:Les Druides(dit- il) n'ontri
xerçoent. en figrind'éftime,ne nd rt plus facre que le Guy qui-n'aift ésan
Pline dernier-bres, & que l'arbre mefme où il engendre pourueu que ce fut vrr chef
chdu:6.liu. & pour celte caufe eflifoyent ils les foreftz de chefnes , ne faifans aucus
Gyffivne facrifice fans auoir des rameaux & fucillages de ceft arbre. De forte qu
firted'extre- pour celte feulc raifon fuyuant l'interpretation Grecque,on les appelloi
ment des wi- Druides,du mot apèr qui fignifie chefne : iaçoit que les Grecz anci
eux arbres. baptifoyent de ce nom toute efpece d'arbre: Quoy qu'il en foit, cesge
ayant La fuel eftimoyent que tout ce qui naifloit en ces arbres, eftoitenuoyé du Ciel&
bscommeun que Dieu auoitchoify ceft arbre & auec grand ceremonie, & fuperftiti
oliuier. y trouuans le Guy;ils le recueilloient : & fur tout obferuoient ils la Lune
S'aperfhtion ‘ fixiefme,qui eftoit commencement & de moys, & d'annéeentre eux, 4
es Druides du fiecle au bout de trente ans, ayant aflez de force, & n'éftant plusen
à cueillir le. moitié. Etsppelloyent encor la fixiefme Lune tout gucriffant & voulan
| Gwy. facrifier,ayans premierement drellé vn beau, & grand appareil de viandes
Ocnfichar {ous dés arbres, ils empoignoyent deux Thoreaux blancz ; ne faifans q
mex pour 4- aboutirles cornes,
soir viétoire. Le Preftre affublé d’vn abillement blanc,ains que facrifier montoitfi
Druides ex- l'arbre porte-Guy ; &'coupoit ce rameau tant cherché auec vne faucill
ferminez iQ d'or,léqueton receuoit en Vn Hoquetô de blanche couleur:Cefaitlavi
par qui Ph. @imeeltoitoccife,& immolée,priäs Dieu de profperer ce prefent à ceut
d.30.ch.x. à quiilauoit d'en fire largelle.! Veu qu'ils penfoient que par.cefte fin
| Snerone en Le leurs troupeaux fuffentrenduz fertiles, & que le Guy eftoit Le fouuerai
wie de ltnde remede contre toute forte devenim, & poifons; fi grande-fouuentesfoi
Mers. eftlafüperftitiog des hommes'en chofes friuoles, & de nulle confequen:
D.
dre ta
L me Pline d
| d'autant sl
ide à caufe
x furent ruit
ke, fuyuant l'
; Chsde Ne
, qe L’a
pencles Cheu:
Éauand ils to:
piczen que!
kntvn homrne
pétcefupplice
jient le plus
Wiciences le g
mes à gaigner
milz vouoyer
ben plufieurs
ps qu'ils auoier
peu foit- de af
bpinion d'eftre
oient les fefte
Dis fut la nui
fleurs enfans
armes, eftima
foce defonf
x ilefgalloir
a bien qu'il co
cefte commu
fa partie 1uÿ
k & de mort fù
attainte d’auo
truellemer
illuftres,on :
lu defuntauec:
Muietry le pay
surs qu'on met
des principaux
dés le come
neraux eftoien
Cela n'ofte}
; Lu j à cs°
ommes À Jeurs Cele Rhe-
ucceffeur d’Aù- dig.ls,18.ch.
des Ms crée
s Gat=
Clauesdes bles à cene
ilyauoitplu- dessorhes
BOUUETNEMENt, Pritces Had
br laguerre.annaels en"
Édie qu'ils eflifoiènt Game,
qu'effoient coux des .
"XX He .: ps
| . LIVRE TROISIESME. |
Senonois, Heduens, Auüérgriaz,& Berruyers , mais paile de celÿ qui
_ uoit fouueraineré és chofes du public eftat des Gaules par l'autorié :
peu ie fous le nom duquel fe faifoyent, & les Ieuées & les affemblées
{ quélqu'vnauoit quelque aduertiffement des voifins fur le Fiet
chant le public,il 1e deuêit faire entendre au Magiftrat,, lequel felon
bon luy fembloit, & que le cas le requeroit en celoit vne partie, & dy
ke il en falloit faire 1e rapart en la publique affemblée des eftats: d'ant
qu'il n'eftoit permis à aucun de parler des affaires communs, finon de
{
‘police Gäu="
leu.
toute monde. Et celuy qui venoit le dernier au Confeil etait occif
Ce qui fen-
fuit Hu 4" auçune mifericorde. Ceux qui faifoyent bruit ; ou fufcitoyent trouble
Strabrn.4:_ l'affemblée, vn officier & fergeant venoit à eux l'efpée nuë au poing,
…_ leur commandoit les menaçant dé faire filence , que fils pp a
| in, + Vfoit depareil commandement iufqu’à la troifieme fois: puis contin
Sérabo attrs l'autre en fon opiniaftrife, l'officier luy coupoit vnefi belle piece de
Bue ceffe ma- habit que le the luy demouroitinutile. Les Magiftratz cftoyent pa
grferte aux d'ornemens d’or,ayant des chefnes d’or au col, & des bracelets aux bre
Druides. és doigts de beaux anneaux & fort riches.Le peuple portoit des fayon
cafaques, & par deflus quelques manteaux fi cours, qu'à grand peinel
pouuoient ils couurir la moitié des Fefles.[ Et c'eft pourquoy Strabor
: . qu'ils suoyent de fort longs haults de chauffes, 8 tient que ces mante
Habits des fi cours Mr faits à manches, & fenduz par le deuant commelarc
Gaule) où togue Romaine. ]La laine de laquelle ils faifoiét leur drap eftoit à
Tacite li. 18 8 le poil long,de laquelle ils fifoyent leurs habits veluz, & d'aucun
auoyent de mefme parure, mais faits & tiffuz à l'eguille.[Et quoy que
me dit Ammian)leurs habits fuffent de peu d'eftoffe, lieftoyentils
_& propres en iceux, & für tout les dames, & donne ceft auantage fur
les Gaulois,à ceux de l'Aquitaine. ]
De l'armeure : T]s nourrifo yent foigneufement leur cheuelure, grands , & bien
des Ganb. portionnez de corps,blancs de couleur, & les armes proportionnées|
vo P:Jbe,2 ]à flature, vne grand efpée pendant au cofté droit, vn Jong bouclier
: fcu,la pique fuyuant la grandeur de l'homme qui la manioit.Quelqué
ils faidoyent des arcs, maisils attaignoyent plus affeurément au but
les dardz defquelzils f'aidoient allanz à la chafle: & peu d'entrecu
. foucioyent de fondes ou maflues de boysallans en bataille.
sel effst Et leur principal habiteftoit. celuy o1ilsnommoyent Bracces
l'habit nome n'eftoyent pas fimplement cé qu’on appelle à prefent braies, quine
Bracces, - | urent quoles parties honteufes : ains vnabillement fait comme lach
_fe leurallant dés les efpaules, & eftomach, iufqu'aux genoux, quile:
Pempense ; uroitles Rien e membres que nature. commande 2 tenir fecretzl
Mk... chez.Oyons {ur ce propos Pomponie Mele, Les Sarmates(dit-il) po
a fes Bracces par tqut [e corps, lequel il en couurent tout fâuf la fa
Suerene em Le VEUË: 8 Tranquille parlant de la coniuration faite contre Cefar, dit
: se Cefer. : mena des Gau op en friomphe, lefquelsarriuez à la court Laifferent
bracces, & prindrent la robe frangée de laquelle, vfent. les Romain
” Tacite dit quéles Colonies, &'citez Municipales des Romains f*
foyent de Cecinne d’autät qu'il portoit vn Hoquetô bigarré de co
Ammian.
NAT
foitveltu
D ah trOP IOF
! qe b
mlafeéti
Lraiftoire d'/
Lfiment,iaçoit
pes defque
L Aüner le gou
Léepar nous, €
ifeorichiffer
| ur tout
nuftroiét aue
ieurs fortes.
Hoientaux ch:
grédeur,forc
néten cestro
bfene tombez
ondance du be
ki plus part d'
xét leurs maifc
kelles fort grar
bient farouche
jreffe que d'aui:
jes combats qu
que le feul pañ
çombatans & d':
joyeule, mais eff
toyentau col d
bataille, & le
ln des pieux & |
sans maflacré «
mn des vales &
iftoyent, &n
conque.La couf
lorau col;aux b
Voulans auoir p
toyent l'homme
soyent fur le dt
impatient à fou
preuoyoiét l'oi
tres façon’ d'im
les vas à coups
fois Uz faifoien
buftible, dans 1
& en faifvient-
Gaulois jadis, à
DE L'EVROPE, 195,
toitveftu de Bracces veftement propre des barbares, Et afin que.ie-
Ep rrop long, qui voudra veoir mieux à fon ayfe, & armes, & dexteri: 7x Liu >
Léon de batailler desanciens Gaulois,qu'il life Tite Liue;que quey 44 Left.
malaffeétionné à la nation,& Cefar en fes Commentaires, & T'acite fe. li, 8.
ifoire d'Augufte: mais fur tous Polybe fy eft arrefté le plus auri: 44, 4.Dets.
Lipentisgoit qu'il parle toufiours au grand auätage des Romaine: Les Cfa, 2.6 ‘
béres defquelz ie laiffe de vous amener mot à mot,me füuffifant de vo? JL ere
Liber le gouft & rechercher l'antiquité des noftres non encore efplu. ,;,;2°
bépar nous, qui on laiffons la gloire aux eftrangers,& l'honneur à ceux rue. 3
df'erichiffent de noz defpouilles, ] Les Gaulois couchoient fur belles pagece li3eà
urtoutes delices & banquetans faffeoient fur du fouairre: Ilz © p, bre.
puftroiérauec les laiétages grand diuerfité de viandes &: metz, vfans de cs P
leurs fortes de chair,mefmemét de pourceau & frais & falé. 112 nour. Tr Le
Hbientaux champs grand put depourceaux,excedanstous autres send, Lu. fe
grideur, force, & legereté de courfe,deforte que ceux qui ferencon- Le, mes
ét en ces troupeaux fans y penfer, n'eftoiét en moindre danger à f'ilz ser iles.
bent tombez en quelqueefcadron de loups affamez : & eftoit telis l'a
ndance du beftail à corne en Gaule,& dea porcherie que & Rome,
Laplus part d'Italie fen fourniffoient de lards.& nourriture.ls baftif- Gloss »r
xét leurs maifons de charpenterie & bardeaux en forme de vouites, & ches enbeftail
krlles fort grandes,auec des ouuertures & croifées, Tous en general e-
boient farouches, mais d'vne naïfue fimplicité;ayans plus de force & a-
reffe que d'auis,confeil ou prudence en guerre, & eltans plus foigneux
des combats que dela culture & labeur des chäps. Les femmes £ fertiles
que le feul païs Belgique pouuoit iadis enuoyÿer à la guerre 300000.
rombatans & d’auantage:viétoire certes à qui la gaignoit fort plaifante &
joyeufe, mais effroyable aux vaincus. S’en recornans du combat ilz met-
toyent au col de leurs cheuaux lesteftes de leurs ennemys par éüx occis.
bataille, & les portans en leurs maifons les pendoyent, ou affichôyent
en des pieux & poteaux pour feruir de parade & môltre aux palfäs. Mais
sans maffacré quelque illuftre homme ennemy: ils mettoyent les teftes
n des vales & eftuys precieux de Cedre, pour les môftrer à ceux quiles.
vifitoyent, & n'cuffent quitté le chefor pour rançon ny fomme d'or quel
tonique. La couftumeancienne & naturelle de ce peuple, eftoit de portér
lorau col;aux bras, & aux mains, & enrecamer & broder leurs abiliemés.
Voulans auoir prefage,ou diuination far peine euenement, ils tourmé”
wyent l'homme deftiné pour eftre fâcriñié à grands coups qu'ilz luy don-
nyent fur le doz,& felon les mines, & contenance qu'il renoit fuit eftét
impatient à fouffrir, ou fe tourmentant pour l'indignité du fuplice , ilz
peuoyoiét l’occafñion de leur predi@ion & augure. Lis audyét encor d'au
tres façon’ d'imoler‘&-ofrirles hômes en lesmaffacrant:car ilz en tiioyët Cecy mef=
les vas à coups defleches;&:puis es pendaienten-leurs témples:d’autres me ce gw’1l 4
fois ilz faifoient vneftatue.sceffigiedefoing lié,&cplein de boys com: dit denant
buffible, dans laquelle ilz/mettoiét grâd nombre de beftes & d'hommes de x ffatue
& en faifvient vne cruelle: & cfbrange rotifferie detout enfemble. Les d'ofe
Gaulois iadis, à caufe. de leur aflidu trauail & peine .continuelle eftoient
Xx iij.
+
R LIVRE TROISIEME R
” peu chargez dé chair & fort maigres, & aufquelz à gréd peine voyons:
Eavbis iadis Emas Le Veuté enflé:car ilz aient lagrefie de da Orte, que au L
tous maigres. ]efcens qui auoient pluside largeur que ne portoit leur ceinture, ef;
püniz res putin PT trop dénné d'aifé & de bon temy
Au reltela frequentationqu'ilz eurent aec" les Romäins fit vn grid
efchange de leur façons de faire, &cle tempsebrrecteur de toute chofe!
changé leétout en mieux ; &adoucift cequieftoit de rude & cruelené
.peupletitilluftre, (Lequel comme dit Strabon efloit fimple & fans 4
. cune malignité de mœurs qui luy fut naturelle: eftans irritez ilz faffes)
_‘bloient facilement, hommes ouuers & fans diffimulation , n’ayans ri
pôur fecours en guërre que la force & herieffe: Tiz fe laiffoient ayfém
7 vrènu des ji ME 1 2 VE em ce qui ler pouuoit tourner à prod
Ganlais mêr- Ëc ayaÿs l'efprit enclin aux bonnes lettres &'‘difciplines, charitablesau pi
tionnées par. fibje comme ceux qui fedouloient voyant quelque leur prochain off
Straben bi.4 CE, &c fe monftroientenclins àluy donner fecours. Lifant cecy, ceux d
:.… anciens qui ont donnéle nom de Barbare à noz Peres Gaulois , qu'ils ri
gardent f la naïueté des noftrés n’eft pas plus louable queles rufes fin:
fes & tyrannies de ceux; quifeftimoient courtois & ciuilz en pillanr,
!" ‘rauagednt,& ruÿnant tout lemonde.Tant'yaque ce: furent les cauloy
qui receurent la foy fous les difciples des Apoftres, & qui l'ont annonc
- aux François vfurpateurs des Gaules fur les Romains ; defquelz il eft def
ormais temps que nous tenions propos.] : TA
L sprefque par t
urematière.L
L & mile fur de:
LR
étant petit enfa
bent Ecclefiafti
ji”
PRET s h 8 Frençaisyde leurs mœurs,C- origine © cons 51x, Je feirens
sq A RUE POTE feigneurs des Gaules. 5 Chap, 29e
serquels 2: Autant quel'auteur . A dcny cuiffe.le
, ; que l’auteur que nous fuiuons eft affez m $
LF tt ” g - a g"e parlant des François;qui fe font renduz caulois,e Dot
fente, 4 © & liabitant en Gaule, commeiadis les Galatés furent non PA" CES Es
erlate : mais le bi
queau refteiln'y
Pmez callogrecz, ie fuyuray fonftilele traduifant pou
2, puis apres m'efgayerdl'ayfe für vo füier tant agreable
Or voicy comme noftre recueilleur en difcourt. LE" Ceux de nc
| POLAR ps x “a te (dit-il) font à prefent tref-affeétionnez àla TR
. Jigion & pieté Catholique,ayans vn Roy fouucrain: duquel font pra |
in pre E des ati & fcigneuries: folennifontle mariage féféiec la fra maleuré prefag
» MMEJÉ4" -couftumes & ceremonies d'Italie, : 0200072 “po n y ontguere
me; 1. Plufieurs d'entreux faddonnene à l'eftude des feiences 8rarez libergeun defGritle
ae & fur tout hd la fainéte Theologic:ce qui fe voit facilemét en celle pire
rec celebre & fameufe vniuerfité de Parissisquelle futmohte ftcilémenttor Gaule n'ef point dé
V” tesles autres de l’vniuers.Les Fiançois fontenoutretrefdefireux deslet Ans ape
LE ANEUe me care d'imitterl'eloquence &doueturdeszatins,& pres ÿ qe
| nemefprifentla cognoiffance & de la langue8c-dwfçaubir des crecz. le foleul Je leue,s
. td Laiufice venin, Fu orvengpantes NEbgiontes 184 c'éftau Royt Ps l'Aufre chal
D 2064 Les cilire & éhoitir . Ilz onde bons hommesidrarmes én pütérre & deu/4?rvin4 Ocesr
.SMITE.. … fanterie legerementarmée ;ont mn Les arcz plis M rie va Fr4/fants
!... Jongsquelesautres & l-fquelz ne fons point: décerne comme en Scy- LaGaule «n° du
Terroir bien fosfon
ue 0 Cf ee 0 ee AR CL Le he pr
La Sr ul à # TD 7 k 1 CHRCRE
14 4 — FE ù
F' PSS DE MTETE Le pp Hi! d4} LE ,8" HiLEE 1 Li:
hu IDE LÉVROPE, |
ho trs AN à FL, -L Es Fate
ocre BY abs o ggi
4 prelque par tout l'Oriét, mais fone-faitz d'Ifou de quelqiéautre
Lure matiore. Leur armée. eft fuyuic degrand nombre d'artillerie at-
Lg mile fur des-chariotzs 8e. pe ntplas par ordre qu'àefca-
ns aya0s plus de cœur, & hardieffe que d'arten cormbatant;iaçoit que
eretufent le côfeil, n'y'ne m'efprifenttesaduis concérnans le fair de
Pere. Les heraults d'armes fontentre eux honorez, comme céux qui Æerawlrz,
Énnciaguerre, & durant la paix font pres la perfônne du roy'preftz d'armes.
douter fon mandement, & qui l'honorent; & reuerent affeQueufemét
wobeïffent d'vngrand courage. : 4 "15 24 it intl
religion & fainte deuotion par la France eft fort grande és Epglifes François fort
mucilleufe la maiefté des Prelatz enicelle ; l'autorité du cler: 4 , &religieux.
preur que chacunluy porte : & lagrande,& frequentémelodicen
podiant, tellement que les sccordz deMufique, femblent eftre pro
{knaturels à cefte nation , éz habitz & chauffureon ÿ voit vn grand François var
Bsement de noftre temps, & memoire: Car ( comme dit Sabellique) riables en l'a
retant petit enfant , il me fouuient auoir veu tous les conftifans, file bilemenr.
bent Ecclefiaftiques . : portans des cafaquins à manches tous füitz à
kondes depuis le hault iufqu'au bas, qui n’alloyentpas iufqu'au de.
bier,& enrichis de ncrueures versle colet ; &autour dés efpaulest ‘
buliers par le deuät eftäs pointus, & ayans vne corne de demy picd de
rtelz que on les voit és capefferies, leur bonnet long & fait aufli en
re, Tout eft maintenant à rebours;car la pointe du foulier'eft large
ele pied d'vn ours, & au talon fi bas qu'à gräd peine le pied y peut
rtenué. L'abillement plus long & large qu au parauant, defcendant ::
wi demy cuiffe, les manches ldgues & fendues d'vn cofté aucc quels" : :
jechiqueture, & des bandes de foye de diuerfe couleur &-coufuesà
ns par ces taillades: 1e chapeau large & le plus fouuent-de couleür
arte : mais le bonnet plus large & mal feant à la tefte; comme agit
queau refte il n'y ayt rien plus propre ny gentil enfon-veftemét que
pis, Ceux de noltre païs{pourfuyt Sabellique)ces ans paffez furét :
uxgrandement d’imiter cefte façon Françoife, & fy façonnerent fi r/enrend du
que par toute l'Italie chacun fe veftoità lamode du Françoys,qui e- pgfogede
maffeure prefage du mal'heur quinous aduint bien toftapres. Les Charles 8 . et
hesn'y ontguere changé la maniere de f'abiller du paffé, Or baptifte 2apri7.Mau-
puan defcrit le païs Gaulois parfesversencelte forte, |” fauan L.2.de
jaiov A soie [en Days
Gale nf point de terre ve petite part
Ans Lpnd ‘4 ir Mere regard
(|
Perse folesl couchant maisel vet l'Italie:
Fa (eleue,a le ner fe marie :
Pers Wii gant ra El
Auprofond Ocesn,ou fon smprefiiens >: ATATS N sh
CAEN Fhoiuer fafreidure 5: 7 Lange di
LaGaule «sf du Rbiwlauoifinedemenres . À os Canne
Terir bien fosfonvé en hommes gencrens. |
LT
Louanges des
me de Ga.
ve
\
LIVRE TROISIESM
mel va repaslfant pardesprées herbues
D pu june des us mntendues,
Ce pays on ne voit « Lapefe füsct, 6
N'y « l'air corrompu, Co mertel, Go nfet
Æinl qu'ilen aduiens aux peuples de l'Afrique
Le fred n'y ef dr rs Le anpole Artique
A9 l'ardeur du fôlesl les offence à melchef.
ÆAinfi que l'Indien baz ané [ent [on chef.
— Æggrané de l'erdeurdu chault, qui fes fmence
Et feschamps vagaftant:les nustales plasfanses
N'yfont ele meys au fêcret de Lbfeur
_ Ainfique defous l'ours en [ent bien Le rs
Ph ha rame 20 “
Ditte des anciens la treflointaine Thile:
| bn. dansé pee legrand Nil
change :
Letout en marefis:ains tout y ef ferti},
Leciel deux ferain or laterreplaifante
En herbes c>- en fruits en veut temps abondante.
Puisapres aioufte.
Les Gaulois fint pourueus d'un vifentendemens
Le corps blanc en couleurs parquey [emblablemens
De céflegrandblancheur encor Le noms sépare
Le taint des femmes ef empurpré detell forte
Qu'un vermilles Tyrièn, ©* Paphienne blanc
Semblent de leurbeauté parfaire Le le
Cepenple ef toufiours gay,allegre €: fe
dt SA F qu faire fehe:
Ænclin eff 4 l'amour, co aux banquets enclin:
nr ains quefasre cela,au Cp dun
Il féprefente gr va:ce n'eff propice
__Æmy de liberté, l'hypecrifie sl fut
Æt de haine de mort les faintes l pourfuyt
Zn parolle sl df franc.ainf qu'en ef l'ufage
Æ tout homme bien rond a pernage
Et ne peut compatir ausggues les fac |
La A of fa plaife ssl, © Les beaux lieux
Des campagnes des monts, des lacs C9: des rinieres
Onchaffant fe deduit en cent ç- cent manieres:
A la guerre ils font nés,cpxé'efftaut leur fauhait, ss
Et depiquer cheuaux vs chacun d'eux fe plasfi :
Zeplaÿfir des François font corféletsio lances.
Ærbalefies,efjieux pour leurs gréds plaifauces.
1s dorment à l'abry du noëturne crosffant
Æt n'ont aucun foucy qu'yn fôleil refchauffanr
Zn fémences &- fruitsjen beftail plantureuse LE
rqueiay ditte
p'noftre temps.
kansä iour certz
y ordonnoiten
jdes hommes fç
juli
atre chambres, d:
afn prefidene.f
trente confeil lan
s verbales les de
ions & matierss
pareil nombre c
tdes Enqueltes,
ph
sont partie ja
chambre quatre
rences chaeunte
tonque/ Ceux
Léo. livres DurRc
foaralors auant
figner doublen
à Sr 2 4 be né a Edit hi oéh
MAT nat ie fond
1DE x MBVA OT & | x
©! reçoit fe
vers 4h
PA Ce |
LÀ ;
fo intinconveniont doper icyhopesei de L'origine du
Le dura — je parlement à sm
quien fur! ‘auteur ,iln' y zhomtars guerequi es rende mare] certaine aux.
:quei'ay ditte;roceuë des Druides,femainrenus fiecles iu{- Gfrangers.
inoftre temps. Car toutainfi que le confeil Dasidien x
pins à iour certain eniks iadis
pois ces affemblées & paurp |
NEPOYENt
hors Games en rois pare ar hs PA
de chacun pays,efleusèu paruant pour co fire, lee ne
vi chacun ; & vuidoient les eaux des fensencesintergettées pa L
fmires 8 iuges des moindres . Mais d'autantque shebgn de Park mèt are
re doit incertaine le fiege-dece parlement ambuisiaine fus offis age PO à Pari
Hi Paris, 6c I ordôanes desinges perpatueln queen: dE.
juement fur les differens. des rs see sh vE or vx ER.
, ayants tous gagosordonnez du
t A termes non victe.
afon prefident.La grande elt celte où il y'a quatrechefs 8 prafidentz
trente troc qui non hr de ent mass
sverbales les d'eleys & ce qui confifie fur lepoinék du devis les sppel:
ns ariceos Romenaires Far es éhacnpa ae ferond Au ns Chambre des
pareil nombre de-Confèitlors;à fçauoindishüiten chaeune:::&.fiapel-. Lis
tdes Enqueltes, Leaufe qu'ils vuidenties:procoz:spaimtos endroit Sc
haies denanc les iuges fybalocrnes:Les Cémitillers dis toutes cercham- |
sfont partie lays & foculiers, @en partie Bccicii
chambre quatre profidents, lefguch à sectainsiours p
PP port Hs per arrefbx, rar
Nhble & affloutée, & uquot point permis
ltonque. Ceuxiqui fbrircondemne2enéelie Court, Ce pren mens Ames du
Léo.liures tournois & quolqneRbis eu in porerr Palaik . |
\Caralors auant que fire rvcenà rien cascalts si {: Requafles de
fige doubler alone tte. Hp bin | Palau pour |
f quetriefine vi as du pioneer Palais, gs infstuées
fa LIVRE TROYSTE SME #1
lefquels ont cognoilfance lürceux'quifünt priuilepér:8l qui‘ fon
te & ferüice du Roy ; faifans euh un BA Paris aûa que pa |
Princeonneles molefte : en cefterrobpe n'ya que fx: Confeiller der
:_ quels on peutapeller au Parlement, Ea la eafion des chofes plus impos)
k: tantes, & où gift quelque grañd'difficulré. Ees Chäbres toutes 2ffemblés
Quand les, en font le vuidange CR ET qu'il fau
à chambres f'af traiter des affaires du Roy, &de tourié Royaime Æiant que gucre ri
| femblent.… ne fe Fair que par l'ordonnance &arreftdece£enac. |: 1":
ni fôr deux. La Court louucräine,a pouréffetieurs &:compaignons les ri, pairs dé
L aufquelz JF France &les maiftres de réqueftendelamaiioh du Roy;lefquels tiennen
: lifible af. au fiegele premier lieu apres le Prefident de là premicre-8& fouueraine
| fêoir auec mef Court du Royaume : d'autant que.ceux-cy dritefgalle puilfäince. que
É ficurs de Le + Pairs éz droits de regalle, & caufes defdiis pairs,le quelz furent iadis chol
court,‘ fs déthobteffepourafifter au Roy: Houzé:en nombre: à faioir tivi
D Douze part DucsEcciefiafiques de Reirhs,Labns& Légrés:trois Comtes Eucique
| de France. qui font Beütrubis Noyon,8& Chæalonsfix feculiers &lays ,iles Ducs di
FN a Bourgolgné; Normendic; Aquitaine ; les Comtes de Flandres , de Thoÿ
louze &'ée Champaigne.: | HONG S'énp tHNbE se ne) à
Rebert gua- … : Ces douze(ainfi queditRobert Gaguin) Charles le grand fut le p
Ë 4 és anna nier qui les iftituw Srles menant aucc luy: en guërre lesnomma Pairs,
| desde France. cäufe qu'ils aidyentauceuÿ effalle puiffahce : & voulut qu'ils né fuffen
È .…… tugé pératréque par la court de Parlement, Be qu'ils afiltaffent au fie
&'tourobnemphridu Roy : 8telles furent & fohtencorles mœurs & (à
.Çôns de vie des Gaulo: nn) a ce leurs fameufes couftumes,
[Voÿtz auéc'aquelle nafueté noîftre auteur aefpluché la France , & com
‘ bièh tegeremenril feft paftfé;& de leursmœurs;& dé leur origine, laque
lei nous elrcércherdiligemment; & véritablement ; laiffans. les fab]
& Tonges de Troye:, &les mots cabelifez:; mis apuÿabs fimplement nc
fire dire fur l'autorité des anciés; &mefme de ceux qui ont efté du temp
mefine quetes Françoysfc.vindrent mefler-parmy.lès Gaulois, & fen fe
*rbtities maiftres,& occuperent leurs terres , non qu'ils aboliffent les m
fous & racésilluftres, qui désicetemps là encor germans, ont eftend
… 1. 1 toététaemes heurcufes aufqu'à noftre temps: Ccique(filplailt à die
"7. 7 noéifedufronsquelquesfois, dufhiffrans en nofbre langue la vraye, {
Lenem Fran paffaite ffkuire dé routela/France.Lé nonxFrançoys donc:tout ain q
foys incognen ireftindogneupar ceux qui entre les'ancions;ont efcrit l’hiftoire ; ne fau
aux anciens. féftonrier; Fil:y:a de la difficulté à trouuer l'origine premiere de ceften
tion, le nomdelaquelle n’eft mis, ny marqué rire auteurs que dep
dquelofuuearvineaumonde ; pourausc l'efufion: de fon fang purger
racheter l'huinäin lignage:Erayänt Papa rt de cecy, ies
Fable que les puirmeparder de gettercrrärniere ces fabuleux.quifotgent des Troÿé
rroent foyer dés Prançhys;; 6 ne fçaÿ quelles Chimerésenl'air puilées des, refusri
Jiuree desde quelque EérieairvuidesGarilef ainff qub ce Frsaion eur efké que D
rranps 7 fefutaiffipèusment quenoz crhpteurs le-paignenrs eft-il polfible q yKquels: gps
4% 17% tant de bons auteurs qui ont parlé démpindres chofs, eufnt oublié y Ie de Cpitre
HoH@or Gina emfaire quelque “rat ia
mn di péublé Mgitilde Froye;&:-celte râce
La
DM OA ETAT 5 |
LD LEMROPREL TU me.
Rep Aiprennene pli que a leur.
ler fortis,nés, & accreus tout à. vacoup,.&, |
Hrob en Mapa an nous Aftallé findredes aiquiter,
1
€ aux Ci res BAM r.la findes fieclesenir don à
babe; a TITI RE RIRES À, tte pr roi
laiflé aller encefleapiniô, Grégorre de
sais
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re Gothique.
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8, EFPANT P
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LIVRETTROTÉLÉSME
| Pnepielin. quéftten peut dépeint 1 uel£ réaintenant où apetté rs; Moreau Lo)
3:de la guer- a rt petifier que lo Pr Léo étenopeitelte te : go au
+. re Wanda- itdivenvmatre paffige:Cependaneies Wandales qurié tenoyentiet du.puifque!
| ligue des pales Mécrides preffez defaminechAgerent de plare, & Lruert
Les Germains, que maintenät ona pelle François ; & tous nfémble paf
= rentieRhin,apellans à leur focieté les Alans &c les Goths, & fous là con
perce, mais Ce p
de As Franç
apereurs Aureli
duire de Godigifque ils prindrènt ki route d'Efpaigne. Que voulée nt) & funene
: d'auanrapeticeft ù bon he éfriéis ceux cie M tétitr Ifoit se Au
+ Prénçois’, Mans qu'it did, ny’Taicaufe dercerioms, ny. Je téps qu'ils vfürperé Mae ipaffer
Repunter auf combie cé fendit fabuférenl'hifioire dedire qu'ils Ca eu lie point
* ‘amfinonmerd'vn Frécion ; veuque/côme i'ay dit) ce noma efté; pelegion Gallica
“iafqu'à ce que l'Empire Romaïneft venu à fon declin, & cheute &4 1 Gaule,qu’
vadè ceuxqui bntefcritla vie dés douze Cefars n'énfait mentiô quel MR & dernier enc
que,n5 plusque dés Goths, AHs,Bourguignôs,Lôbardsée Nüormids er Ma def
fürét préfquedé mefine temps &'volée, Touresfois faut-il chercher aie ntcde fes fuçce!
que occalion de cenom, veuqu'il ”'eft point impofé fans caufe, & pr fquetefmoigne, &
noustoucherons lé refte de la matiere propre à ce noftrefuier, Ef4r md lotiange.&r h:
que cé peuple eft forty desCymbriés;ou Cymeriés,lefquels on peur pif: c2.c€ temps fap
vray-femblablement dire Gauloys que Fruyés,i caufe des courfes Ga hyant, & pillant
peofntle Roy À
équelz.il, fe difoic
pdiccux, & vainc:
pelque temps apres
jogneuz'& de. no
fe vne armée na
ans & rouageans
loyfes éy deffus afleguées,encor voyôs not : que le nom Françoys, qu
Prol.liu.2. rot er parmy les habit# de li Pénonie , car Prolonn
ch.16.7 4bl.s fa Geogrophie les pole aigpats PRES d'icelle entre le Saue,& le
d'Eurpe. … nube, lesapellant Bye, delaillez à parles Cymbres lors qu'ils frire
leur courfe auec les Gaulois en Grece, & defpouillerët letéple d’Apo
| cn Delphe.Defquels Brences,ou Frences, pour prononcer ainfi qu'il
Straben. 4 tourneeñnoftrelangue,Strabon dit ges Vindeliciés, &'Noriques ioi
: arboré : pe ul furent defaits.
O7 auxBrences qui fe tenéyentaux môtaignes, de tour temps faifoyent @ faits
6 courfes en ftilie;fur le païs Eeluetié,furles Boïes, peuples d'Etour de nSoubs lequel les
né, 6e fur lesGermains.Ces Bréces fortis des Cimbres, & Sicäbriés Ge & luyuans
niquefcir de la Sicäbrie Püthique, nul auteur approuué n'en fait ment
ont depuis efté ceux qui ont enuahy la Frêce oriétale-qu'à prefenton
Triterme 4b- me Fräconie:Qu'on voye fi ce nomaqueld verifimilitude, ou fil ff
béen [4 Chre arreftcr à l'opinion de T ritemie qui dit qu'environ le temps que lepH
nique. Heroderegnoiten Eudée, if yeut vn Roy des Sycambriés nümé Fri
Francu fon- de quiles François prindrét Is nom: & lel'au mefmetéps gnoftrefti
jérre: Car VOiCy cc
aillimmént comba
s& fauteurs.de Li
kiçois dünoit à!’
fques à tant qu'ile
auoient eu fraye
wil monftre qu’ap
Gaules, & foubz
Dre, dé |
un, les Empereur
fhotentid'e(chan
Mpentrerent ilz.f
rranppsdf apellatiG:lors {l'E ace ins (Ouz Ar
* @inm Qui me feroit pluftoit croire qu Metz, Toul, & V
caufe deléur hardielfe & courage audacieu elir fing Im gaillarde cor s
‘q'ilr audient dé viure hors la füetüot d vers plate ru lu:B bin, Fr
.: BE: LEVROPE. 179
seque Roy aucun Sycambrien eut.caufé le nom de soute vne.ne-
ab igniF que , & guerriere: mais fur cecy j'en laile-libre le iugemér
s.puifque les Aureurs, ne.nous en donnent autre plus grande .af-
Dance, mais ce pendant voyons quand fut ce que les Romains ouyrent
4 ds Françéis Se exprimerent la force de leurs courages ; Sous les
ereurs Aurelian, Probe, Florian & Procule, les François fe defbor-
jen, fonent cogneuz portans ce nom tanr efroyableà l'Empire 3
Qi foir ainli Aurelien, far le-premier qui eutaffaireà eux , dors queil
nienrde pañfer Le bin pour Le ruet fur les Gaules; œ.que Vopif: rpiGucenla
ssaublie point quandil dir: luy eftant Marefchal du camp des fixe wie j gp
pelegion Gallicaneà Maienceadeffeir Les François vagans & rauageans fn :
mel Gaule,qu'en ayant tué fephcens, & vendu trois censau plus, of- runrois def-
Ent dernier encheriffeur;on.chantoit de luy cefle grande wiékoired faiéts Par-Au-
v’Üz.ne fe reuol- ,el;4 quir
cs
Le
Lion voyra le mai
ubesinot, Toi
ppponiez qu'ilnty
h Regardez celle
Rioppoiér à la «
Desloix d'iceluy,
Ag rdezla fub
bin ca giff:cont
bn aduife fiiadis.
d'autres que du
imais les reftrié
fiyrgente. qu'on
ntée. Et dir
niliere ; que là 0
LRU
ér'i
dciy
Vo: en Ab ep dr tomb gs LE A
M pt ner aux Romains, qui érauojét d ds les Gatl
pour Ie réffafiement de leut Extreme contoitife l'euffe(pèut eftre)mig
nr 1 LT Alestéfcours;f ietie me afehois que l'Italien d'Un fourcirérguéilters|
Fig. ji à Parottepeu côurtoifeapelte à four dé bradile Frahiçois 'Bürbare con
x 187747 ani foit qu'iln'eft rien:moins que celà; 6e qu'auth ie veux prouuery
dedaguer. Go l'épiniôni dès Grec qui donnent mefinié;ôu vn päréil tiltre de Barbari
thigue. 1 Oÿéns'Agihiéauec quel refbéét parle du François, duquel vôicy lé
> MTUENTE nt à fônt tous Chreftiés &"entre toutes 1es'natil ns les mieux fer)
ra Les" délétéligion:1Isünit des Eucfqués , & Préffres en [eurs êitez, & folein
}
arê ÉE… fae séoimime not Hegiéfte, 0" 1 2270114" si at dr
Frais r4* 1) Ed quoy Que fônihier Bérbaes , fm fémblent ifz bien compo" 206 le peu,
lferoy icy va lor
sompteespar, 0 bonnes mœurs + '& gensd’vn naturel fort courtois ;! ,
FAT: xionnez ; & débonnes m 5 Ç ne ti, G d'autres n
D MAP: | déboniaire, &en'ayäti rien quités Face différer de nous ; que l'en
= Sd 44 leu RTE 1 el tas dt aie pe AR que ie ne (Gauroi
mi. ti ge facon dé leurs häbitz’, &'ls rudelfe ; & 'affre fon de leur langs que GDS $
#. Le FA 1efques certaiiementi'adfhire ; Toüe,& éflime für tous'autres ; FT 4 efortlouable,
Rraporte point la
bless desanciens C
Commentaires ) or
ts Imperiales en À
burroy aufli le dr
Kdelimites & fror
tr des hommes :
&de l'abilleme
bœurs, loix, & cou
jen viage. .
s Ruys anciens d
e, queles femme
eur Grec, quien
és des François d
leur perruque:
par le deuanc ils la
, Et veritableme:
igeancez & confu:
asaucun côpte, &
Lmoyent de diuers
ppredes Roys, &
tondue | &. non
re,
is laifonsle Grec
L Gregdire en: dit
| route: Que déléürnaïfüe vertü, &'bônté équitable, de laquelle ilz vféténu
| MSA TE dhirafhs que pouf la grande cohcorde qui les'tient vnis ; &'älliez en
PE FE blei* Cat ragoit que par cyideuant , bien fouuent, & chcore À prefnr
pag M ayént eu divers Roystégnansen mefme témps, & que leuÿ royar me:
Esn dgree, eg partigé ;freft-be:qu'on'ne féaispoint qu'ils fe foyent guerroÿerl'
399%. 0; faute, où'aÿeht fouillÉ leur terre paie Gr éfpandu de leurs prochait
Ce bon-Agathie voyez quelles lotianges éfcrit des François, & telles q
Je Romain eñ fü'plüs grande purité ne lésmerita dé fa vie, veu queim
“5. fonSeñatnéfceut fouffrir déux contendahs ; non feulément deux pet
3 tribuns du peuple, fans querelle & effufion de fang: Ceft Agathie viu
‘4 1. dutemps querioz roys'ne faifoÿent prefque quenaiftre en Gaule, àf
= Françgisné, vbirfovi l'Empereur Pftintan, ‘qui ayantefté chsffié par les François!
fouurt férmr contraint de faire paix & alliince' auéceux ; Hour dutieagre la dignité
LL te 0 404 21: (fa VER ddnblée to? pat 1 fo
LRU. M'Efce Batbariequ'eftreiufte ; courtois, bon Chreflien ; ny en an
*Merouée:eff le trié: &rne faifänt tortà perfonne ? ‘Eft-ce cftre Barbare Fe d'ayn
promirque. fa libenté,;@ ne vouloir féruir à Prince que de fnatlôn, dif que ler
ar; çois afaiti np efpargnantay-biens;oy vic;iufqu'à' tant qu'il Femanépe
per prefent lferuisudt Roinae ae Al enichanitlae fon efpEe2 EN" Eéaboir le nat
mom Erérr. rebfirouèhe que de fi Bierrordütiner vo éftat!& ONiee? & luÿ dérd
111 féndement f/flide aie depuis Pa quétre céns féaranre Rpt;que Me
nine uééentrébeetté Gas j'énr'aveifEnpiréprangois fleftrangès
Chart afteré quétwufours 14 hghé rnyaleinepe eftéén force 58e Que les el
” + % -
Lettre ne fnyentfoimalifez pourrie HfAlatén Audi berne publique ? Î
tr êt Huet ë ci Gfe rod re
L+
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PATES ENS fnaionnépenti point qhéPefatsBinço
Ex hide:
; FAIDEILENROPE 8 .
Len voa le maicfté des Rays eltregrande.honorée, a pmée:s.‘eruic, z'faf Franc
ja Minc Taussoisin Monchie mc pas À rase Re
ppt qu'illnty at desmorda pour la brider, & reftraindre. ;.,;Memerchieae À
E Rrgardez celle Ariftocratie du grand Confeil & feuerité,d uparles riferante @r.
foppoiér à la volonté du Prince, limiter les fantalies ;:&-modi-;Deniscratie,
Blois d'iceluy,qui fans telle cenfure,niont point de vigueur... ‘/Cowrtoifie des
jAcge dezlafubmifion du Roy, -de fouffrir que le moindre d'entre rois de Frâce,
Lila gife:contré luÿparauftice,. & fayure tour ainli fon droit de- ne
je magiltrat comme. Us fimple. Gentilhomme du Royaume.
bn aduife fitadis les impolitions, ,. n'y teuées, {e Faifoyent fans Ja vo-
d'autres que du fouucrain, & on cognoiftra que C'efloir à luy di
&,mais les refkriétions fe raportoyent aux .eflatz , filaneceilité n'e<
éprgence qu'on. ne peut faire autrement quef'ayder detoutechofe
fine. Et direla verité.des Roys. de. Françeont, eu la courtoifie
piiere ; que là où leyautre:fe penfent cendre .admirabiles: en ne fe
muniquant point , ceux cy {ont l’eftonnement de chacun conuerfans
fours auec Le peuple, & {e monftrans familiers à cout le monde,
Réeroy icy va long difcoursfur l'ialticution & iesparlemens.&du. .
{al , fi d'autres n'y auaienc mis la main plus heureufement &do@&e :
hqueiene (çaurois faire: Et entre autres Palquier, qui Ytrauaillea- Le n/il dé
mefort louable, & diligentefubrilité: toutesfois fuis-ie d'aduis que Drwides n'e=\
Rraporte point la court fouueraine au Confeil des Druides , ou af- fois comme Le.
és desanciens Gaulois , lefquels ( qui bien confiderera Cefar en-Cowrt ais les”
Commentaires ) on verra eftre efgalles & de meme effaict, & que les.efars dupais…
es Imperiales en Allemaigne , & les eftatz gencraux en France . Ie. |
burroy auflile droit des Ducz.& Comtes iadis portans tiltre de
fidelimites & frontieres, fs le lecteur ne pouuoit contenter fon.efprit Ducssadis
Wresdes hommes verfez en l'antiquité : Et par ainfriereprendray le chefs des. Lim
&de l'abillement & armeure ancienne du Sicambrien François, res,4 prefms
œurs, loix, & couftumes, delquelles les auçunes nous font demou- /onr Les gew-.
en viage. | | 1 0 sernenrs.
Ruys anciens de cefte nation portoient toutainfiprefquelache- . 4
e, queles femmes font À prefent:ce queie peuxamenerd'agathie * ”
fur Grec, quien parleainf : Car il ntefoic pas loifible aux Roys 8 _4ahie de
es des François de fe fairetondre , ains dés leur enfanceils:nourrif- Lsguer. Get:
leur perruque , :& detelle forte qu'elle leur pendoit par derriere:
birle deuant ils la feparoient çà & là, afin qu'elle ne-leur couurift La |
à, Etveritablemeni ils ne portaient point lescheueux fans peigner:, Ko de rrur
ieancez 8 confuz falemant, comme les Turcs & Barbares, ny re- sadis fenls por
ansaucun côpte, & entrelaffez.ains les scoutrapentpal (expo de tosèt longne
moyent de diuers genres de fenteurs. Entant qué ceft.ornement elt perimques
bpre des Roys, & à eux. feulz permis. cftant ie refte de celle na- 1. 7
tondue , & non octroyé. à perlonne de porter langue là che-" S “
br Gregoire de
»
re. FBI jte ES it rs HSE SA 5
islaiffonsle Grec Agathie pour ouyr ce que le bon Éuefque de rourse” l'hi=
ad Cregdire en: dir parlant: le Dagobent filz de Clothaire….. .…. « foide Frac
| LIVRE PR OISIRME
! Dagoberc ayant étais d'vn grand ot 6 pure ads; a
autre march coerolrs mas aout iéuniés amecêux, lof —
Prat mit batans brafquement, Dibobert recout vneoupfui fa filade,
| , Qui
Dre luy coups vne partigde ces choneux , que fon page recueillit, Les
pulse voyant Mfoiblie Los go, 8 MaL-rmener par 'enpemy , dira fon an
| ms, Prensmeschoueus couper, Beours diigenment vers Monfour
Rs pere, à fin qu'il vienne à noftre fecours ; suont que l'armée (oictong
route: l'Éfcuyer paffa les Ardennes, & vint iufqu'à ls riuiere, où je
Clothaireeftoitla arriué, à grand fuyte de gendarmerie t le meffager
pértant Ianonuetle: des mgoifles de fon camp ; & luy onftrans Les ain qu'il"
10e tieux de Dagobert, le pere fur efinen de colere les voyant fi que foie fért nous à
ærhinard ox AUOT GU'iF Put nue, il feit former Je boute- lle, ‘& gaffs haltiuemens
Laine de Rhinauecforarmée, Voyer quel foingaueyentilzdes cheueux qu'y
DO prancs, Poignée de poil enflammalt plus Clothaire, quele'peril de fon peuple
"* . Oyôns Eghinard fecrétaire de Charles le grand fur 8e: propos encor
cs race Meroningée, de faquefic les François anoyent de couftume dec: :
firleurs Roys, iufqu'A ce que Childeric fut depofé, &rendu moyne
1e cémandement du Pape Eflienne , v- mn qu'elle dure A +
ges fent. Oriaçoit que les Roys y regnafléne , fi eft-0e qu'ilz n'efloyent
Ænfnf greuz que À feu étre royal d térefledu pouvoir autorité, richef
4 Jours de Cle- maïefté eflant és mains des maires du Palais , qui auoyent la fur-in
mé milles. ‘qencé de tous les affaires. Et r'auoitle Roy autre préeminénce que
"57 diretel , porter les cheueux longs & efpars :, & la barbe longue; &f
feantauthrofne reprefenter feulement la perfonne de celuy qui côm
de, & ce que fenfüyt, puisadioufte. S'il falloir marcher il môtcitend
rette menéc'& côduitte par des Bœufs, & vnbeuuier luy feruit dec
ton 4 la façon du village, Le vulgaire eneore,outre qu'ils n'euf ofépe
ner da 16g cheueux,ne ft veltoit point de lôgues robes, & icelles fourrées
Lomme aufh ler
doubteufes. D'a
Kiel6g du fleuu
aletiltré des Fr
actordénk, & ie
comun Fran- me les Prinçes , ains fe contentoit d'vn manteau de cuir luy couuranitoit qu'eti la pref
poil leds. efpautes & ayant le poil tondu, & la barbe coupée , auf de grandesnnoife il{ifbee, &
‘ftaches qui leur pendoyent de tout les deux coftez des leures, ainfe
14 iehs de paix, fage
F Ægahie L2 encore à preféntles Turez l'ont en viage. Mais voyons Agathie ceq
jrorps, belle de
en dit . Peud’entre eux f e’eft des Fräçois qu'il parle)portoyétdeaeauda cute, har
rions otrautre sbillement detefte allans au combet, ains tous à define, & efloignée
uert, & devant, & derriere;fauf qu'ils suoyent vn veflemet partie fiure, & fans co:
lin, partie de cuyr qu'ils ceignoyent par deflus ; & puis encor ilsfe irétiant ta ciefde
wdrelfer en bürit
que les principa
ir pout lors auo
uroyent les iambes , Mais plus gaillardement lés deferit Sidonie À
en et ulen Sous de
ncdrisrsf rnt pate ls
Leur cfé,69: leur chair #4 rej'ecffdefiuée, non “4
: : , a Le . : LÀ - 9 S ét LÉ à ARE ù LA SM Es ? | À ais Mü ct
7217 1 Leurs armés font dépaintes par agathieieufs:allegué difias 1: L' lbySihiaue vaut
D Dé VEVRONR I à
ui euiflé gauche, &r au cofté vn efcu,ou bouclier,n'ayés vfa-frmes des
er «fonds danun in à ruer:mais portent des 4 anciens Fra
gai double/taiilant, & felon la éouftume du païs ; de petits dardz for.
hidtiquelsilé Faident fort dextrement aux combats, Ce qu'encor ?r#wpié Las
nr né par le tofmo e deProcopie en l'hiftoire des cothir, Mais
Dupide Pepin, & Charles le graiid fon filz les François'commetice-
ferier détcuiraces, animes, Corfeléts, de braçali, greués & fole-
gi fiqu'on en/voit à prefent l'yfage: ce que Werimbert Robe À
m san rar dé Charlemaigne, & cffiglanit ledit Prince Li. ge
fumé qu'il effoit lors, car il le fuyuoit en toutes fes eritheprinfes. Mais de herbes *
y fert nous amufer en chofes fi meñues, fi ce n'eft pour le plaifir du maigre,
qui encor fefioutft voyant les traces de l'antiquité refueillées par
Higece de ceux qui fucilletrentles bons liures, :
FFSSIESSS SE au
je! Des bise aheithnes des rramçur. Chap. 30.
bi éme O VS auons ditien füyuaht,& Agathic auteur ancié,
| GES Das & la verité de Ja chôfe que le peuple François a efté
MRC fort equitable en loïx, &iufle en iugement pour de-
CREER quoy fire foy , ie ne feraÿ difficulté d’ alleguer quel-
NI ques chapitres de celle loÿ fâliqué . taf celebrée par!" "
MA, ee : * r
EE x ia sonate) . Ét peu duels enont rién alk y s
ee jdur RS QE en quoÿ elléeftoitfons
bcomme aulli lenom, & câufe d'iceluy femble eftre mis entre lescho- Dex vient le
doubteufes. D'autant qu'aucuñs eftitniét qu'il (vit pris des Salyens ha- "of de Sal
file 16g du fleuue Sale en Franconie;païs Alémant, &:quile premier 74.
sletiltré des Frangcys A quoy prefque tous'les hiftoriens Gérmani- js
naccordéne, & lé ne féroy guere grand férupulc d'eftre deleuraduis: . sk
Moit qu’et la preface dés loix Re re leu ce qui fénfüit:Ea nation Lin. de li loÿ :
inçoife illüfbée, & excellente, créée dé Dieu, puiffante aux armes, ftable Saligue
liens de paix, fage en confeil, gaillarde, & noble en ce qui eft du fang,& F°
ftorps, telle dé face, blanche de coufeur,& bien proportionnée, de fta-
rauda.cufe,Hardié, & farouche, & n'agucres conuertie à la foy Chre-
hine,& efléignée de toute hereñie. Ceftenation(dif-ie) eftant encore
bare, &c fans cophoifance de la vérité, neantmoims infpirée dé Dieu
étant la clef de fcierice fu yuant $ cobfhume défesancceftres,& vou-
rdrelfer en bütiné forme & police ceux qui font de leur eflat a fi bien
que lés principaux feigheurs ont faiéte & conmipofée la loy Salique,lef:
el pour lors duoiéht 14 principauté fur le peuplé: Orfurent ces quatre Quels dfoiet :
sefleuz &depürez FPAe fair, à fçauoir Wifogaft, Arogalt, Salopaft, & ceux qu: dref"
MS TE eéutérét 1ébr chatge és lieux nômez Salaghene Be: /êrent Le lo ‘
phène,& Vndoghenc: Cecy ie fairpenfer que ron tés Säliens , ny Te"sulique,
11Q Satiôhe doi it m à al6ÿ, mais. pleftuit qu'elle }a pris où d0'Mun/fer par
bn d'en des qe elépitaréuts our d'Vn dés liéux où fe ifôit Fafem-"lanr des Fré |
M M fe Qu} tte non hd SA Gao à pin a
dut anéaletoÿ du Pallis SCohfitoite;/d'anrait mogr.liwr, 34
Z2
à
My Siique vaut
LIVRE TROHYSELIE SME
ue parce rmoyen les nouueux vainqueurs t4/hoifrele gai
: des vaidelfr,en Fiifins efchange de ln _… ee es
Se ie art nr D da & relfeatine nc fçay quey df Mal-plaifant, &f À
fe em che, [l en dira neañemolns ce qu'il luy pieira » 6: AF3tE que Les mou ÿ
faites ème prefice du liure : portent çecy auoir efté Fait, les Prançais eltans en:
Lt Alemaigne, & auant qu'ils reçeuffent le CAN MEEE CI fa
lie fes puis corriger ce qui fentoit la vieille peau de l'idolarig , & apres] "M
7 pe fe gohorriles reforma & meit en ordre par la diligence de Chadoïn de:
Ps rl e,Domangi& Agilapphe hommés illuftres de fon aage. Et pes k
part nr de là fois amoureux du nom ancien Gauloys; comme eftant naturel a
pe noftre nation, fi rault-il plus aymer la veritéque fes propres afeGion
pt}. PIE voy comme ce bon prelat l'Euefque d’Aurarches C enalis, fefore :
des chafs de monftrer que ce furent les Gaulois quieftablirent fuusles Roys M.
pl à HSE uingiens la loy Salique, mais d'autant qu'il parle fans auteur, je fuis à
arf tent pour celte foys de ne point fuyure fon aduis, entant que ie] Ye
rh fut fai contraire à la prefäce du liure de la loy , qui fait les premiers Le fl Û
# JT Françoys,car quant à ceux qui eftoient fouz Clouis, Clathaire g “
{a bert, ie ne me feray guere prier à croire que les Gauloigne re e ;:
: les loix, tout ainfi que c'eftoient eux à qui les grans affaires Mere ni 1
2n quel rèps main, 8 ui manioient & la iuftice, & l'Eglife.Refte à refpondreaux “
fur er vansl'hifloire, & mefmes qui eftans eftrangers ofent dire la lo SE
D lily se eftre vne inuention de noz Princes, pour frauder les filles dé l'hérir à
lique. Polyde- qué le premier qui pratiqua cecy. fut Philip e_de Valoys! contre f
revirg.li, 19 gloys,& le Duc de Bourg igne:M is il eft ne À defuider ce fuleau, ve
de LE: queonn auoit affaire de f'aider d’vneloy, ou les cas pour la mettre 2
6 br f fait ne f'eftoiét encor offers,que iufqu'à ce qu'vn ventre £e Ft
mére fers Roy aux François » & que comme durant vn interrégne Philip e a Ÿ
he loys fut chargé du gouuernement du royaume atténdant que Ë R
AA Va vefue de Charles le beau deliuraft fa portée, laquelle fut vne fille. Ç
D Bourguignon ne contefta point ayant cedé fon droit du temps de p
Paule Emi Hppele long» & (à Anges É aNeuERnE, perdit fa caufe par J'arrefd
. ous ie ages hommes de ce Royaume,qui n:
l’aboliffement de chofe tantautérique ae celle Ar Pouf
eftrearrachée du cœur des François quelque chaigement que ES
da Roysayent fait, & encor que de fang des Roys Chalféz', il y He
Cdte Ly À ames. qui euffent peu quereller la couronne fi elle pouuoit torbher «
?,9" quenoille.Or vous voys-ieamenerles motz dé la loy qui font Mu
penser. 6.de ue portion de la terre Salique vienne aux fe melles ane fra de ï
Lilo sali- es hoirs mafles,c'eft à fçauoir que les fils fuccedent au pere: Mis fi #4
ne" les neucux, & arrtereneueux lon temps apres furuenoïit ilcorde to
chant les Aleudz l uçla chofe fort partie non parla fuite du fan ge
_aux chefs des familles. Vous qui pratiquez les files des Joix im st
voyez le légilteur fige de Yes term, Qu'ancore Your gr
mieux en.1ÿfant le Latin dudit liure, iaçoit quep ufeurs motz y a k
and, il fault q
kde tout temps ?
econdition i
desRoys del
jqu'on peut re
galique,en plufic
dieans en vne pie
léqui à aux Cor
it «E life, & Ch:
que foit l’auteur
feulement ne
ique mefors les {
kliberté font hc
p&argét de l'ac
kr de cecy on à 1
hPortugais voul
ong CE ps, 8 qui
de le voudroy &
ignorance MICr
ten France &
ky cit propofée:
figoere de fai”:
io Roy,tefque
an G2.tibr.
mis,qui ne fentent rien moins que là maniere de parler Latj menob|e &'de
Hu nt SENS SEAEPOSE k DA à ARE AT CES dÉ ae rl [-H 0 hi « s 1L
déRe ven Rire poule conne d4 Lee 0 ue mn Eole
hbles, it.eftoit:fe
0
|
» "
er
| Mrriof L'EVROPE: 18
js chefs 8 articles, qui feruétde memoirode l'antiquité, tout sinfi
froient les loix de Charlemaigbe , fi on faifoie ce bien aix ftudieux
Rrcomuniquér pour en dôner quelque fentiment à Ja pofterité,'veu
bheor cachéne proftite ny à celuy qui le defire, nya celuy qui en
bfeffeur:& pource venons vn peu à efplucher par ordre lestiltres de à
hioy Salique: Le beau premier tiltre dône dequoy:péfer auledeur },,,,: »,.:
de Mannir & Malles : mais le fens en ef tel . Quiconque feraad- fe “le, €
séfiyuant l'ordonnance de la loy des feigneurs,& refufera de venir”. #7" 74%
pd deflourbier ne l'empefche, foit condemné à quinze folz d'amen- M Jar
res finñnoftre maniere de faire prefente f'efloigne de l’ancien- Les l es fé A
griteft dit, que celuy ai pere au Aut que fe tranfporte à fon td
eauec tefmoings, & en leur prefence luy donne iour, ou luy ab-
0 sduertiffe fà femme, ou pal ur de fa famille : vous de Cr tnt
Lvoz files, & cognoiftrez que voz recordz & fergeans, fontdecelte ne
jution ancienne des François. Ie laifferay les2.3.4.5.6,7.8.8&c gctiltres, ut
jonfiftent fur lesamendes des larrons de toute efpece debeltes , & ,
domeftiques, fur les mouches à miel & arbres fruitiers,à fin qu'on
fi les anciens eftoient point foigneux du mefnage: Ne m'amuferay
ux feruitudes à caufe que la France eft difpencée dececy, maisde- , 3}, r,3
qund,il fault que ie confefe ne le fçauoir dire. Car de mettreenieu La
pde tout temps tous ceux qui font en France pour y habiter font de efelanes
he condition ietiendray du contraire, chan qu'enla premiere
des Roys de larace Germanique les feruitudes eftoient receuës,
fqu'on peut recueillir de Gregoire de Tours en fon hiftoire, & de la
Glique,en plufieurs & diuerstiltres d’icelle, Etmefonuiétauoirieu
Mieans en vne pierreenchaffée au portail de l'Eglife fainéte Croix,du
léqui à aux Cordeliers, l’affranchiflement d‘vn certain efclaue que
ie Eglife, & Chapitre, & Euefque auoient mis en liberté. Ainfi qui- Ley receuc en
que foit l’auteur de cefte frchife,elle à neantmoins la force telle que France par
pleulement n’eft il permis au François de tenir éfclaues en ce Royau- conffume de
que mefoc les {erfz eftrangers,prenans port en France & crians, Fran ny aorr au-
kliberté font hors de la puiffance de celuy qui les poffcdoit, lequel y. cx e/£lane.
bé&argét de l'achapt, & le feruice de l'efciaue, fil refufe de le plusfer- Efclaues 4f-
La ley, redi-
ke de cecy on à veu de noftre temps l'experience à Roüen,à l'endroit franchis mer.
Portugais voulät recouurer fon efclaue : mais la couftume enuicillie rantpieden |
ong téps, & qui ne reçoit de difpenfe feit dechoir le maiftre de fa de- Lx terre Fran.
de le voudroy à quelqu’vn m'eut fauorifé en ceft endroit,mepriuant foi/e. n
ignorance mienne furla caufe de cecy, & depuis quel téps la pratique Ze des rapts,
iten France & introduite, & receué:. Paffonsoutre:laloy des rauiffe- 7rlt.14.
y ef propofée anec fes amendes, fins 4 pas vnencoure pcine de mort. Nul franc. ;
Higuere defai:z n'eftôient capitaux) finon les domeftiques de la mai-: condemné 4
io Roy;lefquels/falloit que cGpofaflent de leur vieayaus rauy queldmert «4 pre=
menoble & de fräche:coditio : & qui prenoit yneefclaue à femme il m1er temps,
boit pareil malheur qi'ellei&eauec lesnnpcesibperdait fliberté.Et ft smsrarion 47
hôme Pallioïit ntec fes plus prôthes parentecd la lay'apelle nopces de..cienne des
hbles, il.eftoit foparé &rles.enfaûsfiaucüsien:y autiteftaiét chaflez de Romans.
Z y 1j,
dits
2 -
LIVRE TROLSESMIE
l'heritage, & marquez d'infémie perpetuelle.Loy: quire/Tentoit ver:
ment la fincerité,& bonnefteré de ce peu le; lequel:enpar:n'ayant 20
la lumiere de l'Euâgile,trounoit execrable.que le frere ie ll
_..,. aycoufinegermaine,ny fatéte,mere,ou la femme de fünfrere, Aux
Ganlois itdi tefeux, outre l'amende pecunisire, il y ef parlé de la compoñtiond
empoifüneurs vie, quiimporte autant que Îes graces & remiflion que le Roy don
Solinch. 24. prefent,à ceux qui ont commis quelque crime digne de mort:& m'efl
7 7 nequelesempoifonneurs nefuffentpourfuyuis demort, veu queleg
ouils vindrent habiter en Gaule eftoit foupçonné de telle dropuerie.f
‘n’eft que nous difons que la loy alloit plus doucement enbeloipne, (
les executeurs ne l’effectuoyent en leurs fentences, entant que nou;
fons de feueres fentences, & horribles fuplices demort, pratiques
peude chofe par les premiers rrançois qui vindrenten ce Royaume,
deshommesilluftres, 8 de grand marque. Ilz pourueurentaux meurl
& bleff-ures, affafinatz, & mutilations de membres, ou quelquefois
vient 600.folz d'amende, & la main du chirurgien és eéftropiatz, m
on faifoit guetter quelqu'vn pour l’occir, &le fuborneur & le pue
eftoient condänez à pareille amende.Mais la plus feuere loy queïyt
uc,eft celle des meurtres des efclaues,ouil eft dit,que fi vn frfoccift]
* ril19.
Tilt 20€
28.31. ©" 32
rile.38. |
François ap eur en fut commun . Et fault noter que toutle long du cours des loix
pellent Les au. liureSalique;il appelle toufiours les Gaulois,ou Barbares , où Romi
tres Barbares Câufe qu'ilz auoient efté tributaires de l'Empire, & toufiours vn dec
en leurs bix. ©y offencé eftoit par moitié recompencé,à l'efpard de celuy qui eftoit
hique, à ladifferéce duquel les autres fappelloient Lides , qui fignifier
francs, & tributaires. Ie laiffe les homicides faitz en allant ,ou banque
rilr, 45. @- enfemble, qui monftrentaffez que ce peupletenoit du Gauloys, leq
46. (comme r'ay dit cy deuant)auoit couftume de querelleren mangeit,i
repas finy {rtiraux Champs pour vuider leurs differents au hazard
leur vie. Le tiltre cinquantiefine fait preuue de fon aage, 8e que duran
regne des Merouinges en rrance,il à efté fait,veu que l'eftendue,& lim
pour les beftes perdues,eft dés la riuiere de Loire;iufqu'à làCharbôni
Tube, so.
L qui à prefent fe nôme la Comté de rlédres,bornes pour lors de l’Emp
Car Tourai- des rrançois.Et ce qui À m'eftonneencecy, c'eft qu’ennul crime «
oient-ny officiers,ny de la maifon du Roy, iln!
ne efloitobeif. hommes libres qui n’e
fente aux R9 Faite mention quelconque de compofer pour le rachapt de fa vie: 1
mains. les magiftratz femons à faire iuftice , & y defaillans tomboient au ha
de leurtefte, filz n'eftoient malades;owemployez:en quelque affaire
l'expres commandement du Prince. Les meurtres commis au camp pt
toient triple améde plus que ceux qui fe faifoiét hors iceluy ; &c en fil
ou l’on n'allaft point à la guerre. Eten fomme qui lyrale content «
o Salique; il verra bien les crimes mar quez ; & les améndes pocunii
eftablies,mais il en y a peu de perfonnelkes & de fupplice de ort;nôf
qu'és autres ofdônances de ces peuples Septentrionnaux, leftjuelr; ect
mc ie penfe, pour fe difpencer-dumot dé Barbare, vfoyent de:celtefat
Tilt. 53.
Tilt.66.
claue d'vnautre que de fon feigneur,il falloir que les deux maiftres {e g
tiffent le meurtrier, foit qu'ilz le feiffent mourir,ou que le vendans le
Ds: D
ren la loy És 4
D Jeure pUN1FIC
J Pier fa ci
dat. Que me
ns des FrARGOIS
eiia fpuuerain
ds. priuilege?\
pair és Dmites €
baigner COMME €
Le0 0-gros VOI
noyé le Jcéteur,t
wudront fçauoi
jucuns Ont voul
Entefcritte [on
{ne Turpin quo
and Prince , fi
Lez les Roma
LEuelque d'u
Lirez;allegue vn
entier & fans fa
yoiét choili do
aufquelz ilz do
pqui feruiflétà to
les loix municip
kde ceux-çy On 2
lire ces que P:
té par Pa quier :
nde ang, famufs
ame plaift,com
evenât à Ja Cor:
leur facre, V'eu. à
pour Pairs n°e
oufe d'un Prince
ndes Roysen B:
jnterigéen Con
uft yn Prince pc
lefe& Charles
hiferay auf l'ir
kiequiatinm
ant de fa comp:
armes pour la
lhcourône 8 d
rime de ce nom:
edigne de meme
La vertu rangs
ÿ NOTES
,. PEMEVROPE sx ve FN
rent log És crimes re A fre corrigezauecwne. PÉ Plwférg.
à opinion Vas quoy?k omule eftablit va Jieu de franchie 41/07 Remule
Eneupler fa cité, & ceux-cy feirent les loix douces pour maintenir
dat. Que me feruiroit-il icy d’efplucher, pour micux éclercirles
Es des Français, les loix, &.couftumes de chaçun pays, aufquélles ny
ra fouuerainssny les ediétz Royaux ne deroguentrien dé leurau .
big oriuilege ? veu que çeferoit baltir vn gräd œuure en lieu de fe
air és limites de briefueré, & enfemble fembleroit que ie vouluffe
Lier comme en l'eftroite SFSAÈUE de mu main fau ce qui eft con+
eo vogros volume, tel que le grand couftumier de France,auquel ie
Love pare Péri ainfi que ie fais aux recherches de Pafc He ceux Palin y
wudront fçauoir linftitution premiere des douze Pairs à > France, Le bes
aucuns Ont voulu attribuer à Charles le grand,mais d'autät que ceux ;
Ent efcritte fon hiftoire parrieuliere fen paffent fans dire mot, & que T'urpin en
fe Turpin quoy qu'en fon hiftoire fe die compagnon, & affeffeur de j bifloire de
dPrince , fi ne fait-il comme point de mention de ces douze Pairs Choylmair.
Que z les Romans ont chanté tant de fables :ioinét que Robert Ce- &
bEuefque d'A uranches,/homme trefdoéte & grand rechercheur d'an culs but
rez,allegue vn Pierre gilles, qu'il nomme vray hiftorien & interpre
gentier & fans fard des chofesanciénes lequel dit queles anciés cau- Pierre Gilles
uoiét choili douze hommes, les principaux des douze premieres ci- 4, l'h foire
aufquelz ilz.donnerent puiffance de faire loix fuyuant le droit &rai 4 iFrance,
ani feruiflét à toutes les Gaules, & aufquelz eftoit loifible d'interpre- *
les loix municipales, & couftumes de chacune ville & Me : &
deceux-cy.on auait depuis pris l'exemple, mais long temP# apres, », quel teps
dire ces douze Pairs de la.nobleffela plus illufbre:&.ce long temps et pairs forêt
jé par Pafquier au regne de Capet,que l'eflat François laiffanc l'effu- ;nfiruez .
mde fang, famufa à la police, & à la religion. Lequel aduis certaine.
tmeplaift,commeayant vne fort grandeapparence, & cenouueau eff er
gvenât à Ja Corëne;tafchant par ce mefnagemét à donner maicfté au fmblable les
mRoyal,& lerédre Augufte par les ceremoniesnon au parauât vfées pui,s noir
leurfacre, V'eu.q du temps de Charlemaigne,tous ces prouinces nom: efé (Gus Char
pour Pairs n’eftoient en dignité, & tout eltoit .entaifé foubz la maio 2, je grand.
oufe d'vn Prince quine vouloit point,de côpagnon & à depuis luy il y
hi des Roysen Bcurgoigne, &auantluy:8s de fon aage Flädresn'eftoit o,dres. Mr-
jnterigéen Comté,ny Champaigne auf pour feruir de limite, 8 oùil che par qui.
uft vn Prince pour garder le païs des courfeseftrangeres: car pour ce ;sfirué.
efe@& Charles le grand faifoitle departement de fes Prouinces. lib
thiferay auf l'inftitution de l'ordre fain& Michel ornementdelano. Gilles Corne
ke qui a ion merit£ du public & laquelle le R:oy recôpenceen l'ho- 7er li. des aw-
mintde fa compagnie & tiltre de parenté,pour l'affociation genereufe rquit.
rmes pour la detfence dela religion de noz anceftres, & de l'eftat |
hcourône & detoutle Royaume,dequoy futinftituteur Louys on-
kine de cenom:lesarticles:en eftant recueilliz par Gilles Corrozethô police des vil.
sdignedememoire,en {on livre portanttiltre desantiquirez de rran- /es de France,
lavertu prançoife ft encor à voir en la police des villes fousla main
| Zz ii)
2 mr LIVRE TROISIEME ..
&iurifdi@ion dés efcheiinages & confularsstellement que qui ve]
hoftel de ville de Paris, lamatfon cômune de Tholoufe,ou de Bouts
& autres citez,w'aura affaire de defirert'eftarancien de Rome, en cs
apartient à tenirJe peupléenpaix à fe foigner des viures,des edifss
durépas des citoyens.Quant aux armes cefte nation énà porté vn
ccndérmenie TEIPPSIE pris fu tous fes voyfins,rellemerit que la Catalerie à ef f
ét ciné Frôyable ,que par tout oi.elle marchoitil fembloit qu'elle trairiaft
toufiours pre- queuë la viftoir e : Aufñ que fçauroit-on fouhaiter de mieux eftab}!
Je au feruice. les gens d'ordonnäce inftituez par ce Royaume” lefquelz en vn rie
temps font prefts, armez & montez pour leferuice du Roy", & de|4
.). public fuyuant l’anciennedifcipline militaire des Romains, La fat
- efbragarde’&relle que le Gafcon,Prouençal, Aüuergriaz, & Perip
din,misén vnefcadron ne deurontrien au Maccdonien,iny au Lesio
- reefpouuentable de Rome, & fi furpañfe en adreffe la farouche Ianif
de Turquie. La religion y eft puremët gardée,les faints lieux fort reu
, ; les miniftres refpectez& cheriz, l'Eglife trefriche, par la deuotion de
Gaillarde F# anceftres.les prefcheurs ouys& honorez,lefainét fiege recopneu pa
trie deFräce. Roy &nobleife & peuple: quoy que l'herefie foit feméc eftrangén
, er detous coftez,& le peuple le pliis obeiffant à fon Roy, & qui l'aymg
L'eglife bent honore plès que autre qui foit fur laterre.
rée entre (65 Le François n'eft ny faint ny diffimulé de fon naturel,fimple en paro
FranfoM, gay ioyeux,& courtoÿs, vn peu troplicentieux,eftant en païs eftrar
, . auec paiffance,ce quiluy a oftél'Empire d'Italie d'entre les mains, il
Complexion mg l'eftranger,& cherift les hommes de lettre;quoÿ qui iadis Ja nob
de Françoi. Le foit vertu de rien fçauoir,mäis à prefent elle voit que les liutes ,&]
7, mes;font plus quecompatiblesenfemble. Le peuple de ce païs n'eft fi
Frafes #47- à fedition,ou reuolte;& ne prérid plaifir à changement de feigneur ny
ment d'efre pourroit ouyr en patiéce le nom d'vn eftranger pour le receuoir pou
Jégneurex: fouuerain ,ainfi que fouuent le: Anglois en ont fenty l'experiéce. e
AE CeNX 4€ que ie voy en France ce font les procez & longueur d'iceux, & le pra
Wr P4is... nombre de ceux qui mangent le peuple, veu qu'il y a plus d'aduoca,
procureurs en vnfeul Parlémehtde France,que on n'en fçauroit tro
prefque par toutes les audiences d'Efpaigne.:
Le François ef! ffez magnifique en bäquetz, mais plus gentil que «
ceffif en viandes, propre en fon mefnage, & abillement, braue en fonp
à ler,& fe vantant affez volontiers:là où du cofté de la Guyëneilz parlé
Banquetz, fi- moins; font plus fobres & efchars;& plus addonnez à l'exercice farouc
bresenGwy- des armes. Siie voulois m'amuferà efplucher par le menjitout ce quil
enne. à fingularifer en France,iepenfe que letemps me faudroiten le’difte
rant &-mefme fi ie m'arrcflois fur des Fatras & chofes menués telles
À noftre auteur en reciteen fa Franconie:mais la grauité dé l’hiftoiréneh
Muiflede queranécecy,ie pafferay aufiplufieurschofes four filence que peut
l'unmerfite Ître vnautreeutdefchiffrétoutau Jong, me contéritenc de dire que!
de Pari. maiirfé del'yniucrfité de Paris feuleméntconitemplée ; énredteur fil
…. … defes bédeaux; l'EfcoledelTheclogié conrempléé sec #nnembre
fny de Docteurs rares en doftrine &-de grand fainéteré dé vie:la trot
+ ft !
Lengueurs de
proc es en
F rancle
Hrauconneiu
ne Harv,du
urs,celuy. qui l'
an de fortir en a
Éeurs autres ho
fra pour le, prel
pce qui et de pl
Gauloys, & des
pla granderich
1
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que dés fon :
nellereluyloi
rue retraite
miqueque. Et
ne " 1DE :L'EVROPE, ;: ; | 184
pass difcoutant des caufés delanarurr,les Legiftes difpurans qu,
pepe soi es seras Ynpdles hommes de fauoir, cécy (dis,
menalé 09 peur.eflre que ne donne aftonnément au Cœur des hô,
heliceiuger que Rpme iamais ducc fes triomphes,ne fus fi magni.
Le Parisauec l'errement furpaflanr& Rhodes, & Atheneÿ,quel-
ludemie-que Platon y eut-dreffée ; afin que tous voyent & reco-
fotnoftre Gaule eftre celle; quirient,nourrift & füubltente & les pu; x, :
blesarmes, & departift cefte diuine liqueur de fon fçaüoir aux ter- drone. .
pus loingtaines.& eAranges, Entant que Paris, T'holouze, Poitiers, :
Bourges, Bourdeaux, Cahors, Grenoble, & Valence, Rheims, &
nelier peuuent faire largeffe de toutes les fciences., qui font prouf- c,,4e rare .
pour le bien, fanté &falut des hommes : fe ne recercheray plus les +4 drormèdie
ahritez des païs,alfeuré qu'il y a bien peu des noftres quine fçache . ‘ :
aultie Haco crié en Normandie lequel donne empefchement à tou my Cendlis :
ie & nouuelleté, & de pailer outre apres le Haro dit, c'eft peine ca- /,.,
ki que Guillaume Je ballard Duc de Normandie eftant A ui Raoul Ner-
Moulut mettre en terre,celuy à qui apartenoit la place nele vouloit mél ons en
irque on ne luy euft payé fes droitz & criant le Haro,empefcha les neutsie faus:
ques du Prince, iufqu'à tant qu'on eufl fatisfait à la couftume. Et viét charlesle
prde Harv,du Duc Raoul le premier qui des Normans receutle Ba fmyle, | .:;
payant conquis Le païs N cuitrien, & efpoufé vne fille de France: pay! zmil, |
en Gafcoigneil y a ençor vn mor,duquel on fayde és necefsitez qui 3.
ent de nuict, & notamment pres des Montaignes à caufe des Bido- |
gvoleurs,qui eft que dés qu'on entend le bruit de cesacharnez ra- 14 ps Fér4:
ur, celuy.qui l'oyte premier fe met d crier ( Via fora) aduertiffant d Gafési se
an de fortir en armes, pour refifter à Ja furie meurtriere de ces larrôs 4 que inuèté,
Keurs autres chof es pourroit on amener fur pareille accurence, mais .
ra pour le prefent de cecy, car ie penfe auoiraffez deduic pour vn
pcs qui eft de plusrare, & remarquable enlaçaule, & en la nation
Giuloys, & des François. ÉRUE
pr lagrande,riche,eo- populeufe cité de Paris,commencement d'icelle,meurs
R G: coflumes des Parifiens. Chap.31. ; *<
ACL O Rat iro grindenens de pareffe,& peu de eue
OR GPA riolité, voire ferois digne qu'on mc donnaft le tiltre
0 FS à d'ingrat,& mefcognoiffant, fi ayätrecerché ce qui eft
RS de pluscftrange,ie mercois en oubly celle fameufe ci-
“8 DR té, à laquelle ie doy tont ce que i'ay (quoy que de peu larve
AA de luftre) de fauoir, & cognoilfance de Jertres, veu, D'ox ef uens
HO qu'elle n'eft pas d'vniour, ny de & petite confidera- Le nom de L4-
que dés fon commencement on n'aye cogneu prefque toufiours rece.
nellereluyfoit l'Idée du fiege futur & del’Empire des Gaules, & {a
Pa retrairce des bonn es féiences eflant hannies de la-grece ; tan.
Miqueque Européenne. séduit. tint,
NH LIVRKÉGTROTSÉÉME
CRIE Me a eftéiddis nômée Lutéce,foir dus,
C'Fa
, ° # rrécerch
psp dr ange & botie,ou du nom de fumitre, ou autre Mu idiens font
rhais le peuple Voÿ fin dé‘tour remps a porté le noîn dé Panifien:: 4 MS yfatoir les :
tres luy donnent cefte appellation de Lutece,comme f'ilz vouloies
Leucotece, à fçauoir blanchiffante,ainfi que Lane lfcaris le femb}.,
tenir en ce fien diftique latin: à ; i
Riclsrutne de
pdautantqUuep
4 14 refté fameu
tané Lafearis ANarino Leucofetiäm Cañüore corufîans plies, & depuis
. Greeprfefe-* ". Dixaeex Ethymo,Gallica terra, tho. "0 ira faillants
| fur. Ouil fignifie à les anciens ont apelléla terré Gaüloife Leucoterie Mi voire de Gau
* défanafue blancheur, & que cefte cité en eu a retenu MGeographeine:
Décerey 1u- tré Mais fileliuré attribué à Berofe eft veritble, Lutece,ou LureridMismoire dela'de:
cv Berfe ra pluitoft fon nom de Luce Roy des Celtes, & duquel les Gaulois Mes peuple: Ainf
l.s.des Rois apellez rucéens,ce qui me femble le plusvraÿy-femblable, puis que pionde ce Roy €
d'Afirr és mée parlant de Ia Gaule Celtique dit ainfi : au leuanit & pres la riuieManiernyaux'
noit l'ädu Seine fonc les Parifiens, & leur cité eft Paris tucorece. * Quant an node vint iamaisifi a
tCorrozetau re
mende 2105, Paris aucuns ont eftimé qu'il vierine d'vn Roy äinff nbrhmé qui reg |
ia Corro
_ ohant enr furles Celtes, & ay dent de l'autorité de Manethô au fuplemét des
Jacob. d'Egypre,à quoy iene veux contredire:& ne fuis guere affeuré encoMstoan au liure qu
Ptolom.l.2.e. croire ainfi à credit les chofes ainfi legerement fondées:aufli Manet) Mi Polybe mronft:
8.14b.3.d'Eu tent de diré que Paris regnoit fur les Celtes,n'adioulté rien du Laftiiiant fon chemin:
ropés de la cité, mais les autres quien"ont eférit prehnent vérifimilitude MléRhofne; & le
n'auoir fur quoy en fonder l'occañion;laquelle heantmoins eft recent Refteñ vuic
Ce paris reg- Vu qu’il faut neceffairement qu'elle ayt pris fourcé ‘& nom de query qlepren
toit en l'a du & puis que ce Roy, forty des anciens Gaulois, & dé ce grand SimorieMuniter; nl
snde 2350. tenu la Gaule;il n'eft pas inconuenitnt qué Paris ayépris ,:& nom & Wide Boëce Seuei
| . 7 gine de fa diligéce, pluftoft que de fonger ne fçay quelles follies du piibtie par Tule C+
Troien,ny d'aucun. de la race Phrygienne, de liquellé, affez incmirBoëceefcriui
derément,chach tafche de tirer la modelle dé fä race, & les premier Wire! bouclier por
fliffeurs de leurs villésscar ce Paris Cétre régnoit du temps du fecod que layde de ce |
de Troye, & plus de deux cens ans auant que les Troyens paffaffent Miruires de Cofarl
à la fureur des armes des Grecs. Ie dis cecy à caufe que quelques vns,ami pléauanrquel
Paris baffy4- reux plus 4 deraifon des fables,nous vont mentionner ne fçay quel put. Etafin qu'on
wät que les Siéambrien forty de l'eftoc & räce d'He@tor, led] paffañt en allemapen comptent de
Troës fufént & de 1à en Gaule,baftift cefté eexceltéte cité; & (NY impôfa le nom dep Aant cômand
FWINER ris,comme ainfi foit qu’auant que les François meïffent le pied en GA cémetous les
pus de huiét fiecles,la cité de paris eftoit baftie, entant qu'ilz y vid ceux doiTre
songes depa- Tong temps apres la mort de fefüchrit,& fes Romains teddns | Empipuolte & de
ri Sicabrien. appert que tuteceefloit en regne.Des rarifiens, & de leur villefait nées Parifiens Lef
tion Strab6 difänt:Prez & le long de la riuiere de Seine fontles paril eleurs maicurs ils
lefquelz ont en cc fleuué vneifie & la cité de rétorece ; voyez qu'il Jor sitsn'oft
Strabon 4, jee peuple barifien, mais la ville ef par Juÿ nommée non ivtece, mi ot
Ÿ y” ; Cola Fur: oh
cotécé, coiime auff tous les anciens l'ippelterent rucorece,oututstel
A pifiens Eelènéts aucuns ont vdélh atoir efté nômèr des peuples G
Parrafispen. dits Päriliens 1 conduiéts par Hfrcule paffant en ltatie, mas la chof
ple Arcadien éftant fr düübteufe,i vaut mieux en diremoitié que lafffér'en füfpens
Straben li,8, pritde-celuÿ qui Fimufe Firenozæœuuresaulf Strab, atiteur nr L
HUPIQOIIG 8H) fe
mire dereps los
is ennemps de
eu du‘Canfeil;&:
noaniique enco
+ t Et A pe
| J'IDE LEVÉE" ST je
Mirentrécerchieur dela veritévfedeces môts parlit de cés Pamiers, :
bacidiens fontcoux d'étrelesGrecsquifurpañlentiésautres enantis ‘ ‘-
ui Guoir les Azuses &: Parrafions;&c autres demcefiegenre; Maisd
éiclaruïne de leuripays;neusn'entiendronsguereds'propas dus
Hdisantqueipour latrop longue contiaue des gucrresics: vittes qui.
rent cité fameufes, &-illuftres ésfrecles pañlez., fonrà prefentduitout
plies; & depuisisruine dofquellés;leshabitansaufliy-ontcommencé ‘
bir,& faillants ontlaiffé les champsentfriches Siles Parafienseuflent Cane
suvolre de Gaule pour venir habiter Paris;ce diligenthôme,& excel: : ::
bGeographeine féfutaublié die dire, nomplus: qu'il à laifféen arriere k
noire dedardeffaite de leurs villes &'ladiminutiô;oupluftoftfin de. :;
ses peuple: Ainfi nous demourons à que Paris, & les Parifiés ont pris Mae dès
onde ce Roy Céltiqueparnousallegué &:pris de: Manethon, :{ans Jopl us née
banvfrny aux Droïens,ny aux courfes de Hannibal lequel, fânsme. 2° M 1
scvint iamaisi fi auanten Gaule que de vifiter l'ifle-de Paris: nyainfiq 2" FA
bCorrozetau recueil defesamiquitez; Hercule ne ffy arreftapour fy:
bireauTi Corrozet ne parle du fien ; allegint feulement/l’opinion: de.
foan au liure qu'il a fait de lavie,& geftes de S, Denys. Quant à Han-
Polybe monftre quetout aufli toft qu'il eut paffé les môts Pyrenées s gaie
mtfon chemin:en Italic;laplus grand hafte qu'il eut, fut d'allergai-
léRhofne;& le pañfäge des Alpes afiniquetcs Romainsneledeuan: pre
Par. Relte vuidervne autre faultedereux qui diéntquefule: Cefar:
reluy a lepremier-baflift la citédeParist& ameinentainfiqueiel'ay ,
Munlter; nef BaptiftePielequel en parle en cefte maniere : l’a Musifler ba.
hide Boëce Seuerinique celletresfameufe citéqu'é apelle Paris fut ja- 2€ 4Âesué
jtie par Tule:Cefar , &lequel de fon noml'apella Friie. eneïfçay-fi park pafè .
Boëceteferiuit vnetelle fauceté, ou fi.ce: Baptift: feveut:targuer d 4%
tel bouclier pour definentit laimefme verité:Bié vous diray que qui:
quefayde de ce propos,ilménftren'auoir gucreiamais maniéles C6:
puires de Cofar lequel-declaire affez à defcouuert Pariseftre & bafty,
mpléauant-que les Romains y meiffentle pied;ny commandaffent en
ule, Et afin qu'on ne dio ques parleaufli bien par cœur.que ceuxiqui:
sencomptentdefibeltes, oyons le mefine Cefar:parlanten cofte ma-
Ayant cômandé l'affembléeides eflarzde Gaule fur l’étrée du Prin-
hs cometousles Gaulois fy fuffent tronuez;faufles Senonois, Char:
ceux de Tréues;ayätenopiniô-g cedolay fut vncômencement
molte & de guerre, iltran{porta &chägesle lieu du Côfeil: à Lutece
desParifiens lefquels eftoiétvoifinsdes Senonois, &déslamemoi-
eurs miieurs ilsauoiét eu:allifce enfémble , neätmoinseftimoit-on
pour lors itsn'eftoiéepoine delaligue; & céfederariô des rebelles, &: *
irireurs, Aduifèz, vous quiaucs ie iugemét bon;cômeil feroit pofii-
{Cola futile fondateur: de Paris,yveu Gluy:mefme côfeffe à dés toute.
Wire dereps les Prifiés eRoiéralliez de ceux de Sens, anciens & im-
fes ceaneinys detaicitéde Rome, &'qu'ilcommäda q@'on changeaft
peu du‘Canieil;&:cea Lutece baftie, c'eftà fGauoirauantqu'il vinten: :
alafiqueencpril-dit aillebrs plus notamment:en ccfte forte: Com-
: Aa
Masthan lis.
Cefar come
ment.liur.€..
bars : ui Do EN Es
d | re 444 j à 4 «”
3 : ie LIVRE TROISIESME |
_ Cefir Serre meteschofes ft défmelaffent deuant Cefar,Labien laiffantà Prou, oi pe
— &allig-hu. 7. le creuë de gendärmeric;que nouvellement on'auoit amené d'reys A pcice ville,
Prouiris eff qu'elle y feruit dégarnifon pour la garde du bagage du camp, il fes Lateite ville, «
nommé Æ- Luteccfuiuy & accompaigné de quatre Legions.Lutéce éft vne vi s demaifon de
Lendicumen Parifiens.atlife en vneifté de Seine: puis sioufte, pârlañt dé Camilb:
Cefar. gencralde l'armée des Gauloys,& monftrarit quelle éftait l'afierre pe:
Qws contem- {Le ville. Ceftui-cy(dit-il)voyât que tout éftoitaux entours marefcoe
plerales mots & que ces.paluz perpetuels fe vuidoient danslaSeine, & donnoyentér
dé Cefär ver pefchement à quicôque voudroit affaillir le:lieu,it fy arréftaauec del
rue CM ration d'empelcher le paffage aux noftres. Puis qu'il dit queLutece ef,
hgêne f af yne ville duterroir Parifien,& qu’elle auoit fon afliette dans vne ifle,ais
Cape oh 4 puis apres il en dit de Melun,ce n’eit pas à dire qu'il en füt le bafig.diäisbaftimens,
frefent [ent comme ainfi foit qu'il n'y a trait en tous fes Commentaires qui facene equitez de Pari
les Palusvers tion qu'il y baftift chofe quelconque. Et fon me veut mettre en jeu Mbédir que Le lic
letemple, Arcades d'Arcueil( quien porte le n&)ny le baftimét de l’hoftel de crisielieu & plac
lorués. 47 guy qui à parler proprement auccle grand chaftelet, font des plus grsMprendre fà rec
thoine, aotiquitez de cefte ville, jme mieux en donner l’honneurà Iulian ny, & ameine
Æreueil dit boflar' qu'au premier Cefar, veu que ceftui-cÿ ne fy arrefta 4 pour gus rouuées l'ar
des Æres oyer:là où l'autre fy tenoit pour fon aife, & côme en ville qui luy ete 0 Aquedut
pour l'arque- plus qu'agreable,ainfi queluy-mefmele côfeffe, efcriuftaux Antiochi Mit Beat Rhen
duc. enl'Epiftreportantletiltrede Mifopogon, qui fignifié autant que HA & peuplé q
1ulian LÆ- barbe, &e laquelle il leur eferit à caufe qu'on luy reprochoit ne Kay quefiistout ce qui à
+ pofat fat ba- incontinence, & où il defcrit affez bien le plant de Paris, & môfêre où rude, & hors la
Jiir le Us € ce que pour lors elle eftoit & peuplée, & baftie : Et pourceoÿez com iqueonpeu
le: l'hoftel ÿ1 en parie. l'eftoy iadis paffant l'hyuer en ma bié-aymée Lutece(c'eft ai umommé le S
de Clugny. que les Parifiens Gaulois apellent leur cité, ) laquelle eft en vne petite ifiion des priuile
Epiftre de l#- Voiline du fieuue qui l'enuironne de toutes parts: il y a des ponts de bolien tefmoigna
bia aux An qui facilitent lé p flage vers la ville de chacun cofté:& lariuiere ne croltes, donné au L.
tiochiens +. fantou decroiflont guere fouuét, ains eft toute telle en hyuer qu'élleA@ne:& ledit Co
Defripton couftume de fe monftrer en efté, l'eau en ef trefi plaifante, & trefclere)fäinte Oportut
de Pari. regarder, & boiuentles citoyens d'icelle: d'autant que fe tenans dans vielle habitoit)q
ile, il fault qu'ils fe pouruoyent d’eau enicelle, hi infi ces deux g
Julian met L'hyucern'eft pointtrop rigoureux en ces cartiers 1à à caufe, commer@utde l'ifle Pariti
900. fsdes, dit,des chaleurs de l’Occean, qui n'en eft efloigné que d’enuiron qui eainfi que 1yfc
green cinq lieuës, & peut eftre que quelquélegere haleine du vét marin y vis
# 45 leurs, à fefpandiufqu'en ce lieu, & queaufli l’eau de la mer femble eftre pl
prenante ha- chaude que celles des riuicres d'eau douce: foit que cefte raifon foitve
cune lieue 4 table, ou que ce foit pour autre occafion queie ignore, fi eft-ce qu'il
deux mile eftainfi que ie le recite, & que l'hyuer eft plus gracieux aux Parifiens at
densy d'Italie ;yx autres leurs voifins. Auffi naiffenteneurterroir de bonnes vigne
voire plufieurs ont fait fi bien que defia les figues y font enitiuées . M
monftre comme pour lors les Gaulois infulaires en l'ifle Luterierine,n'
Jadis onufeir foÿ ent point de cheminées , ains feulement de poifles à la façon que foule il trefpai
de poilles 7 uentencorles Memans, & commeil fe trouua mal.pour auoir vf de(lulieurs de fes
men de chemi dé charbon, à caufe qu'il efmeut l'humeur du plaftre des murailles. enceaux Prince
.'sées& Pari. Etainfi on voit qu'il fe tenoiten l'ile de Paris, & que pour lors codec furles limites «
lie par Clouis1
és faulxbours
ommée en fa pr
Drque Paris ayt
rlesanciennes
ayons ja dit que
tes les Prouinc
dferendre plus £
NL VE à
< "1
Ya Uri
# . 4
À 7" DE: L'EVROPES.. . 186
gere grand chofei & c'eft aulli pourquoy Ammian Marcellinl'a fmm:48
epeite ville, & chafteau pourfuyuant Ja vie de [ulian l'Empereur lo- Marctlis
pécfe ville, &par lequel. fut bafty le logis de Clugny, qui luy fer- /w:15.
sdemaifon de plaifance,& non.par Lule Cefar,commeaucunspéfent, ,
mczen ce que trouuans les memoires és picrres quimentiannét Ce- Æf le Empe,
ko'aduifans point que tous Empereurs ont portétel nom, &.que Iu- © lewrs pe:
uns qu'eftre fait ny proclamé Empereur,auoit le tiltre Cefarée, ainfi r##: proches
iprefentonapelle Roÿy des Romains celuy qui doit fucceder à l'Em- Pertesent le
Le mais quand telsaduiferont que Jule Cefar ne farreta guere jamais à #w de cefar
#,que Iülian y faifoit fa demeure,me confelferont par mefme moyé /4lian fe te-
gefut l'Apoltat qui feit & fortifier les ifles Parifiennes, & dreffer les #:f4 Paris.
bis baftimens,commeainfi foit que Corrozet; diligent recercheur des #mms
jquitez de Paris, efcriue queen la fondation du college de Sorbonne, Marcel.li.17
pédirque le licududit college eft diteftre aflis prope lacum chermarumes Gilles Crrre-
slelieu & place des Thermes,ou bains de Celar,entant que Iulian ve- Ze Aw.des
kprendre fà recreation audit palais, qu'à prefent on nomme l’hoftel de Æntiquitez,
ny, & ameine ledit Corrozet vne preuueeuidente des canaux, & ar- de Par.
des trouuées l'an 1544. depuis la porte S. Jaques iufques à Arcucil, qui :
bevn Aquedut.pour cüduire l'eau au Palais deCefar.C'eft la raif qui Rhensn li. ;.
bic Beat Rhenan à croire que. le cofté de l'Vniuertité a efté pluftoft des /fr de
wi & peuplé que la ville, ce que Corrozet fouftient auili, entantque Ge7maxe.
krout ce qui à prefent eft plein de baftiments, fut iadis en bofcage, &
rude, & hors la ville: entant que le Louure mefine eftoit feparé d'icel-
nfique on peut recucillir d'vnes pitentes du Roy Charles cinquief-
furnommé le Saige,dônées en faueur de l’Vniuerfité, & pour confir-
jon des priuilegesd'icelle, fur la fin defquelles lettres font ces mots en
jen tefmoignage dequoy nous auons fait appofer noftre feau aux pre-
es donné au Louure pres de Paris l’an 1366. & de noftreregne le troi-
{me:& ledit Corrozet preuueencore cecyÿ , parce que on trouue en la
fiinte Oportune(l'Eglife de laquelle eft au cœur de la ville, & où ia-
dlehabitoit)que élle fe tenoit dans les boys.
infi ces deux grandes villes qui ccignent & enuironnent l'ancien en-
de l'ile Parilienne,n’eftoient le temps palfé que les Fauxbourgs d'i-
leainfi que lyfez és anciënes efcritures que l’Eglife S.Pierre,&S.Paul .
lie par Clouis le gräd(à prefent eft dediéeà fante Geneuiefue,)eftoit Ls/ex, Greges
lisés faulxbours de Paris, ainfi qu’à prefent, eft l'abbaye S. Germain, re de Tours,
ommée en fa premiere fondation du nom de Saint Vincent. , EC Aymen
Drque Paris ayt efté long temps le fiege des Roys, & le lieu defliné moyne.
irlesanciennes affemblées de Gaule, vous le pouuez recueillir par ce ..
uonsia dit que Cefar y affembla les eftatz pour traiter des affaires de Cefär com.
tes les Prouinces Gauloifes, & que du temps de Clouis elle commen- ment.6. .
Be rendre plus glorieule,le Roy fy.tenät la plus part du temps, & en
pelle il trefpaffa, & fut enterré, ainfi que depuis & fafemme Clotilde, Pars fge
lufieurs de fes fucceffeurs : joint que Paris fembla de fi grande confe- ancien des
mceaux Princes fortis de foneftoc, queguerroyans fouuent enfem. Princes des
furles limites de leurs feigneuries, & rbidions ».commcils fuiffent Gawles.
Aa ij
UT LIVRÉÉTROISIESME
paix Sctaivriffenc, 'éftarticie fut miscômune letprincipalentemss
Lure LA Réonrquéaul d'ontrieus sotretenoir en levilede Paris faus-lavoises
Grégoire de . Les freres:8e fur ce oy65 les parolles du faint Buefque Grégoire dep,
| nn gue]
4 +10
T' ours Liu. 7: fifane mention des Embafladeurs deChildebortau Ro} Gontri M, 5°
de l'biffeire. jout parteen:cefke forte: Voicÿ lesaccords allez entre nous, quece |. Srdeprope w
+ qui d’entrenous entrera en la cité dé Paris fans:la licence, & confent ME: geruk me
delos frere perde fonlot & part duRoynime , &de ce duôns fair, M/S 0
moins le faint MartyrPolioét, auecles venerables Eucfques 8 cüferg. pr 4!
Hilaire, & Martincomme iuges S&vengeursde celuy quiviolerafon : ve Bone.
ment-Plus grand preuue n'en pouuez vous demander qu'en 1yfnece M ROPPTIIR
7 ondlaiffépar memoire de ce grand Conféilancien des douze Pair, DS «Pour des bass
Grand Con: Parlement ambulatoire, lequehpourmonfirer Paris:eftre la Metrapol. 57
Jél'afimblé ne detout le Royaume François;ne füilloit tous les ans deux fois d'y Ce mot monfi:
“roi les ans à virtenir les grans iours , iufqu’àtät que la Court fouueraine y fur e1t ie dons faint, 50
Paris auant perpetuelle:le hifferay icy tout à propos les foñidations des Monaf Mie de tout CS qu
d'infitition abbayes, Conuents,Eglifes canoniales,& parrochiales d’icciievilie;e ét ce diugrs FAR
di Pâslemét: baftimens des chafteaux, palais, & maifons royales, d'autant que d'ail 9 € QUI 10
.._ … fefont-employezà pareil deuoir ; ne mettray en auant quelz affaujr, Mit qu'on:y CON
traucrfes cefte grande cité a fouffert iadis fous les Romains, commee incerité,que <
füt conquife par les François, depuis rawagée par les Normands, pui Q#8!tc } Ut fen
Paris par qui faillie des Nauarrois , tourmentée par la fédition populaire, aisé Re Paris Ce foit «
isdis affigé. Bourguignon, prife par furprife des Anglois. &‘d'iceux poffedée par | regarde auec q
jlancienne gloir
Capetz fe font
leur de penfe:
pace de vingt ans ou d'auantage. Et comme de noftré temps elle a efté
tée par lés menéesde ceux, qui fecouans le ioug de f'obeiffance da
l'Eglife,fe font aufli reuoltez de la fuiettion deuë au gräd, &c legitime mn
narque dés Françoys,ic laïffe dif-ie ce difcours, afin den'eftre trop |0nit VOir defar
& qu'auflites hiltoires, & Annales de ce Royaume:en font affez de rtté & courtoifi
ioinit que lil eff affez affeuré iuge de ce qui freft palfé de noftre temtalion en l'efga
parainfi nous pafferons aux mœurs & façons de vie du peuple de pere qu'à préfent
teri uclcopqu
néà fçauoir vn:f
ble Ciel, & Jeq
cequ'il fçait &c 1
puiffance; flechif
utorité de fon KR.
le falut fes enf:
ve affeétic
ainfi qu'enauons vfé à l'endroit des autres nations, fans toutesbois oubl
les vers alleguez par Munfter,Corrozet, & Cenalis, d'vn certain:Angl
-Ærchitrene nommé Architrene que i’ay tournez du latin,en cefte forte. -
4 lalonange A MARRT
de Paris. En fin on autre lien le fige d'Apollen
Park eff mis auant des Cieux un puifant don,
Pleine d'hommes fjanant},en metaux abondante.
Ou la Grece fleurifi;es l'Inde diligente,
Et on les vers Romains, © E Artique [taueir ofe de cemonde
Æbondance Des fages dia chacun y peut se st uple,mais quéd
Eric beffes Paris qui du monde eff le precieufe Rofe Bros mg dc preft à. faire
de Paris, | xt m de 'ominers Pebondance foncé jh gétilleffe, & 1
Debanme,eo- rarité:qui farmentéen fon bien tva feul hoftel d
L'ernement tant prife du mol Sydenien: Æ N HAUT
Paris fêuleen banquets,er fe{tins plantureufe, publique qui ne
Senleen virieté co: füperbe,e7 pompeufe. erien à quicon
Qu rouiftd'un AA rt iet:& ne fefb
: DELENAROR
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5 A dé :
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E. \} 1}
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par
El DT FT 1:29
Lamotz monftrent allez que fi iamaisles Gaulois I.utetiens.ont rien :
de don, faint, sourtois,& debonnaire,qu'à prefent les Parifrens .çom-
ude tout ce qui eft en l'Empire François,cômeilz fontyniz &:drefe
de ce diuers.ramas de peuple;aufliontilz.yne grande varicté,nonés
grsen ce qui touche la corruption,ainsien la mefine perfection de.la Te
it qu'on.y contemple la religion:purement füuiuie & obferuée auec Quels font les
Lincerité.que depuis que l'apoftre des Gaules le glorieux Rin& A- *7#"s des
hugite y eut femé la dotrine Euañgelique;on ne (Çadhe que iamais le Pariiense
Le Paris ‘e foit efloignéetant fsipe de l'abeïffance del'Eglife.Que
wregardeauec quel cœur les Parifiés ont obcï à leurs Rays: ielaiffe-
l'ancienne gloire de ceux qui fous les Merouinges ,/Pepins, ou race
sCapetz fe fonc môltrez les vrays feruiteurs de la courône, pour prier
leur depenfer fans aucun tranfport,ny flatcrie, fila cité de Parisa
hit voir de fa religion, vertu,amout, & feruice vers {on Roy, dehon- :
raté & courtoifie à l'endroit de l'eftranger,charitévers fes citoyens,
lion en l’efgard.de fes voyfins,durät les troubles de cefte-perilleute
te qu’à prefent nousfentôs. Mais pour monefgard ie peux:-dire, fins
rie quelconque,que j'y ay veu: &,experimété.ce que iamais ien’eufle
x Le vn;peuple le plusayfé à conduire, &.gouuerner qui Toit Grande beife
bsle Ciel, & Iequel eft fi bon, humble, & craignant Dieu,qu'iligno-
gequ'il fçait & neiveut cognoiftre ce qu’il cognoit, à fcauoir.quelle-eft
puifance, echiffant fous quiconquele manie,pourueu que cefoit:par
utorité de fon Roy , duquelce.peupleeftfiamoureux que:fan:bien
ele falut fes enfans &:parens plus proches ne luy font rien au :pris de
leloyale affection quille conduit plus fe foigner de (on Roy, quede
biede cemonde.lenefcay ce que d'autres trouuent de Barbare:en ge
ple,mais quédà-moy ie le peux confeffer le plus courtois,affable,he. .
ne &-preft à. faire plaifir q ie veisonques:fi l'on veutvoirlamagnificé-
lagétilleffe, & liberalité n'en defplaife ny.aux Gecz,ouRcomains,wveu Liberdlité,
L'un feul hoftel de ville de Paris a dreffé des bâquetz & feftinsaux Rois cowrrorfie,
tdesprefens fi rares, & precieux aux grâs Monarques,queie ne fcache es charité
publique qui ne fetrouuaft empefthée à vfer de pareille largeffe. Cecy des Parifiens.
tftrien à quiconque regardera la pitoyable charité de chacun en par-
ulier:& ne fefbahira lon pas de veoir les damoifelles delicates,les bour
Fe Aaa ii)
fance des pa-
? sfiens 0
k LIVRE TROISIÈME |
d'Damés de Pa" Séoifes nourries foëuemér alter aux hofpitaux vifiter les maladés ve
ss quellesen- aucunchorreur,ny defgouft dé vesir & manier les tieureux,lesblece,
ners les pau- chargez d'vlceres, y spliquerremedes, & les fecourir: & AOurrir afic
#rese gneufement que {i c'eftoiét leurs propres par£siC'eft en Paris ücian
ee x “‘lepauure ne meurt de faim, fi l'on spperçoit de fon indigence, où ls
Grande cm (etre n'empefche ceux méfmes qui ne font les plus riches de fupore
corde entre les neceffité de leur frere Chreftien:C'eft à Paris qu'on voit: Vne ‘cbneg
citgyens de: fort grande en la communauté des citoyens, qui eft chofe pour vréy
Paru. raculeufe,eu efgard à la confüfion d'vne fi grande multitude côpoig
1 tant & fi diuerfes humeurs d'hômes:mais quoy? la police & furuei er
ZeParifen des Magiftratz,ayde encor beaucoup a l'inclination naturelle du peur
ayme d'owr. C'elt en Paris où le fang eft moins efpandu qn'en cité du môde, & par
che fes nue. on voit combien les Parifienis fon mutins, & eceruelez, fupportänsay
Les, vnetañt Chreftienne patience les imperfections les vns des autres,
Parifieneft fobre,modefte & ioyeux,ie plaifant en compagnie, aym
es dancess& prenant vn fingulier plaifir ésieux, & fpeétales , mais gn
Grande dems- de vice commun de tous les caulois, & quiluy vient del aprentiflage(
+ tion des Pari- Grecs, c'elt qu'il eft trop friant,& defireux d'ouyr chofes nouuelles,
fiers. Etnonobfant ( la Dieu mercy) le vent de nouuelleté n'y a peu tellen
pi nc
ne des plus fage
k,grande, .&fi
Roy quiluy.
NW: (Mais, au
de efoi
t feule a
fa luiers : auf |
potenu en Ce cc
| w " c
” efpandre l'air, & fouffe de fa vapeur côtagieufe, que le Caluinifte y de ea
receu, fil ne fait fes ieux en cachettes. A Paris tout eft plein de deuctidi Orduremps ;
Et les maifbos des citoyens reffemblent eftre autant de temples, & dd fuueraine que
toires, & les Eglifes non füffifantes à enclorre vn fi grand peuple conud Life oumet à |
teux,&c affamé de la parolle de Dieu , quoy qu abondamment elle Re on filz l'a
#oit communiquée par vn ve jy met des fainéts en Leur de la loy
idoles &autres miniftres de l'Eglife,qui font largement nourriz en céfte ER ovs au;
gl dis en cefte ville eftoit adoré Ifis, & la monftrueufe idole de Serapis [ nes LA +
Lau norée par les Egyptiens, y eftoit feruy le diable fouz le nom de lui, de leurs fubice
! ‘Mereure;Hercule,& Diane :à prefent Dieu eft adoré, feruy , & how Senent de laque
en fes fain@ts les glorieux Martyrs qui ont porté le fain@t Euangile PA | DS gré
en cftans les tutelaires, & latref-chafte & bien-heureule pucelle Ga de chiffoy sh
… @eneuicfue,leur feruant de Patroner& en fomme, fi on regarde Paris QE, choiGe à co
toutes parts,on ne voit rien foubz le Ciel de plus corrompu, ne fi f ich noblele.
& religieux en toute la terre.Ie laiffe à partauec quelles ceremonies RE, efutfous les R c
peuple pourfuit la folennité des fain@z, quete font les eftatz drefler
Sasnét: à pre. chacun meflier,les Priuileges & flatuz de Chacun des ordres, le droit
Sent Patrons maiftrifes, la police des viliteurs,la feuerité gardée en chafcun eflat,f
de Paris, qu'on y contemple ceux qui fuyuent les lettres,ou qui gaignent leur
| ‘au vale, ou en quclque art mecanique. Je laiffe à part tout cecy, elper
-entoucher quelqueautrefois pl” à mon loifir, & qu'aufli maintenant:
fommes appellez à plus grand chofe, |
communs M
jus ae + Le
mé de paris a rien
hbiuga Ja plufps
afouuerain, &.
cobeï't en tout
fans iufte raifon:
noaule , & auan
htenans, ouefts
ces pour.la gouuc
du Confcil,au
ielté duRoy 0h
+ ENT 1.1 a UE: .w ee FEU Ho
DE LE Ÿ ROPE,, : 18
| éisnation de Lepolice eo fopin:defairsides Parifens. : chapss |
ue O VS auons ailleur dit (.ce.me femble )-que:ta- Cowwle
CASA PA soit que le royaume de Fréce foit.erigéen Moner- faire du ge-
RUES chic, fieft-ce que lesautres fortes deiurifdiétion, 8e #77 par
RAS gouuernemét n en font point forclofes entant que les #/: 87 Fr4,.
LES communautez des villes , & l'affuiettiffemenr des e- 4
NEA (tatz font comme la figure de l'eftec populaire, & l'af-
| lemblée de paris y a toufiours feruy de la: puiffance
ls Grecs ont nommée Ariftocratie, & que nous pouubsdire gouuer-
pc des plus fages. Et iaçoit que Paris, qui eff la plus belle,riche, puif-
s, grande, &fameufe qu'on fçache guere en toute l'Europe fi'à el-
Roy quiluy commande , & auquel elle obeït comme dir'eft cy
we: mais auec. ce elle iouïft d'vne telle liberté ‘que ie penfe
EU cloic feule en fa puiffance ; ellene pourrait mieux commander Zes »9ps pour
fa luiers : aufli le tout bien regardé le Roy eftant l'ame du public, gwe comanÿ-
paenu en ce corps vniuerfelil compatift auec ce qui luyeft don- quens aux 4
regir , & communique partie de fa puiffance aux membres inferi-'#res lewr puif
ne ce corps. quiluy. eft affuietty pour en prendre latuition & def fance.
sOrdutemps que le premier Roy Ifraëlite fut efleu, quefquepuif:
efouueraine que ce nom royal luy aportaît, fi eft-ce qu'encore voit
L lilfe foumet à la volonté generale, lors qu'ayant faitl'ordonnancé ; Des DAT
kufne fon filz l'ayant tranfgreflée , & luy voulant executer feucremét
hueur de la Loy für fon enfant propre;le peuplefoppofa a {a fentence
les Roys qui font naturelz(tel que nous l’auons } n'ayment rien tant:
ii liberté du peuple qui leur obeït, & prénent bien plaifir que la
tu de leurs fubiets {e:môftre ea l’adminiftratié mefine des ivftice, au
bement de laquelle il femble fe les affocier; dinfi que iadis à ome; 1cs
ide leur bô gré foutfroyét que le peuple eut voix: & les Empéreurs
isñechiffoyent fous la volonté du Senat du corps duquel aufñi ilz e:
ot choifis ; comme detous: temps ils ont efléefleuz en France du .
dela nobleffe. Et pour ce que nous auôs parlédenome, & du téps
efur fous les Roys, & lorsque les Con(ulz, Tribuns, Diétateurs, &
Wcommuns Magiltrats y commandoyent , & quand les Empereurs s
ndirent, & fouuerains,& redoubtez, ilnousfanitvoirfinoftre gran. Le Rev Jeunes.
xé de paris.a rien de femblable à celle dame detoutes nations, qui ia- rain Magi-
hbiuga la pluf:part du monde lorshabitable . Enpremierlieu donc ffrat en Fran
sa fouucrain, &-feul. Migiftrat , auquel & elle & tout le refte dé la'ce,
ccobeït en toute humilité,comme à celuy qui n’a point leglaiue’en ?
fins iufte raifon:aufsi à vray parler, quelque-mefnagemét qu'il y aytGuwle rene
ncaule ,. &e auans les romains, &: depuis leurs conqueftes les Fran- fiwrs gowère"
htenans, ou eftans encorefloignez d'elle, fiy auoitiltoufiours des née per es
ces pour la gouuerner, ce que ie vousay.notéés douze feigneurs gé- Pritees.
xdu Confeil,aufquelz ont fuccedé les douzepairs de France. Apres
éduRoy,on voit cvlle fain@e,admirable, & feuere affembiée de
Va
L
UE LIVR ECTR'O!LS FEM E |
Puiffance de tant de Senateurs , qui fouz lenom de Parlement fontles aff
La Court de Roy ,ingentdiffinisiiemenedetousaffsiressené lurikiiéti Ç
Parlement, ces & l'eigneurs, voire fouz la fentence defquelz mefme la maiefé;
| fe foumet, & humitie;8e luÿ eflargift telle autorité, quels couitef:
ui donne ame aux loix, & ordonnances des Roys, & limite perf
Écaiontes bornés detelz editz . Cen'oftpoinriey queles Rayssb
1. delleur grandeur & fouueraineté ; ains eflieur douceur '&iuftk
quoytélecourt fappofeà la volôté du roy: finetrouveilriende
usis pourtelleoppolitié-& fe plaift en celleinregrité de foy-mefmas
apparditen l'eme de ceuxquile repreférétile:pe veux m'amuferày
efplucherau longla ares magnificence, grandeur, & pounoirs
Sénat, me fuffifanc-de direaux.cftangers qui ont leu lhifoire, &G
Leys Hutine- que &iRomaine, quel Areopage d'Athenes,:6cSenatR'omain n'ont
fablit levar- eu de plus; foit en doétrine, iñtegrité, iuftice; equité, & courtoifief sté nc peur
lement per- foin Gonftil dwpremicr, &pluantien Parlement de rence: & dudsd nom d'Bd
L 4. nousanousparkécy deffus, faifans mention dutemps-que d'ambul faityny auf
paris l'e1315 qu'il fut les Rcoys l'eftablirét perpetuel:en lagäde,& royale cité de plaitque lcdn
Chafielet de” Teneferay long difcours de celle politique adminiftratié des Iuge, M; que tout ait
Parss, . alrernes du Chafcletde-Paris, oufontäicontempler Jesvrays C de voir que f
… isslisinftituez à Rome, &rcelleancienne rigueur du Sénat Thebain Mudice, &ccftoi
faut-confeffer que :n'eftoit la furucillance des Magiftratz deceftordmiondesieux |
Confilat dref Ravis (aroit-pluftoftivrfe boucherie dés bons, quele domicile deve@; les Efcheurms
J&:Paris et. veu:{comme i'ay dit) la côfufe multitude du peuple; & la malice dudsquelztdes for
Pourguey. asquel nous fommes. Ai Paris vous voyez:encor celle-fiçon de iveerhont leursiue:
| jadis fans tätenlacer les matieres, ny rédreles procés immortelz & ddurtes,& cana
uelleonvéeau Confula: ; quieft vnetroupe debourgeois de bonurice y eft lu
Gintevia;béquel vuidènt ch dernier veflort tous.diffkrens qui font péichans furpallen
dcbte; ou matchandifodomierchant à autre , entantqu'il n'y a aucun oit iadis à Ro
entende mieux le fondzd'vnemätiere;que celuy:quiy# efténourr, hr 0
te fa vie, Ges:Confulzont-cfté crées de noftre temps pour l’efgard i@eavente,&a
conferuation de l’eftat des marchans , qui féruinoyent en proces n'ayliruiure.bien eft
Côme lesmae loifir de tés prolôgerieurs maticres;äide faire enquefte für:enquefte Mens en deuoir; 6
tieres font de- G.qu'é l'accuftumcenfüiuécies folénitezideiuftice, pour bien efpludrenieltoienties
batues deuit es maticres, L'ordreauecicäl nrocedéteft tel,que 1é premier qui far@ieécylà où à Pur
Les Confhlz. iournervnautee deuancies Cenfulz y vient'armé de l'obligation?, B:& en tomps{u
chafcun propofe fon droit de fi propre bouche;le frment-donne aient ie guet; sie
Jes pans dire verité;le Côful fenquiert du debteur ficelle lt donn ont pa
eft fienne, & ficelle cfbveritable : filla confeffe fienne;8&ne pent m6tiplel hoftel de :
. quittance;:ny efcrittefinoighant aucun poyement, ileft condemnéfi
champ de fournir li fomme dtaquelleileftoblipé, &fans que lésp
| :.-foyent defbruites ny'auec defpens,ny:efhices pour le ingeimét . Etdi
Jufqu'o J'e-quelés matidèes crimincite-nefetdébatent poirit denaheces inges:; 4
fendils purf-.n'ontilsautroiiurifdiiô que du feulemprifbinemetdeiteluy quid
Jance des Gin-iufqu'à fin depaycs & loquetauffitoft 4 condénéils enudyent coffrer
Hz néfatisfait url'hieure-carilne fy fault prefenter pour y:chiquat
chcisher.descfchaptoires ill befoing d'y parler ouucrtement;f
JoUR
dev 1u03.2h4d
"BA L'EVROPE:.
s\'effait à Ja para
rrfe
Ci
uelque médant:
Dico m'y môftree 8e plus diligét, & curieux à en faire les recerches au
aténepeux firepourie prelent.Ceuxquiontb2ntifé nos Efche-
ju som d'Ediles , mot otédesanciens Romains, n'ontny-du Cegmi qf de
faityny auffipris 09 gardéàdachofetelle qu'elle fe cüporte: commun,en
wque ledroit d'Eicheuinageacecy de:cômun auec l'edilitéRo+ dinersentre
be; quesoutainfi que les Edilesauoyét lacharge des edificés.de là ci- les &/fheuins,
devoirque par la faulre d'un logis levoyfinage ne fentit rien de @- les Ediles
udice, &ceftoient furintendansaux baftimens destheatres, à darepre- anciens de
jondesieux publics: & à donner lieu à chafcun ordréfelanfon.e- Rome.
vies Efcheuins de Paris auflifont chargei de ce foucy des Edifices,
squelztdes fortifications dela ville, des lieux publiez , car pourié re-
hontleursiurez, qui feruentàvifiter,8&c maifons,& Cloaques, & A-
durces, & canaux, portz, pañlages, rues ; &.cheminspour y remedier $
avicey eft furyenu . Mais enccles Efcheuins ioint au Preuoft des
hens furpalfeut la-dignité des Ediles , qu'ilz.ont.la mefme puiflance
moit iodis à Rome le Prefoét; ou Commis des viuves(quif'apelle en Commis des
Paféhus Enmne) veu que c'aftà euxà pourucir.ii bien 8c à Ia poli vinres 4 Ro.
lavente,&:al'abondance pourla cité qu'il ne manque rien pourlà me Pr.fétus
jture,bieneft vray;qu'icy & leChaftclet,& l'hofel de ville font cô _£nnne.
res en deuoir,& fault qu'y furucilient auec pareillediligence. ARo-
genieltoienties Edilgs aufquelz lacharge de la garde delazité eftois ile
à où à Périsicefontles Efcheuins; ou ceuxde téuricorps qui de dut
& en temps{u hé portent Les cicfz des portes dela ville, :font ; &
fent le guet sicnndnitæarnifon , Be corps degardeaux portes 8 qui Z/heuins
etdonnontpatfeport à ceux:qui ortentdeleurville. En cecyie cô+ font les Tri-
lel'hoitelde ville porter vrie marque confulairs, &rcelle qu'auoitie buns Cofulas |
ulRomain és fai(onsiies plus troublées ; lors qu'on leur encharger rer, &7-.ems-
1 2 pt re res Tiribinsi
alor briéi at a Parisjhe:poutefiréimicui ds où 8
fat qu'dlsdtguité des qi mien Ra dits be crajr Prewoff de P4
mile Foppolereu:Bendt pour Jefipporsdesporitzs alufi quepou- réebgfgme
mé liurel derous ceux quife fonremplopezd'klonire les goftesRo rl de bé per
mveuiqu'i Pauistailpitoy enpbipe qu'ayentlePreuoitdePariicôme lie,
É k | » { DCS : W. _ 4
2 la € ? as Æ et : Ps ER PTT
beiuoehe ds Ho Ëfoiganne 26 02 21 ii nous ul 32 b
| LIVRE TROTSIESME
. tuerneur de la policegenesale tér en la ville, düefinagés &ini :
Rcblle, fieitice np l'hoftede ville ef celuy quidoit Pari n ds É ntatr
métcedeuoiraux fiés éideifetoi neride leur filus;8foppo erÀ |
Talehés de ray net ta tee péofhericé Si ie div Ou nie m'en
aux hifhoires ancié es dés le téps à paris fut honoré du droit d'Efche penis
ge,& du parloüer'aux Baurgeois,qu'à preféton nôme le Bureau, &o Lae Coltoinr
: _… déiourft de fa iurifdi@6-co ertié, cognoiffance de caules, rêtes;rey nord P
Hardiefe de : droitéshonneurs;nobleffes, prerogatiues;franchifés, & anciés priui EE du ane!
AT Lil: Maisiplus me raporte-ie à.ée qu'é ont veu noz yeux; qui fonttef moine. tialité, tant
tai al la diigéce, 8 deuoit des officiers de ville faianatefte aux f editieux M sparda di
nant Les trou fous pretexté de ne Gay quelle prétendue reformation ; la puiffice M à Cinq
bles me de ja"court eftoit comme bridéc parla:tyrannie des re elles ; 8 M de la vilie.d
7 Mefieurside parlement ne pouuoyent continuer à punir: les delinng Exfige Police,
ce fus lars dif-ie,queces Tribuns; & patrôs dela té Mona la den chafcü c
… & du Roy,du Senat,de leur ville, & par confequentde toute la Franc, fi firz Ceux
: 11. mefembiedefia que i'oy ces gafte-papiers;quine f£achés rié &ire qui ins jes R
. béofenttoutesfois,iene dis reprédre,mais bienc léniér, ceux quien Ms rla porte
criudt ne courétanres quelque proye fortie des mefmesbuiflons dr bent le moë, &
defir 8 glout appetit de Fenrichir, ains Le font {quelque pauureté qui ir fürpé
2 alfaille)de gayeté de cœur, & pour feruir au ublic, departés larg 7 quilé donner
leur à ceux mefinéquifont efchars, & tropicn ches à les recognoiftre Lronde; & fee
:. mefemble(dific)quei'ay fesbrouïllôs poëtifeurs, & châtres des cod er durétlan
des ruës,diré que'is'fais icy la court fans force, & que'accufémelieu QE 1e cefte ai
Parlemét defaultedecœur:duräs les troubles: A uife calôniateur quid ger)aucr
que foissaduife de pres ce queie dis, &c.te fouuiéne quel tépsie ter, forme du ba!
fe; & voy£: que ies loix n'ôt force entre les armes, &.dile feditieux ve un & de
pede SE le Magiftrat,tu. mecôfefleras aufli.que la Court def 11 bei
Jemeat(quelque fainte,iufte, conftänte, & courageule, quelle foit fu fi rions des
dos qu'elle n'ofoitmôftrer les efaita de fa puiflancex:&cin'en veux au jaçoit que c
:. tefinoins que Mefficurs mefines ; lefquel:1e pofc parmy:le corps de une à eu :
farmis pour de faiut cômun du païs, & : drelfansle reftedes citoyens ds. b metz 1
la gelle de leurs côfeilz. Soit dit cecy en pallant, à caufe que ie Kay, peuple; ai
y a des chatauïileux; quine cherchét d les moyés de crouuer que moy que les Tarqui
enuicufemét furmes cfcrits,maisieloie Dieu die fois tel,fur Qui mun quié
went pluftoft vfér d'enuie,4 depitié ou cémiferation. Ieneveux pod see & éco
prefentiefpluchertout ce qui ft à tôfidereeen l'eflar de ville, ny 0 ie où dire
enquel temps, & fouz quel Roy lePrauolt des Manchans,, & EG ion doubl
farévinftituez à Paris, & quels. pi pa lyaeuencefe Police Ge & fur le
mentregarderons que Rome elt.celle qui à apris à nos bons, & fige Dhs prcuofté:
pris difiri+ toyensles moyens de partir lescartiersde la ville, Vous auez peu y Grau prétni
nées 16: Halycarnalle;& Tite Liueallgguez parmoyiau chepitre de Rome, à à ci nc
… cartitres, ': Roomule dftribua fa citéen gantiers en chafÇun.crenie les dixeniers QE,
, LS ;à fairel-s hf
«1:72: quanteniers8e CenteniersiSde laquelle façon de fireontofe iesEE,, eu ati
- <tchiauel. uns:vn longtemps, & auantqu'ilsayentelté fübmis we Duc 8 des Romair
.: : wlhyffoire:: vain Prince:Mais à Flarenceponu aug ant | fe 6 es guet
= : x ” n is ces.cartiers à Q *
de Florenns:. L : ; AR 4 . è 4 apl forme ‘ T.
| Macchiaueloë peurët fe cGpaur cafsmblel où à Paris tout y vade cl: il2 pu
190
les.
Lune Colomnelz; a
Inflitutso des
Colonélz, €
‘Ordre tenu
s fur Le fait des
ir Capstamness,
IX pe
PTT É
sat LIVRE TROISIESME |
de f'odifce du co Vel crie patent br a
Jo fecond artie)elchet pur fücècffion de pere, ou
__iln'eft deu au feigneus féodal, dudit fief par Les défcendans eri ligne
#5 &- 6.
#8. 9
€e que libouche,& les mains auec Le ferent de fesuté:la loy fe cône
té que les premiers poffoifeurs ayent fait le deuoir, fans afiramdrele
ritiors én ligne dircôte à plus grande recognoillénce. Par cecÿ&ce,
Penfiten matiere de fieffe Voyent les libertez & grans priuilégez 4
ceù ceùx qui de tüuttémps fe fontbien portez au gouuernemen:d
république, veu que les fiefs mefines,& vaffclages monftrent la vile
difion des vas fe fumer fous a feigneurie bre des autres aqua
Oo
lon 14 loy Françoife ils doiuent main forte, compaignie,fecours, & reà
Meter eftattaint le vaffal de felonnie, fil entreprend côtref
eig.de fieFou lil vfe de parolles mr fes houneftes enluy parlant. Au
n'efk-ce pas vrie grand feruitude au noble tenant fon fief d'vnautre, '
d’eftre contraint de luy donner vn denombrement de fon bien dans
iours apres auoir prefenté fon ommage au feign. feodal ? Contempid
aufi combien de routtemps le droit d'aifnéeffe, à ‘efté refpe&té de to
nations, veu.que la fainéte efcriture le monfiréau Genefe en l'eftri£
Iecob, & Efau, & de Iofeph voulät faire auantager l'vn de fes en foi
du dress d'aif que l'autre par Iffaël leur grand pere:& la loy Parifienne post: es. "7 : ,
née,
Paragr. 16.
$20.cr21.
Le fil£ aifné porte pour fon droit d'aifnéeffe le principal mano: , ave
iardin félon 14 doffure ténue en fiefi& fil n’y a point deiardin; vnay
de terre,ou levol d'vn chapon'tenu en fief au ioingnant de ladite m
& puis y eftadioufté,que les pere, & mere-decedans, f'ils lailfent deux
fans féulement, l'aifné aura par precipu vn hoftel tenu en fief tel qu'il
dra choifir, auec le tiers des fiefz, & heritages tenuz nôblement, lo
fecond n'aura que l'autretiers pour fon apanage.Si pluficurs enfins;l
réa toufiours hoftel procipu,tant du cofté maternel,que paternel, &:
it de la belle moitié de tous les heritages;le refte eRât pour le lot &
des autres enfans enfemble. Les Parifiens n'ont du tout pratiqué
Salique, entant au'ilz n'ont point forcloz les filles de l'heritage, ne
moins la couftume ordonne que nÿayantque filles ejuitéioce den, q
d'aifnéeffe ny à lieu quelconque, sains partiflent e{Batemtent leur her
Aüffin'eft pefmis aux femelles d'hetiter en füeceiBon on'hoirie en li
évllateralle, auec les mafles eu pareil degréraufsi en la ligne collater
n'eft refpetée aucunement fe droit d'ailhéeife. Au refle qu'on voyeli
rcffe desanciensen ce qu'ils dônoient auancems: d'ange à ecux qu'il
moient auoir fé fouEuement nourris, 8 bien inftruits, lors qu'ilz vou
rem que-celuy quitiét fief ft en asge, f%l cfoit homme; à 20.ans,& ff
‘Aduinze, quant 4 la foy, &' hômige, &'adminifiration de fief Le laiffep
RES ficars autres loix fur les réfiniés efz, 8e f'ancaleu?,me contentant que
rs voye faperfréièlement combien doz atePres fe font ignez d'oftert
mioyen de prôcez,& querelles entreleurs fucceffeurs . Etne m'amuf
fürtes Cenfiues, &c droité feigneariaux fur Les fabietz pour cenfiué,
féignéürie foncicre, tairsÿ'encor les loix des mariages , Les fruitude,
x
autres points à côfidérer lesw2, Se couftumes fur Les Heftos vEduét, le
CR
: éCharles leg
téen Paris, &
feulemét cfba
lve:: metree
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Emisi 15: #1 $
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[dhbois 8 autres chofès câten mot En Radeis ae pour Paris FES
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Led Pad ia A her (Lg 2H ra vncvillesny és fobrds pelice,
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né luy fault antre liure: Pol. Co ensamie.
Li Economique que id forme du gopuernemét de coftevillespour
Dent de laquelle on voit encortla fainteté des Bccishaftiques, la ri
A
ÿk
LL
icré, &crouerée du faint admirable temple dediéent'hpnneur
prieule vierge merade noftye foigeur,8rét d'autres lieuxautang
sdedeuotion, que feruis d’vne ‘nfinité d'hommes religieux, aus
jonsoires 8 dequoy ie me tairaysà coule que Corrozet vo? en à fait
fez ample defcriprion, & que j'efpere{comme f'ay dit) encore quel-
autre fois de mieux à loifie defchifrer cefte matiere, ! , |
hapitre. 33°
L pitrmefn de Dirishisetintin hadains er:
_ primileges décolle gere
cn Vor que&la France & les Roys d'icolle, Naris, &
ns, ayent de touttemps fait paroiftre le lu- Les lettreront
ASC à
# SE Ve fes citoy Dift
TR tre de leur vertu, fi cft-ce que bien peu la memoire dowwrenr lu
st
À Y La pofterité a cité efclairée do tellelumicro ; iufqu'à cefr# Le France
a TS les lettres, & que aucc le gouuernement politique, la
DER TE Le et mire fçauoir ont pris alliance: Auffi Char.
npereur d'Orccidér, fut celuy quile pre L'oniwerfté ’.
,
À
A
“a nn) TL que au maniement des armes ilz ont conicint &:marié que les arnrei.
beréd 8 Roy de Frâce,& fut
: VAT en Price, & à Paris cellefameufs Vaiuerfité; qui fit l'œuure de paris bone.
grid Monard,a depuis efté fi gréde êc refpectéo ; Gprefque toute lainerce de row.
eitiété depédoit de fon opini, &à laquelle to" les hômes dofgauoir |
siétredeuables, pour auoir puifé dequoy onrichir leurs pau Beias
hé Charles le grd fe foit môltré côme Pere, & introduifèur de PVni.
ftéen Paris, & que l'efcole luy doiue beaucoup, li eft-ce qu'itne fie
kfeutemét cfbaucher toutaini_& le charp£tier fait d'vnc piece de bois
lve: ere enbefoigne pouren tirer quelg beau pure laiffane
lue! +.e l'honneurid'ÿ donner fin, &accomlifeméttel qu»
init, :: 2 trresne luy euffenvempelühéteicours de fes deffoinis:Ses oys ur,
Em encor À. f-ucians plus de Fambition quedu fçauoir, n'en feirent de Cair ess”
rraod comptes laiflan ceff auantage à la race Gauloife, & Roriffan- lufré Jes |
de Capets vrays Gauloys, fortis de Paris, (bigneurs für les Parifiens, & lertres.
fi de la faite trel-chreftiennei qui a profent gounerncleSceperc &c
qre dre ont& lesuriires au poing &les létrrér air der De Sares
wpour fe preudloir de fe” »sennemis,& Rire parade aux efirangers dé soyez def-
déquoy jadis fithenes fevenoitfiglerieuft. Au -refté: ne féut‘pénler /u chap. 28.
D: Gaule auant cefte fondation fut fins exerciee des lettres , veu que
D om montré ey deuant, comme Saron Roy dés Celtes füelepre-
qui ouurit efcole antrelles Gauloys:& comme les Druides,ainifi que
Chr, mfigecienc M Philofüphieà coux de leur ndric de qué 9
/
t
RL LIVREIPROTSIÈEME … |
hifteirèsnôus fotic ay que Marfcillé a.eftéefcolé{ffameut quels ;
De PEfdle +: nains y. prairie Ên Saut visquà Athenes ou Rhôdés ps
de. Marfaille.:; aprendrétestettresMais'tmepl?les pipnits fefontouuets, & 4j oié
va Strabôi4 & religionÿ ont pris de fondement, auflilesLetures y.ont eftéles mie
receuës:& en Aueltépsçaeltéque leplusecltewmjuerfité fut author]
ileft féfon délécéfiderdr. No” n'ay£s peu auoirnyrecouurer l'oripin
‘a re de laprémieréinftituti6 fairé de cefte MD At duRedeur
Philippe Æu po dés niatiôsifi eft-ce quaflezayfément nous remarou
ghess és qieceltdelôg tépsquel'vniuerfité eft eftablie, veu que le roy:Phil
: day qui adon- Auügüfte farnômédiéu donné par lettres. dônées l'an 1200.fair allez yo
nédebeaux autorifantlesiminunitezdes efcoliers,de quel tépsilz tenoien: leur:
priuileges 4 uileges,veu mefmemét:d Iedié& Roy ameine les patentes de fcn feu ps
Puninerfité Louys,quiauoit (en faueur des efcoliers) fait quelques ordonnauces :
de Pari. jceluy Louys eftabliffant loy, fait cognoiftre que dés que la Fräce fut
repos apres les guerres,entre les maifôs d'Alemaigne,& dé Gaule,&
| Rsbert rer ho: Les Normäds furent fuietz à fa courône,les Capetzténés le Royaume
me de grades notäment le roy Koberthôme dote & debônaire, que ce fut aufl |Q
lettres, que Paris fe:: ?* AMonaïchie en ce qui eft des lettres, veu que deChar
we! degrädonn'a. cas, finonl'inflitution premiere,non que ie pélequ
ten nayeauf bié as lettres de privilege deluy que des autres roys, m
ne te \quél'iñiure dutemps, & le peu de foing des hômes en ont fair perdre |
SHB2n.Cérd. originaires.Parainfi laiffans ces fondatiôs auecles donatiôs,licences,
nal dreffa les berter,priuileges & immunitez dônées tant des Papes que des roys,il
STATUEZ, de celléte efcole generale de Paris;mere de toutes les autres, no? nous côt
l'unsmerfité, terons pour cefte (ys de toucher vn peu furla creatiô du R eéteur, fu
Len de grace ut qu'elle fat ordënéepar le Cardinal du tiltre de faite Cecille, Legat
1279... France fouz Pape Nicolas troifieme du nom en l'an de noftre Seigne
mille deux cens feptänte neuf, & regnant fur lesFrapcois Philippe, file
Statuts du Le: bon roy fanét Louysid’autant que ce füt lors que fut faite la premiere
SL“! Sym0 für reformatiô de l'vniuerfité de Paris par l'autorité du [nt fiege de Ron
is d# Or voicy côme ce Cardinal en ordône:Le recteur fra par Cy apres ef
recteur.
Picardie, Normandie, & Alemaigne) iureront folennellement deuant
nations d'eflire vn autre Reéteur que celuy qui l'eft,& tel qu'en çonl(
_enocilz eftimeront ydoiné,fuffifant & prouffitable tant à la charge, q
. pour tout le corps de lvniuerfité;fansque amitié,ny haine, faueur,n
tre paffion les e{meuue à choifir vn pluftoft qu'vn aufre, Celuy qui
cfleupar ces quatré,ou les {fois y confentañs;emportera la dignité 10
ne f'accordans. ces quatre où trots duélsnepo Recteur precedent
wely ne
Li eurs
du Kcéteur,
. ra apellé pour recucillirles voix;lefquetles ne pouuans faccorderferd
…éhcor n0mmez quatre elcéteurs. de chacune nation (elon le choix dé
. quélz,& la plus grand Voix l'emportans le ReGeur fera nommé, & ion
de fon räc durant le trimeftre prefix à cefte dignité l'efleétion de Jaqu
le.fe.fait tous les trois mois, c'eft à fçauoir à Noël,à noftre Dame de M
aux fk(tes de fainé} Tean Baptifle,& de fainét Denys, 4
Qrsnclofhron les Elséteurs dans vh dertais lieu, d'obilz ne peunenf
t
»
en celte maniere:Les quatre procureurs des natiôs (à fçauoir de rrand
isiommer le
ÿ à " que demé
permis à B
ler Hüinin
Wdefendu à le
pr: ne pouua
bre, fans que p
hilque à Par
Micine, & des:
iirte Recteur
plogiens ; Dec
hrlont treftor
hoivoye auec |
htémps quatre C
fre Dame de Pa:
harcrées deuant
déne lirencie
ben fil n’eft dig
tenl'eftude: fur
hcultez, lequel
jd'yne bulle du
né approuuätce
kfnnocét fixief
déPäris , &du
ires faites aux efc
dun des voitres
bus foit loifible;|
nedigne de puni
tpardéc: defsndi
pour debte cftä
decrets legitimes
pes par ville, & ri
teux qui trou
De quel:mefna
hi e(tibly:que nt
Doéteurs, &- rec.
fultes queltu
el Vaigerfité d
Thcologie he fai
we parlent: point:
le ce qureftid
riales faintes.sle
voit d Paris fan:
taduertir les
Hi qui legisimees
Lf DE L'E VER OPE., : . 194
Lans que demeure à brufler, vne énandelle de cirede poids certain,
brpermisà Bedeau, ny autre d'aller vers les dedans Do leur re-
Wefendu 4 les:eleéteurs mangent nÿ:boiuent au lieu où fe fait l'ele-.
M: Y ne pouuans faccorder, c'eft aux maiftres és arts d'eb y enuoÿyer
bidne, & des Artz, & neantmoins la feule faculté des artz eft celle
initie Rééteur de fon corps, lequel toutesfois a puiffance. & fur È
bologiens ; Decretiftes, & Mederins auf bien que fur les maïftres 6z
hrælont treftoutz tenùz de luy fre honneur &reuereuce, Et a
PO oivoye auec quelle maiefté cefte republique eftmanice. il y a de
S émps quatre Chancéliers, deux pourles Bacheliers, le Chancelier
re Dame de Paris , & celuÿ de fainte Geneuisfue, lefquelz fault que
hdsne licencier aucun foi Theologien , Canonifte.. Mediçin ou: .
d'vnebulle du Pape Gregôire: onziefme du nom. comme foufcri-
CS Er innocét fixielme ,rouchantles, priuilegesdonrez à l’elcolegene- creme l'a
SUR paris | & duquel für cepropos telles font les paroles parlant des 26
yes faites aux efcoliers: S'il aduiér qu'ouiniurie, ouemprilanneà tort
deun des voftres fi ôn ne ceffe apres l'admonition, de voustourméter
bus foit loifible; fi: bô vo femble de ceffer voz leçôs. Et fil y.efcheoit
trardéc: deféndant que deformais.vnefcolier.ne puifle elte emprifo-
pour debte NE Mb les conflitutions, ss faints Canon,
lecrets legitimes. Le Pape deffend encor aux cfcoliers de n'aller augc
pes par ville, & ne veut à l'vniuerfité préne la caufe & defencegn main
beux qui troubléc le repos du publicauec leurs ports d'armes, & rible.
Dequelmefnage.orivie aux leçons elt veuien 68 qu'il cft faigneule-
ft {ai
elblyque nül litre fara leu fans premieremétauair,efté vifité par
Dodteurs, 8 receu parles Conciles,, & Apres qu'on enaura refranché
âultes % queltune y,ep-cfpitfurfemés. El de Fanisons ordonnaq-
kel Vniuerfité de Pris iles mailtres, & efcoliers ftudians en. la Fain-
%
ue parlent. point la langue vulgaire du peuple, feulement difputent en
x hunquidhdaliperamten | fins prophaner aucc leurs queftions
has faiotsssleuant lepeupts. ladis,on 0! Fe fi vn efcoliés
rit À Paris faasitefher,l'Evelque & quelch ra io) e
lens du deffontlesmettaus se fqueftre ; .iufqu &çant qu'ils.en eut
itaduertir les parèns,duftrefpañé,. affin que riga ne für defraudé à
n + à
Qu
st
Le
bsionmerle chef des efcoliers,&c fault iquel'elation fe vuide.dans’ ti
fil n’eft digne decel honneur, & capable pour auoir fait fon de-: |
hedigne de punition;, que.ce foiràl'Euefque.que le cognoiflence en
| 2 pa ao er l'office s voire y eft cfbroite : :
purcrées deuant l'Euefqueau Chapitre Bpifcopal, &odil'doiuétiu : +
t
At +
397e
Des, fans que plus ces'premiers puiffent rien pretendre:en l'eleion. : : ::
iilque à Paris y a quatre facultez d Kauoir de Theologie,decretz, : :
r
jen l'eftude: fur quoy ils doiuët ffenquerir des maiftres , & Do@eurs Gregoire
bculrez,lefquelz leur en diront la verité en leur confcience. Cecy cft feoiten Aus.
1)
Léapprouuâtce que auoyent fait fes predeceffeurs, Vrbain ququi Le. 12 RE
À 4 ton
1
cologie hefaffetionnent trop à aparoiftre gr philofophes,que 14
RER VS ne dde VIE ÿ
RS a k 19
D " | LIVRRMOSIE M
Cafe roehhot fenctidlitous scdensiParis ÉA v'avoitattaine
She a tan re tefpace de firans PE Mon
per le Cards--ge yet ds bit rares voudrai] re doit bn;
-.#al Legas l'E aie SOU d'attune fe Les ivre d'AviBoge: de Phys
. degrace D1440hÿ fique GAS ae tar je mere
| déregnede val SECRET smoritOelie L'N'eitôicloifible de ba
Per 14,$ stées my réfsotiaese actes des maiftres fixes n'efloit eo ”
farde rep af ponu ie y tra be pate
# pue 313 Ep oies cond nr phasaux pannes
| pe Wedhiehsrqhe le potion detoutie tompoan'ilsdemenrétior fu
P'ébrétepokiennftndebhiéfeceé is dohätion dd pré auf! clercs;la a
Afatiôn d'verle pat lès Papes, Éroÿs vepnamsidurant lesempelchen
Æividinfaité de Ravutseant for los facu ultez ; que desfimples efcolie
"RPjuUS Féniontal grand prouffreide l' niwerliré 6e repos de la ville
"kéient af léfermen) 8 fotme de ceqüe iuréht & promet
Ces faturs f-péuirat vebRent alsoir-ctréo ei da On Ge pr tm Etprems
rent fasts laniiepeilsptoveftent de garder tes priu flaouts,/imumnitez, libe
ve 1337 &d:oitsde l'rmiubrfité,eti quelqueefl ou grandeur qu'ilz particag
177 ‘Bque au reReils né reublerSt point los foér
a, 3: tv furent d'vférde bônne &layale by enl'eleéti6:du recteur: & à ceux
ere en Le se nes Theme do opt males
-itie Le A - donné, p rage Fair pe romettie ny au chuneclierçnyà fan commis
RUN e 5. À Fraises jtm, ou quotque autres deuoir que ce foit:Q
We degré a Honneur qu'il2 2 parues il ‘hofèra jamais qu'ils ne
‘tent honneur, & rétiorence au Kefteur,& à tourle corps del Vni
‘Lesprocureurs rentleur foy à bien & deticment:exercer l'of
Promefe de:
Precureu CHrS eux d on: n épour
des natsns, | sus pa
ee idees lig
tous enspoffiblési Ro latffe jes.ferméëts des receueurs
a rs ; oteux quiéxamirent és déterminan
‘üez aux art, n uxthacun ënfanation, & moins m’ ge
L'unruerfté Br pre
le détoutel er
uen Fbitsen ne En
de Frause,
Porez d' suois donné letilpre:
del'Vinmerfité, Faur|
Fénanion delaquelleilsfont pour fuiuans ceux quil
url confe
bhiFrance, 8 n
bpeauuais: cc
sbicen force;
habequien l'ar
érchoc fuperfl
guotrenômée,
elaccompaign
deleurdenré
té & l'excelléc
biretemps au g:
bhcité de Paris,
metuelle memo
jasslettres,a aug
hniez du thefor
Ales nations, qui
kifciplines : A1
nd grand amy di
bre, & la debonr
ares predecefle:
pale, & paternel!
bir,au milieu de
ifent auoir dequ
nlpar le moye
ss l'art d'orätoir
uant puifer grat
lie l'apelle le r
ieft de parfait en
de voir paris p
urvie en delices,
itpeuuentilz à
le Reeur eft ce
Docteurs, Licen
Vacations, {cie
Aentant Ja grauité
puiflance que éz
Rdetoute forte d
lbeur, & lôgue
ats, & pour |’
ten hazard:aufli
done im » TEÇ
shonnorabl
Eloy nombre
Lplus grande & 4
encore deduire
te par le Card
: DE. L'E VROP E.. Vo 186
b sourla conforiation de laquelle font commis les principaux prelatz
bi France, 8 nommément vn des Pairs,à {çauoir le Comte, & Euefque
Lpeuuaiss & qu'au c'eft d'elle que fortent ceux qui font viure l'eftat
Hicen force;lequel fans les lettres feniroit à neant, & periroit.comme
Wbequien l'ardeur de l'efté eft fans humeur quelcôque.. Il me femble- |
gchole lupetflue de racompter le droit dure&teur en celle foire du LE Ze Refteur
nntrenomée; lequel fault qu'en face l’éuuerture, & fans l'autorité du- ouvre Le Les
nlaccompaigné de fes fuppoftz:il n'eft loifible aux marchans de mettre dit.
de leur denrée en vente:quoy me cefte puiffance monître, & l’anti-
mé & l'excelléce des droits/& deuoirs de l'efcole de Paris.Laquelle de
ketemps au grand honneur de noz roystrefchreftiens,bié, & proufit
phcité de Parissauancement de tous pauures eftudiants,feu de bonne& /#fitutis des
péruelle memoire Fräçois :.dy nom roy inuincible & reftaurateur des leéfeurs roy-
neslettres,a augmétée de douze lecteurs publics, & lifans gratuitement awx par Fr.
bniez du thefor royal, & monfträs tout fçauoir,& toutes langues,atou- foys premier
Élesnations,qui fe retirent à Paris pour y aprendre les bonnes fciences, dé nom,
ifciplines ; A la charité de Françoys a aydé la iberalité de Henry fe-
pd grand amy des fçauans, & renouuelleur de l’ancienne difcipline mi -
bre, & la debonnaireté de Charles neufefme continuant, voire furpaf-
grfes predeceffeurs,en ce que d'vne main liberalle & affeétiô vrayemét
pale, & paternelle,il cherift les fçauans les nourrit & entretient, & préd
bifrau milieu de tant de troubles, que & fes fubiets, &les eftrangers
ifent auoir dequoy raffafier, & contéter leursefprits en ce Royaume,
inf,par le moyen de noz bons roys,le Grec, l'Hebrieu, les Mathemati-
l'art d'orâtoire, & philoiophie nous eftans familiers, & chacun en
ant puifer gratuitement, & ce en la grand cité de Paris,ne faut feftô-
fie l'apelle le miracle de l'vniuers, & la nourrice & mere de tout ce
jeft de parfait entre les hômés de fçauoir.Etie prie ceux qui ontl'heur
de voir paris plus pour y faireaprétiffage de vertu, quepour y paffer
wie en delices,qu'ils me gient quel plus grand, & gracieux contente-
mtpeuuentilz auoir, que lors qu'ils voyent celle affemblée venerable
le Redeur eft comme vn Prince aflis parmy la troupeinfinie.de tant
Docteurs, Licentiez, Bacheliers, & hommes doétes de tous ordres, e-
svacations,fciences, & doétrines,aflifté de fa garde, non armée, mais
oMentant la grauité d'vn.Senat Venitien, & où le feul clin d'œil aautant
puifance que éz maifons royales le grand efcadron des hommes char-
a detoute forte d'armes. Quel plus gréd falaire peut auoir l'homme de
hbeur, & Lôguc fatigue que l'honneur? puis que c’ell luy qui nourrift
arts, & pour l'acquelt & gaing duquel l'homme ne craint de mettre {a
emhazardsaufli ceux quiayant eftudié deuëément, & donné preuue de
diligence , reçoiuent pour falaire que chacun Les vait mis au ranc des Cefut du re-
names honnorables, parmy les premiers de tout te monde, & en la face gne Charles.
ninfny nombre de peuple, & enla ville où toutes nations abordent, 7.e> fume
bplus grande & fameufe que cognoilfe guers naître Burope.lepour- ?rme N5:0°
pencore deduire les ftatuts de la nouuelle reformarié de noltreVniuer Les cingisicf
faite par le Cardinal d'Eftouteuille en l'an de grace1482.& ceciter les me.
2 C ce
LIVRE TROISIESME
articles d'icelle,mais le témps me preffantiie gar deray ce difcouts pon, 4
ne feconde edition;,où i’efpere recueillir plus au long; & l'eftat del vill
&e les droitstant dés citoyens que de l'efcolé, & remarquer les ho
doétes aufquelz nous fommes redeuables, & pour lamemoire de leu, y
tu, & grände erudition les marques de laquelle paroiffent encor éslis,
que nous auons d'eux, & qui nous aprennent à cognoiftre que Paris
peut eftre furmontée de rien qui foit fous le Ciel , ny imitée que ce
mefme. Et voila quant à Paris feruât de craïon pour dreffer quelque:
e tableau mieux adapté de couleurs, & fi bien ombragé que les plus ]g
ches,ou iniques iuges de la painture, filz ne font du tout peruertis y tra
ueront dequoy contenter leur calomnieufe enuie, auec laquellelesr
difans pourfuiuent mes efcritz,fans que ie penfe les offencer,fi ce n'ef
leur donnant dequoy fe contenter,& me foumettant au iugement des
ges & modeftes,lefquels me feront vn grand bié,plaifir, 8 faueur, fil 1e
peu dediligé Ÿ
ce des biftors-
ens François
far l'origine É
des peuples.
plaift de me monftrer mes faultes, fans defcrier en fecret mes efcritz,g
accufer peut eftre trop immoderément de vanité, & ignorance : mis
fontignorätsie les excu fe,apellant neätmoins de leur fentence, n'enve
croire que les fçauants, & telz qui foient cogneus autant par leur erudi
que ces enuieux par leur mefdire.
Des Bourguignns,mæurs,@> façons anciennes d'iceux, leur erigine,cenquees a
Foie en ee eff-ce qu'ils conquirent les Gaules, a |
Chapitre 34e
Oz annaliftes feftans contentez iadis de feulement
SE compter la narration toute nuë d'vne hiftoire,&le
SAS (cours des chofes comme elles fe font pafTées,ont
CORIS laiffé comme caché fouz le tombeau obfcur de l'o
So ance, l'origine des plus braues , genereufes & illu
49 nations de laterre. Et qu'il oit ainfi , ie vous pri
( | voir lequel qu'il vous plaira de noz hiftoriens F
oys , & d'y remarquer leur diligence, & lors vous cognoiftrez q
vous ont aflez gazouillé de la venue d'vne,ou sûtre nation en laterre(
loife, & n'y ont point oubliéle temps , mais-de pafler outre, & efplud
de quel païs ces eftranges font fortis,quelle a efté leur fource qui lesi
citez à diuaguer ainfi , les plus experts n'y ont prefque donnéaucune
tainte.V'eu que Aymon moine de faint Germain des prez, diligentau
fte en l’hiftoire parlant du païs Bourguignon , en dit ces mots pourtc
refolution, vne partie de la Gaule Lyonnoife, pour auoir efté occupée
les Bourguignons,retinft aufli le nom de Bourgoigne: & parlant des
mands, voicy tout ce qu’il SL ape 846. la nation Normande
ruant für la Gaule, vint iufqu'à Paris, gaftant tout & faccigea le mondl
de faint Germain lez Paris:il parle bien de celte courfe Normande:
iltaift qui eftoit ce peuple , d’où il venoit, & de quelle terre il auoit
origine: êr d'autres voulans faire des fufhifans fe font tellement embro
lez que lors qu'ilz fe peafent auoir fait quelque grand chofe, ils font
F
&p
ln
djinez de la ve
Lionnent plus
Hderciflement
hier rien en d
kence que cha:
re, finon de to
home fouuenti
Commeainfi fc
ntiadis veuës a
poire del'Empi
jance,& que ot
miers fur la dec!
ons & Françoys:
ons n'eft incon:
mis il2 fe font ac
fu fouz loy; 8e la
sprefque de pa
ous Gault repren
sicy fe font arre
sequi leur deu
gains pour y tr
Ls Wandales e
hionaux que les
dediuerfes apeli
qu'il en parle
tefté defcouuer
er,que l’opinic
kr & eftendue qu
Ory a-ilcinq fo
us fouz le nor
itau texte dud
le Wandales, les
pays, entät que |
que les preced
brres: les autres
baftirent des vi
le Bourguigno
ri Rouet mefi
De celte origine <
hique:mais Pro
tanfi:Les Wan
lez de faim, fe ri
Françoys (car
dr, le KRhi ;
HR LEE
Ex DE L'EVROPE. ee à 194
jimez de la verité que iamais, & fi en lieu de contenter le teéteur, ilz
Ldonnent plus de trauail, & fafcherie, C'eft pourquoy ie trauaille tant
Hderciflement des matieres, & me peine à fcillecer les bons liures,pour
shifer rien en doubte, ou qui ne foit à tout le moins difcouru auec telle
Bence que chacun pourra parler par raifon, & de fon pays, & de fes an-
te finon de tous,aumoins d’vne bonne partie, à caufe que les anciens
sance fouuent j'ay propofé)fe font plus arreftez au bien faire, queie-
jeleurs vertuz,prouëlles,nobleffe, & antiquité.
Écommeainfi foit, donc, que en mefine faifon prefque les Gaules fe
ntiadis veuês affaillies de plufieurs, & diuerfes nations qui enuioyent
noire de l'Empire de Rome, & tafchoiét de l'abatre pour eftablir leur
fince, & que on fçache que les plus braues qui les ont vfurpées, &les Lwelles ne-
niers fur la declination de la force Romaine, ç’ont efté les Bourgui- frons ent en-
ns & Françoys:ayant parlé de l'origine,courfes, couqueftes, & heur #h lc
Bras,n'eft inconuenient d'vfer de pareil deuoir aux autres, entant que le apres les
wis ilz fe font acharnez les vns fur les autres, & en fin faccordants ont Remains.
Kufouz loy, & langage femblable, recognoiffantz mefmes Princes, &
sprefque de pareilles mœurs & façons de faire.Pour à quoy fätisfaire
bus fault reprendre l'hiftoire vn peu de iplus hault que ceux qui iuf.
sicy fe font arreftez fur le milieu , & ont commencé leur el par le
ptqui leur deuoit feruir defin, & eft befoing d'aller vifiter les païs
pins pour y trouuer les femences du Bourguignon.
s Wandales eftans aufi bien fortis de Scandinauie, & pays plus Sep-
pes les Gothsfurent iadis diuifez en diuerfes bandes, & apel.
dediuerfes apelfations, lefquelz neantmoins Pline dit eftre Gerrains Pline /r. 40
qu'il en parle en cefle forte : Car la Germanie plufieurs années apres ch. 14.
elté defcouuerte;quoy qué non du tout,nous donne licence de cé- :
Wrer,que l'opinion des Grecz eft fortefloignée, & differente de la 15-
pr & eftendue qu'Agrippe donne à cefte Prouince.
Ory a-ilcinq fortes de Germains:les Wandiles partie defquelz font
nus fouz le nom de Bourguignôs;les Warins, & Guttones,ê ce qui
fuit au texte dudit Pline.Entre ces Wandiles, que communément on
le Wandales,les vns furent hommez telz, à caufe qu'on les chaffa de
pays,entät que les Goths&e plus forts, & plus nobles, illuftres & puif- Lbmé
que les precedentz les contraignirent de vuider , & habiter nouuel-?# ns k
brres: les autres fe fafchans d'ainfi courir, & changer de gifte de iour à apelle 8 Boy
k baftirent des villes, & bourgades, & pour laquelle occafon ilz furée 887,
le Bourguignons, comme ceux qui fe fafchoient d’ainfi courir, & re- Borgeos, x à
ri fouuent mefnage. | 10 R cha $: Table
d'Europe. Te
De cefte origine Scandinauienne fait mention fornandez en fonliure: 4
thique:mais Procopie laperas Wandales elt d'opinion contraire, Fr #:5e.
tehañt le long des paluz Méotides; fe fentans de le pi
| alige
tainf:Les Wandiles
de faim! fe rüerent fur lés Gerrnaïins, & ceuxque à prefent on a- W#
eFrnçoys (ear çefke nation feftoit pour lors arreftée en la Franco-
ai leRhin,apellérentà leur'alliance & foci té les Gothz &
n'" iii à ee JUNNFaUT Hi SEE rer norte RE Ua
Ccc i
LIVRE TROISIESME
-Orcepeupleayantlaifté fon pays farreftale long de la merBahs
LewWifule trelesifi ue WI ule, & Albe jt font à cefte heure les Prouinces 4
f'apelleores Pomeranie,Meclaburg,& Pruflie,mais les Bourguignons,gens Plus pai
Dautz..9. “bles, &caymans le repos,comme ceux quiauoient acouftumé de viure
nd 2- ojalement & par les villages & bourgadesfeftendirét entre les deux fe
riffhene a pre yes de Wiftule,& Borifthene,où elt maintenant compris le Royaume
[ent Néper, Poloigne. Ces pauures Bourguignons furent prefque tous defconfin,
Ole petit ruinez par les Gepides leurs parens conduits par Faftide leur roy, quif
Both. taquantauif aux Gochs les fafcha grandement , mais en fin Les Lombs
Po Lorna ryinerentlarace des Gepides . Si les fufdits Bourguignons fe font ian
dex, en hi- pourmenez.par la Sarmatie, ie m'en raporte à ces vers de Sidonieà
foire. Gothi- ran lors que il dit:
que. 1
Bowrguignons
en Poloigne.
Sidonie Æ-
polinasre 2.
Panegyrique
à Masoriahe
Æu pol s'ithenien ou l'ourfe va naifant
S'ows tes aigles f'efmeut le Baflernenus[ant,
Le Sueue,&s Pannonien,le Neure,Chune,c Gcthe,
Le Dace,e- fier Alan, le Rugien fiere befle
Le vuefi,c Bourguignon, P cite, | pren
Le Baffalte,@- Procufle,le Procufle,le Got
Le S'armatefrilleux, le puslfans M ja
Aton Aigle eff fuiet, fous laquelle defpite,
Combat tout le Caucafé,ey- les flots Soythiens
Du T'anays glacé font les efclaues tiesss.
: Le Bourguign6 donc forty que fut de Scythie,il paffa, comme dit
rater
. aupres du
Rhin.
ALmmian
Marcellin
liur e. 18.
fen vint pres le Rhin , où à prefent eft le Marquifat de Bade, & lab
marche du Palatin du Rhin que Ammian Marcellin appelle la religié
pellatie,lors qu'il en parleen cefte forte: Apres qu’on euft bruflé la cl
re des maifons fans force,deffait & maffacré vne grand multitude d'he
mes, &. qu'6 en eut veu vne partiemis & tailiez en pieces, les autres qui
doient les mains-& fuplioiét qu’6 les prift àmercy,on vint à la region
mée Capellatie,où Palas,où les bornes diuifoiét les finages d'être les
mans &-Bourguignons, & ce fut là que le cäp de Cefar futaflis, Ce Ce
éftoit l'Apoftat, lequel(commeauons dit ailleurs)fut proclamé Emp
Gaule;& falué pour tel à Paris, & lequel courut fusaux Alemans vou
_… “enuahirles Prouinces. Romaines, entre le{quelz eftoiët les Bourguigr
à \ uiapellez à la focieté,& amitié des Empereurs eftans trompez par 10
| Æmmian À Nu auf bien. que le refte des eftrangers,ainli queon peu
Marcellin lr. ‘cueillir du mefme auteur fus allegué,lors qu'il dit : Valentinian difco
28. valétinié plufieurs chofes en fon efprit,fe voyoitangoiffé diuerfement, confide
armé les Biur &zvegardant les diuers fuccezaduenuz,& péfant par quelz moyens, &
signons con- {es,il romproit, & abatroit l'orgucil,& des Alemans, & du Roy M:
tre les Allez lefquelz-ne cefloient en forte quelconque de troubler l’eftat, & repo
mans ccy. l'Empire. Car cefte füurieufe nation eftoit eftiméeauoir efté libre, &
aduint l'an. fentir déz lecommencementaucun-effort d'autruy, bien que naiffant:
377. eut efté affligée de diuers affaultz de fortune. Eh fin l'Empereur li
L
enla Sarmatie d'Europe,puisentra en la Germanie vers l'Ocean, & de
LA
Le ceft aduis,
us, Contre | €
Anerrier, &C er
: efto ye
ouuent fec
s plus fidelles di
pps certain ils fe
n, & paffant le
clarmée Rom:
sde la gaillardife
Bourguignous
lettres du Princ
nntoient que d
les Romains:d
prà caufe des fal
fequ'ils enuoy:
ire, & laquelle
qu'au Rhin, l'En
wsdefon camp,
pps apres, Voyant
jt point venu au :
ktde leur fourni:
nt des meffagers
nretourner à le
ardônaft fur la q
squecauteleufer
tquelque tromp
mains. Les Roys
nie & mefpris,F.
isqu'ilsauoyenct
usroys eftoyent
smaleurs ce pe
treceu quelque D
mences & fruits
joouftame d’ateri
meurs de leur pr
eurs Bourguigno
Diet à incommo d
hoitaux Princes,
basauec. l'Alem:
ccy fait Foy ce
e nOns:F
1 aflez de 1
4 kg is
perent terre pOur
litoire Rom i
41
Leceft aduis, & deliberation, qu'il ferait bon d'irriter es Bourgui-
ms, contre} efdita Alemans , fçachant que c’eftoit vn peuple vaillant
rrier, &c 4e nombre duquel eftoit infiny en multitude, & par mefme
ne qui efto yent craints,& redoutez de tous leurs voifins. Ainfi ils ef-
Guuent ecretement à leurs Roys,faydant de Ja diligence des h6.
plus fidelles de fa fuite , & qui tiaffent {on affaire fecret , àfin qu'à
am certain ils fe rualfent fur l'Alemant, auec promeffe de leur tenir la
&palfant le rhin de fe venir mettre à la face, & au deuant d'iceux 2° 4e allié.
«l'armée Romaine lors qu'ils feroyent eftonnez de l'appareil, & for- ‘€ -lmmien
ndela gaillardife ren Eonne . Il y euft deux raifons qui inciterent n'en c/pluche
Bourguignous de condefcendre de bon cœur à cecy , & de receuoir ”’*#:
letres du Prince Romain : la premiere entant que les Bourguignons Pourquey le
mntoient que dés long tempsils eftoyent {ortis de mefme race & fang 20#rgwignen
els Romains:d'auantagg, qu'ils auoyent debat, & querelle auec l’Aje en ven it à
ptà caufe des falines, & des limices, & finages de leur Prouince:qui fut -#lemanr.
fequ'ils enuoyerent vne belle armée d'hommes vaillans,& choifis à
Wire, & laquelle donna vn grand eftônement aux noftres eftant venuë
qu'au Rhin, l'Emp.eftant affez empefché a dreffer l'equipage, & muni. A#/€ de vale
msdefon camp, & n'ayant encor affemblé toutes fes bandes . Peu-de ‘44 powr af-
ppsapres, voyant que Valétinian ne leur tenoit point premeffe, & n'e- Foiblir les var
irpoint venu au iour promis, cognoiffans encor qu'on ne faifoit aucü °#"€#.
ade leur fournir ce qui eftoit contenu en leur capitulatié:ilz enuoye-
nt des meffagers aux peuples voifins qu'on leur fournift viures pour
retourner à leurpaïs , à l'Empereur fecours à fin que l'ennemy ne
ardônaft fur la queuë lors qu'ils fe retireroyétenleurterre. Mais vo-
que cauteleufemét on leur denioit ce deuoir,et que delayät on baftif
tquelque tromperie , ils-partirent de là irritez au pofible contre les
mains. Les Roys Ronruigness » comme fe fentäs piquez de telle mo- Ress Jeurgus-
nie & mefpris,Faygriflans dela forbe, feirent occir cruellement les ca gnôs iadis 4-
iqu'ilsauoyent, & fe retirereut en leurs terres. Ur le nom general de »ms fort peu
wsnoys eftoyent Hendins,& felon l'ancienne ordonnance du pays de de puiffance.
psmaieurs ce peuple depofe fes Roys, & les priue de leur éutorité Fils
teceu quelque perteen bataille, ou fi laterre n'a point porté aflez de sinifles sadis
mences & fruits pour leur nourriture, tout ainfi que les Égyptiens ont nômez, les
ouftome d'attribuer ces defaulx à ceux qui font commis pour gou- fownerarns [a
meurs de leur prouince. Orle plus grand d'entre les preftres & facrifi crsficatenrs
eurs Bourguignons fappelloit Sinifbe, lequel eftoit perpetuel , & non des Bourgwi-
bierà incommo dité ou peril quelcôque d'eftre chaflé ainfi qu’il en ad- gnens.
noitaux Princes, voila ce que Ammian dit des querelles des Bourgui- Mamerti Pa
wsauec l’Alemant,& commeils farrefterent pres la riuiere du Rhin. negiriffe des
ccy fait foy ce que Mamertin recite , lors qu'il racompte qu'eftans Borgwignôs.
Dogg en pres ruinez &.du tout deffaits parles Gotbs ; fe Eurrope hiff.
iyans chaflez de leur terre fe ruerent fur les Alemäs, & en defpit qu’ils Ro.l.12.e# 4e
tulfent ; mais non fans gräd effufion de fang, ilz prindrent païs, & oc- vie de rales-
perent terre pour f'ÿ arrefter.Oÿ6s encor ce que Paul diacre en recite tinsépremier : |
l'iftoire Romaine: Valentinign donc(dir-il) deffeit & accabla fur Les ee
Ccc iij
LIVRÉ TROISIEME
sourguignens Timites François(car tes François fe tenoÿét lors en Alemaigne les Gang
nounedux en- péuple foy tenant le long de l'O cean, & parmy les paluz defuoyables
nemys pour LA mer terrible à caufe de fa force, agilité, & adreffe, fort dan éreux voifs
l'Empire, pour les limites de l'Empire Romain, & qui fapreftoit de faire vn pe |
rauage für les terres impériales auec vne grande & furieufe armée Et is
fortilt en lumiere vh nouueau nom d'ennemys des Bourguignons e4
à fçanoir,lefquels vindrent farrefter le long du Rhin auec vne armée
plus de quatre vingts mille combatans. Ceux cy iadis,lors que Drufe g
Tybere enfans adoptifs d'Augufte Cefar ; mirent la Germanie {ou2 l'a
beïffance de l'Empire, feftans affemblez par efcadrons & cartiers,acera
rent en vn grand peuple: & prindrent nom de leur façon , & maniereq
baftir, entant qu'ilz appélloyent leurs villages baftis fort frequensen di
uers lieux, Bourgades, & eftoit leur force, & puiffante, & dangereufe,
que les Gaules peuuent tefmoigner pour le iourd'huy , ou ils fe tiennen
comme poffeffeurs pretenduz de la Prouince:& lefquelz peu detemp
apres receurent la foy Chreftienne. De là on peut recueillir que du té
de Valentinian r. decenomles Bourguignôs fe tindrét le long du Rh
voifins des Alemans, d'où auant , & mettäs des vaifleaux fur ladi@te riuie
- reilz pañferent en caule, & gafterent,& depopulerent tout les païs Belg
Sidoni: # que, à quoy accordätie bon Euefque d’Auuergne Apollinaire ditaink
Auite, Le Belge il deliura;ér-l'ofta de la main
£t liens du Bourguignon farouche; © inhumain.
Luitprand L.
3chapim 8 d'ou ilz difent qu'ila pris 6 origine, mais LuitprädThicino +
autre & fort diuers aduis, donnant vneautre caufe, & raifon. nos
Cf Hugues lors qu'il introduit Alberic haranguät côtre Hugues Tyran d'Italie: Se
doit Comte il dit que les Efclaues des Romains , à fçauoir les Bourguignons, foyét
d'Arles @* auancez,que d'auoir commandement für les Romains, f'il eft ainfi qu'il
Fait Roy d'tts dôné far la iouë a fon beâu filz,tel que ie füuis,eftät encore nouueau ho
liel'ä de gra en ce païs, qüe péfez vous qu'il fera en voftre endroit, fi vne fois il a pri
ce 926.Blnd pied, & feft enuieilly en force parmy vous:Ignorez vous quelle eft la cé
2.de l'inclina uoitife,orgueil, & ärrogäce-du Bourguignô?Si vo? ne le fçauez, regarde
50 de l'Emp, je vous prie l'ethimologie du vocable, & fource de leurnom.Ils furétig
pellez Bourguignés pour l'occafñô qui fenfüit:car côme les Romains|é
* euffent vaincus, & afluiettis, & en euflent menez plufieurs en feruagell
leur ordônerét de fe tenir, & bafir leurs maifôs hors les villes defquell
ils furet puis apres chaffez par les Romains à caufe de leur fuperbe,&re
bellion:& d’autät qu'ils nômét en leur lägue Bourg, vn lieu, & circuitd
maifons n6 enuirôné , n’y ceint de muraille, pource qu'ilz furét expulfé
dé leurs Bourgs,on leur dôna le nom de Bourguignôs. Mäis quät àm
ie les apelle bourguignés,ou pluftoft Gurguliôs, foit 4 ie côfidere qu'a
* - énflezd'orgueil, f'epliffét le gofier; & parlans gros ténäs propos à quel
AJ mal ou pluftoft ; Côme la chofe elt auffi pl” veritable, d'autät qu'ils ft gout
resnter— 8: gourmäds & fadonnét par trop'au'plaifir, & chatotillemét du gofs
-Pretatinde 1] füffit,ce me féble,de ce qu'auGs dit & des courfes premieres, & del'à
veable, gincdécepeuple, &:de la caufe de f6 nom, toutesfois aude que del'inn
Vous voyez comme les anciens ontinterpreté le nom Bourg ‘no
jureen Gaule,
vie, & quelz a
ule:Nousaué
bg couftu.au
lides Tartares o
LGoths, Allds 4
hcôme dit ef :
dremétiônez, &
pre.ues AÎläs dû
Bjortes de peup
pmeaux, & bour
Lduerfité deno
pgnoiftre: Ec
bair de leur b:
d'aller à cheua
militaire. 11z «
mur qui tiroiét v
béchargeoiét f
fqu'ilz eftoiét
mmét Et tout ai
hble,ceux-cy ne
qu'il voyoiét
foi entr'eux efti
blequét ilz iugeo
it de fa belle mo
hignoroïét à c'el
Le, & illuftre {=
eftoiét pris
plufieurs grâde
nerales, & côm
nôs font dre
queau Solon en
jouuellé à fonne
uenté, defiré,t
,& efcouté, & t
ions foient g:
ble & polie, fi ct
in, Voyezi
else
bars, gourma
ignoient les ch
ene bien banqr
x ou Oignons,
irs perfonnes, cà
E propres & {o
jausiens Bourg:
DE L'EVROPE. 196
jureen aule,il eft raifon de môftrer quelles eftoiét ces mœurs& façôs
vie, & quelzaufli furent iadis ceux defquelz ilz enuahirét les terres en
ale:Nousauës fouuêt parlé des Scythes, & de lagräd’ varieté de leurs
pré couftu.au viure,mais {616 14 fentéce des'pl anciés, fi ce n’eft dpar-
ludes Tartares ou Hôgres,no*en auôs fpecifié les manieres:mais touchés
LGoths, Alläs & Wädales efpluchés les premiers, lesautres, parmy lef-
bcôme dit eft fuyuät l'opiniô de Pline) font les Bourguignôs, reftét à |
dremétiônez,&defquels l'auois differé Le recit iufqu'à leur lieu & place C‘2 47 da-
pre.ues All&s dôc, defquelz le nom l'eftédoit iadis für plufieurs,& diuer mes
Ljortes de peuple, quoy à fuflét feparez les vns des autres, & partis par M l
peaux, & bourgades affez efloi es & fe su d'éfemble,&ayäs gré 31e
Lduerlité denoms, fi eft-ce à la fimilitude des mœurs les faifoit tous en |
pgnoiftre: Entät 4 to®,à la Façô des autres Scythes viuoiét plus de lait
hair de leur beftail à de chofe quelcôque, ayäs la ieuneffe 'accouftu-
d'aller à cheual, 8e tous bôs guerriers & fâges en ce qui eft de l’exer-
jemilitaire. Llz eftoiét de belle ftature , ayäs ts cheueux aflez blôds,les.
pur qui tiroiét vn peu fur le farouche, & legers à la courfe,à caufe qu'ils
fechargeoiét point par trop d'armes, femblables prefque aux Huns,
fqu'ilz eftoiét pl’ acoftables, & gracieux, & fe maintenoy ét plus pro=
rét, Et tout ainfi q les hômes qui font paifibles aymét vn rèpos dele
ble,ceux-cy ne prenoiét plaifir qu'à la guerre,& ne fe delectoient que à
qu'il voyoiét de grands perilz les accouftumer autrauail: auffi celuy .Ælaus, was
boit entr’eux eftimé biéheureux lequel finoit fes iours en batailles, & par dales e>-2our
blequét ilz iugeoiét l'hôme poltrô,& de vil efprit,qui vicilliffant mou wi
it de fa belle mort en fa maifon & la chargeoiét d'iniures, 8 po a D
bignoroiét à c'eftoit que de feruitude,côme eftäs fortis to’ d'vne gene-
fé, & illuftre fsméce:: & les iuges qu'ilz choififloient pour faire droit à inget
hci eftoiét pris d'étre ceux qu par 16g vfage auoiét acquis l’experiéce iadi elleux;
plufieurs grâdes chofes au fait militaire. Or font toutes fes conditions envve Les se-
nerales, & cômunes à tous les peuples Scythiés,mais celles des Bour- prerimaur.
jmôs font dreffées mieux psr Sidonieapollinaire quand il dit, Tu és vn
mueau Solon entre les Bourguignôs en difputant de la loy,vn amphiô sidonse, pol
nouuellé à fonner de la harp, & en accordät les inftrumens tu ésaymé, linasre 4 S'iqu
quenté,defiré, tu plais à chacü, tu és appellé de to’ & choifi detes voi. grie, lin.s.
sé efcouté, & tu iuges des affaires de chacun.Et côbien queles Bour. gpif.5.
ignons foient groffiers & de corps 8 d'efprit, & que leurame foit mal
ée& polie,fi eit-ce qu'on aprend de toy le langage, & cœur purement L£ Carhwlin
in, Voyezicy comme Apollinaire painét ce peuple l'apellant grof- panegyrig.des
x, fimple fans rufe ny malice quelconque : & ailleur il les nomme Mopres.
rbares, gourmands , & les dit eftre d'vne ftature defmefurée, & qu'ils
ignoient les cheueux auec du Beurre, & chantoient lors qu'ilz 4- Bourguignens
inc bien banqueté , les viandes defquelz il defcrit auoir cfté des de route an-
x ou Oignons, 8 ne fe foucia ns de l'ornement & parure gentille de ciemneré wi=
rs perfonnes,comme aufli foit que les Gauloys de tout temps ayent enerons €
LE propres & foigneux de fe tenir honeftement en ordre. Au refte, liboureurs.
auciens Bourguignons , arreftez que furent en quelque fiege que ce
js", LIVRE TROISIEME |
fuftaoyent pour leur oing principal, & eure particuliere l'art is M
refchal,& Charpentier côme les plus honorables, 8e neecifaires fadond
au labourage, & cultiuans lesterres, plantans lé vigne, & portans le 1j
des méilleurs vignerüs & plus experts & diligés lsboureurs qu'on
pour lors ny és cantes,ny en toure la Germanie, Et refpettoyét teller
P”: 1... £ H
o pete de celt ordre, & condition d’hommes,qu'ik n'eftoit permis à sutre qu'a
L'art molitas-
ricufture les detinit ainfi employez, fi efbcequ'ilsne mefpriGyétle
M Em choififfoyent les plus fort z.robuftes, & gaillards d'est lai
neffe chäpeftre pour aller à la guerre:à laquelle ils portoient pourfes
Bonrgui- urir, fuyant l'ancienne façon des Barba-es de Scyt ie, des cuirs non
nés sidoni, "NY Couroyez des beftes qu'ils occioyent: l'arc eftoit leur exercice
g FAT € ave fagettés qu'ils oignoyent de certaine herbe venimeufe;ainfi qu'ip
marre
mairdes. AN6S-
ênes des
toyent vn ferpent fe trainant & entortillé en plufieurs entortillemens
qui ténoit la gueule entré-ouuerre corume preft à deuorer quelqued
& le paignoyent fürleurs targues,roncaches,& Pauoys. Auoyentenll
dé couftume de porter en guerre,& pour figne en leur enfeignes vnd@
Goths or a4-
Ca es Septent.4 k à ; &
re rieul,rourainfi queles Cimbres vn Toreau, Les Bo 48 vo Lyon,
si dit que venir en Gaule, & les Gepides vn nauire. Quant
és faûs faillir qu'ils ont efté Idolatres tout ainfi que le refte des feptem
naux, & que fuyuët la fuperftiti6 desScythes, Aläs, Wandales, Goth
Des
chafez. per
Les Geths.
&'prémier conduéteur des armées, ar:quelils facrifroyent iadis les h
mes fans luy baftir ny temple,chapelle,ny oratoire quelconque.Mi
te ilz vindrenten la cognoiffance le l’Euangile; il le fault fauoir.E
Br E Te tenans encor en Alemsigne apres que les Goths les eurent chalfezd
en pres du fiezue Wiftule,il n'cftoit année du monde qu'ils ne fe veifles
les Huns.
a telles angoilles que deffailz craignoyent de veoir laruine dernie
leur nom, & l'abolition deleur memoire. Et commetous moyem
failliffent, & entendiffent parler fouuentles Chreftiens, qui leur pré
L foient le puiffance de Dieu , & les miracles qu'il faifoit , & auoit fait
Commes Dour la deffeace de fon peuple, pouffez & de crainte, &-de quelques
Bou Mes Fadrefferét à quelques Eusfques Chreftiés,& lesappellerét pour
deundrent … Jeux quelmoyëil yauoit pour fe deliurer d'vnerteiisferuitude: C
: Chrofhens. cy voyans l'occafiô prefenter fe pour faire vn grand feruice à Dieu
de leurs cachettes & lieux efcartez , car ilz n'olayét fe monftrer;crai
Ja mort,à caufe des Idolatres mal affectionnez au Chriftianifme, &
rien craindre commencent à prefcher Lefus Chrift, & dôner cœur
ple,que fil vouloit laiffer ce faux, & abominable feruice des Idolesy
embraffer la foy de l'Euangile, que fans nul doubte Dieu teur ai
& les allégeroit detant de maux que iufqu'à lors ils auoyent foufurt
les'courfes,, inuafions, & affaults des Huns. Le fimple, & aifé à pif
Bourguignon touché du doige de Dieu, oyt de bop cœur les pri
adiol
boureurs de faire & créer l'eirs Princes & Magifbratz, & jaçoit quehl
fént en vfent les Caribes és Tades occidétales. En leurs enfeignesil:
leur religione
. >. Gepides, ils ont eu vn glaiue pour Dieu, leur reprefentant Mars le gr
dsbix, er
failliz, &traitez fort mal par les Huns, qui en vouloyent a tout le mA
fans qu'ils portaffent refpelt à nation quelconque, & qui les condui
peique po:
Lréfoumet’f
receuoir le:f:
e difcourir fi k
“l'adoration
coniosnt cel
roume Subta
irentbrauc
mir prefque |
ie l'enfiryan
ndte Etaduin
œuignons:à n(
Le cs euradin
& diligence )a
vricetirmon
ace, comme a
x no e des fout
tue ledit Bonif
wretezen G:
fcodofe je ie
Daunt que pañler
hetoient ceux
que ceux y ar
pafriome Les Ga
Fr
Î TMDPE! LEVROPES : :: 199
ts foy à leurdire;fclaifeïinérüire;& catechifer, prend la do@rine:
seique pour loy;eprend les faints mifteres de notre eligiô, & ainfi
LE Léfoumetfon colfuperbe fouslamain du faint Miniftere de Dieu, Æ/##: vain-
eceuoir le falutaire fauement de fainteté & regeneratian.Que fault ‘4x par les
sdifcourirfi longuement, aucclc.changemét de l'opinion des Dieux Zowrgignons
y'adorationd'vnfeul, &tout puiffant createur du Ciel, &.de Ja ter-
brroiointccluy.de leurinfortune à vn grand heur & fehcité, d’autät Sxrare Rey
nome SubrareR oy Hun, & oncle d'Attile vintleurfaireguerre, ils ##r oncle
firencbrauement, &cfuttelle 8 f. remarquable laviétoire qu'iln'y 4.4ftibe.
vri prefque Hunquine pañaftfouziletréchant de l'efpée Bourgui-
x l'enfiyans ceux quipeurent fe fauuer , d’vne telle & fi perilleufe
pate Etaduiat ecfte grande wittoire,& le temps de la conuerfion des
euignonsà nofbre fo y,non duxemps de pas va des Theodofes,ainfi Faute de' Pa
fpreParadin(duquelenautre choie de celte hiftoire ieloüe le fça- «din en [on
kr diligence)ains tenant l'Empire d'Oriét Arcadie ; &ren Occident Pifosre de
ieeltitmonarque, fc fcantfur La chaire faint Pierre Anaftale; 8 nô Bourgoipne.
Mce.comme aufli met le fufdit Paradin, fans dire le quantiefmeil ft En quel rèps
oobre des fouuerains Euefques de L'Eghfce vniuerfclle, comme ainli les Bourguig.
Duc ledit Boniface.s. foait à Rome l'an 422. les Bourguignons eftans vindrent en
wretezen Gaule , commeteux quiyarriucrentfouz Annocent, 1. Gas.
fheodofe je ieune tenant l'Empire d’Orientien d'ande grace. 417
Bunt que paffer outre en leur hiftoire fautveoir au.chapitre fuÿyuant
les betoient ceux qui habitoiér ie oaïs,où à prefent.efl la Bourgoignea-
Les AN QUE Ceux CY arriuaffent en Gaule, & cômeilz les en depofiederent.
L afrient les Gaulsys tenans le pays « prefent Jurguiqnon: La comgquefte d'iceluy,
L desbix, er quelx, Princes yentcommandé ausnt quelRoy de
Franceen fur lefomerais. : Chap. 35:
LA 4 nn 47 : ES ‘Alemans (ain que racompte le Panegi- |
L SN = , 55 "4 tifke Mamertin)fafchez que Le Bouegui80Ëe Mamertin
4 F1 En ‘les riaffont fi longuement priuez, & bannis de Pavegiriffe,
OP RON ‘icursmaifons confpirans enfemble &leurli-
en EN: "1 rborté,)& le recouurement de leurs terres) ne
" 1 : sr: failkrent d'efe@uer la chofe tout ainfi qu'ilz
| À | l'auciéscomplotée, qui fut caufe que les-oc-
cüipæeutsvoyésauscquelie fu:icles dechaf-
} lez ieur doûnoient deflus ne fcirent trop le 4
4 retifà quicer la place, & pañlans le Rhin vin- Per Paulé E-
pen Gaulé, ‘aufné quelles Françoys y donnaffentattainee aucune , & mile lis.r. de
nfetenans encor en Francüiiéalyant pour Duc;ë& chef Pharamond, l'hiff.Fran-
ile poctoit eheor le titré @e-Roy;gins tu furidonné Zurisae feant ge.
pas la dé race quatre cers viigéoù ie Bourguigaobsefiäyens en Ker47. lin,
le désle temps deduit cy deffüs: SA Ah M rie 1.des chofés
be, & éxceHent omme de noftre fiecle, Beat Rhenan bien ferité de la Germa=
letres, & ornement de la Germanie, qui en parle — fon: Ten mie.
JS, : LIVRETIR OMSI BSME D
PEmpire le filz-d’Ancadie nommé Théodôfe leieunéicefürentep M ic
guignons premierement qui paffans dela Germanie indrent eniah, L: nains Pr
terres des peuples voifins dé Seine, 8: des Eduens, 80 fe fetirerent}} ne pile diuiN
"fez des A l'emans qui les chaffoient de la Prouince que qüelques année! È * Nip Thai.
paräuant ils auoient violemment fur eux occupée; &cdé laquelle: A Hadriänio LA
| auoient fouuent redemandé la iouïffance-Parlant ainfi les auteurs de LE msrif ma.
Gauliys ca tranfmigration eh Gaule faut voir. en quelicartier d'icelle ce fu, ve PATTES
fe de La gran- ous fçauons eh combien de parties iesGaules font diuifées, & vigne, 11 Khodnio
deur de tule point que tout ainfi que les Gauloys furent ceux qui auec leur En 1 qndulsentif,
Cefar. vaitlance;cauferent l'eftabliflement de la Monarchie des Cefars RO, 0).
_ quepér eux auffi fanonchaliffans,lerenom Romain faneantift, & a M ju Prouinos
Tout le mide faccagement des Gaules, on voit l'Empire ffen aller à veuë d'œil in ons fe fa
croit fe ‘aufitoutes lesnat:cns eftranges prenoientleur chemin vers le paisG 1à defquels Ce
aux Géuhis oÿs pour y dreffer eurconqueftes, chafeuneen arrächant quel; fetendoi
à caufe des chantillon,tant le païs leur plaifoit ; & auoÿer à gré, en occupant de nn des canto!
Romains, y. bellé Prouincé ; de faire quelque grand defplaifir au: Monarque ceux qui fe
arréfez,… l'Empire. 7" 0 6 0 tentant que
‘!: Orauant que nous enquerir plus auant de leftat ancien des Ga ouz les He
fault fçauoir quelles eftoientles Prouinces fur lefquelles ls Roman fliänce, & c
Puy Sexte PO UOY ON eommandement, quelz pays leur eftoyentalliez , & ceux qu les ont depu
-_ pée à valenti aympyent & careffoyent d'auantage. Les Prouincesiadis fubiettes à | ons du temps «
sian Emp. pieRoinain font ainfi comptées par ceux qui iadis en faifoit Les dendi m'amuferoy:
Nombre des Esetnréhents premiere, & feconde& troifreme Lyonnoife,la Lyonnoi(. favaillance,
Prouinces Sens;là premiere Belgique & feconde Belgique ; les Alpes maritime M. G liberté cc
Gauhifes fa Alpes Penines & Grecques.La premiere , & feconde Aquitaine, la NE conquift aue
settes sadis à populane;la premiere & feconde Narbonnoife, & la grand region ds; ie vous renu
l'Empire R- quanois:lefquelles toutes eftoient gouuernées par trente gouuerneu fiffèntbien
main. prefidents, car autant en auoyentles Empereur Orientaulx és ptidi.etous tes Lo
Ducz, des Li deçà qu'ilz appelloyent Occidentales.Or les lieutenants generauxau venu fi à (on:
mites chan fépt Prefidenz fous leuriurifdiétion &'puiffance & en chacune prouli Yobeyflänce8c
gen Prin- Y AUOÏtVN Colonnel commandant fur les Legions Romaines, lequel? enons aux 1
ci berediras toufiours en garnifon fur les frontieres,& portoit le nomfde Duc du
res depuis. te comme celuy qui efloit Duc furles Sequanois eftoit nommé Duc
Hmite Sequanien, & celuy:du Rhofne;chef du premier, ou fecondii
du Rhofne . Les liures des hifloriéns:parlans de cecy ; donnent enc
H6z aux anciens, qui ontefté fi curieux, & diligens obferuateurs de l'
quité que d'en auoir: laïiflé grauée Ja memoire és marbres, & Bronze
Maifin de autres chofes durables:comme l’ôen peut 1yre vne au Chafteau de
Z'ournon ane NON, portant marque de telle antiquité quele lieu , & la familfele m
cvenne go» il- ftrentaffes, pour eftre des plus illuftresde ce Royaume, & des prem
bre. foit ne pan ancienneté que pas vne des Gaules:& où les mai
- syantlaifféla memoire de leurs geftes, ont laiflé des enfans qui n'on
, :* tien forligné de la generofité qu'ils leur ont marqué au front, imprin
! J'ame, & graué en toutes les aétions de leur vie. FAN ape
: A Tournon donc le long du Rhofne fe voit vn Marbre auec cefts
+
equanois & d
Empire iuf( qu
pme lors,ainfi qu
ique le chante P
ueiadis Arcadi
jore les 'annoni
oufte, Ou comm
lsterres, où fe
juilege de foufñf
Procopie n'en di
hefne téps/dit-i
ain & puiffan:
iette & tributai
uit les Empers
wenées d'va cert
*
DE LEVROPEX : _ «8
ji: gmperaters Cafr dis LE ie DONS ME OA ART LE thon dc: drtiel for sr Mérbre ancié
angndams Papthnes SU iii onu Doiiton ee PeWrTratan
sue pile dimilNerdei 3 citron on PE ornoil 2: 6ft Duc du
x arepeté T'raiatéé nfbon: + 15i3er ‘ rs md ga ? PRET 2. Limite du
joli madrid DÆmgs 15 eine Lion cn ut au0n Rh/nes
pr Max.Trib. | IH ETES: à ENS Ton ET at
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frs ET s si. 4 Li à SOIENT #S “£ POUF VAS | :
cs Prouinces"confiderées, & fçachans que l'hiftoire porte-que les: ha 4
nignons fe fäifirent du'païs Sequanois,il fault voir quelles gens c'e: Quiefoyens
| ati pr rt Qui efoyent
nrdefquels Cefrefcrit.que leur Empirceftoit fort grand en Gaule desSequanoi.
viléeftendoitiufqu'aux finages de Bafle,qui à prefeateft de la con: -:
hion des cantons des Suiffés:1à où à parler proprementies Sequanois. :
dat ceux qui fe:tenoïent ai: païs qu'à prefenron nomme la Franche AU
préentant que ce qui eft maintenant du Duché de Bourgaigne;eftoit
wis fouz les Heduens, & Lingoniens,à fçauoir ceux Pr oo
bi,slliance, & obeïffance des villes capitales d’Autun, & de Langres
kiles ont depuis efté aufli comprifes fouzle poutoir royal des sour-
bons du temps que celte Prouincecftait erigéc.en Royaume,
jm'amuferoy: longuementà vous deduire les mœurs anciénes de ce
ble favaillance;integrité;foy;loyauté, conftance , & grand cœur de-
air fa liberté contre latyrannie des voleurs de l'vniuers, mais Cefar . .
sconquiftauec leurs forcesmefmes, vous en peut faire le récit, & 727 Cefar
hélie vous renuoyc;feulement vous dis que files Heduens,& Sequa- 75 Comér.
if fuffentbiementré entenduz &que les Heluetiens euffent euami- liu.r. Gr 2:
ectous les deux; & queles Gaulesn'euffentefté partialilées, Cefar
venu #5 à féniaife àbout de fon entreprife, d'afl iettir les Gaules
Yobeyflance 8cenfeigne de l'aigle Romaine. :
Reuenons aux Bourguignons puis que ce font eux quife faifirent &
equanois & des terres des Heduens,& Autunoïis, & qui eftendirent
rEmpire arte Senonois d'vne part, & la Prouence.d’vne autre,
pme lors,ainfi que i'ay dit,la Gaule ‘futieioüet detoutes:les nations,
fque le chante Pacat efcriuant à l'Empereur Theodofe: C'eft(dit-il-
jueiadis Arcadie fouhaittoit;lequel a perdulesGaules mal fortunées:
pre les Fannonies, & n'attends que l’extreme ruïne des Gaulois, puis
ufte, Ou commenceray -ie danc;li ce n'eftà toy Gaule qui entre tou-
lsterres', où feltoit arreftée ceftepeftete peux à bon droit attribuer se
luilege de fouffrir cesmiferesÿ, 6. 42 42,0 4 22
Procopie n’en dit pas moins parlant en cefte forte des Bourguignons: |
hefins téps/dit-il eftänsruez fufF Empire Roimain;ilz tindrent fouz sidonre .Æ-
main & puiffance les Rénbnies;fc vne partie-descaulés delà Je Rhof polaire lix
hiette & tributaire ; Sidenistadir rie cnqüellesangoiffesils:audientepyf.7. 4 ir
uit les Empereurs, lors qu'itefGrie hinfi à Vincent) y déclairant nr.
oenées d'vn certain. Aruénde quitrahifant &c rn &.fon Prince,
D dd ij
M,
4
Pacat à l'Em
per. F heodo)
le sune.
Procopie en la
guerre Ge thé.
#
Une. : LIVRE TROISIESME
incitoit les Barbares contre les vns,& lesautres,8tvoicy éGmeil
«pu thep. Valé :
Les embaffadeurs de la Prouince Gauloife Tonâce,Férreol, The Ma ltiuy Ætie;
& Petronie hommes & doétes, & bien difans, & lefquelz nous JM ement apre
vfrsande ‘mettre entré les plus excellens & illuftres de noftre païs, füyuirenr pod guerrier
traiffre.… yande au nom de tout le peuple pour l’accufer deuant-le Senat à p Raurguignôs le
res d'VR païs
gnefpris de l'E
kloyent les fin
thguerresles Ve
Ce Roy Goth portans les charges & informations contre luy dréllées . Ceux.cy en
cfoit The autres chofes que les eftats du païs leur auoyent enchangé de faire,
doric. | toyent des lettres füuprifés entre les mains du fecretaire dudit Aruand
Ces Bretons ]e{quelles fadreffoyent aux roys des Gothz,quéle fufdit fecretaire, n
dffotent ceux que fut confeffa eftre enuoyées de la part de fon maiftre. Or deftou que l'apelle l°
dela grand ArüandeteRoy Goth deixpaix âuec l'Emp, Gtéc, luy monftran ie Bourguig
Zretaigne. … failloicpluftoft fe getter fur les Bretons arreftez le lon ;de‘la riviere Murint;feir paix <
ben laquelle p
kHuns, & Att
hnçois. Le prec
fe copaignon dd
be lefuchrift p
iftique Patrice
eaux Alpes. Ce
in, & vint hab
urterre, Ou pO
ken faifans qu’
vilseuñcnt defr
auf peu vray-
2 de la face del:
taux terres t €!
icaule , & Etie
jen fait Foy, qui
don de contr:
entiere de la m
les patentes du |
auliure des loix
affemblé les eft:
les deux bourgc
:… : .…Loire,.& eftoit befoing de partir les Gaules auec les Bourguignon
Sedonie li. 3- le droit des gentz . Voyez les Bourguignons en Gaule, & ceux qui,
epiff.4.4 Fe- uoïent gaignez pour fouftenir leur part y;à fih'qu'oti cognoifle queian
sx. pris ne fut enuahy par aucun eftranger quelque force-qu'ileuft, fans k
hifon, & mefchanceté de quelqu'vn des naturélz de la Prouince. Del:
pouuentement que ces nations donnoient pour lors aux Gaulois, lem
me Sidonie en parleencor à Felix en ceftemaniere: Gorolas, [uifder
tion, & Client de voftre excellence, lequel n’eftoit fa fete queie mef
fe, feroit fort chery de moy, vous porte des lettres dema part, lelquef
Cefle citée-_ ï'ay efcritefmeu de grand triftéffe : Entant que noftre' cité eftant com
floit Clermos vn limite & borne du païs voifin , eft grandement effrayée pour vor
en Auuergne. nations barbares, & eftranges l'suoifiner’, & comme enceindre auec!:d
armées de toutes parts. Ainfi eftäs pofez au milieu de ces peuples quint
hayentouportent enuie, comme preftz de leur feruir de proye mil
Sidoni b.8. ble, fommes foupçonnez par les Bourguignons, & auons iles Goth}
epift.7. à quéué; &ne pouvons euiter le courroux des affaillans, ny l'enuie de ct
Lempridie, Qui nous deffendent . Eten vnautrepaffage defcriuant à Lampridie,
vers quelqu'vne des nations qui pbur lors couroyent toute l'Europe
de ces parolles. 11
0) court vagabemdle Ferule aux pers yeux
Qui fe tient aux recoings del'Ocanondenx
VÆyant mefine couleur prefqu'en fin fer vs os bDaufiné, Lyon
Que celle de La mer part + fonerage: ee Mror, & le Niuer
Joy le Beurguignen de fépt pred7 de hauteur: sel nes, Par ainfi ay
Flechifant le genoil demande de bncæur ant que deduir
knt des eftats 8
police a iadis v
cundebauld qu
Rue Clouis le gr:
srecueillons qu
a liure des loix
Iles, Au nom de
eur le Roy Gun
La paix ©: le repes:foux, lamain © purffance
Deceux o l'offrogethx, prend fre :
Ainfi ces naticns vnies enfemble affailloyent le pa . où rat
foientla gloire desanciens Gauloys;iadis l'eftoiheme …_.: tout lelmt
Aux Bourguignons encor feioignirêtles Nuithôs detquels parle Taci
& de qui à pris fon nom le païs de Nuithläd, & fe feirét feigneurs dup
Sequanois, lors à les amys d'Etie & Arbogalte dretferent des embult
DE L'EVROPE :
La liuy ætie; que l'Empereur auoit fait mourir igneminieufement te Palenrin
Lufement apres eu auoirreceu les plus grahds feruices que fvigneur :en fapsllois
mod guerrier {çauroft faire à fon prince, Ce fut ceft Ætie, qui voyät 7hrgfle.
Wurguignôs f'efgarer en leurs façôs de faire, & fenorgueillir fe voyäs D'Etee vey
hesd'vn païs fifertil ; & riche q celuy qu'ils poffedoyét, & qu'au Paul diacre
pnefpris de l'Empire Romaï ils faifoiét des courfes far le païs voifin L.5. des gefes
kloyent les finages des citez limitrophes , & alliées de l’Empire leur Raman. :
biguerresles vainquift, &-prift prifonnier leur Roy Gunditare, c'eft Damafene
juré l'apelle l'hiftoire de Conitantinople ; comme ainfi foit que les. au /xplemenn:
urint,feir paix auec luy,& l'affociaà l’alliice & amitié du peuple Ro.
ben laquelle perfifterent les Bourguïgnonsveu qu'en la bataille cô. Bobr£Highons
kHuns, & Attile ilz l'y trouuerent pour l'Empire auectes Goths & cor les pis
çois. Le predeceffeur de cundioquéauoit efté Gande gefel,quifi pos 25 Re= :
kcôpaignon doré, & fut le premier Chreftien,& apelléa la cognoif- ns,
ble lefuchrift par la predication:de Domitian Euefquede Gencue, .
lufique Patrice de T'arétaife, & de Theodole EucfquedeSy6 citté y qui furët
beaux Alpes. Ce fut fous ce Roy premier baptifé que ce peuple pañla pers Ze
in,& vint habiter au pays Hedué, & Sequanois chaffantlesnaturels 3,4,0.à Le ‘
yrterre, ou pour mieux parler;fe meflans enfemble;& de deux peu- fo. di
kn'en faifans qu'vn, comme aufli feirent les Françoys depuis:car de di
Wilsrunicnt defraciné la memoire jufqu'au fonds de Ja race Gauloifes
ul peu vray-fembJable, comme l'on voit files crecs font dutout
u de la face de la terre, quoy que le T'ürcayeenuahy leur Prouince.
taux terres t enuës fous leur iurifdiétion apres qu'ils fe furent faifis
icaule , & Etie & Valentinian eftans decedez , le Royaume d'Arles
jen fait Foy, qui efloit du fief , & conqueftes Bourguignonnes, &la
don de conträd Roy deOrleans & forty d'vn dés enfans dé Cloril ROM
kritiere de la maifon de bourgoigne:'& le pouuons encore recucillir.d'Arles furet
le patentes du Roy Gundebauld oncle de la fufdite Clotilde, apo: sedis aux
aliure des loix par luy eftablies fur fon peuple, faites à Lyon;,ou il'a- Bo#rg.
ifemblé les eftats, & confeil des Princes de toutes fes térrescellemét
les deux bourgoigne que nousapellons & Duché, & Franche Com: .
kDaufiné,Lyonnois, Forefts, Viuarez,& Prouécr;vne partie du sor- Gundebauldt
où, & le Niuernois cftoyent desapennages des côqueftes sourgui- legiflateur des
mes, Par ainffi ayans tenu propos des loix dé cepeuple,iefuisd'aduis, zowrgmignons
ntque deduire les Roys,ny leur durée, & continuation,ny le châ Terres 14dis
nt des eftats Bourguignons nous monftrions fous quelle ordonnä- fsnertes ati roy
k police a iadis vefcu ee nation Wandale & Scythique:& puis que de Bowrguig.
cundebauld qui fut lé lepiflateur, & qui regnoit fur eux du téps mef
ue Clouis le grand tenoit l'Empire des François , ie fuis d’aduis que prefacedes
srecueillons quelques At dés patëtes mefmes.qui feruét dé pre: losx de Bour-
ailiure des loix eftablies fur la Bourgoigne:defquelles telles fôt les gosgne par le
les, Au nom de Dieu, pour cognoiftre la foy de noftretrefglorieux rs» Gwndeb.
eur le Roy cundebauld, voicy leliure des vis: » COntenant
Ddd iij
pu 1 KO 199
step. Valétinié, & qu'iceluy fut oécis par vn foidat qui auote d'air. Ce folder us
js Bourguignonnes le nôment Gundioque, lequel puis apres Etie d'Eutre.ly4
|
|
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LIVRE TROISIEME 4 k
| es loix:& pales & prefentes, qu'on doitobferuer ésterres defesfe EE, :
À riés fait le ici auant les Halendes d'Auril,à Lyon:& cey eflantl ir be
. duit par l'amour, & zelé deiuftice , par laquelle Dieu:.eft appaifé, à IL
puiffance de ce nionde acquife & entretenuë. : Ayÿans prémieremen] J f : st
. d'aduis & confeil denoz Comes, & feigneurs à nous fubietz, defirey neo
faire fi bien que l’equité & incegrité des iugemens aneätiflent & ch: ci A0 hS ;
Runemde… loingtous falaires ; & corruptions qu'on peutfaire en exerçant La te
Remasn il, : voulons que les iuges, & magiftrats,aufquelz.cft dônée la charge du ‘qu °
À À nr, que ilen
appalloient les ple,iugent & compofént d'icy en auant de tout diffrent meu entre" à Le els
weturelz, du Donigriéiok & léromainifelon & füyuantnoz loix, & tellement qi #4 re
pais.Voez:. n'y aÿtaucun fi hardy qui ofe prendre aucü falaire,prefent,ny reueny MR? fes br
en La loy Sal efpérot recompence pour le iugemët 455 caufes ab rarit n'en HE ie lon!
. que tiltre 17. rien des parties,ains boit cont-0c de la feule integritérequileà celuy { te #4
Perag.2.07. eft appellé tel office Et auons cefte opinion que c'eft de nous que d ans : fon 1
3.7" tilt.3$. procedeï l'eretion & eftabliffemeét des loix,& couftumes,ne vouläs pie qu , ”
dulien des... corque noftre fifc reçaiue plus que ce qui eft ordonné parles ancile ee de
Fracs.Parag. ]oix & ordonnances. Sçachent donétous les iScigneurs ; Comtes, Fe” ue hdd:
36 4. 4. - feilliers, domeftiques, & officiers de noftre maif ifon,tous Chanceliers: Ok nil
de mot Ky- citoyens tant Bourguignôs que Normäds,les bailliFz des villes, vil:@ Hahn à
main dffprif où bourgades,les iuges auflideputez en chacun lieu , & encor tous Mon
pour les Gays\gédarmes qu'ilz ne recéurôt rié des caufts deduites ouingées, &e ne pi "0 "UT :
ess, _ Chafferontaucune recôpence des parties : & les iuges ne contraindre" a
les plaidenrsià côpofer enfemble pour en tirer quelque proffit pour ER Loto À <
uenir Que f quelcü dés fufnômez iugeiniuftement,& fe laiffe cond» * 101 pri
| Siquelcun acc
pre côtre l'ordônance de noz lix,, & qu'il loit côuainçu d'auoir pris
gét,prix,ny don pour iugemét par luy donné,le crime eftät prouut, (
pour feruirà tous d'exémepleil en perdelatefte;fes biens ce pédant
mourans à fes enfans,& legitimes heritiers, puis que la faulte eft tout
* preau delinquant:& leiuge eftant Romain que fes biés nous foyen
filquez: Mais fi le iuge accufé ne.peut eftre côuaincu du crime& qu'il
bue foit mis en
en foit puny f
l'accufateur pa)
ivn homme frar
min, ou Barba
aye preuuc füuffifante, nous voulôs que l’accufateur fouffre peine pars pire nombre
à celle que le iuge euft fenty eftanr prouué pour corrompu, & iniuft@ fe. qui tu
fa fentence.Que file iuge Barbare, ou Romain,n'entendant bien no" MP0l6 au pris
Siva homme rat
illayt violée, «
dequoy fatisfais
ic, affin queil
dire,ou à faulte de diligence, & fans corruption,f'eft eloigné de no
Loy en iugeant,queil foit quittepour l'amende: & la caufe par luy
géc fera reuoquée, & de rechefdecidée pour y faire droit & iuftice,
w'il n’y aÿt homme, fojtou Baillif Romain, ou Bourguignon,quil
Poez. Les Bar
barres qui ap. hardiffe de decider & ordonner de quelque caufe en labfençe du i re dt
PURE € KT & cependant qu'’ilz eftudient ce prefent liure, afin qu'ilz ne pretend roc arr
main Bar- Sivnefille d'vn
3 aucune ignorance fur ce qui appartient à l’ordre de noz loix & ord 6
jé nances. Or eft tel l'ordre de la police dreflée par le Roy Gondebauldi”""ntement de
fiftantla premiere loy furles donations. D'autant { dit le Legifladip qui luy peut el
: que par les loix de noz predecelleurson n'auoit pourueu en rien  me le Roy Bou
puiffance,ou liberté oétroyéeaux Peres eh cc qui touche les donal rons.il nous pl
nous y ayons aduifé auec noftreconfeil, & 1e commun confentemen dant fans hoirr
volonté de Fr » & veulons qu’il foit permis au Pere , auanf qué à te eu
| TM'DE L'EVROPE,.
pes, & partages de fon bien à fes enfaas de donner, & auantager le-
illuy plaira de fes heritiers fur la copmunauté defon bien, & defes De lapuif ce
ntz, & conqueltz, la terre exceprée , qui a efté acquife fous letiltre de dôner til.
x, & ancien patrimoine , en laquelle voulons que foit gärdée l'or- 1-P4r4£.1.
nce de nozpredecefleurs. Si quelcun occift vn homme francde
Miion de noz Yuiets de quelque natiô qu'il foit,ou vn feruiteur royal Des homici-
We qu'il foit Barbare , Ou qui'aura tafché temerairement delefaire des Filt.2,
gr, que illén compofe tout ainfi que fi defia il auoit efpandu le fang.
Bons neantmoins que fi quelcun fe voyoit affailly ou batu, & pour-
& que preffé de iufte-douleuril occie celdÿ qui l’affailloit, ayät fait
nede fon innocence, qn'il foit quitte en l'amendant aux parentz du
int felon la qualité dé‘la perfonne . Si vn éfclaue occift vnhomme
ns le fceu ou confencement de fon feigneur, que le ferffoit liuxé a
j&que fon mailtre n'en fouffre chofe quelconque: mais Le maiftre y
facant,que tous deux foyent condemnez À la mort.Neantmoins or-
Wela loy que lcs parents du deffunét n'auront licence de pourfuyure Des afrachife
kque celuy qui à commis le crime, car tout ainfi que elle veut que le /émens #11,3.
Gant foit puny , auffi ne pretend elle fouffrir que l’innocent foit op- Des ftbornats.
Hny tourmenté, Les efclaues qui ont efté affrächis par la volonte des ens de fêrfs &>
predeceffeurs , il ordôna que denrouraflét iouiffans du droit de leur des Larcins,rile
ms. Quiconque {oit Bourguignon, ou Romain fubornera l’efciaue tre 4.
dtuy,ou aura defrobé le cheual, bœuf, ou vache def6 prochainiqu'il Des accufati-
bre, & foit prife fur fes biens la valeur de la befte emblée pour pra ons Tilt,7.
| Siquelcün accufe le ferf,ou fermier d’vn autre,que ledit fermier,ou
ue foit mis entre les mains duiuge affin que f'il confeffe le crime
en foit puny felon la griefueté d'iceluy,mais fil eft trouuéinnocent,
l'iccufateur paye au Seigneur de l'accufé le pris de fon innocence.
In homme franc eft foupçonné d'aucun forfait, foit-il Bourguignon,
min, ou Barbare, que pour fe purgeriliureauec fa femme & enfans
qu'au nombre de ie de Gmaon & famille. L
L'homme qui tuera vn Efclaue {oit-il Romain,ou Bourguignon,qu'il do
ompofe au pris de foixante folz, & douze folz pour l'anende. : né
Sivn homme rauift vne fille, & que elle efchappe de fes mains, auant Line ril.12.
il'ayt violée, quelerauiffeur paye fix foisle pris delafille , & fil
dequoy fätisfaire , queon le mette entreles mains des parents de
ie, affin que ilz difpofent de luy comme bonleur femblera . Mais
flede fon bon gré fen va versluy & qu'il la cognoile, qu’elle paye
le Glaire pour fon mariage.
Sivne fille d’vn romain fe marie à vn Bourguignon , fans la volonté
bofentement de fes parents,que elle perde auf tout droit defuccef-
iqui luy peut efchoir de fes parentz . Quant aux fucceflions, voicy \
me le Roy Bourguignon en parle:Sur les fuccefsions entre les bour=
pnons.il nous plaift ; que on f'y gouuzrne en cefte forte . L'homme pe: facefnns
menant fans hoir mafle de fon corps, que au lieudu:filz la fille fucce- rlr.r4e
en l'heritage du pere & delamerc , & ceux-cy y manquans , quele
ntombeaux freres & œurs des deffunez '
&
l LIVRE TROISTÈME
Nous à pleu éncord'ordonner, que fi la femme #eurt fans enfin 1
ry ne pourrarien demander des biens qui aperrenoëit à icelle, non
ue Ja femme,ny aucun de fes varens ne peuuent 2 mt urli
Æffion du mary, mourant fans auoir eu enfant d'elle.Si vne fille ave
virginité à Dieu & perfeueré en fa chafteté, fi elle à deux freres, ells
la troifiefme des biés, & {uccefli6 de fon pere:voire:quéd il y auroit
fieurs enfans, elle en tirera coufiours fa iufteportiô: & fille n'a qu
. frere, fi ne ioujra elle pourtant que de fa 3. partie, & encore fous: tell
dirion qu'elle decedant ce que elle auoit du patrimoine;& vfufruits
. luy reuiédraä ceux qMfluy fonties plus proches de fang:fäs qu'elle
Des querele fe rienaliener, védre, ny donner fi ce n’elt ce qu'elle a de la fucceffo
et debatiT ils. fa mere,ou en meubles & ioyaux,ou ce que elle aura aquis par on teux- ce
1ÿe & diligence: en quoy nous les difpéfons d'vfer de leur liberalité & naufeneve:
toifie. Sivn Bourguigaon frâc de condition efmeut. n oife en la mie notre fig
d'autruy qu'il l'amende & à celuy à qui eff le logis, & au Prince, MGundioque,l
c'eft vn efclaue qui a fait la faulte, qu'il en foit recompencé par leds prince Frat
. ‘ de cenfcoups de fouët, fans que pour cela fon maïftre en encoure déwies pats de
ge quelconque. Si queleun fuyuant vne befte par trace vient iufqu'ie Bicfinde ft
Desdelays Bis de celuy à qui eft la befte, l'étrée dudl le maiftre luy denie,qu'v@enier qui paf
* des proces rit Toit reputé pour larron , lil veut entrer par force:neantmoins vouls M4 Heduens:
37, la recerche en (oit permife voire iufqu'aux femmes.Toutes les caufonbratfs la rë
ont efté debatuesentreles Bourguigaons , & ne fontencor finies, duclontrerel
lefquelz fentence n’y eft interuenuë iufqu’à prefent nous voulons gdiement auoir il
les foyent abolies , et mifes à neant: Si quelcun recognoit ôu vn fien Mtguere vray-f
ou ferudre, qu'il les recouure fansautre forme de proces: fil eft acc tuffent ar
meurtre, qu’il paye l'amende, et que ce pendant toute pour fuite ce(Meen perfuafio
qu'on ne puiffe luy demander rien d’auange . S'il aduiét que par calBicfuis, & def
Meurtres … befte occie vn homme ou de la dent , ou enautre forte , pour ofterainlifoit qui
faits ç> ad- calomnie, nous voulons que la chofe demeure indecif:, entant à cmtitoient de.
wenns par ac- CR Gait-fortuitement ne doit tourner au preiudice de perfonne . Ne lÉglife.CeR 0
‘ciensT'il,18 moins f le cheual d'yn de noz fuiets occift le cheual de l'autre,oule@ciuy qui fout
”_ oule bœufoccift,ou debiliteceluy d'vnautre que l'étier,et fain foi MBlauoifinent,cc
pour celuy qui a fait le dommage.Que fi queleun gettant ou vn dardpriftd'affaurt la
ce,ou autre forte d'armes offeniliues fans y penferfrappe,ou occift héirhandifé parle
ou befte quelcôque que celuy qui tient ies armes foir tenu pour Indie gencr. al de
fi ce n’eft qu'6 preuue,qu'il auoit pris ces armes en main pour endonit, & leféit a
ger quelcun et luy porter prejudice.en fa vie. Quiconque auant pi mort dec
Désengéré- ouyes, et que leiuge ayt prononcé fentence prendra les gages d'ynadécbauldi; Gun
ments Tik19 (£s luy eftre adiugez,qu'il perde fa caufe et Bi encor côdemné à l'afipere le partir d
de de douze folz,Si vn homme ayät perdu vncheual,et fe faifiit dv sommeil foit
tre lerecognoiffant comme fi c’éftoil le fien , et ne le peut prouuer, @tauit-&c fans €
paye celuy:mefme qu'itaura voulu vfurperaufeigoeurqul en pra@Re Gundebdu
: ! prier. SiVn hommefe pénféntauoir proces aue c un autre, fait prédr@niplaterent le
* * ges für luÿ;qu'il l'améde pourchacune chole prife et intuftemét ariel tds ge dé
€'eftre qu'on à peu recueillir des loixancienries de Bourgoigne,t4" les vns conti
ftonne ençor comme il eft poflible qu'on aye sut peu secouurer, " Bpordicéhedà
)
y} 1% À 4
TD LE NV-K:OP E.; à, :
201
Fos NEy aqué éefieirece royale des ps Mans
non CAÏSTÉPIAUE, de cu 9
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cave à
es,elle } M èe
auroit RU, Premiers :
Lqu'vr DS Ro Rwre :
laser ape Ancilid;:40 Flérmerique antaas d'A he RAY des Jak des
fruité NROBIR: Goths gudxin
Midiich, hétay al
denoftrefcigneur 414. & ananeque palfer on Gautoils falugrét pour.
Gundioque, lequel eftoit file d'Atbanae 8 Blelindeniepce deMaë
prince Fraçdys, & du teinprqueencor-leldits Françoys senoient,
wriespaïs de Gueldres, 8Phryke cdmme poar leur demeure, de la+'
ir le ma
Jure dû
ulqu’ de Bicfinde fortift aufli Gondegetil,lequel fut Roy Bourguignon, & P#mièr" Roy:
ie AN tenier qui paffa le Rhiti,&e Farreftaauec @à fuyteés Mali om depiih a W
voulé Ms Heducns delaiffées par leicroupes Romaines,& auffite premier, mg:
cauinibrafa la réligion Chreftichne come dit eff. A.cefluy fuccoda Guen Gaule.
nies, due fon trerc lequel quéy que côfelfait Eefichrift fi oft-çeqne aucüs,
dons gent auoir fuiuy la fuperitition vehimeufe de l'Asrianifine, ce qui
n fien MNquere vray-femblabléieftant les Bourpuignüs bons Catholiques, & . :
acc cuffent nétroyé laprincipautéà vn homme qui leur euft elté cons Gandioque :
ite ceeen perfuafioù, & receuantautre doctrine en la foy A offi les \Alemäs fimé auoir
par cali fus, & defquelsi ‘ayrpuilécecy.nefontautun somptedel'herelie, fé £rrien.:
oftereainlioit querles Euciquésquiles arojentinftruits pounellemécen Gregoire de
ant à ce eftoientdebôhe &fainte vie, & M doctrine defquels, Éviuita.foy, Tours li.2.
|, Neige. CeRoy fèicdefontempade belles, &grédesconqueltes,cô dhigies 38:
out Reluy qui fouinift fous fapuiffance,& Lyon; & r9utlepaïs Ésenuirés Conaufes
in (oit Ml auvitinent,coriquift le Dauphiné, & la Prouenceiufqu'à Marfeilte, du roy Guns:
n dard ' iftd'affaulelaivillé de Nite propre pour l'apürk &des-viures:& dela dioque.
ft héhandif parlé moyen de latarine:Ce Fur contre cEflui-cy-que far: Erre vain-
ur IndEtiegencral de l'armée Imperiale;ê te vainquift,8cd-la fn luy-donna guiff Les Bour
endonMir, & lc féitiamt dès Ronmiasy:en l'amitié défquelz il perfeueraiuls eme.
aoc vai mort, Bdeccdsayant fegnézoians, laifant quatre enfans à fçauoir Paul diacr.
d'vnamrdcbruldiGundegifil;Chilperic &Gothornr,fefquelzapresle decez La .den cher
£a later e partirent la feigneurse,cemmandansitoutésui-touénfsmhle; 4 Row. c:
it d'commeil oi prefque inpodibtequ'yrie dalle puiffsncele sBppres s plant.
uuer, QE" is;&c fanb quelles rmbufches,-&machitations nédésfedten-camt dÆEnrrope.li,
sn Gundebdutd,@ Gundegilibuontpirésienfeinblé É jurerens Ha foy, 14. suce
préd bmplateront laruine-de Icûrs-deuxfreres kfçauoir deCbilperic qui Enfins del,
sarl dithé, & dé Gudomarsou Gétbomar, Seayansgiterhyé quelque Earidrezæefe
ane psles enS concrèlés nasrès ES M Re a 4 6 do. euuent, Eus
rer, ve LPS dicéhe là ie; & if feppue dupe vieux By = dovleRhok l'age.
l ce
LIVRÉ'TROISTESME ;
Cruaulté de jé,@ fes enFirisoccis fottruétlemer,reftie delChilperic deux fils
Gundobaule, nec'eft à faudir qui fût ollipigufe, & Clotilde, laquelle {pouf des
derour ce Clouisle grand, & foprèmier Roy Chrefien ne MM
ve Am theytictinent que Gündobaule purges:lormonde de tout le fang Ro
moyne.li. 1. halle de Bourgoignes & garda feulementles filles, l'vne defquelie,
chaxgs >". cagife de fa mort, & dela ruincentiere dela famille ancienne des Roy
Clarild dm Boutgbigne:mais'les attres font d'aduis; que Gundegifil eftant fon ce
née pour fer, fort éfpôufa la fille de Theodoric Roy des Goths,& umift fous fap
me Clonis) fanice,aÿaut pale les Alpes,la ville, & fiuages de Thunn, Vierceil, Cor
Legrand, Nouarë} &toitlepaïs Aftefan, & trouuæmoyen encor que Sipif
fon filz éut à Femme la niepce du Roy Theodoricpour fe fortifierà}
uchir d'aüantage:mais ceft heur ne luy fut de guere longue.durée:Ca
me Clôuislé grand euft affailly Gundebauld ; tant pour demander pag pe duré
ge; 8 le droit delClotilde qu'il auoir Saut ée, que pour venger Chi qui y regnerer
ricpere de laditte dame que Güädebâu auoic fait mourir: Gundegifl quiobrenans |
gnoiffant quemalaifément riédroit on tefte à l'effort du François RE uslenomd
gaantque fon frere ne luy iouaft vnaufli bon tour qu'il auoit iouéi luy Tean duqu
Ruine de Ger Mitres freres, 8e parens, fallia fecretement de Clouis, & feitfi bien que qi feit baftir!'
deg par Livais enfemble les deux roysi il ne feit aucun femblant de fe mefler di iltre de Co:
cuudsbaulde querelle, Ce quiirritatellement. Gundebauld que l'allantalicger 44 Hugues Com
2) "Vienne au Daulfiné où il Feftoitretiré;il le prift.en peu de temps, & | SEmpcreur Ch:
cift cruellement de fa main Lg nb ainfrGundebault fouillé du deffus, & foi
de fes freres dereura féul Roy de toute laiurifdiétion Bourguigoonl, |, puiffance rc
Enfans de} agoit auf efboufévne filledu Roy Goth Théodorie nommée An né de Rouffill
“CundebaW fiinthe, 8 dé liquelleil euft deux enfans;Sigifmôd c’eft à fçauoir,& QE Le de Bourg:
pourfisus:; dotvàr, lefquelz demourerent pupilles fous la charge d'vn autre Gun eftanttrop fo
par des Fralr ns; pee Sc Comte d'Autun:& cesenfans venus cnaage, comme CR dre chofés:
fon. 110 gtdefie ceffaft de pourfüuiure le fang defon oncle, la guerre fut pub Æutour dé 3
231) contre ces deuxenfans,en laquelle moururent tousies deux:Leroya. 2 sundere
Sig/mod re féhéant à Sigifmond,qui fut prince trefchreftien, & qui par le moyer perf Gerard
fort éatheli- pit Maximin: Euefque de Geneue, & Theodole euefque de Syon,».n 46 ceftuy «
qu affemtblier les prelats de fes terres contre les Arriens. & pour l'extirp D rmer contre le
2 deléur herelie, &eftabliffemér de la fainte foy de l'Eghife vniuerfele.. tant de cos
RIT MA rdutes lesterreside fes ftigneuriès:Cebon Ray eutdeux femmes (es: koy la main pt
na lie pfeniere defhuellés.if eut Sigericçque depuis fa‘maraftre fcit mourir, traigoift Fou
3 téléufément : la feconde luy porta”&: engendia Sigland& Gundeb@serer du feut
(7% 17 tefquelz luÿ tindrent: compaignic lors qu'il fut occis par Clodomir lequel depr
Ervste de: d'Orttéans,@ fils de Clouis,& de Clotilde, Laquelle ne pouuant vi portans mefme r
… Clodemir far repos qu'ellenev cit ii rufneænticredes eafans de celuy.quiauoit cul, isapallez.Ro)
Sipifinind: : thürt de fonoperc,incita Clodomircontrele faint roy Bourguignon Tale Les ténoi
Po DE mn lli-chofé ff œuant que eftañs venus aux:mains Sigifmondfut pris, & dl; fiyredehép.G
moyne lit difit'à Otledns, où ke furieux Clodomitile feit mourir, legettant lat deBoureslefee
cha \Y Vafprémiere dâs Vnpuidsauec fa fommie, 6c-enfans, quoy ques. A de Lofnns, qu
Agsthiar h priaft de fo deporter detelle cruauté & lo menaçalt profétiquemét ui; des Eréçoi
me dé la gaer petsent;8cv ce dimine,cémeaulhilenfentift l'effair, eftät occi
s8cvengeñ pour çolte
SENTE Viens Dauiné en pourfhiuét vepobllinérér Ie Bougipliepnr 10 d'A
np PESRUROPE.S 7; 102
pufchotftque de fe fauucr à Autun poursenouucller la cô-
k Gsndcmit frere du defans Sie Ames le EE ys.
Lesdu fuftlie Clodomir, pourfüiuants Je relt égeance de]
pres dt e dela vêge:
Clotilde ne cellerenr onc tant qu'ils eurét du AR à
fhrice Royale de Bourgoigne:& foumis le païs fous Jesiotx, 8 pui ace Jorge
pue l'Empire Françoysi&c ani désque les Bourguign@s vindrent en, des Rois e=
jonréansy d'autant que (commenousauonsdit)ilz pañlerentle Rhin
occuper la prouinee Sequanoife l'an de noftre Glut.41p; & l'an 528.
baire ayant Chaffé Gundomar (qui f'enfuit'en Efpaigne) donna aufli Combien les
n'royatime de la race Gothique, & fouche de cundioque quiauoit fi Rois ds fans
lanté Le fondement qu'on eut cuidé que cefte monarchie deut eftre ancien de
bngue durée, Ainfi lenomroyal de Bourgoigne fut trisferé aux Fran- Bourg. ent re.
qui y regnerent fous la race Merouingienne, iufqu’au temps des Pe- gré.
quiobtenans Ja France eurent par mefme moyen l'Empire Bourgui- |
nous lenom de Roy,comme Charlot filsde Charles le hé à “his
luy Tean duquel ien'ay peu trouuer l'origine, &neantmoins ce fut dr
jqui feit bañtir l'Eglife de S.lean de Lyon,& y fonda douze chanoines Chingemens }
Htultre de Comtes telz qu'encorevous les oyezapelier:à ceftuy fuc- divers des
Hugues Comte d'Arles, & du Mans, & qui auait efpoufé Elife fille Princes de:
fEmpereur Charles le Chauue,duquel Hugues nousauonstenupro- Zsrgoigne.
sy defus, 8 fous lequel. Jenom du Royaume Bourguignon fut chan-
npuiffance royale du fiege d'Arles: À Hugues foppofa Gerard [ur-
mé de Rouffillon,que l'on difait eftre defcendu de la race, & maifon \:,94%4
kenne de Bourgoïgne,& voulut tenirtefte àl'Emp.leChauue, mais fa Gertrd de
peftanttrop foible il fuccomba fous le fix, !& falluft que fe côtentaft Rewffillen.
jindre-chofésaufli deluy ont couru çes vers Françoys anciens,
L+ furbwrdé Dah@r Daliron, ‘| :,4 coinitoss à ti ”
l:. De ander-ceurt;©@o7 Maphdfloms. it 1 dau uit du
Perift Gerard de Rouffillen. RATER METTINS
'eft de ceftuy queles Romans, fabuleux chantét tant de folies le fai-
krmer contrele.grand Roy Charles,lequel il ne veit defa vie, & luy
int tant dé conqueftes erfongeant, que iamaisle Macedonien n’en
dt oy la main puiffante des Romains, Mais quoy qu'itendoirie Chou
itrignift Foulques fuccetfeur degerard,dequitgrleroÿaume, & Fonlques key
bitenter du feultiltre de Comte:Etdôna Île païs à Rädul:fous le nôm d’£rles.
Duclequel depuis prift encor le nom royal, luy faccédantsquatre au-
portans mefine nom qne luy, 8 poulfez de pareil foRtites à auoir À
os apellez Roys & foudain dipenter de telle phifèfices@arBofbn 20/0n re d'I-
d'il Les sénair.sn bride-liportédes Frañçois. çôme geluy qui cftoir ral.Conrads
ifyredellép.Ghar/leChauye;Apres (ss nl y rois Côradz Roi de Beur-
deBoureofceôd defqis fonda hgl Pierrede gages Fômége grigne
de Lolänne, que Gôrad troiliefime méit à fn.Raoul fixiefme pour fe De guel droit
Mir des Fréçais feindonatio du royaume Bourg À l'Emp.Hérÿ troi Les mp. fe.
Mipour çalté caule Les Atemis qui depuis ont pa fon difoient Koit
€
pp pour rois d'Arles, Ben Hiprpoicele tile.én PORT RARREE d'Air
6 1)
jy iufqu'à 18 rhine de leurs Princes vonans de hoir mafle fefcoulerér faire.
|
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cn OO Eure ve hf RNEines der
"ÿ FL VRE.TROISNESME
Aucans ietterit festif dertiler roy Bourguig.& colayquitcéne 4, Mat com Pril
fade EE gi donateur eh sa : pe defquelhs
cufe qu'ils font que ce roy viuoit l'd 1136: @il REA Ag verieé 4, nes Lou a !
; … Moiré que lesroysde Fricetenäs la Bourgoigne par effo@, & les pr: double vers
07.7. 1 0fies n'en eftés que roÿs imaginaires auec les finages d'Arles & que
Hemry frere: elch$tité de Protrentce Be DaLiphioN Fey AA EN ENT grid Ce
de capers, te du Paris, étant le prémier duic de Bourgeigne, &'{6 voyant fans |
Duc de bourg mafle, 0: Re TM &ctr#{port de fon DuchéàRo
…… … filz4ifñé dé Hte-Capet l'an de noftre fitut 1008. Etquoy quelle cc lefquel
Nivernbiÿ E £dtÿ voulut fe faifir du Duché, côme fe difant y auoir Wet defauciz
pour eftredefgendu des roys Bourguigaons, fut-il vaincu & pris laProuince
Robert Roy de roy Robert; Qui l'allé affieger à Auxerre,&toù les Auxerrois craigni, dreffer vn mu
France, vain ruine ff tendirent au roy, &luy liurerét le Comte. De cefte raceom vaillant peu
quit Landry cs ducs de Bourpoigne fortis de l'eftôc, & famille de Frdce, iu (qu'on armée KRor
Comte de Ne de Chartes te quint roy de France, & furnommé le Sage, lequel fc rfE aller te
mers. à Lean foh pere, qui auoit eftéinucfty de ce Duché par Philippe petit pnorent auf
Comme La d'Eude,donna 14 Bourgoigne à fon frere de Touraine Philippe, fun? & diuifez ;
Bonrgoigne le hardy,qui efpoufant lafille de Flandres côioignittant de terres et" le principa
fut reune 4. ble,delquelles outifét \Qufle duché de Bourgfüietà noftre Roy)) MR celuy> qui d
La couronne, , fent'les Princes d'Auftriche, pour eftre fortis de la file de ce Chiarle Qt POrtA la pc!
Go pis den- rolois qui fut occis à Näcÿ en Lorraine, Té laiffe(cômen'eftit pointde tourner-en le
née à Philip- füiet)queties maifons font forties de ee:fang ancien de Bourgoigne, aourer leurst
pe Le hardy. m'arteltéray fur leür langue & façon de parler, & fils ont-pris leur LMft-mais à fin
ÿ ge des Alemns,ou Gauloys ; me füffifant qu'à prefent la plus part (ed 0y er POu
ition, & parotle du Françoys, comme ainfr (it euffi que le/plus du lepays delai
éft fübiet à la maifon, & couronhe de France: lsiffantidonc cocyilef leRhin 8 oc
deformiäis Ue'vAitet les difins de Beurgoigne ; |&itouéher quelqu" comraints (
des Suiffes , veu que la nation eftant fi excetlente qu'elle ef, merite es & tablettes
qu'on en difcoure vn peu plus largement que de la laiffer fans en nt de ceux qui
chofe quelconque... és ur porter les ar
Des SMEr, in mas d'ieu: çy- J'ilefént les anciens babiras PTS FANS ;
© "pays jadié nommé des Neluttiens. | Chapitre 36.” rfonnes. Vous
ose O'V'S aions fceme femble) aflez implement id dir, &imitoy
RAR au Chapitre dés Gaules tes mœurs des:ancics Gall 4107 1'aille p
RS & l'ohenttüe del Gaules efquelles éme ain fuel féiences-e
MORLS les Heluetichs fuffent compris;il fault auff prefdiargue ne m
D fer que féürs mœurs n'eftoienc point auf en gi léblable à'cel
hui CR NAN AE Ses desfaçons ‘de fire du rh à Germaniq
lussnites AR TE RE EE A in and 2-00 farce depuis que’
LL fitidiipenple Hdlüelien, &fôuhaittans de foublier Le Surf Cul Orqu
Le Jnation A brégarde que pèu laïpard Hu togathemeen otre tt impieé)c
: 0 bfabtoie Mtinonreren ke féipline ilitité y police Bean} "*euoirainé
Sail fat 3e affaires Bhbiiques , nous on dirüns-te qu'en audns tiré des‘ bons ant Gauloys, defc
dis le pays drs ‘apres tOutés Fois auoir rt pel'Hmité les bornes & finages des terres de epiltre qu’il
Heluetiens. | es, Er éonfellerez des Chmiôhs des Suitfés ,vatéte que ee: que ainton de id g
PT Rémaisaptliolent Héluetié, Ga preferifnb tout du'moins; me sf roceut
DE L'EVROPE. 2
de defquelz f'eflend depuis lefommet des Alpes, & prenant
Lau Leudt a le Rhin pour limite iufqu'à valdhur & Lautenberg &
Ldouble vers l'Occident fuyuant le trait du mont Lure,ou de SChu.
fqu'au Lac de Geneuc jufqu'a ce que derechcfelle vientä embrafs .
W Alpes, &auoifinelesSequanais, & le trait du pays Alobrogien
) ent eft compris fous l'appellation de Sauoye. Ceux qui lyfit les Cyr cowêe
tcombien , & quelz affaires Les Heluctiensçqne donnés L.1, Dim Caf”
kfquels il apelle, & dit entre les plus fortz des Gaules, & du mou- fie/i.38,
defquelz fe craignant lors qu'ilz demandoyent pañäge pourtra- Romains def.
frs Prouince Romaine, & fen aller en Saintonge pour y habiter, il faits par les
dreffer va mur pour leur donner l'empefchement, fe fouuevant com. Aelueriens,
vaillant peuple auoit vaincu le Confül L, Cali, & deffait braue-
l'armée Romaine , & lequel auoit defir de quitter fon pays peu fer
ur féallertrouuer autre part en Gaule pepe viure mieux à fonaile,
enorent aufli que dés letemps dudit Cefar , les Heluctiens eftoyens
ki, & diuifez par Cantons aufli bien qu'à prefent,mais n’en ayans que
we le principal defquels eftoit celuy de Zurich, & le peuple duquel ”
tceluy, qui d'autrefois auoit deffait les Romains, fut aufsi le premier #elueriés fon
juporta lapenitence.. Ainfñ Cefarlesayent deffaits,les contraignis 44 Cejir.
ttourner-en leur pays, 8 rebañir leurs maifons qu'ilz auoient brutlées Helueriés v-
bourer leurs terres qu'ilz laifloyent en friche, non d'amitié qu'il lenr /O6f des ler-
aft,mais à fin (commcil.confelle luy mefme).queles Germains, qui fes Grecques.
fedoyentpour lors vne terremal-plaifante & infertille,ne Le susffene
lepays delaiffé par les Heluetiens,ençât que defiailz tendoyétà pale
Rhin & occuper les terres Gauloifes, Aucamp-des Heluertiés,eux
ns concraints de fefoumettre à lagrace de Celar, furenttrouuées des
tres & tablettes efcrits en Grec elquellss eftoit contenu le denôbre
nt de ceux quieftoyent fortis de leurs maifons,& de ceux quieftoient
Mu porterles armes , & n'y auoit:ien d'obmis du nombre-des femmes :
1pctits enfans , qui montoit en ro à trois -hemtgr 3 hyit mille s
… Mrfonnes. Vous voyez que les Heluetiens sareSoyent dés cerempsle ,,1.
uoir, top re de pe Me gars les À dus d'A
qu'on n'aille pointblafonner çe:peupleangien de.Barbarie,pamyle- "en
: des fsienceseRoyentii bien plantées, queladelicatefle es Grecs ion Fe sas
umgue ne mâquoit pointeen ia langue; la vulgaire defquelzaftoit pour de |
séblable à'celle des Gaulois,laquelle i'eftimepluftolt quais cftepro- ns.
ta Germanique ainfi que plufieursefiment,&loqualien-<fté corcom ueriéraf
Sheet éftrangersvindrétde diuerslieux:wurper,S.pofedée fhblis par Ge
pl Apoñiathomm
x
ce:
Pa cons.
pays Hcluerié
Gaules Orique les çauloys fuffent Barbaras-luliaÿ:t |
(Ke l'impiévé)de grand iugement &fçauoirs,ne le pautouyr,acéocder,
réœuoir;ains:fe moque.de ceux qui donnoyentyn:tiltre fi mal propre
tGauloys, defquelz, & de leursfaçons de füireil Ribgrand.compte en
ke epiltre qu'il efcriuift de Parisauant aux habitans:d'Antioche. La di-
mition de lârgloiré Hcluetiènne bien qu'ells-commençait fous ule É
fe; 6 rogeut:elle va nn na gs oct PU que re
ce il}
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pu AP LIVRE TRO' SIEME Se ÿ
… mhTéritéli Vitelle& Othôn fe querelloient, & combatoiétà outrauce pour [es NAME
17-des Ana- déla couronne Impérialf, ar ce fur lors qu'y Cecinne Romain re MfCocinne ac
bs. fort efträigement les forces Helueriennes. Or ne vous dis-ie point AR apres) 8e 1d
on, fans bién grande occalion, veu que i'ay propofé(fuyuë t le diré deCef % gorh#Lo co
Cécy aduint que tes Germäins marchandoïent il y auoit fort longtemps de gai, que ro Us ce
Lun. l sl ts fut lès terres Gauloiles, & qu'à celte fin il auoit accordé aux Fa jen ce pays
Fm nfreser- tiens leur laisfant leur païs libre foubz l'alliance, &confedération des pi mort leur
£"w:70. : mains,ainfi que les Allobroges eftoient auffi receuz en la liguc,au(ui geSuec e : &
| ilénchargea de fournir de Bleds les Heluetiens,iufqu'à tant qu'ilz ei tout deuo
cültiué leurs terres. Les Helueriens ainfi matez que furent par Cecin prpremierc o
_ comme le deftritTacite,il fut de là en auantayfé & facile aux Alemi nomme vous
corir &rauager, & defe faifir du païs à demy defert, & priué de pé les Suitfés font
ple: car tous les’ bohs'auteurs riénnent que Ceux qui furent Heluetie bscourfes des
font plus, & que es Suiffes funt autres que ceux qui tindrent la regiou ins, & Alem:
ceux cy habitent, &äfin qué le leéteur ne fe plaigne dema diligence; fe fiecle, &
faudray n6 plus à efplucher cecy que j'ay fait le refte ;des nationsé penaye fait pro
ont couru de païs en autre pour l'y arrefter, comme en fa propre & na pains parle des
relle terré,fçachant que les hiftoriensen parlent fort diuerfement, & tlorty ; &ce
à quelz i'ameneray les opinions à finque vous qui lyrez.mes rechercetenez > nefec
: en donniez voltre fentence, & iugiez lequel aurale mieuxdit, çarq fur ce proposin
#’moy iéne faudray de vous en dire ce que fens, & penfe.eftre le IE doubte.. Par
veritable. Binu afi D 'AntIEtl svne partie del
. L'Euefque d'Vpfale nonimé Iean le grand, & lequel efcrit l'rift ace, vint fazrel
des Goths, n'ignorant point que les Suiffes ne foient vnautre pe" iprefent y a
“que les Heluetiés,il parle de leur origine en cefte maniere:@etheric,: que du euue 1
“fait monter en mer toute celle grande multitude, la conduit fans peril defquelz Viti
cun,& fans fouffrir orage, ny tempefte quelconque iufqu'en Pomera fi pas efté fans <
_&en la terre des Rugiens , ouayantaflailly, & combatu les habitan cerne,ou de la
pays, il les vainquit:mais les coths voyans la ftcrilité, & peu de plais appellé Kill
terroir Pomeran, ils ne voulurét quitter leurs tinages,quoy que nôgu flans La letrre,S,.
Lean le grand plaifans "Pour farrefteren vneterre pire‘, & moins fertille que hononciation d'
hfl.dicarhs céle d'ou ils eftoyent fortis ; ains fe dliuifans en trois puiffantes armé fs le difent ten
bu:s.chap.2, ve partie d'erir'eux;, ayans long temps erré & fouffert mille frauay Hz habitent Ie lo
ner. ifcofhmoditez parüuint en finen ces afpretez, & pierreufes folitudes M8" and famine
ÆSueces couret Al pes ,ou à prfent les Suifles, qui font leur engeance ‘ & pofterié, terves. Les hôr
en Henetie, tiEnent: les atitres paffans en Efcoffe (ainfi qu'en fait foy F'hiftoire À quels encore à p
pes Pides Lie 5 be cômencement à la nation des Piétes, & ce en l'in dit, & enfeigr
“Des Piles. oftre faut feptante deux, &le refte,qui eftoit vneinfinité. innombaE""" def erte, &
+6gy Bee: hf Uepéuplefüyuant Gecherich,ayanit furmontez les Vimeruges, Cure" 1'° VIS de
Zccl, d'aug.Simiogéthes, 8 ERôns apres auoir gucrroyé par plufieurs années, ll Bretaigne, &c:
biu.1.cha.x. ‘ Ypatnifons fen’retolrrierent auec Wtimer flz de Getheric, ayant} trois puiffant
* d'hôntieur ehleurs côqueftes,& viétoires que filz fe fuffent attaquer vditiô, 8e Suifl
‘$rmes aux Suéuons leur alliez,& voifins. >! : h à PUS pour maiéur
+ Aldifez cémme l'aneantiffement des Héluctiens’ pae. nonssllegul Alemans, lors <
»'phcditefaccbtdeiaéctéflepourfs des Succieh Seprentricvaux jee le Gaule paffe
Rae, vase eue MU EN
L T'LDE'LE VR OPE. 104 .
M itinse daniel de arc po cata are aochique fe
ne A ce vetpaia fenok L'Empire: Puis udioulie LE,
CA gochiTe côfeflecautes fois auoir leu és hiftoires des Heluctiés; ou Ce Rey 7eie
que tous ceux qui A prefent portent le nom de Suifle neffarrcss fur eccis pan,
F4 ; en ce pays À Ipin € n vne & mefme failon » ains qu'auçuns Goths Farfez l'a de
des M 20" leur map Téie ){ÿ retirerent d'Italie auant , &-d’autres de grace s52.vey
mn IE &tafChant de montrer non feulement par leur hiftoire Ab à
2 : hiectout deuoir d'humanité duquel ilz vfent enuers les Sueciés,que Legs erre Ge
ec premier origine ils ont pris cours & fource de la terredesGoths shique.
en one vous voyez comme ce bon Euelque fefforce deprouuer
lé Suiffes font fortis des peuples de Suece,quoy que les Latins par
fscourfes des Sepentrionaulx, les conprennentfoubz le nomde
ins, & Alemens. Oyons encor parler vn des plus doctes hommes
ire fiecle, & autant bien verfe en l'hifloire qu'autie qui de noftre
Ken aye fait profcflion, à çauoir Beat Rhenan, lequel en fon liure des
ins parle des Suifles en cefte forte:Ie fçay que plufieurs fenquierée
jet forty ; &c a urce le nom de Suilfe d'autant que ceux qui ontle
jenez , ne fe contentent point des raifons qu'aucuns mettent en a- Bet Rhenas
fr ce propos:mais(fi ie neme deçoy)ie penfe, & efpere de diffoul- /.1.des chofés
doubte. Parmy cefte populeufé nation des Saxes furent jadis les Germanig. .
one partie defquels (la caufe ie ne fçaurois vous la dire }changeant
paie vint fasrefker au pays Heluetié pres les finages de zurich, & ou
braprefent y a vn village no mméWV ri le mot en eftant corrompu en-
jque du cuue Ture ilfappelle proprement Turege:& le plus grand
rdefquelz Vites eftoit palfé en la grand Bretaigne pour la côquerir |
lipas cfté fans caufe que les autres voilins ayët pris cenom ,{oit ceux Cefrecourfe de
cerne,ou de la baffe Syluanie, quoy que peculierement vn de leurs aduint l'a de
ssappèllé Kilhcgap en portaft ce tiltre:ils les appelle Suiters y ad- 8” 499<
Enslaletrre,S,comme ordinairement la nation fe plait au fiblement
ononciation d’icelle . Et eft noître opinion fecouruë de ce que les .
fsfe difenttenir delsurs anceftres qu'ilz ont origine des Suites Jef-
L habitent le long de la mer,& Ocean Germanique,lefquelz preffez
ie grand famine, furét contraintz de quitter leur domicile, & fortir de
terres. Leshômes, plus fçayäs dient que ceux,cy eltoyétles Suedes,
quels encore à prefent:le renom elt tâe efpars par tout.Mais Bsde An-
rsdit,& enfeigne à iadis entre les faxons, eftoit la Prouince des Vites :
eué déferte, & en folitude, à caufe de cefte courfe,& remuement de Bede h:f.An-
hage die viés de dire, & qu’vne troupe d'iceux eftoit defia pañfée en fa gri/e 1.6.1
Bretaigne, & afferme ledit Bde que les faxôs Angloys, & Vites, e- Joachin Pa
féttrois puiffantes matiôs de la Germanie . Vadiä hôme aulli de gran dian fur le 3.
uditiô, & Suille naturel ne veut retognoiftre les feptentrionaulx,nÿ de Pémporie
ths pour maiéurs,bié eft vray qu'il accorde auec Rhenan, d les Suiffes Mel
tAlemans, lors qu'il enparle en ceftc forte : Les Heluctiens aufli for r'eéfofiges for
de Gaule pañfcrent en Gérmarie pour farrefter,& Rire demeure en- ceux dn Lan-
leRhin & le Mene;tout ainfi à feirent les Tectofäges, defquelz parle gueda: Céfitr
en fes Côm. da la guerre de Gaule, mais maintendt tout au côtraire Com.li, 6.
de pt
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Cher
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Eric, à
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rs LIVRE TRO'NISTEME
tes Germañis Rails tehihtétre hebirencies ficges antiens où jadis (J
noyent lès Héluétiéihs Et ne fault point que'fe doubte de ceey,vey
7: Jelangige du'Suiffé correfhend rcœuxde h plus profonde parie
S'uè“es han Alemaigriés, vaite genes Yprefüntitz faguentlesmœurs nd
os à tu, &'magnaninité efquetlds Cefar JoüctesSueues!,: & dit en :uoiré
deffiie le c.19 Voyez eomme éefluy cy fouftrent non qu le Suiffe füit Suece,ny
deisvem, : où Vite maisbien Sueue, qné Celar & Tacite defériuent pour lang
707 1 plus forte de vailléee qui fult on la Germanie; Beat Rihenah anfl fans
* ‘éifertéfquelz À lenr£s furent éeux qui fadiscourans tes Gaules, fent
fainain péfanté dés Frén$oys nonucaux venuz enlaterreomuloif.
., 5, due Les Berains paffans Ken bin, ehuahirerit ta plus grand' part d
Zuithpräd li. quanoïs iufqu'aux limites des Bourguignons, y embraffans le park
4chap.r2. lois, & le val dé Luéerde. Etàfin queiehe m'arrefte peint feulem
éeux denoftreremps, quoÿ quetelz; quei'eftime nc direcholeg
‘quelle ilz ne peufleht rendre raifon fort uffeurée,6yüs ce qu'en dit
prähd de Pauie, téquel nôn feulementihonftre que les Sueues Ale
defquelz nous auons parlé cÿ deuant, tenoyent le pays d'Elface, &]
voifins, ains éncbr qu ilz feftoyét faits feipneurs des Heluétiés, & nu
Henry tte Jandiens:or en parleil en cefte maniere: De quelle affcétion, & aurc
Srroit l'an de vifage le Roy Henry receut ce don & préfent ineftimable,on lecog
grace 920. enplufieurs fortés, & fur'tout, qu'il donna non feulemient de grande
Cheffes,d'or, d'argent à celuy qui luy portales ioyaux precieux, airs
cor inueftit-if , d'vnt partie de la Prouinee des Sueues : Or cltoit.{
Henry 4.fôr. Roy de Bourgoigne Raoul! qui donnänt à l'Emp:Henrÿ t. dune
nôimé le noir Lance qui perça le cofté de noftre feigneur, ne fouhaitoit pour recon
pegnoit l'an ce, finon quelque efchantillon des tertes des Sueues(c'eft à dire des!
1058, fes) qui tuarthifoyét à fa feignèurierce n'eftoic pas le pays de Sueue!
mant qui eftoit le liniitedu terroir bourguignon , ains l'anciëne te
“Helueriens ; & ainfiles Sueues font pris par cuithprand pour lesSu
otho defrefin comme eftans ceux qui feftoyet faifis de l'heritage despremiers He
hël,1c,8 de tiens. A cecy no’ aydera encor ce qu'efcrit Othô de Frefinghen, lors
l'huff. de Fed. parlant de fa poix faite entre l'Emp. Hourÿ quatriefime, & BertoldQ
Ce Berteld e- Zringhen auâl eftoit deute Duché de Sureus, & lequel l'Entpauoit}
ffoit 2 furne- entre les mains d’vnautré , it vfé de ces motz fur le propos dela vil
mé le barbu. éc de Tuerge: : La capitulati® , & articles divil de la paix furéttelr
_wy wWolphag Beirol dneiouiroirdu Duchésins fen demetrroirdu tour, fiufqu'l
Lafiel.8 droità hômage dela main dei'Emp. la cité rreFfameufe de Turogo
_des migratiès elt au pays des Sueues : & laquelle eft bafticés eftroitz des Alpest
Zarie nomée vers l'Italie, & affile fur le Aleaué Lemä d'où fort le Lac de raufaneve
Jadss @ Tr- par'cefte defcriprion de quelz Sueues efl.ce qu'Oth6 parle , &fi
gure Tu gén'eft celle fameufe cité ueC'efir appelle Tigure ; & laquelle àp
| pe | portele nom de Zurich,l'Vnédes plus illuftres, nobles, & riches d'
les Suiffes,& quia efté côfidérée comme la Metrépolitaine, Erà fin
Par qui Ber- plus à plein on cognoille que lé pays Suiffe ft céluy que te fufdirau
me fut baflie. entend fous lenom de Sueué , il met que Bertold quatriefime du hot
celuy qui feit baftir la cité dé Berne, tiquelleità prefeht La plus bel
princi
Dalle NEC
hjEtburg son
de sjadis sc
sPrinces 8.
pdcSueue au
gifditions
soute quie
Lrecogne U p:
defqu.elz es
L af lAnna
brefent les Sui
voterres, & p}
Phlomée) entre
Ur, & Ptelon
lent lourdeme
pos il veut mo
&rque c'eft d’
pos,ou des Su
parlant des
, fexpole
ment guidez
fquenetz en c:
nBourg de ce
ederez:ce peu
hcequi viue: é
p.Maximiliar
jquetenoyent
cor bien peu]
ue, & arquebu
tenfemble à la
nent pour.la qi
fort contraire.
autre peuple à
Hestient vnys e
been leur eftat,
is les a ‘on en 1
que de chofe q
kquine prifen(
btauf Vadian (
pute la German
ilzne ri co
rie pafletemps «
difcourt de s
gine: Enuiron
inencerent à ef
puait, & plus.g
j DE L'EVROPE. | 205
unlie entre les villes fameufes des Suifles,& le filz duquel fut enter- /#ri/4iéfions
LEnburg comme Düc,& chef d’une partie du païs Heluetien.Et d'au: des Sweucs cd
Lauciadis :auant que les Suiffes femancipaflent de la fubieltjon de #5 dénifées.
Prices &c-dreffaffent leurs communautez,& ligues , & qu’encor lo
née Sueue auoit place en leurs efcriptures, ilz departirent leurs tèrres
ifidions en Balliages qu'ilz nommerent Landuogties, tellement .Ærn bi.
pout ce quieltoit contenu fouz Ja feigneurie generale des Sueues, re- des annales
Mrecogne u par tel denombrement, & dejà f venu le nom des Can- de Bawiere.
defqu.elz oncercà prefent vie cefte belliqueufe nation. De laquelle ;
| af lAnnalifie de Bauiere difant ainfi lors quil parle des Helueriés
prefent les Suiffes Briffaciens, Elifaces, & autres tiennent & poffedent
terres, & places qui font entrele Rhin , & le Mene fie fuis Tacite &
blomée) entre lefquelz font les habitans de la foreft noire, laquelle &
| , & Ptolomécattribuent aux Heluetiens, non fans que ceux là ne
Henc lourdement qui ont penfé que ce fuit le hoys Bacéne:par lefquels
pos il veut monftrer que le païs Heluctien a efté conquis par ies Süc=
grque c'eft d'eux qu'il a le udm de Suiffe,& non des Vites, on Suites
pos,ou des Sueces, & habitans de la terre Gothique.Le mefme Anna-
parlant des peuples de Germanie qui vont à la foulde des princes e- Auëtin L;
ges ; lexpofer à lawort pour la querelle qui ne leur touche enrien, te a
mentguidez d'vnaueuglement d'auarice ayant mis les Boëfmes, & sir
fquenetz en campaigne il dit : Le troifiefme genre fapellent Suifles de Bauiere,
Bafle occupe
nBourg de ce nôm , entr'eux ilz fe nimment Eidnoffen, quifignifie par les Suis
derez:ce peuple eft libre, & non fubiet à l'Empire,ou feigneurie de ne Li ne
heequi viue: & de mon temps Bafle femancipant de la fubiection de ds
p.Maximilian, feft mife de leur ligue: par deflus laquelle cité toutle .* cd AE
quetenoyent iadis les Heluetiens, eft non feulement par eux occu-
bcor bien peuplé. Puisadioufte : Ds vfent en guerre de la halebarde,
he, & arquébufe : & ne font couftumiers guere que tous les Cantons
tenfemble à la guerre, ilz fuyuent diuers Colomnelz,comme aufli ils
nent pour:la querelle de diuerfes parties les vns des autres. Les Suilfes
fort contraires & ennemys de l'orgueil de la noblelle : Eftimez fur
autre peuple à caufe de leur modeltie, pour la concorde, & amitié
lestient vnys enfémble,spour eftre contens de peu , & garder vn bon
ken leur eftat,& vne grand feueritéen la difcipline militaire. Tou-
bis lesa on en fort mauuaife opinion, pourfaire plus de compte de
quede chofe quelconque, & qui onttouteschofes à vendre, comme,
Kquine prifenc rien au pris de l'argent, & pecune . Et de cecy fe. padian fur
taufli Vadian quoy qu'il fur Suiffe, condemnant l’apetit infatiable Mele lin.3.
pute la Germanie, & des fiens,entant que pour vn peu de paye, &t pé-
ilzne font confcience deffentrecouper la gorge les vns aux autres
le pañletemps de-ceux qui les fouldayent. Mais oyonscomme Nau- N'auckere:.
difcourt des Suilles, & en quelle forte il en baftift, & l’hiftoire, & Chrene. sul
gine: Enuiron (dit-if) l'an denoftre falut miltroisicens, 1es Suifles we 3.geñerer
inencerentà oftre renommez, quoy que leur'origine. foit de plus ‘en 44. -
guait, & plusgrande antiquité: & defquelz ca res celte forte
rincif
LIVRE TROISIESME |
l'hiftoire, & dit qu'il atrouué ne fçay quelles Chroniques en la ce
Rome lefquelles font mention que du temps de Sigibert Roy des sue
des & Chriftophle comte des Anftre-phrifons,que certain des parties
Sueue,& Phrife furent contraints de quitter leur païs;.&chercherno
uelles terres, preffez de grand famine, & que des Suedes fortirent fix mif
des Dues fênt hommes, & des Phrifons douze cens,auecleurs femmes, & enfans, & pa
nommez par uindrentaux limites du Rhin, où quelques Ducz , & chefz des Françog
celiy.quifait leur émpefcherent le paflage, maisils fe feirent faire voye Les armes
Le copte Prié, poing, & en ayant occis vn grand nombre;ils pafferentoutre Et ayans pd
€o- Pierre des ty 1e butin, & defpouïlles entr’eux,montans le long du Rhin, tourneres
Palux fort Vn peu à cofté vers les Alpes,ou parmy les coftaux pierreux , & felonl
mal à propos, Lacz vers les lieux füubietz au Duché d'Auftriche,ilz.obtindrent du Co
Q-fans mur- te de PARLE licence de peupler cefte terre deferte, laquelle ilz defrict
quer letéps. rent,eno
rendans la terre apte pour le labourage.
Orauoyentils trois pe arr conducteurs nommez Suicer,Rh
me,& Wadiflas: Entrele
ceffuycy eff : reuolterent. + ë
allépefther ce Alaric Roy des Gothz,ioint & allié du Pape, &'des Empereursvo
Pape Nico- lant chaffer l'infolence des feditieux , & foppofer à la violence Roma
les, du temps appella à fecours, & promit grand foulde aux Capitaines fus nomm
d'Arcadu. fçauoir Suicer, Rheme, & Wadiflas : lefquelz y venans à main forte
armez du figne de la croix, furent aflieger Romeauecle Goth Alarig
Affiegée que füt la ville, Suicer & les fiens prindrent d'affault la C
Tout cecyne Leonine, y faifans vn piteux maffacre de payens, & en fin Eugency|
Nb rien de Gpprimé ; & occis auec vn nombreinfiny de Citoyens de Rome. La
Î)
are. Soiregaignée que fut, comme lePape & Empereurs vouluffent faire
grandz, prefens à Suicer pour recompence du fecours,il les refufa, dif
qu'il éftoit venu au feruice de Dieu, & de l'Eglife, & ne requer(
autre cas finon laterre où ilz feftoientarreftez, &.queilz auoyent re
due habitable, laquelle ilz ne vouloient tenir que du feul Empereur,
fans en payer ny cens, ny tribut àhomme du monde : & qu'au refe
leur fut permis, de porter l'enfeigne rouge auec la croix: ce quels
eftint oétroyé, & ayans receu la benediétion du Pape, & vne grand
quantité d'or & d'argent, fe retirerent en leursterres. Telles, & femb
bles refueries dit vn certain Eulogieauoir leu en celle tant fegnaléeC
_. … nique, obilallegue & Pline, & Petrarque ce queielaiffe.commecl
AÆMüfriche fes indignes d'eftre recitées , & lefquelles n'ont apparence aucune
péffot ny Vérité, 1: 2) dun MST 28 SON
Duché, nyre ‘Auf qui eftl’homme qui voulut m'adioulter foy, fi ie difoy que
porteit encore temps d'Arcadie, & Honorie, le païs d'Auftriche fut defia erigé en D
telmm. ché? & fie propofoy que Alaric Roy Goth en.mefme temps afli
ans les ronces,efpines, & chardons, en arraçhans les pierres |
quelz Rhemé, & Suicer prindrent pourle
partage la terre qui regarde les Alpes du cofté de la Lombardie, & W,
diflas farrefta aux Vallons qui font pres lafource de {a Sone. Aduintc:
Arcadie,& Honorietenans l'Empire, & Nicolas, & apres luy Zozime
Ze ne ffay en ans à Rome, les Romains follicitez par vn feditieux nommé Eugene,
gmécontre les
&que fur l'h
hique ce Roy E
M Cité de Rc
LunPapenomn
Edoitpas les hif
H snh ceux ln
de grace! 806.
ns, prift dix rhil
uelzi! confina
Gaule, & Germ:
&relision Ch
mieux le éhaft:
Héen Hongrie,
Comté de Valoy
lesautres au p
pd obligoa à luy
Ale,
Ceux cy feftan
tonique, Hic W
bfuer ou bien gar
pou du Saxoniqi
tue pour la gar
' % de l'eff Dan
& d” couleur rc
oit affez vray-fe
fharlemaigne ;'c
la toufiours reu
lir aux Suecés ,
enan . Et à fin qu
bir mis en oubly
qu'auec grand di
font telles fe pare
fe font efforcez
& païs Heluetien,
quatre ceñs quar
de, & infinie mu
manie , aufquelz
ue Albis & tous
layans paf ils e
Siufqu'en Italie ; 4
ique le recite Eufe
qui pafferent le R
tin en deffeit tren
il pafferent énco
de Strafbourg: ‘e
à x ‘DE L'E VROP E. 206
imécontre les “rebelles pour le feruice des mefmes Empereurs & Pa- Rome pillée
que fur l'heure il fe declairaft eur mortel ennemy ? comme ainfi Par Zlarie
que ce Roy Barbare en defpit & du Pape, & des Empereurs prift & l'an. 414.
Man Cité de Rome. Auffi ne fétrouue il qu'auant Zozimeil y ayt eu
Lan Pape nommé Nicolas, qui montre que ce beau Chroniqueur n’en-
Edoitpas les hiftoires ,ains fe trompoit guidé de fà propre ignorance, Charles le
Manf ceux là mé femblent toucher mieux au point, qui difne qu’en grand depan
dde grace! 806. le Roy Charles le grand apres auoir vaincuz les Sa- fit les Saxons
ns, prit dix bille des plus fârouches, & chatoüilleux de leur troupe, en Colin, Poy
elzi! confina auee leurs femmes, & enfans en diuerfes Prouinces de #7 Charles
Gaule, & Germanie: & ce à caufe que ce peuple ayant fouuent quitté la A.1.c> Paul
Lareligion Chreftienne, & feftant acharnée fur fes voifins,il ne pou- Emile.
Émieux le chaftier qu'enla departant ainfi, vne partie duquel fut en-
féen Hongrie, vérs la Tranffyluanie leilong du Danube, les autres
(comté de Valoys és Alpes au Diocefe de Syon, d'autres pres de Tu- Ce pays Hon-
k lesautres'au païs, .& finage. de Conftance, & lefquelz Charles le gre des Saxos
miobligon à luy faire paffage toutes les fois qu'il voudroit patfer en J’apelleen La
plie, 3 tin febtem
Fceux cy f'eftans arreftez le long des Alpes , ilz dirent en leur langue ja
gonique, Hic Wollent Wir Sch Witen, qui ef à dire nous voulons
bfuer ou bien garder ces limites en fuant, & de ce mot Alemant SWit-
pou du Saxonique Sch Withen,ilz ont eftéappellez Suiffes . Et d’au- D'ox vient le
pque pour la garde de ces limites & paffages ilz protefterent de fuer nom de Suife
»,& de l'efpandre, ilz prindrent les armoiries taintes en couleur de
s & d° couleur rouge,ou vérmeille fans en y mefler d’autre:Cecy fem
itaffez vray-femblable f'il y auoit quelquesvns aprochans du temps
fharlemaigne ,'qui nous en euffent laifféla memoire, tellement qu'il
ln toufiours reuenir à la premiere opinion des Sueues, ou pluftoft
iraux Succes, ou Suites Saxonsamenez par l'opinion alleguée de
nan . Et à fin que pas vn de ceux qui efcriuent de cefte braue nation
bitmis en oubly, encore méttrons nous en ieu ce que Munfter en dit Sebaff. Mun-
qu'auec grand diligence il pourfuyt la defcription de fa Germanie. fer liwr.3.
font telles fe parolles:. Il appert par les hiftoires que fouuentles Ale-
nfe font efforcez & mis en deuoir de chaffer les romains des Gau-
&païs Heluetien,à quoy toutesfois ne peurentoncattaindreiufqu’en E/ébeliure
quatre cens quarante. Aucuns hiftoriens tiennent qu'il faffembla vne des remps.
de , & infinie multitude de peuple vers les parties feptentrionales de 00/6 lin.7.
Bonie , aufquelz fe ioignirent les Suëêues qui habitent le long du ch.22. Cefu-
ue Albis & tous enfemble fen vindrent le long du Khin , & le- renr les Frans
layans paifé ils entrerent en Gaule rauageans tout , & d’icelle pene- gays & le
Kiufqu'en Italie, & ce en l'an de noftrefeigneur, deux cens foixante, mans rosnts
ique le recite Eufebe. Depuis en l'an trois cens , il y eut d’autres Ale- en/emble, Pèy
qui paflerent le Rhin,& en grand troupe, defquelz on dit que Con- le faplement
ln endeffeit trente mille pres de Langres‘: de rechéf enuiron l'an d'Ewrrop. b,
irpaferent encor le Rhin, & furent deffaitz par Julian l'Apoftat 11.0 4muian
de Strafbourg: encore en l'an 380. ondit qu'ilz furent déffaitz par Marcel.li.16
F# ij
_ ce oit Célimirie cité du païs d'Elface.Puis adioufte:Ce qu’entendanef
À LIVRE TROISIESME
les loldaté del’Empereur Gratian pres d'Argentudife qu'on penfe
Alermans (car il parle des Françoysqui f'eltbyent faifis de quelque p;
des Gaules) qui quelques années au parauant auoyent efté grieue
tourmentez par les Empereurs Romains, qui en auoyent fait mourir pf
dieurs milliers, voulans encor vn coup tenter la fortune & fe venger
torts receuz, paffent le Danube, & fe gettent fur Les prouinces Romain
& fur tout occuperent la Rhetie (qui eft le païs de Sueue) & la fous
duRhin, & touttant qu'il y a de terre iufqu au fleuue Athele qui eft
Ja Gaule delà les montz. Pafferent encor le Khin ,; accupans vne b
ne partie d'Heluetie fubiette aux Romains depuis la riuiere Ourfe, &
Alpes felon le Rhin , & par le terroir de Bafle, à + el la Suggonie,
païs d’Elface d'oû au parauant on les auoit dechaflez. Vous voyez 4
quelz argumens Munfter , homme fort diligent és recerches de l'hif
* red’Alemaigne, prouuequeles Suiffes font fortis des Alemans, ;
De ce voyage
des Cimbres
Plutarq.en
la vredec.
Marie.
Orofe.l.s.ch.
16. Florins
lin.s ch.3.
Ce qui aduit.
100.ans duat
voir des Sueues, car fil me‘fouuient il me femble auoir monftré qu
furent eux iadis à qui principalement on donnoit cenom, & tiltré er
tous les peuples dela Germanie. Mais fur le commencement du ch
tre parlant d’Heluetie, il femble auoir vne opinion contraire oral
dit: Nous auons faiét mention en la defcription d'Italie ,| comme
Cimbres , iadis voifins des Saxons, affaillis des inondations de l'Ocs
lailferent leurs terres , &auec vne grand multitude vindrent iulq
Rhin, &le pafferent , occupans vne bonne partie des Gaules à fçauo
païs maritime où à prefent font les regions, & Villes de Flandre
Brabant . Et comme encor celte terre ne leur fuft affez aggreable,
propre pour leur demeureilz la laiffent, & courant toute la Gaule
drentiufqu'au Rhofne, requerans aux Romains qu'ils leur donna
terre pour habiter , mais refufez qu'ilz furent du Senat ilz fe ms
en deuoir d'occuper par armes, ce que de bon gré.ilz ne pouuoyent
tenir.
Paffans donc en Italie ilz laifferét tout leur bagages aux Alpes, nes
uans fi foudain le trainer aueceux, & mirent fix mille hommes po
garde de leursrichefles:or ceux quiauoyent pafféles montz eftant
aitz Cefar penfe que desautres qui refterent, fortirent les Aduatiq
la demeure defquelz eftoit entre les Tigurins, lefquelz font à prenfe:
da natiniréde Vraniens, & les Suiffes . Soit que ce foit & comme que l’on pur
noff. $.Ces
Æduatiques
Jent effimez,
eftre ceux de
Befleduc,
gine de ce peuple fi cft-il pour tout refolu quelesSuiffes ne font poir
Heluetiens defcritz par Cefar, encore qu'il habitent leur terre ;'ains
Alemans,& du païs Sueuien, ce qne nous pourrons recueillir par leu
gneurs, & Princes defquelz nous parlerons cy apres, auec la diftribu
des Cantons, & ligues & auqueltemps ilz drefferent J’eftat de ieur
blique:Laquelle reffent fon eftat populaire & toute contraire à laft
rie de Venife: Car tout ainfi que les Venitiens ont vn chef fouuerai
- à plus le nom, & parade de grädeur royale queles effectz;au contra
Suiffes ne fouffrent qu’il y ayt Duc, ny feigneur entr'eux l'vn plusg
que l'autre, leur fuffifant qu'ncealliäce commune conioigne, & tien
Ltéleshigues
jwutce peu}
d-cque cela
mochtrepren:
sont ny Duc
huile dire auc
jineurie de 1
neminéce, mai
iomme nous €
bousles Roys
kont efté oui
je biés, 8 priuil
s cantons qui
denoftre feig
ingle:du refte
Quel a fé!
LES ont fou
Princes,
ipeut,ils le reti
n Empereurs. C
tns de Zurich,
as come durät
ineurs Alcmäs,
Het leurs limites
Suiffes de trois
it dés cetempse
nfpirer contre]
ommes, & que ce
ucde fauoye, &
Suife,ne veules
misfuiertes à fei
ousconfeffent bi
mans la race des
iportoyentti}
Sa0yent en pou
Spruileges des
1 DE L'EVROPE, 207
Lifiestigues des cohfederez, feruäc celte voion de Roy, Doc, & Pririe :
Aiputce peuple. Et quoÿ qu'ils aillétau féruice des Princes cfträgers
ce que celane fe faitique par l'accord commun detous , affa qu'au:
mrentreprenne de ufurper feigneurie fur fon voifin.Et toutainfi que
s'ontny Duc, ny Prince qui leur commande,aufli n'y a-il. Canton qui
fe dire auoir la furintendence fur les ligues, fi l’on nevouloit dite 4 ,
égneurie de Berne, pourra uoir l'enfeigne generale du payseuft cefte La feg\de 8er”
weninéce, mais elle ne fertà ceux de Berne que d'honneur fans autori. °°" r4/=
ipmme nous en pouuons dire de l'Empereur, quiés ceremonies prece ‘74 e#tre
bous les Roys,fans que pas vn confeffe luy deuoir obeiffance.Les Suif les suis.
sont efté coufiours bons Chreftiens, & defenfeurs del’Eglife Catholi-
g.biés, &c priuilèges d’icelle,çcomme encore on les voit eftre, fauf quel _.
santons qui de noftre temps fe font emancipez duioug de la berge- **1* Cathe
denoftre feigneur, pour fuiure les refucries;& erreurs el'impoñteur /7*°© we
ngle:du refte de leurs affaires, lifez le chapitre qui fenfuie,. pt dus.
À Quel a fé le fuccez, des fesgneuries d'entre br Saifes;c comme x
fe font foubftraitz, de l'besfance des Empereurs ç>- de leurs
Princes. Chapitre 37.
EX V parauant à cefte braue, & belliqueufe nation dreffaft
V
Yon
ME celle affocianion qui lestientiiezenfemble , lesSuiffes i
f À obeifloyét à l'Empereur, mais le difcord. & guerre qui *” quel fes
PNA) fut entre deux contendans à l'Empire, à fçauoir Louys ‘°7"‘ret les
JA de Luxembourg, & Federic déni té che Les fuif 948% entre
ere les fuiuiffent le party de Federic,aufli par fon moyen pe des Suis,
Apen,ils Le retirerét & de fé obeiffice,& de celle qu'ilsauoyétportée “à
n Empereurs. Ceux qui le fauorifoyét furét le Côte de Hafpurg, les ha
ns de Zurich, Vranie,& de Schwitr , qui proprement fôtles Suiffes:
ascôme durät cefte difcorde,chacun empietaft fur l’Empire, & que les
meurs alemäs, & voifins de Suifle pefchaffent en eautrouble ,& efté-
ét leurs limites aux defpés des plus foibles, durät celte gr£de côfufé Cefle confede.
sSuiffes de trois Cantons firent ligueenfemble pour troisans ; & ce »r55 fur faite
i dés ce temps que le commun commença fe fafcher de la nobleffe , & l'an 1251,
mfpirer contre l'eftat des grands à caufe de l'infolence d’aucuns gentils-
ommes, & que ceux de Berne, & de Friburp fe ruerent für les terres du
juc de fauoye, & fe farfirét de quelques places , Ceux qui tratét l’hiftoi-
Suiffe,ne veulent accorder que les vallées de Suifle, & Vranicayét efté
maisfuiettes à feigneur aucun,ains purement reffortans de l'Empire : ils su;fes n0 fube
osconfeffent bien que lors que l'Empire tomba ëntre les mains dés A- serz d'antre
mans la race des Pepins en eftant defcheuë , les gouuérneurs desterres que de l’Em=
iportoyenttiltre de ducs, & Comtes fe foirent feigneurs des pays que pire.
Kaoyent en pouuernermnent : mais les anciennes cirez &'valées receurét Ho
spruileges des Empercurs: aufquelles fut permis de 8 chacune en
si Fi
mme ma pere
s LIVRE TROISIEME
Federie 2 .d8- fa liberté, léix, &'couftumes, depañdans de lafeule autèritéimpeiiqi a
ne des immu- qu'ilz preuuenépar la Confirmation des pruileges dônriez aux Suiffes
mitex aix Vraniés foubz Federicfecôd, A legrace:1225. Ornedif:
S'aifles. pas fanscaufe que lés gouuerneurs felon la confufion des temps fieftoi
faits proprietaires des terres commifes foubz le gouuernement: car c
de là que fortit ; & prôceda celle grand difcorde qui à duré fi longtem
entre les Suiffes, & la maifon d'Auftriche.Car les confederez tiennét q
‘‘iamaislesfeig:d'Auftriche ne leur Furent feign.finonainfi qu'ilz veno;
enlcut pays comme gouuerneurs au nom dés Emp. Rudolphe& Alt
aufuelz & nonaux Auftriens ilz fe difent auoir fai hommage, tout
qu'aux autres Emp. & Roys des Romains leurs predeceileurs : & «4
ainfi qu'en parle Munfter qui ne veut figner ceft article de recognoif
ce les Suiffes ayét efté fuietz naturelz & legitimemét de la maïfond
‘ftricheymais Nauclere en parle vn peu diuerfemét,lors qu'il dit ainf
©" |, trouue queles Suiffes eurent premiéremét debat auct les Comtesd:
Nauclere és bourg, puis aux comtes de Hafpurg, & en fin côtre les Ducz d’auftri
Chroniques Caron dit qu'vn certain Comte de HAbUE ayant vn fien chafteland
S°7r4510 44e bitaine du chafteau déValeftroit,homme affez enclin aux femmes, led
feftant ioué peu honeftement auec vne des fuiettes du Comte, deuxd
—. freres de cefte femme foupçonnäs le faié occirent le Chaftellain.LeC
wolre des Suif° te voulant punir les meurtriers,les parents fy oppofent & fe reuolte
fes, d'en ca8- :côntre leur Sei neur,& ores vn;tantôft vhautre fe mettät de la partit,
Je. fin toute la valée farma, & fe ruant fur le chafteau d'où le mal auoit}
* fource;leprerinent & rüinent.Et peu dc temps apres fe‘ioignirent les
» bitans de la valée d’Vri,puis les Vnderualdz,mettäs en auant,commei
Quel °4508 fuportablement ilz eftoient chargez detailles, fubfides, & impoftz,& q
liguez, le pre fins aucun ref pet hônefte,les gouuerneurs les traittoiét plus que tyr4
mere fois. niquement.En l'an donc de noître fèlut 1306. les Suiffes feirent leur pi
… miere ligue & confederation, ceux c'éft à Içäuioir de Schuith, Vré&\
Munfler lis. deruatd auec proteftation toutesfois de ne preiudicigren rien les Di
32 de Ja Cof* d'auftricheence qui leur eftoit deu de cés,& rente,ainfi: qu'à prefent
magraph. … yfét ceux de Geneue à l'édroit duDuc de Sauoye. Par ces mots vo’ vo
. \ que Nauclere fait les Suiffes(par leur confeflion propre) tributairesdi
. maïfon d’Auftriche:Mais oyons Muniter: 11 fut iadis de couftume {4
il ) que le Roy des Romains enuoyoit des Juges,& gouuerneurs aux
tez & valées des Suiffes, qui leur eftoient immediatement fuiettes : &
«commis eftoient efleuz & choifiz d’entreles plus remarquez noble
tout le Païs,& qui par ce moyen;donnojent la charge du gouuerne
ä'd'autres qui eftoient leurs lieutenans,lefquelz n'auoient auçune p
fanceautre fur les habitans,que de tenir Le fiege, & ouyr les caufes pi
Premiere re-
-R deflusfaireiuftice: & çeux-çy-abufans del'oflice d'eux commis, [el
rentauffi dechaflez de leur chatge. 1: :1: 4: |
-Maisreüenans à noftre propos, ia caufé principale de. l'alliance i
Caufe princi-
paledes ligues S uifles vinfipar Ja faute des Gouuerneurs,& le peuple ne pouuant.fà
des Suifes. : frirleurinfolence,à quoy lés ay da fort celle contention ia dite, qu
uintpour l'Embpire,entre Loÿs de Bauiere, & Federic d'Auftiche
sleBauare po
fa, &vfanc:
&obeiffance
bhevoyant qu
nc tafehà
poldd'Auftric
Miigneurie au
péderez, quip
eurrois , & ce.
hiuiffent en aff
res, & les Luc
Quoy que £upol
gictenant en N
la bataille efta
ince Auftrien
grand mallacri
nt entrepris d
sen celte gue
bnles vns pour
jeveirent priu:
iufque alors le:
jiunt leur defpl:
ee ne fuffent le
Comme enuiro!
aucles ligues,
me, & y eitans
Hicirét quelque
litéque de iuft
re venger des ç
les qui ne cerch
fteferuitude,
rindrent , facca
svilles , . & car
rde liberté , &
auec Vne fi grar
neurs: :: C'eftal
«de fon aduerfa
Lors receus recip
nblant de grand.
rà fecours.les li
kfendre & chaft
pre le repos, & e
btenué parila gar
l nobleffe cel
upold archiduc
koberg, deux (
/ ‘: DÉ LMEVROPE.:
eBauare pour preualoir &fe. garder de fon ennemy éfcriuift aux
it, & viant dela puitfance Imperiale. les affranchift: de tonte fuiet-
gobeiflance. promile à fon, competiteur, La où le feigneur d’Au-
Lhe voyant que ceux qu'il tenoit pour fubiets femancipoyent de fon Commeles
Gfince tafcha de les chaftier, & contenir en deuoir , tellement que Cantons effe-
Loldd'Auftriche allié à la plus part des fcigneurs qui tenoyent quel: Dent affethie-
figneurie au pays Heluetien, feit.la guerre aux Cantons, liguez.8c ex.
néderez, qui pour lorsne furent que trois,iaçoit queles Bernois,, les
arrois , & ceux de Bafle fulfent de la partie , & que ceux de Zurich.
Lüiuiffent en affeétion;fieft- ce qu'ilsdemourerent au commencement.
res, & les Lucernois embraffans le party du Duc d'Auftriche,
Quoy que cupold euft les forces allez belles, & que le Comte de Straf-
gietenant en Nuchlant vint auec armée fur les Syluaniens., fieft.ce Cefle baraille
ja bataille eftant donnée pres le mont Sartel , & lelongidu lac Egré 4dwine l'es :
ince Auftrien y fut vaincu, fon armée deffaite.&.luy misen fuyte nô 1315.44 moys
grand maffacre de fa gendärmerie, moins n'en receuans ceux quia+ de Nombre.
ent entrepris de leur donner [ur la queuë..Ilz f'efcoulerent quelques |
en cefte guerre des Auftriens contre les Suifles, laquelle caufa que
bnles vns pour fopiniafter à;vouloir furmonter, & affuiettir les au-
kveirent priuez de tout droit de puiffance;/& iurifdi@tion,combien
que alors les Suiffes euffent fouffert, & conniué le gauuernement
junt leur defplaifoit) des Princes : quoy que ny le Canfederez,ny le
ce ne fuffent Je motif de ta derniere efmotion , &entendez côment,
Comme enuiron l'an de noftre fcigneur1385.le Duc Auftrien eut fait A
auecles ligues,/aduint que certains marchans d'Autriche feretiräs à |. aufe dela
pme, & y ettans receus citoyens, & enrollezcomme bourgeois dela jet
feirét quelque defpit au gouuerneur;lequel vfantpl’,peuteftred'a 4. suis.
nitéque de iuftice. feit pendrelefdits Auftriens.en defpit &.comme
rfe venger des confederez ;aufquelz il vouloit le mal de mort, : Les
fs quine cerchoyent pas meilleure occafiô pour.fe deliurer duioug -
fte feruitude, prennent les armes & vont aflieger Rotemberg, que
indrent , faccagerent ,:& de nolirent de fonds en comble:& plu-
Ms villes ; & cartiers fallierent deflors aux confederez , meuz du feul
rdeliberté , & fe fafchans de, fouffrir fi longuement que onles ma+
Hauec vne fr grande rigueur qu'ilz fe plaignoyent fouffrir parles gou-
jours: :: C'eftalors que.tousanimez, & ne fouhaittans.chicun queda
de fon aduérfaire, & tousme cerchans que les moyens de fe venger
rs receus reciproquement, feirent gräd amas d'armes: & l Archiduc
nblant de grandes troupes d'alemaigne, & les Suifles ne faillans d'a
rà fecours.les ligues,,06.pour fortir.de leur pays,ains feulemét pour Zupeld 4:
‘kfendre & chaftier côme de cour l'Autre Fil venoir pour leur chedu occis
arr Le repos, & empcfcher leur. 4$, Labataille fut donnée pres Sem en baraille :
ktenuë parila garmifou des,céfederez, &.en laquellemourutprefque par les suifes
h nobleffe qui:tenoit le party. Auftrien en; Suifle, 8: où fut oc- l'an 1387.
upold archiduc d’auftriche,le Marquis de Hochberg, le Comte do
kmberg, deux Comtes.de Sierften, & vn des Gomies de Zollerniè.
re _. LIVRK TROISTEME |
encore en fuyant il y/euft vgrend nombrede nobleffe prife partese
fes, lefquels en firent on itoux carnage . Ce fut à |
caufe dél'obeiffance duniée, quels Duc auftrien fe plaignift déçu
deuant l'Empereur Chartes quatriefme du nom : mais tout celanes
feruir de rien, veu qu'en fin tous les Cantons flaffocians, femancipers
detafuiettiô du Duc d'auftriche, & de l’obeiffance de l'Empire, nee
:ghoillaus autre feigneur.que leursrepubliques:&c fe côtentans de l'a
des -roys, & amitié des Princes ne payenttribut à aucun, 'pluftoft rca
penfion-deplufieurs,& font venus quelquefois iufqu’à telle gloire #
folence.que de ce nommer les fleaux, & chaftimienc des Princes. Cosg
.res durés l'élpace de plus de cent ans , &.Fallumät le defir de vaincred
rs 2. Cofté pourregner,& de l'autre auffi pour ne ne fouffrir d'eftre mailtrif
cu Fe peuplé induit par fes gouverneurs, oftant toute (orte deiurifdi@ion,
ni #4 (a en fin l'éftat populaire, ou(pour mieux dire) le findicat des anti
free enwiro portans auxancions eftatz des cauloys , & entrerent'en cefte ligues
ROBES, tesfuiffes;veux de Berné,Zurich, Vre; Fribourg, Lucerne, foleurre, fi
1440: fufen, Bale, les érifons, & Sedunois qui font en lavalée Valoife, &:
Los on 60 eompris four les füiffes.Ie feroy trop long, fi i’alloy compter parles:
fre les Suifés us Jes guerres fufcitéesentre les fuiffes, & les autres valées,à caufe del
Ho an sus, baye des. cal, &fiie reduifoy en memoire l'appareil de guerre faitp
cefut lat Daufin de France ; qui depuis fait Roy porta le n6 de Louys onzielie
1444 & des rencontres euzpres de Bale: % ne fuis deliberé de reciter les
Charlesde qui efineurét Charles dit de Charolois dernier Duc de Bourgoig
BeWLIBMe de faire la guerre aux füiifes, & comme deux foisilz levainquirent et
vases de paille à Granfon, c'eft à fçauoir, & à Morat, ou ce grand Prince perdit
foss Par les bon-heur & reputation de bon condu@teuren guerre. Ne me fertày
d miffès,l #7 _ pos de racompter combiemde fois cefle nation impatiente de fupol
1476: N4%- qu'aucun la manie autrementqu'à fa fantafie, a eu affaire contre les!
clere Philipre de France,à fin de'ne point efüuciller les anciës regrets, & renouueller
de Comines, playe ia prefque oubliée, pluftoft fi le lieu le requeroit,& & le loifirt
le permiftyvoudroy-ie m'employer à deduire deüment, & bien au li
auec quelle loyauté, bonneaffeétinn, haftiueté,amour,hardiefe, & a
ftce inuincible, ilz-ont fecouru noftre bon & trefchreftien roy, dur
la calamité des troubles de ces guerres ciuiles,qui ont énuelopé l'heut
larrance parmy:la commune mifere de prefque voutesles natiôs del
rop.Bien-diray-ie en pañlant , que le foldat Suiffe ne perdraiamais ce
#om en France;que fil-y a quelque vertu; contingnce, & modeftié
cordes inteftines , & q les guerres ciuiles n'aportét à leur queuétou
“ folence, & impunité de mauxile Suifle feft monftrétel,que là ouila
©: meurééen garnifon,encore l’hefte le careffe,_ & ne peut luy vouloir
: foitique la vaillance de l’hemmelumblaife, ou que la courtoifie &b
». 1 naturellede ce bon cftranger luy (OF fur tout autrsagréable. Enfof
.Seux quifont ficharouilleux,. &-efquels ne trouvent rién de parfä
Jeur fantañie, nefçauent direautre cas de cefte nation finon qu'elle dll
degroflicre,& Barbare:Lenefçay qu'eft-ce qu'ilz apellent rude, vetl
ie voy les Suiffes forteccoftables, &-humbles prefts à obepr, _. ‘
in fuportal
foysvaillant en
(An e,obeilfant
Rlofice d'vn b:
paonde fuffent
ple, c'eft qu’
pnmei ay def:
drderemplir fa
Bluy.qu'on ne p
Hiefçauoir, &
emans, Angloi
kon de laquelle
auf bien qu'à p
Kpar le moyen
onftrer plus fi
sou pluftoftre
x, celuy quile p
futre les Suiffe
tlerefte eft go
ontmigiftrats e
Hull l'apellenc
dient, il»
pv de à MR
ff A6 4:10
bé. + y "ve L
ar
M, r D
FA
| | DE L'EVROPE.: ioÿ
ihportibles ça e5mandem£t que l'on fçache:I] eft vray qu'ils ne font ny
dura diaprezsny parfu mez,qu'ilz ne font point upériitieux en l net Mœurs des
Mexerieure du corps, que la greffe, & la fueur, la pouffiere , & le-haîle Swifes re
Blesambres Be ciuettes,auec lefquelsilz fe prelentent deuanciosRoys: vs [ons à
elesaux oignons, & viandes de fermblable delicatetfe font l'ornement pry£wr.
Leurs sables, & leur gite eff la serre, leur couuerturete Ciel , & leurs
Lies, Les eh « rauines , & rempeftes. Auffi font ils bons
Alan, & telz qu'eux pluñeurs des noftres, qui reffentans l'homme, & ce.
by qui cit vrayeraent martialn'apellent point rudeffe , ny grofferie que
jat fçauor lamignardife , abhorrer les molleffes, & mefprifer tout
qui peus efeminer l'homme, fuyuantla vertu foit en temps de paix, ou
mnt lctrauail de laguerre. Maisquoy ? fi le Suiffe nel mignon, ny
proys auiugement, & (ejon tamefüre des damerez, il eft à tout le
pigsnes en fon.ame, loyal en fa parglle, conftant en pramelfe , ferme en
boy,vaillant en guerre, païlible durant Le repos, craignant Dieu', feruant
mile,obeilfant à {es fuperieurs, fans noifes, debatz, ny querelles : fi cela
(office d'vn barbare ie fouhaiterois que tout tant qu'il y a d'hommes
inonde fuffent compris fous vne telle Barbarie . Va feul vice gafte ce
mple, c'eft qu'il boit fansraifon , &aymele vinoutre mefure, & qué
hnme i'ay defia dit )à peu de pris il fe louë à efpandre fon fang pour ef-
girderemplir fa bourfe, car autre chofe ne voy-ie guere que reprendre
luiqu'on ne puiffe auffi bien marquer auxautres . Je fuis Mmarry qu'a
x le (çauoir, & bonnes lettres celte nation ayt humé auffi bien que les Mit
mans, Anglois, Flamans & Françoys le venin d'herefic, & pour l’extir. P#f% des
pon de laquelle,ilz fe font entre-chatouillez de noftre temps par guer. SE: deuen®
jui bien qu'à prefent nous faifons le mefme pour femblable effeét, Er Z#7glens
par le moyen des Zuingliens,qui fortis de la Cabale de Luther,pour Sont vairens
aonftrer plus fubtils que leur precepteur,inuenterent l'erreur facramé ?# les Carhe
sou pluftoft renouuellerenties foliesia chantées , & niées par Beran- !*7#: l'an
r,celuy qui le premier doubrta de la verité &realité du faint facremée, 1530:
otre les Suiffes ceux de Sy6 font fuiets à leur Euefque,là où prefque 7% S#r'e 44
tlercite eft gouuerué par les feigneurs qui tiennent la police desvilles lplement de
atmigiftrats efleus.pour te maniement des affaires, Or les Sedunois, Vire
fall fapellent Valehens,à caufe des valées qu'ilz habitent,ou comme Zusngliens
htres dient, ilz portent le nom de Valerie cité, qui eft lelieu de Syon, ghent les
kSedunum,où à prefeat fetiennent les chanoines:& eft diuifé ce pays S#6s
aule, & bas Valois, les vns parlans Sauoyen, & viuäs fous communau- D'eu font ne-
bsautres Alemant, & füiets à l'Eucfque.Et iaçoit que ce peuple loir af: °° les vale
gracieux aux eftrangers fivfe-il d'une grande rigueur, & feuetité en- /7: > © Se-
hlesfiens mofine:entant qu'ilz ont vne couftume fort aricienne, & re. %#70*. ,
Edéslongtersps te peuple l'aprounant, &.qu'itapelle Matzen en fon 42 La
pee, Or ef ce Marzen voe Malque; & figure d'homme faire aucc Le Pete de Ban-
kde diformité qu'il ef pofhble de voir, & laquelle eft entortillée, ou mifèmene,
K des farments.de vignes, ou des racine: enlacées d'arbres: fi quelque
homme eft defplaifant au peupic,i moyen de lechaftier eft de luy
prendre douanx fa poste:ce Marzéslequel n'y eft pes frtoit pofé, que
Pen.
ment,
Jules sdi
Je tenans es
bonrgades.
Lucerne
quil
énv
guad;c par
ui bafise.
À
e , 2
enc'ainli fans au
LIVRE TROISIESME
te nde court{ür luy:le chaffent de fes biens, & bapniffene pis
à pare Hope UtaA ubflance. Ne penfez pas toütétfüis » Qu'il
Ê lifaus aucune rdllon , veu que Ca uére ee ae
n'éftmis dériant vae MAlfOR que Ie maiftre d'icelle né foit remarqué 4
| de eine uyl antiurildition,ny ville, où l'on n'vfe de ete fo
oftracifme & profcription & vù les Magiftratz ne peuuent empefehe
que fur l’eftomach, foit que cela procede delatrop gr Atos
€ exCcroiiIA
vupofé la plu
ns
peilz furent c:
muernethent,
ar ks Emperé:
pion d'Auftri
auellé dure er
Zuingliens i:
jidifputer de
urde celle di:
miniftere def
mierle baftim
uonla vueille c
us luffit de dir
buis, & fans y gu
os Catholique
fees. Fribour
me qu'autre vi
igneur 1152. par
incement à cell
dechefdes Su
s,bién policée
Knetenoitaue
que fi flourifla
teencor, & en.
: eurie, & cé pa
Hhold fut fort
leen celle preig
Viour allant cd
“étés
Pb 0
MAY,
ff : DE L'EVROPE,: :;:; 210
pliant, n'y peut guere meurir,à caufe de la froidure des Atpes, Zwrich fort
orrencorles Zurichiens le cc:ntentémét du Lac fur lequel leur cité eft snsiemne. ve
Wie, En laquelle jadis:y auoit comme la figure d'vn Senat à limitation Cefaréx Ce.
Romains anciens,mais d'autant que le corps de celte affemblée eftoir mer.
wupoléla plus part dé lanoblefle & des ps puiflans du païs,&queces …. :
.hifoient & manidiét tout À leur fantafe, & fansefgard du finie Peur
pile furent chaflez, & l'eftat changéen vnéautre forte, & maniere de
auernerhent,& ce enuiron l'an 1336.Cefte cité a fouffert beaucoup tant
pris Emperèurs que les autres Suifles, à caufe qu'elle eftoit alliée de la |
fond’ Auftriche:mais en fin fereconciliansenfemble, feirent laligue, ;
quelle dure encore à prefent, quoy qu'elle fut rompue du temps que #” ich affi
s Zuingliensinfeéterent& Zurich, & Bernede leur venin, & qu'il fal-£°° P4r les
fidifputer dela religion par les ares, auquel confit mouruft le fe- 27%.
urde celle diféorde,à fçaucir Zuingle,& plufieurs de fes compaignôs
miniftere def'hercfieia femée . Dequoy me feruiroit de vousallericy
Kiterle baftiment de Soleurre qui ne fut iadis qu'vn chafteau, iaçoit Ÿ oleurre an-
s'onla vueille dire des plus anciennes qui foient en toutes les Gaules(I], 2%:
husluffit de dire que le paysy eltant fertil,faufque la vigne y croift fort
puis, fans y guere prouffiter,les hommes y font gens de bien, fimples;
Catholiques, & tels qui n'ont voulurien M relueries Zuin, _ ,
bennes. Fribourg qui elt aflife au païs nommé Nuchcland ; eftauffi mo- 7” sbourg 213
ie qu'autre ville Suille entant qu'elle fuc baftie enuiron l'an denottre Ÿ# blad,par
jeneur 1152. par Berthold Comte de Zeringhen: lequel donna auffi cô- 7# bo. |
méement à celle magnifique cité,qui fembleauiourd'huy porter letil:
dechef des Suilfes à fçauoir:Berne;grande de‘tour, fuperbe en bafti-
ss bién policéc, &'ayant en (oy toute chofe digne d'vntellieu, fil'he-
netenoitaueuglezles yeux des feigneurs quigouuernent vnerepu- :
que li Rouriffante.Elle a pris fon nom,ainfi qu'on dit des Ours qu'elle
teencor, & en.fes armoiries, & enldmonnoye coignée au nom dela
L eurie, & cé pâr accident plus qu'autrement,çar côme le bon feigneur
hold füt fort donné à la challe, & euft deliberé.de faire ediher vne Berne pier qué
keen celle prefque ifle fur le fleuve Aar,od-à prefénr eft alhfe Berne, il ferdéce Le
wiour allant courir le Cerf.la premiers befte.que nous rencontrerôs, cew/e de for
pifoffrirapour nous donner lepafleremps dela courfe, donneraaufsi nom." *""
om dla villequeieprerens de fonder en ce lieu. ; is 8. de à
CefurvnOurs de premier quifur & pourfuiuy & prislequel fapellé -:1: 11"
ménlangiie Alemände, &afide hiyla ville efténphaucéeportale +24? 4
de Berdé, laqualica cRéquelqueréps fous. Ja main de L'Empire. par
hritid dé Berthold cinguistinssisquel defpiré pour la mortde fesen. 2erne donnée
énpnifanazpot a fiable fe 4u payoon ingefitl Empereur Federic à l'Empire
dqui laripticonmeufli les Bicoseurs fous La foy,.& homage des l'an 1218.
Pons. Vois pra Ja em AS dyulac, de. s Gal cité
Minoëcee i5é acemmesnsé par d'henitage EontIAué EP Ah ditred'um s,
lepraienbnemuiense dolor ie fnefE PONS 2 PRE Ba gl qi narrri}
lEtsshant infrutis cop pipe ben laloy dé poftre ler lenhalve
wésiqu afiino an dé Bret R AS 156 ns! 13 ub safe imidrat 4pDe
S 86 1
_... Mi,» , LIVRE TTROISI ESME.
‘0 Lewitlebaflie que futstes religieux y Aourtffanez virféinteté de vie s
2.5, “étadifion;lesfeigoeurs affine ceffoient d'enrichir te lieti ste “éd
Quads, Gdl parfuecellion de temps,les Abbez fe font portez, & ‘dits fcigneurs
fer mie fon: témporelz-que fpirituelz, & ra déz l'anx227. que Conrad Baron de gif
Lejéigneurie pang:viürpa te tiltre que fes fhccélfeurs oht:mainrénu iufque
des Alex, d'huÿ. (Ces peuples deS, Gal viuent plus de lait, fourmage ;‘& chaird
Mouton, que d'autre chofe , & foccupent à filef, wendans:leurs toiles
léuts voifnstils fontrudes, grofliers , &les moins'acaftäbies des Suige
toutefdis fort fi..ples, & d’'vnebonne confcience ,:8c font figuez auete
gutres Cantons, iaçoit que long temps ilz ayent eflé fabierz aux Abbe,
pétcainff hommageables à l'Empire, mais par le moyen de l'infoléced'
uns féipneurs, & aydez par Les Suifles ;: &'ceux du Canton de Glaron
fe font déliurez & emancipez de-cefte fuiettion: & Ep Ms qui
Comme eft co aÿétit fait auec l'AbbE fi font les citoyens francs de fhbfides,non fübieg
fderé le pays diurifdiétion autreque de leur Senat,& lequel contient fouz fon autork
“faites 5 ,çal. tout le finage encloz'en laligue generale des conféderez. Le pays eft bit
t... … peupléiles hommes vaillans,& robuftes, & efl coute leur térre partie,
diuifée en douze communautez qu'ilz nomment Roden, les fix delque
“k
purinde Le
borde nerfs, :
carré
4 AR?
1 14 «1 ?
un nn : (
A »
mont quel
pugtes l'y Dai
pupos plufrét
pie Corine
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mont qu'en €
wbl zauo
Emmoins fçac
fefque Homra
Lou dire qué
Hincau grand {
s& les meille
pren controue.
biplus long tra
krque ficileme
les payent encor tribut à l’Abbaÿe,& les autres feriennent en leurentie
&fans récognoiftre feigneuraucun que’leur republique.
schfif où Quant à Schatfufe quoy que elle ne fut iadis dela contribution 4
be Helueriens & que elle fe vantaft du nom Alemant, fi eft elle à prefent
6. là ligue des Suiffés. Or'eft elle baftic le long des horribles precipices
K'hin ne faifant que fortir des Alpes,pour gaigner la campaigne, & fe
gite & fon
parlant dés He
bighez d'u lieu,
M (bit la miefiné
dela premiere
D'où vit le € borne & fepararion à la Gaule, & Germanie. Et dit-on que-cefteo
on de Sehaf prift fun ‘iom du mot Schauf,qui fignifie Brebis,. &/pour cefteocal
fi
hanfen,des naus que les alemans nomment Schiff,ou Scheff,à caufes
audt que Je pont fut bafty furle Rhin,on y fouloit pañler fur des batea
Les Schaffifins font de f'alliance Catholique;bons foldacz, & gens
| nes au libourage, comme ceux qui forçans les difficultez: da terroir
dd … : rténduetfertite la terre voïfine de leur cité.
Bade 65 Li] Pacecftauffi des limites Heluetiens , ie n'entens point parlerdec
fi a differées que encore à prefent on recognoift fouz le nomde Marquifa: &e Ba
4 M4r {4 ins die celle qui eft aflife-en Engoye, &laquelieeftant au‘miiieu pré
Jar de sade. de toit le paysSuifle, eft auf le lieu oùles confederez faffemblent
AM Aiairerhent' pour y ténir'leuts conf@ilz, eftaté, &c dicres ; Munfter;
Ft rt quèld'ay et la plus part de cecy, defcrities bains dé Badeies
_ :. Rins&plañans queon Raéhevoiriæob:il montre temararel peuft
: che dé ceux du-pays , comme dé ceux qui:ne fe fafthent: ny eft
s _ quelque familiarité qu'ils voyént qu'on prenne auec leurs fiHles,orrd
aus Fee fi : “Quint à lamesueiHeute force de l'eau:il en dit de prandes ch
| es
“.oinme de rhstre en dudnit Qué elle ia ve fbrcerudmiralsl
+
}
Î
+
va pauure ma!
mites Rauracic
les Schaïfufiens portent vn mouton de fable, en champ d'or pourlé@Alemins , qui
armoiries:mais d'autres luy donnent fa denomination du vocable Schhrhabiter-en G:
fütruiné s pi
emuigne, & flz
que ie nie pois
téftoit de a
ind’: fieft-«
kenry aytbàft
red
'
Fr Pabate |
ei
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recéuoir qu
mire Roy , à
qu'au lieu, o
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ET Fa
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E , .
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de
D: :
L T ni
, déquoy fil Le
vu desde. dét PH cohcaptioniabe émis qui fone tédludhra conéoucir, di Ion lon péempéri
ME femblent cire du cour féeriiés: léfaitiore propre pour: le guerik
TES
(ete
j\wt
| | rDE L'EVROPE : ni
Border
æ
poursioins fait il cefte eau nuifible à ceux qui font fc» j' & chauld de-2
molekion ; 6e qui font attenuéz d'Ethife: mais quoy 4h'iten fait, ces pluf/sres |
bsont porn fetrette aux femmes , entit qu’elles en font plus por lesfêmes
Luvées l'y baignant beaucoup pluftoft que les hommes .' Ie laiffe tout j" pourle
opos plufrét rs chofes (ür le propds des Suiffes &villes Xeux-voifines,
Betne tourmente beaucoup à défcrire les. Grifons d’vn cofté, ny les Sa
ris d'vn autre; &'moins m'atrefe à l'anciemmeCité de Coaftance,
+ à dpi éfplachant les mœuriides Gauldis, 8: dés Germmins, il me
phcaflez auoir fait, fans m’arrefter à la particularité detoures chofes:
Enmoins fçachant que Balle eft auiourd’huy tant renommée qu'itn'y
tefqué homme ayät quelque cognoiffince des bonnes lettres ; qui n°à
Louy dire quélque tas,ou n'aytvea ce nombre infiny:deliures qui en
tatin grand foullagemiée dé tous ctux-qr'ryment les fciences libe<
li & les meilleures lettres. Ie n'ignore point que Mudfter, 8 Rhenan
+ »
rtie |
lefque
Mriquité & fonders on dire auée l'autorité des mcilleurs auteurs . Ce-
1 ‘mt dés Heluetiës lesauoifineaux Rautaciens qui ne font detrop
bignez du lieu,ou à prefent Bafle eft'baftienon qu'Augufte des Rau-
ton €
efent
&e font
nites Rauraciens , faut voir d'ou elle a pris origine, veu que cé furent
és hutruinc par les Hongtes, & que Bañlé fut fondée ir Roÿ
eaiemigne, & filz d'Otton premier#ais lepremier point , comme ainf
erfs, apoplexie , furdité d'orcilles; cfbuloïffementdelaveus. —
vus de 34e
pices Re: lit la mefme que Baîle , eu que encore à prefent onvoitlesruis Bear
delapremiere , que ceux du païs appellent Augufte, & laquelle n'eft L.3 4
efte roc pauure mafüure:Or n'eftät Bafle cefte Augufte: &c baftietoutesfois mamie.
pen controuerlefur le nom , &c temps de la:cité de BaGe;l'vn luÿ don: Augufie Ra
tplus long trait que l'autre ; mais vous ayät amenéleurs opinions , ie racrenne n°28
s'entiQs que facilement vousaccorderez à celuy qui vous amenera le plus pernt Salle,
tu +
hen og
à Ger-
Aliens ; qui du rémps de Valentinian Empereur: paflans lé Rhin Gef Henry re
rhabiter en Gaule, rumiérent Atgufte:mais vicy, comme Rihenan groit l'an de
He, Eln'y apoint défaultd'aucuns qui dient qu'Augufte des Raëras grace 920.
roi que ie nie point, fçachant que les Hongtesachederent de demolir ce D'où vient le
pri recéuoir qu'elle nomméc Bale, ou Bafilée dumot £fearike
qu'aulieu, ou à prefentieft Bafle on auoit coufthmede pañfer la ri-
Mr battle le roût n'y eltihi dreffé encore . Le se gp
TT U DU es ainetié ne (Gay quelle membire d'étiquité, ou ilidit.
; Baie fut'baftie par lésaketans, achez dts inconimedirez fouffer-
"LD ul ra a pe de lt ro
no ‘à
bres,
nuitée |
ar eus villes ; 8e Cülonies d'aucune Gredue apella-
, dequoy Fil fe tcos je 1e mel raporte ts it ernêt desiplus doétes, 8
frtongiemerit verté éri l'hiftoire. Mais oy0s Munfter en fes raifons
dns F'illa quelque ecrtitude pl buis +"gt cinus
g8 1)
SrAoit de baftimens à augufte ;‘ainfquele norent & Reginon ; & nom de Bafle
ass 5
deonnd : ft-ce quele fecond'articlé ed fran eflre accordé [lon Rhens.
Le Baenry aycbafiy Bulle, quey quifl'aytembell cnégratie, Rene EL DS
| LIVRE TROISIBME sd
4 Là omdlets M Ce: uere:grandKontenta
\Ælemantbs. ne; ciricne mines rm enne À AT A EL
iTewrs © _ rent que de fa feule opinion finspreuueid'aillqur, Éedrd ant TS
£ démlif rdubätinnent deceltecité Bafiliennie. 11 eft v RE El
féuride Bale. aliequé ar Munftér, à fatoi fou lc regne de Gratian & Valentin
care y — " dre 82.on cognoiftraque ce furét les Ale qare qui L'edifiere
pre inf oeR Leman cferit) mais lediferent eft a
. , F ! ga: \ larivicre.: EU Di cr, € à %: co DU" 4
sn 209 AL 6 NON AU l'année
té d'Aisimiam Marcälfin, duquel telles fonc les paroles, l'annee
Soyuft Gas ace Le Apec inperiale Baule Go Ya
ep nr ruibé Re Re A Un
ere ses nt Ce
” : À A: as O0 ET
| ce,on receut les nouueile du Gouuerneur | . ie se à B fe dl
AL A a ON vOIr X-que B:ile. elle
faiete receuéen Mlirie.Par ce texte d'ammian on: ln RU
iabaftieauañtquelésFrançoys ny alemanstinffent l'Empire, + au.
arme 7 dedéfor cesen quoy, ençor ae ne | AE
luftoft ctoire Rbkñansyen qu'Ammiao ne.domie aucune raifon ;
‘4 fe de’ cotedréhriauentautemps de l'Edificai:onil nous appertal
gts sh Maniter allegue d'un Felix pad ds six
dsl cowt mule dé : Bofle:du temps (dit-il) de. l'Empereur!
Felix Mableol pe promet ons fat Ja pd nes: RM
peloitla grand augulte-Maisc Roy Héry pere d'Orthon 2; la rebulh
[ re- Peloitlagra 4g ‘la cité de Bafle.Icy on voir encor de la di
«Ærnow & tranfporta oùtprefenc eft la cité de Bafle.Icy on voir en A
ro a culté lentant que cefluy .cy fait mefineças de Bafle &.d'augufte,m
race 897. i
‘ eparée,il appelle g:
4 Ç desruines de J'vne, l'autre fuc reparée,i es
Coûe courfé fe trôpancen ce que '
L.30. :
Augufte,comme siofi foit qu’ammian n'en Faune penuon Ë ju
: ns 2 pa: allegue le fort bafty pres de naîle pourtenir les Alemans en
aautnt | an s
iO0. bat
cluons ; quelquefois henan fait mention. de deux forts
cé trs pes bord du RhiS au lieu nefme ou à prefent cft age ds
pee sinGil pourrait ay derà l'apiniô de Mallrohfi le lieu A
k: fhoit encor en piediqué pefonnen’à pris D du AR. d pi
tél dire die inf il fembleroit que i
cné eft-du tout Alemande, & par ain du fe GES 108
my les Suifles, mais puis que Jes Bafiliens font de la ligu
onfede tion Eleluifee & uit alliance de ec PAMPAIEUrES ir
si ai] delibertéienayr faiét aulli confience gels enselopes em Se x
A EL de en de
Fa we {se on fe "1 1 M FISISOLTE MORTE LR EITRE 1
PO po A Le alt a La
; _mentén fecvliant Je ioug desouregheiffancess reçeu es at !
Ja! fourif :iet,8cn'a fait di SA Pr a 4 Fr
en vainer ir skis En ii bte ALL de ARENA
© impr béaulieu-pour l'Imprimerie &où Le fe eos d ÿ ne
merite. "Nilgside F Euro pesfoir fou miléav ne $ 8 I
Slitdeda boy quecelle qu'on norta Balleidepuisg
Root
cdréla repurhélion defiuf
Bed fon patralbihhge st,
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CRÉBTHRIRRE
Mqueluy mel
pe Flamans,
rlehombre 4
l'orgue] d’Vne
k d pars ilz' o
foire qui no° e
blimité pour no;
Wiepres de l'O.
voi fins de Ia m
bpetite, & le nô!
moiffent les Hoi
par l'efpace
ble, & aioufte ]
Dos, direz vous,
{vous voyez
kdbordant de
nt les premiers d
nlamarine fayi
Teutons fortan
dde l'Ocean fe
Rule , & ayant
& du tout affoib]
lite defquels fes
l'énallerent, ain
Me Tournay , ©
ont eftimé que c
Ltclque pare q
‘que le pa sc
demeure , : (Çe
ina & Duché
Cu parlé difant
» &quel nom
tiges eftoyerse 4
r'allichez de 1
te on lo
ke s |:
Lol
USE LEVROPE,
ati
qutes &iuHfdiétion dés Heluetiéns, delquelz'les Rauratiens eftoyèr Cr t'ideé,
Dis, & lefquelz lefdits Herdètrés folliciterent à l'irmér contra Cefar, €Aw 0
quéluy mefme telnoïgne en fes éoipmentaires. | ” |
A1.
L
|
à 5
WE SN TA, S TEST à CLS 1
F-pe Flamans, leir origine mœurs, G* façons defaire. Chap: . DRM
ie LÉ E EDS HAL Ve cONUS FE ést À 2214 Pax Tite Liue
pose VTeft l'honime n'eflantque mediccremehuyerfRen 67. Fhrel3.
SC l'hiftoire,qui n'aÿe fouuenr leu, & ovy retômmercés :h.3.
Cymbres, jadis l'eftorieniér du peuplé Rérmäih, comg ore/6l.5.16
JS me ceux quiont Vaincu plufieurs drmées fortics de Eurrop. lu.4
4% Rome ,&'occis vn bon nombred'excellens chefs, & Caie Marie
coduéteurs de hinobleffe fottie de F'éftoe de Romus deffeis les ci-
‘ lé ? Etquine fait qu'un fout Csie Marie glorieux bres ver eufs
bienombre de fes confulatz füreftimé dibne:& ffifantpourabba: veléeparter
IYargeil d'Une natié tt fieré, & farouche?Mhis qui font ces Cimbres; ke.
dlpaïs ilz onthabité ille fault Voir A fin Que parläs dela fittode
boire qui no°'eft en main , nous ne nous efparids plus foingädu che- Tacite liure
limité pour noftre voyage. Cornille Tacite defcriutla cermanieles des mœurs des
miepres de l’'Ocean quAd il die; le mefme fein de cermanie les Cime Germains.
kvoifins de la mettiénent, & poffédeit;laffemblée défquels eft Apres
bpetite, & le nôbre fort diminüé, mais ou réluit vné gloire'immortelle
oiffent les honorables mémoires deleur éxcelléce &renomancié.
kepar l'efpace de leurs limites on cognoit Ja force, & multitude du :.-:
ple,& aioufte 16 Foy à l'iffue de leurs geftes memorables. Mais à quel-
hos, direz vous, eft ce que i'allegue à prelét les courfes des Cymbres
pi vous voyez côme apres ce rauagc, & tépelte horrible de ce peu- S-Æergme
kdubordaht des lieux maritimes voifins du païs Satonÿées Cimbres 1Â.4 Gerèce
ntles premiers qui vindrent peuplerlesterresdef'landres, 8 Brabät De cefe deffas
nlamarine fuyuant ce que faint Hierofmeenefcritdifant: Lanation ‘Ds ?lwt. de
Teutons forrant des derniers limites des caules’& Germanie pres les l4 21° de C.
ide l'Ocean fe dfborda comme vne grand'inondation partoute #arie. .#d-
hule , & ayant fouuent vaincuz les Romains enfin fut vaineué , ba- #+fe: quels
& du tout affoiblie par C'aie Marie pres d'aix en Prouence , Apresla ©” de | Li
lite defquels les vhs Feftans retirez en leur pays mareféigeu?, ls du- defiéluz, vy
finallerent,ainfi que dit Cefar, aux terres desaduates ‘eftleter> Cfir L2.des
de Tournay , où comme d'autreseftiment Jepaysa - ant ; aur Cém#:
bnteftimé que ce futfent ceux de Bofleduc: Maïs quoy qu'il en fojt
lquelque part que foiêt rétitez és pays bas ces Cimbres /f uft-il faits
'que le pays que À préfent nous appellons Flandres à efté dj:
leméure , à çaudir en cecartier où maiñmanape font lés contes de
indà & Duché de Brabant, & qu'il foit Vrÿ ; OYONs cofne
euparlé difant:Commeil fenquift d'eux qu'elles éfloyent leurs
&quel nombre ilz auoyent de gendarmerie, &quel cfoitleur
» &puiffancé en guerre ; on luy refpoñd + quo plalieurs d'entre
kiges eftoyerit delcenduz dos éprmainis y qui ap aie idlis VE TR
;allithezde a fertilité: du:pays , Fy arrfteïcrh eu challnt les
(LE
si LIVRS TROI se
Oihbeste Gaulois qui saparmianme day ges es of ARE iquelz cftoye
Gaulranpa: jos feulz qui dla mamoire de leurs percnfeftoyent mis en deu
de Holande pefcher que les Cimbrms ft Fentonse fEHERS sleur:démeure en
G2rabant, terre.Erau mefmeliure,le mefme Cefar dit que les Germains Faccouft
moyçs de pañfer le rhin, .ninf-qu'auparauant auoyent fait & les Ci
stats wi bres, & les Teutons, voulans de là auant fe gettér fur les ProuincesR,
Lula po einen 4 aotammancés corres voifines du Rhofne. Encore le fiee
| 4.1, sioux-ladit Cofar difanr:Gämeles sdus
| R:2.7.11110 parlé) ninfensauec sauteslours forgesau:
tiques(defqpelz auds cy dei
ee des Neruiens (quif
(sv 1 66ux de Roms qu'ils;ourant Ja sauuelle de celte bataille fe re
1.2 s6n6:laiffansles villes, 3 fortorelles quils-auoyent prilés,& portans
ui ut leusrhieps en va lieu fortdenaturapuisadioufte, ceux cy ef pers
L iRméent) 2endur des Cimbres, & Teurons ,iefquelz pallans en Italie ; lailferey
… ‘dhbrikge, Milehommes pour le gade de lours bandes: qu'ilznspeurent palfc
is monte: 6e lefquets par facceffion de cempsayant heauçoup enduré
fautes de leurs voifins, & fait guerre à ceux qui eftoyét pres d'eux fax
. dans à la fin , choifirent.ce païs paur.leur demeure, & domicile. Tib
nm ne: Géfaraufffeir palfer:les.alemansen ce païs Gauloys;que nous appell
a as. Randres.&.qu'ilfoirvray,oyonsce qu'en dit$uetone parlé t Gud:t Es
apres ceilmità fin Ja guerre Rhetique, & Vindelique, puis la Pann
que,&.en fin la Germanique, vainquant les alpins :8: Dalmates, & B:
Ces (qu'aucuns eftiment eftreles Françoys) & durant la guerregerx
| ‘Morse Ode que de 40000. Alemans qui fe rendirent à fa mercy, il les enuoyaha
14, en Gaule leur departant lieu le longdelariuiere du Rhin : C'eftn
_ ‘quoyHoradelôliant Tibere chante ainfienfesvers,
Le Dammbe,cs- le Nil croient
LeTigre ondeux, Gr bousllonnant
Les Sicambres qui f'afouifèns
Ah fans, © 8 quiperifént,
diettans bas les arints sayeux
Honerent ton nan gleriens,
. Que voulez vous deplus clair, & euident que cecy,pour mon
le païs Flamant à premierement efté habité Par les, Cimbres ne pou
mettrea fin leur entreprife de fe faifir des Prouinces Romaine , (
| uelz detffrichant les grands boys defquelz le pays eftoit plein, y bal
id 6 brides à Le Soon encionne des G tan A lexandri
ant de ecîte nation lars qu'elle courut côtre les n ne lafitp
Appian A- Hortir d'alemaighe;quand il dit : apuléetbit publier vne loy; laque
lexand. li... donnoit que toute la terre fübierte au peuple Ronuin ; qui eltoi@h
des guerres ei Prouince Gauloife, fut diuifée; & partie entre les civaysiear les Cin
miles, aple Cekique l'en eftoient faifis, & l'auoiét Decupée, Et fil faut
Heëter en l'hi ten Foy à ce qu'en efcrit L'agnalifte EfcoUois parlant de ie nefc
foire d'afsf GüMeric Roy de Bretaigec,on vatrà que los Ci
fe en selle partis de Gaule par nous ta mentionnée, eonfpirexent côts
“di
pulsRoy
prentilo LoPn
Meur quiiar
pus Gaule
mon quelco:
pfarmins co!
mpauonsaf:
ais d'angte
dt aque vouk
paut nous fl)
guge d'hom
boite fanrafic
He contre les
jotez, & que.
Éoyautél le
y&de failemh
dere volée d'A
it la terre iad
jel dient peu (
pit les Œe
mencemont qu
som Flamiane,
Miln'eft guere:
is origine, & p
Gaitpar les ann
onmez, furent
sappellent C
KkCambron:, 4
)yoient pour
fers, comme
joit pluficurs vi
eloit d'eftre k
Cetrait de têrre
inf que dit: Me
mbres, lei:
| L'RELEVROPE a
lé Roy fufdie, & furent de l'alliañce des Morins qui fonrceux qui.
0 brntle terroir de Terobieagesout-cecy et vray femblable veu que
Can quiarroufe la cofte: de. Halande & Brabant donns: affez facile .
do nus Gaulois dese cofté de balerenl'Île Albionne,quemaintenanc.
nl À MOT PES NRANEs lécenénnisshien s he fait
on quelconque nÿ dec R.oyiny.du fecours des Gaulois, eu Gym-
sérmans contre Cefarpourla deffenee dela grand Bretaigne . Mais
auons affaire dés ibugés de Meicr;nyd'ausre, y de nous appuyce
hs d'auçun fil'autorité de quelque auteur grauene luy.donne for, :
un que voulans efclaircir lésrmatieros,on nenous mette {us le mefine. Re er
Roue nous fuyons : 4 fjahoirde pe-rien-msttre eniou: as. apoir taf?" ua
Muse d'homme de grande antiquités mevoulans direchofe aucune pr Re PR à
foltre fanrafie. Au relkenous fjauonsque Charles Le grand-menant ©” SE Ten.
re contre les Saxons, comme par plufieurs fois illes eult vaiocuz, 8 “ “7°
pes, & que pour cela ane vouluffent fe defier de leur rebollion, 2° A
loyauté,il les oh î ner ds qu'àp si ne on apr pe 14, 4 th
brlandrespour leur ofsrilssmoyés epreualomdeleurs for. 7°"
L&def'allembler pourtroultler Ib repos de-leurs voifins: $ de cefte. n. ss Chare
niere volée. d’Atemians font defcédur des Flamans, quismaintenant ha- "#2
ki laterre iadis nommée Charbunniere, & nonles. autres païs bas, mod éd
jdtoient peuplez ahondamment ia dés letempsqueles Romains te- À de
jitles Gaules . Qr-d'autane que nous Gauons quecen'eft pas dés le 7,7.
nsncemont que ce païs Gaulois contenu en la Gaule Belgique,per: 3°" ?
om Flamant, ‘&:que mefine-du tempsdu grand Charles le filz de ball ve db
iln'eft guere mentionné foux le titre de Flandres, Il fault voir d'où a le és à
bis origine, & par qui il futainfinommé, & quelle en a efté l'occafion. Le fret Cher
fait par les annales, tant de Franceque de Flandres que les T'eutons HER
onmez, furent ceux quife tenoiear:en la forelt Charbogniere, que D. dl
wsappellent Cambronéere, du nom d'va certain foigoeur du païs ap- res de Le
KCambron,, & pourlaquelle raifon ceux.que les Roys de France y."
oyoient pour Ducz,8 gouuerneurs des limites portayentietiltre de," ”
fiers, comme fi tout le païs euft efté en bofcage, ce qu'iln'eflaitsains-
pit pluficurs villes & chafteaux , mais du plus-eonmun eftat dupaïs,
joltoit d'eftre bufcageux.il fut ditBoreftier. age Danige
Cetrait cle tre fut dit Ruthenieæu foirdes Ruffiens, & Mofcoui- 7 7} fe.
nfique dit Meieriqui de laScithée, ffenvindrétenlaGauleauccles 7
Mhres,coqueis nc nie, ny n'affeureaufli partrop.comme n'ayantau- on
meienc ve face Foy cle celte courfæou, commevmOrodoc, cité die *
Meier, dit-des Rutieniens peuple de la grand Breraigne,lefquelz fuy- par he
deleur païs Infülaire aucc Ruthe leur chef, vindrés habiser en Gaule Rhiten Fiat”
El Morins & Menapiens'; qui fons ceux du Dieccfs de Teroüenne, par Soin.
Mu Duché ile Lllous snsbte taie as-nc monfra ny je cemps , ny >
RP riritcsduinr éc{tesounfe Briceupiqua,ie medifpence aufli de |
ire: € fois nsme foucidperbesuspup delécorretion du
dReudæque l'onsafohe detfirs voi au Luce du venera Bede, quid
‘À que 2 AU ya tenen Dieter, à rap author ec
1
xl
0
LIVRE TROISIESME
grand perfonnage ilz puilfent mafquer d'vn trait de verité vne' fabletre
pay Bedeen euidente.Caril cf vray que Bede parlät des Pictes, êr Efcoflois, fait
l'hifloire mention de Reuda Capitaine d'vne troupe de Piétes fortis d'Irläde po)
d Ænçlet. prendrenouuelleterre enl’Ife/Bretonne : mais ilne ditmor D'ACIT
Ris. theniens, ny du pige d'iceux en Gaulé gta qu'en die$q
orhouie,que Meier lolie dé grand antiquité. Que f'il eft loifible deaffe
De ces Rhu- rérfes propres fonges, & donner comme chofe veritable ce qu'onimag
theniens | $- ne par conteéture, qui nous empefchera de dire quenoz Rutheniens
quit. vay Ce- quitaniques/{qui (ont les habitans de Rouergue d'où mes ayeux ontpé
Jar. lin. 7. origine)peuple ancien, & recogneu de Cefür, & limité par Les Cofnom
Ptolomte. li, phesles plus fegnalez;ne foienit ceux quiont donné l'origine auxGay
2.chap. 7. deBélge, qui depuis ont porté cetiltre? Seroit il plus inconuenient g
T'able3.d'Eu ceux de Rouergue eulfent TL le païs Flamand que d'oüir comme!
rope. $ trabo. T'eétofages leurs voilins,à {çauoir ceux de Languedoc,ayent couru
li 4 miigne, & fe foient iadis habituez en Pannonie ; comme nous auons dd
fait par cy deuant cognoiftre?: 32 ei ER UAIUa TES
7”: Lediligenticéteur farreftera fur l'opinion qu'illuy viendra mieug
gré, quant à moy,puis que la chofe ef fi doubteufe;i' are beaucor
mieux penfer que Flandresayeiadis porté lenom de Ruthenie des
thes & Rufliens ou Rhutheniens {{i l’on ne peult receuoir que nozk
uergaz aient fai& ce voyage)venuz là auecles Cymbres, qu'aller im
ner les courfes Bretonnes fans adueu, & fanstrouuer peuple de ces In
laires appellez Rhutheniens, n’y en approchant en forte quelconq
ioint que deia nous auons affez prouué que ce paysacfté prins, habité
peuplé par les Teutons & Cymbres,foit qu'ils fuffentGermains,ainfi
la plus grand part des autheurs letiennent;ou Celtes, ainfi qu'auons di
fuyuans l'opinion d’ Appian en fes guerres ciuiles de Rome, Mais qui
celuy, qui puiffe donner pour article non reprochäble, la migration
peuples d'vn lieu en autre, puis que l’hiftoire ne faitmention de tour,
que le monde fut fi troublé durant le defbord des eftrangers für Les ter
de l'Empire, qu'encor eft.ce bien trauaillé qued'entirer dequoy fe
tenter l'efprit.
Or tout ainli que j'ay efpluche la diuerfité, & contrarieté des opini
für les premiers habitans de cefte terre Flamande,ie ne failleray aulid
fer de pareil debuoir fur le mot, Flandres, pour fçauoir d'où il a eûté}
içoit que la difficulté foit grande à le dire, & aufliiene füis fi arrog
que d’en vouloir decider;,n’eftant encor aucun, foit ancien ou modert
Z4eg. Meier, qui nous aye peu ofter de peine, & nous leuer le voile de.deuant les ye
biur. 2. des encecy,fi le nom de Flandres eft Teutonique ancien,ou fil a fa fource
Ænnales de la langue Françoife.
Flandres. Meier commençant fon hiftoire de Flandres nous l’affeure en parl
Clodion Che- en cefte maniere: Iene trouuerien digné defoy, touchant les rlam
nelu chaffa iufques au temps de Clodion Roy de rrance., à fauoir l'an 445. k
les Romains que paffant la Meufe & le Rhin, il vainquitles Tongres{c'eft à dire
du pays de Liegois) & vint iufques à la riuiere de l'Éfcaut, où maffacrant &d
Belge. fant Les Romains dudit païs,il prift les villes de T'ournay & de Car
eu dudi@
a il inueft
MRomains
out le pays
elibre tant pa
iL idbert Qt
inime moy
pres & Ga
,Hoïdin fr
#)iaçoit que
dE
pmmeain{i {0
mains de l’hi
leBelgique,
Wbert,ny def
trecherch
ion hiftoire
miesgrandes (
ls Gaules eftc
pans au païs E
ppevn feul mc
fibuleufe c<
ffouz Charles
auf printlor
ky vne autre f
ficemention
efine fait il re
pod ayant tran
admiral fur ci
lerner ce païs !
Lpais de natior
ruereot fur 1
ainfi que l’on
deRouffillon
lilamer quir
ouz le tiltre de
ler joint que:
tonc Dame qu
nt vn filz nom
de, Ceux qui f
Pouuer qui çc
MePrince, ou
: VDE L'EÉVROPE, : 214
senduifant fon armée vers es Morins. ou T'eronannois, vint contre Goldwere Dur
Bufécours des Morins, Golducre Duc des Rutheniens & Cymbres,. des Cimbres.
Mail prift aucc fa fille en bataille, & fommift la cité de T'erouenne.
lede Golduere fa prifonniere »- fut donnée en mariage à Flandbert
qeu dudit Clodion , à fauoir fils de fa fœur, nommé Blefinde, .
Da il inueftift du pays Belgique, Apess en auoir chaffé La garnifon, Flandbert dè
MRomains ; voulant qu'il commandait aux Rutheniens & Cymbres, ne nom au
Hour lepays voifin de la mer , affin que les François euffent le paf- pars de Fl-
kibre ant par mer que par terie,pour venir en Gaule. On eftime que dre. 4
fdbert fut celuy qui donna le nom à toutela prouince, donnant M
nfme moyen l'appellation Flamande aux Teutons, Rutheniens,
pres & Gaulois , apres auoir ietté & banny de la Gaule Belgi-
\Holdin frere de {fa femme Blefinde. Cecy{comme dit 1e mefme
iiaçoit que femble auoir quelque verifimilitude, fi eft- ce queles
kurs eftans fans nom , à peine le pouuons nous receuoir pour hiftoi-
pnmeainfi foit que Gregoire de Tours, qui eft vn des plus anciens Grégoire de
mains de l’hifloire rrançoife parlant du voyage de Clodion en la Zowrs lin.2,
leBelgique, ne dit mot de ce Roy Golduere, & moins, parle il de 4er m9 :
pbert,ny de fon mariage, non plus qu’Aymon moyne quoy qu'aflez fe lin. 2,
otrechercheur des occutrences, & chofes aduenues du temps qu'il
mfon hiftoire. Voire l'Abbé d'Vibergh , en fes Chroniques racom-
tlesgrandes conqueftes de Clodion le cheuelu, & monftrantcom- -#bbé d'rf-
elconqu s Gaules eftoient partagées, à la fin il defcritla chaffe donnée aux peg en Ja
AU Or païs Belgique & en la roreft Charbonniere, fans qu'il luy ef- Chronique.
ssainfi oc vn feul mot ny de rlandbert , ny de Blefinde. Me femble encor Nasclete 2.
auons dt
— te. ee or nl — nm
ON VS fibuleufc ce qu'6 dit que Lideric aytefté ie premier Conte de rlä- volume, gen
ais QUE fouz Charles le grand qui l'inucftift du païs, & l’erigea en Conté, le- refon.13.e7
ration Mi print lors
ne tout,
r les ter:
oy fe co
On nom de rlädrine efpoufe dudit Lideric:mais voy 15.
kyvne autre faulte, car bien que Paule Emile fuyuant l'hifloire rran- Le mirosr des
ce mention de ce Liderie, & côme il eftoit gouuerneur du païs Bel #1f. bin. 2x.
fine fait il recit aucun de cefte rlandrine, feulemét dit que Charles xp.2. .
. odayant tranfportez les Saxons en ce païs Flamand, commanda à Li Paule &mile.
S OP dmiral fur ce cofté de l'Oceiï,de prédre efgard fur ce peuple, & de
y eut durner ce païs voifin de la mer. Et tiennét aucüs que ce Lideric eftoit
a Ep inis de nation, mais venu là auec Charles Martel lors que les Sarra-
darrog ER uerent fur les Efpaignes, & que fa femme fe nommoit, non rlan-
mode inf que l'ont faint, mais bien Hermengarde, & qui fut fille de Ge- à
tlesyeRouffillon, lequel eftoit feigneur de Tournay & du Cambrefis Lhiffoire 8er.
four |: mer qui regarde l'Angleterre. Ainfi,puis que le païs eftoit com. shiniene fait
ouz le tiltre de roreft,& que le gouuerneur fe nommoit fimplement Ziderre Por-
on parier, joint que iamais Lidericne le tint comme Conte, & moins n'ef- ‘tugair. |
s Flamonc Dame qui fappellaît Flandrine, ains Hermengarde de laquel- Hermègarde
ut y filz nommé Engleran , il fault chercher ailleur la caufe de ce fille de Ge
Là dite Ceux qui feftans diligemment amufez àlyre l’hiftoire,n'ont peu rard de Rouf°:
té ouuer qui çontentaft leur efbrit {ur lenom derlandres prins {ur fflon Efpoufe
Can Rte Prince, ou Princelle y ayant vefçü : & voyans vga affiet- de Lideric,
rs thune. *
16 LIVRE YROÎSIÈSME.
_tesdifpoñtiôn, &inéléménee de l'air decé pars.bnt MIRE qu'il déte
mé de ces motz Latins Flans, u:Flaéfw , Qui fignifient flotz, oufout
miss venteux, à caufe des inondations de lamér, aufquelles ceftéterre
fubiette & des grands orages des vents, qui y caufent ces gr4ds défborg
ainfi que de la mémoire Se noz Péres on Les ya véu tels, que plufieu
les furent englouties dans les abyfmes creux de l'Oicef, qui fur cauftg
Jaterre fut nommée Flandria æftuofs, qui vault autant que pleine de tj
+2 7 @eftmgs marins enflez deventz. VoireefEnôté, que n'a pas longtem
er LE. (lon vendoit quelques terres en ce pays Flañmnd,où éfcriuoit téufo
DAPE I din cefte claufe au contra: A condition que fi la mer fe defborde dans
44 + des péis ns 8 qu'elle inonde, & noye lefdictes terres, le contract fera de nulle
me leur. : PA spa
. +! Aïnff cefte region ayant efté ainfi expofée aux tourmentes , & d
Cecy JF cor Lordz comme dit eft, & à quoy on a poutueu en arrachant les boys,
dépar Meitr Haicant les bordz & haures, à caufe quela terre eftoit ‘trop balle ,
ire 11.en quelque verifimilitude que de telle occurrerce la region a efté ‘non
lavie de 20- Flandres, puis qu'il n'ya Prince, duquel l’hiftoireoit certaine, quil
bert de: Be- baptifée en cefte forte:& dequoy ren laiffe(comme j'ay dit)le iugem
libre au lecteur diferet, & debonnaire. Quant aunom de Conté& «
&tion d'iceluy tous les auteurs approuuez ‘accordent en ce, que cefi
temps de Charles furnommé le Chauue,fiiz de Loüyse Debonnairee
cela aduint,entant que Baudouïn Foreftier de Flandres, filz d’Ada
ou Odoacre, qui eftoit filz d'Englerran forty de Lideric & Hermeng
. de, ayant rauie [udith fille dudit Ray Chauue, & pourfüiuy pärce
Ha (ar res Ecclefiaftiques , à caufe que le Roy eftoit empefché par Le No ï
nalde rlal, Qilorsrauageoyent la France, fut en fin abfouz du Pape , par le mo
É. pa aduine duquel le Chauue eftant appaifé Baudoüin de gardé de la Foreft ci
l'an BG; [ex bonniere fut fait & creé Comtedu royaume, à fçauoir homme li
Le pape Nic ROY de France au Conté de la Charbonniere, & nommé Marquis d
Le # "_ mites de Flandres, &reccutles païs entrel'Efcault,la Some, & l'O
ni pour doïiire, auec condition de defendre ledit païs des courfes & pi
ries des Danoys, & Normand, qui rauagtoient toutes les Gaules és!
voifins deila mer . Ce fut ce Baudoüin fürnommé bras de fer,
imitant fon pere Adaquier , embellift le païs Flamand de ‘plu
beauxedifices , & feic baftir le Chafteau de Bruges pour brider les
leurs, & efcumeurs Danoys, & drefferplufieursaütres lieux, &fo
relles, ainfi que pouuezlyre és Annales de Flandres, & de luy fort
les Contes qui ont vrlongtemps gôuuerné ce païs fou2'la foy , hon
ge, & obeïance des Roys de France qui en fontfes feipneurs liges4
imes. Al Es Rahdhhee
Bruzes p4r
guubaèr
Fereffiersde g'e
Flandres Co.
tes de Harle-
bec. :
van que Flandres leur ch
incc le V érma:
sPonantil a la
KBoloigne.
batairedu coft
” ,& bon alle:
ra Fran
hoays eft le be
Lu font c
roir on les iuge
heuaux d'Efp
hedes naturels
Heftendue,le1
fertils & coura
lu auec force
jeux de paftis p
siautre Baron
ent, ne font d
x fapelle Fland
hutres quifont
hftriche. Les p:
Bite & preémine
les ont chacu
ue la Prouince
| ignes des qua
nele, Cifoin, Hé
lerau:Prince és
jyent tous Îles ps
onte Flamäderi
fder en France,
xysFlamand’e
kGallicane, ou:
Hule:L a premiel
vue Life, & cirai
EN, HYAÏS à)
fra
+ e
ü
+
ion
terroir maigre
21$
ie Deféripeis du
qpé dr pds lee.
ofrencer j Onarque dre.
1
q
iBoloigne, L'air de cefte régiô'eftaffez bon partont;mais plusfäin,
Hitaire du cofté qui eft expofé au midy : le pays y:eft plat,peu montais.
x, & bon affez pourle labourage, & fur tout és licux lei plus proches
bifins de France, mais le vin nycroift on forte quelconque.LLa richef
pays eft le beftail, & far tout dés cheuaux;quoÿ quélgrosécpefans;
peau‘ font ceux de la Franche-Comté de Bourgoigne ,;quoy qu'à
Woiron les iugeroit, veu la taille, de fe reffentir aucunement de l'agilité copre de rl:
heuaux d'Efpaigne, Les laitages y fonten'abondäce,aufli la vie prin- dres (éul 278
je des naturels du pays c'eft Iebeurrc; oftisiles palturages beaux & db es ee (2 CRE
Beftendue; le long desriuieres de l'Eftauit, Life, Denre; Sc autres feu: Chaféllenies:
hfetils & courans, en outre Iés hômes yieftans induftrieux à fire cou- de Frsridres:
eau auec force canaux pour engreffer leursterres, & arrouferlesPrez Fu À
eux de paftis pour länourriture de leurs beftes. Tadis'en Flandres n'y
itautre Baron que le Cotite mefme, & ainfi les feigneuriesquiy font Familles pris
Kent, ne font de guüere grandeancienneté,i'entendsen ce qui proprek cubes de rls
mfapelle Flandres, caril y'a diuerfe confiderationdé celte Prouince des
fautres quifont contenues fous le nom des pays bas ; fuietsàlamaifon
Uftriche. Les paÿs Flamand ef diuiféen3r: Courtiqui fontles lieux de |
lice & preéminence, & que nous pouuons nommer Chafteltenies; lef Come le pays
elles ont chacune en fon endroit, & cartier autorité, &c iurifdiétion fur de Flandres
la Prouince . Apres y fonties Quatrenieres des Ours ; qui fontles fdimife. :
fignes des quatre familles principales des anciens Comtes, à fgauoir
nele, Cifoin, éme; Boueläre:douze pairs à l'imitationide France; pour
Errau Prince és caufes/&iugemens de confequence,ainfi que iadis on
oyent tous les peuples delà Gaule: & comme auf Baudouin premiét:
onte Flamäd;erigeæla république de fon Comté; ainfiqu'ill'auoit veu
deren France, ouilauoit efté nourry, & felon les loix Romaines def:
elles fe reffentoit encor le peuple de la caule ; El Ainotér d'auantage à
ays Elimandelt diuifé en Flandre rlameganté qui eftleprincipal, Flä-
* Mi Gilicane, ou Françoifé;à caufé qu'on y parle François, & Flañdrem
Hule:L'a prermiet region côniterué dez la mer Septentrionale iufqu'au
ue Life, & tiranc vers la f0 Te neurte d'Artois, &'pour la plus part ayät
errdir maigre, ftéril;& fabtontieux ,& pardinfin6 propre pour Le frou-
poules fe EAN AA es hs , & chäures,
ARcompritila ghnd ville
Hhh 5j
be mais ap für
fridibondance de frutet atieh'celte-cy
oi nr 5 4 on miam nur rm aus GES
12 4
@.nd péi qui ce Gad )rcndmiméetine pourfan anciquité,aucwis ftimans qu'elle
bre Poe nfébaliciparlule Célar &e d'autres parlés waodales, Mer 2 |
ser, qi PP nn han ie 26 ténu tefte aux) Contes, & left oppe
que Cefär trop opinialtéement à leurs infolences: de ce nous facent foy les Arte
Por bafhy le -kes & liguesblanchés & noires :& denoftre temps le chaftiment dog
premier.li, 2, |aux: Gantois par Chatles Empéreur, & Roy Catholique des EGigr
-sonabflänt céla lés cito yeris-de cefte ville font pens. ciuilz, politia
Quelz, font feueres eniugémeht,rondsen parolle ; de grand.cœur, Hardis en eng
les Gantois. -prinfe,bonsexccuteurs,Vaïllans:en guerre ; mais mal-heureux aux f
<ezj&occurrences d'icelle.Cefte cité fut iadis gouuernée par quatre
LIVAEOMROISIBME
Cund par qui milles anciennes,mais tes troubles depuis furuenuz ont caufé l'anneani
sadis gene fensent de cefteauthorité; quéy qu'encore le confeil de Ja ville y ef
ace. vigueur;mais fur tout lamerébädie y a le deffus, & le principal pour
desmarchäns &cartifans eft celuy des Tifferans, qui y font infiniz en
Richefes de bresentant-Qu'au-pays decrlandres Jetrafc plus grand que on y fa
Fladres en raparte auxtoilles: & parlant des tifférans en general ceft laricheffeR
guy confiffét. mande,contemplée és draps de laine & de foye, és toiles, tapifferies ba
C'ôferl prouin. grans;fuftaines & autres telles denrées. C'eft à Gand que fe tient le co
éiala Gand. . feil Prouincial felon l'ordonnance de Iean Duc de Bourgoigne, & fo
Confal Royal de la maifan-de rrance : hais de: ce confeil y asppelà Malines; il
«-Bruffèlles ‘qu'a prefent la fouueraineté du Parlement eft à bruxelles, depuis qu'ot
fen Bra. fait quelque mouuementés païs bas à caufe de la religion, fans que ons
ant. quete plus d'efgard à ces departements anciens des quartiers, ny
1ege de la Chancellerie ny du grand confcil, finonainfi que les affaires
prefentent.En Gand refidoit aufli la chambre legale, c'eft à dire lepitif
Chambre le- de Flandres fur les fifez,& laquelle fayde desiugesde la chambre du
gala Gand: fcil Prouincial, Brugeseft le fecond membre FE .Flondres:, ayant'ap
Bruges 2. mé. Gauda furintendence fun le païs, & ou iadis eftoit le trafic, bourfe&n
bre derlädres gmificençedesmarchans, qu'on voit eftre à prefent en Anuers, maiste
“a à ÿ cftaneanty fauf les eftapes des laines:& en celle cité fe tient ordinai
Hipre3.mem ment le grand Bailly derlandres en memoire de l'autorité que cefte:
bre érle Frac le a eu iadis eflant le plaifir & fiega des Comtes.
files. Letroifiefmemerpbre de rlandres eft Hypre, & le rräc eff lequatriefn
Je laiffe piufieurs villes & forterefles,pour eaiter prolixité & d’autanta
Limites de fi que gelancefait beaucoup à noftre matiere, me Rffant de marquer |
Le 2. partie de Païs felon la diuifion faite dés le commencement, |
Flandres Lafeconde partie d'iceluy donc f'appelle rlandre gallicane, ou srançt
fe limitée par le Cambrefs, l'Efcault, Life, & païs d'Artois, & la Fland
Chambre desjplamegante: copaïs eftfertil.en ffoument,abondantenbeftail, & oùl
comptes de tiommesfontaflezciuilz.quoy que haulez à-li main, & quiimittent,
Flandres 4 naturel du Picard. .C'eflencefte.contrée:que giftl'ifle,où. jadis fe
l'ile. moynt les gouuerneurs Mfpelietaquiens rent ee pays foubz l'cbe
| fance du Roy des rrançoys : à caufe qu'elle éftoit baftie dans Les mare
&. d'où elle à pris le nom d’Ifle : en laquelle fe tient la chambre des cos
ptesdu Pays, & à laquellereffortenties Pays de Flandres, Haynault,a
A0ys, Namur , & la feigneurie de-Malines, & iadis refpondojtaul
tt aiciFi
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Limites de Le
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fluy difoit,qu’il vénoit là pour caufe de fa principaulté, &1cigneuri
ndres, &de tout ce qu'il tenoit,ou du Roy ,ou del'Emperèeur, &
promecroir d'eftre Ioÿal iufqu'à la mort, de ce qu'iltenoit de quel
kfic de cés deux. Qoy es die Louys Guiceiardin'; fine'luy
Mie accorder que le Cointé de Flandres dé foy fut hothmageable à LD
Nré;veu qué la donation rellortiffement, & iurifdi@ionjeftoit pure: eferipe
féraportant à la chambre royale de France: & fi quelque Comréà 7
Ménent de fidelité aux Empereurs, ç'a eftépourautre occafiônique ..: :
tepays de Flandrès: fur quoy ie ne demande autre argument finon :
ls Empereurs n'y ont iamiis rié querellé de fouuerain;quelque ch:
nrqu'il y'ayt eu de (eigneurs,ains en ont laiffé difpoler au roy, com:
rluy qui en eftoit le difpenfateut legitime,lifez ce qui aduintitenäe
hnté de Flandres Guy de Dampierre & la cognoiltrez,pour quelles |"
Kl'EmpereurRaoul declaira Guy attairit dé leze maiefté,& fe faifift 64» de Dam-
bros, non vniuerfelles de Flandres, trôp bien decèlles quieftoyent frere Comte
Hort de l'Empire:là où 1e Roy Philip pe le Bel contraignift & 16 C6 Fland.n70.
y, & toutelanobletfe dé prelter le ferment de fdelité ainfi quil en 207 Meier li.
Bitaux regiftres & thelor de la Court de Parlement, & fous le mef10. Philippe
le comms le Comté Flimandeftpäny pour auoir voulu marier fa /cbel emprs-
il'Anglois, qui eftoit mortelennemyde la maifon de France. Voi- Jonne le comte
d à l'eftat particulier du pays de Flandres felongequei'en ay peu. G2
miremét recrsillir de diuers auteursfans toutesfois m'eftre amufé à Pew de ville
pr le fondément des villes, Iefquéls pour la plus pate fonemoder- °” Flandre
fufcelles qui font bafties en la Flandre Ghuloife & pays deHenaiie 7 en Jons
inefis & Artois, là memoire défquelles ef déslétéps dés Romains, ”4derncs
je Cefar fait mention de Tournay,& n'oublie point Arras,uy fes fe |
snomplus que les païs qui font felon la mer dés l'Éclufe iufqu'à Ca-
K Boloigne.Refte à voir tefurpl” des paysbas, qui poureftre fubièts'
méfie Pritce,&Vitans {ous paf c10y; foncault Contes en pee.
| ouslehom de Flandres, 72219500 08 x 7 t où à:
Mr Eatinr en 0 ‘ut ob sh sol fs eusrtogautent sir
toi vivpemonsbetlnniré moctanf ut es
ROUTE D TT TOO cts VETRIE PRET PI TO APRES D
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ENO + redire È
CG 1:24 V HD HIRTIRU E
174 a +
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nousquons faitivnamas du tout enfem FR ayans premierement À
pui ef de landes les anciennes diféributions Et d'autant
pois i; KE: ty cequi eft d'icelleen Celtique, Aqui
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: Jiquee ft celuy. qui entientfa plus belle & grande eftendus, neantm
CA de l'Empereur &le Roy. de France, & les Suiffes, & plufieurs Prince
(M pneus apte bellesterres, À tout côprisle long duRl
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ualiré de ritaqu'Uregardele pays Holädois,ou lauoifine d'Angleterre, Ayi
Maadthnrs desmæœurs des Gaylois, 1 élire (
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ge pos qu'ilz eftoyent tadis)de racompter. particuligrement, comme mainte
12 fe comportent les façonsde vie.des habitans des bas pays, ainfi nom
«à. çaufequ'ils yonr-snibaiffanc tirant vers l'Oean, ce qui à,caufé (co
l'aysdie)que la terreen eff ajali fyiette auxinondatiôs df Ja mer. La
| PRES pm Fr & nedtmoins flucaire,aylär à la diga
al .64 êe RFORTE MT ENT 8e dixay que Les habitans decelle region
ftoyét exceMifs au, RAA mg Le Que pro es malades
‘uis comme il fault, ils viuroyér plus longuement qu'ilsne PR veu 1
Emiimqr Hp dele Parme épi à du Ciel, qui i femble f y 6
afiste des; rmaerée se aan ps #ufss l' LEE y yeft, bras Alesabl
Los or ei re Cxgofsif sys qu a pt eupen lagaule. Narb onnoile
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enieu les bois & forefts de nom qui y font , & defquelles les habit
feruét, foit pour bafir,fe chauffer,ou fgrmer de vaiffeaux pour 1e n1@ dn$ ay fl.bien <
gc:ncm'amuferay au baftail qui y eft beau, grand, & en grand nomb
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ofible à la archundile,camme leur pa sn'ayant
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M la painture;. & burin qui font deux ue .pRrfpeébiue & a 5 bise ps k
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rons, Ces-gens fonvafleaattrempsez, oiten paralle, ou fagonsde far: 7? sf he Ce
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Dis foatobllinez à foupranensFORUPRERE, derièhe bn Jege ps Pr VX |
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hnitié ; ago} qu'aufli nimprimenc ile trop, ViusMENLJe-conrroux ie i rad
Pen leuramçiadonnez plus quederalouar boire quiJeur Fe latin
D inde celle: naïte beauté quepature leur AoRE &alreselafanté PORN |
PE leur ferois delangue durég:Les femmes y foptb us cle a |
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M adextien mais-cefleitestél he angfbe tour caufsaglhvne.viemode M .
Bcfins ançun Llafmeseltas fobtes. Gemlennéses ons | | :
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fer 6 coïfeilauec l'autorité réquifé & flan quelaneceflité, & vreaLompres, fc er
des'affairés le réqueroit.Lertonfeit d'eftac donc coinme eftant le prene des deniars
L\11,.1 . fra péfnous touché premierement, &'eftceluy quirefide pres le perfialles, Faitz. & 1e
Cenfal d'e- ne du gôuuerneur, ayant des Confeiliers faris nombre certain; ainf qMbiten temps d
far,or Je. \ plait aü Prince en ordonner, & pérmy léfquelz fonte meflez quelque Mictions, muni
puifane. … gneurs & gouuerneurs d’autres tepions ; atteuns doétés & fçairants hoc cit par ge €
mes, des vaillans & bons guëtriers télz que bon femble au Prince del smoderation:
choïir; & à tout cecy eft aioinit vnprefidént homimé de grand fçauoit, MrauEs
renümmé d'vne gréd integrité de vie, Auëc ceftetroupe confuite leg Klept mailtre
uernieut für les affaires d'eftat foit que la chofe touche au Prince, ours, & fetiont
pour le proufit du public, &ceraittät de la paix, ou detaguerre;préd ef Prince dés b
aulfi à cé qui sparticntau pouuernemiené general dé toûté la Prouin@A limitation d
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erd ane gant ordinaires q ue extraordinaires raux chambres
den fans voir com me fe deportent tous ceux qui ont
FA deniers rince +. e et en celle chämbre que on drelle
airz M taxe pa SAR que Jon raitte des payemens & foul
ê # en té de paix où de guerre, que l'on ordône pour les frais des.
Neon munitions & at tour nn ces necellaires our le pu-
c'e par ce confeil que qu Rien à dorinez à ferme, le: Chambre des
Sant %] Se au de di Les HAE des a me us. 4 ,
fpttoutai es. c nt'én Chacune Vn Prehi- Bruxe
Rlept. ape pts ee PE jatre fônt ne parlemens dé
res, &c fe Rien À fafts ou gr ipnie à Bruxelles,‘ è Flandres fort
die agent pays à a uliides cofetz Prainéiaux & nômes Parle différés aceux
ouin@ie limitation de ne à ayant ii RQ ii A va de France,
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LabBüs: d'autant que des térres Brabant; Hennault, Artois, Namur, .
FA HN fcdn Aéf trois eflars Y'enuoye des Commiffaires, & depur
Mon les Flamats y -entioyenit en général pour leurs quatre membres,
Wine les auctes éftitz afGétoirl'EBHSS ; ‘& noblelfe y mandentaufti
Moy pour voir fi les Quatre membres diront rien à leur defaduan-
L, &preiadice pôur fen reffentit ° D'auantage quarid bien vn pays
bhiccordé ce que Ieprinice dein£de le corps d'vnofèule ville eft pour
bufer, & rümpretout cé qi toire octroyé ; & nonobftantle
iénefdybrift ; ans piftänt paciente; attend à :vne:autre Ois queles Defériprien
AE micux dfeonnez4echdeftendre à fi demande . Ex voila de 8rcunr.
Bril'eftar général, refte Aparticularifer quelques villes des pays bas
Hfle cohtentement plus grand de'ceux qui famuferont àlyre celte
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Diiyans parté de Gand au difcoirs de Flandres ; nous verrons quelque
les belles citez qui font au Duché de Brabant ; de l'antiquité duquel
nnoye le lecteur à Lean le Maire de Belges; & à l'hifloire de Belges, :
Étohtentant de vous dire que ee Duché eft limité dela Meufe vers le
bentrion, qui le fepare du païs de Gueldres, & dé Holande : au midy
y gent Hennault , Namur, & phys du Liege, à l'orient {uy eft encor zou de
eue, & à l'Occidenteft l’Eféxuit qui fepare les' Brabançons de rlan: Guy fêen_fis
M, confinant auec/H principauté d'Aloft : &les villés prinbipalés de },7
sbant font Lotuain ; Anuets:, Brüxelles, Bofleduc, & plufieursaus "7
Hnuréés , &nôn ceinrés de murs que ie laiffe pour uiterprolinité, z, quel tèps
mtents de propofer les deux Chefs du pdys Louuain & anuérs, quoy Je lyi.
M Bruxelles foit affis'le Confeil ;' & les finances ainfi que deliu nous a+ uerfité de Los
nsdit . On tient que Louuain fut bftic par Cefar ; d'autrestiennent
be ce fut vn Efcoffois nomme sl auaht Celar long temps, mais 'ay>
lis aufSi contraint de n'en diréautre ns me
trapolit, de
Brabant.
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bpé fécond'Roy des Efpaignes!.""Louunin détour téinps ire
La | À
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Jiberté les autres maintiennent feureftat quene fait Anuers fs poli
eft- ce que le pareil ordre cie Rourg-méfbres auçc leurs, Senateurs à
7. 9:
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0m
e fa grandeùr, fplendeur, magrif
Lenomde cente& raritéd'edificesine vous diray la caufe du nom de la Bourit à
bourfe vient. Anuerstanc vfiréen|France & autres lieux de la chreftienté, & quiacf
de Bruges , eh jmigée pour letrafic parla communauté;des marchands, comme chof
Les Marchans ttelleure pour la conferuation des pauures voyageurs trouuans par to
| fe vougpent. les païs où ilz vont, qui les fuporte, & deffend auec ces lettres de fonts,
. ainfi qu'à Lyon on les norme. Laiffant (dis-ic) toutes..ces fingularitez
A ee nous.dirons deux. mots de la ville d'Anuers,commmela voyans vn mia
4 clede noître.temps, & celle qui f'eft fortifiée, & aggrandie par la diminy
res en nome
helente aut
Menuoycz se
NauPrince ©
posait choix,
myedeux Cc
… Comme Æn- tion dé la fuperbe & riche cité de Bruges,& ce de noftre. temps : carle KConfeil ; y'a
uers cf versé premiersaccroifts viennent de plus luing,ainfi que ie vois.vous le deduf pr fig. &Elc
pelle grédrur. re.Enuironl'an de grace 1300.comme les habitans d’Anners iouiffent dit pris
PROURTE aiurifdi@io
droit des foires par la conceflion; & priuileges tant des Papes qu'Emp.f
. … 6ft-ce que Iean fecond Ducde Brabantleurofta peur en efreiner cey
Foires d'Æn- de Malines,mais Henry de Luxembourg Emp.leurrendit, & nobtindré
ners quand. deux foires,defquolles ils iouiffent encuses, à fçauoir à a Penthecofte, 4
binommer'de
on f'en got
preue-meltre
anflituces, …. à la fain@Remy.Le feçond accroift de cefte ville eft aduenu lors quel) de dehors:
©!" Portugaisontclozlepaffage de l'efpicerieaux Venitiens par !a voye disdixhuit EC
” Calicut, & quel'Ocean ef celuy quidifpence les Océidentaulx à cout d autorité »
toutela Méditerranée, & puis feictteren l'Ocean par le moyen de IBhville, &auc
mer rouge la moinsnauigable de toutes les eaux qui bc comprifes (oubiEpour le bié
… de nom de marine.Caralors les Portugais qui peyuent venir en rlandr@itne bougé |
, parmer en moins de douze iaurs commencerent à vifiterfes places pui licetant du
marchädes des pays bas, & farçeftansà Anuers;y cômenéer,ce qui à prnceautant à l'
fent fy pratique pour le bien & contentement de tout le Septentrion, 8e ile : toutes
Occident,fi l'auarice des voyageurs ne rançonnoitles Marchans. Ji qu'on voir!
Maisle plus grand acesoill luy a efté donné par les feigneurs d'Al À autres foi
triche, & ceux dela maifon de Bourgoigne, à caufe des feditions dBmigiltraæ fou
seux de Bruges, qui eftans trop richesne voyaient plus teur Seigneur ati font des t
tafchoient defemanciper de fon' pbeïffance; beaû exemple. pour cit Cécillier &
d’anuers,filz prennét bien garde aux affaires telz qu'il Îes-voyent act aies
uliOurs awex
miner Gecy mis à parvoyoms quel eft ores le gounermemét de cefeQ
. tétantriche , & exgellente, &que plufieurs ofent elgaller.À ‘le mapni
# Û j FR encurie: ya:
senge de Venife, &abondanñen de Rarits quoy: que: feiept Ari
ites pris des 1
no. T DE: L'EVARO PE. : 210
TA t srtètite l'Europe + En anuers donc le gouuernement eft de Côme fon
Dj quatre: membres ; le premier defquelz eft nommé.la nouueile #rnée lapoli
urie, qui cornprénd ea foy le Magiftrat (outerain : le fecond porte ‘4e Amvérs.
de vieille fcigueurieembraffr{o® {on nom ceux qui ont efté Efche
payant tella'hailon :entre:ces deuxmembres-qu'on n'en faitqu'vne 4: 1
Wéchofe.Letroilfiélme portetiltre.de Bourgeoifc; contenant vinge Membres de .…
ECpinaines des Bourgeois, fayuantie departement destreize cartiers la pelice. gma-
tille, & le quatricfme elt celuy.des Doyens qui font en tout:iufques {7e € #0m-
ombre de 4. conftituez für les 27. meftiers d'Anuers, & de cesqua- €.
Lnenbres cit compolé tout le corps de la ville.Le Magiftrat fouuerain..
deu, & crée tous les ans au moys de May. ( comme en Aout on fait:L#44 ff ereé
ses deux ans le Preuoft des Marchans ): & eftnommé en:cefte forte: le Jouuer ais
op, Ou feigrieurie préfente, & nomme neufgentilshommestelz que M agiftrats..
éitime digries d'vn f'hault degréd'honneur: &:les 13:chefz,où wic+
res en nomment aufli neufdeleur cofté , & lafeigneurie nouuelle
Wrelente autant feule que les deux autres membres, & les nôs de tous
Renuoyez en court : entantque la prefentation eftant des citoyens,
Hau Prince où gouuerneur denommer celuÿ quebonluyfemble: 8
auufait choix; fans mettre deux freres; ou Coulinsenl'adminiftration, … .
myedeux Commiffairesen:Anuers, lefquelz appellans & affemblans #74
Confeil , y nomment fans grande ceremonie ceux.qui fontnommez 4° 2%
br feig. 8 E fcheuins pour l'année : & ceux qui font efleus ont puiffan-.# 74e dewe
Hecréer les deux Bourgue-meftres à fauoir celuy de dedans, & celuy “# Pr7#€ 6
faiurifdiion hors la ville... .Il.eft vray que le Prince ayant puiffance /##rs.
bnommerdeux pour ceft office, filen prelente qui foyentdignes de
on ffen jones fuyuant fon boniplaifir : neantmoins faut que le
rue-melbre.de dedans foit de la nouuelle fcigneurie, tout ainfi que.
My de dchors fault que foit dés la vicille,y ayant auceles Bourgue-me-
Bndixhuit Elcheuins. Le Bourgue-meftre de dohorselt celuy quia le
bd'autorité , commecftanc à luy d'aller en Courttraiter des affaires peux Bour-
hville,'&cauec leseftatz demeller ce qui eft.le plusimportät, & necef. uemcfires et
kpour le bié & profit. de la republig: la ou le Bourgue-meftre dede"! le princi
isne bougé pomtdelaville ; ainstraiteenicellece quieft.& touche.,,y,
olicetant du Ciuil:; que Criminel ; ayant en charge de donnerau- ‘::
nceautant à l'Eftranger, qu'à celuy qui eft naturel du pays, & natif de
Ville : toutesfois y a deux Lieutenans qui y font pour le Prince , tout
M qu'on voiles Juges des-Apeaux és fenefchaucées de Guienne fub-
ts à autres feigneurs quéle Rayqui en efliieantmoins le fouuerain, -.:-:.
migiftratfouuerain adeux Fheforiers, & va réceueur,deux péfiônai- ait
qui font des hômes de Kauoinayäs. péfd, à fin d'affifler au Magiftrat, Offriers choie
lCéfeillier és chofes ouil efcherra glque difhiculté : & à parler pro fi par Le Sour
ét ces Pénfiôhaires. font Les vrays. Sindicz de la ville: l'vn defquelz gmemefre.
ouliours'auecle:Bourgue-meltre allanten Sourt pour les affaires de A
=
pale quatregreffiers, &cautant defecretaires, douze con. 1.
nagnif
car trs pris
Doyens des meltiers Lefquelz tous les Lundisaflifkent au.
HU fs et Re Le jé te EL ct « sup
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AH, ji A f A,
LIVRE TROISIÈME ES
Eférlers chi confeïl succes cfcheuinspdur ouyrirequeñesdodhscugr,
fs des bases bérté een dar Là murmureréontre la (ein
Jiers@- far rie.secôfeil,ou Senat;oft celuyiqui fürle, agiftras dede Hal aps d
des mariniers Doyens pour chef, deux gardiés; 8c:hulit Efoheuinsss rholples
Sardiniers ç- bleife de la ville, & de ceftepalicoot speleurfouugte #Magila,
miercièrs, encor au Senatàcflire;;: &cnëminer:cux-Proçufeiirs, qui ont chars
Magifirat de prendre cfgard far lesviuress, &c y mettong pritraifonnable, Les juge
la Fake: orphelins fonc créesparle Boutgae-meftre principal; comme auf
Jugesdes vrfe ceux qu'on députe pobrapaifer les querélies,:isfquele à caufede cel f
= dins Les pacik apellez pacifiques : & fiivencor pour deux ans Chacun çartier deux (
©: qe gui agel pitaines., qui font en tout26, ch nômbre:,quiontquatrochets ou pr
‘3 Be A\t\ ours, S'encor chacurr \erà deux äutres gentilz-hommes po
US pereuts; &eous cœut- cy enfemble; font le troifreme membre de la p
cesayc .enfmmelefufdit fouuerain mégiftrat puiflance de nomme
Doyensdes meftiers qui font feulement ännuela,affn-que le longten
de dignité ne leur feitasrenter quelque nouuelleté en l'eftat-publig
Mais quelque gréde que {oit l'autorité ou du Bourgue-meftre, ou du
Ordre gardé SA » fi ne peut-il rien fur les deliberationt prifes fur Les affaires de cot
ab confuil [er quence;foit pour le ruisé du Prince,du prouffitde la republique, fi di !
les deliberars Yes taembres n'accordent à la concufiontletachofe propféc: ou leg
[ps : … Magiftretuffémbiote-confeit ; les pealiômaires propofeagles trois me
bret principaux confültent, maisles Doyens des metiers amplient l
: fuhation on faifans raport à lacommunauté felon Îles confrairies, & fuy
“qu'ils encirentrefbonce ils le recivenñtau canfeif, qui apres cela y gere
ftatence fi rous les membres faccordeutenvngopimion . Quantäl:
ftice , toutes caufes cant ciuiles que criminelles vont.en premicreinfta
deuantie fouuersinmagiltrat, fi ce neftée qui eft de la iurifi@i6 du 1
| + Mi
puifance dû giftrat de la Hale: &ren ce qui'ft purement ériminelilienéuge diffoi
Marcgrane. wement: des maticres ciuiles ilaappel reflortantà.|a Chancelériede
bant. Le Marcgraue ou lieutenant particuliérpourleRoÿ:ne peutfs
w du Bourguë-meftre dedodans,
emprifenner vn citoyen fans le « i
neantmoins faulrque dans troisioursible. reprefente au Magiftrat fo
|... Mtérain, lequel l'ayant cogneu
Franchif
nelx aux E- EfthouinsL franchife & retraite auz Eglifes y eft gardée-ainfi quens
: ghfés. lauonsveu obferier en France: &nepeut-ari/enmaticie ciuileliié
Loy des ba- relteraucun: jar pvifon foit bourgeois ou-éfiranger pourüeu quéiltis
E. flurds, molfon, ny fequoftrer fes biens fans lefairé apeller en iugenient1ep
qu'il fus tancipé;'&ile pere ne peutItgitiones vaibaftaid finis J'auvor
Prisbeger
u femmes en
F Ænuers.
re, & du priailepe de tefterquiendefaulrdeceloy fcnbieinerdit: En
em debtesge leurs auys;figen'elto
otlcexercominhaindifs, paf que couftumierdet omen(} fvêr gels vil
mais le mary refpond pour ce en quoy fon efpoufe eft redeuabic. ?
: k Ar (
L U
“4: 0
conusincu le rend au Marcgrauc
| luy Rifant fon proces, apres l'auoit degradé du degré de Bourgeofie:,
féhrerimi- pouttoutesfois]e:mettre à 1x torture qu'en laprefknteidé deux out
PT n'y eftobligé pour lefilz, nyle file seriproquemint pout ke porcine
duPrince; &:l'ayät lepitimé fedic naturel peut iouyr; 86 des Hiens dup
squ'on{çach
mie peuten
faitonpre
etrionnaulx:
kalez froid pr
mitable. Le fc
heurs;ou p:
non: lureslee
melies, n'ont
leabatue par.
arébienique
pezfur les no
celte varie
knentà noz F:
ile ont trai
proteité) que
nwauec moy,
bre de leurs bc
fon fidelle A
revn des plus
ceux denoftre
defondu des:
Ù nes , &cdef
ayants : pren
j :HEL'EURONE, NI ds
Ljost Fobligier, fau f clé acholte. & vend en la boutique , "8 neant- :
Péenfobiligeant faut que prise va tuteuren la jultice qui euecle
: pu e face valablat'obligation, Ceux qui viwent 40. ans /Abi!E des
E ige au bout db ceterthe fout vné grand felte, &c-banqnet comme marie7, en
rdc leurs nopcés,8t appellent co iour de Iycffe Iubilé;ainfi qu'en v- .Lrwers.
D ffles gens d'Eglifeayans vefcu cinquante ans apres leur premiere
F in da 008 autres loix, a &: façons de faire
ictais pour cuitér prolivité, 8 affeuré que peu do F
# TR EL
ränçois, Alemans,
LE paignolz,ny Anglois,igaorent lesmœurs des cRoyens de ce-
; PAPERS NPA Marian es: leur Origine Gr émftres |
— plufeurs liens. © Chapitre 40.
| " : ” VELLE aefté la region ny Prouinéé de l'Europe
Ce à je ‘bles de celle nation cruelle & farouche que pour eftre
SA baptifés du nom de Norménd? Et toutesfois en vne
0 cefletempefte;& ouy parler dece peuple lé plusnou- des plus nou-
itonprefque dire autre:cas des Normand finon que pour eftre ##r:.
iuble. Je fçay que ro Annaliftes, pour n'auoir efté trop curieux
melies, n'ont guére ditide de peuple, qui tant a donné d'affaires à a
rar Ar bien que les aucuns ayene rouché au blanc, #les-autres fe foient ? haire Leiys
nentè nos François, ferons vn difcours des opinions des auteurs fe- 2417
msauecmoy, lefquelztie féruirôt de Parape®t & me targueray fou ‘
ren des plus diligens réchercheurs dé l'antiquité de l'hiftoire de z47zer. 9.
AO CS qui d'aye iadis experimenté ldfureur des mains terti-
? x 29 PIE (ortie des parties Lt hi rep nos: anceftres ont |
1 7. “À 71e de
nn 5 telle, 8 frgrande diuerfité de peuples quiont feuty-Mermede, :
squ'on fçache déceux quiont courtpar l'Europe les Turcz excep- #4wx des à
mie peutencor affeoir iugement fur 1 prémiere fource Normande, Pewples cu.
hotrionnaulx , les Gauloys leur donnicrent lenom-du Nord, argu- Nérd fiçnifie
kallez froid pour faire vn fi grand baftiment que celuy d’vne hiftoi- k Sépreurri.
kheurs,ou pour mieux parler, pour auir efté envntemps, auquel
ns liures leur manquoient ; &les fciences fémbloyent etre à demy .:
dans Meæbatue par la difcorde meutentrétes fuccehèurs de Loüys le de- Cefurens Le:
Mnezfur les noms prenans les vaspour les autres. Nous donc prenans €” Charles
mil Ki celte varieré, & voulans(à noftre pofible)donner quelque con-//2 ds debe-
Wilz ont traité diuerfementicéfte matiere, non (comme toufiours
broteité) que ievueille qu'on m'atoufte foy fi ié ne fais marcher les
brede leurs boucliers,aufli qu'v Patrocié auoit fon garant fouz l'æf.
fonfidelle Achille. Wolphang Lazie, auquel i'ofe donner l'hôneur w/phine
ceux denoftretemps, parhants@ des Normianidz}"& dés mäifons illu- des Migrérie
quifont forcies: de leurracefe prine dé proutier que ce peirplé.eft ons.
É
defcondu desMircomans :dkPauclé les Riftbires antfenhés font af-
Mines , &ndefquélz pour ceft clgird'nous Barferohs plus Iongue-.
sayants :prennètément mhendeucé qiilatnreitre gi Verifter”fon
k ; Kkk
LIVRE:MROISIESME
dire:Et.à fin(dit-iqu'aueuhnedoubte que lès Normandiz (ont for à
HO TAT , - : St bntésché da
Ænciennes ]a race, 8& louche des anciens Marcomant: npusauons recueilly ces mos
| + ueté À nelle. : rcelle Pro:
Æinalss nù qui fenfuyuent des Anviale: tref-auciennés/conteñans l'hiftoire des FA deBoefine
Pr 7008... Çois,& le fang,race;&c généalogie de Charlesle grand, & efcrittes eny Qudes,& À
DEHESe parchemin fort vicil;@c dans léfquelles ; il ÿ a tellés paroles : Les en saple voyor
defquelles ont iadis vféles Marcomans, que nous appellons Normande du nie
ie les ay cy deffous exprimées, defquelles prennent feur aprenciffage c bus exceller
qui parlent la langue T'heodefque, & auec léfquelles ils tafchenc de con xduerty de’
prendre, & fi nibac leurs charmes,enchantémens,& forceleries eftanse gyencle païs
cor embabotiinez de l'erreur du Paganifme:Puis paignant lefditz caraë &pilloyene f
res,il donne à chafcun fon nom, ce que i'obmetz, renuoyant le le&c | fi
celuy que j'allegue pour la confifmation de mon dire, & lelquelles eng tous ces paf
il trouuera en la Poligraphiedel'AbbéTritemie. Ése ils fortiren
Or pour voir fil y a quelque verifimilitude au dire de Lazie , ilno@e ei paille
fault auf regarder quelz furent les Marcomäs, & où eftoit leur demeudi dotsont il:
& défquelz Arrian Nicomedien qui à efcritla vie du grand Alexädre svés Marco:
;_ Ærrid Nic leencefte forte: Apres ceftebataille(dit-il) Alexandretroysiours du émuahy leur
me Len La vie alla le long du Danube, qui eft vn des plus grandz fleuués de toute l'ERE, lequel pour
d'AÆlexädre rope, & qui a vn fort long trait courant par plufieurs Prouinces arroufi res de l'En
- legrand. lesterres d'vnnombreinfiny de belliqueufes nations , &la plus pard fs fin qué pa
celles Germaines,aufli c’eft,de la Germanie,que ce grandficüue prend roftrehifloire
fource.Les derniers de ces peuples font les tades > 8 Marcomans, pi, tee Lost
les Jazigestous peuples.de Sarmatie, Regardez filn'y a defia vo grédug + Limitrob
pour monfrer Les Narmandz & Marcamans eftre vne mtfine chofe, 4 Li addnnes.
T'acite bi.des que les vns &les autres font Septentrionnaulx,; & iceux encor Sarmal mates, & Je
wrs deu oyons Tacite,grand amy des Germains , qui guere ne f'efloigne de l'y
ie, Mk d'Arrians Pres des | A pa (dit-i1) fontles Nériques » pui
habitent les Quades,& Marcomäs:puis adioufte, iufqu'à noftre aagena
ayons veu que les Quades, & Marcomans onteu des Roys de leur na
fortis delaraceilluftre de Marobodue & Tudre : mais à prefent ils
k&Mofcouie
me ceux qu
la Sarmatic'E
Mainfi qu’auo
ivnlong difc
Tibere leur fe
k{elon qu'en ai
rVoire Plide
kian à caufe qu
fi les Marcom:
frent queles eftrangers leur commandent. .. Les
ï Le doz des Quades,8& Marcomans eft cloz & enceint par les Marfi
Strabenli,7. Gothins, Diens, & Bures: lefquelz il fait voifins des Sarmates . Stral
Ge auffi,qui femble n'auoir rien oublié, parlant des anciens Boëfines ( d
quelz nous auons parlé en Jéur lieu)d:t ainfi des Marcomans:D entrel
quelz les vns habitent dans la foreft, les autres dehors, ainfi que font}
d :
fieurs des Colduores,au païsdefquelzeft la ville D de Marobod,, pr Me ue
à fçauoir Buhieme-auquel lieu;commeil attiraft-plufieurs pour y EU (ques, H
il contraignit encor les Marcomans, qui eftoyent de fon pays, d'yve
SCifobaces,
Æutrep. l.7e faire leur demeure, or eftoit tiré ce Marobodue des Sarmates , & del!
cienne race des Sueues, qui eut guerre contre l’Em ereur Tiberc. Ye
Patercule ne dit pas que les Marcomans-fuffent Alemans:, ainfi que}
pelle pärter- fieurs veulécinferer, pour faire la Germanie celle qui.a produit & Go
cle aufécod :; Huns, Wandales,. Normandz, & Lombards : ains voicy com
wlwme, parle. Iln'yauoit rien qui peut eftre furmonté en Germanie, fi
: Marcomans, lefquels leur Roy Marobodue auoit tirez dé leur pif
VUE 209
teceieftoit. fi
Ktontredagrar
hr fes foidatz ; ;
* en perfontie
AE uten:
Fan, enjenu
« A Aà
+ +
« * (#1
A
1 DÉS LE VROP E.1 | : : dis
brésché dans la cepalgne enclofe dela Foreffz Hercinie,il yhabi-
Marcelle Prouince . Voyez coinme ce pélple venoit d'ailleur que du
hde Boefme fur lequel il ffeftoit getté, & puis que nous auons ia veu
Quades, & Marcomans eftoyent vnys enfemble,& faifoyent vn mef. S
fuple, voyons ce que Ammian Marcellin en chante;parlant de Con- _£mmius
Sizdu grandConftantin:l'Empereurpenfänt fe donnerdubontéps, Marcellin
plus excellente ville du monde fc'eft de Rome qu'il tient répiés) il bw,1c.
hduerty de iour à autre par meffagers dignes de foy,que les Sueues
pyentle païs Rhetien, mp di & Sarmates faifoyent des cour-
&pilloyent fuyuant leur couftumeles Prouinces de Pannonie & Ef-
DniCe
grrous ces paffages le diligét leéteur verra quelz furét les Marcomäs,
büils fortirent, & fe fouuiendra de ce difcours, à fin qu'en la füuitte de \
bireil puifleiuger fi Lazie a raifon, ou fi lesautresquecy «pres nous
derons ont la caufe meilleure: neantmoins encor voy-ie que Tacite
ue ces Marcomans eftoient fi voifinsdes Gothins, que Marobodue ravir. lin. 2,
tnuahy leur terre, & contraint Catualde vn deleurPrinces defien des Ænnales,
2ulequel pourfuiuoit la vengeance du tort fait par le Prince Matco=
bupres de l'Empereur Tibere, voilà + paie l’origine: refte à voir les :
fs, à fin que par icelles nôus voyons l'il y a rien quiffaccordeauec ce :
titre hiftoire porte touchant les Normandz. ÿ USE
Drfurent ces hommes appellez Marcomans, comme qui diroit mar-:
js & Limitrophes; pluftoft que eftimer que on les nômaft ainfi pour !
plus adonnez à aller à cheual qu’à pied ainfi qu’en vfoyent le refte
krmates, &Jefont encore la plus:part des mefmes, foitenPoloigne, .
e& Mofcouie, defquelles regions tes Marcomans furent. jadis voi-
mme ceux qui fe tenoyent presla Morauie. Sartans donc ce peu-
li Sarmatie Européenne la premiere courfe qu'il feit,fuften Au-
ainfi qu’auons prouué cy deffus par le tefmoignage de Vellée; le-,
fitvn long difcours des terres occupées parles Marcomans lors que:
Tibere leur feit la guerre. 1 ui] sol lolunn
Hfelon qu'en aurons auffallegué, d’Arrianenlaviedu grand Ale) Plne2. eu
HVoire Pliie en fon Panegyrique, lotie & recommande! 1fortune P4remegrr. 4.
kan à caufe qu'eftendant fon empire par delà le Danube, ilyauoit Tré44%..
files Marcomans. Julie Capitolin; fpecifie éncoraffez au long les /4le Capite,
ksde ce peuple, & migration d'iceluy;,difant: Touts les peuples dés binen lavie
ke d'Ellyrie iufques en Gaule feftoyent reuoltez,à fçauoir les Mar-:4e Mare. :
ns, Narifques, Hermañdures, Quades,Sueues, Sarmates, & autres a- -#nfonin.
Ciftobaces, Vitobales;Sicobotés,Roxolanés, Baftarnes, Alans; 8e:
mue eiponule Snavohiet lus.orios :otiqgmaliéh sen 048
tece:eftoit {urilésbras de l'Empeteur. la guerre contre les Par.
&contreJagränd Bretaigne!, ‘Auecgrand: peine donc; inuitéà ce. -
hr fes foldatz ; ilvainquit ces:nations guérrieres ;-&farouches luy :
en perfonné, & autres l'armée eftant conduite. par fes Ca.
N , &'Licutenans :-&contraignit Jés Marcorans à fe;rendre à-
sation; enjenuoyant plufieurs habitér:en re cd il-dit:
1}
r pas
ne LIVRESROTSTESME
. » Marc'Antonir'auoit-deliheré ile faire quels Prouiace des Marco,
Cefar Comtt. reduite fouzla contribution Romaine, & l'euft fäit,auffi bien qu'ilend
Ln,t. feignoitidels Sarmatie, fans l'empefchement que luy donna Caffie fe
+: S'HCIONE EN 50 tant pour EMPETENT “à incgus Leuantines. : ET
Tibere. Lafeconde coarfe de ce peuple fat en Gaule, & du temps de rüle ç
Tache 2 . dés far aj rfi queluy mefinétefinoigne, & lors que Tibere commandoiti ÿ
Ænndls. me, Maisla troiliefme expedition Marcomanique feftendit vers l'H
à grie. & T'ranflyluanie, ce que i'ay délia noté parlant de Catualde qui
«Æm . Mar- ceda à Marobodue Roy des Marcomans qui caufà la rüïne de fonpre
cellin liu.17. ceffeur, fuyuant l'autorité deTacite és Annales de Rome:là où il fait te
iours ce peuple de Sarmatie, & ce qu'encore on peut recueillir d’Am
Marcellin parlantdes Quades voifins des Marcomans, lequel en par
Ffifer, © celte forte: AfGltoientencor les Quades participansides perilz dess
Ærabarie tes, 8 lefquelzindifcretement feftoyent renduz les compaignôs de]
Roys des Mar faultes, Puis aioufte l'exemple de cefte clemence', & debonnaireté}
“415 alecninduit plufieurs des Royaux, telz que furent Arabarie, & Yi
Sarmalts. des principaux Capitaines des troupes, l’vn defquelz commandoitf
uades, & l'autre eftoit chef des Sarmates, mais grandz amys enfe
tant pour eftre farouches tous Les deux que pour l'auoifinément des}
furlefquelzilzcommandoient.Les troupes de ceux cy l’Emo.bridi
ment qu'elles ne peurent fallier enfembletandis que on drefferoite
ticles de la paix prefte à cftre iurée : entant qu’il les fepara, fäifantre
les Sarmates iufqu'à tant qu'on euft defpeché l'affaire d'Arabarie, &
Quades.
Commme les. Lefquelz comme,felon leur façon de faire, fe fuffent prefentezte
Marcomans lecol fiefchy, & lateftebaiffée , ne pouuans fe purger des crimes q
Le prefinryée Veur mettoit {us,craignans vn pire traitement, & de fubir vn:ex
sadis [hums- plice, donnerent des oftages à l'Empereur, quoy que iamais onnel
peu contraindre à telle ct ro ages ce paffage on voit les M
bians à quel-
au. mans en Dacie, qui cft Tranffyluanie, & telz qui n’auoient iamais fe
ioug de la feruitude Romaine, Quatriefmement fefpandift cefte fie
| tionen Auftriche & Stirie ; yeftans tran{bortez parl’Empereur CI
sexte Aure. Neron, & depuis fouz Marc Antonin furnomimné À
Le en La vie de uons touché fuyuant l'opinion de Iule Capitolin: & depuis Galien
Galien. donnal’Auftriche, & Efclauonie au Roy des Marcomans duquelil
Julie. Cap.en efpoufélafille: voire lyfons nousque Valentinian euft fouuent à
lavie de contreles Marcomansfetenansen ces deuxProuinces ee
Mure Ann: OYONs Vn peu comme Çapitolin en parle:Les deux Emp.(dit-il}fon
sin. a 2 areil de guerre;à sr que Les Parthes, &cles Marcomis troul
les affaires de l'Empire : comme auffi faifoyent plufieurs autres
chaffées de leurs païs par les fufdits Barbares, & lefquelles menaçois
faire la guerre aux Romains, fion ne leurdonnoic heu pour fe re
Puis aioufte: Apres cecy Marc Antonin fe gouuerna auec vne gran
deflie, & douceur,&eut heureux fuccez contre les Alemans: & lin
rement eut il affaire côtre les Marcomäs, a guerre il meita fn
felicité fort granut, & y gaignant autant l'honneur que iamas à
e Philofophe:inil
Eufieurs mil
hlesPannoni
mmates, Wan
ftz Comme
jpcu par ce
uelle demeu
pdeia il eut en
rRutilié qui l
pnée la guerr
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s,cfclairs, &
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pire l'effait qui
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La
4 1 M DE L'EVROPE, 223
Luone-fienns-entreprife, & ce en vn temps auquel la pefteauoit rui- Cafe guerre
fours milliers & du peuplé, & de la gendarmerie RE il deli- de l'an
MisPannoniesd'vnegrand'feruiruds, opprimées par Les Marcomans, degrace 174
putes, Wandales, & Quades , & triompha à Rome accompaigné de Æu/éb. bif.er
fl: Commode. Par la vous voyez que ce peuple eftoit en Pänonies 6/.2. 5.chs.
jpcu parce grand &fage Empereur, il fuft contraint de chercher Tertulen PA
puelle demeure.Voyez encor ceque Lucian en chante difänt : Com- polager.e, ç.e
jeia il eut entrée en la mailon Royale &c au palais, y eftant introduit S#/des en
rRutilié qui luy ténoit la main, & l’en'faifoit approcher, & eftant fort l'hif,
née la guerre en la Germanie: Lempereur Marc Autonin combattoit Lucian au di.
pauec les Gusiies » & Mätcomans . Ce fut en celte guerre contre les algue nôné
omäs qu'aduint le miracle racompté par Orofe, duquel iene veux Æxandre,
uder le lecteur, parlant Orofe en celte forte : Car comme plufieurs na- 0r0/£ partu pi
sfe fuffent eimeuës côtre l'Empereur aftrâgemét barbares, & en tref- Eutrop. l.10,
j& prefqueinfiny nombre,à fçauoir les Marcomans, Quades, Wan- ‘
s,Sarmates, Sueues, & prefque toute la Gérmanie: & comme l’armée
eriale ut paruenué iufques für les limites des Quades, & fe veit fur-
llepar l'énemy à caufe de la faulte d'eau qui l'a tenoiten angoiffe , &c
ét vn peril plus grand dela foif , que de la force aduerfaire , il y eut
riques troupes de foldats , qui auec vne grand’affeuräce & viuefoy,fe
merét vers Iefus Chrift; l'inuoqués & prians pourleurtroupe : Et cefebunde
jicy que foudain il tomba fi. gräd abôdäce d'eau, & pluyefurles Ro-. x hi
ins que leur camp en fut raffafie largemét , &c fans fétir aucuneiniu- fr nommé
: À où les Barbares féntirét vn eftrâge eftonnemét affaillis des fou-',4, j Emper,
ns, efclairs, & orages quien occiät plufieurs côtraignerent les autres oudreyante,
prédre la fuite . Les Romains les pourfuyuäs en feirent vne eftrange <
scherie paffäs prefque tout au fil de l’efpée;raportäs vne des plus glo-
fes victoires que iamais on eut ouy reciter ,auec vné petitetroupe,&
emal aguerrie,troupe de foldats, mais quis eftoyétfuportéz, & gui-
pde la main trefpuiffante, & inuincible de noftre feigneur Iefus Chrift
(ay bien que Dion racomptc autrement cefte hiftoire & que Lucian, Zmpreré de’
pme ennemy du nom Chreftien,ou, pour mieux parler, aduerfaire de Zucian er de
teopinionde diuinité , attribue ce miracleà Apollon, duquelil faint De.
icle rendu à l'Empereur eftant en ce peril : maisnousaymons mieux nécephore
pire l'effait qui fen fuyuilt, queles refuerics de ceft Athéifte , entant q ecckfiaft.l. 4.
mpereur feit dés l'heure furfoir les perfecutions des Chreftiens, &e'c&- chap.13.
hpar vne fienne Epiftre , commefon armée auoit efté deliurée par la pipiz en laloy
gre des Chreftiés. Le pourroy vous amenerinfinis paffages des bôsau- Geweraliter
rsfürles courfes des Marcomansen diuers lieux , fi c'eftoit d'eux que paratr lfnal
dement j'ay bafty ce difcours; mais ayant à voir {5 ce font eux que nous f.des decuri-
imonsauoir efté les wormands, il fault pañfer outre; & conferer, &c:les ons. .
nps,&c les noms & les voyages, & les lieux ou ces peuples fe font arre- Pende Roy
2, entant que la premiere courfe cogneuë des Normäds par les noftres des Maries
defcrite par les Annaliftes Françoys eft celle quandilz vindrent en la en Æmgleter.
uleBelgique, Or eft-il queles Mercies fous leur roy Péde fortis des re.
cou ans font ceux qui chalfez de jgiinie DENT Angleterre, &
ù iüj
LIVRÉTROISIÈME |
“27 0! ffen retournans en Nortege, aptes la mort dudiét PendeGccis par Je
#1 fans d'Ofuuald roy de la grd Bretaignéice qui aduint l'an de grace ç4
HET regnanten france Clouis fecond ,& tenant l'Empire Côfantin petit &
de l'Empereur Heraclie, feant à Rome Thcodore.Apres celte route ie Septentric
Marcomans ayantrauagé le pays de Dannemarch,fe mirent à l'art pirelzaiement &
: quel'efpace de plus de cent ans,ores courant lacofte Germanique, & M, ilcompre
” toft fe fourrans iufqu’au plus profond des Gaules,ainfique verrons rphestant
:? fans plus outre en noftre narration, mais qu'aÿons: Vn peu recité les auiyrennent en |
opinions für l’origine du nom Normand,entant qu'encor iufqu'icy n'irez vous.&
anons veu chofe qui puiffe guére contenter l'efprit du lecteur. Lazies ja parolles ms
comme j'aydit, tafche de prouuer que les Marcomans font ceux quionatio a pris.o
: iadis côquis la Neuftrie fur les Roys de srance,dit que les noftres vole , nous pro
gneurde Septentrionaux Courir leurs terres, & ne fçachans le nom propre Bi Forliuiä en
vophang PEU ple qui l'affailloit, le baptiferent du tiltre de Normäds; c'eft à dire raporte a l:
L 8 mesdeSeptentrion: & à cefte opinronfouzfigient plufieurs trompe @nerges,cftäs
ji d'erreur commun, & fe laiffans conduire par la feule fantafie des autres Boire fait däs 1
ne fçay point mauuais gré à Lazie, Germain de nation, & Viénois du pdt toute l'A(
d’auftriche , ayant prouuê les Marcomans fortiz de Sarmatie , & nourbit de refiitäc
plufieurs fiecles en Pannonie, fi eux chaffez de ce païs, il les renuoye @iils gafterent,
‘Gaule, & Faydant de noftre erreur; il dit que ce font les: Normands dl Limoges, Po
.' ! ‘en font defcenduz, à caufe que c’eft ainfi qu’on appelle les hômes nés autres, tant ci
parties Septentrionales. Mais fi cela auoit lieu, ie m’eftonne quelolkwn peu plus i
Han queles Goths, & Lombardz coururent tant de terres éscaules, Efpdsd'entre ceux
Æucempli gnes, que Italie, qu'on neles honnora auffi de ce tiltre, veu que fi apellent auf
de La? se tous doubte aucun, & les vns & les autres eftoient du Nord , & fortis destrinfque, en 4
Les Septentri- es Boreales & froidureufes, veu que defia les François fe tenoient @Briuicre de S
enaux féroiët caule , & y commandoient, vfans de la mefine langue qu'ils vfoient dr Ceftuy les |
apellez, Nor- queles Normands y pafferent. ‘Et:toutes- fois vous ne trouuez autubut , con
mandz, quelconque quilesnommeainfi, & moins qui aille refuer fur le mque non loing
Nordman , iufqu’à ce que le peuple quivrayement f'appelloit ainfi codbellant Daces 1
mença à courirles plages, & coftes cauloifes : lefquelz noz Annalifi difference de
ontrecogneuz foubz le nom de JDanoys, à caufe que laregion qui ls, & Tranfylu:
uoit vonis, & iettez en nozterres,eftoit fubiette à la couronneDannoi@hneffe C ymb
ainfiquei’efpere vous moñftrer: ? : 2 145: 1: Mourch. Françc
:: Tene me foucie point fi Beat Rhenan;,quelque grand:hôme qu'il puirigine de Dän
-feeftre , iaçoit qu'il les confeffc Danoys ; parle d'eux en cefte si Dinoys ont ef
Normandz furent vne partie des Danoys, ainfinommez , à caufe qu'lbet Strabon :
font hommes féptentrionaux, d'autant que Nord en langue aleman MurentainG no
est Rhenan. gnifie Septentrion, & Man, vault autant que homme : Le nom de ces ét de | ifle de :
L.x.de Le Ger: rates commença eftre cogneu fur les derniers ans de l'Empire de Cha en rend affeur
manie," legrand;,lors qu'ayantz pillé:& faccagélé pays Phryfon:&c Ifles voit Danvys encc
1 21" -foubzlaconduicte deleur conduéteur acofiroy.silämenaçoient def leteur aur:
édfo Roy: rele femblable au fuperbe palaix d’aix ; quieftait le-lieu où l'empereelle, mais fil f':
Mermand: feiournoit lors qu'il ‘eftoit fans nulle guërre. Et:encor.ne me{meuid Gauétles cho
Fan degras trop les paro!les de Sabellique,.auoy qu'il fe foit peiné à reciaousallepué, fail
809. affez diligemmentl'hiftoirs, lorsque païlant de: Nouftrie. occupée pue le danoys :
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‘+ DE :L'EVRORE, … | 224
ITS
paroles memes de ceux qui. ont defcrit l’hiftoire du pays duquel
pnatio à pris-origine, defquels toutesfois auant qu’amener les tefmoi. :
ne, nous propoferons les autres qui en ont parlé affez pertinemment 2lnd decad.
M Forliuiä en fon hiftoire nous fait ce peuple Ale mant (fia bon droit 2.4w.2. : :
mraporte à la verité){ors qu'il dit ainfi:Par les Normäds qu'on apel-
merges,eftäs entrez;en Gaule, & ayät pris terre par les embouchures
Loire Fait däs la mer.côduits de Romain leur capitaine; faccagerét,& -
ent toute l'Aquitaine, fans qu'ils trouuaffent Rôme qui leur feit täât
birde refiftäce, Tellement que fefpandans par les Gaules de toutes
ils gafterent, 8& rauagerent les villes de Bordeaux, Xaintes,Angou-
k Limoges, Poictiers, Tours,Paris, Orleans, Bauuais, Noyon, & plu-
autres, tant citez,que chafteaux & places fortes Mais Sabellique en
va peu plus intelligiblemét,quäd il dit. Les Normäds fuért de natiô
d'entre ceux qui {e tiennét le long de l'Ocean Germanique, qu'au”
ellent aufli Danois. Lefquels fuyuans la route de l'Ocean vindrent
iriufque, en Aquitaine portez fur leurs vaiffeaux par l'emboucheu-
bhriuiere de Seine , rauageans le pays qu'ils trouuerét vuide de rout
n.Ceftuy les fait Danoys, & le 168 de l'Ocean, mais encore ne tou- :
Busbut , comme ainfi foit qu'il fault paffer outre pour lestrouuer, ;
paue non loing de l'Ocean : & fait encor vne faulte fort remarqua- Irenique Lde
ellant Daces les mefmss queles Danoys, comme ainf foit qu'ilya Gememie 1
M difference desvns aux autres entant queles Daces font les Wala- ,J P34
, &Tranfyluaniens , & les Danoys ceux qui habitent le long du A à
Honelfe Cymbrique , & du nom defquelz le pays porte letiltre de sen Ji.7
burch. Françoys Irenique en fa Germanie parlant de ceux qui ont son en l'hs
igine de Dänematch, en ces parolles : Ilen y a qui font d'opiniô flo. Danosfe L,
Dinoys ont eftéaiafi ditz des Daïes peuples de Hircanie, entre lef-"; bee
keft Strabon : neantmoins Saxon, furnômé Crämairientefmoigne rez bif,
fureatainti nommez de Dan,qui futiadis leur Roy, auec lequel ilz Duoife lin.
ré de l ifle de Scandie auant en terreferme , ainfi que Iornandez ,,, 135"
enrend affeurance: & de ces Danois eurent les Normandz origine, mt
sDanoys encor font fortisles Bulgares & d'iceux les Hongres.
lele@eur aura efgard à tout cecy , il verra des grädes diuerfitez, ie
te mais fil f'arrefte à ceux (comme il fault faire) qui pour eftre du
Liauétles chofes mieux 4 par ouyr dire aufli verrôt ilz q le dernier
us allegué, Faifät fortir lesNormäds des Danoys,ilnedilsimule pas
que le danoys.n'aye pris originé de l'ifle qui luy ef voifins.à fçauoir .
Sabelli. zn=
nead 9.liu,t,
Faulte de CT
bellique.
LIVRÉCFROÏSYÈME
Scandie, dé liâlle nôus aus âffez parlé, au chapitre des Gotks à ant rte
” paignätl'hiftoire LObarde, &ainfrnousadunferds tes faccez de celte fo j jlafin
ce. Celle gréd'eftendue de terre:vers le pole Artique, quoy que co TO toan:1
par lesanciens,nont toutesfois defcouuerte, pout'en copnoiftre for is chofts, &
valeir des peuples qui y habitoient, dieu y tenant énclos fes rousse itspaities E
voleurs vniuerfels , qui depuis ruinerent l'Empire de Rome, & dône Mt ceux qui
tant d'affäires à préfque tous les princes de la terretie dis que Scandie
- Clleifle ou côtinent,aucun bec Ébchant encor larefolution, eft celte,
Aurero à nourrys’& produits les Normands {üur'& le long de La cofte de No
| coing de Scan ge’, quieft vn des trois premiers, plus grands &principaux royaun
die Py Team Scandie ,& en vn coingduque! eft affife la prouince proprementapn
eue F- Normanie , ou du Roy Nore, comme aufli N'oruege en a pris fon
pfde Lagde pour eftre la plus expoféeau vent Septentrional, affin que i'aca
Eh. Gethig cr quelqueicas d'ceux qui d'vn mot commun, ont voulu particularif
Deféription euple:cefté Normanie eft pofée en l’auoifinement de Fimmarchie,
de l'ancienne gardätlamer glaciale d'vn cofté, & l'ifle Thilé de l’autre,ayant les no
Normandie. Ge Bothnie au Leuant, & la Noruege qui luy ef meridionale eftirà qui enceint, &
Fey Nicelas ques foixante dix degrez de latitude feptétrionale, & qui ef feparée WBvous ameine t
Germain fér (coffe par l'infiny cours de l'Ocean, & toutes/ois en pareille eleuatiodiiho Nord, c'éf:
; promontoire le plus feptentrional qui foit en tonte la terre conquife pique palfer de
par lesPié@tes.. Mais #ffin que ie ne femble rien aporter du mien, c'eft@ikequ'ils farrefta
Fyi * … fonqueie vous diëles propres parolles de Krantz defèriuât les royau@ieleNormänie,
Eu, .. * Aquilonaires . Noruage (ditil)que plus communement , ores nouWEtainfi ie m’eftc
ee 4 PTE pellons Noruege, éftant le troifiefme royamed’Aquilon , eft auff pibliures, & eftan
7e uince des plus renommées de tout le Septentrion , & c'eft pourquo
l’ay mife la derniere pour en faire la defcription . Elle feftend en fl
gueur,iufqu'à la derniere extremité dela plage Septentrionale, d'où a
cHeaprisle nom fuyuant la maniere de parler des Germains . Or«
menceelle dez les rochs & efcuils de la mer Balthée, pe doubljätle
._ , verslepays Boreal , ayant enceint parfon circuit les bouillonnemen
NorMGU l'Ocek,en fin elle eft limitée par les monts Riphées.'Bien eft vray qu'
péheurs. encloft en foy plufieurs feins,igoulphes & canaux‘qui par plufieursn
font nauigables , & accefsibles aux bateaux, & nauires , autour defqu
ceux qui habitent, fadonnent ordinairement ä la pefcherie , expofn@rOrentét que
foleil toute efpece de poiffons & gräds & petits, pour les y faire fech@letemps'änéi
l'air, & lefquelz eftans deffeichez de: enuoyenten Germanie. Or celt@ &gerit Norm
gion,à caufe de la froidure excefsiue qui y regne, cft beaucoup plus fimp"...etie, q
le que Dannemarch , ny le pays de Suece, neantmoins fort apte podipour nourrir Tes
Pourquey Les nourriture du beftail. Ce pays porte & nourrift les hommes vaillés, aol prod, :
Normegiens buftes, lefquels n’eftans point amollis , ny effeminez par l’abondanceitorellementv1
Paix ceffiue des viures, font plus fouuent affäillants autruy,que perféne{Bliquelle R adu
zârde de leur courir fus, & leur faire guerre. Dés longs fiecles cepeuito) Princh des
foitque preflédenecefure & famine, ou fe fiänten fes forces (leitctutlafoÿ fe
fontenorgueillir fouuent le cœur des humains )'tinft a cofte de gt débrrefl
Bretaigneen fa fuiertion,n'ÿ ceffant d’y faire des courfes & pillage: @trauec quetèr
ques fois eftant feul, & d’autres fe ioignätaucec les Danois , & ainfi la Normand?
?
Deféription
de Noruege.
& «
TPE LE VRO PE ‘ 125
% phone ndes Gailes'&lrgrand Brevigne, dneiceffa tamis,
Lu dla fin delfonmomil ne Normandie ps der rm ÆAimdiffes
kl'Ovean Façoit quetes hiftüriens Gaüloys, troublans;:& confon «7 gvo fat
pischofs,ayét de couftume d'apeller Normands tous'écux qui vié-i 4e? parlnr
hivsparties Boreales;faris difecrner;ny méttre differsee eurre‘les Da. des Normiits
y ceux qui font dar riad Se drap md " Us
he ayant parlé des Lapponsipéuplé farouche, &duquebriousauons 7r°#demne,
pention au chapitre des GothsiOrlacitéMetrapolitaine:de Nôrmas #77 Midrofie
HTrondenne;qu'äprefentoniomimie Nidrofie:laqudité éftrenoim. Metrspolitai
Line pour eftrelbienpeuplée, que pout la magnifidence destertiples, ne de l'ancie-
Bifes qui font bafticsien icétle par les roys anciens de Noruepe/C'eft #e Nermame
il ville qu'onmonfire le tombeau dufaint Roy-Olaue, qai Futimar
fiseu fepulctire duquelinfques au iourpréfentfe font de grahs mi.
Dieu y moniftrant fes merucilles. Apres la Normañie:;qti eft la der
hie Mprouince de Septertrion , on ne voit aucune hdbitatiün hutniaine,
esneiementvneffroyatlevifagede l'Océan, &r-ceftifiny cours dés
à qui cnccint, & embraff toute laterte . Voyez quelle railon-ceft ‘au-
arée vous amine touchant lemotNormäd, non qu'il nie-qu'il£ ne l’aÿet
Bu Nord, c'eftà-dire du feptenerion qu'ils habitent/imaismonftre que
jatiof
ie que paifer deça,ny courir lesterres, qu’ils ont rauagées le temps paf:
Nu JU farreftaffent en Gaule,defiails fapelloyent ainfi, & leur terre
uleNormäanie;aulfi bien quetéur voiline portoitletittre dé Norue-
Étainfi ie m’eftonne- que te‘ bon homme Cenalis,ayant tant feilleté de Les
lures, & eftant fi bié verfé en h'Cronographie, côme il eftoit, fe foit Cemalis bi 2,
urquoMuifé couler en l'erreur commune du vulgaire ;'fans.regerder de plus “*"*°#%
en A Es maticres, veu qu'il parle ainfi de la Normandie:La regi6 plus voi.
Lo) M Chattrains Celte Gaulois vers FOccidenteft la Normandie, ainfi
Orct plus pour le peuplé venu y habiter, que de fon naïf Sr premier
Lite 1e MR fuoir deceux-qui l'etfuahirent, &fen féirenties feigneurs : car
emcrad eft autant à dire qu'homme Septentrionnal}: Audi Northland;
ay qu'tient Northtandie, fynifie terre deSeptentrioa,&telle-eft la region
cursnemarch, men Pr Royaumes isdis fouriffentz,
def réfent Noruëge elt beiffanté aux loïx du'Roy des Dänoÿs. Puis
poñnie Or entét que ie peux comiecturer;il n'y a pas eu'vne feule Normä
e leche temps'änéien : eritant que ldfource, & racine primetaine de la
br cet Be gene Normande c’eft te paÿs Danoys, ou Noruepien plus heu-
plus bop'.….erie, que fertilité de patfage & terroir, comme celuÿ qui ne
epodrour nourrir fes habitants, & ne peutfourtir de pan, & boiffon à
Lis il produit, syantengenidré double Normandië plus par actidetit
danceitoreliement,vne Gaïhique;de léqéllenous failôns maincenät me -
Se quelle R'adui à Céiman dé. &l'anere Frifonue, où ut fait feigneut
ny Princt dés Danoys, layatiten don par Charléts.du nom, lors
royau
s nous
auffip
[J ll
ne tutlafoÿ de l'Etangie:Quoÿ que tois ces homes illuftres en
el gti ent refüé fur ce re Er Le les Septesi.
suce queltué fin cottimé Fay Ya conFeMfé) li ef-ce que auant
fiENormanct ruisdeld merstés Dahoÿs aubient ia COU.
IQ
Lil
?
4 4
| LIVRE TROHLSIESME
| Best Rbenan ra, pays Gaulois. fans.que le nom Normand Fat misen campagne pr v &
ss pit Akdit:Theodebert x de Te”
de Ger- . cegy. m'a faitcertain Bear Rhand lors qu'il dité Tr TE 15 fr
R doue & neueu de Louys, quecles Ganloys RS ae aq où il
ceysduint. Danoys,courans & rauageës les finages du pays Mellin: & lors/dir}) hfortuné.
de Normand, C'elt bien ps
ren L' teftre,encor nény cogneu le nom de Norman: 4
Mouse pr lenpmNormand fur incogneu, d'autét que Mo queles pus
«ais feiffent des gourfes, & qu'ilz foyent du ù p dons #
ee haut COPA EN ENTS E iamaiscenom, iufqu'à ce ,qu'ilz fe: fe
Mi se Nos Noruegienne,vindrent fe ruer {ur la Gauld
Kde/pouilles
quatre ; il2
Biuoyent mi
lepace detr
s la caufe du nom 6
Lt. NUE re. Etainfi ayans prouué fuffiamment la ca #
les . lieu do ef pris, lifans encor les mœurs du Peupe à cale in Pa apres
her ‘fcriuant les-Goths, nous y auons enuelopé routes les façons de vi Leurs mab:
Scandinauiens , d'où font fortisles Normands. il eft temps delormig
. alles dec NL IC vcinquir
voir leurs courfes,lefquelles font autres, & différentes de celles des M x.
: Bout puiflan
ien de commun auec les Mercies , & Norchonigp er EU:
conne ss ane ane eft,nous vucille faire croire la M | “etes
tant, quoy toute Alemande, eftre mefme cas que Ja Normanie qui Mbiraifes,
PS A & Scythique ce que le diligent lecteur iugera en el , De td,
st diligemment ce que nousauons difcouru,cy deffus. khefSigibert
not eg ua RRPENLTEEEANTENES ie, & gaftenc:
gs : “ Le ie plus? tu MS Mtbroflent:m
ble Des cowrfés des Normand7, G consmeilz, f'arreflerent en Gaule, imaffent à leu
on à @détérreparenxponquifes hglez, & def
si Chapitre 41...
ls marefcages
rlesnouuelle
re n'ofoyent
hydefun&,
nutift auf le ÿ
meles prelats c
fenfuioyent a
ce furen cete
des Luifs qui 1à
Kfurent chaffe
lefaint, &vn
lemefme faifo
; les plus vole à leur aile
Sigibert moy fus ceft œuure, fans rien dire finon ce que chantentles plus vulg befchement.
À Z chofes aduenuës le terme paié > 8 qui fur
NL noftre memoire pour n en-cftre tefmoins qu
la leéture des liures, de qui pouuons nous auo
ds? inftruétions pour nousen affeurer,que des ant
PTPNhiftoriens, ou de ceux d’entre les modernes, q
72
NEO on. curieufement employez à {çauoir la verité
| rs GORE inf fuccefliue
nig mädes, voicy ce que Sigiberen chante deffriuant l'hiffoire desGa antes faine FI
ands affligeoyent fort les co RSR FPS CRE é dés flammes:
Pond _. ba Gaule deltruifins Doritad fur le fleuue Albis, Anuers baltiel Orleans, & 0e f
re ce - poféfur l'embouchure de la Mai
ult,& Withcland lieu de rañic poféfur l'embouchure sn der
pére les Frifongà Jeur payer tribut, çe qui aduint nt
Seigneur 8,0. Orcomme les Danoys Normands Fa :
LmbLbIe au pays de Hlandros,à fçauoir dé piller & butiagr vous a
France fetforç
lede France fu
Drapres ils affai
mpoitz, & pou
1 DE L'EVROPE., 1, : 26e
Mir té gouuérneurs du pays leurreliftaffentilz fe retirerènt: ce
D f112 feirent;eftans venu furl'embouchure que fait la Seine dans
kun,où ilz receurent quelque legérerdéffaitte:: mais paffans ‘en Guy: :
fortune leur fütplus'heureufe,entant que chargés débutin &ri-
Liepouilles,ilz fe rétirerenten leurs terres:puis fur l'an’ huit cens qua
gequatre » ilz pafferent en Ja grand Bretaigne ,'où defiales Anglo-Sa- :
suoyent mis le pied, &'contre lefquelz ayans combat’ cruellement
fpace de trois iours entiers;ilz obtindrent en finfa vidtoire vfans de
Le deshommes à leur difcretion, &iouïlfans delafeigneuriede
dti Fo APRTRSE ARTE + Rerïc vaincu
ILinnée apres le Roy Roric arma 600. Naus pour allér contre Louys par les Saxôs
béreur : mais les Saxons luy venansau contre eurent bataille’contre
kleveinquirenit ; aydez &'afliftez de la main, 8 faueur celefte de #7744: de
tout puiffant Voila ceque en tient Sigibert : &les Normands en Normandie.
Heainfi en leurs anriales,difans : Ayans les Normandz tout couru &
Mnrleurs courfes &pilleries, ilz f'afluiettirenties Frifons, & feles
fibutaires, & au mefme . » portez fur le Rhin, afliegerént . .
bigne, & montez für le fleuue Albis, bruflerent la cité de Hamburg. Ÿ igibert.
khefSigibert parleen cefte forte:La mefine année, ilz viennent par M vrmands
in, & gaftent tous les païs voifins de la mer, pillent, rauagent, ruï- periféns
&bruflent:mais ayantz butinéle monaftere Sethin, comme ilzffen "74#le#/e-
imaffent à leursnauires ; chargez debutin & proye,'ilz y furent 7%.
helez, & defuoyez;que ne fçachans où aller, ifz perirent fumergez
lesmarefcages,tellement qu'il yen eut fort peu , qui peuffent en ra-
lesnouuelles en leur contrée, Or les Normands accouftumez àla
re n'ofoyent neantmoins farrefter en Gaule du temps de Louys,
hydefun&, ladifcorde fufcitée entre fes enfans les encourageant,
hurift auffi le pas de leurs grandes & glorieufes conqueftes . Ce fut
eles prelats de Gaule,efpouuentez des furieux affaults de ces Bar-
enfuioyent auec le plus precieux deleurs Eglifes dedans les forte- Krnrz br."
ce fur en ce temps que les Normands prindrent Bordeaux, par la tra de l'hif. nor,
des Lui qui là eftoient, & l'ayans pris le pillerent, & bruflerent;tou ht:
kfürent chaffez par les Efcollois qui venoïent en Gaule pour aller: vont
klefaint, & vaiuerfel pafteur'de l'Eglife feant à Rome: ce fut aufli
lemefme faifon qu'ilz faccagerent & ruinerét la villé de Perigueux,
rins à leur aife fans que perfonne leur dorinaft aucunideftourbier,
efchement, ‘ |
laiof fucceiuement d’an en autre ilz pafloient'en France tellement
antes fainc Florent, & Tours pafferent fous la fureur du fer, & du: - «2
indus par cefte race furieufé , iaçoit quele corps faint Martin fut Dececy vey'
édes flammespar la preuoyance des Lcclefiaftiques qui: le porte- :2fymon moy
Orleans, & ce fur lors qu'ils:brufierent Angers,randis que les Prin- #e limg 0
France fefforçoyentde fe ruÿnier, & en la colere defquels toute la Lists
fede France fe prefque facrifiée à leur maudite difcorde : Aufli
apres ils affäillirentilanoble cité dé Paris,qu'ilsbrüfleréten quel. : à
nsoitz, & pour ladeliurance du refte ilz br que de : 1 +
Li fi
: LIVRE TROMSTESME
deniers des citoyen d'icelte:s& voilatout ce que Sigiflrent-dit decefhe;
ondation,6c debprdabominabledela plus farouche nation que im,
Sepsentrion po | cidentalos, “fe
. Ontrouueque cp:
ecfpa
que:Saballique monftre
cuidemmentlors qu'il dit, parlant de Do
nique Syluis Duc. de V'enifes Qn:dicquefousla:conduire-de:ce feignes
Syluialss Nosnids fur chufez de Dalantio-8e de fès limites, defque)
… à caufe.que fouuenr ilagne-combatu aucciceux de nofirenation, ilf
direqualquechofe, Ces: N'orman ds firent leshabitateurs de l'Oceun
quitanique, lefquelz ayants par vn long efpace de temps tenu la mer fu
téd-leur pilleries, par fuccellion, detemps-entrans en Gaule par le Lo
conduits par Raoul:leur Prince;mirent à feu, & fang:le:pañs Lorrain,
: vnogrand partis dela Germanie. Tout en &c. là de diuen:
téurs;pourpar.ce moyen dinerfifierle gouft-du-leéteur, mais d'icyens
iensveuxquedelinsfirr ce qui.eften l'hiftoire: Noruegienne touch
les Princes Normands qui-ont:couru les Gaules , à-caufe que les, aute
: d'icalle faccordent aflez bienauec les annales de France: Or en
ellesen;cefte maniere. Regner Roy de Dannemarch,cftät auf poifeff
de Noruegs, & par confequent feigneur de Normanie; commeil fur
. codéifes enfans vniffans les deux nations enfemble, furent:caufe auf
les Fränçoyscomprindrent encor les Danoys fous:lenom de-Normid
Ctltenation Septentrionale en gensralacomptoitÀ grande: gloire le
recin &-volariemarine, &ce auant: qu'elle cuftreceu la foy: Euang
quesnourriffint des plus.cruels, 8 farouches homates de laterre,aufq
l'art Piratique.en mer, &1es Jarcins en cerreeftoient honéftes, &honc
blesttout ainfi.queiadis:les Lacedemoniens mettoyent: cecy auranc
leurs principales-louanges.C'eft paurquoy en.ces Prouinces:le plus f
uént les roysmourants, les füccofleurs: ent.en telle forte |
heritages;queles vas: auoyentlaterre pour leur fort,&:les:autres, w
Compse les. les plus vaillants, choififfoyentlamer pour leurapennage: entantq
Princes. Sep- gucrre demenée fur mer endeuelifant les voyageurs, eftoit pareuxre
tentrionqux. técleiufte ; &legitimeart militaire, tellement que ceux qui fenrid
Partagevient A ren pe eftoient les mieux venus, & les plus honoreze
leurs herits- es hommesilluitres. Aulfn'ayans far qui fexercer de. ceux qui v
gessvey Saxo geaientle payseftranger:fur mer pour les dofpouiller,ilz aprindrétd
Grammair, ruynerlesvnslesautres, &courirlesterres voifines:. Les-Wandale
© Kramz. ftoient affaillis, & reciproquement ilz rendoyent au Danoys la: pare
bi.2.chs.1.de Les Normandz.& Noruegiens couroientiufqu'en-Ruflie, & fouuent,t
Nornssnds
acomptosët 4
ghire l "art
Piratique.
naus vers l'Occident, l'Angleterre leur feruoisdle: pañltemps, yaf
lansles AngloSaxons, qui en auayent chaffez les-anciens; habitans &
perdrelenomà l'ifle: & d'eux porteencor lenomie-Comté de
thombelland. Etiaçoit-que il femblaft que:ce:peuple-euft vne g
commenaturelle contreles Saxons, fieit-ce que ayant vlarpé le
Saxon: & la terre Frifonne , ilz les laifferent dés.que: itz eurent:g
ftéla douceur &:delicatelle Gauloyfe , de laquelle ilz prindre
gouftiossque Haddingue (duquel. ailleur j'ay paurfuiuy l'hifouet
l'hft. Nor-
; mand, Le
cefue Pen
878. vay le
aireir hifts.
” #ialeh.40.
s oo 44
nditencorefa féveuren Dalmstie. ;
pinepeurent
jngue Chr:
“ah Sa
elonpaïs.
oué ba
des deux Bañl
bit cepauure.
sent les chofe:
nt los bras cr
+ er €
squ'y ayant wr
| robleffe 2
x:baftardz
ice, la vie defc
ait côfcience
wine fongeoit
deux ballard
Wlpirerent cor
y& Lorraine pre
recourds tout:
vigne, Tr es
quedeH
deleurcolerc, 4
ln à la chaffe, «
etempelte ceff:
mnt à Godefro
ipcreur Lothai
péquien futoc
temps du m
que-Godefro
d ent Paris, l':
Ans coDtraign
ï pertes pa
'
|. ! MEXB 2L'EVMIR PE) : : 227
5): préfrèn-Feance., :80 Le april, padfedantt lecpags \hactrant bar : |
grey du Roy:Charienle era put Ans bapeeliue Pourguey les.
dernier du regne dudit Royragu-209 auant, qué Raowvl paffaft cn @ar,rasss e-
.. Etc'elt la premiere pau queiamäis lo Normande feiventen-Âime % Aer
Lees,& pour laquelle encore iufqu'auiourdhuy onekitielepis Char M4n45 Krés
a des dependances de Normandie, & les Chartrains; auoirdes vertus b-2.6.4 Non
sonndes pour leur luftre &c.excellence ; auf bien-que.les Manceaux "474.
a queau Mansiauliirepaferencies premicresracines deceftenatiG
emrionale. Lo laidfe les diuers voyages decé peupleen Francefouz
mole Begue, & Charles legros:lofquelles encore quefuffentfafches
shoe peurentilzrien:entrepreudré fur les terres Royales, à caufe que:
dingue Chreftienne:, aunit:(auec le baptefme ) veftu le naturel Gau-
,&nefauorifoit en rien ceux de fa nation, content d’eftreenrepos,
pquefonpaïs-ne pouuätlenourrir, & l'angleterre l'ayant dechaf(é il: "4
irtrouuéfi bonne:compofñition en Franco: Mais voyons{ouz lere Cecy fur l'an
des deux BallardzdeLoüysle Begue: à fçauoir Loüys & Carloman 884.5.6;7-
dnfailoits 8c:cômeles affaires fe: demelloyent, touveftamten trou- &- 8.
bar ce pauure & miferable paysde France. Nozannaliftes nous def-
meles chofes fi confufes en ce temps qu'il femble queles hommes
tntles bras croifez , & eutlent perdu l'appetit de bien fairetantils"e=
métaneantis, 8 fault bien dire que lorout slloit fort defordônément
squ'y ayant vn bonnombrede Princes du fang de France , fielt-ce;.
s anobleffe À 4 roi au basque contretout ordre; loy,& couftume;:
x baftardz t'afirent{ur lctaintthrofne Françoys, &c fe partagerétls
ice la vie defquelz fut fi defbordée qu'Aymon moyne parlät de l'vn
hit côfcience de l'appeler homme pleinde toute faleté, 8e vilénie,
wine fongeoità autre cas qu'aux vanitez de ce monde. Du temps de’
deux baftardz fut fait le f6céd rausge: Normand: fur la France par:
defroy, & Sigefroy.freres,quiayäsreceu le pays de Phrife:pourretrai-
ipirerent contre les RKoys, &-coururét la plus grand part dela Fré:
&Lorraine prenäs les villes d'Amiens; arras, Cambray, & Teroüëne: |
recour£s toutice qui efbarroufé de l'Efcault; bruflds le Liege; Vtrechs:
vigne, Treues, & Aix; & A ns citéde Gäd ; Tournay &xoutle 04 dr que |
ns
me):
nel.s.ch.60.
pprefque de HEnault,ne laiffanscoing en la Picardie, qui ne (breffée Low) ft eccss
l'rn à la chaffe, & l'autre ne ffay de quelle maladie. Etce futlorsque se file pense
etempelte ceflaquelque peu ; Acaufe que Charles le Gros les appaifàa Ja violer.
mntà Godefroy pour efpoufe Gilde, ou. Gillette fa coufine fille de: }5y fre hifi
ipcreur Lothaire, mais cefte paix ne dura guere, faucée par le Nor- des Charles
bd quien futoccis pourrecompéce. L'autre rauage-des Normandz 4,
itemps du mefme Prince d ffauoir Charlesfürnomméle Gros, en
que-Godefroy leur Roy ayätefté occis, comme diteft, les Barbates
lrentà Paris; l'affaillirent ,prindrent & faccagerent,& prenans depuis Censmege fis
bin, contraignirent le Roy à côdefcendre à accord; quifut qu'il leur fair l'emider
ma partie du pays Neultrien pour y habiter , nontoute la contrée, grars.995.
Énl'éatre courfe Normande, quieut sement Laquellead- $
ii}
deleurcolere; & cruauté Barbarefque. Ce pédanties Baftardz mou- en ose
Vs ; LIVRE TK OTS EME .
uint dutemps d'Amould Empereur, &'tendeie royaume Frahçoii Euc
ce 0 fug.chef & auteur Raoul PrineeNormandi, léquel yeftoit e guillon
» 1 :paur-diuerfes occafioé, & defireux de f'enrichir 8 faire: vn grand buti
+ & proye;ë& voulétacquerir vnegloire perpetuelle pour fon nom, & pl
cftaot.efmeu.de Ja momoireiillufire de ceux de fa nâtion,qui defia auo;
“eu ynepottion de Neufirie;cômepour perpetutl heritage, Mais ceqt
Pay Krants_ pluscaufafon Voyages qu'oyant confbit auec fon freréicôtre le Ro
lin. 2. chap. de Danemarëhquipour iorsicémandoit furla Noruege,aindi qu'encos
16. lediét pays ef fubie. aux Danooÿs; & ayant-perdu: & la bataille, &e
icelle fonfrére;icreighant la fureur du Roy;qui fen6moit Harald, ilf
jh Bede en contraint-de quitter fon pays;&raller ailleur. pour trouuer fon aduentur
l ifé, &ccle- Son premier voyage fadreffaen:la grand. Bretaigne , qui defia porte
faft. d'AÆn- jeinom Anglois;à Caufc des Anglo:Saxons:quil'auoient conquife, & fi
gletér x, Jaquelle plufieurs Royside Dannemarch auoïient couru les vns mal y
fans eur befoigness& les autres,y plaritans leursifièges, finon par. to
& …J'Ifle,à toute moinscommandans fur vne partie d'icelle;;dequoy:h
l’hiftoire d'Angleterre, &les Annales de Dannemarch. Auf celle grat
Ifle eftoit gouuernéé par diuers Roys,entant 4 les Anglo-Saxons auoi
leur partage,quitoutes-fois donnerétienom.à tout Fe pays:y eftoiet
les Piétes & Efcoflois, qui deffendoient -apiniaftrement:leur Proui
Côme An- &les Mercies ne fe tenoient fans rien faire, voirele Roy de Northon
brome etes belland ne fouffroit qu'on luy querellaf jaterre de laquelle: il eftoit «
grec Pit offellion.Ce f ingfeptentrional que: Rollon ; ou R
dinifee, pollethon.Ce fut contre ce cüing'feptentrional que on, ou Kao
dreffa fon nauigage;defcend.en terre, pille, & rauage tout ielon la couf
me de fanation,combat les habitans &.en fait va grand maffacre :
chargéqu'il fe voir derichefles cômeil n'eut point vouloir de Farrell
audit pays, @& n'ofaftfe retirer au fien à caufe de la colére de fon Roy,qi
né demandoitqué fatuine,en finil{eidifpofe de-pañler en Gaule, &
chercher fa retraitte:mais le peril des fiens, & le grand nombre qui def
y:auoit efté taillé en pieces l’intimidoit fort eftrangement, ioinét qu
voyoit que defia cefte nation eftoit acouflumée à fçauoir que valoyer
. des forces Normandes ,;,& à y relifter,&.les vaincre , & ainfi le defir 4
: cefteentreprife famortiffant ileftoit prefque fur le poin& de la qui
..dutont:& ainfi-voyantcomme Jes chofes luy fuccedoienten anglettt
Afredé. Ro rejikdelibera d'y arrefter,mais admonefté par fonge quicta fa deliberatié
AÆnglois fal: 8 faifant alliance perpetuelle auec Alfrede;que Krantz'appelle alftens
l'édes Nor- - Roy'anglois,ilréemonta fur mer pour aller la part,où leguideroit fa fo
mands,… tune. Ce fur lors qu'il courutle pays de Frife;Zelande, Holance & B:
+ bant;& printlé Duc:nommé.Regner commandant furles Zelandois,.
Phrifé, & qui feftoit ion@ auecRabod Roy: Phrifon pour luy.empelcherla defe
Zelande tri- te:Noncbntent d'auoir affubiettis cés pays, & contrainie: peuple.à.|
… Lutairess aux treannuellementtributaire,il remonte {ur fes vaifeaux, & rafant la
Nermandr:.. Îte deiFlandres, &de Picar die,en fin il vint defcendre au pays & finagl
“bts de-Neuftrie. | état
ro?
; i 1 , 5 SE Ca) 19 ssh ; AS hs Les que
"Ciefloisla terre quil, suoit-fongée, c'efois le paysqu'il deuoitnog
f
‘4
Pl
1 t
.
fircontraint À
riinét deleue
ment que le
qn’le femond:
e,qui eftoit.p«
terres pour
je fut lors que:
il obtint a pof
nant celuy. de
ce Prince chai
ereccuoir auf
ppellé Robert
dà pris’arigine
qui ne fouft
re, commeceli
jeut à laifler Le:
Fÿ mettre la m
D Voila la prine
ÉLazie à tort,o
mtlesmelimes:
ys & Prinçesn
Onde deux: n
hvoilins. de Pa
on & de la dernic
“ Abbé.enla.p
nt: : Dhaute
Ftrer it
1 tlonaire.(
Mefagers, digs
ji cruelz. &ex ec
mädz,, qui ver
rà commädé d*
I bragarde, : nat
penta clle dlesite
ineté :,, Gola,
Roy... 8e moi
Rypromie, à,
ten fantale.,
out plis: à 1}
|
ll
; r
1
Ë a D'ET LE WNWO PES y: 228
de‘! tion de la Narmanie! Noruegiehne : aulli yreftans def Ds verge de
Mailprift Rouën, Bayeux, &:pluGeursalteds villesinon fans faire v- Arwl en Bour
borrible deffaiete dé Françoys Gaulois, afliges Paris, prit & fâcca- mit |
£ureux,fecourut l'avglois,eourutla Bourgoigne;ruie les terres Poi MoN 0 -
es , à caufe que ceux cy auoyent donné fecoursaux Frahçoÿs? &'en # b.1. 6.41,
pueil affigea la France l'efpace de'treize ahsfi-obftinémét; qu'à le fn |
ircontraint dc luy agcorder cc qu'il demandoitsentanr qu'ayant efté +
rintt deteuerde:fiege.qu'ilauoir mis deuant. Chartres) il defpite *: : 7:
ment que le pays par où il paffa fe fentit bien-de fà colesv' 1; Mais à ld
in'le femondà fe Chreftienner 1uy promettans de la part du Roy de
qui eftoit pour lors Charlesle fimplesle pays: Neuftrie, 8 quelques al baptift
terres pour {on heritage, & laifille dudit Roy pour Efpoufe. . per de APIye
afuc lors queiRaoul receur Lefüinét Bapsefine :8 auec la fille de Fran, 978"
ilobtint {a peffeffion de Heultrit ,; lenom de laquelle ilehangea luy ?"?*
nant:celuy, de: Normandie ainfi qu'à prefent on les nomme, icomme °° *
ce Prince chahgea de nom laiffant Raoul, poursenreceaantieBapr , 7 fort
bereceuoir aufsrvn autre vocable quile fürnommaft de fon Parrin,& Re
ppellé Robert. Ce fut Roaul:duquel, comme jay dit le Haro Nor-
gréd sflicier
là pris origines &.ce à caufe de fe grande juitire & feuerités.comme L.
qui ne fouffrift depuisiqu'il fur Ghreftienné, qu'homme feiciniure 27"*°"*""
hre,commeceluyqui-ordôna {lelaboureuerayantlabourélelong du
eut à laiffer fes utile ay châp: bù toutesfois. n'y ouftieufiheudy qui
Norm.
\ té
y mettra la maintant feuéré il efboit:en:fes iugemens..; ;: 1,
| Voila la principale expedition des Normands-en France :, & voyez
MiLazie à tortsou fii'ay droit qui ne:peux receucoir que.les Marcomans
melesmelines:que-les Normands, entantque.py la fucce{sion des
ps & Princes ny. les courfes des peuples ffaçcardent pour dreffer cle 7.”
On de-dewxt! nationstant cfloignées, 16, de fang:, & de paysles vnse- ‘""" *
voilinsde Poloigses cles autres fartis du plus profond defepten-
pa & de la derniere Ipartie.de Naruvge., De ces peuples a parlé. Anfe- . Æn/ég1/e
K Abbé.enla. preface des laix'ançigoncs, de: France, par luy. ranferi- .4bbé L. des
. hot: Dautantiqueles commandemensde Dieu. nonc efféafcau- lux France.
&. qu'on:n!y.à point dénéabeyifance: noftre fcignour À.enuoyé:slu
pAquilonaire.( duquelf616 la Praphetie.doit férris oftremalheux)
Mbichgccs digovsminiftros pour lechafemét de noz. fautes : à: fçar
rcruelz.&execrables perfecuteurs du nom Ghrelhié , &c ce ferons les
midz,, qui venaus iufqu'à Paris ant môfire L'etfeét de ce que Dieu
Bricommidé d'exeguger fur nous. Encore n'eftcetout,&nefarrefta
Rbragarde, snatié en fasterremonpellement,-conquife., encpronefe
penta elle deserres que'llerenoir da noz Roysà hommuge., fers
ntde fidélité « f ençorelle n'en aunitqu'el|é peut teniren tours our Lust
nn, 9la pelay, pouyit adenir enculer: Je ape obsiflpit
Roy, 6e moins le fouhaittoit Le, Normand qui n'eulk voglu violer
Rypromie, n À fon Princes: de fen retourner en Niaueuge;, ne luy
ten fantafe. à gaufe que; la; douceur, du. ipays Qceidenal.. luy
oi plus: à, gré querkes rigueur Sepientrionpalles: :. ain, ce, dut
+ ni
Ps: L LV RE PES SX ME
5 esp Lim gens ape or nentiele f
Cafe avope- voycà vellepelte, :& Rambenu de difcorde:qn per utile fisc
fie for faite: jes Etatgoge 8e JR animer: ksvneepntre les autres, queisee
fan 1066: que iamaisl'inimitié (en fers de durée : Cofuteuillsume Duc Nos
0 Pablo (fix Bafard dé Robert qui fer fiz du premier ouillaume forty denac
mrgileen Jen chef de lpfanitte Normende) qui f'empare de l'Angleterre, fon foi |
bi. Cenale l. ge foie tesloixtefquellesivfenx ies Angloisdprofent : Bdequel ile
14e LeGsnle auiourd'huy fondefcendor-les Roys, qui onrcommandéfur l'ifle la
bolle, êé richedel'Éatopa Cane FU atlenà cefte braue & belliqueule
tion que d'auvirérée des moyen Angie serre, ts Duez vaillants & fs
… … en Gaule Rencorl'Italis, & Sicile n'euft receu commandement des
un Méde,@fil'Afienteuttveu ce fang Danoysfaire paroiftre fà vertu pre
Cefut l'an de 0 5 $ valeur aupéts Ldtiméen en'ce vo yage-tant chanté que foirent
| grare,109$ reftiens pour ls redouurement.de là verre fainte:: Car dutemps que
823 prince Lorrei paffadu Leuant suec l'aimédChreRienne , nobert file
Tancréde Duc Normund féirauflile voyage, mais eftanten Italicfol
… cité par le pape, & tousles Princes Italiés de fecourir &c l'Egbife, &lep
. Romain contre l'infolenceGrecque, & pour chaffer les Sarrafins, oui
ui... fétquivenans dé la Berburie f'eftoyent gertez en la Roufile;& pays Si
.… « Henémehaffansies Chrefliens ; &cfaifà ns mitle maux à tout le païs Li
trophe/CtfüutcePrinos qui les en dhaffa;&e meitifonfiege en Sicile, fe
favt soy d'icetle,auccia permifsion du Pape & féigneurs d'Italie, laifi
apres luy Richards mobert &'Roger , defquelz la race:continus iufc
x temps que les Federicr tindrent l'Empire, & que Conflance efam de
Blond Dec.2 , UOHÉe fat mariée à l'Emp. de laquetie fortiftie malheur de l'Eglife, ai
L3sab.ene Qucie penfeauoirdifeouruien on tr tmies hiftoires trapiques,
ddl da fin auf de laraceilluftre des Normandz comme aufsi les guerres e
FE trelés moifons de France, 8 d'Angleterre; one mis finà l'eftoc des?
cesdeccftenatié, d'en ÿ aÿét plus que céuxquifone dela famille ro
des Angloys ;- Quant à1a terre Normañde elle eftant de belle eftende
_ comme celle qui encloft &'enuiréninefix Euefchez, fans celle de Rois
‘quéeft Métropolitaine; à fauoir Burewr, Bayeux, Lifieux; Ses, Aurdlt
&Côniftances,&vneinfinité d'autres villes/villiges; Chaftesex, & Bo
gadési Le peuple y eft en grand multitude donné ai trauail'; nonpué
tataäis oiffifbignèux, ad6tihé à lohprouffit, cault preuoyant, efchirs
grand mefñager , vn vicelüÿ'eftant pecufier, qui éft la rufe/ar le defir
viuréeéhquerchant par proces ;'i6int qu'on le féupçonne de pou def
& loyauté, 6 à bon droit, ien'en{çayÿ Hen, n'eneyant faitl'experienc
Robert Cens- mais C’eflvn commun dire que iepenfcefire:veño pluftoft désir qe
lslade deseficientiqué de cé quià'préféat ‘ef cognes en céfenarion ; üj
Gas le. que {côté Fôn dit) detoutes tailles bôns euriers ‘+ &e à fe qu'on
q
Pay ue cecy
Ritriel, des
ki de Na-
ue i'efi parle de moymelhe ie Una que 6 que R'bôn Buelques
A AE Dm A De
fertifté & sbonidänte én'befäil;, & poiffont-portait du frobmient cos
Yfouhält: féouderte dc tousarbres früitices 8 mefméetitde Pond
PUIS que: d'iceue cout he pévple ex Ait MTer deal} rafilisrh
Jong de l':
Le commt
ere que d
phiten gen
eftranger,\
short opiniaft
muention en
sréfe ioind
thon éfprit
bevaillans e
ncela de l’he
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iérre,tellement
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Rfid tonstes:
Meny autres Fe
us, Evaffib €
| DE L'EVROPE, 219
jong de l'année , &: on eflargift les fruiez aux nations qui l'auoifi-
Le commun peuple eft adonnéà faire, & tiltre des draps ne beu- Mæwrs des
ere que du pommé,;ou Peré,qu'ilz appellent vulgairement Citre. Versez,
Lbiten generaï fins &rufer,non füubietzaux loix, & couftumes de /€lon /: te r00
anger, viuant fousléur façon de police ancienne, qu'ilz deffen- pr ent.
rropiniaftrement:fauans au poflible en matiere de plaidz,dolz 8e
wention en procez; tellement que les eftrangers n'ofent qu'à grand
uhéfe joindre, & affocier auec ce peuple:au refte les hommes y font
érbon éfprit,adonnez fincerement à la fainteté de la relligion Chre-
Mevaillans en guerre, & fur tout femonftrans télz fur mer , comme
cela de l'heritage de leurs anceftres Norucgiens, &ainfi qu'ilz en
fit, & donné bonnes enfeignes, & aux Anglois &autres, contre lef- Normandz,
hleRoy aeu affaire depuis qu'ilz fontincorporez, & vnis à la cou- bons féldarz,
edela France. Aufli ne penfe-ie qu'il y ayeauiaurd'huy nation fouz e- parfaiéts
kel qui mieux entende le nauigage , ne qui dreffe plusgentiment les msarsuiers.
des Aftres par leiugementdel'Eguille, & Bouffole , tellement
nverraquelquefois tel enfant en Normandie, ayant couru Jes païs
ges à la mercy des vagues, lequel dréffera mieux vne CarteCofmo-
bhique & difputera plus pertinemment de l'affictte du globe terre-
quetel y a qui à eftudié long temps, & Strabon, & Prolomée,& qui à
téles liures des Mathematiciens les plus fegnalez,&illuitres, Audi Marchédife
se vous que le trafic y ft figrand ,que Rouën auiourd'huy eft mile. for exercée
cd'vne des plus frequentées & marchandes citez de l'Europe, les Rouën.
ghans y eftans grands,riches,fidelles,diligens,fubtilz, affables, & qui
nt & cognoiflent prefquetout le monde.A Roüenencor,au lieu de
hiquier,imité par les Anglois,noz Roys yont eflably vne court fou Parlement de
pe de Parlemér,ou laiuftice, &'1e fçauoir reluifent de telle forte que Ronën drefe
à bon droit fe fie en ce nombre efleu d'hommes qui faifans droit à du ‘emps de
ntiennent vn'peuple affez remuant& chatoüilleuxen bride, &luy Franços r.
ment l'obeiffance : ‘C'éft on aucuns endroitz dupdïs Normand que d4 nom.
idition des enfans puifnez des maifons eft aufh imalheureufe qu'au Pws/nez, mal
lsernois fübiet à la maïfon d'Albret, entant quél'aifhé emportant partis en Ner
llhcritage paternel,en fait telle part que bonluy fémibleaux puifnez, mendie.
Émblét forcloz de l’heritage de leurs perés. Cenalis amene vne cho-
tfqueadmirable, difant , que comme ainfi foit, que préfque tous les
mandzayent les mains chatoutlleufes, & foyentadonnez à la guerre;
ce que les feulz habitans'aux fitages de Seez ne:furentiiamais co- Ceux de See
bsautres que treCpaifibles, & gens quin'aymerentoncles troubles de fort paifibles.
iérre tellement que du temps mefme qu'il y auoit des Duczen Nor-
dieon ne trouuepointés regiftres desenrollemens, que iamaisles
Kayent f:iuy leur prince en aucun voyage ny entreprile. C'elt en
manidie qu'eft cette érande 8 hicruéilleufe afferblée de marchands
Rd tonstesans à fa Guibhap, oùte trafic y.éftäntantadmirable,
ie fa iuftite gardée fur cut quil 6fontenc outrompentles-mar-
Mény autres Farroutiants enfla fire la plus renommée de toutes les Fosres de Le
ke, Etaffih qu'onh'eftimaft lo Normand fi rude:8c re »QU'aY- Gusbryy..
| Mmm
painerfité de
Caenen Nor-
LA
AÆmmian
Mare lin.15.
d'ay compris toutes ces nations feptentrionales.
2lineliu, 4. nous voyons de pluspres nous mettrons icy les propres parolles (1
éhap.39.
LIVRE TROISIESME
mant la guerre,embrafant letrañc, venerant ia iuftice &-fhumiliane
le ioug de la purité dela religion il euft mefprifé les Lettres : qu'on va
l’vniuerfite de long temps intiruée à Caen, où le grand nombre def
uansieunes hommesqui y ont apris les commencémens de jeur e
étion, nous fait cognoiftre quela Normandie n’a rien oublié pour né
dre fertille en tout ce qui peut tourner à la gloire & auancement 4
grand peuple, & à l'honneur durable d’vn païs, puis-que la religion, le{
uoir;laiuftice, les armes, & le trafic font le plant affeuré de Én edif
l'euffe peu vous alleguer plufieurs autres chofes, 8 fur l'antiquité dun
Neuftrien auant queles François l’affuiettiffent, & comme le terroir C
ftantin eft cogneu par Ammian!, qui l'appelle Caftra Conftantia, der
Cefar, & non du grand Conflantin ainf, que plufieurs ont eftimé, À
conduitz pourle nom, & d’autant aufi que Conftantin f'eft tenu le
temps en Gaule auant qu'eftre apellé à l'Empire, car ce füt là que
Cefar farrefta voulant paffer la mer pour guerroyerla grand Bretin
& “epuis que les Normandz y feirent leur demeure.Mais puis qued:
tres fy font occupez , & que les mœurs des anciens font comprifes
que nous en auons dit parlant des Gaules : & les façons de faire Norr
des des premiers qui habiterent en Neuftrie fe raportans à celles des ny
ples defquelz ilz auoyent pris origine,ne fera inconuenient que celu
en voudra fçauoir le difcours, fen aille feilleter le chapitre des Goth
Du Pais d'UÆquitaine peuples,c> nations d'icelsy,mœurs, co façons œ
Origines de tant de peuples qui y habitent.
Chapitre 42.
"AVTANT qu'en fa premiere edition de ce
nous oubliafmes vne des principales parties du #
(5 de Gauloys,& qui femble des plus anciennes, l'A
® taine c'eft afçauoir , tant pour auoir touché en ge
2, ral ce qui fe pouuoit dire des Gaules, & des mis
tions, & vfurpations , & faifies faites en icelles pat
eftrangers, que pour auoir efté preffé du tem:k
n'ayant eu loifir de faire de dis diligentes recerches, & qui meritafler
la grandeur du füiet , & la fuite dela diligence par nous vfée ez chapi
precedentz:ores que (la Dieu mercy)nous auons vn peu efpluchéles
tieres mieux que par cy deuant , nous venons auffi à fingularifer le
Pere de tant d'hommesilluftres, & duquel aufli Dieu nous à fait lag
d’auoir pris origine.
Or d'autant queplufieurs ont fait la diuifion de ce païs, & quePl
met vne partie des Celtes parmy l’Aquitaine, & y enueloppe auf ql
que cas de la Septimanie,qui eft à prelot en Languedoc, ce que afin
D
nées toutesfois en noltre langue) dudit auteur, De l'Aquitaine (di
&. du clergé iu
#edes gouuer
nous Ja Gaule
E,
=
ls Ambilatr
iYbifques, À
a boniates.]
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buà la plaine
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l F DE L'EVROPE.. 230 |
Lu Ambilatres, Anagnutes, Poiteuins,'Sainrongeois Francz,furnom- Dé#ifon, cs
bifques, A quitans, defquelz la Prouince porte lenom d'Aquitaine: dfendne de
éiboniates. Puis y font les Comingeois,'Bigordans , & les T'arbelli- l_Æguiaire.
à & continuant ledit auteur toute l'eftendue dez la mer Cantabrique: |
ui la plaine de Rouflilon, & aux limites meridionaux de l'Efpaigne,
ncloft les Bafadois, ceux d'Oloron en Bearn, Aux, Coferans, Agen,
RLimitrophe.
Ppelà faifant vn grand fault vous empoigne les Berruyers Cubes qu'il
pnelibres, apres les Limofins, les Auuergnaz , qu'il honore dunom
nchife, pour eftrealiez des Romains, les Rouergaz voifins dela
mince Narbonoife,les Quercinois,& les Perigordins qu'il dit eftre fe-
duterroir Tholofain parles ondes du Tarn fleuue Aquitaine: &
pencor iufqu'aux ifles Bretones en L'ocean. Que fi cefte diuifion a-
jeu, on pourrait dire que le royaume ancien d'Aquitaine contenoit :
meautrnt que tout le refte des Gaules, ayant fon limite àlariuiere . .
Lire dez à fource,iufqu’ à ce qu'elle fengoulpheen l'ocean Britan- L/%%de.
x & dez la mer Oceane au fein Cantabrique, ou de Bifcaye, iufqu’ à l'squitaine
Mediterranée felon l’eftendue des montsPyrenées. Età cefte e- félon ascuns.
ue, & departement femble donner confentement celuy qui a de-
h'hiftoire & annales d'Aquitaine. :
Cefrneantmoins qui en furmonta vne partie, fçauoir du cofté des
kes,la diuife en cefte maniere:l’Aquitainefdit-il)regarde, & feftend Cefr Comen
ksla riuiere de Garonne iufqu'aux montz Pyrenées , & à celle partie fair. Hur.Le
l'ocean,quiauoifine l’Efpaigne , entre le couchant, & le Sptentrion: dela guerr.
pli vous voyez que ce pe ne contient en la defcriptiô de Cefar, que S4/
nela Gafcoigne encloft en fes limites: & que c’eft la Garonne, & non
ire qui la fepare des Celtes:mais en aultres endroitz du mefme Cefar
rique cefte reftriétion n’eft pas obferuée, & qu'il mect les Aquita-
bien auant, & plus outre que la Garonne en l’expedition de Craffe
qilfubiugua ceux de Foix:Bigorre, d’Aux, Agen, & autres fe tenätz
1g de Garonne:comme ainfi foit que les Agenois ne font pointentre
jontz, & la Garonne,ains deça la Garonne, & en celle Aquitaine qui y _Æpsu
inela Septimanie Et puis que nous fommes fur ce propos, il nous ur. des
noter qu'en la diuifion de la Gaule,felon que les Romains la depar- gwerres cause
itipres que Cefar eut enuahy l'Empire, & que fes {uccefeurs F0 UN
ent l’eftat ariftocratiqueen Monarchie, (c’eft adire le gouuerne-
deplufieurs fages, à la fantafie, & difcretion d’vn Prince & mo- Departement
que) la Gaule fut efchantillonnée en plufieurs pieces , & chafcune des Prouinces
rtant fon nom, & defquelles depuis les Metropolitaines ont pris de Gaule.
ince, en ce que le fainét Senat ecclefiaftique departant les Rip Vey Antonin
& du clergé iujuit auffi l’ordre obferué par les Empereurs faifantz le Emp.en fon
e des gouuernemens des Prouinces. Or par cefte diftribution voy- {tinerasrego
jous la Gale Narbonoife partie en deux,le chefde l’vne eftant Nar- le Lure de la
e,& l'autre Aix en Prouenre: deux Belgiques » le fiege de l’vne à cognoiffance
,& l'autre à Rheims, & chafcune ayant fes citez fuiettes comme des Prommnces
iles d’vn refloit refpondent au Parlement . Quatre Lyonnoifes
| re Mmm ij
…—
| LIVRE TROÏISIESME
afçuoir Lyon; Rouen, Tours, & Sens: La grande Prouince 4, Msbes dit, q'
: quanois de laquelle eftoit le chef la cité de Bezançon: La Proui Me 7 2 AU V'
Vienne, qui eftie Daufiné, &icelle eft encor par Antonin Em. gligncurs di
nommée Aquitaine ÿ.eft la Septimanie , qui auffi eft comprife prouinces d'
Gaule Narbonnoïfe, comme la Nouempopulanie, qui eft la pro teelcétion
cé des Auxétans! en Armaignac , eft comprife fouz la Guienne. encefte el
Aquitaine: Et eefte cy eff diuifée , en premiere , & feconde A! er fon fe
uoir Aquitaine Berruiere , qui eft la premiere , & l’autre qui di fimplicie qu
le nom de Bourdeloife. ALES té Etvoi
Diford für Orde celte ditifion, & departement a eu fource auf le dif, dom d'icell
« ces deux fieges Archiepifcopaux de Bourges, & de Bourdean A: Remoriqu
Prematie ;
“entre les Egli AC le Chriftianifme eut pris cours en ces Prouinces, car auparauan 2 itine > €
Ji de Bourges lifez rien de c2s Primaties ; finon felon que les Eglifes eftoyent dpt le nom d
ee Bure CS & chefs des païs, ou les faintz'fe fuffent retirez auec commif, proprement
PE faint ficge : ainfi qu'en Afrique il appert que l'Euefque Cart ucs au Limo
7 portoit l'effect de Prirmt fur toutz ceux du Clergé: La ou qu fe fault don:
re faint Denis fut dclegué l’Apoîñtre de France, fi ce que Se qu fegarer plus q
ftoit du chef du Païs,a efté auffi la Metrapolitaine. x de Aremiqu
Mis entre ces deux Bourges, & Bourdeaux le feul tiltre donneMilimites pour !
les Empereurs de premiere, & de feconde Aquitanique , a caufé qué emoriques fon
a eftimé que Bourges eut le droit de Primatie : entant que comme ii font en cel
Gaule Lyonnoife , il y a premiere, feconde , & ainfi que fenfuit, & xcherons , &
neantmoins les autres reffortent à la premiere comme au chef, afiipretaigne,là o
l'Aquitanique Bourges ayant le premier ranc, femble que Bourdin cftre Ari
Juy doiue ceder. ' jayantz gouft
Et comme cefte caufe ayt fouuent efté mife fur lebureau, freft. cl, font de cu
le proces en eft demouréindecis quoy que en vne Affemblée de préuutnt au pay
faite du temz de Charles feptiefme il fallut, pour obuier à ces difcord@tes de la P
cuiter la querelle de preftance, que le Roy mit à l'vn de:fes coftez/Mieur fauf , q
cheuefque de Bourdeaux, & celuy de Bourges à l’autre, chafeun ioi monftre afle
ainfi du droit de fa Primatie.Et fagement en fut vlé, comme ainfi foule et lap
ces deux peuples furent aufli par les Empereurs tenuz en droit fembiifemble prefc
ptolom l; fans que l’vn fut preferé à l'autre, & eftoient toutes les deux Proui@ipit le refte «
8.2 / . OND , de
sn A: apellées Ber. jicres mais l’vne Berru ers Cubes, & l'autre Vibifques voudront vo
se Ÿ * Jofques,ou Vbifques felon la diuerfité des auteurs, qui en efcriuenr M » fingularite
Primaties.
La à les Berruyer Cubes, eftoit comprife la puiffante & guerriere nation lhiftoire B
Strabon fé à AUUErBNAZ ; CE qui fe recueille du liure de la cognoiffance des Mine felon
si 1 *# uinces felon les departementz faitz du temps des Empereurs Honor endue des
pr 4 "M4. Arcade &donnezaux gouuerneurs, & garnifons fuyuant leurs pref afcoigne : I
719 res,difant ainfi. Le gouuerneur, & Colomnel des Sueues gentils preh habitent , fi
fur les Auuergnaz de la premiere Aquitaine, À quoy confent Sidoni@ mœurs fau
sidniel: pollinaire Eucfque d’Auuergne efcriuantà Agrece en cefte {orte:Pa la delicatefTe,
#44: 7 reft & ordonance des citoyensiefüis venuà Bourges, &e la caufe pritiers des cc
Ps. laquelle on m'y a apellé, eft l'eftat de l'Eglife efbranflé, & preft à chptt que ce gran
qui eftit veufue, & priuée de fon prelat fouuerain, femble fonner l'iditrions paifa en
Atouts Les ordres du clergé, afpirantz ambicioufoment à celte dits qui none
: DE -L'EVROPE. 21
psbas dit, que de toutes les villes fuiettes à la premiere aquitaniques
ko y a qu'vne qui foit fubiette aux Romiins, les Gochz feftantz
sfagncurs du refte : & par ainfiil fuplioit les Metrapolitains des au-
prouinces de venir à celte ele@ion. Et en vn autre paffage parlant
teeleétion,il dit : Et d'autant que vous auez iuré de fuiure mon .
i encefte election , n'eftant plus grand en effortiurer de boache Epffre 10:
igner fon ferment : Au nom du pere, & du filz, & du fainét efprir, |
himplicieque ie dis deuoir eftre promeu pour le primat de no-
cité, Etvoila quand à la diuifion de l’Aquitaine, Or faultil venir
soms d'icelle, Plineau lieu fus allegué maintient ,qu'elle a efté nom-
k Remorique, qui eftautant à dire en l’ancienne langne du pays À
maritime , ou Aquatique, &icy fault noter qued’autres luy ont Les noms anci
mélenom d'armorique , prenants vne partie pour le tout, entant es de l'aqui.
proprement armorique ce font les Bretons & partie du Poitou fains Murliä
ques au Limofin, & ainfi Aquitaine peut tomber fouz cefteapellation, /&r Les Com-
jf fault donner garde de n'abufer trop improprement des vocables mèt.de Cefin,
fgarer plus que de raifon : & qu'aufi, on ne vint point prendre le
x dearemique ou artomique pour Armorique , car ce feroit fortir
siimites pour on plaifir, & faillir à fon efcient,comme ainfi loit que les
moriques font tous les Aquitaniques , à caufe des crées des Fleuues
i font en celle prouince : les Armoriques font les Bretons, &
mherons ; & celle partie de Guienne le long du Poitou qui auoifine
Bretaigne,là ou les Artomiques ou Aremiques font ceux que Rhellicä
me cftre Armignagois : toutefois yenail & les plus clair voyantz
jayantz goufté, & bien fauouré les motz de Cefar en la guerre deGau-
, font de contraire aduis, &-prenant ces Aremiques pour ceux quife Rhellican [ur
guent au pays d'Orenge, en l’ancienne prouince de Vienne:& fur les le 7./.de Ce-
tes de la Prouence, le Prince duquel ne recognoit aucun fu- far.
heur fauf , qu'il eft du corps de l'Empire. Au refte le nom d’aquitai-
montre affez qu'il vient des eaux , à caufe que cefte partie’ de
kule eft laplus abondante en riuieres que pas vne des autres ,8e
Mifemble prefque de tous coftez eftre ceinte dela mer. Or nous laiffäts
part le refte de l’eftendue de l’Aquitaine , & renuoyant ceux qui
voudront voir d’auantage, à celuy quia fait les annales de Guien-
e , fingularité de Poitou , & au feigneur de Laffay qui feft ioüe 7647 Bonchit
k l'hiftoire Berruiere, toucherons fimplement ce qui apartient à la #7#4/fe
nine felon que Cefür la limité, à fçauoir outre Garonne & felon 4 .#7#f.
endue des montz Pirenées,ou eft le royaume ancien & puiffant de © hanmests |
afcoigne : Lequel quoy que diuers en’ la varieté des peuples qui Jéig. de Laffay
habitent , fi eftce que peu fen fault qu’ils ne foyent femblables L'hs.de Bersye
mœurs fauf ceux qui auoifinent le plusles Celtes qui tiennent plus
ldelicatelfe, que les autres qui en font efloignez, & qui font les citoiens £a G:1/é1gne
ritiers des compaignons du grand Hercule . Caril eft hors de dou- peuplée apres
e que ce grand Herosayant conquis l'Efpaigne , & dompté les tyrans le: Celtes par
kerions pafla en Gaicoigne & y peupla les Vallons voifins des monts Pire- Æérchle.
es, qui n'ont depuis elté fans habicateurs, & qui y ont demeui $ iufqu'à ce
gs Mroim iij
| DE L'EVROPE. me 432
les p royons l'eftendue de celte cafcoigue, puis nous difputerons de
nt un , & caufed'iceluy , & des mœurs du peuple qui y habitene
ules Minis quand il à receu le Chriftianifme : La cafcoigne donc a laca-
u pañe à l'Orient tirantau Septentrion , que barbarement on dit,E ft
e Het, l'Ocean à l'Occident du coftédesifles de Medoc , comme
end Bifcaie luy eft Occidentale. Et l'Efpaigne, & monts Pirenées au
il RM commençant en latitude depuis la montaigne de hault,iufqu’a Bor.
x, & cn longitude du Languedoc iufques en Bifcaie,qui eft en Ele-
in des 41.degré iufqu’à 44. & demy de latitude. Cefte grande eften. ?
depays contient diuerfes Prouinces diuifées à prefent en Baillaiges, Confrées
fmechaucées, & Euefchez,relles que font Bordeaux, les landes Ba- Prominces
is, Albret, Bigorre , Armaignac, Eftrac, Cominge, Aure magnoac Gafcoigne.
Riuerois Neuoufan l'Ifle,caure, Lomaigno, Condomois, & la fou-
neté de Bearn , & feigneurie des Bafques royaux, qui font à Dax,&
hne.Or y ayant grand nombre d'Euefchez en ce qui eft depuis la Ga
iufqu'aux monts pyrenées, & ils font compris fous trois Archeuef
deux defquelles font en cafcoigne, & la troifiefme en eft hors:Celles
Hedans font Bordeaux, & Aux , iadis nômée augufte des Elomberes
deaux n’a fous foy en cafcoigne aucune Euefché que Condon, 4 le AÆrchenef
Jean 22. inftitua, ainfi qu'auons monftré en noîftre addition aux an- ‘hez, © E-
kde France:là ou Aux, nômée aufli iadis Nouempopulaire, à caufe des #/chez. de
peuples, qui luy eftoyent afluiettis en reffort, en a vn grand nombre Gafroigne.
sutes comprifes en l’encloz de la cafcoigne,telles que font Dax, Ba-
1e, Tarbe,'Lefca, Oloron,(ces deux font en Bearn }aire, Bafaz, Cofe-
sfint Bertrand de Cominge, & Leftore. L'aarcheuefché de Tho-
ktient encor deux Euefchez cafcones,à fçauoir Rieux.& Lôbers,du
ele duquel ic fuis natif: & ainfi en fomme la cafcoigne a quatorfe E-
hez, & deux archeuefchez, & prefque autant de Senefchaucées. Et Deféripri
dual : as ; prions
ant que le denombrement des citez nous côuie de dire quelque pe- 5 eau.
mot en paffant de chafcune d'icelles, nous commencerons par la fe-
de aquitanique d'fçauoir Bordeaux, ville autant belle, & riche,com-
dleeftancienne , & heureufe & enterroir ; & en habitants qui la
dent encor plus celebre & fameufe . Or quiconque en ayt efté le
Witeur fi porte elle marque de grande antiquité , tefmoing , iene
y pas les baftimens , mais les efcrits des anciens :entant que Ptolo-
khmetentreles Bicurigeois Vbifques , & l’Itineraire ( commeïay straben l.4.
itré)la fait la feconde Aquitainique, & chefde1g Prouince & pays,
toutre la riuiere fertille , & riche de Garonne ,ioint que l’afliete
leu nous femond à la recommander, comme celle qui eft pofée pres-
ondes de la mer fe mariant à la Garonne , de quoy: parle ainfi Stra-
mLa Garonne cngrofsie de trois riuieres { le Tarn c'eft à fçauoir
L Lot , & Dordonne , entre vne infinité d’autres affez grandes,mais
ire nauigables ) pañfe par le pays des Biturigeois : & là eftle marché gsdenx af
Dot -port de 1a marchandife detout'le pays,la ville de Bourdeaux baftie ff für on
ont ln bras » & Lac. dele mer ,qui fefait parles courfes & idefbordz by45 de mere
KL Riuicre , Mais nous ', qui auons vifité les chofes de prez &
LIVRE TROISIÈME
veule fluz & refluz de l'Ocean tous les iours aduenir & fefiire f
iufqu’à fept lieues par deffus Bour deaux tirant vers Tholoufe leon,
Garônne, la auons aufi que c'eft la mer qui ouure les fecrets de nan
& à laquelle tault qu'au montant lariuiere face place, comme aufs; 14
cendant vous voyez la mer donner lieu aux fureurs de ce fleuue for
petueux.La mer eft au feptétrion & le Medoc à l'Occident,les landes
au midy de cefte belle ville fur laquelle ie ne veux m'amufer plus long
ment,entant qu’ailleur ie m'attends la fingularifer d'auantage , comme
ftant l'ancien fiege des gouuerneurs de la Prouince de Guienne pour
Romains, & pour les roys qui depuis ont commandé en Gafcoigne, 1
Romains y reftent encor auiourd'huy de belles & fuperbes marqy
à fçauoir le Palais Galiene,qui eft vn fort beau Amphiteatre hors La vil
& n6 guere loing de l’Eglife du glorieux fainét Euefque Seuerin, &
d’aucuns attribuent à Pompée : Dequoy ie m'en raporte à la verité,
Eure penfe SE pluftoft il euft ché dediéà l'Emp. Galien, qu'à Pompéeo
gnoit l'an de Pompée l’eut fait faire, qui eftant en Aquitaine, n'eut jamais Le loifir44
noftrefalus donner tant d'aife que de reprefenter des ienx au peuple : joint qu'il
256. mufà feulement à batailler contre Sartoire.On y voit aufsi dedans lavi
Æntiquité_ le Palais Tutele, lequel aucuns eftiment auoir eftévn Parquet, & lieu
quifont a l'audience que donnoyét les preteurs deputez là pour le peuple Rom
Bordeanx, mais quât à moy 'eftime 4 ce fut pluftoft un téple eu efpard, & aux ims
diuerfifiez & à la merucilleufe ftruéture du lieu, ioint queles Cau
lieux fouterraigs qui y font,me font prefque tenir en cefte opinion,
noftre temps en fortifiant du cofté dela porte des Iaux, ou à mieuxd
la porte des coths,ou de Iau ,c’eft à dire Iupiter , on a trouué des Th
mes, c'eft à dire des bains, les vafes de pierre ou fe baignoyent les grat
feigneurs, & vn nombre infiny de medales de toutes fortes, & de toute
pece de metal. En cefte ville y a maintenant parlement ou reffort la cu
ne au moins la plus grand partie, car le refte va ou à Paris,ou à Tholonfé
peuple eft ingenieux;,hault à la main,aifé à efmouuoir , aymant les {et
& careffant les hommes fçauantz , adonné au trafic, facile à choifirto
nouuclleté & duquel en fomme font fortis de fort excellentz perfonna
£nfinema- lefquelz fe font faitz A M PE à les nourrifons de la principale
tifde Baur= € d'aquitaine.Cefte ville a eftéilluftrée iadis par aufone poete & ho
me confüulaire filz d'vn medicin Bourdelois & qui viuoit du tempsq
Valentf & Valentiniä tenoyét l'Emp.au{ilz il fut trefagreable, &defq
il eftoit aymé, & careffé.Or fe confeffe il luy mefmeeftre natif de celts
luftre ville par certains fiens vers, de{quelz voicy en partie de La fuftan
deaux vinost
enuiron l'an
de grace 580.
Æufène au liure des villes illaftres.
D Ffirmais se pretendy condëmner ce filence
Execrable,qui fait,o pays d'excellence
Queien'ay mon Bonrdeaux comme ilafirecité
Entre les plus grand? lieux grandement recité,
© Pays qui as l'henrd'éfre infigne en vinée,
VON SM 0-0 UE Le
on LRYRÔPÈS
: | à À 353
En fleuus, c'en mœurs > ref 6ien file,
Se Dhs dore psc ovni sois
€ Le lon De féigneurs met fin toute sas]et7: débit.
TU TT) rie point hault c direrta loushge
aufsi au ( Comme tu m'effois incognétie cn dffranre: 1:
aue fort MR, Os fnemériteu vniel beur, on déutanr
ss lande ME EM nelque cas d'éxitlèt,é>' degrait
pluslono@ one fauls éuoir de lonercefte ville, 7
, comm Afin terroir plaïfant, @ gentilé frrtiles’
ne pour M Cr el ne nourrit point tn vifage dort,
oigne, IR _Ouffaitur 4 rrant,tèl qu'on Barbare bide
es marqu Poifin du Rhin leporte,sy- n'dy-ie pris ndsffatice
hors la vil En un lieu froidureux,ny 4yma demourance
erin, & Soux, les afbres rigueurs de l'ourfe,su La froidtue
1 Verité, MR Car Pre En bé le cœur.
ompéc ol ‘Beurdeaux eff le païs, eff La contrée heurehfé
eloifirtl On ie na/uis prémierson [a fac oeuf
>int qu'il Raféreine le Ciel,ow Laterre 4 Jon tenez,
dans avi Host fasfonnersnourrir ©: abrenier [es chämps,
et, & lieu FAP HA Prise la Sy lice
le Rom: de regre que bien pet 7: tout in Épé Re.
aux nl pe La farah lu haugér 57
les Cau … Leur fèmet verdeyant,cs” les ruiffeaux couler Hs
pinion, «D'un rs pren durant que l'effé brufle
à mieux di Le moñde [inx, l'ardéir de ârdent Caritile.
é des Th Et les fources defquels bedilloiierit reurnoyant
cles gr. 294 #79 que la mer vatewiour endnant.
de toute. De quatre murs djai;en carré compile
nn ÉAfep MAO-fhentturte |
holou(ii DeTours, © dépalais que les fonimetz, bereks
nt Les let Refémblens penetrer les ages des Cieux
hoifirto . L'ordré de [es maifôns par places, ©” pa rhes
perfonn: L'of bien obfêruef qu efanes aperceses
principale Onen admirerait l'afictes@ le pourpris.
ete & ho Æn apres on y voit Les fortes de grandpris
tempsq # touts Les quatre coings C7 une onde coulañte
, &cde(q D'un ruiffeau flitellant qui de céfte excellsite
:6de cehl Les rues vs Lanane, lequel effant receu
La fultan Par le flux de ls mér,fowdain dt apercen
Comme remplir le hstre;c> J'efRaier à l'aife
Voyant tant de baréaux,er nt, mer apaifè
« Lafés grande: füreurs la mer vs abailfant sh
Lors qu'elle enire en ce perf croiffant,c> decreifänt,
. Puisiteonclüdainfs
“Céfle cy off Le liens on Fay pris ma nailfañte |
Mais plus que tout païs ma Rome à de puilfance: ji Lu
na
LIVRE TROISIESME
Le cheri hien Beurdeaux.6 Rome fan honneur,
Commefon citeien, cs: qui 4x cefl heur. à
D'amoir eflé Confubez deux, pafa en l'une
Mon enfance @o- l'autre eff le Dieu de ma fortunes
Bords Par la voyez vous que Bourdeaux “jouiffoit du droit de bourg
Ÿ lois sadis iob+ Romaine, comme plufieurs autres villes de Gafcoigne , ainfi que v
ifoient du cy apres, & que le droit du Confulat,& du Senat qui pour lors fut à
. droit de Bour deaux prefagcoit cefte Court fouueraineque depuis les roys de Fra
geoife Ri- ontarrefté pour faire droit à ce peuple Aquitanique & deça, & dela
maine. uiere de Garonne. Ceflte cité fut conuertie à la foy par l'Apoftre d'
Baurdeanx … taine faint Marcial,& a continué en celle, iufqu'a ce que lés Goths:
par qui con- flerent tout auec la fureur de leursarmes, & Venin de leur peruerfité
nerty 4 la foy enne,& ce fut lors que faint Seucrin Eucfque y fut prefcher, & retir
Chreffienne. pauures defuoyez de, celte opinion damnable,lequelreprôfe en l'E
dediée en fon nom,& pres laquelle eft ce Cemitiere tant foîneux, à
furent portez la plufpart des Cheualiers our qui du témz de(
les le grand moururenten celle memoriblé defaite es noftresqui:
à Ronceuaux.Ie laiffe l’hiftoire de la reduction de cefte ville ez ma
roys de France, & les peines qu'onaeu à la garder, la deuotiô dupe
le fidelle feruice qui l’affetiôneà fon Prince, l'ordre & police des}
qui ont la charge de l'Economie publique, dautant que le tems no
le ailleurs, & que les hiftoires de France nous en peuuent donnerd
certitude. dau À AUTANRN
life Cathed
jejour de la
Imthoreau,lé
de ceux qui |
Left en Galcc
er cefte b
ronné dans
dupaïs, 8 lai
Kent vneanné
reflene gafte
,&dececye
lesplus lointa
enfes c’eft à c
&ce peuple
ous à confide
ion des Gafc
ths, mais que
lufieurs ne
ÿ en Gafcon,
Lux, toutesfoi
euable: ioint
qu'enuiron le
hz en euffent
que ces peupl
re. G.en lieu «
mevilleafife
ondance de vi
htredire, çon
etant efpars p
Les Bourde-
LA
Si. carnet
Durefte des pais de Gaffoigne QG d'ou vient ce mt Gafion.
Chapitre 43. »
TE
*Y ayant guére grand efpace de chemin de lan
2 cité de Bourdeauxiufqu’al'ancienne ville de x
5 12 aufli commenceray ie ma pourluite par icelle, co
Ptolom.li.2. SET ER cftant recogneue par les auteurs anciens,ainfi qu
cb.7.Tabls. CSL F2 lomée la marque, & lanomme Vaffarie, laquelles
d'Europ d > {ife au milieu des Landes, ainfi que tefmoigne Sidi qu'auparau
Sidonse li. 8. Des ENS Apollinaire parlant à Figretie en cefteforte:a bi le & affemblée
piffrx2.. toy tantde puiffance la cité de safatz baftie non fur l'herbe, ains (tt {ont les Co:
inion QUE CES
spelle Vafcor
Æfiete de la poufliere & fablon, & te cômande il tant ce champ Syrtique , & fol
ville de Bs- ment vague, & prenstu figrand plaifirde voir les fablons voltigeant
Ja: efleuez en l’air par la force des ventz, qu'il n'ait efté poffible de t'a) lefquels.
à sourdeaux, quelque grande priere qu'on t'en ayé fait, & quoy quel (e grand d.
guementattendu?Et és tu fi amoureux de ce defert, qui ny tes fuperie Martel , fur
, & par fon fil
habitation pr
nompar les <
tipellé Gafco:
ué, lequel fac
tfonpropre n
entre les mont
ifne de Id mer
ilessafques
ny les amys, ny les bons poiffons, & les huiftres delicates de sourdé
t'en puiffent diftraire pour nous venir vifiter ? Par la vous voyez cor
_lafolitude y eftoit grande pour lors, & toutesfois le peuple ñonfi c
temptible quela ville honourée de grande antiquité & apelle lete
des Volcatiens,n'aye tenu ranç entre les premiers, & plus puiffantz de
te l'aquitainé, she Loge cts + en gate
j 19 A . A - FU NTI
LA gt Le ( *T AE. AY rl PTT
%.
HE
DE L'EVROPE. 334
aile Cathedrale y eft fondée au nom de faint Tean aaptifte & tour Cowrfé du
bourg jejour de la natiuité de ce precurfeur, & en fon honneur on fai@ Terreaux an
quev mthoreau, lequel auec force efguillons onirrite, non fans grand nuelles 4 Ba-
rs Fur à Mde ceux qui le Chaffént,à caule que fi ailleur lesthoreaux font fu- LLC
de Fc et en Galcoi ne, qu'ils fe monftrent effroyables : & celuy qui
& delreter celte belteainfi efchaufée l'a po ir fon'guerdon & eft con-
ftre d'uronné dans le temple fuperbe de faint Fean par toutz les Sei-
Goth,@dupaïs, & la ieunclfe gaillarde dela ville. Etont cefte opinion que
uerfiré Mfent vne année fans vfer de ce deuoir, qu'ils n’ont garde de faillie
& rai relie ne gafte leurs champs, ou que quelqueautre defaftre ne les
fe en l'A, & de cecy en ont ilz veu affez fouuent l'experience. Orallantz
eux, ailes plus lointains de la region Neupopulane, & Auxitane verrons
mz deduenfes c'eft à dire ceux de Dax, & saionne qui auoifinantz les saf
esqui MM ® c° peuple ancien que les anciens Latins ont apellez Vafconez
ez madous à confiderer que plufieurs fe font grandement trompez fur
5 du vdltion des Gafcons, les vns voulants qu'ainfi fuffent ilz nommez
e des ths, mais que le met feroit corrompu , comme aufli le mot de
msnodhplufieurs ne fachants qu'il eft propre en Gafcoigne l'ont iadis
ner dk; en Gafcon,& qu'ils fapelloyent Goftgothz,comme Gothz me
kux, toutesfois la raifon n'y eft apparente, ny la verifimilitude du
ceuable: ioint que ce mot de Gafcoigne n’a point efté dôné à tout D's# eff venu
qu'enuiron le regne de Charles le grand,comme ainfi foit que deia lemot de caf
hz en euffent elté chaffez. D'autres(entre lefquelz eft Ifidore)fone con 4 tour Le
sque ces peuples furent ditz Waccons, & que on y aaioufté depuis Paÿs de La fe-
re. G.en lieu d'vn.V.& pour vn.C. mife vne.S. & cecy pour ref ‘onde Æqui-
ne ville affife aux montz P yrenéens apellée Vacce & que poura- faine.
ndançce de vaches, ilz porterent cetiltre. A cecy ie ne veux du Ufidore ex.
ntredire, comme ainfi Pit qu'il dit que du temps de Pompée ce Ethim. leme
eftant efpars par les montaigues, fut par ce feigneur Romain vain- morable des
py qu'auparauant il fut inuincible & que Pompée les affembla en hfosres.
le & affemblée populeufe, Duquel amas, & conuention les Con-
çe font les Conso eurent leur fource. Ettant plus m'agrée
pinion que ces Valcons,que nous difons Bafques, & que en Gafcoi
pelle Vafcous, font encloz ez monts Pirenées, & le long de l'O-
army lefquels Peftant retirez les autres peuples de l’aquitaine fecô-
ant ce grand defbord de S'arrafins qui coururent les Gaules fouz
s Martel , furent caufe que le païs eftant mis en repos par Charle-
& par fon fils Louys le debonnaire , ces fugitifs fen rctournantz
hébitation premiere, oubliäts le n6 de leurs anceftres, ou couchez
nompar les officiers royaux, porterent tiltre de Gäfcons, & le
apellé Gafcoigne : car avant Charlemaigne n'y a auteur, qui foit Strabos. lip
ué, lequel face mention de Gafcoigne, ains fpecifie chafcun païs |
tion propre nom: & les feuis Vafcons font confiderez, & en Efpaï Prolomée li: .
entre les montz Pyrenées Par Strabô,qui les fait Scptentrionaux & 2.ch.6.Ta-
line de la mer Oceane, mettät parmy eux la cité de Päpelune fi bië ble.2 d'Eu
ilessafques royaux, qui font vraiemét Gafcôs, & les Cétabrids. rope.
Non ij
Zghisard en
Lavre de Char
lemaigne. 4
Basonne apel
Le Aqua
Ængufle
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se siofi qu
ne fauroi
h nauoir ef
sdiluitres !
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ancurs fouu
jemps des À
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ur fon dot,
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uel que le ie:
dfentir vn peu
pays Aquitan
k Oloré: eftan
ne pays plantu
non Cho ©
leuues de leur
hlliette de la v
svieux murs,
A
DE L'EVROPE® $
Lresinfi qu'elles y font, & à Cauderez, qui fert d'yne préuue à laquel-
dnelauroit contredire pour faire lé paÿs Biernois fi nounexi que
oauoir efté que de puis 400. anség ça, &-enquoy onferoit tort à
diluftres maifons du pays quip“uuent monftrer leur ancienneté
olustoing que de 4.fiecles , & grandeiniure aux puiffants Princes &c
aeurs ouuerains, qui y ont commandé iufqu’à prefent’, Loinét que
jremps des Albigeois le feigneur dé Bearnneueu du Conte ‘de Foix }
ons fe beroyoit, pour le T'holoufain côtre les Ecclefiatiques,commie aufli fai. Grégor.de
Lit di le Conte de Cominge, & nedntmoins a il plus 60,ans de cefte guer- ToWrs bp.
re: AR, Encore n'eft ce tout , car non çontent de la preuuede ces anciens 9° :"
1 Éthniques ievous mettray en barbe Gregoire de Tours, qui en vn
Lu Mord fait entre les Princes, vfe deces parolles : Qund aux citez
noe) A sourdeaux , Limofin ; Cahors, searn , & nigorrelefquelles Ga-
shot inde fœur de Madame srunchauît, comme on fçait auoir aquifestane:
moun@ur (on dot, que pour le don matinal lorsqu'elle vint en France , &
dels he Madame :srunchault que par le iugement du Roy Gontran
briguoy de (es fuccefleurs : la cité de Cahors demourra à ladire Dime, & les:
AE © feront au Roy Gontran fa vie durant , & luy mort retour-
| yaux Meont à srunchault, ou à feshoirs. Voyez Bearn nommé ; & en vi-
ous deliueur , & bien peuplé , comme nigorre , & toutesfois il y a mille ans-
ince Nine ce contra@t fut pailé,& par confequent 1e peuple Biernois plus an-
ranoïs en que nele font ceux qui le penfent tant louer : Au refte pofons
iufque cs que cefte contrée demeuraft vague quelaué tempz apres qué
ui lan Sarrafns eurent gaftétoute l'Aquitaine feconde ,& le pays de Lan-
Le la nMnedoc,& Prouence , fi eft ce qu'encor les Bernois ne l'ont peu re-
Veu dupier comme ainfi foit que la sigorre efloit bien peuplée , & plei-
tant vo
ë peu Enec Bigordé
t.bien à fondateur du
< par! gn royaume de
arie, &i Nauarre.
s Fu Pay Françoys
ftant f | parade
ilemen@ Michel Rit-
CRU £ tie au l;-
peude 4 tre des roys
175 d'Efpaigne,
S'trabon 4.
des Tar boss.
HO A dd E
Tour de Leur. T'our de lourde pour feruir de li ites. bride à ceux, qui voudroyé
de, attenter quelque cas-furles:garniles Romaines d'iccile Frontitre E
laiffant plufieurs chofes.deduirayæerclte de, ce pays riche en bella
& ayant le peuple fimple,. & grofsier ,obmettant les fucceffeurs des Pri
cesiqui y ont commandé,pour vne autre .faifon. & lieu plus propre , n
vous difçourant des Foz:,.&-couftumes.du pays siarnois, pour n'auois
peu recouurer le liure-en çe pays Françoys vous diray ce pendan
pémm esen Quelque cas de leurs cpuftymcs ordinaires . Les femmes eftants ms
Begerreton- riées y {ont tondues ,.comme ayant perdu l'ornement le plus digne
dues, @ filles auifut en elles,ouau contraire en Bafque, & filles& femmes font finsay
cfemmes CUNE cheuelure,en quoy ilfe referue roufiour la nobleffe laquelle fe dif
entre les Baf= pare de cos chofes , qui reffentent ne fçay quel afferuiffement, comm
qu. ayfsien toute autre chofeles gentils-hommes prefque different du vw
aire tellement qu'oslesiugeroit d'vneautre nation, & pays tout diue
ais ce qui.le plus m'aeftonné eftant en ce pays ,ont efté les channf
nebres qui. (e fontaux .obfeques des paifants &, des sourgeois mer
ez villes:entant.que vous verrez quatre au cinq femines louées à beaux
deniers pour plourer le deffunét, lequel elles vousentourent auec le
dueil qui les couure fiauant , que vous iugeriez pluftoft ceft: hab:
gfrenges fe eftre vne tente qu'on acouftrement , & la deffouz tandis que le cor
gens de plou- een l'Eglife ; on n'orroit pas dieu tonner , du bruit que font
" ,
ver les merrs Stisufes recommanderelles , recitants les geltes , & vertuz dude
en Begorre,
funét , auec des cris fi hideux ,qu'il n'y a homme, non accouftuméäte
les folies , qui n'en fut effroyé . Aurefte de la Gafcoigne il eft vray
qu'on crie ainfi defciyerement qu'en Bigorre , mais ce font parent
qui font fi furieufes que fouuent ona pcine de les garder de fe la
cer ez folles apreftées pour le mort, defquelles elles voudroyente
” tre bien loing,tant peut la couftume en vne contrée ie peux dire'a
uoir veu telle femme , laquelle eftant aux funerailies de fon mary,
fetourmentoit de telle forte , que cinq ou fix fes voifins ne fufffc
yentälatenir , & laquelle faifoit rage de iargonner les louanges d
deffun& , fuyuant la loy du pays: laquelle des trois, & quatre iourd
apres choifoit vn,, auec lequel paffer cefte melancolie , l'epoufa +
yant Je terme accouflumé ar: pays pour je dueil de vefues , Etnon
feulement les femmes font veft office de criailler , ains encor les hom-
mes, fe reffentants dela perte de ce qui leur eftoit cher tandis que li
vie le tenoit en ce monde : & quelque chole qu'ayent fceu dire les prel-
cheurs pou” ieftourner ce peuple fol de cefte beftife, & peu d'efpoir,
commels: lits dene croire l'imortalité de lame, fi eftce qu'ilac-
{té prefque impoñlible d'en offer la façon enuieillie, & receue de not
autheurs...Non.que les bonnes, gens doubtent de cefte imortalité, mais
le grand deir de cequ'ilz perdent, J'amitié vniement érnacinée , &er
auçuns la couftume ayant plus de force que Ja chatité , caufent que
Ja Aiulte y eft fans remede : çe n'eff ( comme r'ay deia dit ) entre
les Gentilz. hommes , qui ont lillé ceft niaiféric , & les plus fage:
d'entre [es pourgcois des villes , qui déja {6 delaccouftümoyent,
M ont quel
touuert , &
Lonc fceu efc
entendu d
j fen, font
ja de ces m
goyables de
purueu , de m
le voit cftre
ainfi foit q
lelt-ce que
par charm
Mais laiffantz
ps la propre
mignagois ;'
kque cépeu
N outuR re
jArmenie : ©
tles Armig
es d'armenie
die fur le hau
dis on non
ke Pomponi
Romains o
Bourgeoifi
C'eft celte M
, qui puis on
fde cefte ex
Soubz la furifc
refent en dep:
des belles p.
iple eft autant
oir bon & fe
eftecy par q
ropoli, comi
cecy me font
Re ville pres
nmée fainét T
ltintle Confi
léd'exil , vn <
f d'icelle v
Ld , ee #
+1 PEFETEQPF),, 36
dtecouftume mal propre au Cu a n. C'eft Vn cas, & merueileux Fe
jérange que tout le long des montz F renées, & és Landes, &'en Ar- PO: Jubietl
LL, | y a fi grand nombre de; ei fermés que les Gaftons dppellènt 47 auoir des
ballerdas & icy on les’ dit nes, & Sorcieres, que les plüsha- Patdois er
ds & moins fuperititieux font contfsin@z de confeffer que ces fem- G4/cvigne.
M ont quelque fecrette Cabale, que les lettres ne nous ont point
ouvert, & que ce beau artifän du liure de limpofture des Diables
honciceu efclercir, quoy qu'il ayt'leu le Maïllet 8es Sorciers; &
ferendu dequoy fe fait l'onguent des Lamies, ‘AG fes’ procez
den, font prefque touts les ans, les cruelles execütions’ qu'on
La de ces meéfchantes & mal-heureufes créatures, léshydeufes, &
R oyables depofitions d'icelles, & la preuue dé 1eur mefchäceté n°y ent
le fe difurueu , ie m'afleure que la pays ne feroit la moitié tant peuplé que
comme voit cftre . Etn'ay affaire de difputer de la polibilité de cécy, cô-
du vuinfi loir que les reformez de ceneue fçauent bin par experience «Ærmigna-
tdiumit-ce que les Vaudoifes leurs voifines fçauent ; & peutent faire : goé iadir
ant par charmes ; Ou autrement , je ne m'en fuis pas enquis." 1 ! : Æremiques
mel ais laiffantz cela à part, continuons ce qui fuit en Gafcoigne, & ver- 0 _rtoms-
à be la propre Prouince des Auxitans,qui eft celle des Artomiques , & ques.
uec leunignagois ;: le mot eftantainfi corrompu, pluftoft que dire & :fain-
ft habite que ce peupleayt efté ainfinommé des Armeniens, fi ce n'eft qu'on :
le corpus vouluft renuoyer à l'arché de Noé, qüile deluge ceffänt färrefta ::
font ce
dude
méàte
ft vray
parent
e fe la
Armenie : car alors ie donnéroy paigné, & confefleray quenohfeulc. …. ..;,
ntles Armignagois, ‘aïns tout le réfté des hommes foñt des femences
es d'armenie. C'eft en cefte prouince qu'’eft cefte trefancienne cité :
fie fur le hault mont , & irrbufée à fa racine du petit fleuue le Gers, . ;
idis on nomma augulte aufcieme, & Eliombere , 1e peuple dela- _ sur, nef
pie Pompoñie dit eftre le plus fort des Gaules Aquitaniq ues, &auquel 4f5fe .
oyentlomains octroyerent lé droit d'Itahe, c'eft à dire la puiffance dé iouir
dire + Bourgeoifie Romiine ainfi qu'aux autres leurs éonfederez, ‘:!: Pomponie Me
n mary C'eft celte Metrapolitaine d laquelle neuf peuples reffortiffoient ia- Je liy:3.
Fuff(oh, qui puis ont efté diuifez en Diocefes, & les’ Euclques fouzmis au-
nges dut de cefte excellente mere des Aquitaniques Gafcuas.
re iourdbubz la iurifdiétion anciénne du temporel d’aux eftoit iadis celle qui
boufa s-efent en depend quand à la fpiritualité, à fçiuoir Leétore;laquelle eft .
Etnonbk des belles petites villes de cafcoigne dés fortes de France, & oule
es hom-BBhle eft autant accort & geûtil, quel'air y ef pur , & férain, & quele
s que Hboir bon & fertille VI | Leétore ville
es prel-efte cy par quiconque ayt éfté baftie a iadis porté le nom Grec de rrefäncienne
d'efpoir, ropoli, comme qui diroit., ou cité, ou multitude-de Thoreaux, & e> chfd' #7
qu'ilac-Mrcy me font foy vh grand nombre de mirbres, qui font en la- mignac.
de 002: ville pres l'Eglife fainé ceruis , deuant la Court de l'Official
té, mais nmée fain& Thomas où j'ay leu que du temps que ce grand Pompe Zeélore iadis
» Rltintle Confülat en la ville de Rome, qui fet lorsque Ciceron fut ra- nommée 74m
nt qu d'exil , vn certain Proconful romain feir trenéher les teftes aux repob.
) e k d'icelle ville , qui fappelle par ces memioires Tauriopoli: &
s fages | Ÿ RMEUIHOT LP irieT PR oi
dy,
LOUIS Y 4 "#3 )
yoitonécore l Pres bles cour
EVENE LU TS D 8 TE, ssrbares c
dantvrs count des facpbi: À grec ps de la gra
or Sam
deGafcoi
jouez cofte
prdeffus 1
sel Eglifef
ie, qui fu
pement cri,
be & fur le
oreftant le
ruines dec
bntbien qui
nsne le Éi
fourir plus
Wble)remet
telle ou i'ay
ce dequoy i
jy petit mot
üenne,au
KeProuince d
keiffant au M :
ronne de F1
haute la Ga
imble vnetr
kfqueiles co
encheueux
bois, chantan
fitution d'i
garde deles. nommer àla crecque,ains luftoft du nom de quelog
got ee ee M girats Le au refte le nom de L
n'eft pas nouueau, veu que Antonin en fon Itinéraire lanomme zafl
cium,au denombrement des citéz & contribution des prouinces
Teurs Metrapolitaines . Apres le pays d'Armignac,eft celuy d'Eftraci
cofté, & celuy de aaute d'vnautre,& de l’autre eft Magnoac, & 4,
mais d'autant que cene font point Prouinces grandement qualifiés
cenalis ur, Pafferons outre, pour véoir le pays nommé Riuerois,où il y a de jd
de fa Gañle Villes telles que font Montreal, & Nerac, qu'aucuns éftiment au
Perioch.1 5, Le.nom,ds la noirceur des eaux & eftät voyfine :delà eft [a citéde(
dom fur la riuiere de Baife:mais pour ce que l'antiquiténe nous à rien
s. Bertrand : fé de cespeuples,ie palferay à noftre Cominge pour Je vénger de li
Euefzue de : Xe que luy ont fai@ quelques brouille-papiers modernes le difänts
Coming, . fans memoire, &-depuis peu de temps,côme ainfi foit qu'il eft des plu
ciens, & pluftoft peuplez & des micux.remarquez de cifcoigne. Et :
Gregoire de: QUE j'entre à la preuue des plusanciens, ie vous allegueray Grepoirs
Tours li, 7, . V'ours,qui viuoit il y a mille ans, lequel fait menti6 en plulieurs end
Melhif. dela citéde Cominge, qui eft celle qu’aprefent nous appelons fi
Bertrand,du nom du fain@euelque natif du pays , & d’vn village n
Antiquité M6. Andohielle voylin de mô pays,qui prefida depuis en cefte villes
du. païs co- de Cominge.Laquelle fut gaftée & pillée du temps du roy Gôtran,i
eingenis. fe q1\'vn galanc foy difant dufanr coÿal,fy eftoit retiré, & y tenoit
côtre les Roys de France . st des anciens Prolomée en fa Geographig
Ptolemée lin, garde d'oublier les Comingeois lors qu'il dit: les Conuenes / ainfia
2.cha.7. tab, appellé en latin noftre nation.) font vaylins des mont: Pyrenéens:1
3. d'Europe. : plus en dit encor Strabon parlant ainfi des Rouergats, & Quercinoigi.
plufieurs de ceux cy les Romains oétroyerent le mefme droit qu'aux Qui veut di
Strabon li. 4: dns 8: les feirent bourgeois de Rome, entre lelquelz furent les Cor
nes(c'eft à dire,les Comingeois) & les Auxitans': & Antonin nelesn
Antonin en Part en fon Ltineraire,ains enroolle entre les neuf peuples d'aug fe,
“fân itineraire bere (qui eff aux & Cominge, & Coferans.) Or eft:il qu’à prefenc CE... : . .
ranseft compris en Cominge,quia lepays d'aure,& Bigorrea loc. 1 ;
: les monts Pirenées au midy,le Hanguedas au leuant, & qui Luy eft vo.
Septentrion ,;comme du tout.luy elt le pays de caure. Or pourquo] Qui hgnifie
furent ainii apellez, ie l'ay diétcy deflus, & que Pompée fut cuy
Jeur donna le nom &baflit la ville de Cominge,affemblant ce peupl dy ni Wii
pars parles montaignes, &-qui au parauant efloit inuincible, mais qui, bkime
fubiugué par le Rom :in,8 pour fa vaillahce &'pour le refpeët dela pra dansé or
toificaucc laquelle il attira ce peuple farouche. Les longues guerres
dis
Icelt equi pags
ntque l'efpo
ICT:
À
| A
Lg
DE LEVROPE ki
à RU courfes des eftrigers qui ont couru tout ce païsçafcë, la cruauté
TE sirbares qui y ont rauagé depuis les Romains, y ont cufli ruinéles mar- R È
4 OÙ PR de la grandeur Romaine, & gafténoz villes, qi eftoyét de belle gr4- Nr}
clercir car Samathan;futiadis efgal en grandeur à quelle que ce foit des vil.
Île, où Gafcoigne,commele monftrent les ruïnes desmurs qu'on trouue |
s en G btoutz coftezez enuirons d'icelle, & vers Môtolinettirant à Lombers, Defcriptis de’
Fil de fus la fontaine du pont du Chafteau qui va à Gimont,ou iadis e- J, we de sé
btlEglife parrochiale:car ou a prefent eft la grande Eglife, eftoit vne rhone”
Mie, qui fut oftée delà pouren enrichir l’Euefquede Lombers nou- Comminge,
jement erigé : Eton fçait que l’Eglifé de Varennes; qui eft oultre la
be, & fur le chemin de Tholoufe eftoit auffi paroiffe,;comme on le voit
por eftant Le principal cemitiere de la ville quoy queloing d'icelle : &
Diruines de ce fuperbe Chaltea, qu'oresonnommela Motaffe, mon-
ncbien que l'edificeeftoit fait de longue main, & qu'autre que les Ro
jisne Le feirent onc faire: Muis d'autant que le loifir ne nous permet:de
fourir plus longuement für cefte ville que ie voudroy (fil m'eftoit
Wible)remettre en {à premiere force poureftremipremiere nourrice,
fille ou j'ay goufté le primerain fruit des lettres &fait l'aprentiffage
tdequoy à prefentie fais largelfe:ie pañferay aufli outre, vous difant L'auteur 4e
petit mot,que le païs de Comminge commeil eft des plus fertils de fé nourrs c>
ienne;auffi à illa nobleffe aucant belle, brafque, vaillante, & guerriere efleué gr en-
kProuince de l’vniuers:& le peuple autant Catholique,fidelle au roy, jéigné à S'a-
ketfant au Migiftratz, & vaillant aux armes, qu'autre qui foit fuiet à la #1han.
hronne de France Oray-ie ob"rué en Cominge,ce qui ie fait prefque zowange des
phute la Gafcoïgne, LA fi. ant mariée, leiour des nopces on Comingeuis. :
imble vné troupe de Allesles mieux chantant, qu'ils apellcnt Donzel- Ft
lfquetles comme on conduit l'elpoufée à l'Eglife, vont loing deuant
VU cncheueux, &c auec des guirlindes fur la :sfte deux à deux, ou troys
OU is chantant vn long Epithalame à la louange du faint mariage, & {ur
ue iiution d'iceluy, & Le refrain duquel eft tel en la langue du païs,
Dgrap ie “TE :
(ainfa 1 @uile Nobiebenafs,
nou © Benafis à Tefuchris,
ercinoid, THE pero |
Lt qu'aux] Qui veut dire que qui benit l'efpoufée, donne louange à iefuchrift, &
les Cod ù equipage la meinent, &'rameinent au facre. Et eltantz de retour,
neles que l'efpoufée enere en la maifonjces Donzelles chantent ces deux
HT |
refent J 10 Géfheg hausses fonrment Ai
ealocci. 22 11: Qué binibie eg) define 1 0 run ©
y vols: ENT l side Ha .>iies | |
PUrQUOES Qui henifeñectez Febues , &tfourment, car l'efpoufée eff cedans:ce Cerememses
t cc et faitipar ccaxqui font démenrez'expres pour cuite ceremonie:que moprals de
FC peupl y voulülomettre, codméchioferemirquablé ; &iqieiay veu faire a/toigne, |
mais fs enme vie; & trop quélceftetnftieution eft dététigtemx & non |
de ihditters posant férticaciond'abondance & richelfe parl’efp
guerrs pie A
dis
) THIS SOIENT ) HHO'erH ! 1194
LIVRE" TRONSIESME
Sisrifsrce … chemeérdu bicd,&de fertilitéen:li gnéc p les febues,auffles les fges gre
des febues, ©” auroiétattribué cefte fignifiäce,entät que Pythagore pour ce refpett des
fourment ef doit l'vfage d'icelles à fes difciples: mais de cecy nousen laiflons à pale
parsaux np- dautres,nous fufñfant de.vous môitrer les façôs de viure de noftre Gafe
Jages. gne laquelle n'a default de chofe que l’homme puiffe fouhaiter pour fj
Grande abon, ftenter fa vie, y ayant bled, &vin en abondance; forcebeltail, boys, &r
dance de la uieres,eftangs, & praeries,le fei mineral, & puifé des Fontaines, le Crift
Gafoigne. & le marbre, les bains,eaux chauldes pour la fanté de l'homme, &l'air pu
4. &ferain,les herbes medicinales & telles que les fimples paifäntz cogno;
… fent mieux que plufieurs apoticaires qui ffenvoudroient direles maiftre
& li ie vouloy dire les choles merucilleufes qui font ez montz Pyrené
ilen fauldroit dreffer vn gros volume , & les chofes feroient telles
Quels font les peine les voudroiton croire & pource i’en furfoy le recit.Les Gafcüs
Gaféons, general; fonthommes fort adunez à la guerre; de grand trauail, obeif{nf
aux.chefz,iadis hayantiles lettres & à prefent les embraffantz, & den
temz ayantz en honneur ceux qui les fçauoient , quoy que ne vouhfé
les aprendre;adonnez au f:ruice de Dieu fans aucune fuperftition,fsxe
efpargnants, feueres en leurs maifons:& on voit là &.aprend quelled
my: puiffance que le mary à fur fa femme, & le pere fur fes enfantz, vindicat
Plus que de raifon & parmy lefquels,principalement entre le: 1ables.|
querelles font immortelles:& afin que ie dietoutenvnim::,: .:1'eft0
: vn peu de chaleurexceffiue qui les fait chaultz & precipitez en leurs afldelires de l'or,
res, & qui diminue vn peu de leur côfeil ie ne feroy côfcience de dire qdmines de fer n
Comparas/on c'eft la nation autant accomplie qui foit fur la terre.Le Gafcon, & Efpal Prouinces ,
de Gafsè auec gnolfimbolifant aucunement en mœurs, & façons de faire, comme auf nya pas vu
l'Efpagnl. fc raportent de vilage & difpofition gaillarde de leurs perfonnes, fufq
le Gafcon eft plus foudain & à l'efprit plus gentil & de meilleure apreh
fion,la ou l'Efpaignol eft pefant, graue, & dur , mais qui comprenant
onregarde la
jnnuellemen
reou rare po
menon feule
enfoifonne
leproduire q
e.l'Efpaigne
epaïs d’Afri
chofe on fait lougue retenue.Or n"sftonne-ie qu'on ayt donné lotiltre @hGaule:ains y
Panadours,ou larrons aux Gafcons, veu qu'il n'y à nation en l'Europe, dles vapeurs £
lelarcin foit puny plus feuerement, & ou Ion en oye guere moins parlélours vn dou:
quoy que le: moiens y foient grandz.pour les voleurs, veu les grandz dÆrdance de lins
Bandoliers ex ftours qui font ez chemins, & Îes bois profondz que quelquefois il y fr! »'y a terre
__ mont Pire: Pafler-1l eft vray qu’ez montzles Bandoliers n’efpargnent perfonne, n*”. :vainture,L
- ndès, plus qu'ils font en Prouence & Languedoc, & non plus-auffi qu'on li: 15 coule
pardonne filz peuuent eftre attrapez en campaigne & ez vallons. Laplu:.?s, Se les v
part de noftre Nobleffe iouift du droit de difimes, .& chäpars dez letentdu poiffon d
que Charles Martel eut guerre contre les Sarrafins:& depuis par l'o&roldée ont cfté le
rquelz aucuns
du faint Pape, & des Eucfques, lors qu'ils farmerent-pour la deffance.
mence dés les
l'Eglife contre la fureur des Albigeois & des Princes qui fupor.oyet
Dequeldnit ]eur querelle. C'eft lanobleffe la moins oififue de France entant que fee d'Hercule,
Les nobles Ga. tre vilitantz les feign:du païs il ne fe palfe guere fefte où vous ne voydntout ce tour
Fons ont les dreflé quelque beau&chonefte exercice d'armes, pour y acouftume ciselé, ainf
- di/mages, qui-de leur naturel font aflez enclins aux armes, & qui de filong ten: TS vroport
©: ontfitpreuue pour le fruice des roys de France... l’auoy.oublié à We Pyrences,e
dire 4 nofbre Cominge n'eftipas fpetit,qu'iln'y air.g. Buefchez,à Gudlth ceince, &
es pre
€ def
pale
Gale
our fi
rs; &
Crif
l'air pu
cognoi
mailtre
yrené
Îles q
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bei find
& der
oulufe
n,foxe
elle cit
indicati
bles, |
e a efto
eurs aff
> direq
& Efpa
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, fauf qi
: apreh
nant yl
otiltred
urope,0
s parle
andzd
x
#4
RU 9)
ile n'y a terre plus abondante en vermillon & autres chofes bonnes {##.
DE L'EVROPE:
, ) zfeulement du Pape che7:
12.6 c'eft ce que pour Le prefent ay à vous difcourir fur la Gafcoi-
peperant q vne autrefois i'en parleray plus au long ayant plus de me-
pires. Le
). DuRoyaume d'Efjaigne © mœurs des Efaigmlz. Chap. 44:
TE NY Efpaigne eft.vne des plüs grandes, & fpacieufes Prouin Ce effprs
d'A LL ces & regions vhaed S entre les Gaules , & l’A- mor 4 mot de
À £)frique, & ayant pour cloftureles flotz del'Ocean, & les Solin ch, 26.
x L 4\ haultz fommerz des montz Pyrenées.On la peut à bon Leäanges
) (@}}droit comparer aux plusriches & meilleures-terres de d'Efpaigne.
LEE 8, Ke l'vniuers, & ne doit eftremife en arriere, ny moins efti- |
Ie AAmée que quelle que ce foit des regions de ça bas, foit
onregarde la fertilité des Champs, le reuenu des vignes, ou les fruitz
junuellement y croiffent . Elle abonde en ‘toute matiere tant foit elle
sou rare pour le pris,ou neceffaire pour l'vfage de l'homme : de for-
penon feulement fournift elle aux habitans du païs ,ains fuffit encor. ;
en foifonneren abondance & l'Italie, & la cité de Rome. Situveux R:<4ffe d'ef=
delres de l'or,argent,& pierrerie, ce païs Efpaignol en produitafez, P4gn.De la
mines de fer n’y manquent point, & les vins ne doiuent rien aux au- P#rrerie 4l
Prouinces , lefquelles l'Efpaigne furmonte en Oliues , d'autant f4##.
fnya pas vn pas deterre qui foit en friche,ny oifif,& fi fteril, quine CeJé n'df
feproduire quelque chofe:il n'y fault cuire lefel, ains le fouïller en g#ere/ain 4.
l'Efpaigne n’eft bruflée par Les ardeurs des rayons du foleil, ainfi c4#/e de [a ve
jepaïs d'Afrique, ny continuellement tourmentée des ventz, com- hmence cer-
hGaule:ains y eft l'air ain & ferain efgalement par tout le païs, fans re.
les vapeurs grofliers des mareftz luy nuifent & l’infetent, ayant / l'entend la
fours vn doux vent marin qui la rafrefchit, & (üftente. Il y agrand Presence affis
mdance de lins, & autres matieres propres à faire toilles, & cordages $4 de lA4-
vainture. Le cours des riuieres n’y eft violant & impetueux.côme
15 coulent fans nuïre, & vont flotellans doucement, arroufans
daps, & les vignes pour les engreffer, & lefquelz reçoiuent abondä-
du poiffon de la mer au flux d'icelle:mais ce qui plus l'a iadis recom-
Idée ont cfté les cheuaux les plus legers, & mieux courans du monde,
quelz aucuns ont laiffé par memoire,eftre conceuz du vent. Ce païs Ce /ont des
mence dés les montz P yrenées, & enuironnant la mer iufqu'aux Co- menfonges de.
es d'Hercule,feft-"diufqu'à l'Occan vers le Septentrion, tellement Son.
toucatourtoutes chofes font {ubiettes & contenuës en l'Efpai- S'rabon te
es Ahdiçelle, ainfi que dit Appian, dix mille ftades de large, la longueur farét deso0o
ne trs roportion efgalle d'vn feul cofté,à fçauoir où elle auoifine les ffades de lar-
MuPyrences,elle regarde, & eftiointe à la Gaule, & de tous les autres ge € 6000. x
ef coince, & enuirônée de la smer.[ Apres que ceftui.cy apropoié l'E de long. …
Fe * Oo j sai
LIVRE TROISIESME
Effi.preff#e fpaigne comme le parigon detource qui eft Fertille en‘Efpaigne; il fa
ile Pornpas que nous outrela veuë oculaire nuinous affeure du contraire alle
Mel.liu.2, ” des auteurs anciens, & tefquelz ne ivnt renduz fufpez pour auoir voul
... paker plus curicufément que les autres, ny dechofes hors de verifirail
Popon'e Mele tude.Pomponie Mele Efpaignol de nation, quoy qu'il face toutce qu
Efpignol. .… peut pour lauer,loïüer & enrichir fon païs fieft-ce qu'il n'extrauague
Pomp.M.ls. tant quele fufdit voicy commeil parle . Elleeft fort abondante en honk
mes,cheuaux;fer, plomb;erain,or & argent, & fi fertille , que fi en que
ques lieux elle manque, & eft àfoymefme diffemblable , fi eft.ce qu'e
nourrift ou du lin,ou duionc à fairecordages. Voyez fi tacitement i
confeffe la fterilité de fon païs en aucuns endroitz : mais oyons Strab
2.0.6.
qui dechiffre l'E (paigne d'vneautreforte, difant . La pre miere partie di
celle {c'eft de l’Europe qu'il parle) eft'Efpaigne, le terrcir de laque
Strabon:3 ‘pour la plus part eft afpre, raboteux, & infertille:Car les rochers les'boy
& lieux bofcageux tiennent vn grand trait du païs, & ce qui eft de cam
gne à la terre de peu d'aport,& fertilité, à caufe que le païs n’eft guer
roufé:ce qui regarde le froid eft du tout aff pre, & excefifen rudeffeto
iours ex: ‘#à l'inclemence de l'Ocean, n'aïant rien de commun auec
douceur tres parties:Et ainfi ce cartier pour fa malignité n’eft oué
habité,ny frequenté:mais du cofté de midy, l'abondance & fertillité,y
heureufe, & admirable. ] Elle eft partie & diuifée en trois noms, felo
C’eft la pro denombrement des Prouinces,à fÇauoir en Tarraconoife Betique &
mince d’_Æra fitanie. La Tarraconoife contient en foy les citez'iadis rant illuftres &
gon & Na- normmées de Palence,& Numance, la derniere defquelles quoy que
nirre. née, porte à prefent le nom de Sorie:& fe ioint cefte Prouinice d’vn «
C'eff Cathe- aux Gaules, de l’autre elle auoïfine la Betique, & Lufitanie expofant
ligne. coftez à la mer:vers midy,à la Mediterranée, & au Nord elle cf lauée
* C'éff la galice l'Ocean.Les autres deux font feparées par le fleuue Anas, qui mainte
@* Affires. {e nomme par ceux du pays Guadiane,mais tellement que la Betique(
Cecy ef} ores_ elt le royaume de Grenade) en laquelle font d”s villes floriffantes d'
pri de Pom- palis(à prefent Seuille, (& Cordoüe regarde l'vne mer, & l’autre aya
ponie. vers l'Occident la mer Atlantique, & au midy la Mediterranée,
Mole lin. 2. Là où la Lufitanie eft expofée tant feulemët à l'Ocean,ayant les co
ch.C.De la au Nord, & la face tournée à foleil couchant, & en ce païs fut iadis Er
defription rite cité fort renommée:[ Mais ores c’eft vne petite ville , que neantmo
d'Efpagne les Efpaignolz appellent Meride la grande.à caufe desantiquitez deg
poyencor marque qui y paroiffent & où l’on voit engrauées les anciennes men
Pthob.li.2. res des Romains feigneurs iadis de cefte Prouince,en des Pyramides,(
ch, 4.5.@:6. loffes, & Obelilques à demy ruïnez par l'iniure du temps & malignité
Tabl,2.d'Eu Barbares, qui tant de fois,ont couru & rauagéles Efpaignes autät ouf
re. ç Polybe que region qui oncayt efté fouz la puiffance de l'Empire] Ceftere
liu3. fut premierement nommée Iberie du fleuue, Ibere; à prefént Ebro,
Meride la court paricelle depuis prift le nom de Hefperie de Hefper frere d'A
grand. y &àlafñin nommée Efpaigne de la cité de Hifpaly , laquelle on ap}
Pierre Olim, maintenant Seuille: [Mas Berofe Caldéen eft d'autre aduis, & eftf
fur sacke, fon plus vrayfemblable,que l'Ibereaye pris nom du roy Ibere quent
LA
naue & le p:
. premiers
lurles Ce]
u juant à Hit
Ofris ( c
fphon, en Pt
nCrete, & les
jivlie,ayanc
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L À cefte der
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que du filz d
fut elle ditte
pon Maure n;
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l nuit {e pr
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om à la Prouin:
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que nul fle
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ux fortirenc]
jelz nous auo
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me mieux, CÔ
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ntfaim, & foi
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oit fées enr gar
peuple eft d’v
quel n’eft jam:
à la guerre, 4
rhng & prop
leiour des fe
ife lauer d’e
; ” DE L'EVROPE, 239
noue & le pays & le Prince aycntriltre d'vne chofé qui eftoit fans nom 7 Berofe ls
fa
lepuo hpremiers habitans du pays ne luy euffent donné: Auf ceft Iberce re:: Effaigné dire
irvouurles Celtiberes, dwtemps que Nine. tenoit la monarchie d'Afirie, Lbévie ds Ry
rifrai quant à Hifpaleencore.faulril regarder ce qu'en diftBerofe: Hercule Hiberec> ro
tcequ pd'Ofris ( dit1l) furnommé Lybien, occift en Egypteauec ifislegeant dis flenue.
ague Dpton, en Phenifle le tyrant Bufire, en Phrygievn autre Tiphon, Milin Hifalerey
en hodCrete, & les Lomimes en Celtiberic, & de là il fen alla côtre les tyrâs donne nè an
en qudiclic.2yant laiffé Hifpale pour Roy.des Celtiberiens ,lefquels il mon- pays Efaïe.
ce qu'eectrenommez. Hifpaliens du depuis, quandildit.. Ainfi laiffant les Hercules Lie
nenti Mbipaliens ; il pañfa en Italie deftruifant les Leftrigons &. ruinant la race bye dôptes les
Strab elle destyrans, qui affliger rent laterre : & fen retournatort Chargé müflres.:
ss co Cclibcrie, ou l'on luy dreffa des temples, & fut honoré comme Lomsmes e-
jeuen terre , au lieu appellé les Gades,quiaprefent eft Calis, & eft vne ffoit lesgerios.
les’bod.A cefte denomination d'Efpaigné dudit Roy Hifpale faccordent les v0y Iuft.L.44
de cmuliftes Efpaignolz Rodrigue Eue(que de Tolete, Antoine Nebriffe, Et D'od.sic.
guere Françoys Taraphe chanoine de Barcelone,iaçoit que i'ayme mieux di. $.c.2.parle de
Left one du filz de Hifpal, nômé Hilpan, l'E (paigne fut ainfi apellé. Hefpe- coffe Hefberie,
partie d
: Jaque
on auc ur elle ditte de Hefper frere d'Atlas que Berofe dit auoir efté Italien Rodrigue E-
v'eft eu@non Maure ny natif de Lybie, mais d’autres tiennent que Hefperie fil- nefque r'oler.
illité,y dudit Hefper luy caula ce tiltre & non l’eftoile du foir:qui aparoit dés .r.cs.
s ; floue nuit le prefente. Et par ces raifons mefmes nous dirons quele Roy _Ænreine Ne
que & i,quiregna l'an du monde felon la fupputation d'Eufcbe 1836. donna briffe 1.en le
tres &
y quert
d'un co
mälaProuince Betique, & au fleuue Betis, lequel maintenant eft ap- pre face.
dié par le vulgaire Quadalquenir,Or Alphonfe Euefque de Burgos dit c€lphonce de
kdutéps de cefte dame Hefperie,il aduint figräd fechereffe en Efpai- Cartagent E:
xpofant que nul fleuue prefque densoura quinetarift, & ce fut caufe que les ue/gue de Bur
ft lauéeMeniens môterent fur mer,& fe meirét a courir fortune, fi bien qu'à la fin LOS C,3:€7: 4e
aintenns couru la petite Aie ilz f'arrefterét vers les môtaignes d’armenie, & des chofés d'e.
tique(@ux fortirencles Iberes, qu’à prefent nous appellons Gcorgiés,& def fpaigne.
tes d'Hikelz nous auons parlé en l’afie. Mais Varron dit au contraire,maintient Z'araph.l.des
tre ayalece furent les Iberiens afiatiques qui dônerentnumà l'Efpaigne;mais Roys d'Efpur.
me mieux, Côme j'ay fouuent dit,m'arreftez à Berofe qu'à tout autre.) 2ers'en quel
t les coMund au peuple £fpaignol, dés tout temps il a efté patient au trauail,fouf rêps regnoit.
adis Edit faim, & foif le beloinle requerant, & ne f'effrayantaucunementde Promnce Be>
eantmdnort, fort chiche & efchars en fon viure;aymant mieux la guerre que riques refet
ez degiyfueré ny repos, & n'ayantaucun ennemy eftranger, ilz combatoient .Ændaluz ie
es menitoft enfemble que fe repofer.Sifecrets en leurs affaires, que le filence des Pédales
mides, Qr eftoit plus en recommandation que la vie, fi que plufieurs fouuent come qui di-
alignité@brmorts à la gheine & torture,ains que defcouurir les chofes qu'6 leur roit ädulis-
rât ou pioit fées en garde,ou dire le fecret, qu'on ne vouloit que fut entendu. Tie.Sechere[=
eftereBpeuple eft d'vne merucilleufe vifteffe & allegretfe au courir, &l’efprit Je chagfe Les 1
Ebro, quel n’eft iamais fans machiner quelque cas de nouueau, leurs cheuaux berses d'efpas,
re d'Afnsà la gucrre, & lefquelz auec leurs armes ilz auoient auffi chers que Corffance des
on apr ng & propre vie. Aurefte ne bäquetans,ou fe donnans du bon téps Eff.gnolx,.
& eh ticiour de fetes, Or commencerentilsapreslafecondeguerre Puni- Zafin 44.
+ quent à ft lauer d'eau chaude, & vfer de bains delicatz gs Fait ceft apren-
00 ii)
De Piriat,
poy Tite line.
liu,.s2. 54
Flor.lin.2.c.
17 Velleie.2.
Eutrop. 4.
Appis en la
guerre d'z-
Jpsigne.
Orofe ins.
hap.4
Comecncore
ce drap de-
quoy on fait
Les Cappes de
Bearn.
) Peflement e7
armes des an :
ciens Efpaig,
Moyen des E-
Paigmlz
Piur renare
brur fer aceré
Cr fort,
Maniere de
combattre des
AcIe:s Efpar
p4 (7 ] olz,. ‘
C{ar comit,
ln,3.
LIVRE TROISIEME
tiffage des P. smains. Et neantmoins quelque braue que ce peuple ayt
fi eft-ce que durant tant de fiecles il ne feft trouué qu'vn Viriat natif d
Lufitanie, qui fe foit fait renommer pour grand & excellent chef degne
re,leqrel'toutesfois à éfté iadis {i vaillant & heureux , que par l'efpaced
dix ans il a donné de grans affaires au peuple Romain , & l'a affligé & 4
pu par le gain deplufieurs & grandes vi@toires.{ Lequel n'eftät quvn fix
ple pafteur & bandolier de fon premier meftier , premierement guettar
les chemins, puis faccageant les Prouinces en fia rompant ; deffaifant,affy
iettiffant , mettanten fuite les armées des Preteurs, & Confüuls Romaif
il fe rendit effroyable ; ‘& feruift d'efpouuentement & crainte au peup
qui (€ faifoit vo yeà l'Empire de tout le môde:& fut tel,que iamais n'ay
peu eftre vaincu en guerre ouerte, il fut circonuenu par la trahifoud
fiens & occis,aufquelz les Romains ( quoy queioyeux de la mort d'n
rand ennemy) ne voulurent donner aucune recompence, deteftans le
dttoyaité d'auoir trahy celuy qui les auoit traittez fi hôneftemét , etq
pour leur liberté.auoit hazardé fa vie, Homme veritablemét qui mertd
ja conduité d’vné grand armée pour fà fagefle & conftil, & pour la fubt
lité de fes faidts, & l’experiéce en l'art militaire, & qui fans la trahif,«
empefché le Romain de faire trop long fciour en Efpaigne. ]Les femm
Efpaignolles iadis fe mefloyent du mefnagement de leurs maifons, &
bourage des châps , & tandis les hommes alloyét à la guerre, & tafchoy
de fenrichir des vols,larcins,es pillages. Leur veftemét sfloit courtet.
conleur noire;ayant la laine longue tout ainfi que le poil de Cheures |
en guerre ils auoyét des rondelles,ou pauois affez petits, et faits de ne
defquelz ils couuroyent leur corps en combatant de telle vifteie et a
té, queny le trait,ny les coups des ennemys ne pouuoyent les offencer:
vfoyentde dards bien ferrez. et faits à crochez,et ainfi qu'vne halebar
portans des morions creftez faits d'erain,et ornez de trefbeaux pénaché
Leurs glaiues eftoyét de fer pur , longs d’vne paulme, dequoy ils fef
uoyét eftans en la foule d'vne bataille,et preparoyent le fer en cefte for
fuiuant leur anciëne couftume , affin d’en faire leur armes : 112 metto
fous terres de lames de fer, et les y laiffoyent filonguemens que la pai
plus foible eftant corrompue par la rouilleure,ce qui eftoitbô & parfr
reftoit en fon entier: 8 de ce fer ainfi purifié, ils faifoyent de trefbonr
efpées, & fi fort: acérées, & trenchantes,qu'il n’y quoit bouclier ny fl
rion,ou bourguignotte qui peut reflifter à leur éffort, Ainfi armez! &
baftonnez filz fe voyoy'ent auoir les deffus à cheual, ayans,portans d
glaiues, ilz meftoyent pied à terre & donnoyent fecours à la fanterie:
lançoyent, & dardoyent bien loing & fort droit,& adextrement leurs
uelotz & auec vn grand artificé: & demouroyent longuement en halei
au combat, eftant allegres, legers & difhofts & parainfi fuyans ayféme
&c felon la neceflité ; ou bon ne fortune, prefts à pourfuyure &'attaind
leurs ennemys eftäs à vau de route. Liz entroyent en bataille fuiuans q
ques nombres & mefures, &attaquoyent leurs ennemys en chantant:
temps de paix,leurs dances fe faifoyent en fautelant, & auéc va remuer
agile des fcffes,ainfi que encoreils le pratiquér. [Cefar defcrit encor
Dr hçon de
sens) Ge
went fur no
f rdément :
rh ne fe fou
hombre & <
rouardife vil
pdement no:
futon ne pe
tres & Vailla
buferie pref
étinfolent,
hour & cout
y qui ve tor
Wreffent, & t
neles efpare:
folles He
hit fournir
labatre les bc
er par les gr.
phiftoriés me
kmys, mais ca
bers,tellemét
ver & heber
L& grâd trou
,& pour eft
maintenât ,
loços & laqua
Hoit côduite
reurs à bras p
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celte foi
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efbonr
cr,nyn
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tans d
nterie:
t leurs
en halel
ay{émei
attaind
uans q
antant:
remuef
encor f
D peirvnorri
Lehçon de combatre, des Eipaignolz,difänt : La maniere de:batailler
Dsgens& foldatz Efpaigrolz eftoit telle qu'au commençcement:lz fe
bent fur noz gens d'vneterriblé fureur, & impetuofité &f6 mettaient
E Ldément en campaigne, prenans hardiment place pour, venir aux
gene fe foucians guere detunir rancny.ordre en.bataillant,ains à pe-
bombre & efparsilz nous donnoient deffus, & ne tenoientià honte,
œurdife villaine, filz eftoient preffez de, faire retraite :ce qui trouble
psment noz foldatz non accouftumez à cefte façon de combattre, À L'Effargml
for on ne peut rauir celte gloire à l'E {paignol,qu'il ne foit des plus a- a prefent bon
ares & vaillans que l’on fache,mefmela fanterie ayätl'adreffe en l'har Eerrier.
puferie prefque für toutes les natiôs de la terre. Il eft vray quele fol-
itinfolent, arrogant &infuportable,. cruel fousle voile d'yne fainte Mœwrs prefe.
bceur & courtoifie, À yät mise pied en vn lieu il y.eft tyränique,côme fe: des ESha.
y qui vfe tout ainfi de ceux qu'ilafluiettit,côme fi c'effoyét beftes bru
lreffent, & traitent leurs efclaues,ainfi qu'en peuuent faire foy Lester
neles efpargnät find ainfi 4 les Mores ellräges » où ils ont cômädemét
filles prefque tout le peuple ancië & premier habitateureft mort, ne
hit fournir aux charges & labeur à quoy on l’emploioit nuit & iour,
abatre les boys, ou aux füccres,ou à arracher l'ordelaterre, ou àje
Mer par les grauiers des creufes & froides riuicres. Ie ne disrié dequoy
phiftoriés mefmes ne fe plaignét, accufans leur natiô de peu de cour-
Jils fe môftroyét farouches & cruelz aux hômes mefchäs, & àleurs
knys, mais careffoy ét doucemét, & receuoyét en leurs mailons les e-
bers,tellemét à fouuët ilz fe debattoyét à qui auroit cefthôneur,d de y, italité
yer & heberger l’hofle arriué en leur ville. Ceux qui auoyent plus de nenne des :
L& grâd troupe leur faifant la court,eftoyent louez, & reueres côme Efpaigml..
L& pour eftre ainfi füyuisils les eftimoyét amys des celeftes: [En 8
imaintenät , ny afi peittt cheualier ou Hidalgo qui n’aye vn efcadrô.
Efpaignolz,
in uportables
a leurs fusets,
Miços & laquais,abillez de liurée à fa fuite,ny dame de bo urgeois,ladl
boit côduite à l'Eglife par vn ou d'eux moços d’efpuelas , c'eft à dire
feurs à bras pour la fouftenir,à caufe des haults Ciapins qu’elles por-
pur paroïftre grädes, veu dordinairemét les dames d'Efpai.fôt toutes Æidalge eff
ktbaffeftaiture. ][adis elles portoiét des Carquäs de fer ah col, & fur mof emportaf
ls des agraphes affez Iôgues pour.attacher leurs cornettes & lelquel. /4ffre de races
ec ce moyé elles pouuoiét eltédre &eflargir pour fe dôner ombre, &
Nchiffement au vifage,eftimans cela côme vn ornemét fortpropre:ex- Strabon 3.
kmagnifig. Les aucunes portoyent des couurechefz à elles entortil.
kfigentiment autour de leur tefte qu'il venoit à fefpandre & eflar-
hr en hault. D’autres fe fafoient ofter & pinfetter les cheueux de la
k, & laquelle partie-elles defcouuraient plus que Îe front ny la face Coiffures. des
ke: D'autres auoient vu fer & attifet fait en pointe, autour duquel Æ/puignoles -
lioyent leurs. cheueux, & par deflus portoient quelque bonnet, ou anciennes.
u de couléurnoire. [ Denoftre temps elles fe coiffentenrond,&.
tdes oreilles auéc leur couurechefne differät de guere à celles d'vn.Coiffére des
sk les grandes Dames agçançant. leurs cheueux en vn toupet deuät, Dame: Efpa.
n,en lieu que en France on les efpand par les coftez des temples, & ne a pre
ae Ê Re LS. NE ss # !5 i 14 sd ‘ ent. 1 14 \
LIVRÉ TROÏSTEME.
Abondance \es ancllent & frifetie,-&s pvisiportent la gorre ou bonnet deffi fins p5
demielen E- ter nie mifque;nytoutét de nez,ains toufiours ayäs la face delcouuers
LPugne. Ile mangeoyent de diugrfés fortes de chair & en grand abondance.
fiifoyent bruuage-de miel, en eftant le pays faifonné à caufe de la gran
quantité des mouches qui fürmitloyét par toute la Prouince, Et filsb
Bon vin en E- uoyent du vin c'eftoit qu'ils l'acheptoyét, ou le faifoyent venir par là d
fPaigne, ligence des mairchans.{ Hfembloque ceftuy parle,ou de Portugal ou
Cantabrés, veu quele pays Efpaignol porte d'aufli bon vin qu'on bo;
guere en toute PEurope: ficen'eft que le temps palTé dés Le commeng
ment la vigneleur fut incogneuë , ou qu'on leur en deffendift le: play
d'aleté ancien ainfi qu'on lyt que Domitian feitaux Gauloys, & qui luy-mefme lepé
ne des Ejpss- mift aux Pannoniens: côme éncor de noftre-téps en vent les Ture
gl x, Stra- droit des Chreftiés qui vitét fous leur.obefffance. ] Or qu'ils fuffenf
03 3, nets, & proprés en leur boire & manger,fieft-cequ'ilsauoyent vne el
ge couftume de faire, &laquelleeftoit pleine de toute vilennie, & fils
c'eft qu'ils (e lauoyent tout le corps d’vrine , & {en frottoyent les den
L'euefque de, ayans opinion que cela feruoit , & prouffitoit grandement pour la
Gironde li: & difpofitiôn des membres.[fls couchoyent à terre, a l'imitatiô dèsc
de l'hif. m- ldisimmisauffi c’eftoient les Celtiberiés, lefquels auoyent pris fource(
Page chaudes me dit eft) des Celtes. Aucuns dient (felon que tefmoigné Strabon,)<
Gabates, les Galliciens n'auoyent aucune cognorffance de Dieu : & cft affez v
| _ femblable ven que l'Euefque de Girôde en l’hiftoire d'Efpaigne ditd
les Bifeains fe renans !elong des montaignes de Gallice quoy quefoy
BifCains + eflimez chreftiés,ff n'ont ils aucun dieu certain, & n'adorét diuinité dl
Peig fans ce. que, feulemét côfeffent de bouche qu'ils font chrefliés. Etne fouffs
gnoiffance de prefire aucû demeuré entr'eux fans auoirvne garfe,& côcubine, d'au
Dies. ; ilsdifét qu'ils eftimpofible,qu'vn hôme f'abftiéne de féms, & lac
e eftät telle file preftre n'éauoit.il Factaqueroit à l'efboufe de (on voi
Aioutte qu'il n'eft permis à Eucfque quelque ce loit d'étrer en leurte
Notez,une &cditque l'an de grace 1477.1e Roy de Caftille y eftant pañfé , & me
biff.cfrange, en fa compaignie l'Enéfque de Pampelune, il Fat côtraine le réuoÿer,(
Folle Phei. tant que ce peuple difoit que cela ettoit contre leurs anciés priuileges
tion des Celri. 'Euelque party ils amafferent la terre , & poufligre fur laquelle là
beriens. mé eh leur pays, & la brufleréc, & puis gerter les cenûres en lan
| Comme chafe mauditte & abominable . Les Celtiberiens'adoroy ent ia
Eflaig.aymés Va dieu , duquel Straban fe dit ignorer le nom, & lequel ils feitoioÿé
miesxmos Lune cftant en fa plenitude & rondeur, & ce ‘de nuit chantans & dang
rir que féruir deuät les portes de leurs mailons, & ÿ pallans la nuit en Céft éceruelle
& folie. Etfütiadis ce pelple ffialoux de fa libérré, qu'à limitation
Potfen porté Gaulois & Thraciens, les mets tuoyent pluftofl'ieursenfans, & lesfit
par les Bjpai, 1éüfs petits fferes que fouffüir qu'ils tombatfent'entreles mains des «
€ pourghoy, mis pour eftré menez en fcruitude . C'eftipourquoyÿilz portoyentt
| iéürs du poifon prelt fur eux, affin qué filzfevoiaÿ Er preffez ilz ne
28 fée d'ên prendre pour: fe fairg mourir} voire fe conficroÿenr il
Conffume des mort pourles amÿs, & fbatfroÿenr d'effroinimaféé entfagrifice : à
sféuns, ‘"‘Aés Bifcains on agoit de çoltuimeque céf'eflüi pas Fafedime qui
ddotau m
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ABagrl 1 çommeels ayans planté Fimige de la Crrix,8 la cognoiffance des, M
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ans Ex (Ur, gite pacmyilespeuplesqui.diuojent fns.cognoiftre autre cds, finca Les M"
FSU Ds en els 4 gr ers d'une naturc,Gcbrupalé vie. 7... Harg n
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Deferiptio de. . , Nifitanie ef vnépartie d'Efpaigne la p'us
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Portigah.…. ne er gnée.&.à l'efcar detoutelaresion; laque]
ASTRE 2 à < :preféntennéme Porpugali Cefte-cy rep Frog
chap. ST all. | ‘ ÉD: de pays Berique,à fçauoir IR oyaume de nue
ad Europe: ] d À ?. nade au midy,au couchant, & feptentrié, \ codifoite
RTC SN * eft arroufée des flots de l'Ocean, & au Leu D dax
Plin. liu.s. 1415 7. luy gift la prouince Tarraconnoife , qui cy \dieileà 1
Nat-hift LR, 50 Ÿ =? À À. tient Aragon, Valence, Nauarre, & vne pie fiofere fe
mjquedeGi- | 4 Mescmerrcm OL L de Caftilie:& futainfi appellée(felon l’opii Fe dur
ronde lin.x.. SEE = : de Pline)de Lufe fils de Liber pere, & del eipersk
dant pendre f
roient en:t4
iplus leur e 4
fe celebrât les folles feftes Bacchanales en fà côpaignie. Or font les Lu
niensles plus forts &robuftes d’entre tous les Efpaignols, cauteleuxe
-recerches & defcouuertes de pays efträges,diflimulateurs & dreffeursd
"1 bufches,allegres, &difpofts,legers à la courfe,& qui changent fouuéti
Ærmes,@*_ treprifes. Iadisils vfoient deboucliers de deux pieds de Jarge, les bord
vaillance. des delquele {e courboient parle dedans, & par ainkilz n'auoientaffaire,n
Lufitanens : de couroyes, ny de poignées en iceux pour les tenir: & fen aidoyente
sads.Strabo. guerre de telle adreffe & dexterité,qu’ilz fe couuroiét d'eux, & paräta arr
, « à itcecy à l'imi
+ 3.duquel teur: Coups, & fe gardant d'etre ferus defaiettes: & leur glaiue, ou poign ras
ce chap. ff: ‘leur pédoit au cofté Plufieurs d’entr'eux vfoient de certains garde à pue per
prquepri.. 8& commMeanimes faites de lin,car peu en y auoit,qui eulfent des corfel
de fer,ou erain ou qui portaffent des Morions creftez : bien cft vray q Küonen
quelques vnsauoient des abillemens de tefe faits en forme de bourg, à. ï F f
gnotte neruez par le dedans, pour parer & füuporter les cowps. Ils Jançoi " z per MS
Joing & induftrieufement leurs dards & iauelots,fouftenans longueme art
le choc & trauail d’vne bataille,ayans les corps a dextres & legers, & air
… promptsà fuyrla fureur de l’ennemy,&à le pourfüuiure lors qu’ils auoi
Car com. y meilleur:auffi Cefar dit des Lufitaniens,qu'ils ne trouuoient point qu
ment. lin.L. ]; fuite en la guerre fut a acompter à honte & poltronerie:les gens de pis
: portoient des brodequins chacun ayant plufieurs dards à la main, po
Jancer & darder contre fon ennemy: les autres faidoient de piques &I
uelines;ayants le bout & pointe d'erain en lieu de fer.
- Ontient-que ceux qui fe tenoient le long du fleuue Durie {à prefer
Luftaniens Juero) viuoient à lamode & façon des Spartains, & fe portoient {el
Sans aucune ‘les loix & reiglement de la cité de Lacedemone. | ;
delicateffe. ‘Hz vfoient de quelques drogues & oignemens aromatiques & pot
Lafitaniens.… fechauffer ilzauoient des pierres ardantes, & fe baignoient en la belleci édoiote
adennez, à Clere & froide, fans fe foucier aucunement de bains chaulds,ou d’eftur A ha nt
lAnaÿicine, Ls n'eftoient point fuperflus en viandes, contents d'vne forte (eue Bu nE
pauds,quim
ent en batail
es abirans:
comme be
in fifoient d'
HO ig! dufrme
hnçoit les aut
kedtau {oh d'
ts de ne ms
æ d )
Lé
F D E: L'E VR O:P.E. 243
hier répab lequel oftoit finiple;net, 8 fobre. Ilseofentfortadons
hireltigion êc faifaiene de grands facrifices prenant uventrailu Di: /5r+
dschofesimmolées pour deuiner à deflus, (és inciferguero les corps ter de deuiner
firtout prenoiécils garde aux arterés, 8 aux mouuements:des parties e leurs fol
doriles, Lefquelles maniant is predifoieat les chafes à venir : Encore /&rifices.
joient ils la cruâuté des Ep enter enimmolantiles hommes Monraignars
entrer diuination du -de leurs:entrailles enwfais.qn, celte de Lwiranie
j “à Al Ÿ 0 sh |! Liaofo roné gonrobrosslmiies4 M vibes fimple
Lilscouuroyent de leurs veftemensie pañure :captif iquirdeudit eftre mens 1:
l'E ,;
lesar
us ef
quelle
Tr Rcré puis luy donnoiétie coup deila mort virs le cobur & parties no- Ornemët des:
e de CE, & felon la cheute de ce miferable le Deuin & foncier faifant ce facri: Zwffemiens
(6, 5 oredifoitée qu'ils defiroient fçauoir (ur le fucéez de Jeursiaffaives, & des montai-
U Leu ins dextres coupées aux captifsoccis,eftoiét la digne offeande aude gnes.
QUO clleitsépaifdient leurs Dieux.Tous.cour qui fetenoyentauxmantai Dieux aderés
LA ” ER SV RL pounbreuuagé;es Lufiranie,
op dec dure pautgifke & chuobetteitonourritlhienr] eurchonelot 4 Go leurs [a='
x de Ge pendre par derriere à limitation des:femmes: :& allans enipuerce crpies.
es Lu sient enéefte des Mitres;& hanits. chapeaux à la Perlicont Lachair Mars ra
tend jus leur eftoiter.. Sage furéntles Boucz, lefquelz:ils iminalpieeau neen fige
ne ai Mars, toutainif qu'ile Lay féfoyent auf facrifite d'hommes &-da Macreb.
Apuxi& lequel Märs(ainfrquetiepe Macrobeils paignoyentayañc la Saruruul. bis
kenuironnée de:rays;& Fépelloyent Necÿ,luy portans grédhonaeuk 1.ch. 19.
reuerence: Hz celebraientaufli-des Hegatombes ; c'elt à dire facrificess Deces Heca-
dechicuneefpece deschofesimmalées. il y enauoiticent pieces 8cex rombes 7 4
k kcecy à l'imitation, & maniere de faire.des Grecz; &(commeidit Pins gwlx Dieux
POIB EL ils immolb ent toutes chofes;Àcentaines: [ls auoient auf dreffé.ens chiens cele-.
de COR 2 la Grecqüe, des lupres:-8& ieuxmilisaires, odiles combauians eftoiée brés,von He.
cor Suds, qui monftrebinque 16 Goes auoient Gé léurswanité & fur fchie co si
ray iiionen Etpaigoe Lénrsieux donsfefaifoiétenarmiesfftà la cour: rald Lilie li.
bourg chenal à gerter ta bärre;à la courfn-comhat-en foule ou autremét, desans@-
s lançoiS à; dreffoienttôut ainfiicsranes que fil Euft:fallu: combauie:à bon des maps
BUT nt en bataille rengée.:… :2 : 2 neibisovine airs Bois x De la font ve
PS) E 2e iabirans des monçaignes dé Luftaniewiuoiensla moitié. del'an dé nws les rour-
SO comme beftésitequelayansifaitfeichenilasompoyent:mouloient, moi de nofre
PORT QE, fiifoient du pain, lequel ilz laiffoient repofer quelquertemps auant remps.
s de pie demanger:lounbramingéicfheitdait À ego A ME Royent Gland férmoit
IN, PO rés, Rraualldien cefts-bdiffan tout aullitof-prelque. qu'ellecltoit depais aux.
us EL haueeans énfmble Aemparenssen lieu d'huilede beurre leur fec- Zufiramiens.
L& faoiéten rangeantiaponsdes-chaifestenans:laparop du logis 76e rene
bén déngtcseplerSe quojuqueleurstables Fuffsurrpndesfiprenoient rérenere les
fignéufmentgardéique echyrlèeuft-lelieule phasihonerable qui Lufran.
hnçoit les autres en vicilleKe $ sytorité £nbanquesans iz dançoient Dances de
es bord
faire ,n
joyente
parätau
à prefet
ke flo
he hebtau {oû d'ind: floue, ou uiormperte fallansmille geltes gaillards Zsframre,
Fleidoigts,ainfique encorerilzabferuent,: 1 it
ae Euh Proûince des Baferons quisfélbpointdela Lañtenie, les fem
Ken dançagn létladent les mainsles vues da: à 1 Enfom
un
LA KREOTR/OUS LES M E
iuvdeuoir;8c docabessdis
.
. motonepetghesdinen lé dbéiqiohonié fe
… Riche menbla uulopens Gxeuchansayansfouiemit des dlabes pour poli 4
des 1ufrn- devaifelie desetcecutaisfiipiciesr Guulois:tes foniarssmrer
enr: dlatapilbrieéanoed ramages&.fours/8r aymbntfotittéorr
tH£n'auoient iatis aucun sfage de monnose;amedhhieu d'icelleits
ET (osent d'efdhangeadaucanetmarchendifes poub fes: lingats d'or &-d'
pr a se got ,qu'ilétlomnetit pourde.ptis delactrofiquileur eMoitnece (ff;
wéiqr des
dntp (ai
Les-criminclz condemnez à mort cftoiét lapidez en Lufitanie: 8
criminels so na ar pr
Supphicedes sesañipenctonim chaffoirourrelles timives dès eweshignes, où deb
Parriniit | flcudesSrktilt eftnientaffomimes à gandrmouphdepicrres, : : : |
EURE UE Loire mariages ffaiwiont feton da Rgon &rtouftimedes Grecr. f
fstg en wat aupibni aprésike porter teurs malades en lmplace pobir
7-0 fm queætmequiauoÿenp d'autres fois fencx pareil mul,tèsacimonim
+ 5 fout decelqu'étz aerdient/à irepourrecéuurer fové. Ce font les ne
RENTE rés des vinresde ceux qui visenvéa montaignès UE fpaigne ducoiléi
(GER STI DAQE Héro 4
ropardele Nord, Seprentrions 11315205" john
FT LT (SHadisies Lufitahiensentefté fuperitioux a péntilifine, ilzfen
Zeledes Per- tronc prefent detemtphisardentz, 8cbien-afeionner À :enfemen
ri #4": pirtourtéemondelafante Roy Catholique, louz Pobeiffiuee de éélle
Ju TES Glifofinshée fürlapicheevino laquelhe Fchacbii M e che fes
27 1 fitéeyechk quiapres faim Pierreonceengid fint&ähuiolabie ficge
7! Rome Et dire laverité, commnelle Pomuigais ne gdeiroye aucun C
… flion, ff Dicwluy donne l'heur à fouhair, Srprefque cor
712127 &felonfabonneaffeétion à l'anancement du Royaume d rentre
Meurs pre. e(trangers.iln'yafipuiffnrMonarque qui luy puiffe refifter. Ses ia
fèntes des Do Beifagons de faire for féueres 8c n'ayants rien qui foit effeminé fà vie
Mgar. - : nede trauaut/fübréau poffble;/modefte enhabitz; dhiche de parolle
riche en effaits;fecrereh fon confeil‘& foudainà l'execution,ce quil!
rites da Por dufiniiftre; & feigneurprefque detoute la grand ahér Occanc.
| #ngais, Etfil'onveuraduiferlés vices/@ qu'on l'accufe d'auarice, & com
® tife: encore n'ya rien fi extraordinaire en ceflenaæion quine puiffex
… * éouuerthre puis queà grands frais, elle à coureprefque coute là rüd
CUNR délatérre; a deftouuertceque jamais les anciens n'auoyent attair
Rs Rs leur cos k Mfance.: © loc tt Ni si lugnn! autre DE 2h910!
pes Loges à er : frs Macttémariques furehtoncilluftrées en ce qui touch
L'ért du na: Aimérifions'ccleftés \ce n'eft rien au pris de ce que tes Pilotes de Port
sigage ilu-' hotsen ont fait voir par experiénée, mariants la:vèuë à cequeles and
Jfré par les ” én auoïent imagiriétant feulement.:C'eft d'eux queles Pilotes fçauc
portugais." perfe@iôn du nmiigoge, l'vfâge dé 1a Bouffole;ls pratique du Nord!
UE Crufiér/@li divifion des Rums dos vents chofes non'cognéuësau
4 Aférie pére les his émperesidet foeles pafezi21 10 2200700 21000
7 Telaiffe les pays c6quis y les fagôs dé vie d’Une anne.
Commoditez iaïnais efcrites , ny cogneués'; le grand aport des marchandiles eltra
amenés par d'efpicerie,drogues,or;argenti& pierrerie:car tout cela ne fercivrie
les Portugais. eux , 8 Les Efpaignolz n'aubiént aturéa la foy Chréfiénntdes 14
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Ex bnchiffans qui paroilfoient de prime face à ceux qui le :coftoy-. . 2
rer ridant fa cofte: Les Troyens habiterent quelquefoisen.iccHe, Cofe fable
Muz apres Ja ruïne de leur citéadmoneltez par l'oracle.de Pallas mô:,T roêne aucc
rfur mer, & prindrét la route de celte Ifle en laquelleilzeurétguer Les profétiers:
hontre les Geans qui fytenoicnt, & les vainquans les.en.chafferent, a-:de Merlin [ot
bo plufieurs combatz contr'eux,& obtenu de fort belles victoires... Les fonges de
fre m'eftonne que les hommes qui fe meflent d'efcrirefe laiffenrainf. ve Geoffroy
kque de croire fans autre preuue le premier.qui fe mefle de parler.deidit Ærthus :.
iquité à la volée: & qu'ilz ne fcilletenc les ancicis. & bons auteurs,7#: 4 fait l'hi
fbien efplucher les matieres, ains que les aualler fans mafcher, & puis foire des roys
brva grand degouft ne pouuans les digerer fainement,.nyles vomir de legrand
bieurrelafche. Ie parle aïnfi à caufe qu'il n’y a nation laquelle on ne Zretaigne,
ede tirer des flammes & cendres, long temps à péries de Troye;ainfi
jntfait celte grand Bretaigne, & ancienne Albiô,côme ainfi foir qu'il,
È auteur approuué quien face mention quelconque. Ie vous.ay al-
ken la Gaule l'autorité de sede hôme Anglois,fidelle en fes narrati-
Et reputé comme chafcun fait.entre les plus excellés de fon aage: le
Htoutesfois ne recognoit rié,ny de srute,ny des Troyéspal{ez.en l'I- :
Bibion ; ainstefmoigne iaditte Ifle auoir prislenomde pretaigne des :,2 J: x
kÿs armoriques de noftre Gaule.Ie me füis encoraydé de Cefarenfes L,
jumeutaires, qui ditauoir entendu ces Infulairesauoir pris origine des Cofar "HR
bles de Belgeallans en courfe, &f'eftäs pleuz en la falubrité de l’air de HAUTE
y arrefterent pour y cultiuer lèsterres. Ces deux grans & excellés
mes me fuffiroient n'eftoit le reproche qu’on pourroit donner à Ce-
Hevouloir ofter cefte gloire aux Bretons Enfulaires d’eftre parens des.
Mains, comméeltans fortis tous de mefme fouche, à fçauoir de larace
Dardanides:& que Bede eftät Angiois, & ennemy du nô des Brutiés
itcelé la verité de leur hifloire, ce que ia à Dieu ne plaife que hôme
bon fens,eftime de ce faint,& entier perfonnage.Laiffant donc & Bede
Cefar, il fault que ie m'aide de l'autorité de Gildas tref-ancien auteur,
M ces anciés Bretons Albioniftes,homme faint,rüd en parolle, & amy ,
outre de la verité : Ceftui-cy en va liuret qu'il a fait de la ruïne Bri-
ue faite par les Pictes, Efcoffois, &.Anglo-Saxôs, parle en cefte forte
PO tu 1fle. Cefte cy d'vn frôt efleué, & efprit fuperbe ER reuoltée dés le Gildas sin .de
/ “nencemét qu’elle fut habitée, & contre Dieu, & contre les feign. fes le ruine de
. Atoyés, & contre les Roys d'outre-mer(par lefquelzil entéd les Ro- Bretasg.
Ile puis l'apelle Bretaigne fertile en T'yrans . Voyez qu'il la ditauoir
6: Mhbitée dés le comécemér, fäs 4ilaye en memoire cc{äg Troyé qu'il
""{ttpoint mis en ovbly fi la chofe euft efté receuë, & veritable. Etm'e-
Len 1 l'impudéce de ceux, q veulécaffeurer ce qui cft fs affeuräce veu
DCR TR res anciés de la Bretaig.ne vaindrét iamais entre leurs mains, fi no? Le
nb ce veritable, &feuere Bretô difit ainfi.le dira ce. à mô païs a fouf Livres bru=
de:he- 6 d l'eftédra ma puiffice n6 aidé des hiftoires du pas & memoires fl? par les
PRO par Les hômes doétes,lefqls Fil y en eut onc,où ils ont eftébruflez Barbares en.
LS irige des ennemys,ou tréfportez en terres cftrâges par ceux qui par la grand Bre.
Ed
Een Donc fuys pour fe fauuer de tel orage: mais m éieray du rapport raggne.
guerre Gall...
LS © Ru Hoi ras nées at
BUT Lyme ,
2,"
LÀ LIVRE TROÏISIESME
Aifferié fai que m'en ontftitcoux d'outre-mer, iaçoit quelerecit ayant lesinters
dans des f#- tions frequentes pe paut eftre fans cbfeurcil Lai ent + & faulte delumie
bles des Re+ Voyez qu'il doubte fi iamais it y euft hiftoire de leur:paysefcrite, & çq
m4às, feffe franchement de:l'ignorer: là où ces châte-fables en‘baftiffent à foif
&c-inuentent dos noms {üyuantleslicentieufes ftiôs des poëtes. Et pd
mieux monftrer l'impudonte vanicé de ces faux hiftoriens;ils fonc lesÿ
tons infülaires inuincibles, Îos romains tournans 1: dos d'tous propos
fuyans a vau deroute:cômeainti foit que Gildas parlant rondement (+
” tebien tout au contraire, &-voicy cômeil en parle:Eftant raporté an,
7 7," natRomain cômelesinfulaires Bretons feftoyét reuoltez;mitvrapa
+. Brétens Mfér degucrre fürmer , afin de fe venger en toute diligence de cesR era
48 Lasres cauvel. fins & cautèleux, mais à leur arriuée, ils ne veirét ny armée nauale pour
luxe cou- côbatre,ny at: cunefcadron fur 185 haures pour leur empefcher la def
mdr ains en lieu de boucliers ils D ledoz desfuyardz, & le coli
vaincus preft à receuoirauer tréblement le coup mortel, & iefquetste
doyét les mains afin qu'6 les liaft ve côduire en feruitude: Def
que celte leur vilté & fai-neirife feruift de Prouerbeaux natiôs & loir
nes, & voifines, qui eflois tel, les Bretons ne font ny vaillans en guerre
loyaux én téps de Paix: Ce font iufqu'icy les mors de cildas G i'ayr
ly de {6 propreœuure-dedeux qu'il en a fait;l'vn defquelz:eft celuy:
rüine sretône; & l'autre portdtcetiltre: Aigre reproche & reprehéfiä
Gildas le faige,côtre les Ecclefiaftiques de fon temps, lequel viuoitf
grace 580. Duglauiliaumedu Neuf-bourg gétilhôme anglois , qui ef
Prouerbe en
È A L]
Moquerie des
anciens Bre-
sens.
Liure de ail Préface de fon hiftoire: Cefte preuue de fon integrité n'eft pas de per
ds mely. côfequence,que.pour ne faillir à dire:la verité il nepardône point a
Guillaume Ses de ceux de fa natiô; & parlät legeremét des vert*desfiës, il fe plait
ds Neuf- efciét de leurs faultes & forfaits,n'ayät poinc hâte de dire & fes côcito
bourg fs NC valoyent rié à la guerre, & fine pouuoyët viureien paix: Puis fe moi
= anche. de fesbaltiffeurs de cheuclerieinuinicible en la gréd Bretäig.des Art
C4 tout côquerät, & des propheties du forcier Merlin, & autres tellesre
ries,qu'il fault mettre au ranc de perféforeft, Lancelot, Amadis, &au
telles narrations indignes d'eftre mifes au tittre de l’hiftoire . Et file
Nul ainfique iamaisles Troyens euffent donné attainte en cefteifle , {6r
fait,mention
que les. Tro-.
Jens ayent e-
w
vie d'agr
Ale ey-
ne AÆnglet
re ditte cô
Ænglet du
ne angle; & fe partiffans les champs, & terres du pays conquis;afinqu
jamais la Hnéinoité duraft de ceftéleur conquefte &:vi@oireilz nom
rent Me angleterre du nôm déle Dime-qui eRoitleut Dame ss
n tél
MONA Ce, :
enuiré l'ä de noître fälut 119$. porte ce tefmoinage dés le cômécemë
totrion, & à la.
|
telle, iaçoit
ins, éc Ang
1 [Encore f
aduéteur, rm’
sque ie vOy,
wefemme au
lsAnglois de
frelAuglet
jeGermain n
f n£ freres ;:
mepour. en cl
Ces Anglois ay
ylité du païs.f
preot à matin
DUrS » Icy {e f
pinquans & d'
bnmes, par m
araculeufe de
ued'Auxerre
Voyez fi Angle
ecefte femme.
ps,c'eft Alber:
Grammairien, 6
kquelz le Ro
re, & furent
cor les Roys,
ny de Roys
er qui doona.
lil voulutque
ntz en ce lie
mé pource til.’
jion dy temps:
nommé Ang]
jus de celle Pr
&J'ayansçon
quant à; la veri
2900: pAS, aÿa
bifant d'vnen
hige, ayansle
(sl ils, &c de tor
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à CLNODE LEMROPES : 1 245
Hulfe , iaçoit que plufieurs eftiment qu’elle ayt efté ainfi ditte comme le
ons, & Angle de noftre rond, &‘Hemifphere.
(Encore fault-il queie m'arrelte fur ce vaffage, & laiffant la loy de
nducteur,m'amuferà noter les faultes qui I raiennene pie auteur, à
gque ie voy,ou refue,ou fuyt lesrelueurs, d'autant qu’il ne fe 1yft point
wefemme aucune aytefté chef de l’entreprifé dela conquefte faite par
lsAnglois de l'Ifle Bretonne: laquelle ne priftiamais le nom , ny pour
tel Auglet du monde,ny de celle Royne Angle fupofée, ains dupeu- &
beGermain nommé Anglo-Saxon, qui fouz la conduite de Hengifte, & Césfreres vin
Hate freres ; vint àla folicitation du Roy Vortigere en la grand Bretai- drent en le
mepour.en chaffer les Pictes, & Efcoffoys qui rauageoient toute l'Ifle. & rand Br ete
Les Anglois ayans vaincu les Piétes,en lieu de fe retirer,allichez de la fer ge » l'an de
jité du païs,fy arrefterent, & faifans venir plus grandes forces,commen $'#€. 449.
kreot à maftiner & afluiettir ceux mefme qui les auoient appelleza fe-
rs. Lcy fe feirent de grandes batailles, vne fois les naturelz du pays
pinquans & d'autre éftans vaincuz,comme bien defcriuét les deux faintz
pommes, par moy alleguez, Gildas, & Bede, lequel racomptela victoire k
araculeufe des Bretons,ayants en leur compaignée fainét Germain Euef S: Germain
yed'Auxerre, & faint Loup digne Prelat de Troye en Champaigne. ©" Lewp, en
Voyez fi Angle.conduifit les Saxons en Bretaigne,& fi l’Ifle préd lenom gr4#d Bre-
celte femme:oyons encor pärler vnauteur Germain, fur ce mefm3pro f#g.côfre les -
psc'eft Albert Krantz en l'hiftoire de Dannemarch, fattaquant à Saxon PelafGiens.
anmairien, & vie de ce langage. Dan, (comme dit Saxon) & Angul, 2ede 4.6, ch.
kquelz. le Royaume de Dannémarch à pris origine;eurent Hüble pour 20+
me, & furent non feulement les chefz & fource de noftre nation, ains Albert Krat
cor les RLoys, &Princes du peuple; fans que toutesfois ilz priffent fe til. #5f. danoyfe
ny de Roys,ny:de Gouuerneurs, d'entreeux Angul qui eft le pre- #.1.6h.2.
ker qui doona.le nofn la nation Angloife, fut fifoigneux de fagloire, S470 Gram.,
filvoulutque fa Prouince & heritage fut nommé Anglie de fon nom. 41. h:ff. da-
intz en ce lieupenfe que Saxondie qu’Ang : aye nommé l'Angleter- 70%:
k& pource ill'araifonne, & monftre la faulte que ce leroit en la fuppu- 2 #*/6#t for
jion du temps:bien luy,confeffe.que le cofté de Dannemarch dit Lutie, *# ls .4#-
nommé Aogle, comme encor.il en portelenom, & que les Angioys 8/5.
pus de celle Prauince (& iaigüans aux Sakons, coururént l’Ifle Breton-
&l'ayans çonquife à longues années [a nommerent.Angletérre:& voi-
quant à, la verité du nom d'icelle.] Cefte Ifle eft oppofée vers le Sep- Cirowit d'an*
karion, & à la France, 8 à l'Efpaigne, & contient de circuit enuiron, gleterre. : :
00 pas, ayant fon:plus longiour de dixfeptheures, & durant l'EftÉ . Ænglois
jiflant d'vnenuitfort clere échimineufe. Les Angloys font beaux de leuvx.de oi-
hige , ayansles‘veux azurez, ,& la proportion: du corps & liiéame:; fage, @ bien
buils, & de fortbelletäilley&c hante fauire., & tels que fainét Gregoire fasifsde corps
nomme le géaridi pe àRome quelques enfans Anglois, & fenque- Santé Gre-
itdequelpays ils eftaient ; diét::& vetirableméatdà:hon:droict font ils gosre appelle:
mmez Anglois, carils ont:lafade Aûgeliqué, ¶infiil leur fault les, £ugloi
partin &ädminiftrerlavian.tequi les conduifeau chemin dela vieieter _ Ænge!zques)
Le, 8 deflors ÿ yenuays-Auguftinmoyne de fain& ar plu+ Bede li.2,c.1.
qq
° LIVRE TROÏSIESME
AÆAngafiin : fieurs'autres;affin de prefcher la parolle de Dieu, & conuertir ce peuple
moyne enmeyé idolatre à la foy de noftrefeïgneur , & à la cognoiffance de fon fain@ £:
en AÆAngl.
Bedelin.x.
chap. 23.
Polydere pir- éltrangers, là où la nobleffe eft courtoife & affible , & quiinuite debon
bonsarchers:leurs femitnés font tresblanches , & d'vne grande & infigne
… gril: 4.hifl. nairement les faruenans,les menant à la tauerne pour banqueter, d'autant
Ang. :
Mars aes
Angloss à
prefent
Polyd.Pirg.
bio.
que ce n’eft point vilain en cé pays là, voire nÿ deffendu d'y conduirele
femmes, pourueu que ce fit fans aucune vilennie ny defbauche, Ce'peu
l'ennemy deuant foÿy, & ne galte guere iamaisles terres,n’y donnele de
gaft aux champs, ains fatrend à la feule ruïne des horames, fattendant à
joufifance des terres apres la deffaite de fon aduerfaire . Et d’autantq
Ængl. pa que leur pays eff fcrtil,& fur tout en pafturage, il ya plus de pafteurs qu
© fleurs. de laboureurs,de forte que la plus grind” & méilleure partie de tour
Abondance baïseft employépour les troupeaux, & pour la fauuagine, tellemen
de fete qu'onne voit que dr tous clos de muraille, pour le paffetemps de |
en Ængle- nobleffs adonnée fur ‘out autreà la venerie, & laquelle ne fe tient poin
terre, és villes, ains fuyuant la couftume ancienne, leurs maifons & chafteau
font aux champs prés des riuieres & forefts,tant pour le plaifir de la chaf
. fe, que pour euiter la fureur des vents aufquels cefte ifle ef fort fuietra
. ! Céfte prouince eft la premiere(fi l'on croiftla legende chantée en Angle
Gilles la c6- terre de Iofeph d’Arimathie,& la conquefte du fang graal des: cheualie
{eff des pre- de la table ronde) d’entre toutes les regions Occidentales qui a rec!
miers fans pieté & perfuafion du Chritianifme: abondante eniaines, bons draps!
parler de Le- fins, & beftail de toutes fortes. En toute cefteifle ne fe trouue pas:
féphd' Ari toup,& qui eft le pl us à grand merueille, y en menant vn, il n’y fçaurc
miathie. viure, qui eft caufe que les troupeaux y paiffent, & fans crainte, & fans
| _ uoirbefoingny de chien ny de gouuerneur, fi ce n'eft pour le danger de
Hrrons.L’Angleterre eft encor riche,& abondante en metaux, ayantc
Nulleupen Y'or,argent,plomb, & pp & des perles:& la pierre Gagate, |
Ængleterre. quelle brufle en l’eau, & ne f'eftiant que auec l'huile.Laterre Angloifen
produit point de vin,quoy qu’ellenourriffe quelques vignes , qui bour
eonnent,flouriffent, & menftreut leur fruit lequel ne peut paruen
Metaux qui à fa maturité: mais pour ce default ils aident de la ceruoile, & le
fetreunenten vins eftrangers qui feruent à leur efchauffer lesteftes, & fur tout les vi
Ængleterre, Gafcons que tous les ans ils vont.charger à Bordeaux & lieux circonuo
Duifén des fins,ainfi que fouuent j'ay veu, & en chargent grand nombre de nauira
Ængl… Il yaforce villes & villages, mais peu de forterelfes en Angleterre, en
: lefquelles Londres eft la principale,chef du pays, fiege des Rois & vnde
© Zmmdres ville plus ieaux aports & mapafins des marchans qui foienten Europe: &rel
capitale d'an les font les mœurs des Anglois de noftretemps ; 1à où de l'aage deC
gleterre.… les anciens Sretons y viuoient d'vneautre forte: D'autant que lors ct
Cefar Com. . ftoir chofe deffendue & .deteftable, de manger ny goufter d’vn lieu
bus. poule;ouoye,bien eft vray qu'ils en nourrifoient pour leur plaifir & pal
| fecemps. Ceux qui fetenoienr bien ausnt en terre ferme, viuoient de k
2 { } à
uangile.Les Angloys né feffroyent iamais de pœur:en guerre, & {ont tre
beauté. Le peuple ÿ éft Fort'inciuil & malplaifant, & qui n'ayme point les
ple eft impatient er guërre ne pouuant attendre,ains/combai dés que voi
#chair fans a
pouerture.I
wcouleur a
jentables
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x: Les hom
fus des Jeu
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jinteu la p
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pince toi, &
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h; c'eit à dire
bitent en l'iflc
tzbranflans,
derrecontre |!
pour le plus «
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ir la journée,
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nt & contens
riches. L'ifle
Buntenoient (
dore. On tie:
r, & femblab
ie Jeu qu'eux
leur enfans to:
les efquelies
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lors ce
lieu
r & pal
t del
DE L'EVROPE. EN 246
pair fans aucun vfage de pain, & les peaux des beftes leur feruoient de Gsedeu/e em
muerture. Ils fe taignoient & coulouroient la face de Guede, qui faifoit tin à
couleur azuréetirant fur le noir’, affin de paroiftre plus furieux & ef ?linel. 22.
Muesables en guerre, & pourtoient longue la cheuelure. Etleurs fem- chape.
psencertaines feftes aufli fen paignoient comme chofe de grand paru-
pi Les hommes fe rafans tout le poil du corps excepté dela tefte & au
bfius des Jeures.Leurs mariages eftoient fort eftranges, d'autant qu'une S##4ges m4
ble femme fufhloit à dix hommes,ou d’auantage, &les freres les auoient riages des an-
fimble communes, & les peres auec leurs enfans: & ceux qui naiffoient © iens habitäs
bcemeflange eftoient reputez les enfans de ceux 1à feulement, quia- 4 le grand :.
jinteu la premiere pointe en depucelant leurs efpoufes eftans encor Zrefarg.
pges. Strabon tient que lesinfulaires Bretons eftoient de plus grand” S’ rabon. 4.
ure que les Gaulois, mais qui portoient les cheueux plus courts, en Zoges des an-
byileft d'opinion diuerfe à Cefär, qui auoit paffé plufieurs-fois en l'i- s#ens Bretons.
pour en pouuoir rendre affeuré tefmoignage . Dit aufli le mefme Stra- Æ%1f en v-
ique leurs villes & retraites furent les boïs, dans lefquels ils dreffoient Joint sad.
blogettes & cabannes ruftiques ; entourées de l’efpeffeur inacceflible ©” les Belges.
kbofcages,efquelles maifons , & maiftres & beftail feretiroient fous.vn ©” e1cer6 4
piuc toit, & couchoient les vns aupres des autres. Et eft l'air en ce pays preféne les
jolus fuiet à la pluye,qu'aux neiges : fi que y ebfcurciffant le Ciel , on y M4/owit.
fquelquefois plus dequatreheures furle midy mefme fans y voir vn C 1el pit
kirayon de la clarté du foleil. [Noublirons en oultre ce que Diodore € Angle.
Alien dit de celte ifle en fesantiquitez:On tient(dit il)que les Aborigi- ferré.
h, c'eit à dire hommes néz & naturels d'icelle déz le commencement Diodere Sicbe
bitent en l'ifle de la grand Bretaigne, lefquels en guerre vfent de cha- lien lin. 6.
tubranflans, ainfi qu'on dit qu'en vfbient iadis les anciens 'Greczàla 6h.8.
berrecontre les Troyens . Leurs maifons eftoient de boys, & couuer- Dec C: haries
hour Le plus de rofeaux, & cannes marines, mettans le froument en ger- parle auf
Hans leurs loges lefquelz ilz batoient, felon qu'ils en auoient à faire Cefären fs
irlaiournée. Ce peuple eftoit fimple, &rude, & entieren fesmœurs Comenf.fes
fortefloigné des rufes fubtilitez & finefles des Grecz, viuans fimple- S ebricté des
hit & contens d'une viande fans appareil aucun qui reffentift les delices anciens Bre-
riches. L'ifle eftant fort peuplée & où il y auoit plufieurs roiteletz qui fo"s nfhlai-
mintenoient en paix & fans difcorde quelconque énfemble.Iufqu'icy res... :
dore.On tient qu'ilz auaient mefmes dieux, & pareille façon de facri- Gregosre Gt,
r, & femblable difcipline des Druides que Les Gauloys: neantmoins rald hiffoire
je Jeu qu'eux voulans apaifer leurs Dieux conduyfoient les femmes des Duux
Heurenfans toutes nuës, & peintes du iuft du Guedeaux temples des Sinf4gmes
les lefquelles fcrifioieñt vn homme eftranger', pour auec [on fang fe
Repropicele Dieu qu'ilzeftimoient leur eftre moins fauorables
Qga il
Meurs des
Eftofis.
D'on vient le
nom des E/[-
coffèss ditz,
Piéles, Ca-
Ddonneen la
grand Bretai
gne ff à pre-
Jen Efaf.
Piles e7:
\ Æ/coffois font
cour(es en
l'ile.
D'ou vint
que les Piétes
© Eftofois
Je ruerent fur P
da grand Bre.
f 41Q: 1e
Bedelin.x,
chap. 12.
Cécy aduint
dutemps de
Honorie l'an
Li. 4. en la
vie d'Hono-
rie,
Bede lin.1.
* chap.x6,
LIVRETROI STESME
D'ftription d'Éféofe eo mœurs du peuplé Efoffois: ‘Chap, 47.
E pays d'Efcolfe eft laplas haulte partie di
pars decefte grand Ifle, féparé vers le Nord
y & Septentriôn d'vn fleuue,du refte delarel
N ‘ligion Britannique, & n6 gere cfloigné d'H
MU? bernie que le vulgaire appelle Irlande . Ca
Æ* Infüulaires n'ont aucune pecuheré fäçon d'h
* bitz, non plus que dé reiglement en leur vi
femblables neantmoïns'en port; & conter
JA] ce, & vfans de pareil lägige:foudains en Jeu
a&ions, farouches & vindicatifs puiffans ro
Mitsen Ja {
te, Eftant
iles defq
lle paig
martihciell
pque la che
Rque ces pe
peuples CI
21 gnes Î
| Tufas
Les bars
Que le
Etmes)
Et que fl
Por ve
Les Pictes f
jamais cOpt
hietenans e
&cogneuf
mpaignée ilz
wde l'allier-a
lerefus leur
fadreffent a
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keroit l'herit
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Hz viuent for
ptque du poi
li morfond
pye prefque
kpierre en l:
lbondance
Tous les Efc
mien, ce qui
ilz furent pa
.]Ce peuple
ttout le refte
ntsdu nom,
nterd’eftre
moyen adon
sAnglois & i
que efcrit q
ps qu'il face,
aoir obferué
idonnoiét l'a
+7:
partie di
le Nord
delarel
igné d'H
ndé . Ce
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bnner to
ple, &
rionale(
s enuoÿ
is apres
lande, (
's pluslo
ojente
moyen adonnez à menfonge, & ne fuyuent point la paix côme le réfté
sAnglois & infulaires de celle grand” & fuperbe ifle. Pie 2. fouueraint
| UÆ£E L'EVROME®: : 247
hitsen la fuy de noftre feigneur,& lauez du fain@ fauementde grace
de, Eftant ce peuple Scythique aucuns ont penfé qu'ilz foientiés A:
pes defquels eft ‘fait mention en Herodote à cœoufe qu'on dit que Æerodore 4.
fe paignoient ainfi qu'on dit que faifoyent les Piétes ayant les che Plinelï.4.
warificiellementazurez, cequeiene veux ny affcurer ny regetter chap, 12,
pique la chofe à fi grand verifimilitude, & qu'il apperrque Cal de Scy
gqucces peuples partirent pour enuahirles Ifles feprentrionales. De M
peuples Claudian parle en cefte maniere en la perfonne de la grand Clandian p à
page: DS Onegyrique à
Tu fais que plus ne crains de frayeur fremiffanr, LL PAT: TD AY 7 PNR
Les harnoës furieux de l'Efcoffois paiffant:
Que le Piéfeguerrier ne frpalle mu face d,
Etmes membres trembler,que mon [ang plus ne glace:
Et que plus se ne fuis pres lesbordax, de Démer ": :-
Pour veoir file Saxon te verraÿ arriner. "11
ILes Piétes furent les premiers quiarrefterent leurs pas en la Calidonie :1,:
pamais cognieuë,ny fnrmontée par les Romiins;les Efcoffois ce pen- REACH
pictenans en l'ifle d'Irlande : mais comme les Piétés fuffent fans fem- 777".
&cogneuflent que fi long temps ilz demouroient deftituez detélle (FRE
mignée ilz eftoient taillez de véoir la fin dé leur nom'& race;tafthe-
pde l'allier-auec les Bretons lefquela refuferent cefte alliance mais à la!
lerefus leur fut cherement vendu,ceux cÿy fe vengeans de telle iniure.
ladreffentaux Efcoffois , qui leuraccorderent fouz telle condition, aline &
kileur Roy venoità mourir fans hoit là fille plus proche du fang em-", ifles Efe :
feroit dde & la couronne. Les Efcoffois font de grande ftature, fois 14
sprefque toufiours, & aufquels l’efprit ne default point, qui eft caufe: De Lu
Hz viuent fort longuement, iaçoit que la plus part du témps ilz ne man- 1: :
tque du poiffon , d'autant que le païs eft fi expofé à froidure , & leur ur
klimorfondue,qu'à grand peine les grains y péuuent croiftre,& qu'ô }, Eu à
pye prefque vn feul arbre, & par ain fi font contraints faire feu de cer- *" *” ”
wpierre en laquelle le pays abonde,naturé ayant pourueu à cé default
fbondance d’vne autre chofe quile recompence. | LCA PRE f
Polydo. Dix. |
liu.2, bift,
Ænglife.
Tous les Efcoffois fetenäs aux Ifles voifines parlét l’anéié langage Hi: af.
mien,ce qui môftre affe2 que leur origine eft dé l'ifle d'Hirléideapres
il furent partis de leur ancien païs de Scythie,& voilaquätäleurort,;, 7, PR
k,]Ce peuple eft enuieux de fon naturel, hautain & fuperbe, & mefpri, dr.
tout le rete des hômes:ils font parade de leur nobléffe, &'en fontff ”
ts du nom , que les pauures & de bas lieux font fi outrécuidez que de Efcofiis fe di
inter d’eftre fortis du fang des grands, & de la race roÿale.Tis font Par ns tous gens
‘tils hommes.
que efcrit que les iours d'hier en quelg faifon que ce foit, du âlque
ps qu'il face,ne durét guere plus hault que detrois heures. Encor dict
air obferué comme chofe quiluy dônoit eftônemét, c’eft que ceux
idonnoiét l'aumofnie aux éaymäs & gueux fe tenans aux portes: des E-
Q ga il
LIVRE TROISIESME
pape Pieen pliles pour demander pour Dieu , c'eftoit des picrresqu'il leur Rifoy
fa Gtographie \argelfe aueciefquellesilz peuffent fefchauffer, veu que comme j'ay d
Aumofes - ce payseft defhué d'arbres, mais en lieu il à de ces pierres , lefque]
quelles en 2f° ou font fülphurées , ou d'vne matiere grafle & huileufe. Di& en
ce ledit Pape Pie; qu'ilauoit cerché par toute celle ifle ceft arbre qu'on
«Ærbre mer- auoit faitentendrefi merueilleux que les feuilles d'iceluy cheans d
meilleuss fleuue qui luy eft voifin;aufli toft qu'eftoyent en l'eau eftoyent côuert
mais ie penfé en oifeanx i mais ayant declairéà quelcun fon defir on luy fcit entend
fabuleux. que cela aduenoiten l'vne des Orcades . ] Les Efcoffois font diuifez
ciuilz, & fauuages les vns éftans plus gracieux que les autres, qui pref
font beftiaux quoy que Chritiens, & fort vailläs en guerre, commecs
Ssausages em quin'ontcrainte n'y apprehenfion quelcôque de la mort. Defquelzo
Eféfe quelz çe queS. Hicrofimeen dit: Que diray-ie des autres nationsiveu quem
fers Hiere. eftât en afez ieuneaage, & n6 prefque encor forty d’éfance;ie vey des
li.a.cntre coffoysen Gaule,qui eft vne naton demourät en la grand Bretaigne,
Jownian. mangeoyent la chair des hommes : &iaçoit qu'ils trouuent par les
des troupeaux & haras pour FE rapaiftre , fi eft-ce qu'ilz font couftuni
fées #n de fe prendre aux felfes des bergers & mamelles des femmes s lelquel
tropephages. ils arrachient & coupent, & leur feruët de la viâde la plus delicieufe
ad ils ayentà leur gouft & apctift. A quoy:accorde S.Iean Chrifoftome,
chnfifeme fantqu'au parauanten la'grand Brétaigne on fouloit fe repaiftre & nf
au fermes de fier de lachair humaine, mais à prefent (dit.il ) ils fe contétét & emp
La Pentecdfle. fent leur ame d'abftinence] Ayant prefque defcrit les mœurs Efcoffol
& voulant impofer filence à mon difcours, il m'eft rombéen main vn
theur digne certes d'eftre leu, tant pour fa rondeur & integrité, quen
le fçauoir qui eft en luy,& la naïueté de fon dire, à fçauoir Hector Bo
excellent hiftorien & diligét recercheur des chofes aduenuës en fa na
lequel parlant des mœurs des Efcofloÿs anciensayans receu la foy Chi
Metter Bete fiienne, on parleen cefte maniere. Noz anceftres iadis embraffans te
bifieire ff efpecede vertu encore careffoy ent ils fur tout la mere des autres qui
Jofeenlapre atrempance fe monftrans fobres au dormir, manger, & boire, & viuis
face. brementdes chofes qui leur eftoyét offertes par la nature. Aufli lors t@
grain leur feruoit à faire du pain, fans qu'il falluft tant faffer Ja farine
.… ft caufe de la perte’ & ancantiffemént de la plus grand force dugrain,
Pinre 4618 ourritures & viuoyent de chair prenansvn fingulier plaifir à la chaffe
des Efcofowe * leur principal manger eftoit, & la fauuagine, & la chair de bœuf, mais
vai tre la façon de faire des autres natiôs : entät qu'ilz fe nourriffent de va
._oules chafterent pour fenferuir an labourage: Mais les vaches ilslesn
geeyent lors qu'elles eftoyët plernens caufe que pour lors elles font p
grafles, & quelquesfois 1e poilon leur feruoit de pañture. Va tépsfitq
© prenans vn fimplle defieuner, & ce fort legerémentils fe paffoiétiulg
au fouper de remplir leur ventre : maisle foirils faifoyent bonnech
fans qu'on feruit plus que d'vn mets au repas : & voulans fe reliouir
beuuoyent celle boiffon quilznomment eau viue sompofée , n6 dei
gues portées de pays efträge, mais d'herbes prifes en leur iardin,du Ti
ç'eftà fGayoir ments. aniz &-femblables plantes fouëf fairatens,, hou
Boifen des.
Eftofess.
Lu ; & qui
dé vfans à
belle cdu p
in qu'il VO
pidemy cu
ibftance, & d
enter & re
bains féx
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lédre,on ne
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dél'année.
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Jins en quela
bhuuer du m:
: Sur le ton
Lomme fou
hy qui voyag
En fui !
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ace, l'arc, la
Ntoaé, &c ch:
foit ordonr
dicamp, &1
quile rence
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1 HE L'EVROPE;: | 148
% t'& qui plaife ge des odorer,qu'ils diftilloyétainfiqu'écore on Z/cfs rn- |
ue vfans aulli du bruuage comm de la ceruoifé, mais eftäsenguer. 4 Gr” 4
fhellecdu pure leur feruoit de boilfon , portans tout autant de farine p'ed2 mudx, .
Li qu'il voyoit luy fuffire pour paller fa iournée . I1z mangeoyent la © teffe dif
ridemy cuitte, comme l'eftimans plus fauoureufe,& mieuxretenant cmuerte,
bfance, & d W'poiffon feché au foleil, filsnetrouuoyétautre cas pour
fenter & repailtre, Durât la paix ils ne viuoyenc pointien delices &
méains féxerçoyét à la chaffo,à la lutee, & exercices militaires, allés
gurs nu téfle & le poil coupé, faufque fur le frontilslaifloiét (à la
hancienne des Efbaignolz} vn toupet de poil : & sinfi fe faifans fou-
tdre,on ne voyoït iamais aucun chauue en Efcoffe:d'aller pied nud
eedes fouliers efquels l'eau entroit, cefutleurcouftume; voire fut .Æbrllement -
milieu de l'hyuer, affin q e & pieds & tefte endurcis au froid & au des anciens
faffent plus prompts à fouffrir les incommoditez de toutes les fai- Æ/Cyfois.
dél'année. Leurs bas de chauffe ne paffoyent pointles genoux, & le
keftoit de lin,ou chanure, leurs manteaux en efté d'vn drap fubtil,&.
her de laine groflieredouble & faite felon la forme du corps, : Nulle nourri
aifte eftoitä terre,ou fur vn banc auec vne paillaffe. Lesenfans n'e- ce que lespre-
ntnourr is d'aûtre lait que de leurs meres : & fi quelcunedonnoit le pres meres.
hnourrice,ce n’eltoit fans encourir foupçon d’adultere,comme ayät
ke de lait pour occafion de la lubricité. Se voyans furmôtez en batail-
fourfe leur feruoït de garant;fe fauuans aux montaignes , &gardans Æ/fôs en:
danr vn der continuel de fe venger delahonte & iniurereceuëé: dicatifs.
kcelfoyent de fe tourmenter iufqu'à tant qu'ilsauoyent laué cefte ta-
defuice par l'effufion du fang de leursennemys. Les gentilshommes Zeyæwre des
Jos en quelque bataille leurs fuiets & feruiteurs fe hazardoyentou E/cfoi vers
Bfuuer du milieu-des efcadronsennemys , ou definirauecluyleur, leurs féign.
| Sur le tombeau de la inobleffe on piantoititout autant d'o if LS
E comme fous feur charge on auoitoccis d'ennemysaucombats … ; Leix miliraie
hy qui voyageant pour le fait de la guerre , ou eftant au camp eftoit res des Efofe
héfans fulil , ou n'ayant l’efpée au cofté, où à la main, eftoit foueté re
frnd ignominie': & en ce temps là ilz eftoyentarmez à la legere,
quelques corfelets de fer,mais la plus part de cuir bouilly pour leur
ace, l'arc, la lance & l'efpée.Laquellcfi quelque foldat engageoit il
café, &c chaifé de la compaignie comme poltron ; & lamefme pei- }
Mtoit ordohné pour les pariures: Mais celuy qui fans congéfenal- Femmes «las
licamp, & laiffoit fa bende cfmeu de crainte,il eftoit- permis au pre- en gwerreen
quile rencontroitde le fairemourir ; & fes biens eftoyent confif- £/coffe.
h Voire pour lors les femmes eftoyentenrollées pour aller en guerre
eu que elles ne fuffentenceintes,ny:trop chargées d'aage . Sortans Ceremenie Ef°
aller combatre ilstuoyent la prémiere befte rencontrée, &arrou- «fô1/e allans
hpointe de leur efpécau fang, en gouftoyent:efpérans que ceflese- en guerre.
bic leur féruoit de prefage pour lavidtoire, 1.1: 1. Epieptiques,
moyéttous Ja fimplicité, & eftoyent ronds & fans fition quelcon- &- mamacles
leurs a&tions:; S'il y auoit aucun touché du hault mal ;‘ouinfenfe, haffrez en.
hat de pareilles maladies, ils Le faifoysnt chaîtrer ; affin que celte in. z/coe.
+
dreque l'An-
gl Celar 5:
s coment.
Nulle beffe
Far
&r
nwfbleentn À
lande $ olin e
chap . $ . d
Mouches 4
mielneninet _Leciel yeft attrempé & flubre; & leterroir fort fertil,mais 1e peup
en 1rlande; CR
dr Landoys
_Barbares.
Lei 745
Frlandoys gon
lus 6 An graidivertu; ‘&cviuilitéidemianger leurs propres iparens-eftans dese
tropophages.:
ayant:touché la feule poulliere ; & terre Irlandoif
faulttoutfoudait de mourir. F1 n'y aaucune mouche à miel , ains qui
eft (commedit Solin ) fi on porte de la terre! d’Irlandeen vnautrep
budespetitespierres ; & queon les gette. parmy dés effoines & tro
des autres, elles ne faudront.de fenaller & quitterleutsruches.
cuelque merusille ,inciuil:, & fâns aucuge gratieufeté à l'endroit de
ftrangers : Tadisayantoccisqueléunde leurs aduerfairesiils en: humo
Je fang, &puis fen fouilloyent & paignoyent la face : &cauoyentent
me efgard l'iniufte que ce qui eftequirable , ne fe foucians fils faifo
iniure ou plaifir à ceux'qui lesaccoftoyent: qui éft caufe que Strabor
nomme, & grandz mangeurs; &c Antropophags “-$ qu'iz eltimol
acointans leurs femmes engubilic frns'bonte: aucune.;; & ne refpel
_ S'trabonl, 4, ny mere;ny fœurs sinéfaccouployent à la premiererencontrée,. :;
uilz cftoient
jofe quelcon
elamer y ef
fauiron {ix.n
paieres Chr:
L douciffant
boy de Tefu
nice per leq
jen reuenoi:
ss de leur vi
Ken fesSatyr
* &n'e poi
dt aquépn er tepiine Rene il 4:18 première mangé et po
lerglai kpour 16 plaif
: “que clleluy vouloir donnerelle la mettoit-fur le :glaiue de fon su
ans,qu
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tentrié
elle ellé
lus quel
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à nôuft
ors del
plis &
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Qn £ f
y de Lefuchrilt.On monliree ençor ee troufabuleux ; n
FR DE. L'EVMROPE;
bre elle la Aifoit tout bellestent. veuleren Le Bogehe: ériger ou 0 #
V
puañt, les Dieun prefidesnes
je Ca ñ cône date jt ent tpm a
les faraurs de quelque bataille.
F Coux qui vauloiens & monftrer les plu gentils.orsmient A embolif. ‘Inlandois f
beat les pomeaux, & poignées de leurs efpées,de dents des boluës & be: Plas/ans h,
| À mer, à nr éd Ag formonte celle de l'yvoire : auffs armes.
Malhonveur, es hommes Ge çe ne confitos Caux ar:
pm, ny leur plaifirque à les ranir mr ne fans roullursouRle |
lconque, Ceux qui fétiénnenraux raontsignes vivenrde thus, Jait& Pure des Jr
sou plus adonnez à la cheffe & à peffer lcur centps, qu'à foucy-aycun landes
buboursge . La mer qui fepare cefte ifle d'auac:}'Anglererre eff toul- Med Trlde
mritourmentée de vagues, & fans repos tour le 16g de l'année, fi ga. n'eft prrilewe,
ue iours durant | Fat qu pre le que queue peuaifé à Yu \
Fes Irlandoys allans für mer vloient iadis de petits efquifs & barque
s faites d'ofier, mais couuerts de toutes parts de cuirs de Buffles:& t£e
nr citoient fur les obdes &.en coule ,ias'hagiess gatderde manger
ble quelconque. Et difent ceux qui ént la vraye cognoiffance du pays Largeur du
pelamer eft large de l'vn port à l'autre, à fçauoir Anglois & Irlandois, Cana! d'être
auiron fix mille pas. [Cefte ifle n'eft jnieré barbare que iadis s vs toner
mieres Curefbiennesde l'O cran où £ ht ge 4 de Angleterre.
adouciffant Les mœurs de ce peuple farouche &lequelles con as: S Paris à
né herti) da dr-
pice par fequel ils croyaient qu'on defcendeïitaux enfers, & qd
jen reuenoient, cflonnez de ce qu'ilsauoicrit veu nerigyent ous Trou fe
ps deleur vie:mais lailfons ces refuerios aux vieilles & petits enfane.Les leux des.
fens ont cogaeu ceffeille, Cons Din dr spam 7 Fast Patrice.
Len fes Satyres, 10 aber à Jynendl,….
Qemous aus rad les baures ares NE NET , apr: Le
L: | Fées ei eu) 14
-_ Prifes de 7 filles, Gr cféadresguerrieres:
Les Bresens-gide nuët n'eut rien de tencbreux,
4
| Et Claudian luy, donne vn:nop fmblable parut du fantise $p
imperour Honorie,difans ainfi: ht :
ay aies TEE nées, EE |
At des Bifles vceu les aropermenilées ï DL TE CL TES" RERO TN
“ Fm loimsaine: co dote. Loan he
dire
de 4.Cofiles
2 Fe *
& À
mp poine! ns vi Es érie, & in
kpourleplaiGr de xchaïe , à canfé ur fc feunille à ke
pre LE y Au ROTSTESME
# va C de, Siellé es ef l'enfuié qu'il ya des abeilles en gra
tr sr; Miendoifen’ “pol angereule à: cus aa
Mu fdBE nue ere fme quesc
* À de nm 4 Eltad + e & Chapitre : Let forpene désque fententl,
N5 Pr va * d'ériéide voire auoristiousveud'éucüs effans mod
Lan at LL réal va des räfurès de liure portées d'Irlan,
118% @ifcellé terre, Bgrelfe du liure mife dans vn verre d’eau, déz que le patig
met remote qui l’euoitfäilr pour le. venin diminul
Det rebit fe veirallegédé fs'maladie : Auf, dir
= shot NU em ds finstemperé & ferain qu ‘en Angleterre,
2 chris _ fpveltent de portent des'themifesiauniffantes, & fa
mer M néeg) dé rittté at it tes fa uages d'Efcuffe ; lefquels(äinfi que div
4 hu font vonus d'Irlande 8 font les pa obrecon fuietz au Roy d’Angicterr
Jrlandeys quoÿ qü'ils ayent des Dubs, qui és recoings de l'ifle tiennent pente
ne veulent! ie prefter ns beiffance. ] À
vonsd aitu à ,q cpu: SOS aies
gd st on sb 2100 Sh 28e quo se
«D pe fn pen por hdi
Chap: 48
Es k bitans ri Sylre que Solin F (
> fine de Ho ahd 2 Bardoiét encor
» fon aage,le “5 pl enne façon dé füire: d'aut
À “qu'ils ne veu Fete les foires, nyv
démonnoye quelconquesains vlent d'efch
ge & permutation d'vne chofe aultre fig
Le füroïent lés denrées’ & par le pris d'l
silériens der 16 mme à, truy.lls eftoient deuotieux & portans ho
ph ae A ù #)_ neur & reuerènce à leürs dieux ; eftans ado
nez hommes & femmes à Ia feiénce de divination Bebrcelurie . Lesin
laires fe tenans auxifles nommées Ebudes, qui font cinq en nombre r
uoient aucune ç Ppnaitbnes de fruitz & femences, viuantsfeulement
ic & peftherie dequoÿ ils auoient à foifün’. sure toutes Cesicinqriflet
roy commandoit, entant qu'il n'yÿ'a que bièn peu d'efpacé de l'vnei l'a
tre:& ce roy n'auoit rien quiluÿ fut HObre kBue eftan- dela commun
subiesien du té qui fourniflfoit pour l’ entretenément de fon train & famille, & faill
roy des Eby- que le Roy fut auf fuietaux Tôîx que le plus fimple'd'éntré 1e peupl
“des. "7 Etafhin que l'auarice ne lu y perüertift Je ens, ilaprenoit là iufticeau
Mife rable c6- fa pauureté, n'ayantrien d luy, Vent aux defpens du public. Il
dition‘du Roy lu "sftoit permis {e marier & ‘d'audir féminé qui Li ‘fat propre, à
des Ebndts. Lt ir d'en atointer quelg Ale auoit'cefte liberté d'en châng
Eh lesfojs. & fat gts à éclle que bon luÿ fembloit de:fes fuiers:
rl pige par'ce Mioyen:ile flo hors d eh crance dé ‘lignée pour ty fuccec
le Pile arti- ê lé ef 12" derniere: dés. mi antes autour ‘de la grand Brotaigné,
qe. deénütre Fi apeliénr Hand & en laquelle durant 1e folhicec
M Lo en auoient Gé » Car. d'icelie } né
ie celles qi
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Ce crime: ebleure\flen menans parleurs raifèns que Geriou file de CHE fiore,
# ot figues flan pecunioux & rtheenor #. argentsaupitpour.cefte occifion A
Gadess vo. cablé-& gcc per Mercule defireux d'une fi riche proye. Bt ainfi it: @
gent. LR
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saules pérticuticres Figois
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lextrer les. à
Baleares à la manger que premierement ilz ne Pouffent stat, 8 abat eleur fon
Jude &lersla mere leur cûtroyoitle defieuner. 7" "1
é 17: Pimeditique
sauf à race do fon Pere dérf
Lambel, ex
Sès defouuer- pe 8e comibaiet
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ués Ethio pièns Côrfaires, quils
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face de Hx cens ans, ioufffant de tout aife, paix, & tranquillité. Maïs fi
banc” & efrayez du long chemin, & des affaults orageux de la mer, ls
menoyens leurs esres pour fen retourner ; ils feroyÿent caufe comme
Mchans & deteftables de lamifere ; ruine & extreme calamité de leur D Gui.
nm parens emys,&c familles. Or dient ilz queles Ethiopienscepandant 4 l'h: ‘.
“ter a re aie gs nr pu ho 29 leursdieux 5
hspriant deprofperer le voyage des deux z,aflan à la purgatiô R
oups to refforti La efair & be ot iambolé, zpfrucn/é
Gba compaignon,au bout de quatremoys ayansfenty fonuentiecour: Lu, co
A furours de la mer, fe veirét à larade d'yneifle, lufigure de lagidé frange farë
rat ioute sonde,ayans enuiron 5000. ftacdes de circuitenfaconference. J'hysmes.
efadNqu'iiz aprocherent pouraborder l'ile, aucunsdes habians leur wins
Bntau devant fur des efquifs Se barquerottes, &prindrentieurbateañ + 7"
mnduifens à terre, d'autres y accourans feflonnoyent de l'arriuéede . :. : .
n ele Aneantmoins les ayant bien- vicnnez, les seceurent comtoi-
ment, &. leur feivét part deleurs bicas & deleurs logis, Ories hommes
ke pays là fonc diffemblablesaux noûres , & de corps & de façons de |
raquoy que la fgure f@it parcille,mais quiexcedela noftreen propor.
k grandeurd'enuironquatre coudées: issus defqueléfetourrient;vi
k fechifent sautaiafñiquefcrois va nerf,ouwchafe fembtable, ayäste
ps plusagile,leger& robufté que n'ont les hommes par dega. D'autant De/Criprien
mempoignans quelque chofe de feurs mains, il eft impoffible leur arra- mernerlles fé.
sd'enure Les doigescayät feurcharnure # polic,qu'vn feut poil rappis- d'hensnes.
kentout leur corps, qui et bien compalé 8 proportionné., 8 léut vE-
ed beau, S ayons aneux ne Gayiquelle bienfcance. L'ouverture de !éurs Grande: ne
er metiles plus large &:patenre que des noires, vout ainii qu'Hz nous diffé /neres, |
paire de langue. Car la lenranc'fay quoy de propre quiluy.eft eflargÿ,& |
lan delanature :: veu qu'elle cf fourchuë & diuiféctéflenvent qu'en
pricplus batfe:on dimit qu'elbeeftcoute double. Eticefte ciuteils |
Mient sliverfement en mefme:failon mt DR A vo
M puis: exprimèus.ê lc:chent:à garo sol nie" \rrrhnps:
| | tr ij
un ui À A POP NT ; 4
‘h LIVRE TNOTSTIÈME
* C'éfonpart- Et-ce qui offle-plus à adivirer:éft ue partafié ddr hoïfimier ilsref;
L' déterrefire dentàl'vn &interfoguent-l'éuire rout à Vi éoupi, Fvhétänguearalf
Éaint par qui: narit 8: l'autre réfpèndantaufecôd. Or appertil'quel'dir y eft ferints
-conque foit ce lelong de l'an 8 fañsauenne cotrrptioit ainfi quels Doëte chante y
Jambile. tétquela poire y croift furcelle qui eftia meure; comme la porneme
. tiffant fuit celle qui elt is parfaité'éc léraifinvieilk{t für la vignielOn ri is
007 enoutreque lesnuits font efbalies aux iours cd sert N'y a con de crainte
"511.77 quiface vmbreaucunépourte que le Soleil rt für fon Zenith & rio y ent:
de'direétement fur le Climat-decefte ifle: CésTnfülaires viucnt chios pour lor
: en latroupede fes paréns &r alliez, & routesfois leurs'cotfipaignies ne pd pedet'efpri
“oi … fentiamaisplus haultide quatre cens en nombre; & font leurs logis Roy auquel
| ete slaterre leur produifät fans main y mettte‘les froitsneceffaires poclon la loy;
Fruit 4 faire jeur vie. D'autftque l’airtemperé de l'Ile fait que lterreéffainf fer fa fcigneu
EE ot) &liqu'élle foifonne prefque pl’ qu'il n’eft nécoffire:Gly'aentre cure mer cnuiroï
quantité de Cannes & rofeaux qui foifonnéntenvnèefpece d'Ers bien en cft c
"+ Jequelfruit eftant recueilly. & mis en eau tiedé, iufqu'à tant que fe ci
… vienne à la groffeur d'vn'œuf, ils le pillent;&'en font dupäin qui eftdf
nemerucilicufe-douceur & ptaifante faucur.: £ls’ont encor des fonts
pong tro grandes ; les aux defquelles font enpurtie chaudes pour feruirt
pour bfanré bains’, & propres d'$ucrir toute force de maladies': les autres fontrr4
Ce félhrait froides &:dôuces à boire:mais qui encor font fort faines ; & faluraires.(
de fianir re peus ct Sn cu d'aprendre toutes les ftientes ; & für'tout fe plaift
say: plufieu
js.Etautoq
ins l'vne de!”
itfouz loix fe
Muife tout de
bians en vfent
slérs vides fo
à lvege l'Aftrolagies &c ont 28:lettres pour la fignifidce, & fept caraëteres d'iclgreque celle q
rt &chafcune d’icelles eftinterpretée en uatre manieres «Aa Viuenr bchair & roft
CANNES a HAN VE ceux quiviennentd.ccat cinquante ans, & pou , carilsres
mul à, Plus céman fans-fentir aucun maladie: Siquelqu'vnyftfieurenx;oulBuorent & reu
Maladif con- trouuant æral de fa perfonneilile: forcentparda toy dupays de fe iultrant toute
ins (e MauritstEferiuantil£ne commencencd'vn coftéd'autrer/ commen du poiffon e
__ faire mourir, 29 du haultien bas faifant couler leurs lignes: 112 ontcouftume de vrdbon leur fem
”infqu'à certain temps limité ; lequelexpiré ; ilzinuencentdé teur bôn ureur les arbi
diuerfes façons pour fe faire maurir : 8 pour mourirplut teur aÿfe/@yie, & Le vi er
………… ontdeux forges d'herbes, firquelleque:ce oi deb deux quetqu'ene font venir
Herbe caufat couche ilmeurten fommeillant,;8-prebantvnrepos:sres-agreablez Hpctifante leur
Lamert en da DR NY Afpoufèntaucun mary reins foptcommumes.; 85 par meBiubtil, fin & E
pr TRES “moyen les enfsns for ‘vouchis en commun; 6claymezefgallemer d sooquels ils taigne
nm or. Cnfemible:8e fouuentilz les delrobérà cellés:qui lés nourriffent, à fin q
raid ini, esmeres Be les recognoiflent & faflotéent à les caretfer ÿ &"cel efton
dd th, DENT ARANT Sn aix aucune ambitiontursffeétion-particuhiere, ils vit
fine. —" MP Sroubenp Elite quelses sil Enipenemenrqu en
anis Hey -2des animaux petits repémiène decorps:,:enais eye Vn natiré
ndlr. RES admirable én:leun ang > éflancé rond on teurfigare 8 fembh
AURTarTUSs, rs Pau roi) 9 MN Er a re o
lus de ‘A8 leur-sprpeà chaftuns éxtremité idefqueltes-y'a ve kil & vie or
arbemsnrque cite befte:y voitidæquitre yeunt do vtr: d'uatre dr
ep cùclléregnisfaniande: dmour dt
force miracu-®" ,
d'vne parfait.
defcrinant la &
tenleur viure.
fifer leur vian
x & quelque
bntées, & d'a
Kcommune,.[
à, ou allans à |
quileur ef le |
ployentau {
Kefre profit
S'ang merueil
Raya98 QU vERs a Bei
»
ufe.
deurellesforçepieth:
ut 141
— :
4 ‘D'E:L'E.V RO? B'* TX # lu} - 292
. ,
reg delcofte befteéfi de diuerseffé, veuquetout corps défpiscé,
prie à d'il y-ayt rer ro mr rh
pans ef fon entier; & premicroforcéchaftuncaffembiée de cèsäns
brinouirit dt oifeauc fort grands, 8 diuersen fiçondés nofirés, as
Lkiquels ils! exprimentenc isvaleur future dé teurs enfans en :cefte
pere: ils montent les érifans fur ces vifeaux , à-cheuauchoñ:, Filsn'ont FA
de craintelorsique l'oileau prend:fon vol, ilsiesnôurriffnt : mai ©7472 67#4%
bffayents 8e Le-cœur teûr defauitoninefaulrdetesregetter;comme ‘2/1 e-
wspoutlongaementviuré;Sinuriles à quelque éxerciceique fe foie /#”
iedet'efpnit: Le plusancié'enichafcuneatfemblée y conimande cô+
Roy/suquelro*les autres obeïifent,&c:ceftuy ayät velcu250. ans fault
pélonlaloy;il fetue de fa main propre; leplus-vicilapresiuy fucce- .. ..
dlfoigheuvienss 5, ra latente nie Mrs uni PL
merenuironnant cefte ifle eft tempeltueufe-&:ondoyante ,itoutes:-
leau-encft douce & :plaifante à boire: -L'eftoiledu:Nord & Artis
pyoy:plufieurs auties eftoiles'que:nousvoyons; ne ‘leur apparoiffent Mer d'eas
ba-Etautoyr d'eux il yaencorfeptautgcs ifles d'efgalle grandeur, douce.
jus l'vne de l'autre d'vn mefme , & parcil interualleayans vnipeuple
tfouz loix femblables & eftäs de mefmecôditiô.Et quoy &laterre y 12 fault done -
unie tout de fon bon gré & en gräd abondance, fi eft- ce quetous les 9wr4/x /Sxent
bitans en vfent auec grandmodeltie, &fans aucunem£t en abufer: veu oufre l'equa-
lers viâdes font fimplemét acouftrées , ne prenans non plus denour- rer. $
eque celle qu'ils voyent leur fuffire pour fe fuftéter. Leur viäde c'eft Religion de.
bchair & roftie & bouïlle ; maisils n’ont affaire de cuifinier , ny dé ce peuple Jame.
;, carilsregettent tout cela comme chofe inutile & dommageäble. belen fans no
dorent & reucrent les dieux à fçauoir le Soleil, comme contentant
fuftrant toutes chofes, & les autres corps & lumieres celeftes. Iz pré- C'fun droit
du poiffon en grand nombre , & des oifeaux de diuerfes fortes tant royaume de
bon leur femble: & la terre gette, & produit fansart, ny induftrie du faerie.
fureur les arbresfruitiers , les vignes , & Oliues, qui leur fourniffent
Je, & le vi en abôdäce.Celle terre nourrift encor de gräs ferpés,mais Serpens fans
ine font venimeux ny nuifibles,& la chair defquels eftant fauoureufe, vens & bos
etiflante leur fert de delices & nourriture . Leurs habits font de Co- #manger.
fubtil, fin & blanc à merucille qu'ilz tirent de leurs arbres à coton, &
Auels ils taignent du fuc de leurs huiftres marines quicoulourét le Co- Ponrpre per=
d'vne parfaite couleur depourpre . Les beftes y font fi diuerfes que duereconwrée
defcrinant la narration en feroit incroyable. Ilz gardent vn certain or- enceleifle
inleur viure , chafcun eftant content d’vn feul metz le iour, fans di- Jansnom.
fifer leur viande, car vne fois ilz mangent du paiffon, l'autre desoy- Pire fre
px & quelquefois les beftes tant domeftiques que fauuages leur font de « peuple.
intées, & d'autres ilz n'ont que de l’huyleauec quelque viande lege.
commune. [1z fadonnent à diuers exercices fe feruant les vns les au-
k, ou allans à la pefcherie, ou fadonnans à quelque art & ffoccupans à
quileur eff le plus nceffaire, Aucuns d’entr'eux,les vieillards excerptez
ployentau feruice du‘public en:ce qu’ils voyent que leur diligence
teltre profitable . Les iours desfeftes & follennelz on les oyt chan-
è
coté nd ed à Hs
x fac La DIRE mew
W ; si | ; i j * 2 n.
LIVRE TROISIEM | DE
dei nes 8 Caniques M'honneur de Doux» 8 fat aout du (o DE S
eu'ildteugrent;selofione de cermime cel x à quitlasdediont& Gocr DA
dt Bcteurs iles: ;: Quant à leurs morte ilsles-enterrént su (Gb 4
bord dé le mér sonû lequel Le rouurér; afin qualamer fifa tos Qi v à
écsiln mangé bé fable ,& couvre “maogenlle 8 pain dde | its
jrs an de nie si leur Lt L, 1 Cf D
0 EN go ntois ob ques nt Le ours de la Lune, À ptetrior
Qi ursmatinhahale dire iso, 8 fcruens déremede aux, de vie di
Re fie
; Îe in udel'eau . me Es ee ee
sai ne are tn en celcille,quoy srngse tort eul p
+ ere rra et aurait qu ina
Para aléutransleus uié der ire R
Ya en Les força de fien aller, & ins voile. ‘M
ve un en Due qua moy ve Ray des
srune douané Mal: conduit ,-priadiéns lacunes dePséie pour-fensn
nerenleur païs de Grece; j
": à
Ni:
He en [a con
réce, afin qs
&' non glob
is 9° docles
T d'experien:
bec la philofo
leur imagir
her 4 ceux: qu
embraflée, c
lue Je cour
REX qui par
on des zone.
DESCRIPTION DE.
BI52z
LA QUATRIESME PARTIE
y v ‘MONDE, CONTENANT LES
A pays. & Prouinces defcouuertes enOccident, &Sc-
y | ptétrion de noftretemps, auec les mœurs,ér façons
cu M'de vie des peuples, felo la diuerfité de leurs fuper-
nn RS UN HU À LUN
i fitions & couftumes. | cé
LIVRE QVATRIESME.
PREFACE.
Los diff
LÉ:
z"
OPV'Sleshommes de grand fea-
4 uoir font tombe en cef} accord,
ie que la terre eff ronde fpherique-
NS Aliment en fa figure, €r qu'elletient
Dre 27 occape le cêtre du mode, &
> «
a
A Aa
2
PREFACE.
ont recueillies les lôgueurs,ou accourciffemens des ioursou
nuicts, [lon la difpofition de chacune terre [oubs l'approche o
efloignemët du foleil. Les anciens prennans e[rard à cefe ma
babitable,eo confiderans [a grandeur;la Re C9 parti
rent en trois, mais [ans efgaller les parties,ny bien proportion:
la figure par:ie du globe, pour n'auoir point cognoiffance de
Dino de plus grand part de ce monde habitable : Etfut le Fou compr
monde en fous les noms d Afie, Afrique, Enrope,de larai[on defquel
se Se HOUS AUUNS parléen chacun fon endroit, [yuant l'opinionre
PEU cene de toute an: iquité,puis qu'il faulr que ce foyent les ancien
de qui nous empruntons ceffe cognoif]ance. Mais come 'ayd
lesGeographes du pal[é.s'eflans tous abeurteZ en ceffe opini
qu'outre l'Ocean Atlantique il n'y auoit plus aucune terre
meils partoient'le Globeen trois , faifans eo laiffans prell
la moitié de la terre fans habitatio quelcoque: & fantaftiqu
ane fi grande effendue de l'eau, qu'ils luy faifoient occuper d
oùs plus qu’elle ne fait,iacoit qu’elle embraffe tout ce corps malles,on cercl
prolmée … fifcs qu'elle le fufiente,bumecte é9° nourriffe auec la force uiiles Poles.e
pre va tale de fon humeur. Tellement que Ptolumée, homme de gra nées du S
| magraphes. des lettres, Ë d'un ingement trafaffeuré,quey qu'il ayt fernon s ilen y
téfespredece[feurs en laconfideration er defconuerte depl nl Artique
Jieurs terres tant Orientales,qu’ Auftrales,eo* en l Inde & « garde à l'igs
l'Ethiopie, ff n’a il peu penetrer iamais querc plus anant quedStptentrior
royaume de Mclinde: omme ainfi foit que d'iceluy asant ul fé dire q:
ques au Cap de bunne efperance,qui eff le dernier bout de l'ABit/olide on
frique,cr afés voifin du pol Auitral,ily a encor infinies ren açellan no
co" penples,aïnfi que les voyageurs de n:f?retemps l'ont pra font dites
quépar leur dilirence. Tour cecy conffleré,& nous cornoiflit de la foi
par Pexperiêce qu ny par l'efcrit de no maieurs,ny emo limitées pa:
jd'aucun fiecies paffex nous ne trounons rienen ces païs queMMmmtant on «
_prefenron a defcouuert, il ne fiulr s'eftonn-r fireuenan. anifme Lone.
Jôre, remeicre probofinô,d: l'efgaliré du corp: clobesx de Ls:eardeurs ex
Wle partiffa
fsnous di
rdvne qu
| jignes, 7"
yelz on d'oi
pnde,ne pe
haures Oc
pue ay an
kanant le
tunées. An
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boit folide ou continente comme ainfi Joit que la nauigation
| " PREFACE. (sh
pkpartiffant felon les inffes e* reiglées proportions des cer-
bsnows difons que ce qui eff a prefent defcounert,er pour fer-
dvne quatrie/me partie du monde habitable. V'eu que ces
ges, co fameux Cofmographes, Prolomée,eStrabo auf tufqw'oi 5
2
wlx on doit la recherche dece que les anciens ont cognen du ou
mde,ne penetrerêtiamais(comme ia i'ay dit)plus anant que de strabon,
jhaures Occidentaux de la cofle d’Aphrique, Ë mer Atlan- © telemée,
qen'ayans peu marquer que les Gades,i5 iflede (alix, es
hanant les Canaries, iadis renommées fous le nom d'Ifles
tunées. Auf du fiecle de nos peres,n'y euronc bôme fi hardy
ofaff fe baX arder à ceftinfiny(s'ily à rien en ce bas Hemi-
kre qui merite ce nom)de mer,qui tend de l'OccidétenOriét
tamer de midy,que maintenant on appelle mer de Sur, ou
cfque :comme ceux qui penfoyent que cefle partie fut tout
glacée, €9° caillée de froidure qu'on la voir efire fous la ri-
wrde l'artique. C'efl É ilx partirét ce ronden cinq
nes,ow cercles, deux defque les font conremplées autour, C9* Diniffen des
ks Poles,es lefquelles on a effimé fi froides, pour effre fort cel far les
nées du Soleil qu'il eff impoffible que les hommes y habi- \
jou S'ilen ya quelques uns.ils font faunages, > mefmes
bl Artique:voire en y 4 il de ceux de noffre aage,qui ayas
garde a l'ignorance precedente, c" cognen que les pays les
Seprentrionaux font bien penplez Ë habite? ont neant-
nofé dire que foubs lepol Antartique il n'y à aucune terre
agellan nous informe af]és du contraire. Les deux autres Si abi-
s font dittespar eux temperées comme n'effans ny trop af
ks dela froidure, ny deffechées par les ardeurs du foleil,e-
limitées par les tropiques qui feruent pour les courfès ou ts
tant ,ou de la retrogradation du foleil.Ory ef? encor la de far
me Tone," celle qu'on a nomé la Zone Torride à ca Ni prié
ardewrs extranagantes imaginées foubs x Co" ligne des anciens.
: AAa il
PREFACE |
Equinocfiale pour partir efgallement les courfes du rayon |
laire,co' eftre l'occafion de l'egalité des iours € des nuits:ma
de inger cefle cy rat extrauagante 7 inhabitable, que iadis 0
a creh , ie n'y voy rai[on aucune valabie.Et n'iray maffoir
La feule experience,quoy qu'elle [uffife pour rompre toute opi
tant fuft elle opiniafirement enracince,puis qu'il appert que f
cesle zone il y 4 des hommes en abondäce qui y viuent,er)
duifent, go que ceux mefmes de no$tre pays ex contrée,) fi
Le Portenit ce qu'on dif y effretrop infuportable . Trop biens
dis ray-ie ce mot en pal]ant,que puis que la Zone Torride ef}
dét de l'irsa cercle imaginé par les Affronomiens,aulfi bien que les poles
ge Les tropiques, €7 que les Oriens, Midys,Occidents, Aufhr
eo Zenithsen la confideration affronomique dependentpl
de l'openion, qué ae la certitude: ct puis que noffre bemif}h
a [es iugements de l'approche , où de l'efloiznement du folei
Equinoxes @o'Solffices tant d'efléque d'hiner:ayant efgarl
plus o moins [oit du chauld ou du froid, nous pouuons ape
nofire terre, fans guere failli, er folffice cr Zone,on ligne es
nocfiale. Or ne difute-ie pas ainfi pour en doner fentencet
te femblable aux arrefis d'une court fouueraine,ains feul 1
afin que le lecteuringe de l'efprit [ubtil 9° excell:nt deu
?
qui ont fi gentilment arpenté par raifon naturelle le ciel q
fainéle efcripture mefme femble f'affuietir à la gaillarde gen
leffe de leur uzement:ven que ob recognoit €r* Orion:
Pleiades,e9 par confequêt les Zones, fur tout le zodi4g
cg n'oublie point les Ourfes :e9° à fin aulfi que ceux qui [id
Tous lerond que c'eff que du la copofition de müde,ne f’opintaftrét point}
Fi ! a à lafentence coceuëd'autruy qu'a la verité,quinous selle
quey qu'en Couerte de nuffre re Deces Zones,dôc,puis p lesa
- dientlesane n'en:ont marqué d'habitables que deux. Ër qu'ic. Îles 'êbr
FF paint laféulemoitiéencor de ce dequoy lesvienx de iaduo
… cognoiffance,ft auons nous monfiré en noz, trois parties di
ptes qu'il yala plus part de ces cercles imaginez fiextra
Hb 38.
rement c/
poules bo:
mpstadis, ç
belobe terr
buom den
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nl,€J" Couc
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Tanaiïs de L
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XETAN
0140
| PREFACE. dut
pnent chaulds, on froids, bien co popalenfément habitez,
paëles hommes ne font fi faunages que quelques vns, érdu
mpsiadis, 9° des modernes ont eftimé.Refle àrvoir le furplus
globe terreftre, co: la quatriefme partie d'iceluy,côprife [ous
rom denouueau monde, @r laquelle,en la confideration ia
mofées ég' ainfi que l'on imagine les courfes du [oleil au le. Nonneas
qi, co" couchät,efFtoute,ou pen s'en faulr,Occidentale. Qui dE
dfe caufe que lesE fpaignols,aufquels en eft efcheu le partage, pourquey
hyont donné le nom d'Indes occidentales pour vune raifon,qui qe ie
fmble point impertinente, é7 laquelle depend du feulinge- HS "as
nt du g'obe,à quiconque y voudra regarder de prés, é9° [ans
rranfporteren [a [eule fantalie. L'homme donc agement cu
x, que regirdera la difpofition du globe, pe ceux qui
wnremple les M olaques, ex les ont diurfées en Lenärines,
bOccidentales y ont pris forgnenfe garde, ne fandra auffi to$t
voir celle doubleure ; @x recours des eaux de la mer qui fe
ten celle partie de l'Oceä,qui perte tiltre dePacifiquesenrat
ferble [e lier, marisr auecle flux de la mer de Mägi,
“oindre,anec vn efchantillon dererre, party d'un canal de fi gore
Orient d'auec le Ponant,f:vous y ie fhinät le vray'inge de vont
tement des longitudes. D'autant que le pays du Mexique on “9°
fingéhé auecla terre voi[ine duQuinfay,ou lamer qui les
Duen'est de rrop lointaine estendue, er laquelle tontesfois
mrfaire me/me feparation de lAfie auec cefte quatriefme par-
dumôde fous le nom des 1 ndes,que font les bouches duRba,
Tanais de l'A fie,es Europe,iacoit que letout fi compris Terres fep-
slapellation des deux Scythes és Sarmaties,a [tanoir Eu nos ss
fene;,co* À/satique. Et par mefme confideration pourra-il par les Fran-
tout l'Occident, er une partie du Septentrion fe portant | RES
nla courbeure du globe vers le Ponät, non encor defcounert shies de |
denoftre remps,es parles no$tres,quelque gloire que vueil ge ue
Hfenattribner les Efhaignols, anfquels mise la deféon- LE
délottiditt AAa fi ee
PREFACE. |
uerte de l'Occidêt dez le Mexiqueiufqu'au Peru,godel,
Cufo,erla courfe infques au pais Auftralies riuiere de
te:mais d'auoir vifité les premiers ny la Floride, ny Cana
Baccalsos,outerre de Labradourl eff impoffible qu'il obri
nent cela de moy,qui fcay quel. aques Cartier, Ër " Un fé
de la Milleraye y ont Dufof doné attainte,que les Caray
Efpaignolles fe pourmenaffent vers les courantes danger:
zflendue de 2 defcendent de l'ocean feptentrional, pour aller embraf:
ce qu'en apel grand mer Atlantique. Qui eftcaufe “ ayant deliberé de
# Men ner leplaifir au leéteur francois de la
Nord iufqne CES peuples, defcouuertsen tout le long trait qui s'effend de
su Mid. Nord, co du cofié de l'ifle de Thilé iufqu'à la mer de Sur,
pacifique, cv fuyuant les pays cogneus à pre[ent in[qu'au
ffroitde Magellan, ie commenceray auf] mon difcours pu
lieux feptentrionaux, tantpoureftre comme la fuyte dest
ninces on nous auons finy le cours de l'Europe en noffre trof
me liure,que pour eftrec. Te terre le Voyage, trauail des
fîres qui en ont monfiré le chemin à ceux qui femble, vueil
[€ feifir de l'Empire de tout fous vn tiltre [eul de bien-fea
Maïs auant qu'entrer a la narration des couflumies, ny
combien ces nations font differètes an0z facos de vie, & q
le religionles tient vnis es Lex enfemble pm fe maintenir
l
la cognoiffance à laquelle la rai{on naturelle nous achemine,
fault contempler un peu commêt on dinifera ce pays, cg" sil
point côtinent à la terre Scädinauiéne vers l'extremitédup
de L'abradour,ven que ceux quiont vifité ces terres, Gr go
Canddié,v. les mœurs de ces peuples barbares, ne nous racomptent gM
rare autrecas de leurs facons que ce que nous auons leu , ©'4
que les Sean Lappons,Finniens,@r peuples les plus efloignez du Nord,
dinaniens, qui gifent fous le P ol Artique.Ilz nous les deférinent de
taille,gens aflex fubrils,@° n® fi mefchans:fins,ny vindics
que les Canibales,gr Caribes,ny ceux qui leplus s'aproch
W
efcription des mœurk
noiès plus
j fembleq
me fe tena
krds, 7° m
que d'aut
sfait enco
féiadis,
ftion,adon
ur feruoy
re main
que ie tend
nt,que ce
elle mefme,
effime quec
een la co:
da l'Occide
io l'influ
rfans que ie
hment aux
nt la curio)
ais filon)
het ceffe mue:
tiene feray
ils de mettr
ke puis que l
fila deffus il:
eur fait asnfi
pt ils que la
scontinent d
par les defe
que de peu
1Ces LETres ne
de la
def
.
s Anal
PREFACE. pes
mpiès plus chasdes, 5 parleur viure ils les nous font tels
{femble qu'en oy.:nt parlerie voy ceux de la coffe Norue-
pefe tenans ou és grotte[ques, ou en leurs maifonnettes de
vds, eo mottes de terre vinans plus depoiffon, co fauua-
e d'autre nourriture:cv" l'adoration du [oleil 9° du fes
sfait encor plus effimer tel7,2 canfe queles Scandinauiës
Héiadis, co encorvne bonne partie eff fouillee de cefte [u-
ton adonne? à tel [eruice,honorans les chofes côme dieux
eur feruoyen t pour leur foufien, er lenreftoyent neceflai-
Dre rsintenir, © conferuer en vie. Vous direz à quoy
que ie tends,G afireen difant cecy£non à vous dire fim-
mt,que ce pays eff eptentrional,veu que la chofe fe mon-
elemefme, fans qu'il la faille tät efpincher,mais que plu-
fefime que cela foit vne continuatio de noffre Europe,con
lécen la concauitéde la figure du c'obe, prenant aduis du
da l'Occident,iufqu'a tant qu'il apparoit que la dinerfité
rer l'influence Lomme auÎfi vn changement de cou-
rfans que ie le pretende affeurer me fufifant d'en donner
mentaux gentil? efprits qui fe plaifent en la le&fure,Ë
nt la curiofité, laquelle ne porte aucun preiudice à no
ais fi lon [e vouloit de tant piquer,que d'accufer indif-
ét ceffe mienne ouuerture, Cr trouner mon dire fans fon
tiene feray auffi sam à de leur demäder, quelle rai-
ils de mettre ieCat ay, Quin{ay,é7' pays de Mägien
le puis que les anciesn'ent ont point eu la cognoiffance® Define deca
fila deffus ils me refpondent que la continue de la terre mul fius le
eur fait aanfi effimer.ie leur demande encor,quelle af]eu- g ee .
ntils que la terre de Labradour ne [oit aufff bien iointe ;,; jte
sconrinent de Scandinauic,que le dernier bout du leuat, côrêple fous
> ! artique ain
par les deferts efpounenrables de Camul,G autres non
1 fique celny
KXque de peu de perfonnes? Q 07 qu'ilen fout.il ef} affew devagellan
proche ie APS Emble ell -(ohparéec 3 l'anrarti
Mie erres ne font toinies enfemble.eles ne font [eparées …
PREFACE,
que d'unpetit deffroit de mer nommé des trois ere Éslegu
. giff{ôus le pole Ariique, à sout le moins comme les Affronom
en font l'imagination Gr que ce canal tempeltueux ef} celuy ÿ
attire vne partie des eaux en la mer Pacifique Éslequel les P
tugais ont voulu d'autresfois trauerfer pour [e faciliter l'accog
ciffemêt du chemin pour pafer aux Moluques,apres que
gellam eut defcouuert l'autre destroit,qui fepare la terre 4
ffrale d'anec le pays qu'on a compris ‘ [ous le nom d'Ameriqu
Oray ie propofé tout cecy au diligent lecteur afin qu'il ingef
cerement de no$fre bonne volonte; és confidere que J'il est,
quelaterre foic ronde,es* qu'on la partife comme ‘Une pom
que la us anf$i veut qu'elle foit dinifée en quatre parti
trois de laquelle ayant difcourues, ileStremps deformaiss
nous entrions à la painture de la quatrie[me,come estatn
plus plaifans dufcours, es necefaire biffoire qu'on [cachet
pour la diuerfire des matieres,nouneauté des chofés,que pou
contempler les œuvres merueilleufes de Dien,qui [ar l'ennie
fement du monde,ér les hommes allans en empirantilade
aert ce qui effoit caché dez le commencement er appellé il
gnifSäce de fon faint Euägile ceux qui infque 4 prefent au
vefcu fans auosrouy parler d'autre diensque celuy quisr
cont le monde par [a pernerfté. Mais encor anaï que palfer
outre en matiere,n7 entrer en PAYS,0H toucher les peuples di
compris en tant de reprons,& belles proninces,pais que file
nôus auons fair mention de lamer,des flux; Ës reflux d'ucel
courates 6 autrescon/iderations de ce corps liquide entaur
mal]e folide de laterre: ilme femble aufSi raïfonnable dedl
rir(comme en palfant)quelquecas de [on flux &° refluzse
differences d'iceux félon la confiderationdes Prauinces ,
voir les caufes detelles dinerfitez fi meruellenfes en lan
Et D
Ex
| pré philol
hele, d'au mili
litre fouréc
ss que la farc
kbas,entät qi
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Lux & d'icellés
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VS
| LIV. ITIL DES TERRES NEVEFVES. . 297
pete” reflex, de Le mor fair oreane, vs Mtediterranfe, co- d'où il procede tons des
Li were Co des courantes impenenfis dis can près les Hauris enfitemer din
nv dé Orcddmiealer,: : . 1Ghapitye premiens.: 215500225002 7 Philofophes
Nono! DURS | ont jadis eff
mé L'eauprin
cipe de tout,
voy Plut, De
platitis philo.
Léerceen la.
VE
Genee ?.
Que igrife
ube ai me
leu d'Adeé- |
huitre fources qui l'éfpädoient atroufans toute la terre, fignific-il autré
b que la force vitale de l’eau,qui eft cômelanourrice de ce qui refpire
Hbas,entät que l'humeur eft la partie preffque principale de l'eftre de tou
Echofe corporelle? Or eftcelale miracle general , &.1e mieux cogneu d lu à
bit l'eau fâce la nature, maïs les, plus fecretz, & mérueilleux font contem- Neÿäut fe C
hiez és courfes de la mér,fluz,refluz,bonaces,acoifemens, éourantes, & < & à :
purbillons d'icélle: Jés railons defquelles chofes font marquées diuerfe- da f À re
nt, & felot la varieté des opinions des hommes, qui bnt mefuré les œu. gs
res de Dieu par le commun cours de la nature, fans que iamais ils y ayét ct
bu donnier refolutiohcertainé, voire-en y a eu qui ont porté la pen’ccn-
bdéfeur temerité, voulans plus attétér qu'A n'eft permis à l'humaine ca- À
gité, & fe font efforcez de vaincrelanaturé par Jeurtrop grande curio- s
bainti qu'on dit d’Ariftote(ne (çaÿ fi vraÿement Behffent au goulphe Lepefiuefe
-Nepropont, & de Pliné fopinaftrant pt | )
plus que deraifon à voir les fo- 70e mt de
kettes fources des feux naturelz du mont nommé iadis Vefuue. Neant- ‘°27#07 l
joins n'eft il deffsndu d'é difcourir,pourüeu que l'orgueil ne nous aneu- ?°1#f #44#..
8 & que ne prefumions d'en decider côme iuges , ains foyons contents Pme.
nous én enquerirfansautre defir aue de vouloir goufter la verité, .&
juer dieu en fes mérueilles. Donc.ceux qui parlent de la mer,luÿ-ont d6-
cecy qu'elle ef vn amas d'eaux,où fe retirent tous les Aeuues &toutce | |
dinaift d'eau en l'vniuers,mais c'eff peu dit pour vne figrande chofe: & Pla15 au Phe
fietrouue meilleure la fentéce.de ceux.qui tiénét la mer eftla four- don femble
ik principe de tous humides, & de toute eau , & de ladile elle fort & y fuwre Mofe.
Ere de rechéf:iaçoit que PTatô aye tenu à les fontaines d'où la mer fourt
htlés racinés de laterre,X ciufe qu'il eftimoit l'abifm: eftre fousterre,&
Klay principe, & COmencemént & dela mor, & des riuicres: leql côbien
digne du vulgaire, on le peut recueillir par Fa réche.que fait fon dire Genefe
Bparolles dela philofophie de Moyle,lors qu'il parla dé l'eltendue des Fole opinion
lui & d'iceltés qui eftoient & dellus, & deffous ; lefquelles Dieu fepara d'Empedule.
tfmble, qui en éft 1e faëteur,côme de touts autre ch ts ainff eft an
: BB
FLIVRE QYATRIESME
nhilée l'opiniô de cefoi BEmpedocle, (qui pouf fo deifier fe ‘precipitéus
k e ceft excremét,ainf
à fainte cfcriture, & 1à arreftez pourfüiurons |
quelzil fault confidererà bien manier les chofe
à
& {urcr
mer.
urefflacas pr SP SDUN Te de telle abodäce. Vieu à la caufe materielle eft lay
f. fn. eau VEt, Come cffeét de bodäc
e ssaterie 14
du flux. ù
peur qui efpaillit où fl ubtilie, & réd rares lescaux,& félon ceftc eff pare
| ou rarité,la mer fent le pl? ou moins de mouuemét,entär que tât plus j'ex
eft elpaiffe &grofsiere d'humeurs, de tät aufi elle.elt mois apte aux fn
… La difference tiôs du fluz,aufquelles fe môftre fuiette celle qui eft fubtile,rare,& quid
des eaux cau- 60
[6 les moune- Et ux
SEEN #1 FAR Où meilleur que lé iugemét dés hômes de bô fens, qui en ce royaume.os
nveleau Xe ; fh |
Li, ne & le Loireraufquelz ie demanderoÿ volôtiers en âlle de 4 jap i
1 ont le plus experimêté de hazards & perils pour Les Bourral ques, & it
Fleues fou {iGfitez ffcheufes des véts:& m'affeure, à la refpôce que i étireray ne
duins, ape litre fnô ä les fleuues les plus fubrils.tels que font le Rhofne, Giro
fans. ne, Durance, & le Loire font auff le plus expofez au vent ? & er us
: chéux à nauiger,que la Seine, le Rhip,ou lé Danube qui ms “5 fs
paix, boueux, & engroflis d humeurs, Et fous ce iugement il fau se ier
mer en fes fluz & refluz, fur le plus , ou fur le mani nes ition(
la terre à laquelle elleauoifine : & ce aufli bien en l’accroi 2 ” oi
aue les <hofes font confiderées en la couleur,entant que Je rebatdu "à
caufe par accident que l’eau apparoit tainte de quelque couleur à da
elle n’a aucune conuenance : ainfi.qu’on voit d € la mer noire eu cellec!
duë d'eaux qui porte le nom de mer Maiour éz Scythes, de la mer rouf
tant chantée par toushiftoriens & facrez,& profanes » & lainer "4 lait,
verde qui ont efté notées par les fages & accorts pilotes 4e no re temÿ
efquelles les bordz & rebats delaveuë , & des rays folaires obiettezct
femble caufent tout cecy : en lamer noire l'obfcurtépour eftre le co
haute & bofcageufe , & parainfi fort fombre , ainfi que vousexperim
tez éz petits fleuues, auoifinez des boys , qui monftrent aux nauigit
‘Jeur eau toute noire, & tencbréule : & en lamer rouge les ur “
nesayans pareilleimpreflion , comime en la PRE Yet ertd'
ict , ainfi qu’en la blanche , les fablons blancs d Echiopic uy a
tiltre, & ainfi & l'accroilt, & decroift,ct là couleur , fe raportét
Caufes des
ccsleur; dela
bre
s-
&
fon naturel {6 laiffe manier facilemét,entät que les vêts qui f'engend rêt
41 Ce NL SIT OL à éf VA 1 20 TS) Et n’en veuxar umét plus nil
elle caufent cefte alteratio fi vehemente, Et n'er gumét
voyagé fur les riuieres de Gaule, tellés que font la Seine,le Rhofne,Gar
y... DE S
le ee
de corp 6 cel ; |
bide de téps «
bifiote, qui a
prélles à pas v
mifait ces fluz
irelaquelle f
prilonnemet
Hhplace. Taço
fceque le téf
jeautre cas, ve
n& de moys (
ire, Etainfr :
tiger, la cat
muemét dela
pmonde; fait e
kme en vfe és.
Wiere de quelai
mer, &'atec ce
ue elloillum
lecorpt,&or
fengroifir &
pe. Ainfi lors «
ktiufque auipr
& plus quan
allant en di
és dans l'enc!
ire Et cefte'f
ber,ains à fs et
kublesence c
lécro: dent par
nefenflent pe
rque-ceta vi
le de laterre q
ksvnes queie
ecroift deux'£
x l'vne fois pl
his li marée de
fois, à quoy f
beaucoup les
k, kgroflicre
Micule; ainfi: q
ufes qui regn
Meaux: 8 Lib
Ont des plusref
Riner, 0
DES TERRESINEVFVES. 158
bsle flux fault que aye quelg autre caufe plus fubtile , & qui feraporte
corps colelkes, veu que fans celsitferoitimpolfible 4 auec fi gride:cer Ze: vents cas
ederépséllefuaft;ou reflualtordinairemet;ainfi qu'on la voit faire. /€ du flux de
biflote,;qui a Ré va des plus gris & diligens recercheurs desçaufes na- Le mer [6lon
died pas va des Philofophes tétanciés que modernes,a dit 4 lacaufe .Æriffore.
faicces fluz de la mer eft la matiere des vents côtenuz, & énélos {ouz
relaquelle force les ondes marines pour tafcher de fottir hors'de fon
pprifonnemét, & fortie qu'elleeft,derechefl'eau fenreua, & retourne
fa place. Taçoic que cefte raifon fembleauoir quelque verifimilitude, ft
fceque le tépsprefix, & limité qu'6 voit un cecy y fait cognoiftre quel
saautre cas, veu que c’elt tous les iours que cela aduient à heures certai..
ka de moys en moys,où on cognoift l'accroift plus gräd vne fois que
tre, Etainfi à bien parler,& fuyuit ce que fel6 le cours naturel on en
weiuger;lacaufe plus forte & principale de ce’cours, & recours éft le:14 rune cum
muémét délai Lune: D'autät que,tout ainfi que le Soleil,qui ef le cœur € du fo
monde; fait euidéte preuue de fes force: en ce qui eft chaut;,la Lune de /4 raifon
pine en vfe és corps qui font humides: veu que elle montät fur l'Hemi- pou.
ere de quelque regiô maritime;elle va rabatant & lançant {es rayôs en
ner, de auec celle clartéqué elletierit, 8& emprunte du Soleil chaufant
ique elle illumine, efpand,&c eflargift les exhalationsmeflées enfemble,
lecorpt &ondes de la mer, qui caufent fon accroiffance, & la forcent
fengrollir & enfler lors que ces vapeurs veulent fortir attirées par la
ieresiliine. Ainfi lors que la Lune eft tendre & nouuelle,la mer fenfle petit à
& inotiufque auipremier cartier d'icelle, & lors elle va en accroiffant d’auä..
ay ne & plus quand ce viétque elle eft dutout au plein:mais la chaleur Lu
Garodreallant en dimiaution,& n'ayärplus force d'efueiller les vapcurs’en-
plus Ales dans l'encloz des eaux, lamer fe defenfle, & reuient à fon cours or<
ides, ire Et cefte force de ceft Aftre eft non feulement côtemplée enuers
dra lier Mersains à fes effectz encor à l'endroit de tous les corps, & animaux, &
dition cables en ce qui eft del’humeur,entant que elle croiffant ilz croiffent Diferêce des
decroifiiecro: lent par fa diminutiô. Bien cft vray que toutes mers, en tous li- cawx en lave.
du loire enflent point,ou decroiffent egalement;ny depareillé vehemen- hrnence du
laquelfirque cela vienne des autrés corps celeltesjou-de la nature de l'eau à fur.
elle tite de laterre qui l’auoifine:veu qu'ikn’y adts mers qui font plus pu-
er roues vnes que les autres:de lorte;que en plufieurs endroits elle croift,
elait, Miccroilt deux fois leiour ;ainfiqüe en aduient ordinairement à Bor-
e temoiur l'une fois pluftef, & lautre plus tard, maistoutes-fois nç füillant
ettezeais a marée de monter&-defcendre toutes les vingt & quatre heures
La co fois, à quoy fault confeffer que outre la force dés carps du Ciel,ay-
erimbesucouples vapeurs, & exhalations qui font {ouz l'eau la, plus oraf-
avis: &grofliere! & lësivents enclos ; &fur tout durant les ardeurs de Mafurer, eo
L &arnicuis; ainfiqu'oneh voit l'expérience en ces courantes enflées, & courantes de
ert d'oRtufes qui regnent tous les ans le tong du canal de mer qui eft entre z/howrne em
none tdeaux: 8 Libourne; que les habirans du pays appellent Mafcaret, 4l temps f
l'aGadontdes plusefpoguentables Bourrafquys que homme puille gu£re en fureur,
nr 00 0
B2 ij
NLLA
| LIVRB'QVATRIESME : :
: Tout.cecy confideré, &imeu ce quej'aÿ defia propolé füuiuantl'id dre, neant
des Philofophes eh cé qui ef du fur & reAua regy. par la Lune ;enco mine Occa
n'eft-ce pas tout côfidéré, qui ne pañfe plus auêt, veu qu'il y a bié grang@plus ou mo
différéce de-ce qui fe pafle en:la mer Océane, & des cours reciproqués eur prendre
Ja Mediterranée:veu que fi vous.côtemplez ce qui fe pafcen la courfe dEunirabile.
l’vne &-del'autre, vous verrez-que déz le deftroit de Gibraltar , qui axciement hum:
l'eftreffiflure de fa bouche, fepare l'Ocean de la Mediterranée;toute celle Kay que
campaignefälée qui tend vers le Leuätr, & regardel'Afe, Europe, & Afiliurmente fo:
quetonseuoit gucregrand fuz ny refluz,& fi la mer fenfle quelque pebuant la cat
plus que de couftume, cela aduient par l’occafiô de quelque grand orgdurhomme f
& fortune, laquelle ceffant,les ondes ne faiilent de retourner aufli toft plus grand
Jeurpremiereftàt.Mais depuis le deftroit fufdit tirant le long de l'Oceurfraifon
foit fur les coftes d'Afrique, ou le long des haures d'Europe, on voit dMBqr'eltant de
grands fluz & refluz,ainfi qu’en peuuent iuger ceux qui ont couru fortrleurs rays,
ne le 1ôg des coftes de l’Andalufie, Portugal, Gallice, les Aftures, Bifcienceque v
Bretaigne, Normandie, Angleterre, Flandres, & Germanie . Cr d'au que fortra
quenousauonsparlé de la diuerfité en general du fluz, & refluz foi @ibordantou
l'Oceä,;ouen la Mediterranée,il fault fpecifier.cecy par les menus, & vitre des plan
que la scie n'y eftpoint generale, & que l'Ocçan mefme eft alteré en dec de ces ac:
cy , qu'en plufrsursendroits il eft aufli calme prefque que la mer de iculiers nat
uant:8c d'autant que nous difputons plus auecl'experience,que-par ldénaduient à
ce des raifons éy deffus miles en anät, audi faulc-it faiure ceux qui on1@sondes ou la
ceft effait de la nature; laquelle eft meruciileufc en fes œuures, & qui nuy Ariftote.c
ontlaiflé par efcrit ce que i'efpere vous trouffer en peu de parolle, fu'elle furpatTo:
diuerfité de ces chofes en la mefme eftenduëé du grand Ocean. line dit, foit fo
Gençal ouie- … Cefit expent Seigneur Gonçal d'Ouiede qui a fait l'hiftoire-des Inc of qu'il
del.2.cha.1o & qui l’a dediée awgrand Empereur Charles cinquiefme, parlant en bBCaftille de j'G
clerc , & par le jugement de la veuë , comme celuy qui a arpenté pre(lBlak ny la und
tout l'Ocean , dit que ez terres voifines de l'Ocean , &-lefquelles noudBfenflant, & d
uons ia nommées: le fluz y eft aini vehement que j'ay defcriteftre àB@Bicitauftral à
deaux, & autres lieux tant de France que des Efpaignes qui regarden@Burprefque far
L'Oceanmef Nord , ou Tramontane : maisaffin qu'on ne vouiut tourner en cond compie,
me fans flux, quence & neceflité quetout l'Ocean fut fuier à ce fluement | &refMais de dire:d
contre l'pinio ment ; 8 que l'eftoile du Nord y euft quelque force plus grande, ion & mouum
commune, Que vers les ifles Canaries , & en toutes celles qui font éz Indes Odnét,pluftoft :
dentales defquelles nous parlerons { Dieu aydant ) cy apres & lefquehiqu'il en adu
regardent le plusle Septentrion , le fluz y eft aufli peu apparent queut de grandes
Deffroit de le voit eftre en Italie ,& prefque rien, quiprendraefgard , à ce qui@ifeftonner
terre de La Ca uient à l'Ocean , qui flue le long des coftes de Bretaigne, Norman@ilolophie que
fille 7 Indes Flandres, & Angleterre. La ou en l’Oceañ méfme le fluz, 8 refluz ele ble Boft phor
d'octidenr. vchemét le long des coftes de terre ferme des Indes Occidétales quiféBiteur des bor
& regardent versle Midy,ou versl'Occidét: & racompte vne che{“ÆEtliefbont ,fo
n'eft a mefprifer : En la Caftille ditte de l'or y a vne eftreffiffure de@des:la haftine
feruant de barriereà lamer de Midy , & celle de Septentrion , lent quene
tirant versle pays Brefilien , & l’autre prénantyvifée vers la Héont plus vche
de : & ce peu d'efpace de continent ne fçauroit duoir douze lieulEtroit de Mage
| L'Oteancer
mer de Leuat
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DES TERRES NEVFVES. . à49
es neahtmainsen ce peu de diflance, & tout cecyn'eftant qu'vn,&
mine Ocean.on.yoit celte grande difference que'ie vausay dit, touchât
pusoumoins de l'eng-ofliffement des ondes, en quoyie diligentle-
‘illuy plaift de faire, qu'il eft impoflible à enté.
ment humain de comprendre ces lecrets.
le Kay que Pline; qui feft efforcé de rendre raifon de toutes sholes fe
mente fort fur cefte queftion de l’accroift, & decroift de la mer,en at-
uant la caufe au foleil , ic à la Lune difcourant longnement, & en {ça-
hrhomme fur le cours. de çes Plenettes , & n’ignore pas qu'il ne donne
burprendraefgard , & admirerale fiéteur de la nature quife monftre
hdmirabile.en tout ce qu
shnliéis,
plusgrand mouuement à l'Ocgan qu'à lamer mediterranée , amenant |
purfavaifon qu'il à plus d'effort côtemplé en fontout, qu'en vnepartie,
faneftanr de plus grand'’eftendue, les aftres auffi y peuuent mieux lan-
rleursrays, & departir leurs influences : mais ces raifans font fort froi-
senceque vous voyez defia,comme en} Ocean en vn lieu manque de
que fortrare,& en l'autre il y eft efpauuentablement fafcheux, &fb .
fbordant:outre mefure.Mais pour fe couurirde ce coup, il farme fur le
tre des planettes en diuers &mpslesvns desautres , caufant la diffe-
nec de ces accroifts en diuerslieux : puis abaiffant fes ergotz donne des
iculiers naturels & mouuemens à l’eau felon les lieux, & côtrées, ainf
y Ariftotequelquegrand que fut, nepeut iamais comprendre,entant
velle furpaoit le cômun cours de la nature, Et iaçoit que toute ce que
nedit,foit fort notable fine peux ie comprendre qu’en fi peu d'efpa-
dep qu'ila dés les citez de Nomde Dieu , & Panamaen Ja nouuel-
aftille de l'Occident l'vne regardant le Nord , & l'autre le midy,le
ikoy la Lunepuiffent caufer en l’vn cofté une grand furie de l'Ocean
fenflant, & diminuant, & en l’autre n'y Yan’ aucune weheméce, celuy
jeftauftral ayant lez flots eftrangement efmeuz, & lefeptentrional e-
xprefque fans aucune force à tout le moins qui paroiffe pour en faire
nd compie, & pour l'afluiettir à la gencralité propofée par Pline.
Mais de dire.que quelque partie du mende aye cefte particuliere affe-
jon & mouument naturel, & à elle propre ie n’y voy guere grand fon-
mét,pluftoft accorderay-ie que le plant, & afiette des lieux caufe çecy,
Viqu'il en aduint és courätes , veu qu’eftant les lieux eftroitz , & la mer
int de grandes vapeurs & exhalations , & icel' fÎées du vent ,ne
ut feftonner fi l'on en fent la vehemence : &uc ‘y ie ne veux autre
ilofophie que la y rt qui fen fait per la veuë entät que céux qui ont
(le Bofphore de Thrace fçauent bien que l’eftrifliffure du Canal ; 14
teur des bardz , &l'aport des vagues del4 mer fmaiout chtrant 6n
Rellefpont font caufe de ce grand rauage , & mouvement perilleux dés
desila haftiueté defquelles eftät grande, & furieufe, &les lieux eftsoits,
fent quene pouuds f'exhaler,& vomir leurs vapeurs ,ces fluz & refiu
ont plus vehemens , ce qu'encor flous trouuons par efcrit de ce grand
foit de Magellan,ou la mer de Pond lefcoule au Leuant, & les cou-
s Bbb à)
rfiringe ÉT
lenaduient à lifle de. Negropontenceft Euripe,& furieux muglement dy Cana de”
sondes ou la merflue, & fluefept fois pour chafcun iour, ‘la raifon de- ANegropont,
D. LIVRE QYATRIESME Fe. D
La forme © ranrerdui foht'iu Goülphes Feftendant dé le té iufquil | Epour và «
affiette des. Prouince Frañiçoife dé Floride .Etainffil fault venir là , que cec pr fsde la mer |
ai da as cedeplus de la forme’ alfiérte des lieux pour éftre haultz, px 2 partie Bore:
pee 86 Gtenans les vénts preffér, & comme emptilônnez, &les vapeurs enclo prentrio al,
Pur. fes;rbtlehent qu'elles voulant fortir, &'troiiänt refiflence, Faut ur au entre
ri engendrentcefte efmôtion en-la mer, non que peur cela ie vucille nid ent que f
quete cours Lünäiré ay puifé’beaucoup , veu qu'en là géneralité ni de quelqu
émyoyons Les efaits-, toutéifors n'acéorde-ié point qu'és vehemence frigeagitatio
patieufieres, l'effort vient aufôi d'ailleur que des influences des aftres,io: piqui ont. fai
quéfcomimie i'ay dit) la fubrilité ou efpaiffeür des éaux peut beaucoup Eufés Les çot
cefte matiere. Etfiées raifüns ne font fufffantesauec vn petit mot, ou! VEUT P
ourront fouldre toute laqueftion qui eft, que c'eft Dieu , qui en dif}. "4 €n bail
feainfique bonluy femble ; &'en fait felon fon plailir, & pour monft Wu à caufe d
fr puiffance laquelle eft inéompréhenfible : Et ainfi ayans dit ce quenod"0t:& qu’
ouuons il faultqu'on ous excule, &à nous c'eft de loüer dicu, qui] pue" déduire
Ê pteu'nous'ayder de fa grace , & nous communiquer raifon', finon pl * Aucunsn
faiéte à tout le-moins quiaproche de la preuue, & verité de la chofe pi telle queie
pofée : nous arreftans fur le confeil du fage & grand Apoître ;, qui voeu » penfer
© Des courätes admonnefté de ne fçauoir plus que de rain , & de éendre plus hat; qui von
ss mer, noftre volée, que la modeftie Chreftiennene le fouffre ou nermet.. des caugrnes.
baux fouterr
hélefquelles
toucment &.t
s:prochans d
sinfinité d'Ifl
, font & cré
tplus exorbit
tie long de Ja
Lainl que l'a
kentrional, no
intauec l'Eu
quantau fluz’& refluz: refte à parler vnpetit mordes courantes)
que lé'leéteur en oyant quelque mot en lifant noftre œu ue il fe fouui
ne l’auoir leu, & içachie quelle chôfe efticelle de laquelleil entendf
mention. | ‘ak
+ Les courantes donc font toutes contraires au fluz foit en vehemenc
“cours & origine entant qu'elles empefchenteftrangement le nauigage
à peine fe laïffent vaincre à force quelconque derames; leur cours n'ay4
oint de retour', ainsallant toufiours de hault'en bas; &'pourfuyuantis
pointe, nÿ ayant naiffance ou du lieu, ou des vapeurs, ny des influenc
des planettés . Les opinions eftañs differentes lür la cauf@ de ces ea
jeur origine difficilement auffi en peut on donner certaine refolutic
neantmoins chafcun abondant en fon fens ; & ayant quelque raifon pole toutes ces r
l'eftabliffement de fon dire peut auf erfparler; non commeen decidé" plaira le
enfoliuge fans aduis , mais comme declairant fa fentence pour fe fu: & les doubt
mettre au iugément des plus fapes ; expertz , & quiont fauduré l'eféiant de notre
dé lanature, : Or faultil voir quel il fait en tous les haures de Leuant, eformai
Ponant és Indes Occidentales, où ces courantes ont le plus de force ; couftumes,
“fçäuair les lieux plus bas , 8 plus haults, d'autant que par cefte conii
D'où fônt au ration NOUS VETrOns quela partie de la mer allantle plus en baiffant
celle quifouffre auffi le plus de ces courantes : & qu'ilfoit vray ; qu
lyfe ce que les expertz Pilotes ont efèrit du deftroit Magellanique
verrons que l'eau y allant d'vne courfe tref-roide & ainfi poufféc pou
ler en panchant & lelieu plus bas & profond ; attiränt à foy d'un
effort les ondes, & c'eft puurquoy de plufieurs vaiffeaux que Magel
conduit.à grand peine f'en peut il@uuer vn ou deux, pour porter le
{ces les coura-
tes.
uelles de fù ruine,
L. DE serre RRES NEW PV'ES: | 160
S tpous va cymple plus fimilicr ; (qu'os voyeauecquellefürieles on-
NU | sde la mer Maiour.defcendent en la À 4 og pan
Le jpartie Boreale eftla plus.haulte du Globe, &. le pont Kuxin.eftant tout
SR tentriomil, caufe ces courantes , pource qu'il. va fort en. defcendant
sr pqu'ifentre la en-mediterranée;ce qn'écorc on peutiuger pard:embou- se
à ai jencnt que.font lesriuieres en.mer, lefquelles y. entrant scamme pouf- Conrahntes pe:
M de quelque ‘hault precipice fontreculer l'eau marne & caufent vne rileu/ês entre
do figeagiration d'ondesés lieux où ainfi-elles fengoulphent: Noz Fran- la Fhridee
TA UN piqui ont fait le voy age.de la Floride , fçauentbien combien font pe- Le pays du Me
où LE eufés Les courantes quifontentre la Floride, &cles Ifles des terres neuf. XIe, ;
pa sä qui VEUT prendre Ja route du Mexique, où lamertirant du Nord au.
we ‘AG baiflant, & les eaux y roulans d'vne furie plus grande & impe-
pers caufe de leur defcente . Etäfinqueicne vous. tiennetrop lon-
vero pet, & qu'il ne fernblequeie m'aheurte du tout en cefe opinion, ie, Diyerfês caw
quite" déduiray encore d'autres que cha/cun choilfira à fon plailir & fan.f6s des courans
ss ; Aucunsne voulans confeffer que cequivient du. Nordayelahau- res. :
Mot grtelle que ie dis, & comme {; la mer.eftoit vne longue & perpetuelle
qu pure ; penfent que ces lieux dela terre; où ilz ont. voyagé en ceft Oc-
dr alt qui vont on eftreffiffant entre la mer de Septentrion, &-Pacifique
se. VUE cauernies,, 8e Srortes, fort profondes , qui. vomiflant l'abondance
saux fouterraines, les gettent ainf furieufement de l'vne mer enl'au-
& lefquelles prends le tour vers le Leuant caufent ces courâtes, & qué
Woiicment &. tour vienne.de la force du mouuement du Soleil : d'au
s:prochans de noftre dire en raportent l'occalion à l'aucifinement de
sinfinité d'Ifles qui caufent que l'angoiffe qu'ont les eaux en defcen-
igage , font & créent la furie de ces dangereufes courantes : mais d’autres
av PUS exorbitans ; quifèns grande raifon imaginent que ces eaux qui
ant e long dela Floride cn lieu de prendre leur voyage vers lepays Au-
Quentin que l'art le monftre , aillent en montant fe rendre vers le coing
er entrional, non encote veu ny defcouuert,& lequel (comme i'ay dit)
(oluridintauec l'Europe.
fon pol toutes ces raifons le diligent, & ingenieuX lecteur choifira laquelle
dec plaira le mieux : me fufliiant de luy auoir ainfi efpluchéles matie-
| & les doubtes de chofes qui nous pourront cftre prefentées en dif.
ce l'efirant de voftre monde nouueau , & quatriefme partie de laverre , de
lle deformais il fera temps de parler,& en defchiffrer; Les peuples, 8
couftumes.
ntes,l
fouuie
tend fa
nement
euant,
orce ;
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ç pour
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age
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LIVRE QUATRISIESME
Des terres de labeur. Lebr der, Bucaleos © Ifles veines, amer les mass,
© fatons de‘vie des peuple) qui y hditent,@- per quielles Farentpre-
that
mitrement defisuuertes. hapitre, Cl
atroce Tl'oneuft féty suffi grarid proffit à la defcouuerg
Leproffiton- ÉAVAE STE des parties Boreales qu'on a trouué de cômodi
duit l'homme VIT AAC 8 au Leuant, & au Midy; & für l'Occident c'eft fi
anauiqur, ME ER IQ auca doubte queles hômes y euflent penetré
ù | gräd hazard, & peril deleurs perfonnes,eu efox
à celle execrable faim, & infatiableapetit desh
grand peine en trouuerez vous quatreou cinq qui ayenttafché ded
couurir les terres qui tirét au Nord, et qui auoilnét l’Artique en Ja cira
ference qui defcend du Septentrion à l'Occidét,et encor ceux qui y
palfé fe font monftrez fi peu diligens, que de n'efcrire que comme en
geant les mœurs des peuples qui y habitent. Ot fçay-ie que les Portug
Pourquey les & Efpaignolz fy font penez autant ou plus que nation qui vine ; la
Portagas @* pour penfer trouuer deftroit qui doublaft vers le Ponär, pour dela
efaugn:lx, le chemin plus aifé,et court , pour faire le voyage des Moluques : Jeu
ontcherché ftant vn gräd, etinfiny trauail de courir toutela cofte d'Affrique,
es terres fép- uironnertoutes les indes, et trauerfer prefque toute la longitude del
tentrionales . uers,pourpafferen ce nombre infiny d’Ifles rant recommäde des
Juques:les autres y ont aufli trauaillé,enuiäs la fortune des autres qui
venuz fy arreiter, telz que font les Fräçoys, qui fans fe foucier que h6
ftement de l'or, ont eu pitié du peuple de ces contrées,non fi cruel qu
le paint, iaçoit qu'ii fe raporte ( comme ï'ay dit ) à noz Européensde
ponie , & Scricfinie fur les parties plus feprentrionales , & qui auant
Efpaignolz fy lontarreftez , & y ont bafty des hameaux , & des fortes
fes, Et à fin que ie ne femble par trop flater les noftres , ny tordre len
l'hiftoire, qui veuteftre traitée veritablement , il fault voir briefuem
Iean Scolune qui la gloire de la defcouuerte de ce païs boreal eft deuë,qui ne doitd
Polenuis pre- raportée ny à l'Efpaignol, Portugais, ou Françoys : veu que [ean Scol
mier.qui def* Polonois, y palfa dez l'an de noftre falur 1476. long temps au parauît
cowsrit les jamais les R oys Catholiques,ny Portugais euffent enuoyé Colôb,on
terres meufues Îpucce à vifiter les terres eftranges: lequel feigneur Polonoistraucri
mer de Noruegc,& lesifles d'Engrowand, Thilé, & autres incogn
vint au deftroit qu'on dit Artique, & oppolé droittement à celuy q
6 parties Auftrales de Magellan . Long temps apres ceftui cy perl
ne pal fi auant, d'autant qu'encore on ne feftoit adextré à Ja cognoil
ce de l’art marin, & que le defir de gloire n’efguillonnoit de tant no
., res pour aller planter leur memoire parmy Les nations eitranges, Or
Puce Graas que & Colomb, & Vefbucce eurent defcouuert les pays defqueli
Rares Darlurons cy apres, & que delia les Indes Orientales eftoyent com
Colomb er.
itàla defcouuen
uué de cômodit
Occident c'elt fi
euflent penetré
DESITERRES NEVFVES. 16;
sidumagafin de noz Occidentaux,quiy alloyent non par la mer rouge !
jnsiadis les V'enitiens;ou par le païs Perfan,mais ayäs defcouuert tout
squireftoità eftre veu & sogneu d'Afrique, & des parties Oriétales des
des, il y euft vn Portugais mômé Gafpard de Cortereal, lequel en l'an #” cal, Portn-
too. aucc deux Caraueles penetra iufqu'à celle partie du monde vers 1e £4* deféunre
Nord,qui {6 rencôtre à ce qui eft habité de noftre Europe péfänttrouuer P2° de L-
pemin pour aller à l'efpicerie, & pour fuir aux incémoditez de lalon- 0racer.
eur, &aux perils qu'il faltoit pañler,& fous l’equateur,& vers le pol An-
nique, lors qu'il falloit doubler au cap de bonne Efperance,ayät ce gail
erfonnes,eu g@ pilote, & bon Capitaine, ce iugemêt ur les Moluqueseftät plus du
iable apetit des hi, rant que Leuantines ,on pourroit plus facilement y pafer du cofté du
es richeffes, com ntrion, que par la courfe qu'il leur côuenoit faire.Ceftuy donc ayät
uueraine felicité:
it trauerfé l'Ocea
rais,ny du trau
yent tafche ded
’Artique en ha c
encor CEUX qui
e que comme en
-je que les Portu
jon qui vine ; la
onär, pour de la
ss Moluques : leut
ofte d'Affrique,d
e la longitude del
recommäde des
ne des autres qui
fe foucier que hô
ées,non fi cruel qu
noz Européens de
ales , & qui auant
eaux , & des fortet
es, ny tordre
ult voir briefu
deué,qui ne doitd
veu que [can Scol
g temps au parauit
enuoyé Col6boi
Polonoistraucrli
, & autres incogné
ttement à celuy qL
res ceftui cy perl
dextre à la cognoil
Lonuoit de tan
ns eitranges.
les pays defq
les eftoyent çof
rule 16g del’Oceä;iufqu'à penetrer plus outre à ne portét les climats
uainez par les anciés vint à 60. degrez de latitude en vn pays incogneu
qu'iltrouua efträgemét froidureux,; caillé de glace, 8 SE de neiges,
où les riuicres n’eftoiët point nauigables à caufe qu’elles eftoiét endur-
dela glace. N6 pourtät laiffa il de mettre pied a terre , dônant le nom
fleuue premier defcouuert de Rio Neuado, qui fignific fleuue de
ke, & veit le pays bien peuplé &-habité de toutes pañtz. n6 fans fen ef-
rruciller à b6 efciét;veu la cômune opinié des fâges’, qui eftimotét que
le pole aucü ne peut habiter, à caufe de la veheméce , desfroidures,
pce pays eft celuy qu'6 a depuis apellé la regiôdu Laboureur/enEfpai- le fi
\Terra d'y Labrador )de Baccaleos, & la nouuelle France,où les hom- pi Z.Jo4f
sfont grädz,bié proportiônez, mais aucunemét bruns & noiraftres, & }° 7777
ile paignét la face, & tout le corps de diuerfes couleurs pour galätife,
imés eltre plus beaux en cefte forte. Or péle-ie que Fils font noiraftres,
s'eft pas l’ardeur du foleil qui en eft caufe, veu les rigueur du froid qui
afaillent, eftans droittement fouz les rayons de l'Ourfe froidureufe,
que ce font ces couleurs, qui abreuuds leur cuir les noircift ainfi,cô-
'experiéce fen peut voir en ceux 4 nous voyôs par deça courir p tout
ulenom & tiltre d'Egyptiés. Ces gés encor fe parët de certains bra-
eue d'argét, & de cuiure, car l'or neleur eft guere cogneu,n6 plus qu'ô
trouueguereés mines du Septétrion, & font veftuz de peaux de Mar- 7/emeés des
ail
Rio Neuudo
en Labrader,
jrc
y (
jen
em
eùlô qu'é hyuer ils portét le poil au dedäs, & côtre leur chair, &l'efbé rrronanx.
aucôtraire,mettäs le poil dehors, & la chair qui rafrefchift auf leur
mure. Regardez bié ce qui eft efcrit des peuples Boreaux denoftre eu
pe, & vous cognoftrez côbien ceux cy raportét à leurs façons de faire,
u viurefoitau'mäger, &veftirtellemer qu'où ils font de mefmé pays Monte-Zu-
les vos font defcéduz des autres. Ce qui eff affez vray-féblable à prou- m4 /€ di cffre
Mveurd lors que les E lBaigholz furét au Mexique, & tirät vers la:Flori- deféédu d'ail.
yeult vnroy nôméMontezuma,qui leur dir;lors qu'6 luy prefchoit leur que du
by chreftiéne, qu’ils aupiét l'adoratiô de leurs dieux de leurs ancefties pusys os sl e-
v'ilsn'eftoiérhabitansue:cé pays ,ains y eftoiét venuz d’ailleurs: qui fort Ryr.
kit péfer q leraportäsaux lufditzdel'Europetils eftoiét ou de la Bo-
bScriclinié,ou Bisimic,ou'q lesanciés Intalaires- die ligräd Bretaigr o-
CCc
t no
Or
uels!
Gfhms se Co
de Labrador.
k&autres animaux qu'ils coufent enfémblepour f'écouurir,ayäs cefte hommes fêpré
oargasanietmgemiente =remere<
- us —*
|
om me meer eme
LIVRE 'QVATRIESME ::.
l'y fauucrét,chaflez parles Danoys de leuviterre:Car il n'eft pas vrai-f
diable, les hiltoires des Septentrionaux:éft#s pleines de leurs courfe
côme ils Fuifét toufiours fur mer vagäs pour defcharger leur terre de
ple,qu'ils ne peuplafférce pais, &ifles voifines, veu il ne fe trouue por
qu'ils fe foiét arreftez en aucune côtrée d'Europe, iufqu'à tät à lesDanoj
pañerét en Angleterre, & queles Normäds vindrétrauager laNeuftrie,
Abondance Les viures plus frequés de ce peuple font les poiffons, defquels il fe fare
desaumns fentle vétre plus que d'autréchole, & fur tout les Saumons leur viéne
enterrede à gréjtant pouren eftre bô le gouf, que d'autant que facilement ilz en
Labrador. … couurent, À caufe de la gräd abondäce qu'en nourift la mer en toutes c(
contrées: & encorqu'ils ayét quantité d'oifeaux, & de fruitz de diuerf
fortes, fi ne fe paiffent ilz d'autre viande que du poiffon,fi ce ne font cr
qui font Antropophages,lefquels prénent curée des efträngers qu'ils peil
Baffimens de jent empoi gner. Leurs maïfons nefontny grädes, ny magnifiques, côr
ce pays fépten - ceux qui ne les dreffent que de quelques pérchesde boys, & les appuya
frinal, de force cheurôs & tables, côme ceux qui ontdes forelfz, & boys del
re fuftaye & grandz & fpacieux, aufli bien que ceux qui fetiennent
l'Antartique,& couurent leurs loges , non de tuiles n'en ayans ny l'vfs
“ny l'induftrie, & inuétion,ny de fouërre,ou chaulme, n’vfäs d'aucüs bh
pour leur vie , ains de peaux de poiflons qu'ils efcorchent , telz quef
les veaux, Loups, chiens marins, & infinis autres animaux monftruui
que la mer leur fournit pour leurs neccflitez, Ceux qui y defcendirent
premiers, n'ayant penetré guere auant en plat pays, ny goufté les mœ
du peuple, ne fceurer.t autre cas efcrire de leurs façons de faire finondi
qu'ilz eftoyent eftrangement cruelz, hommes vaillans, hardis, & pui
Barbe en & mefmementen Canada, & Labrador, veu qu'vn certain Florentinni
Labrador eye MÉ Lean de Verazzan y etant paffé, & ayant pristerre enuiron l'an 14
Canade, auec quelques vns de fatroupe, fut auffi tot taillé en pieces, luy & fes g
* parles Barbares, qui à la veué de ceux qui eftoyent aux vaiffeaux, les ro
rent, & en prindrent curée. Cefte troupe fe faifoit forte de f'arrefter là,
y baftir quelque fort pour voir le pays beau, & fertil, l'air ferain & falux
re, les riuieres fort belles, & qui enträs en mer, feruiroiét d’abry aux Ch
ftiens y abordans, & la terre propre à eftre cultiuée. Ce Florentin def
uant ce peuple,en parle ainfi:Ces hommes vont tous nuds,fauf qu'ils pr
Jean Para. tent leurs parties honteufes couuertes de peaux femblables aux Marti
Zan deférit & ceints d'vne ceinture d'herbes bien tiffue ,& fort eftroite, enlacée au
les Barbares le:poil de queuës de plufieurs animaux tout autour deleut corps , &q
Canadiens. leur vont pédant iufqu'aux genoulx:& aucüs d'eux portent des chapea
& guirlandes de plumes d'oifeaux faites auec vne grande gentilleffe,
fubtil artifice. Leurs cheueux font noirs, fort efpais, & toutesfois:coun
& lefquelsliz lient .tous enfémble fur la tete. & faitz tout ainfi que
valets d’eftable accouftrent les queuës de noz cheuaux;leur femblant oi
cefte parure leur donne bonne grace, & les réde plus beaux & gentilz.]
font deftature moyëne , mais vn peu plus gräd que nous ne fommes
deça bien formez & proportiônez, ayans l'eftomach large, les bras fodi:
&ucruzux, les iambes bien faites, & qui n'ont aucun default en la life
4 :
Cruauté des
DES TERRES NEVFVES. 161
pofition de leurs corps, fauf qu'ilzont le vifage vn peu trop large,
byque non tous:entant queplufieursont un pourfil bien ageancé en
E«
n'eft pas vrai-fis
le leurs courfes,
r leur terre dei les yeux noirs, 8 grandz, le regard affeuré, & foudain': & font de-
ne fe trouue pong foibles de force, d'efprit gentil, fort fubril, difpoitz de leur per-
u'à tât 4 lesDan ge des meilleurs & pl° legers à la courfe que lon fçache:Or ce au-
agerlaNeuftrie, RE ie que ces gens fe raportent fortaux Orientaux, & fur tout à ceux
ur RE jéont les plus loing d'entre les nations leuantines,relz que font ceux de
d [l
ion de la Chine, & Royaamede Mägi, duquel auôs parlé cy deflus
acilement il2 enr@hordz de la mer en ces cartiers eft chargé d'arcine, & fablon fort me-
a mer En toutes Æ & va toufiours en montant, & côme feltédant en vne petite colline :
le fruitz de diver@isant on trouue affez de riuieres d'eau douce, & des bras, & canaux
a,fi ce ne font ner quiarroufentJle païs,& qui feruent de haures pour y aborder: & fi
Rrängers qu'ilsp pale outre oh voit la terre fpacieufe & large,ayant de ibelles & ferti-
magnifiques, côn
oys, & les appuyet
eftz, & boys de ha
qui fe tiennent {
en ayans ny l'vfig
n'vfäs d’aucüs bh
hent, telz quel
dpaignes, & grandes pleines reueftues deforeftz amples , longues , &
fues, & où ladiuerfité des arbres donne vncontentementàla veuë fi
nd,qu'il eft hors de la puiffänce d'aucun homme d'en exprimer le plai
& grandes delices. Le féroy côfcience d'adioufter foy à cefte narratiô,
que le Septétrion & mefmes vers les parties plus proches & expofées Cepis cf
Durfe,n'eft poit pour porter vne face fi plaifante,& delicieufe,n’eftoit P/# doux que
celuy qui fait ce difcours, dit que par la circôference du Globe il co- le re du Se.
imaux monftrut@;foir que celte terre participoit de l'Orient, & que la couleur mefme P'enfrien.
ai y defcendireninnoit affez d'apparéce, & auli laferenité de l'air,iaçoit qu'il oit en-
ny goufté les mou.fé de quelque froidure : neantmoinsles vents n'y font violents ny
ns de faire finon deux, & Filz foufflent auec force, cela aduient fur lecommencemét
s,hardis, & puiffa
ertain Florentin
re enuiron l’an1;
pieces, luy &cfesg
ux vaifleaux,lés ro
rte de f'arrefter là,
Y'air ferain & falui
iét d’abryaux Ci
Ce Florentin def
nuds,fauf qu'ils pe
biables aux Mart
ftroite, enlacées
cleur corps , &1
'Efté. Au refte en celle faifon eftiuale il n’y pleut guere fouuët,& fi le
y vient nuageux, cela ne dure guere longuement :,& pour preuue de
renité, & du peu de vehemence des vents,& que la terre n’y eft trop
te,la mer y court affez paifible, & fans eftre trop furieufe,ny ondoy-
& pleine de flotz dägereux, voire les haures tendäs en bas, & le pays
ntpeu portueux, fi eft-ce qu’ilz ne fônt fafcheux pour les nauigäs qui
ordent,entant que les rochers,bancz & efcueilz ne leur donnent au-
kincommodité,toutesfois pour y auoir fi peu de portz,fi cefteinfor-
accompaignoit la cofte, elle feroit du tout hors de l'heur que iamais
me y peut prendreterre.f.es habitans de Labrador, côme dit eft font
kr, &1à & par tout celle cofte,iufqu’au Mexique, les Efpagnolz n'y
guere aymez , Comme ceux quon a fouuent eltrillez, & le cemitiere
uelz eft reputé d’eftre à la Floride.Et d'autant que les contrées font
portent des chapearfes,les mœurs aufsi des hômes ne faut fefbahir fi ont quelque varie-
rande gentilleffe, Bimble, veu que le fufäit Verazzan efcriu ant au grand Roy Frarçois
&routesfois courhier de ce nom, luy dit,que fefloignant du pol Artique,& approchäât
aitz tout ainfi quelle Tropique, comme il fut fur prelque mefme hauteur ,& eleuation
x,leur femblant q
beaux & gentilz.l
nous ne fommes p
large, Les bras foi
à default en La liail
beut eltre la France , {ur le recourbemét de mer, qui va vers la Flort-
ve le peuple plus blanc que les precedans, & non fi irouche,fe ve.
de fcillards entretiffuz, & enuelopant {es cheue :xainfi que Le refte
wadiens : & vfant-de bateaux fucz d'une foule piece qui font leurs
ésainfi que font ençor tous Les fauuages tät du Mexique, ues Cari-
CCcij
LIVRE QUATRIESME.
besquede l'Amerique.Ences:cartiers ,bien qu'ilz baftiffent de a fac
que les autresplus Seprentrionaux,à fçauair de boys, & feillards pour {
rder du froid,fienyail neâtmoins quiidormét &'logét à l'ôbre &
Fins du beau'croillant de la Lune, laquelle on a cogneu depuis qu'
font grand hôneur &:reueréce tout ainfiencor qu'ilz en vfent à l'endro
du Soleil aufquelzilz facrifét,en quelle forte i'efpere vo’ le deduire:m
que no’ foyôs {ur le propos de l'hiftoire des mœurs de ceux de laFlorig
Verazzan côtinuant fon chemin par l'Ocean ne pouuât mettre pied à tes
Lfle nommée
Loife e
re,ou n'ofant de crainte de ces Barbares,n6 encor apriuoifez, ainfi qued
puis les Fréçois les ont réduz acoftables,defcouurit vne ifle,où il vint fi
gir,& laquelle il dit eftre de la grâdeur de Rhodes, mais plus belle & fe
tile, & laquelle il nôma du nom de Madame Loyfe de Sauoye merci
Roy Fräçois de laquelle n'ayäs rié leu en autres liures,qu’és memoires(
ce Florétin,ie péferoy fafcher le Leéteur fi ie m'arreftoy à la defcrire ai
à ceftuy l'effigie,mais ie paindray le côtinét qui eft à 15. lieues de ladit
ifle,lequel par cequ'6 peut côiecturer eft le mefine pays de Canada, n
Terre de 84- entre Labrador, & la Floride, & qui côprend fous foy le Baccaleoz:où|
hômes font gräds à merueilles,affez bläcz, &qui ont & portét les cheu
fort long , & lefquelzilz attiffent,& ageaçent auec vn fort grand artifi
& fi bien formez,qu'il femble que la nature fe foit eftudiée à Les faire t
mefüurez en leurs prete & lincamés. Les femmes y font fort bell
grandes,gracieufes,& fort chaftes,ayants le regard doux, & attrayans
Jefquelles vont toutes nuës,fauf qu'elles couurent leur partie que lan
re commande de celer,auec des peaux de Cerfainfi que les hômes «
en vfent:& les aucunes portent les bras couuerts, & veftuz de peaux
Lou-ceruiers fort riches,treffans leurs cheueux , quileur vôt pédäsd
cofté, & d'autre le long de leurs efpaules, & celles qui font mariées p
tét de diuers ioyaux à leurs oreilles,comme aufli font leurs marys, & ft
ces bagues de cuyure, duquel ilz font plus de compte que de l'or ,ou
l'argét, defquelz ilz ne fe foucient guere,& en mefprifent la couleur,
ilz ay ment & cheriflent fort le rouge, & l’azuré:& ainfi les Chreftie
abordans qui leur donnent des pieces de verre,ou Patenoftres, & coli
de telle couleur, font les mieux que bien venuz,à caufe qu'ilz ffen par
le col, & les oreilles, & en font aufsi grand fefte que la ieuneffe par d
de fe voir garnie de beaux carquans, chaines, & coliers d'or,& riche pi
rerie, Les draps de foye ne leur plaifent point;le fer & l'acier n’eftoit
cux requis, & ne feftonnent quoy qu'onleur monftre des armes, &]
declairer l’effe@, & effort d'icelle:voyans les miroirs ilz ffen rient, fy
gardans dedans,non que pour cela ilz facent eftat de les retenir, nyp
nent plaifir à f'amufer à cefte folie.
Mornisnom- Ce peupleeft affez courtoys & liberal, faifans volontiers largeffe de
mées Baca- biens, & prenant facilement familiere habitude des noftres auec lefqu
leo7 par les Fy font habituez & arreftez dés le temps qu'on y va à la pefcherie!
fasages. Moruës,lefquelles y font en infinie abondance dés le Cap de Labrad
iufqu'au Cap de fainct Iean,tenant ce pays de pefcherie pour le m
vingt degrez en {on eleuatiou,à fçauoir dés Le foixantiefme degréiuf]
caleoz, ales
… hommes fat
gr'andz,
nticl
taue ce
ul a .
xSur les q
wélenom
terre veit
&aptes:
,& où la
, & dans le
jple faict la
tes & lab.
krres fort ail
ndre le boy,
au defcouu
«s,que ne
jétes en form
sde quelqu
fure de laqt
imés du môd
incilleure qu
ins pour fe
yilz fe fafche
lent fe rem
portent le
priuent de L
ine fe fouci
rompaigner
femans leur
me, & en:
tpenfer,que
kque celle r
mguement, &
int affaillis de
pliquent (ar
pce quelcond
evicilleffe . (
fiche,ou à l’
hritable, & d
angoiflez :
licité precede
ifements {on
nptemps:ce
sfait de mefn
de vifage, &
kviüre, Aufsi
ptentiron Sc
DES TERRES NEVFVES, 163 À
delafig qurantiefine, qui font pres de quatre cens de nozlieuës:: & d'au- *
ds pour { que ce poiflon eft nommé par les habitans du pays :Baccaleos la
bre & pe auf a efté diéte par les Chreftiens, & baptifée du nom de Bacca-
puis qu'i Sur les quarante degrez de laquelle ; & versie fleuue , auquel on a
à l'endroeoé le nom de Jourdain, ceft homme par nous ia fouuentallegué,ayant
duire: sterre voit le paifage beau, & aifé à cultiuer, les forefts grandes: & tou
laFloridMe& aptes à y mettre de grandes troupes en embufche;fil falloir guer- :
pied àteMyer& où la plus part des arbres font differens de ceux de noftre Euro-
infi que , & dans lefquelles a grand quantité de fauuagine , contre laquelle ce
il vint fMeple fai la guerre à tous leursarcs,& faiettes, qui font fortfubrilemét
selle & Res & elabourées , &au bout 'defquélles en lieu de fer . ils mettent des
e mere res fort aigues, & qui taillent aflez bien defquelles auffi ils faydent à
emoires@ndre le boys, comme aufli f'en feruent tout le long de ce monde nou-
ecrire Mau defcouuert de noftre sage. Ceux cy baftiffent mieux leurs lo-
de ladirees que ne font ceux de Labradour,entant que leurs habitations font Cunadiens «3
anada, Bies en forme cirçulaire, & comme vnrond , feparées les vnesdesau- y nur gr
leoz:où Ms de quelques ro. ou 12.pas, fans aucunordre;n'y confideration d'archi. befifént,
es cheucture de laquelle fils auoyét cognoiffance, ils feroiétles plus beaux ba ‘
nd artiidiinés du môde, veu les moïés qu'ils ont de la pierre de toutés fortes, &
s faire Hncilleure qui f ve voir: &iles couurent de nattes,de rofeaux, &iôcs
fort belMurins pour fe deffendre de la playe;eftans fi aifées ces maifons, que lors
ctrayan ile fe fafchent en vn lieu , ils les tranfportent facilement 1à: part qu'ilz
que la ni lent fe remuer, fe tenansenfemble en grand nombre,comme gens qui
ômes aMBluportent les vns les autres, & qui ont vne gräd focietéenfemble. Ceux
e peaux WP iuent de Legumes, qu'ils femêét auec plusde côfideratiô que les autres
pédäs d ine fe fouciét qne du poiffon, là où ces Canadiés vont à la chaffe pour
ariées péirompaigner leurs femences auec la chair de la venaifon qu’ilz prennét:
arys, & ffemans leur grain ne font fi beftiaux , qu'ils n'obferuent le cours dela
ne, & le naiftre ou abfconfement de quelques autreseftoiles , qui me.
l'or , ou
uleur, ni penfer,que ce poupee à d'autresfois eu fentiment de plus grädes cho-
'hreftienMs.que celle rudefle &c grofliere qui ores letientaucuglé. Ils viuent fort
& coliipnguement,& ne font guerefmuent maldifpofez,ny malades, que fils
fen part affaillis de quelque indifpofition, c'eft Je feu qui lesguerift,lequel ils
e par dWpliquent fans ordônance d'aucun medecin, defquels ils n’ont cognoif-
riche pince quelconque: & meurent la plus part affaillis d’vne grande, & extre-
n'eftoit Micvicilleffe . Ce peuple commeil ett hardy & farouche à l’eftranger qui
es, &lMhche,ou à l'ennemy qui le vient affaillir, aufsieft-ilaccoftable , doux,
ent, fyfuritable, & debonnaire enuersles fiens,fe lamentantles voyants fachez
ir, ny prRagoiflez : & parmy leurs miféres,ils fe confortent fur le recit de leur
Micité precedente:Et lors que quelcun meurt entr eux;leurs pleurs & ge
geffe de ifements font entremeflez de chants , & lefquels ils continuent vn fort
ec lefgungtemps:ce qui n° fait penfer que les Thraciens,& Goths en ayans ia-
fcherie Mshiit de mefme force, ceux-cy en foient fortis,veu qu'ils fe raportét fort,
Lab de vifage, & de fature, & ayans quelque cas de leur maniere ancienne
r le mitviüre, Aufi font ils habitans tout le long de celle cofte qui double du
gré tentiron Scythique vers le midy jiufqu'à ce que e és de celle
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H:flotre gene- térré qui fous le nom de Floride, va fe reployant vers l'Occident;ou f iiaitropa
rale des Indes je$ peuples#ommez Cichores:en la region de Canad, & le long dufle commet
La. ue Jourdain, defquels éftainfi parlé eñf'hiftoire des Indes Occidental Mélor;& Bac
Fleuue leur- Les peuples de Gichôréfant voilius du promontoire dit de. fainte He], gre de Ma
dain au nu- n$, où le pays eftnomméauffi Gualdapé en l'eleuation d'ehuiron 36. (docins ic!
neau monde greziils font grands, & d'vne corputence fart mafliue, fans barbe,& pormladie , cc
nommé par tans longs cheueux, lefquels font noirs, & qu'ilsentortillent & enlacedeau'il en fai
lesniffres. comme des treffes,8& en d’aucuns endroits,;côme en la:Prouinc$ de Du: il ipourla c
réilsles portent longsiufqu'à l'eftomach , &les femmes iufqu'à ce qui Gudy:l
Lucas Vaf= ]eur traingnt à terre . Lorsque les Efpaignols furét pouflez.de la temp: qu'ils ont
quez defiou- {ke en celle plage fous la conduite de Luc Vafquez d’Aillion, & que le roBBesfte plant
#rif ceP4S Dathà les euft courtoifement receus en fon pays, le voyans grand comnué de chafc
l'an1524. yngeant, & cinq de ces enfans à luy pareils en cefte monftreufe ftatu ent viuent
ils f'enquirent d'où venoit qu'ils co loyenest exceffiuement,& plus qievoire les !
…. le commun dés habitans dela mefmeProuince : :à quoy futrefpondupdadé viciltef
..«. Va Chreftien natifdu pays » & quiauoitreceu le B: ptefme par l'enhor@ki font des
tion dés François qui fréquentoyent le long de cel. : cofte, que celaprdame qui ne
Joss les deux cedoit de quelques aerbes charmées, defquelles ils vfoyentordinaireniitable, ent
… Poles les home ge açouftroyent ces herbes comine la viande , de laquelle nous farcifimples gés
mes [ont de at deça vn oifon : mais c'efloit vn legerpayement, veu que tant pludrqueiadisi
g'ädflature. montete long, & felonléfieuue Iourdaln vers le hault pays dela gra hdefcriptic
Efpaigne conquie l'an 130,parNunne Gufiman Efpaignol,les home
font monftrueufement grans, & eftans tous tels en proportion quec
Nune G#f= qui en |’ A\ntartique font nommez Patagones, & fe tiennent en la riuie
man ala con. Ge Plate, Or d'autant que Verazzan dit que le long de cefte mer il n'ave
guefrer le pais forme aucune de relligion, il fault voir comme le bon homme fe trompt
Canadien LE ge feft contenté de peu de veuë fans guere paffer auñr: aufli dés fa premi
kfent des ch
ht deux petit
grand feft
huit que:le'F
Bhfclteaupr
tumatin qu
1539° re defcente en plat pays,il fut maffacré , ainfi.que cy deffus nous auonsétces die
deduit . Ce peuple dôc qui eft le long de ce Iaurdain nomméainf par|etint, ‘8e p!
premiers Chreftiés qui y aborderéteft idolatre,& croit que les ames{ods, plus de fe
immortelles, & queles vnes vont en Paradis, lequel ils faignenc eftre fs ou'its fe !
Orient,ou fur les parties meridionales en vn lieu forttemperé, & où clé, je Roy d
iouiffent de tout l’aife qu'elles fçauroyent fouhaiter:les autres tirét en ed hies: de qt
fer,qu'ils penfent eftre en Septentrion,en vne region expolée à la froidue]s porten
re la plus eftrange du monde , & là font rourmentées à iamais pourn
ie uoir honoré les dieux,ny fait les facrifices felon qu'ils le veulent, & con
Religion, € mandent. Etont des preftres choilis d'entr' eux, & aufquels ils portent;d
mœursdé presle roy, fort grand reueréce, lefquels vont veltuz côme les autres,f
ceux dupæys que des. cheueux qu'ils fe coupét, en laiffäs feulemét croiftre par les deu,
de Cichoré, ef coftez des temples & coings du frôt, & vont lier cestoupets für leur nd
: Gmaldapé. ton tout ainfi qu'on fait d'èn licol, & pendans d'yne teftiere de cheual.E
d'autant que l'eftude & vaçation detous ces Barbares ef la guerre, le |
deuins, & preftres ons charge de benirles foldatsallans à la bataille, lefqies
ils arroufent du ius de certaines herbes qu'ils charment, eftimane que ct!
leur fait fort falutaire, & eft encor leur office de penfer, & medicament@
les hlecez, 6 d'entérrer ceux quimeurent en combatan. Or ce peupled
»
#Ÿ
i qu'ils fon
en proces
deleurs viur
ju, + ENMYRÉQYATRTIEMEG |
campaigne, Ils-ontinesurre fefte en taquélte ils; portent én pareil üij
Æffrançe: ce. Me tué Be 1dolg de boys laquelle ifs plätent, 8 fichehe fur vn:
remontes de fteau-de boys: misitout de bour en la place qu'ils enuironnét d'vne palif
ces Idolutres. de, 8&z'de grande quantité dé fieges & coffres faits affez groffement. :(
+" tous.ceux qui fone mariéz fans que aucun y ofaft faillir, font teous d'off
Lara àçefkidole quelqueprefenr qu'ils meccét dans.cés coffres:;'ou fur ces
. Qulespendéntaux polteaux:8.ce pendant les, preftrés font la qui r
dentqui efkceluy quioffe le plus beau & riche-don,affin de le manif
&.declairerà toute l'affemblée:car quiconqueen raporte celte louange
cftdetous honoré rout le 16g de celle année, & ainfiils vont à l’enuy}
de l'autre à qui fera le mieuxion deuoir à l'endroit de l’Idole: Deuant
# tdole myée quelle bâquetent les principaux,des fruits, & pain de racines qu'on yal
Fert, &iautres viddes: & ce qui refte eft diftribuéentre les feigneurs, Or phée,qu
per ux ef Preftres. La nuit éftantvenuë&;ils defcendenitice beau dieu de boys de fs Grecz (6 lo:
me qui l'ado. roduit ces o!
ourant (qu'il:
magrées font:
Soleil, & ce
sames des de:
:& ce penda
dt vn plaifir,
folies qu'ilz {
irafinis que nc
ntienez auec
uderricre du €
fe feruice,il r
hec'eft vne gr:
| fiege de pofteau ; &:la vont plonger dans vn flêuue ; où bién dans lam
FRE x Fils font. voifins dela marine: à fin qu'il fen aille faire grañd chere:
‘ : l'eauaueclesautres Dieux qui regiflent les vagues efcumeufes de l'Od
À voir toutesces folles{üuperftitions,il fembleque ce peuple ayt ef
dis inftruit en l'efchole des Grecz,ou Egyptiens,quiont-efté les plus
&c plus:abufez en l'abominatié del'Idolatrie; que tout le réfte des hi
& delquelsles Romains ont apris telz erreurs), &impoftures : mt
Roys OPre- cor lediriez vousmieuxeyans que lendemain de l'eur'plongement à
: Sfres comme mulachre, i!z affemblet encor fort deuotieufement, & defenterrentwt
canonsfex par leurs-Roys, ou preftres qui aura eftéle plus honoré pour {és vertus:
ces Jannages, mettans. ces offemens fur vn efchaffault à ce deftiné, :& dreffé en la ci
gors les femmes feules.foatl'office de plourer, & regretter la prefenct
APR _‘fainthomime, tourhans à l'entour des. os, & dänçans en rond;;fans oubl
1 "'d'offrirsce que elles:peuiuent derare à la memoire de teur-Prihce oùpBut,fe penfe au
‘77 “fleur:puisremet-on cesosénterre, &Jorsvnprefère hirangut deuaniCes Canadien
| peuple, louant-& magnifiant lavie paflée de celuy dé qui les offemés ox de Haïey,r
tadonnez au
pme, & les D
say en cuyu
tume detot
jez de Leitr be
mourir, il ef
ces. At ref |
prinautez, ci
it que les fill
pent,ny voyé
leurs honnd
ine Careffoien
Quez gs cfté honorez,difputant de l'immortalité de l'ame; de l'enfer que Les dik
Rey du para: ont cftably pour la punition des mefchans , en vnpays froid pour pur
dis creu de ces ]gsipecheg : &leur propofntiepäradisiqu'itsbaftifent en vneiterrete
barbares. rée, & pù regne Quezugà giand feigneur,ê& icetuy:boiteux;, neâti
medoux.ë de bonnaire, comme celuy qui donnetonte{ürte de n
fetemps aux amces qui pdflentenfonRoyaüme; les bantuetañt;creffn
bal,la Mufique,&autres plailirs, 8 leur donnantiæiotiytfancede leu
môureufes: voilale Paradis de Sathan ; qui füuz la dôuéenrd'vnteld
eo touiemét,ermmisille écendort:ce pauure peuple, tout sffiqueles Tu
: Lan 8 Makomerahs fe laiffent ileceyoir fout l'apaît desaiftsiprantisipanli
ne) MCorendélaurfuxProphateRarle moyende letromdatuiré, ci
fin ef cinalé 8e misawrnombre des: Dieu, er A d
"\@upeuplé, prendnt à la fin cles benbres f focsSobrlanithrahtes oil: quant au
ik hume parle nez la fumée fouflant furHafftencei dr faifad tof tisan ent d
font pofées e
hpremiere te
granachies parfaifant fon ofhcéénchanteun; Ba! ehéid flo laverie, Vo
quelle frtededeifies les hommes pm mr out
; de laque
LS
DES-TERR£GMBYFVES
pquelle.vioient jadis les Romains,# de laquelle nous ayons parlé en
wire Buropeçou celke cy de ces Sauvages & Barbares,(8& cognoiftrez 4
Leur left joué, & Le jouë forticftrangement des hommes, puis que ue
Lrauant effacer en leur ame celle opinion de La diuinité,que la mefue na.
We ous propofe pour la croire neccflairement, il Jeur‘monftre j'a- h
brio d'icelle, aon ainf qu'il le fault fire:mais rauiant au crcateurfa Chä/ons fas-
joire,pour faucement l'attribuer à la çreature. Par la predication de cés #5 en memes.
x prefcheurs,ce uple (eduit,le perfuade qu'il ya gridaébre d'hô- re des gens
pau ciel;côme aufls fous terre, & que Jes Dieux de ja mer font partis en de bien
uficurs bendes, & de toutesces folies 1lz en dreffent,& font des chan-
esqu'ilz châtent, & les enfcignét à leur auditoire. Quelle barbarie trou.
n vous en ce peuple, veu qu'il limite ce, pourquoy l’on a iadis tt eftimé
nOrphée, qui a mis au Ciel les plus infames hommes de la terre, 8 que
sGrecz {e font dits Jes premiers & plus ciuilifez de la terre, pour auoir
kroduit ces opinions en la fantalie des hommes? Vn Roy de ces peuples
ourant (qu'ilz nomment Caciques) les Preftres (ubtilzen leursrufes,& ee,
magrées font artificiellement des feux qu'on cftimeroit eftre des rayôs #7 ke
Soleil, & ce feu feuaporant;ilz font à croire aux fimples que ce font Roys font he-
sanes des deffun@z qui l'en vent au Ciel iouyr d'vn aife à iamais dura- °"€2 68 leur
«8e ce pendant on enterre le corps auec grands pleurs, & gemiffemétz, "4.
et vn plaifir quand ilz font la reuerence à leur Roy de veoir les geftes,
folies qu'ilz font, & telles,queelles ne different en rien à la dance des
itafins que. nous offrent par deçà les bouffons d’Htalic : car ilz luy frot-
tie nez aucc leurs mains, & Luy palfent la mio depuis le front, iufque
derriere du colice que fait, fi le Roy prend plaifir en ceft office, & hon
fe feruice,il ne fait que tourner fa relte vers l'efpaule feneftre, d'autant #76 4 leur
Lec'eft vne grand faueur, & celuy qui l'a reçoiten recompence de fon ?r##.
us fe penfe auoir receu vn grand honneur de fon Prince .
Ces Canadiens de Cichoré,& Gualdapé ne font fi abrutis que eftoyent
ax de Haity,ny Cubà ou lamaicÀ, defquelz i'efpere parler cy apres, ny
adonnez au plaifir dela chair, d'autant que chacun n'efpoufe qu'vne <
ame, & les Dames y oat altraintes par la loy du Pays,nonefcrite en li- C#herens.
bny en cuyure ou erain.ains grauée en leurs cœurs, & obferuée par la
tume detour temps, de ne {e point remarier leurs marys eftans tref- penfues ne fe
Nez de. Leitr belle mort naturelle:mais fi pour leurs forfaitz le Roy les 7777403.
mourir, il efb perais aux femmes de volerimpunémentaux fecondes ?7/77 ## Ci-
ces. Au réfteilz font fi eutieux de ta modeftie;que fçachäns combien ‘€:
tel cprinautez, & icux (e font entre le mary & la femme, ilz ne fouffrent
les Toit que Les filles demeurent aues celles qui font mariées, afin que elles
ipasliyent,ny voyent rien qui puiffeles chatouiller, ny induire à felgarer
8, joe di leurs honnefbetez:imittans en cela les façons anciennes des romains,
no inc cireffoient iamais leurs femmes en la prefence de leurs enfans.
defauc oila quant aux Canadiens qui font bien auant en terre ferme, car ceux CP des Rate,
Mitisanent dés l'entrée des terres neufues(que on appelle)& lefquel- Cap des Brc=
ont pofées en l'Occident de noftre ligne Diametrale,ou meridion ale #75 en 161765
premiere terre eff le promontoire dit C:p des sf qui cit polé à neufnese
Fan DDd
Efräge façons
aire la re-
\
Mariage des
de Jeu
Û
e laqué
At à
ÉEVRSQVATRIEME.
quarante fept degter- de ltifadle feptentrionale, & quarante de longitu: juil
de Occidentale:coux dif-ié ;:quife tiennent encefté entrée; &entrel + 2e
deux promontoires desRatz , &des Bretons ;font gens cruels , farou.
ches & non acoftables ,& quine fouffrent que perfonne les acofte ou:
defcendeenleurterre, grands deftature, commetous ceux de Septen-
trion, veftus de peaux de Loups , & autresanimaux fauuages ; & sang
des marques au vifage ‘queils fy font auec le feu à grands rayesnoires, PRES
portansies cheueux longseommé rout lerefte des habitahs de cor PEN
ons, leurs armés font desarcs defquels ils faydent fortadextremen a
1fles de terre rrées non de fer, mais bien‘de pierres, & de quelques-oside poilfons
neue. - & habitent en des petites loges'de fcillards , &efCorces d'arbres faites ex:
prez pour la pefcherie quieft de Loups marins; Marfouins, & quelque
Oifeaux de mer que on apelle Margaux , queils prennent 62 ifles voif
nestellés que:font l'ile Bretonne ; des Demons , Brife', les Arei
& autres-en grand nombre , & la plus part defertes : & y ef le depa
tement de 14 defcouuerte tel , que les Bretons ‘; & Normands tiens
nent la partie qui tend du Leuant au Ponant, & qui eft le Canadà, & qui
ont nommé la nouuelle France; & fi quelques vnsiont donné le nomd
e
hdife des Fr
er les comb.
bconftance
Charles de
l'an de noft
France Antartique à cefte poignée de terre coftoyée, & habitée quelau@qu à tant qu
temps parle fieur de Villegaignon, plus raifonnablement peut on ape occident,
ceflcautre France Artique, ayant fi long temps que les noîtres y hant« 6, & pleine
à fçauoir dez l'an mil cinq cens huict. qu'ils la defcouurirét, & y vonttou@tcelles de fe
lesans à la pefchérie, & plufieurs fy eftans habituez, isçoit que d’vn coMblon, où les |
fté l'Éfpaignol,de l’autre le Portugais leur enuiét cefte fortune & gaillarAuer perfon:
dife. - terre Ferme,
Or courans du Leuant au Ponant vers la Floride eft la terre dite Fran@ults &rigu
” çoife, queles Efpaignols mefmes encor nomment ainfi ; & laquelle si, & ceux de
Térre Fran- à trente degrez de Latitude, & feptante hui& de longitude, où veritable qui péfan:
çoifeditte mécle peuple reffent quelque cas de la courtoifie de la nation de laque @ienque des
Nurumbeg … il porte le nom,comme celuy qui eftaffabic; gracieux courtoys, & debonkyeit que de
par Les famtæ naire : comme aufli leterroireft plaifanc & fertil , & 0 àl'on trouue ddyiliflante, Où
gs Orengiers, et Amandiers , et des vignes fauuages auec leur fruit,et pludBetrtaines ifle
fieures autres fortes d'arbres d'vne beauté agreable, ex fort fouefs , ctaroquelz ilz les
matiques à odorer, ct flairer, ‘et ce pays cÎt nommé par les habitans NuBBrtux du Pays
rumbeg;entre lequel, et l'ifle Efpaignolle gift ce grand goulphe, duquBouleur, & a;
“imerueille
j'ay parlé cy'deuant , eroù font lés courantes des eaux fi dangereufesti
tplus blancs,
rantde la Floride au Mexique, contenant d'interualle, ctefpace dem
de làiufqu'au Brel plus dé mille bonnes lieuës : mais le chapitre fuyuonfe qu'ilz fe
nous aydera encor à mieux efplucher les maticros, M chien lors
dit le: namb
les Ours pa
Kill, Mais lai
notre hiftd
de aboe + ARkny despaïr
Ta pyant affez nc
le, En terre
ES cognoi
15 HMS + NE E ME NT : |
bé DES TERRES NEVEFVES. :. 266
Delansmalle France . cmeenant Hachelags, Canadé ; Sègue=
4,0 le Floride , ç-des peuples KA J habitent. hi
AUS A Chapitretrefieme. Î
pr
re les!
art
5 OU!
pten-
Key ORNE rnèt te à a TE ot
cire anses OR T peu d'hommes y ail eu denoftretempsqui ne
es: re ÿ LATE, W5 ayent ouy parler de ce grand Pilote & expert Capi- ,
enr ne ak taine de Mer , Iaques Cartier, qui du temps du_grand Zagwes Car=
3
;
*
oiffon Roy François, & fuyuant latrace de Jean Denys Nor fier excellent.
ites ex) Lie mand (qui comme j'ay dit l'an mil cinq cens hui@ , a- Pilote de ne-
clou RAS uoit voltigé le 16g de Canadé) commença aufli à rafer fre temps.
Ensestasn les fillons de la mer pour faire voir à chacun, & la gail-
s voif : - s
dife des François, & leurinduftrieaufli bien fur l’Ocean, qu'à ma-
Arein
depart les combatz, & les affaires en terre ferme. Ceftuy-cy feftant fié à
js tien Mrconftance des ondes efineu de fa propre curiofité, & des folicitations
&c qu'il Charles de Mouy feigneur de la Milleraye, & lieutenät de l'Admiral, Charles de
nom d@l'an de noître falut mil cinq cens trente quatre prit la route du Ponant, Mony f@ign.
quelqu qu'à tant qu'il vint à Cap de Raz, prenant port à Carpont, & Degrad,. del mile
r apell l'occident, pource que la cofte qui regarde le Leuant eft bafle, dange-rge.
“hante, & pleine de bancs , & où tout le pays eft plein d'Ifles telles que
onto celles de fainéte Catherine,de Brefts, des Oyfeaux, & celle de Blanc
d'un coMblon, où les fauuages fe tiennent pour y pefcher le long de l'efté, mais /fler de later.
c gala uer perlonne ne fyarrefteà caufe des froidures, ains fe retirent tous re Frençoife.
terre ferme,cerchants les pays plus chaults & les moins expofez aux
ults & rigueursde la Bife,& ce font ceux de Bläc Sablon qui ensvfent
fi, & ceux de l'ifle fain& Tiques,ainfinommée par le Pilote Laques Car
qui péfan: pour te bon port que ce fut quelque bôneterre,.n'y trou- /fles s. raque':
ienque des pierres, & rochers,nomplus qu'à celle de bläc Sablon, ou somméepar |
veit que des haliers efpineux, & les roches toutesreueftues de mouf Cartier.
xliffante, Oreftil chofe merucilleufe ce queledi& Cartier racompte
kertaines ifles efquelzil ne fe trouuarien que des oyfeaux, & du nom
quelz.ilz les baptiferent, le nom defquelz eftoient Godetz ainfi diétz.
ceux du Pays, & lefquelz font de la grandeur d'vnGeay, noirs & bläcs
jouleur, &.ayans le bec comme vn Corbeau’, & fort ayfez à prendre,
nimerueilles, & bons. à manger,les autres font appellez Margaux,qui
plus blancs, & plus grands que les premiers,mais difficiles à prendre,
fe qu'ilz fe deffendent eftrangement du bec, & mordent prefque cô-
vn chien lors qu'on lesapproche, & font de la grandeur d'yn oye, &
dit le nambre effre fi grand que toute la terre en eftoit couuerte, &
les Ours pañloiéc des autres [fles auant pour fe venir paiftre fur cefte
hille, Mais laiffons ces. iles defertes pour voirles hommes pour lef=
Lnoftre hiftoire eft drefféë plus que pour la fingularité ny des ani-
xny des païfages,iaçoit que is ne vucille du touttaire cecy, comme :
pyant affez necelfaireà noftre difcours, & au Leéteur plaifant & prouf ragtes Car=
ile, En terre ferme que Cartier eft de(cendu,il voit du peuple qui les tier, en fa pr
ls fe cognoift ,.ce que nous ayons dit AUS sers que tout Ce miere relais
- MED
te Fra
uelle gi
eritabl
laquell
8e debor
ouue dé
it,et pl
S ,Ctaro
tans Nu
; duqué
reufesti
édem
fuyuat
|, DESTERRESNEVPVES : 247
gants mrauoir elté, & en donnérénrädüisaux noftres: Le Roy defquels lors Pônerons ; pp
terne Nine parler à Cartier(leque en fon 15 Fappelloit L'Enncena;& pour de Cmala,
figned W
n'& trô
pnt gra
Le fur
cffant d
Eneur ApoEs ) il feit vu fePmon &'harange aux Chreftiens., ainfi
Li ont de couftume acoftans quelqu'vn, & remuant fon corps, & fai-
Erd'eftranges geftes des mains, & de la tefle en figne de ioye, & débon
nueil Fait à noz gens, les affeurant d'eftre venuz en pays dérépos & af:
brnces & ne le peuuent mieux exprimer qu'en ballant & chant, ainfi Mechelggé ro
efouuentesfois nous auons deffa propofe . Les Mer umts de Hochelagà rame nôrms
Mentprefque tous en comuiun eftans lears loges faites en rond , Æ en d'une riviere
ronnez comme dans vne paliffade & muraille deboys , & au dedans 4% ditre.
bmaifons de boys fpacieufes de quelques cinquantepas ’, & bien cou-
res detables, & en ces logis ya grand nombre dechambres, & cabi,
& au milieu vne place ouils font le feu à defcouuert, afin qu'iln’in-
relie leurs joges, & ayans banqueté enfémble; les maris & leurs femmes
retirent chafeun en fa chambre ;, auec leurs enfans & famille , entant
jé ( comme f'ay dit } chafcun eft content d'vneefpoufe, & fe tient fort Afimens de
mneftement en fa famille, inftruifänc les fiens 4 viure vertueufemem. Hochelage.:
Jizont des greniers au deffus, & hault de leurs chambres, comme nous D”
ons par déça ou ilz mettent le grain de quoy ilz font leur pain, qu'ilz
homment Carraconni , & lequel ilz font en cefte maniere : i1z ont de cer: Côme les Fro-
sinsmortiers de pierre , & auec des pilans déboysilz vous pilent leûr chelagiensfat
iiufqu’ä tant qu'ilz le puluerifent à bon efcient, puis en font pafte.er lewrpain,no-
ficelle de grandes foiaffes,ou tourtes à la mode de Limofin qu'ils met. me Caracèns
bc fur vne pierre fort large, & bien chaude,qu'ils couurent auéc des cou
preles chaults aufli, & en cefte forteilz cuifent leur pain comme dedans
four. Ce bled leu fert enor en potage, comme les pois, & febues def:
elz ils ont abondamment aufli bien que de concombres, & melons , et
luficurs fruitz defquelzils fuftententieur vie . Ont encor en leurs mai-
ns des Vafes fairz tout ainfi que descaques.barilz, & demy muidz, où . , . :
mettent leur poiffon en conferue , & lequel ilz fontfecher en eft£au Porffen garde
Mist, à Go que l’hiuer il Jeur ferue de nourriture, dequoy ifz fe pouruoiét ec enfre les
us que d'autre munition pour viute ; fans que pas vne dé leurs viandes Canadiens.
se gouft quelconque de fef, d'autant qu'il ne prennét point aucuh gouft,
Mphifir en cefte fâulce. Voulans repofer ilz fé couchent fur des efcorfes
Mrbres cftendues fur fterre,auec des mefchantes peaux de beftes, &'a+
Miniux fauuages | défquettés auf its fe veftent, & fe couererit la nuit du-
nent icur repoz,& fommeil. Ce qu'ilz ont de plus précieux en cemonde ä
incrent quelques chôfes qu'ils nomment Éfürgui, qui fonc auffi blanches z/ärgus./on
tenège, & recucillent en yh fleuue portant cenom méfme en céfte come des ma.
k ne quélqu'vn d’étr'eux à merité la mort, ou bien Pis oht pris quél- rseres de/quel.
cor en guerre, if2 le tuent ,puis te defchiquétent à grand2 COUPS les fe crée de
econreaux Ie long dés Féfles, écdés cuiffes & efpautés, ce que fait, ils def” corailen mo-
tendent Le Corps auec vné corde au fonds du fleuue,od eft ledit Efürgui, fre mer.
frlaiffant dix où douze heurès , & l'oftans ils trouuent en ces taillides
celte matiere feftant attachée au corps ; de laquelle iléfünt dés bulottes
taime dés paténioftres / & en vfercomme nous de l'or ; ‘ou de l'argene
dre | AEUCON PE RIERTT . DDd üj..
ou LIVRE QVATRIESME «
&tochelagiens 8e l'en feruent à eftancher le {ang , ce que.les noftres ont trouué elle,
font tous la- ritable par lexperience, :& ainii ne f'eftonnoyent fi ces barbares en tie
boureurs on nent fi grand compte veu qu'ilz font Metz à faigner fouuent du nez, À
pefiheurs. … relteles Hochelagiens n'ont foucy aucun des richelfes autres que ce
# del: Al
Yosréillef
1 iéhargc. :
fers pour le viure; & ne fe meflée que de l'agriculture, &fçauoir des ch1Ry Motel
Mont-real 8 dela pefcherie, & ne fauét que valent Iesthelors n'enayésaucunecdhiunäis : 4
se des doi
lieuprincipal groiltees, d'aurant que iamais ils ne partent de leur païs, & ne font v:
de Hichelaga bons comme les Canadiens, iaçoit que ceux de Canadà foyent leurs fut
iets,& tributaires:&e ont les Françoys donné le nom de Montreal à lats
. re & finages de Hochelagà, à caufe dela beauté, & fertillité de tour|
païlage.Les ceremoniesdefquelles ce peuple vfa en receuant les chreftig
lors que Cartier y eftoit, furent telles, queie penfeilz obferuententou
tes receptions d'eftrangers : ils f'affemblent en vne place grâde & fpacie
FER fe qui eft entre l'interualle de leurs baftimens, & la riuicre, & là Fontarre
ds Kochele: fter les eftrangers en vn lieu fait en forme carree, & foudain femmes, 4
bles d'arbr
ontles fufd
kleurs haï
flons tém]
hntau peûf
fonties mx
jconferuate
el ils difént
Mauss petits enfans leurs viénentautour pour les careffer,recucillir, & bien-vié doit leur fi
Mir Les Efri ner, leur frotans des mains le vifage , & touchant leurs bras, plourans di ion, & le
grand ioye d'auoir ceft heur que de veoir hommes de lointain païs v
ers ‘ k bd'eux, il le
#7 nans là pour prendre duec eux alliance, Ce recueil finy, les hommes fon
paife. Uz cr
retirer leurs femmes, & enfans, & ffaféent à terre pres les eftranger @ies & puis
mefme ordre qu'on fait par deça lors qu'on ioüe quelque Comedie,mi tes palfen
ilz n’ont guere demeuré là, que les femmes reuiennent portans vne nat @ ile, & ma
faite comme vn tapis, & l'eftendent au milieu de la place, & fur laquell tout ainfi
ils font affeoir leurs nouueaux hoftes, Et tandis on voit venir dix hôm
portans leur Roy, & feigneur aflis fur vne grand peau de Cerf, lequelil
mettent fur celle natte au milieu de l’affemblée, là où eftant il montre bi
vifage,&r careffe les furuenuz aufquels il môftre fes bras, & fes iambes, &
leur faifant figne de les toucher, qui n'eft pas peu de faueur entre ces bô
… nes gens que d'ainfi fe laiffer manier, ains fignifiance d’vne fort finguliere
Hachelagiens amitié. Et pour monftrer en quelle opinion ce peuple ales Chreftiens,&
pins, & racinc
k cy apres,
bilans des ct
Hallans tou
fort pauu
ent guere i:
temmes,
œurtos © fur tout les Fräçois qu'il eftime filz du Soleil,il fait,apres ce falut coduirai a fault
modéfles. …… deuanticeux;les malades,impotés,aueugles, & ceux qui eftoyétaccablezh que le figr
d'asge,affin qu'il Jeur pleut les toucher,ayäs cefte fiance que noz gens 4 bon pil
rs + fentdefcenduz du Ciel pourle falut, fupport & gucrifon deleurs vieil; d'unco
lards, & malades:& eft ce peuple fort modefte, pacient, & affez fobre, 8
dommage fort gräd qu'il ne foitinftruit.en la fainte foy Catholique:mai
ceux qui y abordent ayment mieux y rauager , & piller les Efclaues pour
tourmenter leurs corps & ffen feruir en leurs affaires , que laiffans le pays
peuplé fauuer tant d'amesiqui ayant a feule conduite de nature, fant b6:
nes & bien affetionnéesà la vertu : mais priuées de la clarté veritable de
J'Euangileset lefquels prennent figrand plaifir voyans.les ceremonies des
aoftres à prier Dieu,en feflonnantimitoyent leurs geltes, &. fe plaifoient
… & à ouyr parler de Eefus, fans-entendre toutesfois les milteres de.ce faint
nom, tant la relligion a de force en l'ame de l'homme quoy qu'affoupis
dans le mefme bourbier de l'ignorance." |
. Ce peuple cRforr, & puiffant à merueillé, ce qui fe peut recueillis
broftituët vi
oitous pe
Mleurtou:
tirouué p:
disles dame
hifoiée OT
fe Venu:
Fpeine bea
hfiit côme
ME, & à
Mance en le
des côcom
nbgure de
L si k +1 F2 ; 4
dé rd > à V fo
| DÉSTERRESVNEVEVES, 2:68
ele ess pts lésnoftres iufc qu'à leurs nauires, l'ilsen voioyent quel .Ægsrinde
on tie # delàs,ils 16 prenoÿenñt fur leurs cole, 6 efpautes;grlo porto yent a-:pr#ple cruel
nez, AM mrcille fatitité qu'on voit qu'vni cheual porte aifémée par détaquel:ipres de Cana
ue ce achargc. Aux Ho chelagiens font voifins du cofté du Nord deshômes 44
es chipins,crite!7, & farouches,lefquels ilz nomment Agonibndà;qui fignis
icunecopiutais ; & mefchans , lefjuels Farment cout le corps; &iufqü'aux
Ont vagin cles doigrz , non défér; ou erain, mais d'vntiffu fait de cordes , :&e
Curs (uborfes d'arbrés,aute quelques petites pieces deboys'énlacées auec ceux
là late onctes fufdits grand'guerc ; & fentietuent fort crücligient ; d'autant
de tout leurs haines font pe aucune compolition:, & leurinimitié fondée zrœyps des
-Chrefi£ long témps, qu'ils n'en fçauroyent l'occafion tant foit elle petite,
it en touunt au peuple de Saguenaï limitrophe de Canadà , & Hochelagä, tel-
& fpacic M Éntles mœurs, & couftumes til ne croit puinten Dieu, maiseflime Cudruvens
Eontar confcrtiateur vn qu'il nomme Cudrüagui ; qui efklemalinefprit, 1e-
mmes, D ils difent que parle auec eux, & les aduertit de l'heur; ou mal’heur
bien-vi@i doit leur fucceder, & du bon temps; ou infertilité des années ; ayans
Ourans don , & le confeffans à chafcun que lors qu'il eft conrroucé à l’encé-
» pais veux, il leur gette de la poufliere aux yeux, &'les empelche de voir à
names fon aifc. T1z croyenten outre que lors qu'ils meurétils ffen vontauecles
inger oies, & puis l'efcoulent, & decendent le long du Cicl'auecles Aftres;
edic,mi æres pañlent en des sr plaifans & delicieux; ouils iouiffenc de
Vne nt aife, & mangent des méilleurs;& plus beaux fruits du monde.llz:vi-
rlaquel tout ainfi en commun que ceux de Hochelagais, ayans des mefmes
lix homes, & racines À faire leur pain que ceux du Brefil,defquels nous parle-
lequelilés cy apres, & fe veftans des peaux de diuers animaux fauuages,l'hyuer
onltre ba Gns des chaufes; & fouliers affez groffierement defdites peaux, & 1
ambes, M allans tous piedz nudz, endurcis au trauail , & gensaccouftumez à Marisge des
re ces bô fort pauurement, & en grande mifere. [lz prifent le mariage; & nec S'aguenaiens
ingulicr rt guereiamais, bien ch vray quechafcun homme efpoufe deux ou differens du
(Biens, femmes, auiquelles n’eft permis de fe remarierleur mary, eftant de- refe des Ca-
Ecoduir RE ains fault que portent le dueil toute leur vie; lequel cft cogneu, auffi #4déens.
accable M je je figne de eur viduitéen ce qu'elles fe falliffencle vifsge auec
e gens US arbon pillé, & broyéauec dela gretfe autant que pourroitla largeur F illes profi-
urs vieil oz d'vn couteau. Mais leur falcté eflle plus delcouuerte en cecy que fées par Les
obre, SE ftituet vilanemétteursfilles auät les marier, lesmettäs en lieu pu- S'égwenaiens.
Que itous péuuét aborder pour fy mefler auéc elles à leur fantafie, fans
ues pOur ERh leur tourne à vitupere ny deshôneur glconque, iufqu'à ce qu'elles
$ le pays tttouué party qui leur foit fortable,ce qui n'elt pas hors de foy. uis
font b6- BU jes dames Cipriottes,& Babiloniénes(ainfi qu'auôs dit en fon lieu))
itable ibistcôciéce de faccointer de chacü à certaintemps: en lôneurde
pnies dite Venus, à quionraporte l'inuention de la ruffianerie;Cepeuple Of Ued des
laifoient peine beaucoup authauail, & laboure fa terreaueavninftrumentdé renal on.
ce Bi fit c6me vne demy cfpée;&iont leur bled femblableaux :poisrôds ,°,, 2
affoupis Hf;ré qu'ilzappellent(Ofzi)duquel aulüles Brefiliensontgrand
"S'ghensiens,
adore par les
Sauensens
PRNTA 9 rand'uèrté
Mince en leur verre: Ils ont en sc RAA melüs,;Cocour-? ee auf des
des cécombres, pois, 8 Febues,mais du tout diffcrés à celles de par de
nbgure deflles neätmoins elles imitét aucunemët le gout & faueur,
eilliren
L'Emeriques.
gwms,
Le vfont feulement les hommeseo la Forme, 8 maniere qui l'enfüic,
. Femmes plus re les Chrefliéns confeffenrqu'eux eftans parmy ces nations.eftrange
Labeurieufés fe font bien trouuez des fuffumigations de cefte herbe: legoult &vet
en Sanguenai mence de laquelle leur faifoit voir quelle en eftoit la chaleur, puis qu
que les bômes \auourer on eull dit que c'eftoit autant de poiure,cu Gimgémbre pul
vÆbendance hcfbes brutes;entant que durant les plus grandes froidures,lefquelles
de poifon er eù ce pays là, &rfpres, & effroyables, fi venoyët ils tous lesiours aux
gibier en Ca- feaux de noz gés sous nuda-et par deffus la glace: Dern cela cftrete
nadé,to ter. nudz n'ayans rien de conuert que les parties honteufes , et. peuteftr
res vos. … moitié des efpaules. D'autant que la terre ef couuerte denege, et que
Maladie qui, Fy tranuent aulli bien ou mieux felan le:temps., qu'en cartisrsucuné
regne fousêt. FranceÆt 0 que ladifpolition ethabirude-dece peuple fois tellei
és pays de Ca: Yay ditéfin'e
nada 67 5 3- fité de noftrenaturenous aallüiettis, et furtout à vne maladiequi ref
Las TONTONET ER
LIVRE :QYATRINSME -
Croi® -ncorentresux vneherbe , de laquelle ilz fontgrand proui
L'Efté pour le teraps d'hyuer la prifans, 8 cftimans beaucoup, & de lac
L'ayant faite ” fecher ils la mercent dans va replyde leur abillemenr
peau fait comme vne prochette, dans laquelle ilz portent aulli vnc
ou de pierre,ou de boys, & à toutes les heures qu'il leur plaift,ils pulue
fent laditte herbe, mettansia pouldre dés le comet fufdic par vn des bo
&c par dflouz ila mettent va peu debraife, & de l'autre bout, ilz hu
tellement la fumée de celte pouldre,qu'elle leur fort, & parles nez, &
la bouche,tout ainli qu'on voit que la fumée l'euapore par vne chemis
ayans certaine opinion que cefke vapeur leur fert de beaucoup, & à gr
effait à les cenir chaulez., & fains, de forte que iamais ilz ne marchent f
auoir fur eux de celte herbe ou feche , oupuluerifée, & de mefme dit
que les gens qui hebitent au pays Brelilien, & en l'Amerique en ven:
fé,qu'ilz feftoyent mis en la bouche :& comptent tous leurs faits px
nes,ainfi qu'en vient encor par tourle contirent de l'Amerique, La
hcontagion «
Canadiens en mes de ce païs à font induftricufes, & trauaillent beaucoup plus we4 fence
general Juf- hommes foit à la pefcherie ; qui eft vne de leurs principales occupaidi celte
frét cfrange- ou au labourage ; & remuement de la terre, entant que (comme j'ay que les fau
mët lefrud. ilsn'ont autre vacation,ny trafic, ne fçachant que vaule la marchand M jeu «1e
: Or entreeux prenez lequel que voudrez, & des fexes, & des sages GR: 1er fine
dil pas vn qui ne fouffre plus les rigueurs du froid que ne font men} b.fiment
éroutre,&
des , &' lai
bitées, les pe
rrons quelz
tion, veu qu
«| leles Frar
Mans teurs co
kmonftren
fe veoir’ de
Leur vucille
nélless 1"
Dreft la Flo
Nrionale au t
amefme co
Miquanthies E
béfloignez d
loing dis
J ce GO ur
Btsne regnoi
ages fleurs.
flcuues font glacez,ces fauuages(fi ainfi les fault nommer) prennétgr
quantité de fauuagine:comme font Dains,Cerfz, Ours,Lieures, Mart
Renards,et autres beftes defquellesils mangent la'chair crue, l'ayantp
micrement fait focherau Soleil , ou à la fimée , sinfi-qu'encor ils en
de leur poilfon: duquel ils ont fi grand abondance qu'il n'ya faifon de
ou et la mer, et les riuieres d'eau douce ne vous donnent dequoy cont
ter dclicatement voftreapetit: et où le gibier cit fi familier, er aiféà pr
dre queles Grues, Cignes, Outardes,Oyes,er. Canards fauuages, Mer
Tourterelles, Bifets. Ramiers, Eftournsaux,Paflesfolitaires, et Franco
il poiac fans fentir desincommoditesinfquelles Ja pes
ble pre ‘que à lapefte de par deça, et:ceurs qui en font sstains perdans
sc force de fe fouftenir {entoient vne enfleure e@rangeenleurs We
DO
CI
’
à «4
_D ESATERRIESVNE V FY ES. 269
dtbtut énroidifèmenttieieurs aerfz;quileur paraiffoient.-suffnoirs
Le to are nt
fhg corrompu Sc maculé,toutainfiquele pourpre de ceux qui-ont Ja
| FX Feftendoirecfte maladicaux euifles,hanches,beas,afpaules , &
Sfu'au coljayans tous l'haleine f forte; & puante qu'ayeun.ne-pouuoit
ht demouret aupres & les genciues gaftées de telle forteque la chair en
Moit toute mangée, & les dents:entomboient# pluleurs:8e de ce mal
fentirent affailiz les François-alors:qu ilz:y furent pour f'eftre pour-
henez par le païs, &'ayans pormisaux fauuages d'aller :8c venir on leur
fräurant celle perfécutionnel'eftimant point eftre.contagieufe., Mais
Dieu , &'la naturefont fifoigneux de ccqu'ilz produifent, qu'il a'y,a L:
dl'heur fi grand auquel ilz ne donnent & monftrent le remede ;'ainfi ri de pue
l'on le voit &'experiméte.entouteefpoce de maladies;lefquelles quel- 2“: Pr 74
rénoutietuté qu'aÿent ; fi eft-ce que laipuiflanco divine infpireleshom ?°"° «7 Eu-
Hpour rechercher ce qui fevcà la guerifon de cefke alteration de leur “724 hi-
* F ainfiqu'on a veu.en ce maudit, & pernicieux mal de Naples : porté 0 desChar
n'deça par les Efpaignotz, qui les premiers voyagerét auec Chriftophle "4 15e,
olomb;commenous auons diten noftre hiftoirs des Charles, auquel on
pourueu par le moyen du boys fain@, & Gaiac pris au mefme pays-d'où
icontagion effoit venuë . : Eye
Auffren ce païs Canadien apres quelles François y éurentenduré Jiaf-
ultde celte peftilence,ilz trouuerent auffi les moyens d'yremedier voy-
hsque les fauuages faydoient de la decoétion d'vnarbre qu'ilz appel-
Æmeda 4r-
bre gueri]fans
hen leur langue Amedà , auec laquelle ilz fentirent plus d'effai@& La pelle des
bur leur fânté; que fitous les medecins de Mont-pelier y.euffent dref- Canadiens,
Hebaftiment de leurs receptes.Ce peupleaffez efcpluchéparnous, faut
firoutre,& voir ce quifuit;tirant;ouà l'Occident;ouau Midy en çes
des ; &c laiffans à part vn infiny nombre d'Ifl evtant peuplées que. non
ibitées,les peuples defquelles imitent les mœurs deceux-deterre ferme,
rrons quelz font ceux delaFloride,& quelle eft la temperature de leur
hion,veu que fouuentnous auons ouy parler de celte terre;& pour la-
klle les François:& Efpaignolz fe font affez opiniaftrement énrretaft ez
fins teurs corps pour engreffer lesterres de cenx qui iquelque amitié
tmonftrentà quelle que ce foit 'des-parties, font: ioyeux toutefois
fe veoñr depeftrez: dé coux qui'les vifiteng:;:.non pour. bien.que
re vucillent, ains afin de fe preualoir & de leurterre, &de leurs
né CR 118.4 4 sHif | M CLCERERER EN HER SO
Dreft la Floride pofée à quelques trente deux dégrez de latitude fe
rionale au‘troifieme Climat, mile prefque fouz'letropique diElté … ,Gerre de
lamefme confideration qu'on peut imaginer le païs: d'Egypte, &c par L hide.
Miquant les François eftoient d'Canadi , & qu'ilzfienquernient. des «+ ,;: «14
Refloignez de celleterre:ilz eurentpour refponce:quil;y anait plus
Hloing du chemin d'vne Lune ( éar-c'eft'ainf:qu'ilz comptentlours
Né, tournées.) vn pafs pluschaut que le leur;& où lesglaces,ny les
Btne regnoient point fi longuement;lequel païsabondait en fruictz,
fiages Reurs, & delices plus-que celuy oh di Au: : Mc
Deféription
139%%
2 . + LIVRESQUATRIESME à +
BteftlaterroPlôride fiirecämavne prefque ilo;ainfi qu'S defcrit le par
de Difinemirehéncrapt'empoinéte bien ddant era ver, qui la baigne da
tous cofter, für celugquiarepard vérste Saptentrion, & voit Al'Orier)
Ja grahd éftendue del'Ocean qui fepare l'Europe de ces tertes nouuelles
mentdéféouuertes, à l'Occident luy giftlanouuellé Efpaigne defcon:
uerte par Gufman Éfpägnôl : su midy elle regarde l'ifle de Cuba , à pre
Ponrg#or ce fair Fernañ line; qui eftvne déspremieres habirées parles Bfpaignolz, &
JFe Proutnce delcouuéerte par Chriftéptile Colomb : & a pris le nom de Floride de}
df dite Fh- Léautédéfon pitfsge envant que ceux qui y aborderent lespremiers
ride, ©° par Joyans ti verdoyante; pleine debois touffuz,forefts fpacieufes, & grâde
gui ans 47 &'comme les prez yeftoicnt: tapiffez par la diuerfité des fleurs, qui en
pelée, .\… Betliffoient tout le païfage; luy donnerent ce nom de Floride;qui reffer
Plus fon Efpaignol que le trait de la langue Françoifesaufli ce à efté Tea
… … . Ponce Efpaignol;qui l'an dénoftre falut, mil cing.cens douze,eftantd:
. apoidté par l’Admiral Colbmb de fes charges en l'ifle de Boriquen , ar
quelques nauires, & courant fortuneprift terre à la pointe de Ja Peninfu
qu'encores à prefent on nomme le Cap , ou Promontoire de Ican Pong
lequel & pour veoir le païfage beau ( comme i'ay dit) & pour auoir
terreleiour de Paques Flouries, appella touts la prouince du nom
Floride. f NATIA :. 138
. :. . Éghibitansdelrquelle font vaillans, hardis; forts,adextres, & le, lequel luy
rlaride ef le 86 alléz fubrilz,& fins;acoftables gracieux à qui ne les fafche point, &q auroit aduifer
ont donné de grands affaires aux Capitaines Efpaignolz, qui fe fontn Aurefted'e
aignolz CN deüoir de les affuietir , & lefquelz n'y ont rien gaigné autre cas, finit ic temps pal
Epagnelx, qu'ilz ont laiffé ce ultreà la Floride, qu'elle eft le Cemitiere des E(piMes Ameriqu
gnolz:veu que de belles troupes y ont finy leurs iours miferablemen Œrtéraucunem
cherchans les mines d'or & d argent; dequoy ilz font plus curieux que@*desarcz, &
grigner leshommes, & fur lefquelz ilz veulent commander de brauad que celuy q
ainfi que leurs biftoriens mefmes recitent, &.fe plaignent, & d'vn@iz adorent ]
gloute conuoitite d'auoir., ê& d'vne cruauté fi extrauagante qui are es, & fem
odieux le nom Efpaignol dés le Septentrion iufques aux parties auftri@ere, .&c Icurs
& Filz ont des fubietz, c’eft que les pauures gens ne peuuent ffemancbnneofe y re
detelle ferüitude:, & quoy: que les Roÿs.d'Efpaigne ayent defipoidl}) Or fe fait le
pluliéurs chefzçà caufe de ces façons li cruelles, ji n'ontilz peu defriidmetcheu tou
Ceimaîheur ; qui defpeuple les païs qu'on allois vifiter pour conuertirBBrelt dreffenc
Fdolatres. . : ie DUREE SN en à STartares , aj
. Ie ne veux m'amufer longuement für ce qui feft paffé entre lesnof@dque coran, ad
‘@& les Efpaignotz pouf railon de ce païs, & comme le Capitaine [ean M , ce pendan
; baud:y eftant abordé, & Sa graué les armoiries de France en vae cent en tout «
R'Hïere de faineroche pres la Riuiere de May, qu'ilnomma aiali pour l'auoir diBridour, Can:
M:y 4 laFlo- éounertéle premier iour du moys de May, futoccis, & maflacré malucun fembl
ride nommée reufement, &icruellement efcorché par ceux qui deuoyentauoirplulk contrilte po
par lesmfires. re(pe@ & aux Chreftiens,& à ceux contre lefquelz ilz n'auoient pe Rene.
Landonniere guerre, fi ce n'éft qu'ilz éffiment que l'Efpaigaolne foit plus Eipady fait quelq
Capitaine dés qu'il elt hors desterres deJ'Europe.. 2" : res plus hro
Françeis, . Etne difcourraÿ encor le voyage du Capitaine La lonniere à fn pl que
AS FT TRES it SIOICE dE mild
Cemitserede
Pr
PRE
[DES TERRES NEVFVES 2
yiparlé , &
CA
n” .
faits, Cér/ne fort
dela Floride
Religion @
tcrifices des.
bre. .&c leurs propres enfans ainfique le {ortieureichoit fans que F loridiens.
onneofe y rebfter, ny dire chofe.qui puille feruirau contraire. 7
1 Or fe fait le facrifice.en cite fome ::leñour ardonaépour iceluy.e-
Ænefcheu tous: f'affemblenten vne: plaine :campaigne; ‘où le fiege dit
rirr et dreffe son fi fuperbe ;:&:magoifique que:celuy du grand Cara
Tartares , ains l'affeoit le Prince Floridiasi fur: vo lit:de.natté , &.de
dque coron,acoudé furiceluy , & appuyant fa face. fur la paume de fà
n , ce pendant voit-on autour de luy des principaux qui faultent , &
kententout ce qu'ils font , ainfi qu'auoss dit cftre it par ceux de
radour, Canada , & Hochelagà , fans que pour cela ce beau Roy
hucun femblant de routes leurs careiles , ains diroit onqu'ilrefue
k contritte pour le malfacre qui fe doit faire bien toit apres en fa
fence . à | QE A De) diures
toy fait quelque efpace detemps, voicy venir les parens pere, & mere
tres plus proches de celuy qu'6 doit lacrifier,côduifäns la miferable
ime,& qui auät à l'offrirau Prince fe profternét. par terre,côme f'ils le
kroiét de milericorde: toutefois Voids qu'il ne fé efmeutauceunemét
EEc ij
©
Hz fe: feuent-8:ptené atlien | Î 1. Le mertér à dançer, K fair If luffours tours!
… 1... Chentans ésdantansiatiaireinlefiege du, puma on cle
! péuureoffrdhdtien l'airchaléune fois qu'ila tournent, la-pofans fur lelo.
' ; sech du Princes: 1: tp Pan te 1 1 LEE ut fc LE ai PA de à
| ‘Eeurstours finis ilele:profentent au Roy:qui luy met premierement |;
ain für latefté,puis lé prenant luy donnele prentier coup pour l'afom.
ul mer, :& laiffant:le refte:du maffacre pour l'exercice des patens qui le pe
EU deg si °% racheuent, & puisieureftpermis de l'anterrèr à leur fahtafñe:entanta
ge PT ÿ{z refpetent tellement la fepulture que le plus grand:heur.qu'ilzfo
| d $ FHrF- fiaicent aptes téurmort ; c'ettd'eftrecnterrez-auec. les-plus précieux d
| Ati A leurs meubles: ce qui férecueille aflez par les propos que Olotoracà near melmes
meu du Roy Satironatintau Capitaine Gourguc$, allant à l'affult diges qu'ils
:" fort detenu par lés Efpaignole: car il le pria, comme affeuré de mourir Mr parolle, a
Faffaule qu'illuy pleuft;que lüysmort,il donnaft cequ'illuy. promettodqueles Ect
à fa femme;afän qu'elle l'enterraft auec luy,efperant que parce moyen venir au de
en feroit.1e mieux venu ; Bcrecueilly au Royaume& village des cfprit que nous’
d'autant que tous en general croyent l’immortalité des ames, & la feldnyagé dez la
té des gens de bien en l’autre monde, feftimans les grandz filz du Solde vingts lier
&difans la Lunceftre leurtante,aufquelz ilz font la reuerence, & ls@nelques 28. d
luent en dançant,ainfi que diteft cy deflus, veu qu'ilz ne fçauroientwi Or les peur
. ftrer figne de leurioye qu’en gambadant. Co be 0 do, qui figni
Les Saliens à” VOUS qui lifez ordinairement l’hiftoire Grécque,& les anciennes plus part de:
Rene inf LE les Grecz auoientà facrifier,fçauez bien G les deuins, & preftresApBuuëlle peut c
7 par pe OS alloient confulter leur Dieu, luy facrifier & prononcer fes Oraliriioyent refc
x, if, fans ces mouuements &geftes, & fi prefque tous les peuples n’ont faim, & affoit
? cefte folle façon de faire ,ainfi qu'on peuttirer & recueillir des biquelres donc (fel
&'dances des Ifraëlites:fdolaträs au defert, & dançät aupres du veaudenémbres, di
14.4 du \Y PRE: d ae n'a
. LIVRE OQWATRIESME
eficg
PTE LE fondu des ioyaux deleurs efpoufesi 5 - Lea à 22121 ide
Jmagti 5 es Foridiens ont desvoÿfins prés de l'Efpaignol qui font leurs
rimenrm Ys mortelz, & auec lefquelz ilz ont guerre continuellement, & ce
es. cy fappellent Timangouà,de forte que dés qu'ilz Ligne quelqu'vn d
PR. noftees; ils l'appellenc Exiofta yfmai, qui fignifie enfant du Soleil; }
pots : fent que ceft Aftre lcurenuoyepourles venger des courfes & tyran
5 des T'imangouà leursanciens aducrfairesi& voila quantà:la Floride
Mœurs des tans en icelles 10 Tous 5 tamis eue Ie :,
CRT” Eni48 HETHICEIN ES POS TM ÿ Yul2o bob; CO à DH ; QU) & dif
DTA 1 YU ii 35h a HO IH NS Ms, &ehtire
DUR. AT At up 26 LR 09 La Ar vn ais quelq
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eo 2 pedbl.. Let Je #. Mau,ayanis au bd
ay}; benne à io ih sos! am cie AE l'es +, rent bien aus
il ; à [ih $ 4 2 114 iit ) y s ‘ Na NET pes * * "s { Lo a
e à eu REPARER EN is D! ip, #' >sutrt DE PEUT bieñ genti
: del’ambre
1% jarott arr q 201 HV SO: ans b 535: Ye shioloun Hu Schapeaux h
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à DESTERRES NEVEVES, 27
4. °2er peuples s
tentrionaus dez, là:Flaride i6fqu'à Themiflitanle lang
dela risiere des Palmes, er: Pienmmés dinde he dr
y 4m 000 Chapitréquetriefme,
et SN Lvan o Nunnez en fa relation du paÿs. defcouuert..Zlsare Na.
A Ÿ na entre la Floride , &lepays du Mexique, nomme plu- nez. 4 deférit
PA NE D fieurs fortes de peuple, mais tous fort cruelz fans amitié plwieirs pro
ge) VOA) ny foy aucune, comme ceux qui ayant receules Crefti- #rces de
DA ens ; & banquetéen leur compäignie ne faifoient con- l'//le ocrides
ER EERS fcience puis apres de:les aller affaillir. fans reff pect de fale. [
nismelmies Caciques qui ( tenoyent aucc les Chreftiens : & quelques a
spes qu'ils euffent donné,ou receu; fi ne fe foucioyent ilz pourtät dete- "à,
jrparolle, ains farmoyent cruellement contre les noftres, qui a efté cau-
queles Eefpaignols bien que y ayent donnéaîtainte , fin'ontils peu
venir au deffus : toutesfois verrons nous les mœurs de ces peuples fe-
mque nous: l'auons recucilly desliures , & memoires de ceux qui ont
agé dez la Floride iufqu’au Panuco; qui ef le chemin deprefque qua-
M vingts lieuës tirant au Nord , & für le poinét du Tropique d’efté, à
elques 28. degrez de latitude.
| Or les peuples plus par Nunnez remarquez font ceux de l'ifle de Mal-
ado, qui pgnie mauuais deflin, à caufe que là les Efpaignols perdirent
plus part de leurs gens qui eftoyent efchapez de laterre ferme;loingde ,p, J,
quelle peut eftre cefteifle de feptähuitlieuës , entant oieles fauuages 1, ds
Hioyent refolus, voyans les Chreftiens rompu: derrauail ,preffez dela nd: rn
im, & affoiblis de maladie, de les occirtreitous cruellement.Les Infu- félaivess
res donc (felon qu'ils difent) font grands de flature,bien proportiônez ce
émembres, difpoits,&allegres de leur perionne, comme aufli font ceux
terre fertné ; la legereté defquelz eft tellequ'à la courfeils prendront
killrdementvncheureul;ayans desarcs, & flefches pourtoutes armes,
isdefquelles ils faydét fort adextrement. Les hommes fe percent vne
kleurs mamelles, & les aucuns toutes les deux, & au trou ils mettent vne
dchelongue, & faite de canne de pied & demy; & allez grofferte, & fe
ndent les leurès par deffous , y mettansauli vne petite piéce de Capne
iyfent de mefincaut feffes,où ils fe trauerfent femblablementvne Cäne
fer longue .: Ceux de terre ferme en la region ditte Aplacen font forts,
vers, & difpofts portans des arcs l6gs de fix pieds, mais gros commele
Mrs, &ehtirerontiie deux cens pasiloing , ne faillans de paffer la flefche
krvn ais quelà efpaiffeur raifonnable qu'il aye, & font les flefches de ro-
hu,ayanis au bout en lieu de fer, des pierres ou des os efguifez, & qui pe-
rent bien auant :fe veftans de peaux fines, & fubtiles,paintes & marque-
ksbien gentiment ; ayans vne telle focfucté d'odeur; qu'on diroit que.
fidel'ambre, ou de la ciuette:portét encor des manteaux dé gros fil, &
chapeaux haultsj& pointuz ; & larges par lebürd , & fentrefaluaus fe
nt preférit lhafeur d'êne flefche:; laquelle ils baifent en figne d'amitié.
Enl'ifle dé Malhadotes habitans y vont prefque tousnuds,faufque les
umes mariées fe couurent les parties honteufes auec vn voile fait d'ef=
| ÉEe ii
Mal-
VOTRE fie PERMIS 7e
| LIVREYQUATEIESME:
eorce d'arbre; laquelle eft-fi deliée & fubrile que ontiugeroitque ce fie
wi dela laine la pl’ fine que on fçachetrouuer ;.& les filles ont. des peaux de
» Marrage des Cheures,& autres animaux pour fe veflir. Les hommes y font bons guer
Milhadiens. sers. 8 les femmes fort adonnées au trauail : & n'efpoiffent ordinair
méntque:chafcun vne femme, faufqueles medecins en'beuuent.auoi
: deuxfi bon leur femble;ayans grändeamitié, & familiaritéenfemble,
- :Celuy qui fiance vnefille eft tenu d’aporter au pere de fon accordée, to
: - cequ'il prend, foit à la chaffe, ou à la pefcherie déz leiour.qu'il l'accord
Aufqued la fin de fa vie:fans:qu'il ofaft en toucher,n’y mangértant peu oi
: delaproye:Et fon beau pereefttenu luy enuoyerà manger fans qu'il er
treen famaifon, nonplusque le fiance va vifiter le logis defon beau pe
res voire lil fe rencontrentils fefloignent d'vatrait d'areprefque l'vnd
l'autre, &{e reculans ainfi ilz tiennent la veuë bafle comme ceux qu
eftimentque fentreregarder , & parier leur tourne à malheur & pre;
dice:-& de cefte façon vfent encor ceux de terre ferme à plus de cinquar
te lieuës à la ronde. Ontencor vne autre eftrange couflume , que Gi
teur frere ; ouenfant vientà deceder ils fen colerent,.&:contriftente
ftrangement, fans'que pas vn de la maifon où ceft homme fera mort
+ foucié de {e pourchaffer d'aucun viure par l'efpace detroys moys, ains
Jaifferayent pluftoft mourir de faim que ce faire,fi quelqae.leur par
ou voifin n'en prend le foing, & les foulage aucc efpoir de receuoir deu
la pareille, :Ilz feroyent, bisnttompez {i quelque grand;pefte les af
loit ; & queils Mt 8 que chafcune. maifon.. euft.vn mor
st .… d'autant que ce ieufhe fuffrait pour en defpeupler en peu de temps lac
Dinerfité … tréc. Ilzne pleurent point &ne fe contriftent pour la mart de quelqu
d'obfèques des vieillard, difans qu’ils ne feruoyent de riea plusau monde, que d'emptf
Infulaires. cherla terre fans aucun prouffit : mais: pour les petits enfans.ils en fo
# ! : Jeduciltoutlelong d'vnan; tous: lesiourstrois foiscommançanslep
re , &la mere les premiers, & puis toutlepeuploimitant Jeurtriftefe,
fçauoirau point.duiour ; au leuer du faleil ; & fur le idy.:8r au bout
Fan ils font des obfeques,lefquelles finies ilz fe nettoyeut,, & lauent,n
ftant permis de ce faire durant leremps de leur dueil.Or enterrét ils leur
morts fauf que les medecins, les corps defquels ils bruflét dançans & fu
tacs autour du f:u tandisqueil ard, & fefiouifäns auec. grand allegref
€ font de la pouldse des offemens laquelle ils gardent iufqu’à ce quel:
Quelle mede- jy dueil expiré, ilz fontleshôncurs & obfeques.du mort, alors la fen
cine fée Par me, 8 parens du medecin deffunt fe profternét par terre.suec tout le pa
Les Malhadi- ple ; puis les parens hument auec de l'eau les cendres des os comme po
M. memoire & fe decoupent-&.taillent les bras en figne de grande triftelfe,
:Lemoyen que leurs medecins tiennent.pour les guerir eftle feu, &e
foufflant la playe;qu'ils auront faite au patient entant quei}z font desi
.… cifions,& fuccentlelieuincifé;rellement que fouuent,ils Les gucriflent
comme les Chreftiens femoquaffent de cefte façon de medecine, cesb:
bires les'accuferentd'ignprance, difntique fileft ainf queles:herbes,
mineraux ayent quelque force de guerir,.qu'à plus forte raïfon ce don
oftroyé à l'homme , par le foleil (car ils l'adorent afli bien que ceux de
x frange
. de ces
Infulaires.
ps,ny des viei
utes ces natiô:
Aride)qit e
monde. Ci
l | on, grand
Wepour au
fience d'occi
Quien doit: fu
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#r,q détuer!
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relte des Inf
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és des'nattes
hifonnettes:4
mrs cuiffes, &
ptentrionaul
bédz, lefqlle
qiies fa chai
sde laglle on
ge dés araig:
bre, & autre:
tent céla à qu
opre pafture
fire farine,
tcher bié loir
it enfler côm
bins la neceff
}'dur,ou de m
fecôrinuel|
purir Ihôme,
Kmiferable. A
fe Q lu ais
icftre:& tout.
refiouïr, de
tOutre la |
çore cObat cé
üiles piquét d:
*côme fadres
| DESTER RES NEVEVES,\, ‘ 472
celoianide)qiieftie plus parfait, & à plus de vigueur que tout cequi a vie an M alhadiens
aux doanonde. Ce peuple Intüldire eft: Antropophage;& mangeanties hômes fntrpophe
s guer-Mirron, grand menteur, & f'adonnâtàdeuination & forcclerie, Côme ceux Se
inaire- Mie pour audit lonigé quelque chofémäatheureufe en dormât;ne font cô-
t-auoimhence d'oëcir [es homimes, voire leurs propres enfans, & pour deuiner ce
le. Miien doit fücceder ;: & pour auec.ce facrifice deflourriérée defaitre de 74974265 0c-
ée, touhfis leur tefte, voireen aucüs endroits de laditteifle ils font fi defnatu- cent leurs fl.
corde. à détuer leurs filles, & les getter aux champs afin qu’elles feru ent de le: © peur-
pou fooycaunxbeftes , &fi on leur demande raifon . vousen tirez cefte rel- 749
qu'ilenonce qu'ils en vfent ainfi,affin q elles ne foyentles efpoufes de leurs en-
eau pm rs, veug tous les autres infulaires lesont én'deteflatiô ,& fappellét [a
© l'un diales : ‘&c difent qu'elles feroiét caufe dela multiplicatié de leurs aduer-
eux qures. Noätmoins eux-mefmne fe voulans marier fault 4 achetét feurs fem-
preiullhes dé leurs voifins, & en eft le pris va bel arc & deuxflefches, & en de:
cinquoult de céla ils donnent vn filay ayät demy aune de large , & autät en 16-
ue Hi vhicur, Ces Laguafes fe percent & leures,& mamelles, &feffesauflibien à .
iftentrefte des Infüulaires, & fGnt eftrangement adonnez au peché contre na- Maifons des
nort ic ils changent fouuent de maifon ainfi q fonties Arabes de Barbarie; /48#4265 7,
5, ains (Qi és des niattes faites de ionc,& roféaux auec lefquelles ilz reueftencleurs 47e 27/8
r.panuifonnéttes: & les femmes, & vicilles gens fe veftét.en hyuer,& couürér #76
ir der cuiffes, & iâbes de peaux de certaines vaches 4 ils aÿéc des pays plus
les rentrionaulx, & qui viénenc en leur pays de terre ferme, car ils font va.
vnmob5dz, lefdlies beftes ont le col cortu, & le poil 16g côme les cheures, &
nps iles la chair eft bône & fauoureufe.C'eft.vn cas efträge de la nourritu
quelqu de laglie on dicq vfece peuple pourlefouftié de fa vie,côme celuy qui
d'empebise dés araignées; fourmis, vers, lezards, ferpés, des copeaux de boÿs,déla
s one, & autre: vides d'auffi peu de goult,& plaifir au mâger:n6 gilzacô , 1 8"
ins le plent céla à quelque delicatelfe,mais pour ayoir faute du Mahis qui eff ja Piamde de ces
bte vopre pafture de cous:ces pays là, & de laracine duquel tous faidét pour / nfñlssres.
| boutd pfaire farine, & en peftrir leur pain, & laquelle racine il faut qu'ils aillée
ent,0 rcher bié loing, au gräd peril de leur vie,veu qu'ils en ont detel quiles
ils lt enfer côme crapaults, & font de fort dure & difficile digeftion, neät:
)5 8 Fins la neceflité les contreint à Fy ruer deffus, &netrouuent rié d'amer
legrelSS dur,ou de mauuais gout, tant extreme eff la Faim qui les affaut,& op:
quelrfecôrinuellemét : & telle à les viperes qui font poilon foudain faifañt
rs La furir ihôme, & la fiente des beftes feruent de viäde delicieufe à ce peu
tip miférable, Auli penté-ie que la mefme nature eft ennemye d'iceluy à di
Ame POBufe qu) auili n'aymerié à foy mefme, & n'a foin gicôque ny decesen< raguates
iftee, bos,ny des vieitlards.de(Qls il ne fe lvucie n6 moin: 4 fils n'efloiét point »'apmans rs?
eu, KR cfre:& toutestois gique indigéce à les Tiguales fouffrét;fi ne ceffét ils 7s'eux mef
nt des rcfoutr, de chäter ; & däcer à toutes heures ainfi geft la couftume de mes.
rillentButes ces natiôs plus tramôranes, & Boreales, à refféids leur pays de loc
CCS Dr Outre Ja famine ordinaire qui Fait côpaignie fàs ceffe à ces Barbares /agwaz.es 4/=
erbeh Dore cObat côtr'eux lanature,leur mettät encépagne des Moufchillons falisde faim
edon diles piquét de telle forte, q'its ôr le euir tout-éleué, & 1 hair bourfuu- € des moëf=
eux de c6me ladres, 8e. come lefls lion guerre nuit & iour,drefäs des feux chrllons,
Re :
ne RE A UE ve
J 5 2
124000 \ ei. ee)
MERE, À
LIVRE QYATRIESMETS
pour auec l'elpalleur dela fumée, & auec'vne perfecutioù fe defchars
d'vneautre incommoäité : & d'autres prenans des tifonsardäs, vont co
rans, Comme fols par la campaigne bruflans, & pourfuyuans cefté verm
ne a belles Aammes. D'auantage ne farrefte gucre ce peuple en vnlieu f
+ n'yaabondance,& d'eau, & de boys, l'vn pour boire, & faire leür pain}
Malicens, Cu l'autre pour cuire leur viande fils À se quelque fauuagine, & pour
sais Catales ay der à fumer & brufler ces moufchillons, quiles affaillent fi opiniaftr
ches, Ænaus ment,8e ne leur fouffrent prendre repos quelconque.Le long de celle a
res peuples oc ftehabitent les Malicons, Cuiaios, Catalcuches,& Auauares;lefquelsto
cidentaux, comptent les temps , nogggr ans,ou moys, hy prenans cfpard au foleil
à la Lune, contens de M: feulement la difference du temps felô qu'
voyent que leurs fruits viennent à maturité , & lors que les poiffonsr
muent & fautent fur l'eauimais en yne chofe fontils fort experts, à Gao
ba la cognoiffäce du ileuer des eftoilles,felon le cours defquelles ils ont
bcouftume de fe gouuerner : & ceux-cy font aufli fuiets à la faim 4 les p
ie cedents, n'ayans guere grans moyens de füuftenter leur vie que fort mi
La. 5 _ tablemeut: au refte fuietsaux perfecutions fi euidétes du malin efprit
luare N- ;1; {one batus, defchirez ,& tourmentez par ce commun ennemy de]
Le gta cevifiblement. Aufli difoyentils aux Chreftiés (comme racom
ar cope pif À Nünez en fes raports ) que cefte mauuaife chofe, cartel non|t
red p@ dés jGnnentils, eft vnhomme de petite ftature,& portant barbe, iaçoit q
palmes. guere jamais ils ne pouuoyent luy regarder ‘e vifage: & que dés qu'il:
noit en quefque maifon , tous ceux qui eftoyent dedans ne ceffoyent
al; . trembler, & leur dreffoÿyent les cheueux en latefte, & foudain que ceft
Malin ein fjognement les failiffoit , on voyoit {ur leurs portes vn grandtifon de Le fehelt
penrmense 5 out ardent, apres lequel entroit cefte malheureufe creatureiouât fes iii sd à
Indiens: & tourmentant ceux qui eftoient en la logerte.Quelquesfois tandis qu ser
chantoyent, & däçoyent,felon leur couftume , ce malin efprit entroit gi, gt
ftu en habit de femme, ou de quelque homme , & fouuent prenoit toi. ob d
. lalogela hauçanten l'air, puit lalaiffanttomberauec vn grand efbahi(l is mi au
Regions vof. nent deceux de dedans , & Menant vn eftrange bruit, & tintamerre n in
nes du Mé%tr je ne difcourray plus longuement ce qui elt des terres de Saltenndl.
gere exuacä.Atlan,Guaxacé, Guatatlé, Cimagtlan, Hefpé,T etitlan,Xali
mer de peque, d'autant que les mœurs, & façons de vie des habitans aufd
L…. ag femblables à celles des Mexiquiens,comme ayans les Idoles
honneur, viuans affez ciuilement , & les edifices defquels eftoiétaufiin
gnifiques 4 nous verrons auoir efté les baftimens de la grand cité de Ti
imiftitä:mais palfans plus outre vers lamer de Sur, que autrementont
me pacifique, pour ne laiffer ce qui conioint l’egalité du globe, verron
pays de Ceuolé defcouuert j’an 1540,par ceux à le gouuerneur delanc
14 uelle Gallice y enuoya au nom du Roy d'Efpaigne, leäl pays eft entre
L: 4 Tropique d'efté, & le Pole Artique tirant au Nord, & doublant versl'
cident en l’eleuation de quelques 60.degrez de latitude. En ce payseil
peuple plus ciuilifé que és regions fufdites, bien eft vray qu'il ne fou
guere que les eftrangers y donnent attainte,ne fçay fi c'eff à caufe des!
paignols queils craignent , ‘& fe dent d'eftre efclaues de meme
çon |
|. DESVPERRESNEVFYES), . :7
pau eeux de Thômiftitan ; veu quequend les gens y:etMpyer per le
toy. y ariuotens cour de waerené que on Joue Le#a la deb
pd'entrorès leur ville, &de fontirxles fnages furpeséilolamont. . ::
ILepays ÿ-eft bosu,les baltiruents faits Fort magnifiquement ; les hom- Cecy SE Jelen
be blancs poareltre le Ciel attrempé, & plustirant fur le Beptentrion,: # paper d'en
jdebella ftatare ,allans veltusde coton & de cuir Ide:vache bien. elé-beauperes qui
buré&c qui leurive iufqu/aux talons,fe v'eltans/Geranfme façon Les homm-./€ difoir 4-
psque les femmes, fiviches quenierucilles en bierrerié, 8 Éurdoutles sur fé.
porraulides y abondent, mais les Ceuvlienstiennencfeulement compte ©‘
Turquoites, 8 l'en feruent:comme pour monhoÿe, sh portent. des
pnrures,coliers, 8 bracelets, Saux orciltes, @e fe perfans les. léures,
péque les Ameriques en enrichiffont ces détthiquetures faites pour.
teffait en leur Fe: Les habirabs de Ceuolaqui cf snegrand ville, &:
malle prefque à Thermiltivan, foût fouuencdes baniquetrenfcinbie.&c. |
| dés mails grands, (parieuféi Be publi aessoù ile Pafémblent piu-d}, Ah 1
LS Pers fois l'an, pour y banquierer &vrditier de leurs sfairesayahs vo roy
OMR teur commande , &e qui les conduiéteniguerre,éomæhé oui o6t tou-
(prit ç hoes nations Septentrionales;afin que oncognoifle que.c'eft da nsturé qe Lu
y del Lo A a A Eat
mioin qui en aytlafürintendéee;C'eftainfi que-o aloitefériven QD “1
non qui difüie auoir fitie voyage mais Fsançois Valques caÿinghes ‘|
OR uaillant homme, ayaht fait le mefine chemin ‘en chante tcutiau ton
ire, difant;que ves grandes vivez que te Frater auoit fait entendieat by,
koient que de porits villages où nesntmoinslestapis y cftoient genti-
ent elabourez,ayans 8: deux, &truiseftages, aufqueiz on montoit a- preyerelatis
kdes cfchelles à main, 80e pays fut parluy-nommé Grénade,enfou- de Vafque
mince du noÿaume Elpaignol qui porte cetilaie. Orquant:au pays 8 zèbér ce
iple d'iceluy,voicy ce que Vafques éhrecite/Le peuplededt pays me welz, à ph
LL e allez accort,& fubtil,d'afler botie Racure;allèns da plus part tous [ne ‘La ville
z, iaçoic qu'ilz couuréat leurs vérdoipnes , @& ont écttains mañtéaut /'ape/le Gre-
Linz &qui one faits dé cair fons canon Srivooote d'caufe que lépays eh Nr
dtinhabile à leporter;pour eftre cflrangement empoféà lafoidure, ARS
Sn ct vray, que quelqueFois H y Mirehaut,mais foddainl'airchumgeane
Wifigeon voir les muuges, &l'ebeniiende fout prinde do bluye: ER.
ds Les negos font de tune 8 enBefRfzioe quinupris dt Bab EE
Mbaltir ailez chatdement, &e à faire des habits de peaux debeftes, pouf" D + por
peudloir detetlefroidurerlaquetle ompefche qu'ibn'y aaueun Rui@, de come, :
dibre fruitier quelconque. | Ua CLR | temperéture
Lepaps yet plie, se fans montaiones fes Fertil, en Jour Mis; qui ft © condirios
rdbree de bled coimimentz Milletk ea québyues letumes,t6seerte, d'ehey.
os, autres-boftes fernblables y one érrabondance, GC des cons défi :: |
Miesila Panpérconers le froid. Ce pauére peuplosdérbitlient, Béme ii
hoit donner aûsié rabn'@e étite idôtatrie, fiiohique € éft élleleuii fit Ceuolien
bre, Gepgendteour bledseu Mihis,2é que teftphr elle -quie 412 16 cdorèt l'eau,
ut fufteueer dourvie;équ'auil Res anechères dr aublent ait vf co purge
tue défhuete ile nmleto ne TE ni FE et
LA ShUo a ol üo tro si LU Li) SHTOISR JS £ L: >, SE NOR
ë DO ANT 2: 0 a om om
#t. LÉMREVAVATET x SME à
pourqrsssallns en guertémnamale.larondelle;bart sûccles Acches
tofquelles enltéeu dé for; bno de certains os agi Lan bout, QUt ES pois
…. . &acecesaupollibletes fémes vôt veltuësidécertines chemifesouner
, ty patledeuât;8 lleselles ceignent, de quilleur vont iufque aux piec
Cemahient fr ofquelles elles atraèhent auec-certains cordôs de coté, ainfi que nous:
s4lnxr.: à. iyfnspardeçrauccidesboutons:8e en font ffisloux, que ceux qui ontée
DR \ ar 5 ny ce-peuple; difentin'auoir gere peu Wait vne feule féme tan)
0 sdisiqu'ilsontéftéensclleproiince. l'ay dit qu'ilz nntd'eau én qräd';eud
Cemeliens © réce;nmis népouretntelt-tile- point la principale divinité à qui 2 font
peuples v05- neur sins c'eftte Solcilitout sinfi que ceux de Canada, & dela floride hi
fins adorêt le furayique aa ri Lo diteft,offtér de-fanglans facrifices à leu
Sileil, Dieu, & luy immoléties Hômes;là ou ceux-cy ne font fi cruelz, côtens d
recagnoiflance que itelt le fouucrain,&r-auquel fils rendét grâces de toÿ
caqu'ila onedévie;cüme:en eftét.lc-diftribuseur. Faifans encor celte di
perliô enl'air, pour la perfé@i6 du lacrificilzont de couftume de fé
Sacrifices à:
quel, fait,
an Soleil par ja bouche de Mahis, & autres feménces, & en arroufer les affiftäs auecp
‘È desCeueliens * de ceremonie, Eteft tout le pays:adôné à ce feruice,aufli bié. qu'à celte
rilennie de
Ceuoliens.
ominationd'idolatrieeft côsovnt le deteftablepeché de Sodomie, y a;
1 deihômes;léfquelz dés:le berçeau aude font dediéés:à .ceft vfage ini
de fonkbir, &e Lefquélz nee réarient iamais,ny ofeneffaccoupler à fenn
aias feruétide boucherie à quicôque veut fe ivuiller en cefte villénie.Oi
aufli desfémes cômunes,lefquelles demeurét feparées de celles qui à
mariées, & nié frequentéc aucunemét auec elles, à caufe(côme dit e(+) ol
ce peupleëfteftrigemét ialoux, & ne fouffre que perfonne aproche la
nnors +: fémes;defquelles enaucüslieux;lesyns.enont grédaôbre;& en d'au
rafquer: Ces ïz (e contentent:d'en VE a mœurs de!
rond, C7. païs plus Se rionaux.qui-Co ptaux terres du Mexique, & lave
Ferdinäd “ LÉ delquelz y dé dé ce qu'en ant-lailfé par efcrit Valquez dé Coror
«Ælarco. ent do, 8 Ferdinand:Alarcon qui ont fait Je fufdiét voyage. 4
deféouuert .… : p4 de Mexique;meurs,@ ges MESUE sceluy,
7 Dern 0} SR i j -
RÉ OREAM deicriptiô dela gräde &fimeule cité de Themiltn
LR fr No à ne lairray:jé pourtér de l'effgier & defcrire, fuiuit
SARA memoires que a laiffe celuy mefme qui eu feit la ct
G;
(eroitil p
luy offrir vapeu de Éhäcune chofe qu'ilz mégent;êtla icttét en l'air pou
Açoit qu'il y 4 dénoz Fräçois qui ont fait. quel |
sa le gouft d'
mer, & ceftuy
quelques. co
hlhado;iufqu
bités:ont.de &
sfe féntée ence
priét, &e nourri
ge ;& fôt nil
peu charitab
Haielt owteur,
mourir, ou: qu
uérere;ils le
Huiuât:la (ueft
DESTERRESMEVPVES, 2:74
jince n6mée Sienchim 416,14 malée de Cartenai;ls regié de-T'elfcal-.'
Continêre dés
laiflétlà pour, .
ouleur en fit Dinorceentre
ras CO
aquerelle,chaçi Joing de15
a foudaia 4 le delcain ‘aner
Y.que
fe reure vers leurs voïdnsiqui Les 4
Léogt bés:Buerri he
ail
Hepa
ti G(rômesar ditice peuple ne larrelke puerea:
Pre fesmal pe quelaue paRANERET set LUE
a
ce L'EVARE QNATRIESME : :
f'arrelter en quelque los;obfor-onnenys Le puiffenc vffencer ; c'ef k
qu'on voit dréffor fon equipagé, & fes logos au piedide quelque mért
…! reuti& diet à ob rev dboys Le pluvèfpaie qu'ils peunéne cho.
Comme 5%. fiipuisferetre tou coftez, 8 y re polentd l'aile. Ceux qui de;
drefént le nétrombatre fe ceuurenreous de boys menu comme qui ferois des ÿ
Amp. uefades, & ainff cache! iln deféocheét loursfisches, & f5 bié couuerts, qu
i&ok que l'ennemy leur foit proche & voylin:, fnepous’it lès defcou.
urir aucunertiét. Or Forte Hi vn cheminforteftroiét iufqu'au demy ét;
gejob Mn defféntivntice pour la retraite délebrs femmes & cnfans, qu
ia meinéctouffoirs) à cafe querour sinli qu'elles font le pl” fonuét l'o
cafi6-de léurs-quereHlés,ellés les departent audi lors qù'ilz côbatent lepl
farieufemét. Ce font 1es phis Ans & rufez à fe furprédre les vus es autre
_ d'hômeffevroit imapineru refte quéd ils ont querelles particuliers d'
nemaifünd'attre,o# he OR E émbufches & » 6e des meurtresinf
niz faits enitthhifon& per forpriferen fomme d'eft lxiations Ja plus diligen
téen pt Va nfoives tous l'Ovcidét:emét que f'ilz; fe doubtes
Maniere que dÉTEut AdteHaire; y n'Ot pérde do dorrhir, ains ferôr roule lg de la nui
cepeuple ti en fentinelié;tenfs l'ée preflsuee vac dousaine de-flefches, fouuent'
en combasze. fortént dé leur logealiés ronder autour le vétre contre terre;pour n'elt
_…. | …pointipercéiréafrn de vüiree Bauoir cequi fe fait'eu cam p de lonnemy,
fin quefilz Rntènténeuti remuémentite foient preflz pourfe: mettre d
.… defféce. iPicObaténtile fetiennonc bas; 8: Fabaiffent pour n'cf
attaints dé Aefèkes aduerfäires, & defcouhant ilz parlenrtoufionrs & fu
tét d'vnéliai êr dutresaffi l'arquebufèriene fèur porte guergräd nuifinc
quéd les noftreiRsattaquée fc n'ef quecofoiten quelä lieu eftroite
law les empefche de fe déflourner, & gauchiraux coups, & n'y a moyél
… Tes duoir 4 par P'effott; & paillèrdife de le ED Ve DO
saffaire suec eux qui
” :ghérfürtouter lès chofts deicé môde Or quivond
mme leur 'ObHETIE de foie & sfleuréce/& bit fi diféretque ces barbaresn
combat prend.
fn.
reufément vd éfkonues leurs aduurfüires: voi
R1ors qu'il voydnt
né fibltleutvfer de prière gréd gracieuforé disait le cObét;ny:edindred
Hroffencer, eat 2 1e moquient deltehs refpe@ir; d'eftinnét que c'eft vn
ghésudée de coustdife: Lors qu'ils font cbatisienn/eux dé voifinàn
8e qu'ilz ont’émployé tout éur Manitiondeflekches, chafoun fonre
rourne fon chemin fans que fotrénnemÿ ffoucio dele pourfuyure;enc
… reâtes fuyss fbiènt en beaueo plus petitnôbre 4: ceux à quile chipel
démenté libré,careolletft Neouftätne viée entréixicomire (file fe
17 aéôuftèmer à Outit le Rte iBR frofd plusique tous les autres;
cr partait ne fuit Féonnër Pis Tone f'bons gucrrièts;de fl fpés qhe ion
1 ra in ag déferf, Lhdivérfté des Lafigüés y fl vaeprinef à deux <
promo
thendué de 400: Rev detterre. Piles Ie
cl ont: féuighéne té 10
cuis M int prés de
Pie ve R
cobnoïlfenerienr en fty d'éflonnemét,ou fâute de hardieffè; d'art qu'i
Faydétle mieux derèlles oceafiôs que gens de ke terre, rit itr fonraccon
& Fabrils, & qui fénharditfent en F'auiliffemer de leursennemnis, & cour
jéles Efpaign
À Chreftiers à
[à offroyenc
mmerfür la.ct
rés precede
pion de Coins
n ©
quirt
dévur par q
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où les Ron
mynud#, to
pnines auéc
Hésviennenc
Hiutrémôde.
Me éftan
prete Te diff
\&iurefed
rer, QE
DES TERRESINEVFVES 27$
ulénoé à fes plaifirs sou chacun fenyure auec certaine fumée d'herbe,
Vasontdre faite d'écelle plante, Ontanfli vnaforta de boiflon faitte des
boites -d'vrr arbre qui eft formbtabieà elles d'vn chefneiqu'ils cuifone
bei dograns chaudières pleines d'eau , iefquelles. donné deux
mitions a tirent de deffus le fou, & quand elle ait à demy tiede, & que
Wébr l'efcume y eft par deffüs ile en boiuent :& la humens la plus chaude.
pis peunent ouffrir, mais tandis qu'ils la tirent du vale, & auane que
ufr, ils crient & femonnent ceux qui aurôt defir deboire.lLes femmes |
8 u'ellos foyent fault que farreftent fans bou-.
sd lieuiny remueren fortequelconque,car l'il aduenoit qu'vne re- Æfrsge Ji-
ft elte feroit battue à outrance ; & ce pendant leur baiffoo gettée , et Perron des
due; à caufe qu'ilsantopinion que fi tandis qu'ils appeliehe ceux Z4rbares Ca.
jroudront boire quelque femmefe remuoit tant foit peu,que quelque ”/:.
bidemalheuroux entre en leur boire etd'iceluy enleur corps , qui les
mourir en peu témps :. Ccfte boiflon ala couleuriaune , et env
sriroisiours defüite fans manser viande quelconque , ne palfant jour
chafcun n'enaualle plus d’vrÿ feau er demy . 11 ya encor diubrs autres
iples le long de celle cofte,queic laiffe pour vier de mefines façons de
que coux que infqu'à iey auds defcrit iaçoit que les vns fôt pus cour
iqueles autres, folon auflitcommu iepenft) qu'ils font frequentez des
brefliens, ou on efgard au traitement que feur font les nofttes : d'autant
jéles Efpaignolz mefines eonfeffent;que ces panures Barbaresfuioyent
sChreftiens à caufe que ceux de leurttoupe; n'oubliojét rien prendre
lualfans coux qui tes tareffoyonc ; et üfciauans les naturelz du pays qui.
sr offroyent alfez et plus volontiers leur feruice. Or auant que re-
mmerfur la cofte tirant vers la nouuclle Bipaigne,et que veniraux ifles
font dés la Floride iufues à Iucaran , etau Panuco, nous verrons le
pays tirant vers la mer de Sur ; lniffant péantmoins los corres qui re-
rent le plus te Seprontrion, à cale qu'il n'y a encore aucun qui enaye
1 deRoüuert qte de long de la mer;erde quelques fleuuésés pays de
oi, Bacaleos , Hoehelagé,ct Labradour,defchifrez parnauséséha= ,
frés precédens, Non loing des Prouinces des Comes, & Camoles ef le #4 , ©
bon de Coinuo, & vneautre qui l'auoifinelaqadile eft nommée Cuir. #47
uit: aboutiffant'au païs Mexique versle Midy & Orient ayant ie "8275 066
desur par Occident, &r les fufdiez peuples pourobiet Septentrianal: densales.
Chinsens, & Cuirkquiriens font gens forteltraniges, & matacoftables!
Rod les homimes portent des barbes te certaine depaitlo, allés
ty nud£, toutésfois fé couurans des cuirs des beftes; Scfacrifianbles
nes auée vne brutale cruauté, penlèns faire vn grand büneur à ceux
Hésvitanene vifiter, fiauee be éareffe fi mnt-plaifante ilz: les enuoiég
liutréméde. Ce peuple futiadis füubiet aux Roys de Mexique; mais le:
waume éftant rGbéienitre fes mains des E fpaignoizjit à salühé par tout ane de caf
prttde le dipenfer Lt dt hr forvrobu: mars em fês rec
taurehedyant des heuxbofcagèux, & desafpres montaighes pour: /arions.
tirer, Sfr tourdgeux, &'hirdy que Nuno de Gufmanefcriuitàl'Em . 1
tur Charles cnquicfnt, Bsrecommandant le tai: pag À
si és à FFF iij
LIVRR QUATRIESME ; |
res, il dit qu’vn fndion voÿane vn Eipaignol.momé à l'aduintage, &
mé,auoir palTé vne rluiere: necraignift ‘de l'attaquer à tout fon efpéeà
pallance des boys,de laquelleil luy donns deux ou troys vertes attaintés, & fe ports f
Cuinéns. bien quefans le chouslyle Chreftien eut eu aifez d'affèireiheentmoins oç
, ! difbilà la fin co valeureux Barbareque volontiers il eut fauué, veu la gai.
lardife;fy luy euft cé poflible de le prédre en'vie. Les Cuinéens bié q
* . , , #dorentieSoleil; fuyuantia fèçon de faire deseutres LP
Cuinaquiriès tentriontirant à la mer de Sur;iufqu'au peys Mexiqueifi encor
grands idole i]s ont desidotes aufquelles ils font grand honneur, & reueréce: &:quo
tres. qu'itsprennent plaifir lors que fes Chreftiens leur parient de Dieu cre:
ki teur du Ciel, & delaterre,fi fontils fi beltiaux, & groffiers d'efprit, 4 me
rifans cecy: ils ne peuuent defacouftumer le feruice du Diable, lequel ie. Voila quét
ntentpour eftrange ;.& mal-gracieux maif..e ;,eul'i bien que ceux dMgrochés l'equ
Malhado, &'queles laguazes cy deuant mentionnez . Et n'elt grand cAiley cftät d'af
que ce malinefprit les tienne ainfi aueuglez ; veuque 1ào leurs voifialoch : le Sepi
onvquelquemodeftie, & continence ; ceux cy font fi brutalement couinage. (uper
duits da defreiglement de leur appeie » qu'ils commettent.le pechécôtBunt que les]
Cuinéens 5. Nature, &c:vfent des mariages defquelz eft taxé Nerô auoir voulu vfer paille foic diu
demires, Ishiftoires Romaines. Ce peuple elt en outreimitateur de la brutldbien à (up
des Caribes & Canibales, entant qui mange les hommes tout ainfi q
nous faifons la fauuagine, côme ainfi foit queleur inftruéteur Sathan!k
apprend cefte effufion de fang, & monftre que c'eft le plus grand, & pdt pres leurs te
a 3 states feruicequ'on luÿ puiffe faire; car il parle à eux;ainfi. qu'il. fan sveftuz de:
pe: vhs Calicuthicémienous auons montré, &ainfi qu'il failoic au Mexique , @N leiourqu'i
ie PP Gufcé,cômei’efpere vous deduire és chapitres fuyuants.Or les Lacz (us choilis de
4% ditz fe viennentioindreen vnecftrelliffure de terre,quieftentre les deu la citéqui p
coftaux; &cles hautes montaignes, où le deftroit peut auoir.d'eftédue 1Muperes les en
tant que la portée d'vnanc,& par iceluy l'vn Lic entre dans l'autre , :&|@Bu;& ceux.qu
paffans entrent és citez aflifes fur les Lacz, fans toucher à terre ; Etle Lil y aprenn,
falé(qui eft le plus grand)a fon fluz &refluz toutaiofi-quele mer; & lqu'ilz fonc]
qu'il croift,fon eau entre dedans celuy d'eau douce auecaufsi grandey
heméce d fi c’eftoit quelque fleuus fe defbordäntimpetuefement , &
mefine en fait celuy d’eau douteen fon.accroift, &-defbordement fa
©: 2 goùlphanten l'eau falée : Et fur le. plus grand eft afife la grande, riche,
” "%" rénéméecitéde Themiftité,eftécefloingné deterre fermequelques de
Rloifible-d'en
| urpour y log
bôneslicuës &d'icelle auant ya quatre chauffées Forreftroites ayans unntité de ch
Afiette de La lrgeurenuironialéngreur d'vrie piqueiqui conduifent à lacité,qui n'@rdes ficges , :
grade cité de pas figréde GParissou/Venife,ainli qu'aucuns l'ont chantéen leurs cod tout autou
Themifits. ptes;veu que Corte l'a fait femblable à Seuille, ou Cordoane en Elpandeur, & lac
goes qui ne font pas plus siens cansçou Tholouze. Mais çe quiine cftrange c
eparoiftreaihfi fpacieule, c'eft'qu'elle aff. afsife la moitiéien,l'eau,1yréent pour le
rhemifhité ;. chacune maifon fan iffue, afrique l'eau. puiffe;cpuleren montans, ou
bafly tours. coniffant, 8 y:vellon fur.des.Ganoës ; Gce fontleus vaiffaux Éairz ox À
ainfique pe nepiece)aioli qu'6 pal les canaux fur desgôdoles 3 Veaifeu Nef
sit. les ruës:y font grendes , &:fpacteufes, reheucées fuct gentimentauec
neuçres Eu
Jruénfiites.de boyseliin à Keaune foflende plu que ds raifnn:y #h
ax qu ilztuen
turs dieuxsils.
otre & du {an
leurs idoles,
miles. en leur «
hommes q
NE A LAURE A CUT
,ù .o BEF TERRBNDNEVEFVIES |. 276
pôtz ponr palléren terre forme,êlefiplaces da belle eftédue où fo: v
bortoutèschofes qui feruée pour 1s nourriture de l'homme. N'y sguere
doe qui erue pour le plaifir, &-cémodité, qu'& v'yrrouue ang OS
hondance, 8e auec tel ordre qu'à chagümeftier ,& efpece de marchädilé, Gr ande »vir- |
dordünée fa rue Üs qu'ô bte a y Va apr ra eg cedes Jége
inedes places y a vne gride maifop où fe tiénent ordinai t:10.: ou dm e
s.perfonneés- pouriuger: & decider de routes côtrouerfes qui femeuuent |
bréiques ach vête.entre les marchËs De ver peut cognoiftre
ghpolice &cl'hônelkté nrpens chimé tée fauuege, & cd
dux qui ne trouuérrien de ciuilifé, g.ce qui ce fait és cerres-de leur naïlan
Voila quât au baftimét,eftät ce païs.en eleuatiü dequelque:2a5.degrez
wrochäs l'equateur pre au 3.Climat par delà le Tropique-d'efté;le pou-
dey cftét d'affez. belle ftature,n6 crop bléc, ny noie an caufe qu'il .
sch : le Septétrion, & nous ftaufsi fort Occidétal, magnifique en fon
age. luperflu en bâquets, Ar n au poñible, & eftrigsment idoletre
mot que les Efpaignola f'en feiflent les maiftres. Et côme sinli foit que
ville foit diuifée par cartiers, & côtrées, & qu'éicelles les edifices y foiét
rbien: & fuperbement dreffez par tout , fieft-ce queleslieuxles plus
aux, & honorables fonc deputez pour aucüs religieux qu'ils ont, & lef-
quelz feruét aux téples de leurs Idoles defquelles ils fontiessardiés habi - Quelz, [int
spres leurstemples, & Mofquées,ouilales tiennent:Cesrc'igioux vôt Lo borne -
us veftuz de noinne fe faifés couper ny barbe,ny ons plants dus 1Tlatrèe
sleiounquü'ilz entrétenreligion.iufqu'auiour qu'ilsen fortent:&:lont 4, Mexique.
bus choifis des enfans des meilleures maifons, & des plus gräs {eigneurs
la citésqui portent ceft habit dés l'aage de fix à feptans , iufqu'à tât que
peresles en tirent pour les marier : & plus fouuent y:met an les filzaife
a&e ceux quidoiuent fuccader à l'heritage,que non pas lesautres.affin
ile y aprennent la:vertu, &e le moyen debienregir leur famille, -Tan-
pqu'ilz font là,ne leur eft permis d'aller voir:les femmes ; ny aux dames
boifible-d'entrer en l'habitation de ces hommes, lefquelz l'abfliennens
certaines viandes en aucunes faifons, & feruentordinairementaux fà-
fices 8e. temples de leursidoles . Ces maifonsde leurs orsifont fonc :
rich=nentbaflies, grandes , bien dreffées, de grands cdifices-à-l'en< Degno ler
wrpour y loger.ces venerables, & ayans vn grand nombrede tours, & Mexrcans f ob
Muntité de chappelles :, où font polez reuerément leurs faux Dieux leurs sdoles.
nrdes fieges ; ayans des Dais, & Pauillons pdeflus, & diuerfes paintu- qu
s tout autour ; &. font ces ftaçues proportionnées d'vne defmefurée
prindeur , & laquelle excede la haulteur de quelqueque ce (oit,& faites |
ve cltrange compolition, à fauoir de toutes; fortes.de grains defquels . 4homina-
vént pour leur viure., pillez & incorporez enfemble auec:le fang de bles facrifices
ax qu'ilatuent pounenfaire facrifice. Car vouläs offrir.chofe agreable des Mexscans
#leurs dieux;ils prennent.yn homme tout en vie, & luy tirent le cœur du
oeotre &: du. fangiils en font. :cefte belle pafte pout dreffes l'abomination
leurs idoles; lefquelleseftans parfaites en la grandeur que vousay dit
nifes. en leur chappslless onileur offre grand nébre decœurs.des pau-
hommes qu'on leur facrifie,..& du fang de ces facrifiez en oigaentla
D 7 : par dis Ré
4
É RE +1 FRGA TT 4 à (it : . 4
de, CDPPNETOV A TRITES ME « D ©
| fracécteurs Bmüutebhies deteflablés : &n'ayans des Elirengers péur SN RAI
? fetes petits enrañs deteurs propre pays fontreleruez pére Gcrii NE d
… l'eauoyent pluficars chiappeltes, & icelles-obfcurés 8cfams que pouresr l “Rats
on ÿtint aucune tamiere, ousftoyent leurs idbles ; chafcun en ayantvr
des fice-de : : purticutiere à fs degotion, 8rpioar toute maladie, owa@ian sys vn Die de poiffos
Meg Hfanghanradoréenleurs affaires; inf queisdiscn yfayeat dedei Grecz, Qi” 10 mou
Jin dreféx cdès Rombansviaime.sn Kévlatrie:Les tours que vousayditeitre aix codé" d tra
| :destogis quifontvoitias des temples ou Mofquées nefertient quepr# free
=, “eombeiu & Rpulruredesitigneurs,: ouencob il y ades éhappelles a; 50": C0
Purfance des ges Atotes qui fonr: les dieux parriculieres dechafcunémaifon: fe ne ve pt
Jeig-de la vil: migniufer à vuus defthifirer fa beauté de leurs maifons, & jardinages, n
le de Themss-. va'arrefter, luriagrand induftrie qu'ilz ont eu à conduire l'eau doucep
ballent & qu
fité, -dercanainfoscerrains ; &Aquedunr dans leur ville; &oitie me chaule di" she
ve Les deniers-qu'ordinairement on leue fué rootesles denrées pol" à ©? 0
‘tées vendre aurmarché font pour ke Roy;ou fi elles vienuinr à l'hoftel pt
"willesentanc quels comemnauté, dc tes leipneurs de la cité.ont grand pu last
Race furlapolice+æatant que ce font eux qui donnent pris à toute chof
&c tftabliffenr les ga--les que vous ay dit fe tenir és places pour voider|W ht
querelles des marchands, & punir les larrons,ou@tres faifans tort à ce" 7" £ cbr
1 itrafiquent. On voirencor enleurs places publiques tous:les tours are à
- 4,1. hommes detousmeftiers, quidtrendent jàà voir fil ya quelqu'va q pese La ur
vusille les employcrau meflier duquel ils fe meflét ; en fonime quoy qi" ra |
pds cé peuple foit Barbare , ff eft-il polité; & lemieux drellé; de cout al ut0rS v"
EME" qusl'on en adefcouucrt de la memoire du noz peresrau refte vailtant se, D À
4
dupeuple Me- fiibei, hardy, courageu, aymant fon Prince , & pour la delfence dui
ur eôtre les Eipsignolu ilen eft mors plufieuts milliers,ainfi qu'enicorenc
‘dirons ;ayans efpluché d'autres choles qui réfbent à demetler, Ce pen
“eff de grande flature fansexebz nemrmoins, difpoz; paillerd , & quifu
porte aifément les mcommoditez dela faim, & de route lorte de tra
| ‘ine craint point la mort,& fe hazarde coursgeufemet à la guerre , laqu
<Frmes de je ils aymét fur tout, & carellent ceux qui fy font cognoiftre pour lespl
feux du Mexé vaillenx, le fsilans Capitaine, & Rigneur , & luy donnencdesterres,
que defrafines faux & efciaues:& pour le recognoiftre en quelque compaignie , qu
foyentluy font quelque marque en ces cheueux, laquelle vené,chacüt
fitsutant d'honneur prefque que fi c'eftoitleut propre Roy .
Leursarmes defenfiues (ont certains pourpointz cotonnez, &c
V'vn bon doipt, lefquelz font fortz, & refiflans aux coups, & par del
ecax fà portent encorid'autres pourpointz & chauffes qui f'entretionne
enfémble,& qr'ilz lacent, & efguillettent par dérriere& routcecy elt
d'vnegroffetoille, & couuert de diuers plumagés d'oifeaux de plufia
couleurs. Les grands féigneurs ont des mailles hon de fer, mais d'or,
ar delfus y ac
tattachée a
lagucrre, &c:
eux tâfts de q
Les femme
furpeliz;lo
bntrepuinté
iles chemifé
{plus longud
neor.vn'habi
kne portent
tles.efpa
kcouleurde:
llesontdes:cc
les fé: garent
ePoulkes;C
Cerf, Chi
d'argent, & ce qu'ilz portent quieft couuerede plume eft foire à d'efpal
rl es ‘ef leur Rittemens de tete de boys fait en die dé qu 4 eplaifcac &
befterauiffante venant la gueule bée, commetielle voulôitengloutir res, 8 qui
homme , & par deffuswn prand pennacheenrichyid'or , & depievei site
*Loursrargues;rondelles, & Pauois, fne de Cannésbienmatié, ed" Poidzles
DES TERRES NB VFVES:. 297
de Coton, 6e par deflusembetlis de plumes 8 lames d'or, & ffonz |. ue
fhgraud'poineile traity peut donnerattante, &les penctrer.Les armes -#rme5 af
Mffucs-dufquelles fe feruent leplusfont l'arc, & les fleighes, 8. un dard Jites de Me-
Wilzlancenten guerre; le ferdes bouts, sit vncpierre viue/ouiquelque Fi.
depoiffontref-aigu &nuifant::les aucuns font des hout# trois pain-
qui auf blecentenitraislieux:::leucs e{pées font de:bois, mais au tail.
nd'icelies,quielt lange-de-demypied ,ilzmettentdeces pierresaigui-
As quitaillentauflibren oumieux quexafoir qu'on. puiflefaine, V:{ene
iocore de fondes& f'enaydentfort dextrement ,hardis.; &obflinez ,, &
Widgrandpeine peuuenteftreoftez de leur rang, d'autantqu'ilztiennét
fmerucilleuxordreieftant en bataille : durant laquelleilz.chantent, &
blent & quelquesfois font de fi grandz cris, & huées qu'ilz:efionnent
poux quiles-oyent, &:furtout filzfe voyent auoir.du meilleur :cruelzau Plage du Me:
miible ;:comme ceux quinepagdonnent à homme tant leurfoit:ilpro- zic en 44
heSnerefpeétentaucun sageny:fenxetuans tout , à les mangeans , fila rail eo fe
speuuent des emmener aucc euxen:captiuité, Leurs :habillemens-fout cruauté.
pains manteaux faitz.de: Coton corome dsslinceux , ouurezfordiuer- zabirs de
ment,:& defquelzchafcunena deux:ou trois, &:leslient par deuant. fur aexsezshorà
kftomachien hiuerilz fe vefkét dacertainshabits faits:de: plume forme. de guerre,
qui fmhls cftre defoye cramailie,& "eluz ainfi qu'on porte par.de-
nkeschappeaux defoye;&enontderouges,noirs;blances, gris, & jaulnes.
duurentauflileurs-parties honteufesytantcleuant quederriere auecdes
utoiss Fort gantils,:&.galantementélabaurez,auec de grantis boutons
rhouppes diuerfement coulaurées,-qui leur:pendent mignannement de
us coftez , &ont-des fouliers qui:n'ontquelafimple femelle , faufque
ar delfus y awnecouroye qui.vient dés la pointe fe ioindreau talon,où
lartachécauecquelque boutons :neportent-rienfur Iatefte:ficenieft
lagucrre, &c:en leursifeftes 8 dancesqu'ils ont-delongschappeaux., &
eux faîts de diuerfesrconleursSzmagieres.
L Les femmes ont des:cemifesde Coson fans manches.quireffemblent
s furpeliz;longucs;larges; &ufittilomentelabourées partoutigentimét h
ntrepuintées par lesbards;£ofrangéesnon fonsgrañdeisdafteie , & de ps au Q
iles chemifesenporsentdeux,outroisfaites:diugrfementsmais vne qui 475 fe
fpluslongue que routes lesautres. De-laceintureiembaselles portent #7
peor vn'habillement de Cotontinqui leur va iufqu'à lappintedu pie,
bneportentrienfunheïte,laiffansleurs cheuçuxæfpars ,:quileur-cou-
mtlesefpaules, & fontbcauxencorequ'ilsfoyentvn:peu noiraftres,&
couleurderchaftiigne:il eft vray.qu'és païschaults,&voifins de la mer
lesontdescouurechcfstanez, &faitsen refu,,camme:voites.: defquelz
les fe: gaventiffent côtrela chaleur.Leurviyreeftaffez fomprueuxayäs 74,0 e> fe-
McPoulles;Cailes;Paons;Oyes,&/Canartz : &tusnt pour Jeurordinaire b,seréde, Me
De Cerf, Cheureux, Lieures &:Gounilz:ontabüdäce d'herbes &:fruits, sicens,
{eplaifent fort de la verdure ;&despotages 44 neangmoinsfnntgens
bres,& qui fe contentent de peuautant que:nation quifoitfun laterre.
turpain eftfait d'vn certain grain qu'ilznommentT'agol , ayant figure
Bpoidzles vas cthansrouges., autres blançz,:& autres y quicftant
, à 3US8
Comme Pac-
E OUtroi
rs mil
l'efcorcs
res, & (
palte, la
r de cer
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jOir boi
fée d'au
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eftzi el
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Das fiés |
ux adort
abomi
nfoit fa
leur: fen
à chalt
| DES TERRES NEVFVES. 278
bifeà eux néceffaire,mais le Dieu commun du païs ,& adorégencralie- Æerchiloues
gde tous éftoit nommé par eux Horchilouos, l'idole duquel:eftoit en 4 ur ide-
kegrandé T'oûr alsife au milieu de la plus grand place dela cité , & én La: ke de Themi-
lipelle duquel aucun n’entroit que celuy qui efl leur fouuerain facrifi- fra
pursor toutes les fois qu'ils ont affaire, & necefsiré de quelquechofe, ils Mode &- cere
Lifientplufieursenfans femmes, & filles, & des hommes, & ffen fait la monte des [a
premonie en cefte maniere, Eftant donc prins celuy;qui doibt eftre facri crsfices Mexi-
Bone conduit par les ruës, & places publiques de lacité paré, enrichy canse
beaux habits , & auquel chafcun faitgrandes carelfes, & luy recite fes.
frelsitez,affin qu’il en face le meffage, & le raporte à leur Dieu, puis que
etpreft de faire le voyage, puis luy donne quelque chofe (oit pour mä-
rouautrement , de forte quece miférable qu'on méne à ce Épplice, |
squ'arriuer au temple eft tout chargé de prefens que luy font les ci.
bens, qui luy donnent des commifsions à defprcher en l’autre monde,
tous ces dons reuiennent au proffit du facrificateur pourle falaire de
exécution Pourméne qu'on a ainfi ceft homme, il & porté au temple
bfedreffe le bal ; & la fefte (ainfi que tout fe pañfe fous la mefure de la
pce par tous ces païs ). & en laquelle le confacré au Diable gambade
bite, &c bafle, & f'efiouïft auec les autres. Le bal finy, le facrificateurqui. Ç
doibr malfacrer ,le defppouille & le conduit a vn coing delatourenla-Æorrible fée
elle gift l'Idole de leur principal Dieu,auquel coing,y 2 vn fimulachre srifrce, s
pierre, où ilapuyele patient, luy liant vne main à l’efpaule de l’idole,
l'autre à l'autre , & le mefne en vfant à l'édroit des iambes:ce que fait, :
us fe mettent de rechef à chanter & dancer autour de cefte victime,
pcomptans leurs affaires, & repliquans leurs necefsitez : & chafcun luy
hntrecommandé ce qu'il veut, voicy arriuer le maffacréur ( qui eft vne
hnde digitéentr'eux ) tenant vn grand Rafoir de pierre, mais qui taille
l'efgal du fer le mieux aceré, & trenchant qu'on puiffetrouuer & auec
Eluy en vn clin d'œil,il vous ouure la poitrine de ceft homme au droit
cœur, lequel il luy tire tout chault, & boufilät du vétre, lequel eft mis
eles mains du grand fâcrificateur, qui du fang, qui en fort oin la
juche de leur Horchilouos,& foudain de ce mefme fang en gette en
ult vers le Soleil fi c'eft de iour,& fi durant la nuiét on facrifie,c'eft aux
oilles à qui on fait ceft offre fanglant : & apres on oin@ les leures,& la Cesdres du
tout tant qu'il y a d'idoles au temple ou Mofquée fathanique, com- S'acrife con
auf le deffus, & cornice de la porte de l’eratoire, où eft l'idole prin- féruces,
ble, Ce quefait on brufle le cœur du deffun& & les cendres en {ont
kruées comme chofe precieufe dans quelque vafe,le mefme en fait on
Kdu corps, mettant toutesfois feparément les cendres en vn autre v:-
que celuy où font celles du cœur:& d'autresfois ils rotiffent le cœur /nf4me rdola
les oz des iambes & des bras, & les enueloppent.en .des drapeaux , & srie desMeys.
grrdent auec grandreuerence,Etiaçoit que les Dieux foient diuer- cans.
nent contemplez felon la diuerfité des prouinces , entant que les vns
dent le Soleil, d’autres la Lune, & Eftoilles,les vns{e fouillans en l’a-
ration des beftes à quatre piedz,les autres honorans lesoyfeaux , ceux
ss Rrpés, & les autres Les poiffons,li eft ce que de soute chofe par eux
| GGg ÿ
| LIVRE QYAFRERSME |
venëreo ils obt des pures, & repreientationt ,'& leur offrent eos radis
&c fanglans facrifèces, Et ce quilevafelannoie. Écelko coutume f. crue
le: cfloit que le fable parlanc dedans eds fiulachres leur commando;
d'envfer ainf , déleurfaiGirà croire qu'il &pailoit de celte viande bd
cux offerte; 8 ne marigeoit rien f volontiers, que les étœurs denhomnie
Deurion Cépeupleicft leplusdeuotieuxen cequ'ikeroit,qu'autro qu'on fçactiee
Saperflirienfe toutlemondé ; &fraffo@ionnéà fes Dieut que volontairemôt plulis
des Mexicans f'offvent pour eftre-facrifiez,eltimans de fauuer leurs-ames ; qu'ils croye
cftreimmortdlles , ainft. que font sous les féprentrionaux vors.les: Prouir
ces,fusnommées, & voit omordinairemient plufieurs qui finéifent les la
guos, bras, & cuifles, pour en offrir le fäg à leurs-ideles:& on {ur
_des chapelles , 8 hermitages: :. où les pañfans vent deuotieufement of
Fennnes peu leur fang déuant leurs diéux;les'priansde bienheuror leursaffaires, &le
rebrétres an conduire enleurs voyages « Voilaquant à lareligion, & police de la cit
pars de Me- de Themiftitan,& des principales: de Mexique, ou lés homimes eftans
xique, ,
; ayans de bons prefcheurs ordinaires quiles-deftournenc de cefte abom
Mariage des nation deteftablie d’idolatrie , & d'vne cruautéfibarbare, & inhumain
Mexicans, Cepeuplenefc foucieque bien peu des femmes , & en faitle moins
| compte que natiomqui foit fouz le Ciet, veuque pour chofe aucune
peut tourner à quelque profit que ce fut, vn Mexican.ne diroit rieni
{on affaire à fa femme tantlatiatil chere ou l'aymafk il à l’efs
fonne. Etauantqu'ilz fe chreftiennaflent quoy qu'ils efpoufaffent ch:
diuerfes fcmmes,commeencorefont les Mohometifies, fienauoyenti
toufiours vne qui eftoit la principale , 8 les enfans fortans de laquel
faccedoyent aux biés 8 heritages du pere : aufsi en efpoufant cefte pri
cipale, ils faifoyent plus de dances & efbats., qu'en conduifant les autre
. Sepulture des leur maïfon, qui ne feruent 4 pour le plaifir , là ou l’autre eft maiftreffe,
Mexicans Chef dela famille. Etaffin-qu'on ne penfe poiat que cefte nation.eftant
quelle. ftrangement fuperfliticufe en la perfuafion deteftable de ces dieux, fut
fr fans quelque recognoiflance de l'honneur , que prefque tons les hor
mes de laterreont portéàla fepulture, fault noter que les Mexicans to
voire tous les Occidéraux dés la région de Panuco,iufqu'à Eabradour,
Baccaleos fe foignét grandement de faire que leurs mortz foyent mis
terre, & quelque beftife qu'on leur attribue fine font ils point fi beftia
que furent les Hircaniensiadis ; qui permettoyent que les beftes fuflei
celles,qui feruoyent de fepulture à leurs parens, veu que ceux çy quai
quelqu'vr d'entr'eux eit mort,dreffét vn tombeau fait de pierre, & cô
vae foffe voultée , dans laquelle ilz mettent le corps du deffun& fur
fiege: & aupres de luy pofoyent fon efpée,rondelle, &le plus precieuxd
fes ioyaux fuft d'or,argent ou pierrerie,& des viandes pour quelque io
née, ayans opinion les monts faifoyent quelque grand voyage, pour
quel paracheuer les viures leureftoyent neceflaires ; & les armes vti
. fin de f'en preualoir pour quelques iournées . Etfi c’eftoitvne fem
encore n’eltimoyent ilz point qu'elle fut oifiue , puis qu’en fa fofft
mettoit fa quenoille , fufeauz , meflier , & autre chofe du mel
les chip
bon: & gentil efprit , ontàprefent pour la plus paëtembraffé l'Euangil
Auoir voulutr
L'A
is re
ux defcrie
paiffsoce d
s mieux. fait
nure &c dit
sx chofes le
sierrerie qui
and Roy,q
mme acc!
plus grand
rh ceqi
court, à caul
sauf font t
ns à lafuite+
fire par tout
reeueurs pot
il fault que
sentendent,
ributs, que p.
kquel fe Di
koir des homi
deces chofes
bignoyent qi
bre, Mais du
sit le fufdit C
point du jour
ipaux du pa
les fans *
tete feigneur
e MRCIBA
Ms qu'il ft
&eftoyent fe
plays iouy ff
difnoit.en fale
mes Qui porto
" court, à eaufeque ordinairement prefque il fe tient a Themiftitan;com-
œ
gauelsonque & ç of telle façon.de viurequ'ilsont entre ceux , mais re-
ke ces chofes y auoit des Palais pour les nourrir, & des hommes qni ne fe
bignoyent que de prendre garde querien ne manquaft pour leur nourri
re, Mais du (eruice du feigneur tel en eftoit l’ordre,ain{i que bien le de
DES TERRES NEVFVES. ay
asfeuime v'&td'autresbrufloyenties corps , Al'imitation(& Grecque Mevicens
Romaine } & puisenterroyent les,cendres ;. qu'ils honorüyent auec .Æwrhe
jdreuenence: Enfomme quelque douceurque ce.peuple fe monftraft ges |
fofocietéifrcfbait-il Antropophage, &cfi friât de la chair humaine, que.
evenoion-luy:venoit à.contrecœur au pris de cefteviande, &alloyée
vent à laguere.fe hazerder à la mort,pour prendre des captifs:, & def-
selquels il peutraffhficr laglautônie-de fon apetit,. & au reftetous So-
mites &yuroignes. comme ceux.qui boiuent leur bruuage fans mefu-
Grandes ri=
kävoircommeils fe gouuernent enuers leur Rey,lequel nousauôs dit
cheffés du roy
fils refbetent für soute chofe dece monde, & Les richetles duqueliene À
ux defcrise, veu que Cortez quiena veu la plus part,confeflen'eftre en de Mexique.
paiffauce de declairer entierement l'or, argent., images de ces metaux
smieux.faites... & elabourées que orfeure du mcadefçauroismettre en
re & dit queles feuls ouuragesde plume font dignes d'eftre efgallez
kchofts les plus-rares qu'on face par deça fans qu’il mette.en comptela
hicrrerie qui eft fans nombre, & ne puiffe rendre compte du reuenu de ce
and Roy, qui de fon temps(à fçauoir l'an 1540.) fapelloit Montez vm4
omme accort, vaillant fubtil, & d'vn grand cœur, les terres duquelil fait
plus grand eftenduë que ne font toutes les Efpaignes. Ne pouuäs donc Qur font ceux
ecifier ce que deffus, àtout le moins deduirons nous la magnificéce-de 7} °”" Le
charge des fi-
raufli font.tousles feigneurs circonuoilins , lefquels tiennentleurs en-.”?”""; 44 #16
s à lafüite-du grand roy pour y effrenouriis, ainfi que Le voyons auf. *’7*
tre par toute l'Europe : ayant chacun de ces fcigneurs des theforiers, &
trccueurs pour recueillir les daces & tributs dechacune Prouince; & de
silfault que rendent compte au fouuerain,ayans certains eara£teres que
sentendent,& defquelsils vfent à faire les defpefches,tät pour leuerles
hibuts,que pour payer lagendarmerie, ou fournir à la defpence du feig.
kquel fe plaift en toute forte de beftes, & d'oifaux d’eftrange façon, & à
ois des homme, 8 femmes. monftrueux en leur figure, % pour chacune sfeité
duroy Mexi-
(can.
ile fufdit Capitaine Efpaignol,qui le tint longuement prifonnier, pour
oir voulu trahir les Chreftiens eftansen fa Prouince. Le matin dés le
LIVRE QUATRIESME
li tant que le pays cft fübict au froid , à chacun plat; yauoit vnrefchy
Côme le R9Y pour tenir la viande chaude, portans le toutén la fale,où le Roy auoit,
Mexicä feif couftume demanger;laquelle eftoit nattée & parée fort richement, Ta
Jéruy 4 table. dis que ce Roy mengeoit, aflis fur vn carreau de cuir richemét elibouré
il y auoit cinq,ou fix vieillards, qui prenoient leur repas auec luy,mais «f
loignez de luy , aufquels toutesfois il donnoit, & coupoit la viande def
main propre, Celuy qui feruoit deuant le Roy, demandoit les viande
qui plus venoyent à gouft au Prince, que foudain ceux de la grand faler
failloyent de porter: il fe lauoit les mains au commencement du repas, |
à la fin, mais la feruiette qui luy feruoit vne fois à l'effuyer , neluy efto;
plus reprefentée , ny la viande eftoit remife éz meffnes plats, efquelzo
en auoit porté dés le commencement: & fe veftoit quatre fois le iour, (à
E Strange ce- porter iamais deux fois vnabillement. Ceux qui entroyent au Palais, fail
remonse 4 fe loit que allaffent pieds nuds, & eftans apellez pour venir parler au Roy,
trouner deuat alloyent latefte baiffée, & les yeux regardans à terre , & le corps court
le roy Mexi- fans l’ofer regarder en forte quelconque:& ce en figne de refpeët & reu
can, rence, ayans opinion qui celuy qui hardiment regarde fon Menus:
face, eft prefumptueux & ne le craint,prife, & eftime felon que luy con
mande le deuoir.Le Roy fortant du Palais,(ce qu'il ne faifoit guere)iln!
auoit aucun fut de fa fuyte,oude ceux qui le rencontroyent, qui de pa
de le voir, ne tournaft la tefte de l'autre cofté, & tous attendoyent qui
fut paffé, fans que perfonne remuaft aucunement de fa place : auffi qua
il deuoit fortir , il y auoit vn de fes gens qui marchoit deuant ayant tr
baguettes en main, affin que chacun fut aduerty de l’arriuée du Roy, {
que perfonne ne luy vint a l'encontre. Ce fut fur ce Roy fuf-nômé Mi
qui de noit
euës, Or e
la mer qui
tion que no
e,onnous
olicées de l'
ons de vie
put ainfi que
kque en auor
it fait Chre
felon le peu
fe,nô q ce
jeux faire. C
te lorte: qu
Jomtes,iufqu
qui eft deu fc
tezumà que Fernand Cortez prinft la grand cité de Themiftitan, & pa onne qu
Fernand ci voyfin, di il abatift les Tdoles ,non a vn grand defplaifir des habia sci 13,
ser prif - qui difoyent tenir cefte façon de vie de leurs anceftres, queil ne nioyer oy,mais faul
pa eur # point que ne fuffent venuz d'ailleur, & n'eftre point de tout temps nul, ainfi qu
d A D+ sels de celle Prouince, mais de fçauoir dire de quelle contréeils eftoyense Voé;ay:
ef. fortis, aucun n’en à fceu rendre certaines nouuelles. Ie ne veux m'arrefte fpirituel cit
aux affaults donnez par les Efpaignols, à la braue deffence des Mexican poutesfois ce
& ne deduiray auec quelle conftance& le Roy,les feigneurs & le peupl@ de faire mo:
aimoyent mieux mourir en combatant vaillamment, voire brufler leu oy eft crée
propres maifons, pluftoft que viure fous la feruitude kate fa iultice, &
tray auec quelle cruauté Montezumà feit facrifier les E paignols » Qui cit toufiou
ftoyent allez vers luy,pour le femondre de fe rendre, luy eftant affiegé@/'Ife. Auf
{on palays, ny comme en fin il mourut, d'autant que le difcours en feroiate au Voé,r
trop long,pour en eftre l'hiftoire notable & de confequence,ioint 4 Cofnoux du fou
ition & id
ice, & de l’:
tez l'ayant defcrite, & moy n’entreprenant ces defcriptions, me content
feulement de reciter les loix,mœure,couftumes,& religion de chacü pe
ple,felon qu'à la verité i’en peux faire le recueil auec l'autorit: c'es auteurs (oyéc ils fe
dignes de foy, & qui ne comptent vne chole pour autre, paignans en Sie & foubli
prentrion ce qui eft vfé en Orient,& attribuant aux Occidentaux les ch@ytefte fi haul
ui l'or dre)
fes qui fonc propres à geux qui habitent les terres Auftral”s,
Ve krence les gré
DES TERRES NEVFVES. 230
L" ‘peliflede Giapan Seprentrienale, © mœurs des peuples qui
auoitd, -- Ps d Chapitre. 6. S st
nt. Too ‘Autant que le pays Mexican reffentles froidures Se-.
bou ER é ptentrionales, & que guere on n'a cognoiflance dela
> Mais x # mer de Surenl’eleuation de ce Royaume, auant que
de de DUREE © & pañler outre, encor que ce noftre œuure ne foit point
; viande | 14 De] ne dreffé comme Geographie , fi tafche-ie de mettre les
d fl OR SS LS Prouinces chacune en fon ranc felon qu'il m'eft pof-
efcha
repas, { PAU lible,& fuiuant l'opinion de ceux quiiadis ont efcrit,.
uy eftoifé quide noitretépsont fit la defcouusrte desterres nouucllemét cô in
quelz oMeuës, Or entre plufieurs ifles, & grandes & fertiles vifitées de ce temps Ifle de Giapa
our, fard la mer qui va vers la Chine & Cathay, qui font prefque en mefine ele- aff.
ais, filon que noftre Europe,affife entre le Tropique d'efté, & le cercle arti-
u Roy,hhe, on nous en a marquée depuis l'an 1550. vnede plus belles & mieux
> courbélicées de l'vniuers, nommé Giapan , & laquelle à caufe de la rarité des
À &c reu@Bcons de vie du peuple qui y habite , ie ne feray le retifde vous defciire
neurd urainfi que prefque mot à motie l'ay tirée de Italien , & recueillie de
luy cond que en auoit donné d'aduertiffement vn Giapanois mefme, lequel fe-
ere il noir fait Chreftien frequentent lesnoftres qui bot aux Indes Orientales:
ii de pal felon le peu que i’en ay recueilly ie vous en fais aufli affez efcharfe lar-
y ent Welle, no q ce {oit par faute de bon vouloir,mais me manquät le moyen de
M quanieux faire. Celuy donc qui a defcrit cefteifle Septentrionale en parle en
ant troie forte: que Giapan eft fuiette à vn roy ,ayät fous luy des Ducs & des
Roy, Momtes,iufqu'au nôbre de quatorze, l'un defdls mourät c'eft au fils aifné
omé Mi
» & pa
habitans
enioyer
Dps natli
Eh |
’arrelte
1exican
le peupl
fler leu
le:omet
$, qui
ailiegé
en feroi
tq Co
content
acü pe
es auteu
ns en Se
x Les chg
qui eft deu fon heritage & fucceflion:là où fil y a d'autres enfans,l'aifné P4#* Ro en
rdonne quelqueapennage fous condition toutesfois qu'ils luy feront #4 ©.
image, & luy obeiront côme fes fuiets, & tributaires .I1 dit qu'ils ont vn “#” puil[äce.
oy,mais fault entédre Roy principal, entät à la feigneurie et departie à 7°°” oy foume-
eux, ainfi que iadis en vfoyét les Spartains : & ce premier fapelle en leur ?# Gex0 re
rue Vo6,ayant fa iurifdiétion , & puiffance fouueraine tät fe letéporel 247! Le char
fpirituel , eftäs gés adônez au feruice des Dieux ainfi que dirôs cy apres: 4° de La police
Itoutesfois ce Voé ne vaiamais en guerre, & ne fe mefle en forteaucu-
de faire mourir,ou efpädrele fangi d'homme du monde:& c’eft pour.
oy eft crée l'autre Roy,que ils nomment Goxé entre les mains duquel
la iuftice, & la charge des guerres, & lequel neantmoins obéit au Vo6,
uieft toufiours choifi du plusilluftre fang, & noble race qui foit en tou-
l'Ile. Aufli quand le Goxé le va voir, c'eft auec reuerence qu'il fe pre-
eau Voé,mettant les genoux âterre, & humiliant lechefiufqueaux
oux du fouuerain, quiauffi eft comme le grand Euefque de leur fu-
ition & idolatrie: & quoy que ce grand chef de l’ifle & general de la
de l'armée foit puiflant à ie A w aye grand e d'hom-
foyécils feigneurs.capitaines,ou foldats, fi eft-ce que f'il fait quelque 1,
le & foublie en fon deuoiriil n'yatiltre Royal que le Vo6 neluy ofte D
ptefte fi haulte qu’il ne luy face aualler. R
ufi l'or dre y'eft fi bien gardé queles moindres refpeëtentauec telle re
krence les grâds, & que Les roys mefmes, craignans lenom & maicité de
ab Po,
. LIVRE QVATRIESME
Giapamë ff leurautofité nefont rie qui foir viruperablé, Kesperits;cfguillonnez
ment lespe- ceftemodeftie , & crai nans'la grande feuerité deiuflice gardée par
cheY, dire ef fouuerains;n'ofent rien ire que fclonla loy,&-ordouwanesderer
gta. ‘ant-en main Je puillance, kéfquelles ne pesmenteftre que:ri
l'erreur qu'ils onten leuropinion, ( imitansles fantafres-ées anciens p}
Noblefé refee Jofophes de l'efcôle Stoique,)que tousdes pechez fontafgaux, Br que
téeentre les tantcommer de fautte:celuy quidefrobedix{olz, ‘queqiauroit prisé
Giapemis. … farronnant milte efeusä fon prochain . Aufli nt ces Inhikiresfortequ
tâbles, &quiréfpe@tent chacun felon fon degré & vertu ;fanste fo
nomplus des richelfes, que dela fortune la plus contraire qui‘puiffeadu
hirà l'homme. {ls honorent-grandemét lanobleffequelque pauuretéq
ha fuiue tout ainfi que tes gentilhommesfercputent pour dignes delo
ange’ayans fait feruice à leurs Princes, @& le tour plus’efguillônez del!h
meur & defir de louange;quetle:crainte qu'ils ayent d'eneftre punis.C'(
Srapanos fs le peupleautant fobre’&modefte qui fe trouuc fur terre, iaçoit qu'il
brés au man-‘adonné vn peuboire ‘largement , :faifant leur 'boiffon ‘de Riz:&ai
ger or excef- vous voyez que le pays ny eft pastrop froid, y croiffanteefte:femence
ffs en bunäe, ceux n'ayans d'autreindultrie pour fe faire des liqueurs à boire queleR
ainfi que ailleurs on vie desobelons & de l'orge pour'faire biere, be
Bordes Gia- fon propre aux fcptentrionaux.Ils ne'fe plaifent en 1eu ‘quelconque!
panos quel-“eomptentà grand deshonneur'fivn'homme:eft adonné au iéu , d'un
le. ‘que onrre fçauroitioüer (à leur aduis) fans fouhaiterle bien diautruy}
‘par méline moyen on tombeau vice qu'ils hayent, &'detéftentileplu
Giapanois mece monde qui eltlelarrecin , ‘car ikn’y:a mation :foustle Oiel.qui moi
tonent samañ oucie du bié d'autruy que lesciapanois,& qui reçoiue demsilleurc
les admonitions que’on leur'fait,filsontcommisquelquefaulte, Et{
Larcin'hay, Fault croire-ce que Xauierrelligieux de l'ordredesIéfuites ena éfcrit)
et puny entre diroiten‘ifant la viede ecpeuple, que ç'aytéfté vn'Sacrate;qui l'à en
les Giapanois gné ,’entant que lil éftmodefte en fonaûtion , il nefefgare: point a
__ ‘enparolle , entant que les Giapanois neiurent aucunementen leur
Xaaier Lefai- is commun, & file ferment efchoit en leur pardlle, é’eftleSoleil qu'il
te + eférit cefle pellent entéfmoniagne ,‘auquél ils attribuent quétque grande diuini
hifloire en sufli bien que ceux des peuples Occidentaux, &'Septentrionaux parn
God. amenez'en ce quatriéfmeliure. ‘Aufli ladorent ilz,& la Lune auec luy
| ‘Feraportentdeleurfoy,&relligionà-certainsmoynessqu'ils apellétBo
Geapanos in zi, & Pagedy ,- qui font comme leurs philofophes, mais plus vicieux ce
rent par le So fois que n'elt le cômun peuple, & qui feveautrenten l'abominationc
deil, ‘demnée de tous honeftes;& laquelle ne femble peché en'ce pays , à ca
Bonxi cr Pa que ce fonteux qui fcruentà tous d'exemple Mais auantque fpecifier
gedy font les * cy plusau' long,nous deduirons vn'peu'le ménage de arr aifon royale:
prefires des de celuy Voo qui éftiechef, & fouuerainen la puiffance Giapanoife,
Guipanë. lequel vit feton la façon, &'maniere qui fenfuit. LI fe marié,quoy ques
Quellewie : dementadonnéà Ja lupetftition dé leur foltecreance;prenantvnefe
meine le poo de grand maiton & qui foit de færace, & fortieide la famitlede ces pre
des Giapanois cctleurs .Loint que ce’ Roy eftauec fa femme iln'éferoitenacofterd
tre,comme aufliains que clpouler , ikne feliazarde d’enchaifir queles
quil
| fe br
oprecomm
dpace des au
aps qu'il lu;
dent.Et per
dife des ho:
oift de la Lu.
pclecorpsh
ipan,pour f
oit à fa femr
plouuoit à ca
l'homme. €
poufant Ja fie
lemary.la tre
filne fartac
nprocez, &c
aftny l’vn n
nommée, 8
huoyée chez
k fil fouffroi
ut fe remarie
buis, & nef
sfont encor
quelque.eft
mmes Ethni
homme puif
Buité naïue de
tez, f'ilz on
eaux monaft
L & oeuf, ®
ennent à lire;
rme expi
ployent aug
tpar l'efpace
anne les att
s fe de Ji
DES'TERRES NEVFVES. 28T
y ferge de palletemps. Engory a vae autre obféruation,qui eft quo
Hocfe.marie auant qu'attaindre l'an 30. de fon aage, ny aplus remede
emarier, comme auf fil perd {a femme auant que venir à ceft aage
c'e pour luy autanr de vœu de chafteté pour toute fa-vie:mais elle
urant,ainsquele Voù ayt attainc ceft age, c'eftenluy d'en prendre |
autre pour fonaife, & paffecemps, lequel encor luy eft limitté en cefte Le Fee couche
e.LorsquelaLune va en dimiauant, vous n'auez garde que ce Roy 4% /4 fem
oticux couche auec fa femme,ains fefloignant d'elle par l'efpace de 15, me /isrment le
nvacque à icufac, eftude & oraifon,ne mangeant qu'vne fois le iour, cours dela
hat veftu deblanc,&.couronné d'ordinaire iufqu'à tant que la Lune re: Zune.
sd fa courfe:& ainfi lors qu'elle vient à reprédre fon croiffant,ce galde
oyrecommence à fe refiouir & faire bonne chere auec fon efp oufc par
dpace des autres 15.iours la menant à la chaffe, & fe donnant du meilleur
aps qu'il luy eft poflible de penfer, pour fe recompenfer du ieufne pre-
dent.Et penfe que quelque farouche Philofophe,qui mefuroit la gail.
dife des hommes, & la nourriture des moëlles fuiuant l'accroift,ou de
unis. C'(
t quil
RIZ :êcai
spin: pift de la Lune,comme eftanc celuy des aftres,qui le plus à de proximité
que le Mec le corps humain, fut.celuy qui enfeigna cefte pratique aux Roys de
icre, bo
( open fe tenir plus longuement en haleine,auff bien que celuy qui Pi£ænie no
oit à {a femme, qu'il ne failloit point coucher enfemble, finon lors que ‘4e 4 Ga
,-d'arplouuoir à caufe des humeurs qui abôdaient pour lors le plus au corps ?##.
l'autruy l'homme. Ceftenation ne fe mefle point auec plufiours femmes chacü
tie plu @poufnt la fienne, laquelle fe gouvernant autrement que de fon deuoir,
ji moin lle mary la trouucen faute, il doittuer, & elle & ion paillard enfemble:
Heure fil nc fartaquoit qu'à l'vnfeulémét,la iuftice le pourfvit, & luy fait on
procez, &ceft puny rigoureufement comme homicide : mais fil n’en
dtny l'vn ny l’autre, il eft infame pour toute fa vie, Si vne femme cit
nommée, & que nonabftant on ne la peuue trauuer für le fait, elle et y,
muoyée chez fes:parens, & par ce moyen le mary efchape letiltre d'infa- Ed
k lil fouffroit les cornes fans fen relsétir en forte quelcôque:ioint qu'il
ut fe remarier à quelle qu'il luy plaift:1à où la repudiée eft deshonorée
bmiis, & ne peut trouuer aucun qui aye affaire de facompaignie, JInfa-
sfont encare les hommes, qui viuans leurs femmes faccoftent d'autres
quelque.eftat ou conditian qu'elles puiffent eftre: & à dire vérité, pour
mnes Ethniques,ce font bien des plus belles & louabies conftirutions
homme puiflédetirer, D'y.ayant rien qui ne foit fondé fur la mefme
Buiténaïue de Nature.Les mariez de cefte ifle, & qui y font des plus re-
îez, filz ont desenfansles enuoyét.dés l’aage de feprà huirans,à l'ef- Enfuns noum
ecifierWeaux monalteres, defquelz nous parlerüs cy apres,iufqu'à ce qu'ilz ont ris aux lertres
royale & neuf, ou vingt ans, fans qu'illeur foit loifible d'en fortir;ains a: 4 Grpan, ‘n
sanoife Meonent à lire, &-cfcrire,cequieft de Dicu,& des affairés du-public,puis …
oy quedirrme expiré Pen vont cher leurs oi qui leur dônént femme, & les N à
ne femholoyent augouuernement de l'eftat public. Les femmes ayansenfanté Ceremenies
ces pret par l'efpace de 1$.iour qu'elles n'oferoient toucher perfonne, & que des acouchées,
ofterd'unnelesattouche, & quarante iours fans entrer en leurs Eglifes: & les
r queliBhues fe de liuransde teur portée font feparées du du Le an
quil
. Et(
a éfcrit)
ai l'à en
point aù
n Jeurd
il qu'ils
e diuini
x par ne
auec luy
bellétBc
1cux ce
ation co
vs ‘à cal
Punit'on des
adulteres
d - Han
ME fs #5 F
LIVRE'QYUATRIESME:"
D
tres comme aulli font toutes dames, ayans, & fouffrans teurs Purgatio mA caufe
menftruales,& l6rsauéun ne les aborde, quine foit declaré fouillé, & on equi
ne faille que fe laue auant quefrequenterles autres. 4,1... Ron ny
Cruauténon Les femmes qui font pauures, & qui ont grand nombré d'enfins, fi d'ffces. Gia
unie de celles tres leur en naiffent elles les occifent, afin de neles voir eftans grandelex it Je moin:
qu'ont trop perir de faim,ou auoir quelque grande difette:& nonobftant que leuriy auf les S
d'enfans. fice foit rigoureufe à punir les fautes, fi eft-ce qu'elle fouffre, cefte crua iceauqu
Droit des té rant barbarefque & inhumaine. Quant älafucceflion du Vod, lefiys diuerfes
fcceRisns en- aifné, auf bien qu'en noftre Europe, en porte l'héritage : 8 Fil meurs iadis les plu
tre les fés- fans hoir mafle, le plus proche du fang en ligne mafculine, éft celuy qubnination co
: greurs de iouyft dela couronne, car les femmes n°y font receuës aucunement:& ds f eft- cc
+ Giapan. mefme couftume vfenttousles autres feigneurs de l'ifle Giapanoife,
À x inomment I
Les Princes y font fort courtois à leurs fuietz,& obeïffans à leur fouu
ydecentan
rain; & fi par cas il efcheoitqtetque querelleentreeux, & qu'ilz fe gueh; faint hom
Cexo puni} royent enfemble, le Goxà eft céluy qui leurimpole filence, auquel fi cefte manie:
les rebelles. defobeiffent il leur faitguerre,les desherite& fait mourir,toute:fois leu y cuft v
biens font laiffez à leurs enfans,ou ayans caufe:aufli bien que fi lefditz vn enfan
gneurs eftoient decedez de leur mort naturelle,
k tout le’pays
Quels font les Et comme ces Infulaires foyent prefqu'en mefne Climat que nous,
tinte, enf
Gsapanos. fontils blancs, & peu ffen faut de pareille ftature que les Eurépéens, paf} , à la naiff
difcrets , gentilz , nobles, aymans la vertu & les Icttres, & qui chcrilal,ài jefquet
fort ceux qui fontornez de quelque grande doûrine: v{ans prefquedince quelc
mefmes façons de vie,faufque leurs loix ne font redigées par cicrit, & qu
Loy,centre Les matieres,& procez fe vuydent debouche, & non par efcrit,&c para point ente
les frruiteurs es depefches font beaucoup plus foudaines: maisla rigueurtelle, ques, il luy
Japerbss … vn feruiteur ou füict,foublioit iufqu'à là,que de dire quelque parole, qi cn vne hs
defpleuft à fon maiftre, ou fcigneur, fi le fcigneur Ietuë, iln'en fera Ai 6nne , où
pourfuite quelconque. et 3 QT Buuitere, & d
Giapaneis Orne font ilz fi parfaitz qu'il n'yaye entre eux vn grand nombre d'ef£ mor pre
forciers, @* chanteurs, & forciers, iaçoit que ceux qui font les plus gens de bien r'éhroyent,efta
deuineurs. tiennent pas grand compte, neantmoins font ilz fort eftimez par le uiuerfes forte
gaire. Ontencore des Aftrologiens, quifont fort experts és predictio@nfeul Dieu,
par le cours & reuolution des Aftres, & fe meflent de direla fortune, Œoouftumes, &
ce qui doitfucceder à ceux qui vont vers eux à confeil :& tous font fidoles,com
gneux de fçauoit l’hiftoire de leur predecelfeurs , qu'ilz efcriuenten let encore àR.
langue, laquelle eft bien for difficile à apprendre: eftans ces gens d'une eftuy ayane
prit vif, & füubtil ; compreians bien toit cequ'on leur monître, et qui ires, leur do
plaifen* grandement à ouyr parler des chofesceleftes.… fetuaffent pe
Giapanois * Auffi ontilz opinion, & f‘y attendent auec vn merucilleux efoir,qu'ne leur: prop
dtrendèt une feront inftruits en vneloy meilleure , que celle qu'ils fuyuent :et i'efpell |: quatriefi
hy meilleure én Dieu que ce feront les Chreftiens qui les inftruiront en la foy de l'Ell-occurrencd
que la leur. fe,veu que c’eft la perfusion la plus parfaite, fain@te et proffitable quifrefentoit fi
Cami eft;ny fera iamais au monde;comme eftét l'accompliffement detoutesiertoutes :
| promeffes que Dieu a faitesaux hommes. sil en pourfuy
Taçoit que cefteifle foit belle, grande, faine, fertile, & bien airée, 4 :
aie uiette aux tremblements deterre, qui y {ont quelquefois G ve
&leperele
=
DES'TERRES NE VFVES. 282
gatior ni: caufe que elle ef: fortexpofte à la violence des vents, qûe il n'y à Gi4p48 fab-
, &qubone qui ( puifferenir debout, durant vn tel efbranflement : & neant” seffe aux #8.
onson n'y voit point aduenir, que peu fouuentaucuneruine de leürs blemen de
fi d'adiñces. Giapan n'eft point fuiette aux ferpents & ffen y treuue fort peu, fire.
delesoutiemoins qui foyent venimeux :.y a grand abondance de fauuagi-
leuriu@e, auf les Seigneurs f'y adonnenc fort à la chafle , & eft prefque tout
nerciceauquel f'adonne la nobleffe .Iaçoit qu'ils ayent encore des opi- Giapanois
e crua
», leGtns diuerfes fur l'adoration, & que les vns fe fouillent honorants (com. 7127 que de.
il meur@eiadis les plus fages)l'armée celefte des eftoiles , & d'autres fuiuent l'a- defres,croens
eluy qubmination commune des nations en faifant honneur à l'œuure de leurs vn/ew/Dieu.
nt: 8 dns, fi eft- ce qu'ils croyét vn Dieu, createur du Ciel & de la terre,que
ife, bnomment Deniche , ou Cogien leur langue , & difent quel n'a pas X47#4 pro-
r fous de cent ans que ils ontreceu cefte cognoilfance , & ce par le moyen phetedes cie.
fe guer@nfaint homme queilsapellent Xaqué, l'hiftoire duquel ils comptent Pass © fên
quel filé celte maniere. sfresre,
fois leu
ser Qu'il y euft vn Roy lequel veit vne vifion,qui l’aduertift que de luy for
ditz fe
mt vn enfant de grand excellence, & lequel feroit réputé comme Dieu
tout le’pays circonuoifin : ce que ayant compté à fa femme elle eftant
inte , (enfanta au bout de neuf moys vn fils que ils nommerent Xa-
À, à la naiffance duquel apparurent deux ferpents fur le toit du Palays
)OUS,aul
'ens, pe
cherila@yal,lefquels defcendans en bas, & aprochans l'enfant, ne luy porterét
refquedifnce quelconque. Ce Xaqué eftant creu iufque à l’aage de dix neuf
rit, 8 qu & le pere le voulant marier felon la couftume du pays , iln’y vou-
sc paraïn point entendre , mais voyant que fil farreftoit pres de fon Sei- .
Île, queeur ; il luy feroit impofible de refifter à fa volonté , fen fuyt de
parole, qi en vne haute montaigne & icelle deferte , & non frequentée de,
fera faidr/onne , ouil fe tint fix ou fept ans en contemplation & y failant v-
auftere, & dure penitéce. Lequel téps expiré,il defcend en campaigne,
abre d'aMfmetà prefcher auec grand zele , & ardeur contre les Idoles queilz (nb ee
bien n'Aroyent,eftans monftrueufement Idolatres,& fe fouillans en plufieurs 7
par levuliuerfes fortes de facrifices, & inhumains, & detaftables, & leur annon-
redictionieul Dieu, crateur detouces chofes, renouuellanttoutes leurs loix;,
ortune, Mcouftumes; &e les reduifät à vne voye mcilleure que la premiere, abatät
s fontf@Bidoles,çcomme encore fe trouuent des ruynes d'icelles,ainfi que on en
htenle@tencore àRome parmy les antiquitez &. ruines de la cité.
os d'ontBeftuy ayantaquis vn grand bruit de fainteté, & reucré de tous les In- ru »
| à : q commé-
» Ctquiires, leur donna cinq commandemens. Le premier defquels fut QUE rens du
netuaffent perfonne: Le fecond leur deffendoit le larcin . Le troi- frere
à ME $ : : TA | d qua.
poir,qu'ne leur propofoit la: paillardife comme chofe vile & deteftable : &
eti'efpel a quatriefme eftoyent admonneftez de ne iamais fc tourmenter
y de l'Edroccurrence a laquelle on ne peut point remedier : Et le cinquie[
ble quifreffentoit fa perfection Chrellienne , entant que il les acheminoit à
etoutesMliertoutes injures receues , & pardonner à ceux qui les offençoyent,
l'en pourfuyure.point la vegsange,
Doétrine du
airée, fie
ois G vel
HHh dj
£ LIVRE QVATRIESME dt
Leur monltra plufiours chofés concernant tant le féruice de Dieu , que
ue vn chacun doit faire felon fon eftat, & qualité, commädanc plubiey
. q
Bent ©” re: jeufnes & abflinencest difantque le chaftiment donné au corps eft prouf
ligieux qui. firablo à l'ame, & à c'eft le moyen pour eftre pers » &tagreableaug
ont entre les Denich, Etdece Xaquà prindrent origine
Gispanes. ont en lcurifle,& defquelz il en y a de trois fortestant dedés que deho
Jes villes,ayans des lieux pour fe retirer , ainfi que par deça font les mor
fteres.Ceux qui fe tiennét aux villes ne fe marient iamais, viuent d'aumo
ne, & ne portent point barbe,ny les cheueux longs, portans leur veften
- lang & à grandes manches,ayans toufiours latefte defcouuerte, faufæ
en hyuer ils fe l'affublent,mangeans enfemble, & faifans de gräds icufne
& abflinences . Ces Bonzi ne mangent chofe aucune ayant fang & vie,
cecy pour je tenir maigres , & amortir les efguillons de Ja chair:ilz prie
Diêu fouuent,& Ai a le peuple de leuer les mains en hault, mais
pires des Ben- dire quelles oraifons eft- ce qu'ils dient, l’auteur confefle n’en fauoirr
2/qMlX. d'autant que encor n'entendoit il leurbarragion. Ces religieux font
ftuz de noir,eftimez de fainte vie & de grand fçauoir, ayans vn fuperic
auquel ils obeïffent, ne receuans aucun en leur côpaignie fil n'eft fau
& de bonne, & louable vie: mais quelque chafteté qu'ils prefchent,fif
ilz taxez d'vn vice abhominable, & auquel ces pays là, & ces peuples
la vraye cognoiffance de l'Euangile, font adonnez:& lequel eft detehi
._… poureftre contrel'infticution, & viage de la mefme nature, & dequoyf
Gsapaness cro fonne ne les vitupere, fi ce ne font quelques vns qui ayment de leur bi
Jent l'Enfer inclination, ce qui eft à abhorrer, & detcfter, Et nonobftant cefte leur
© Parads. jennie, fi prefchent ils, & font fort efcoutez du Lt pa ils enfeix
de croire qu'il y a vn D'eu plus grand quele Soleil, ne que la Lune, {
vertu duquel,quandils prefchent,ce n’eft fans gemir & plorer ,induif
_.. , depeupleà faire le femblable, luy mettans en auant Ja ioye des bien vit
Bmx je idola. & le fupplice des miférables, car ils croyent les ames immortelles ,&
tres,
vneautre forte de Bonzi qui font veftus d'vne couleur cendrée , lefqu
ne fe marient point aufsi , & viuent de mefme façon que les autres, à
Jes troifiefimes qui aufsi font veftus de noir viuant aufterement , ieuf
prefque tous les iours,& prient trois fois le iour,ayans de; Idoles deb
&icel!cs dorées, & des cffigies paintes contre les murs , & ainfi il2 nel
vent point l'inftitution premiers de leur ar auoit aboly leurs]
piftation des \es : & y aencor des ferames qui fuiuent la mefme façon de viure de
malades, Bonzi, & Pagody , viuans & prians enfemble, &lefquelles font eftin
| aufsi faintes,&c continentes que ces miniftres des Idoles . C'eft dom
‘que ces pauures gens n'ayent goufté la doûtrine falutaire de l’euang
veu le bon commencement de vertu qu'ils ont,entant que fi quelcun.
Sepulture des tre eux tombe malade,ces Bonzi le vont vifiter,le confolans, & exho
morts entre à faireteftament,& fils le voyent cftre en peril de mort, c’eft lors qu
les Gispanois \uy propofentl'heur de l'autre vie, & le prient de fe ne point falcher
quitter ce monde, & les chofes prefentes qui ne font que vanité, & de
de durée: & le malade eftant decedé, ils le portét honorablement ent
es moynes , & Boni queil
y a des Diables,& vn enfer pour la punition des mefchants. Il yaen
l'encle
Este |
pres, &ric
gen'eft l'au
y'en cofte
ait en cefte
decent iou:
voifin de la
diuers . her
lcontempl.
rentces per
fons diabol
gueur de ce
ouyr des cri
re d'enaprel
pe fault left
leur vie , il:
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ft dom
e l'euang
quelcun(
& exho
Jors qué
t falcher
té, & de
lent ent
diuers . hermitages , & des Pagodis qui (y retirent pour mieux vaquer
jcontemplation, & y viureen grandeaufterité . Ence boys demeu-
rent ces be l'efpace de deux moys , non fans eftre vexez des illu-
fons disboliques , 1e malin efprit feiouant de ceux qu'il abufe fouz Jari-.
| “sr ces fardées pes ) v leur faifane voir des feux eftranges , &
ouyr des cris & voix efbouuentables,ou aumoins, ces gens fe fant à croi-
re pu hé a le filet comme ceux qui petuis cerueau vuide Hd fm if
pe fault feftonner fils fe faignent des vifions,entant qe pour fubftenter SPL ds
leur vie ; ilz ne mangent pour chafcun iour finon autant de riz qu'il leur attéS
mpeutentreleurs mains: & boiuenttroys fois de l'eautoutepure .Le
temps finy de cefte penitenceilz fortent en vn defert voifin , & qui en-
œintledit Boys, & là fe mettenrà genoux deuant le Pagodi, luy confef-
fins d haute voix chafcun fes faultes, & tous iurent reciproquement deuät
lfaint dene dire rien de ce qu'ilz aurôt euy de leur prochain dedans le
defert. Auquel tant qu'ilz demeurent ilz n'ont garde de fe defpouiller ny
derepofer, fe veftäs d’vne groffe voile fur la chair nue qu'ilz ceignent fort
étroitement, & allans piedz nudz,& tefte nue, & cheminäsnui&t, & iour
fins ceffe comme qui iroit en procefsion:puis fe repofent vn long cemps ze malin
wtour d'vn grand feu,prians & marmotans leurs oraifons , que ie penfe 4,ir affige
tdreffent au feu qu'ils eftimentcôme de leurs Dieux: 8& difent qu'il y a cyx qui font
va maitre qui les céduit durant ce pelerinage, & en faifant leurs oraifons: /, penitence.
&penitence,lequel, quoy qu'ilz ne voysntpoint, fi quelqu’vn ffendort
Ylueille à bon efciét à prâds coups de baftô:ie vo? laiffe à penfer fi ce gui. cruauté des
de eft quelque chofe de meilleur,que celuy quine cherche que laruyne penitens Gia-
‘des hommes, & eft leur charité fi froide durant ces belles deuotions, que pamis.
fiquelqu'vn de leur compagnietombe malade, &nepeutles fuyure fai-
{ans leur courfe, ile le laiflent là fäs fe foucier de fa mort,ny-de fa viermais
filmeurt en leur prefence tandis qu'ils marchentilz le chargent de pier-
res pour tumbeau, & luy mertent fus vne tablette où eft efcrit fon nom,
& du pays de fa naiffance, car chacun en porte vnau cai, oùtelz.noms y
font efcrits pour Fentrecognoiftre : Les Giapanois,commeaufsi en vfent
es Indiens Orientaux, portent les Patenoftres:dediuerfes fortesainfi que
nous fur & aueclefquelz ilz content le rombre de leurs oraifons, plus 9445
‘longues beaucoup que la noftre que noftre fcigneur nous a cômandé de vfent de cha.
dire, & les difét cent & huiét fois, à caufe queleurs do&teurs,& Bonzstié. Prbefs 4 dire
‘nent qu'il y aautant de fortes de pechez,efquelz l'hommefe peut fouil- leurs Orasf à
ker,& que contre chafcun de cos vices, il fault farmer d'vne de ces prier :
res Tous les matins en fe Jeuant ilz difent neyÿf parolles hauçans les
: ee Hkhiij
LIVRE, QUATRRESME ©
doigts dela main droite, eftimans que cela proffire pour empefcher que
Je diable ne leur porte nnifance aucune, Tlfembleroiït que ces gens euflenr:
eu quelquesfois cagnoiffanee de l'Euangile, & que quelque feducteuries
! = enayantsdeftournez ; ilz retiennent encor quelque ombragement dela
m£es mirirer bicté, & quelque figne de aoftre façon de faire. Ne font {i mal apris qu'ils
entre les Gié: ne croyétbié que leurs sumolres;voyages,penitécesieufnes, & oraifôsne
FAR foiét fruits digires pour la remili6 de leurspechez, & que le tout ne foir
proffita ble & aux morts, 8rauxviuanstauffi leurs preftrés leur prefchét l'E
_ fer, oùilz difenequelesamesfonttourmentées diuerfement par les dia.
läcrifte blesenla gehenne du feu cternel : ont perfuafion qu'il y a vn Purgatoire
1 “en FI] pour ceux qui n'ont point-deuémentrepurgé leur côfcience auec les ienl
€ Giapan.
iédetoti
Lesfonn
ay l'infeét
lauoifinen
voulu fai
fin qu'il vd
fnt,& Die
qu'à prefen
eChirent d
auf fa clairt
fnqu'it foic
Des
Oeusves efhi-
nes & penitences: & qu'au Ciel: y a des efprits biénheureux, qui feruét de.
uant legrand Deniche,quelesanges font deffenfeurs dés hommes, &les
cftiment d'vneautre matiere, que d'eftre compofez d'vn corps elemétai-
re:êc en leurs temples,ils allument des Cierges lors qu'ils prient:, & allans
._£.…., enterrer, obbruflerles morts; cartoutesles deux fortes font encre eux en
Fr anchife és vfge. A certains ioursils facrifient, non des beftes,ny les hommes, ainf
lieux de l'O- qu'ils friloiét iadissains des odeurs aromatiques à le chefdes Bonzis pre:
r#f06 . féte deuñt tuut le peuplefurvnetable drefée côme vn autel, & les brufle
chantant quelques oraifons à Dieu en autre langue que la vulgaire: & cl
ainfi que les enfeigna que failloit facrifier le Xaquà , qui a mon aduis, l
uoit apris des Bramins que nous auons defcrit en l'Inde Orientale.
Ce peuple a en fi grande reuerence le lieu ou il Faffemble pour y faire
eraifon que fi vn criminel fy fauue,& (y retire à garät, iln’ya officier de
la iuftice qui ofalt l'en tirer , faufli tel homme cftoit attaint de larcin , car
ce crime ne peut trouuer ny garant, ny deffence, tant fontabominezles
larrons parmy les Giapanois. Ils ontdes faintz en honneur, & leur dret-
fent des ftatues, lesreuerans & prians,tels que font Xaqué, & autres defa
fecte ,fans qu'ils facent aucune fefte pour eux,ny pour autre chofé, ayant
chafcun lerepos dilpole à fa fantalie, comme aufli letraficn’y ft trop
rand, & cecr a cité caufe que l'ifle n'a pa: efté fitoft defcouuerte que
celles d'ou l'on tire l'or, & la pierrerie , d'autant que les hommes font plus
foigneux de l’enrichiffement de leur bourfe que de lagloire de Dieu,ne
du falut ,& proffit de leur prochain. Auffi en Gapian l'or n’y abôde point
la pierrerie y eft incogneuë, l'efpicerie n’y croift point, & les viures n'y
font plus abondans que de ce qui eft neceffaire pourleshabitans , quiy
mangent pour viure,fansque leur vie femble eftre feulement pour mâger
ils cultiuent leurrerre,one quelques fruits, & des vignes fauuages delquel
les ils mangent le raifin fans-en:faire! vin ny defpence ; aufli font ils fains
à merucille pour viuré fans excez, & viuent longuement, à caufe que de
Efcolés publi. peu ils fe côventent enleur repas, l'oublioy le meilleur qui font parm cé
ques en quel- Îtegent , Infulaire quieft qu’ils ont des citudes generaux en quatre villes!
les villes de de l'ifle;à Meacd c'eft à feauoir,qui.eft de la cité principale, & en laquelle
Giapan, fetiétieRoy ordinairement, l'autre eft à Bande qui cft plus ‘ameufe vni-
uerfité que l'autre,puisy font Negron , & Frafon moindres que les precs
dlénres,mais toutes fiugulieres ;:#-4dmirables en se qu'vi peuple f eflojr
del'Ocean f
premiere de
de fain@ Da
quift , &e fai
tans cen2n
Cefte 1fle el
kercles,entr!
degrez de la
ingt degrez
lués de long
kqui en fur
ntelle fubA
fat peu hab
euéé quel
borçerent de
quitter place
dedans leurs
A: la fortuni
où il av
& y baftirerr
tomme enét
luotio}en |
it lors de g:
grande, eftin
qui fignifie e
Kat l'afpret
Porquey Gi-
apan ftard
deféonnerte,
DES TERRES NEVFVES. 284
piste compaighie ciuile,au milieu de la mer,non guere frequen té
deperfonnefe foit contenu en telle purité, & aye humé l'air Ce vertu par
ay l'infeétion du vice de toutleLeuant, & parties feptentrionales qui
l'uoilinent! Iaçoit qu'il'y ait peu de cartes qui marquétcefte:lfle, fi n'ay
gvoulu faillir, l'ayät trouuée defcripte d'en donner legouft au Lecteur
in qu'il voye (eftant Chreftien) combien il eft redeuable à ce pere pui
fnt,& Dieu de toute mifericorde,qui cachant fa lumiere à plufieurs iuf-
qu'à prefent, nous aye de rant fauorifez;que denous.eflargir fa grace, no°
dchirent des rayons de ce Soleil deiuftice, lequel, i’efpére; cfpandera
sui fa clairté & fur ces Giapanois, & furtoutes lesnaions dela terre, à
inqu'i foit le feul pafteur de labergerie vniucrfelle.- 1 © Chriftphle
es, &le Des 1fles de Cuba,e> Efpasgmele defcouuerte d'icelles , > mœurs Colomb pre-
semé: des habitans.… Chapit:2, S'epriefme. mier deicou-
| & allans ren V'ant qu'entreren terre ferme de la Caftille nouuelle, de l'oc.
bouts FAT ÿant defcriptia plus partdecequieft au Mezique,que us iudis
res , ain ENS @ prefent on nomme nouuelle efpaigue ; itfaut voir les incognch :
s VANGR Îles qui font en cet efpace de mer,qui eft dés lafloride;
her que
s eutlent
Éteur.les
ent dela
ris qu'ils
raifôs ne
at ne foi
fchét l'E
r les dia.
irgatoire
les ient-
eruét de.
es Das DCR ET 1 fqu'au Promontoire des Canibales, à caufe que ce font 5}, ef 48/6
8 DES lé elles, où dr men les Chrefliens arriuerent j';f: »fjas-
duis, le TRE ors que Chri ophle Colomb Geneuois ouurit-le pas le.
le. MélOcean pour le; Roys d'Eff paigne vers les terres Occidentales. La
ur y faire premiere de fes Ifles.eft celle que maintenant onappelle-Efpaignolle & re,nnd d'o-
flicier dt Bin@ Dominique, Efpaignolle par Chriftophle Colomb qui la con- ,,;4, /;. 2. des
quift , & fainét Dominique pariceux o" font venuz apres luy , luy don- nasigations
mns cernom à caufe dela citéprincips.. .cellequia eftéainfi appellée. 2 "7ndes.
Cefte 1fle eft pofée felon 1e ugement des Pilotes,entendans l'affie:te des
kercles,entre la ligne partiffant où l'equateur, & letropique d’efté, ahuit pie mar-
degrez de la fufdiéte ligne, & en fon eleuation Septemtrionale ;ayant ;;, Le _4n.
tngt degrez, & demy,f'eftendantdu Feuant au Ponant quelques 150. li- glerie lin. des
és de long, & 55: de large. Or côme celle terre fi fpacieufe arefté habitée yes : oces-
qui en furentles premiers citoyens, Pierre Matyren fait la defeription Jeprsles,
ntelle fubftance:que non guere loing de cefte [fle y era vne autre à pre
nt peu habitée, & que les naturelz appellent Malitinàgri laquelle eftät
euéé queld diféorde entre les Enfulaires, les fais & partialitez y ren
forçerent detélle fürte;qu'en finla partie plus:foible fut contrainte. de g/huboni flen
uitter place; &:fen fuyr auec leurs femmes,&enfans & monts sur mer ye en l’ fe Ef
dedans leurs Cannes, & petis vaiffeaux fenallerentauplaiür.du vent & pargnolie.
|‘ la fortunë, qui les poulfa encefte Ifle,presvn Geuue nommé Baha-Bo-
où il y a vne petite Ifle,en laquelle ilz defcendirént la:premiere fois,
&y battirent feurs preinieres loges, & laquelleilznommerent Camoteia,
tomme encéré elle fenûme,& à laquelle ilzvonttous les ansauce gräde
duotiü}en fuuweninee deleurfuire, & que ce petit coing d'Ile leur fer Comme cefle
titlors de garant; & retraitte:mais depuis enträs end’ifle, &la:voyans f Iflefut non
grande, eftimansique ce Futtout lemandelay. mirent à nom Quizqueiè mée premse.
ii fignifie en 1eür langue, vniuerfel,outoute terre, &c:paffans outre vci- remenr.
fiat l'afpreté des montaignes, qui ics incita de luy donner Jenom de
cin, car
minez les
eur dref-
tres def
fe, ayant
y cfttrop
erte que
font plus
Dieu,ne
pde point
iuresn'y
s , quiy
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cils fains N
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re villes}
laquelle
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l ‘Efjsignele.
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PR EN AC
ES AE AE AN
te LIVRE QY ATRIESME . |
Haïti qui fighifie afpre,& difficile, &c'eft lenemiquiluy ef demourées
tre &parmy les peuples tantinfüulaires que deterre ferme du païs Indis,
neantmoins,les Chreftiens larecognoiffent,comme dit eft,(oubz le tiltre
d'efpaignole ainf que Colombia baptife l'ayant conquife pour le Roy
d'Efpaigne. Cefte Ifle a tous les iours prefque efgaux toit Le long de l'ang
Egalité de
tours en
jour d'vne heure où gere d'auautage: & afin de faire voir à ceux qui on
opinion quela Zone,ouceinture qu'onappslle Torride & bruflante, ef
habitable, & efloignée des incommoditez qu'on luy donne à caufe de (eg
ardeurs füppofécgaffez froidement;faut fçauoir. que Haïty cftant affey
na proche de la ligne equinoëtiale;tant Fen fault qu'élle foit-inhabitable
Gräde fertil bruflante &impofsible à l'abord pour les hommes, qu'au contraire ell
tédel'ifle … eft temperée,ayant l'air ferain, fans chaleur,ny.froidure qui foyent ex
Haiti, cefifz:quoy die là où 1es-mâtaigner font fort hautes, le froid y regneau
eunement, à caufe-de l'auayfinemenc deftlites môtaignes. AufSren to
6 fleurs, & ne tombeaimais vne fucille fenéequ'vne Feb ne {bit en.
place: la terre yeltant fi prafe, qudles Chreltiens quify font habitua
y femans les bledz font côtrains vultiuer les-monts, & collines qui le (0
moins que les vallons,affin que la gaillardife de l'herbe nefuffoque.ley
femence, & que l'efpy ne: fe perde & conuertiffe en feillage; là où furlé
haults lieux ilz ne font fubietz à Gi grande accroiffance, &.le.mefme ‘+:
eft aduenu des arbres qu'ils y ont portez de l'Europe: neaotmo:: :! ::
Haïty IÎleefl noter, que ceux qui ontefté en ce païs, dienit que les noftres y digeren
caucrneufe plus facilement le pain fait du Mahiz;ouwIucà,qui font les grains de ce
païs Occidétaux;que de celuy des bledz qu’on y porte des Efpaignes,o
autres prouinces, quoy que les noftresayent le-bouft plus fauoureux, &
Hagaeigabin deleétable. Haïti eft arrouféed'vne infinité de Lacs la plus part falez,auf
lacen Haïrs, eft l'Ifle Cauerneule, &cefte amertume d'eau procedant des canaux for
des neffresne- terrains de la mer,comeainf fait qu'en aueuns la fuperficie, & deffus d
mé mer Caf- l'eau foit douce,mais fi l'on efpuife guere profond on er ‘entle gouft fà
pre. lé, & mal plaifantà boire:& fr tous les Lacz eft eftimé celuy que les 1
diens appellent Hagucigabon, mais les noftres le nomment Mer Calpi
à la fimilitude de celuy amas d'eau qui eft pres le mont Cauçafe en l’Al
| Hageïgabo & d'autant que fefcoulant vneinfinie multitude de riuiares. dedans ce
Lac for dan. ftuy :cy, fi eft ce que pas vnfleuue ny rüiffeau n'enprocede en forte quel
gereux. conque ,ains engloutift tout lors qu'il y 4 tourmente .&:.nce.fert rien d
fçauoir nager,entant qu'il rauift:& hommes, & vaiffeaux', fans que. iama
Cibaus men- ilz reuomiilent fur les bordz.chofe qu'il aye abyfmée.:neantmoins abo
taignes ayans de il en poiffon, & du meilleur & plus gras de toute la contrée,
des mines d'or Les montaignes plus haultes de celte ifle font celles.da. Cibaui, où fo:
les grandes mines d'or,carcefte Ifle abondeen ce metsl,commaauñicl
fait en Azur, & autres chofés exquifes:& precieufes,&c: font es, monts 2
Etiabopre. beau miticu'de l'ifle,& 6 hauts qu'il fer-blent, furpaffer des: auécs, del :
pince . quelz fortent infinité de fontainés & torrens ; qui abrauwent les valonsg
. 2 dlifferst
Gorebivallan, voitos,qui touliours fogt éultiues, & où l'on cognoit & experiméte|æ
& lors que le Soleil eft au tropique d'elté,il n'aleere point la Longueur dy | |
i pins, ne v
jufiours qi
Bitiérsjttrai
ing tEps au
élus auce
jnque fi c
yans qu'à
Kseurent d
bisdire que
Qle Copei
Rux quien
ts precede:
Pelle i1z Fo:
ht Cazabi,
nent qu
frtaines ra
autres qui
his qu'vn v
Ben planta,
our en fai
ut entendre
ulice aucun
u de chofe
ue. Homm:
uts de ro
du jo ne Ÿ.
pri: :
y féruent à
tit fur lat
fer. Le defir:
fontarriuez
fans, qui fe
lesemploy
nistous tes
} DÉS TÉRRES/NEVFVES. : 48,
fe nées des faifons de l’année; à fçauoié Priitemps,/Efté, Automne, 8e
uerstellementquel'Eftéle fucities fectrent furles arbres, & l'Hyuer
Le ue Mu chéent en la féule vatée dite! Cotabi, & de 1a Prouincë nommée Ca“
zle tire qui n'aduient en partie quelconque autre de l'ifle . Fe ne m'amu-
Miiy plus longuemét 3 vous dédaité par le menu les montaignes, valons,
fruues,torrens, 8 fontaines mines, & fimples de cefte Ifle,entant quend
ngneur de siicipat fier gift für la deftriptiontdes mœurs 8 façons de vie,
Ut UNE RS à gçons de vie; plus
Le . x in l'ioire apartendt au plan;é afliette:des prouinces;laquelle neant- Copes arbre,
A pe Moins ne voulôs de tant mettre enarriere qu'en pallans nous n'en difiôs de Lafeslle du.
uiiours quelque chofé:Et fur tourne veux-ie: point oublier vn arbre. quel on /e [ere
jr'ilz ont, & appellent Copei,le fruiét duquel raporteaux prunes de noz es lies de P4-
Artiérs/trais la füeille eftant large de demy pied, & d'auantage,a feruy vn pser.
mg téps aux Chreftiens de papier, & parchemin, d'autant qu'efcriuants
kfius auce vn cüuteau, ou poinçon, la lettre y paroiffoit prefque aufsi Simplicité
iénque fi c'euft efté de l'ancre fur du papier:de forte; que les infüulaires. des Haviens
syans qu'auec ces füucilles les E{paignolz fe communiquoient leurs affai.
Kseurent dés lecômencement fi grand frayeur de ceft arbre ,que vou- /ucca racine
Éisdire quelque cas defecret;ilz n’auoiét garde d'en parler presi vn lieu: 4fsire ds
Ale Copei fur planté, de peur que les fueilles ne parlaffent. Deleur pain pan.
ant affeg
xabitable
traire elle
Dyent ex
f regne au
Siren tou
; Loit en.
it habitua
ui le (og
ge y © qui en parlent, dient qu'ilz le font,& du Mahiz fufnommé és chapis Caz abs eff le
efine MS précedens, &e d'vnéautreplanteñnommée Iuccà, de la racine de la- pain.
FRA Pelle ilz fonc frine,& ivelle mile en pafteleur fert de pain qu'ilzappel-
bit Cazabi, & qui eft fort fain, & de bonne digeftion. Les habitäs du pays
qnent qu'auant que cefte raciné fut en vfage les infulaires viuoient d=
fraines racines d'herbes, qui reflémblenoz Ciboules, &efchalottes, &
futres qui font comme Carottes, lesautresquiraportent aux trufles :
bis qu’un viéillard fe tenant pres Ja rite d'vn fleuve ayättrouué le Ju:=
Ben planta, & aprift auxautres lamaniere & de le cultiuer , & d'en vfer
our en faire le pain: Au réfle pour venir aux façons dé vie des Haïtiés
itenrendre que ce peuple eftifimple, doux, & fans grande fubtilité ny
y digeren
zins, de ca
paignes,ot
oureux, 4
falez,auls
anaux {ot
x deffus d
egouft ff. nds de rioherthotehf 4 tan rte |
| lice aucune, viuantla plus part dutempsoy ff à l'ombre, content de
quel de chofes & ne fe fouciét dequoy’éftretenir fon corps pourueu qu'il #afrés fais
en l’ ns lue. Hommes &c Férimés y vont tous nadz, bien qu'auec certains linges 2/2
itsds C'oron,duqueliii onten sbôndance ils fé couurent les parties
on. ut * ,ÿnais non {rbiènique pour peu qu'ilz feremuent , ilz ne fiçent
af 2r tee qu'iz portent. l'appetlece peuple oylif, à caufe que
épritèu: ee richeffes, illuy faffit-que lès fruits dés arbres, & les rerbes
y feruent e nourriture, & fouuent prenäc fon palletemps à la pefche-
têt fur la mer que par les fléuues, d'où ilz entire plus qu'il n'en Içauroit
fer. Le deftr & regret de cefiooyliueté perdüë depuis qles Efpaignolz
ledans
forte quel
rt rien d
que. iamal
pins aboc
HS Afontarrinez,a efté caufe que l'ifleeft prefquefans aucun des ancieris ha- De/ffoir des
fans, qui fe font laifféz perir de leur bon gré;fafthez que nu'ét & iour Æairiens
jus e hiesemployaft fmsaucurélafcheà chercher del'orau grauier des riuie raw/e de la r8
Pot alone * à porter d'r'boÿs'éslieux où ton Fondoit;où par les boutiques des guewr des
ctiméte là + D'd..ant que n'oftänt p intaconftume à cetrauail tes vns font Chreftiens.
difers ris ous tes faix, tes'autrés fe alcools le tél pro-
LIVRE QUATRHESME ::
_.. . prededefpitde fe voirreduità ne figrandemifere & feruitude, en.
Fémrs Hu- de celle grande liberté en laquelle ilz viuoïiét ay parauant. [lÿ en a eu d'a
tiènes_ féfont-tres.qui ne fe font voulu marier ny acofter aucune féme, de peur d’enpé
duorter. drer des enfans qui feruiffent-de beftes, & efclaue à latyränie:& côuoiti
fe aueuglée des Efpaignolz:voire les femines fe fentans groiles, prenoier
des herbes (car elles font bonnes mailtretles en la cognoilfarice de la very
d'icelles)propresà fe faire vuider le frui@;de forte que qui de EUR
prefent le nombre desinfulaires:naturelz;au-pris de ce qu'ils eftoientlo
que Colomb yarriua,ily verroit vne eftrange metamorphofe: & iaçoi
quele Roy Catholique aye faic plufieurs ordonnances pour laliberté, à
polesn pe
les font &
pouuétable
ayquelgrin
L'&queld fre
etolle fsfar
pbic,où nef
étizontto
foulagement de ce pauure peuplesfi eff. ce à l'auarice de.fés officiers à mis que celuy
fé l'aneantitfement des Infülaires. Le trauail defquelz. iadis n'eftait aug que c
Labenran-. qué de femer fon [uccà & le Mahis, & de côduire des eaux de; fontain rfont necel
jilz demädé
aux, & mal
sde ce qui kk
wdice du M
mlés en tire:
adie dique
x roiteletz,
b,aCCOpaIgn
tre dar |
order:Entré
cien de ceux &c ruiffeaux auec des canaux par les chäps femez, à caufe que ta:d,& p
de Haïti, fouuentil pleuteen celle terreen aucuns endroits:& en d'autres pius qu
n’eft de beloing,ainfi qu’en aduiét au territoire de la cité S. Dominiqu
Or auät que pañler outre fur leurs façons de faire, il faut fçauoir leur foys
religion, & quelle opinion ilz ont de la diuinité, quel Dieu ils adorent, 4
le moyé,& ceremonies qu'ilz vfent en l'honorät,veu que c’eft le premis
poi& qlesdii::}#: lréteurs requieréten l'hiftoire, qui côfifte en la coul
me des peuples. : *>es. Iaçoit q/côme i'ay defia fouuét dit)tous cesp
Le fôleil e Pis adorét le Soici: & la Lune, fi eft-ce G particulieremét en chactre ter
*”, _ y a quelg cas de peculier,qui n'eft pas obferué és autres, côme ainfi foi
Lei ju Le. les Haitiés outre l'hôneur qu'ilz fôt à ces deux grâdes lumieres du médaipment Choh:
MS : À fi ontil opiniô qu'il y a en vn premier moteur de tout ceft vniuers,leau@i! Perd le fc:
“peu FE eft tout pouuât.eternel & inuifible, & lequel ilz nôment Iocauua & Gralon tourn
Din Maonocéicroyäs, q ce Dieu aye vne mere,qu'ilz appellét de diuers nom hault, & la te
fui Dien ii difène à ce Dieu eternel,fans fin, & inuifible a des meffagers deparfh®"be;ne 162
de Pr chafcü en fon office, & ayät fon cartier, & lefquels11z nôment Cemis,otant l'en fat
ht Tuirà,qu'il n’y a Roy ou Cacique (tel eft le nom de leurs Roys & feig RE‘ outiuger
. à. quin’aye vn Cemy pour fa guide;& auquel il fait hôneur & reueréce: dde luy faire
Cemis fi forte q ces Tuiraz font telz en leur endroit 4 les Geni-* iadis parmy l'Aédement:me
ue our bominatié Grecä,1lz affermét g ces Cemis leur aparoiffét de nuit & lens les gree
8° gra fignihiér & declairét plufi. chofes,fe môfträs en le forme mefmes ile 1 fentoy étd
D paignét.à fçauoir noirs, & tous telz que noz paintresles effigir, iettis dWie/prit,deuc
ri feu par la bauche, & ayans la queuë côme vn ferpét,&les piedz. & mani AuoY de
Cab Les de, 0e grifés, & mains de quelque oifeau rauiffant:auffi Les fontilz de cet" aucunemer
tirpaites ets figureauec du Cotô,les vns eftät aflis,& les autres debout, & diuerfes ptit à terre t
rt portiôs:les vos plus gräds, & les autres moindres Or fel6 le lieu,où ce mat qu'en vfent
uré vn efpacx
Jin elprit | it,iz en font aufli la figure, d’autät fi c'eft dis 1!
in efprit leur apparoit, iz en font aufli la figure, d'autät que fi c'eft däs hoillore ae
bois, ilz ne faillirôt aufli d’en faire la reprefentatiô de bois, & la porter li
fur le frôrallans à la guerre,elperäs par cemoyé obtenir la viétoire : filet, marmo:
fait voir dedis quelque cauerne,ou grotefqu:, c'eft de pierre à l'idole tquel pero
drelfé,& fil leur apparoit en vn chäp où foit femé leur Mahiz, ou Iucciertice. Dés qu
emettéc à ré
hpreféce,luy
Ly demädent
Ja racine de ces plâtes feruira de matiere pour en effigier leur Cemi qu'il
eftimét feftre môltré efdits châps côme côfcruateur de la feméce, & cel]
qui préd la charge de la faire croiftre, & y dôner roféc faifonnée: & po
Yen Me
cu d'y
r d’engé
côuoiti
renojer,
la verty
rderoit
ient.lo
& iaçoi
berté, à
iers à
ait au
fontain
‘d,& p
paus qu
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lorent, #
€ premis
la couf
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ini {oit®
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ers,leque
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Cemis,o
s & cig,
créce:d
army l'a
uit & leu
s dilzle
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2. & mait
z de celt
erfes pr
OÙ ce m:
ft däs le
porter li
ire : fil
l'idoleel
u Jucci
mi qui
e, & cel
se: & po
pbéc,où ne foit grauée la figure du diable, fignifiis 4 quelque
pisque celuy qu'ilz'eftimét eternel, &.tout puiffant, & oyfifen leur en-
SRE
_. DESTERRES NE VFVES.! 286
nigrid hôüneur aux lieuës mefmss oùitelles vifiôs aduiénét, car d'auoir
blesnyoratoires,cüme les Mexicäsiln'en eft point: de nouuelle. D'au-
ns les font & paignentayans plufieuirsteftes,& quéuës, & auec vn fier, &
pouuétable regard, les dents cômevn “hernie & reprefentans ne
byquel grincemét, les oreilles grädes outre mefure, & les yeux eftincei.
F1 .
b&quelq frayeur quecefte figureabominable dôneaucœur de l’hôme
dt elle fi-familiere à ce peuple qu'il:n'ya coing en leurs maifons,porte
gr part q ilz
tizonttoufiours le Cemis pourcôpagnie.Céftluy.qui.eft leur dieu, )
poit &: que c'elt au Tuirà à quiilz fadreffent pour auoir les chofes qui nt
ur font necefläres foit qu'ilzayé! aute de pluye,ou de:beau téps, ou à
jilz demädét vitoirede leurs ennemis, fertilité, ou bien-repos de leurs
maux 8 maladies. C'eft au Cemy qu'ils fadreffét vouläs fçauoir quel
sde ce qui leur doit aduenir,{oit pour le faiét de la guerre ou pour l'a-
udice du Mahiz; ou Iuccà pour leur viure, & vfent detelle ceremonie
läs en tirer laverité, & fur tout {1 vn des Caciques eft malade, & de la
die duquel on vucille fçuoirie fuccez & occurrence:vn des princi-
uxroiteletz,ou Caciqués,entre en vne chäbre du logis dediéeaux Ce- tite
pucdpaigne de quelques vnsdes premiers defafuite n'eftät:permis à des HR
re d’affifter à cefte ceremonie qu'aux gr£ds, & deffendu au peuple d'y 4/7 #1
rder:Entré qu'ileft on luy donne àboiré du iuft d'vne:herbe .qu'ilz at be
iment Chohobbà;qu'il hume pärile nez & laquelle il n'a pas fi tof prife ‘<”
il perd le fens,çcôme vn hômstrop chargé de vin, luy eftant aduis que
haifon tourne c'en deffus deffouz,& que les hômes cheminét les pieds
hult, & latefte contre terre fi grande eft la violence de la fumée de ce.
herbe,ne {çachant celuy qui l'agoultée,ne ou ileft , ne qu'eft.ce qu'il Chombba
tant fen faut qu'il fçeut dire rien de ce qu'il voit eftät priué,&defens Fr sole ne
de toutiugemét,& c'eft en quoy le malinefprit fe moque de ce peuple **. ee
ede luy faire croire d’eftre Prophete, lors que le plus:il eft hors de fon P”7#" 777
dement:maisne faut fen efbahir, puis que iadis, & les Pithies inter. 4/07.
ns les oracles d’Apollon & les Sybilles predifant ce qui deuoit ad-
ir fentoyét de mefinss tranfports,& que les preftres deuinans,poulfez ns d
lefprit,deuenoiét furieux, fans qu'ilzayenteuiadis honte d'attribuer #8 # ide
ay quoy de diuin à ceft incenfemét,&furie. Ayant ce Royteler di- #1 #7
aucunement cefte fumée; & Ja vehemence de fa fureur fe paffant, il ?? et furieux
foità terre tenant la tefte.inclinée, & les mains à fes genoux côme on ‘” he in
qu'en vfent les femmes 'ayans quelque grand trifteffe, ou ayant de- #72 5. E-
uré vn efpace de temps refüant,& tout fongeux, fe leue tout ainfi que #%4-#r2f0—.
ffucilloit de quelque long &profond fommeil , lors hauce les yeux #4#* Pre
ciel, marmotte &. murmurene f{çay quoy entre les dents, & les parol- Hé Le
diquel perfonne ne peut entendre que ceux quifont adextrez à tel #70 4#P
rcice, Dés que ceux qui luyiaffftent le voyent reuenu en fon bon fens *”**
femettéc à rédre graces à leur Cemi,de ce Q il a laiffé partir le Cacique
preféce,luy permettät lé retour vers eux: &puis Padretléc à çet elueil
iy demädent des nouuelles du Cemi &.des chofes par luy entenduës, .
\Ti ji
Ceremonie
LIVRE, QYUATRIESME
Cenailtre roitelcé cloèruelée väte d'auoir parlé au Diable, & qu'il inis, &'n
a promis viétoire contre {es\ennémis, & au ôtraire qu'il fera ar.eux furofns, So
«Autre fîrte monté, à eaufe de quelque faute par luy cémifeen ne luy faifent les face grands
de cemis, ficesparluy commandez qui ne font pas plus gracieux que ceux que fo garçons
les Mexicäs à leur gréd [doie leur côpte la premiere chofe qui luy vieyenir, &a
en fantafie, foi’ de la fertilité, ou deffault de viures,de la mort,ou de a vien ce qu'il
du Cacique pour lequel cefte ceremonie aura efté dreffée. Les aucuourtantieu
encor de cesinfulaires font leur Cemis de Marbre,en forme d'vne fenBlonté du €
me aupres de laquelle a déux enfans cômeti c'eftoisnt deux pages, j'uurgrand b
defquelz ilz difent eftre le trôpetteou Herault qui marche parle comnsherbes, &
dement de cefte femme pour affembler les autres Cemis, & Les faire venmelque mal
auec véts,pluyes,& grâds nuages:lautre enfant a charge d’amafler en voit, & re
toutes les eaux qui coulent des montaignes, & Les fait enfer de telle foreleshonor
à elles noyét tous leurs chäps,où font leurs Mahiz, & Iuccà,& font ceprtoyent p:
…. 1 Ces miniftres toutes les fois q les Haïtiés faillét de faire l'hôneur deu à ns des Cac
Bot qu'elles beau Cemis deMarbre.Or d'autit à ce fontlesCaciques,ou roiteletz fumigatio:
gés ce font #%- yfent de la diuinatié fufdiéte fault fçauoir qu’ilz n'aprennét pas cela d'u point que
tre les Hai- mefmes,ains y a entr'eux les fages qui fontcômePhilofophes , & que Muoy ils croi
xe Caunanàä,
ne de lique
rande ayant!
nuernes difc
pent du fole
is vn d’entr
nichoitl'iM
Kuoir ce q
mis le foleil
eaufG il co
jenuit des c
ontinuant lé
reaton qu'il
ortis, & auo
abana Bein
dans ees cre
blufieursen
lhorsque!l
ceftoifeau il
eme Infulaires appellent Boitij,ou Fequirà lefquelz [eur enfeignent princh
lemét deux chofes,à fauoir le principe, & origine de tout ce qui a cle
ce monde, & les faits & geftes de leurs anceftres, pra tant d
minis la paix, à parmy les troubles de la guerre, & cecy eft côpris par quelque
ae s font es en rs 4 de qilz nôment Aeiti, 8e les NS frs
L anfons für tains tabours faits de bois creux & tout d'vne piece; lequel refonnegru
sfaitx, des’ Jemët eftant batu d’vn autre baftô,nômans ceft inftrumét Ma uy, &]
#9#B8e chärans ferôt vne gräd troupe däçans, & gäbadäsauec vne mefure mie
gardée à celle de noz balladins, & la dâce eftät faite en rond , & côduié
ores par vn hôme,tätoft par vne femme qui côméce l’Areiti auquel ref
dent tous ceux qui font au brâfle,tout ainfi qu'en vfent par deça & par!
villes & villages les Artifans, & labourcurs les iours des feftes pour fere
iouïr. Outre les chäfons & Romans fur les geftes deleurs peres,encor ç
ontilz qui concernét le fait de l’amour,où ilz expriment leurs affe@ion
& le mal qu'ils fouffrent en aymät, louent leurs dames, & amoureufes,|
mettent en auât côme eft-ce qu'ilz fonttourmétez en leur abfence, &te
les autres folies que les amäs ontaccouftumé de gazouiller deuant cell
qu'ilz aymét, & honoi ‘+.De ces chanfons ilz châtenties vnes auec nf
fort piteux, & lamentable, & plein de grauité,& c’eft'lors qu'ilz veulé
animer les icunes hômes au cbat,affin que hardimét ils affaillét l'ennenhorstoutes 1
Prediétion & à l’effroy de la mort ne les deftourne de fe läcer au peril, entät quedue,les enfans
des Haïtiens Areiti leur promettét que f'ilz meurêét en cefte querelle,ilz fen irôten@ls conuerti
für La venue, pos falfeoir aupres du Soleil. Mais fur tout eft vne chofe merucilleuft Œfillie,le fufc
des Chre- ce côpte P. Martyr qu'ilz auoiét vn de leurs chäs, & le plus ancié dto@ftans allez le
ffiés en leur aprenoiét de main en main, & le tenäs de leurs maieurs, lequel faifoit mir desarbr
dfle. Magua- 6 de la venue des Chreftiensen leur terre, &apelloiét ces hômes ellildes femmes
wschies. gers Maguacochios,à fçauoir qui feroiét veltuz & auroiét des efpées mins com
| fendroiét les hômes de latefte iufqu’à la ceinture, & qu'ils abatroiét l@syésles mair
DÉSTÉRRÉS NEVFVES 1 188
e, fin
tie tort, ils ne l'enterrent points'ains pofent fon corps tout droit ee
la foe PAtditre Vie pierré,ou quelque piece de boys, & autour duquel ilz allu. de/épuiture.
Re iv grand fêu, prenans garde toutesfois que le feu ne puiffe toucher
lil gps, &c laiffent brufler ce feu iufqu'à tant que la greffe & liqueur hu-
‘ vs jeenfoittoute hors par les ongles des pieds , & des mains,& que tout
jen
ant na
en dre
Hesuent quel eft'1é nombre des feigneurs qui ont regné en vne terre.
air'en fue-& fe deffeiche, tellement qu'il ny aytrien plus que la peau -#rmes des
fesogeë que fait ils prennent cefte defpouille, & la mettent en vn lieu Haïties allés
ME Ut'H maifon ; où gifent auffi les corps de fes parens,& par ce moy guerre.
SUR frfulèires fe paignent tout le corps faufla face , car cela eft figne de
equiude parmy eux. |
QUE On Allans en gucrreils ont l'arc & les flefches, & des efpées de boys affez
rangeQ es péfantes, & maffiues,farmans de quelques abillemens de plumes
Ur» fort gentiment, voire des l’ames d'or leur feruent de parure, & des
cles le@ciets , entant qu'ils n’eftiment rien tant que de fe monftrerbragards
Le feu] guerre, & d'y aller les mieux en ordre qu'il leur eft poflible, foit en ioy
1e cho ou plumaches defquels ils en ont abondamment, & de toutes cou- ;
ps uns. Le feigneur, & Cacique principal à toufiours douze Infulaires des Æonneur fai
| 1101
prenne
| perlon
Ên du
urieux,
icherle
ois des
ranges
utre d
chair,
paules,
hors!
irplacé, fi dextremt que fäs f'arrefter dé leur chemin ny courfs le roy
que n’en fent point le chägemét. Mais reuenäs encore à l’enterremét
Cacique le plus cômü eft que dez qu'il eftoit mort on l’Euelopoit auec
kcentures ou langes faites de coton dés la tefte iufqu’aux pieds . Et fai-
kvne foife, le mer” yet dedäs auec fes ioyaux & meubles plus precieux:
ntmoins tout autour de la fofe failoyét ils côme vn enceint de boys,
fin que la terre ne touchaft point au corps lequel eftoit afsis fur vn bäc
fait & elabouré, puis le couuroyét detcrre, faifäs durer les obfeques
ceffoyent de châter autour du tombeau, & racôptäs la vie, & faits loua-
ss du deffunt,& ces chanfons enfeignées à leurs enfans leur feruêt d’hi-
bire à caufe qu'ilsignorent l’efcriture, & n'auoyent aucune cognoiffan-
ides lettres. Leur mariage eftoit tel que chacü à fa féme fi pl’ il n’é peut
ourrir,mais il y a tel qui en a & deux & trois, mais les Caciques en prénét
qu'il leur vient en fantafie : bien eft vray qu'il en y a vne qui ef la plus
pedtée dés’ autres, & la plus cherie du mary:& eft cas fort merucilleux
jeiaçoit que elles démeuraffent toutes en mefme maifon, & vefquiffent
dpeds € mefme table, fi eft-ce 4 on n'y voioit iamais debat,n y courroux
aucü trait de ialoulie vices affez ,& plus que cômuns aux fémes, voire
elles qu'ô eftimelés plus accortes,& de gétil éfprit. Le fils aifné du Ca-
que de quelle des féines g fut forty eftoit celuy qui fuccedoit à la feign.
tfuy mourät, l'héritage ne venoit point au fils de (6 frere;ains à celuy
flœur,cômes le plus affeuré d'eftre parët du feig.deffunt:& cecy à cau
que leurs Fémmes y fonc eftrigemét, fuiettes au chäâge, côme aufsi les
mes, Bien que tous fe mariét , font vilains en toute"éfpece de paillardile
pe 41e qussa faccoupler moins que honeftemét auec les Fémes de toute forte
t, fait
’à l'en-
grima-
guerir,
Loir pas
ueren-
ritiers,
t là ioy
viéen
ufieurs
ir,et fe
puisa-
eque
tira en
hs forts de la troupe , quiont charge dele porter dans vn litfurleurs 44 Car:qeeo”
ules, & les deux qui le portent, eftans las, il fen y met deux autres en Roy principal. de
Autres obfé="
ques faits aux
kbace de quinze,ou vingt iours, durät lefquels & fes fuiers, & fes voilins K?**
Mariage des
H ait iens e
Æ qui efoit
deue La fuccef:
on.
Paillardife
des Huitiens
et peuples vos.
fns,
LEVRE,/QNATREESME
fiufleurs meres,filles, où fœu,s nerelpe@tans autre cpnfangpinité: &
fouillans encoren l'abominable paché quel contre nature. Quelqu'ur
des elpoufés du Caçique eftans en couche, ny auair guera fuiet voifin du
lieu,qui ne la fut viliter,carelfaur l'enfant, 8 chacun luy donnant quelo
beau nom, comme (erois, Kefplendiflant, Beau comme le foleil, Puiffin
Arrganee CN guerre, 6 autres. chofes femblables, & tous.ces noms Luy-demeuroyen
dés Cariques toute fa vie, tellement queeltant deuenu leigogur.il ne falloir que Les
Haitiens, i@ts qui venoyent vers luy ignoraffent ces noms, & titres, ains Les ]uy cé
uenoit donner trefbous {ur peine d'en receuoir punition, & de ne plus foi
fer reprefenter deuât luy,pour penfer en obtenir 4lque grace, ou faueu
Larrecin fêue. Le vice qui ef leplus detelté parmy ce peuple ef le larrécin, & lequel il
rementpuny C0 telle abomination , que vahommse ne fauroit defrober quelque ca
par les Ftasti. ant foit il de peu d'importance, que fil eft conuaincu. du crime il ne foi
Lee empalé cout vif fort cruellement, & fans aucune mifericorde, eftant ce pe
ché le feul qui efkpuny de mort entre eux., ficen'eft que quelcun f'atta
quait à faire vivléce an, Cacique. L'exercice. de.ce peuple principalemé
eft laguerre, mais durant la paix c'eft le laboiuage qui luy feruoit de pa
En quo fee fetemps, & la pefcherie d'efbat , mais le trafic y-eftant exercé n'eftoit po
sue f'exercens 1e gain, duquel ce peuple eftoitignorant, ains ayant befoing de quelqu
{ Hairiens, Cases vas des autres, c'eftoit par eichange qu'ils fentrefecouroyentd
voifinà voifin, fauf que iamais ilz ne faccoftoyentauec les Canibales ,o
Charibes lefquels auoyenc la guerre à tous, & tout lemondeles fuyät, 4
les guerroyant à caufe de leur furieux naturel, & inhumainement bru
Différence lefiçon de vie . Ladifferenceque onmet à cognoiftre les. filles vicrge
cogmoiftre les d'auec celles qui font mariées & qui ont affaire & compaignie à homn
fl d'entre Cftelle que celles qui font corrompuës portent vne piece de coton |
Les femmes, traucrfant , & couvrant le corps de la ceinture auantiufqu'à demy cuiff
'hivoy
nous ofon
ilavieirr
‘bure;que
l'derctraite
| rent pas fi
‘es hoftelz
ans fut R
& fans y au
| mille: & fi]
‘peuple nea
‘fe pour ma
hettes für @
gros & mal
tres matiere
puioncz à c
Lénrond, & {
ko Ardoife,
ltorces d'arb
Quicourérit
Hpproche en
pires, qui
te cdufent Ja
moindre qu
IR fouftentr
ihclefd'yn
CONS
Jà où les filles ne portent rien de tout cecy , ains vont àdefcouuert, toul Et puis qu
ainfi que les hommes , mais les Dames qui font efpoufes des Caciques, Mort fuiette, 8
feigneurs portent cefte piece de coton fort füubtile, & blanche dés la ceindBrents ff impe
ture iufqu'aux pieds, fi ce n’eft lors que elles iouët à la bafle,a quoy & hdiemporte &
mes, & femmes font merucilleufenét adextres, ainfi que pourrez lire dti voit due:
rdinand Ferdinand d'Ouiede, lequel defcrit & le batouer, ou palerte faite d'y h fe, & app
à hs Lg, Sertaine racine d'arbre, & la bafle ou pelote qui eft compofée de quelqulBr langue,
és LES gomme noire comme poix , & aflez glutineufe , mais qui netient pointMity pourile
c2.des 1 ndes la main, & ne la falift, & qui faulte & bondiit aufli bien que celles que o mant Bien qu
Greta Gi par deça, & les emplift de vent: & n'oublie encor le nombre des iouMil& Ameriqi
PALINONA. inoës, toute
: eurs,ny l'ordre qu'ils gardenteniouät, & paint les fieges de ceux qui or
sbajl, le pair de a Ës joueurs qui font hommes te hommes, & fe
mes contre femmes, & filles, 8 quelquefois les vns meflez parmy les L
tres, Et affin que encore on cognoilfe que les anciës tant Egyptiés, Grec pierres vit
que Romains,n’eftoyent dés le commécement guere plus,ouf peut etais en vo ant
non tant ciuililez que les Haitiens , laiffant à part l'aueuglement del'Idgni, Nihez'e
latrie auquel tout le monde à eltéiadis detenu, & l'ignorance des lettre out qu'ilz cie
) ftrir non FA |
elles 12 cr
la cognoiffance defquelles ieur a longuementeftéinterditte, & laque HItEux,
les premiers des fufdiss à fallu que ayent cfpuifée de larace efleu d'Ab Êrà fin qué
Ipecefläire.
+, P
4 DÉS TÉRRES NEVFVES. 289
hm:voyons fi és bâftimensitz ont efté plus induftrieux que Ces gens que
nous ofons nomimier par deçà fauuages, & lefquelz nous efgatons prefque
li vieirraifonnable des beftes. On fait ainfi qu'atons veu au premier
hure,;que les bois’& cachotz dés montaignes ont feruy à‘ plufigars iadis
lderctraite, & que Ceux qui drefférent premierement des loges,ne les fei-
rent pas fi magnifiques que font les palais de noz Roys,& princes,ou que
eshoftelz & maifons des grands feigneurs, & riches citoyens des villes :
ans, fut Rome baftie de baffes Cabanes,& loges rüftiques faiétés de bois
& fins y attoir les trois, ny quatre eftages pour le feruice detoute vne fi-
mille: & files Rois Egyptiens feirent de grands & fuperbes edifices,le
peuple neantmoins ne baftiffoir qu'auec dutorchis,& n’ayaritque la'ter- Maifos des
tepour matiere. Voyons cés Enfulaires dreffer leurs Caneis où maifon- Æaifiens
hettes fur quatre piliers en forme quadrangulaire, & iceux de boys, & 74° Ueser-
gros & mallifz,liez & cinentez enfémblé suec des cloux de boys, & au. Jon" nüméts
tres mätierés à ioindre, & grand quantité de pieces de boys, & des clayes C4.
piioncz à clürre les éfpaces d'emmbas, tout ainfi qué lé hault eft fait
fénrond, & Gniffant au Dtniiét en forme de Pyratmyde, & au lieu de tuile,
bu Ardoife, il y a des perches liées enfembleauec dés cordes, faires d'ef-
ltorces d'arbres& par deffs de la paille fi fübtilement difpofée , que ceux
Quicourént les maifons par deçà auec du Chaulme n’ont garde d'en faire
hpproche en forte quelconque. Cécÿ n'eft rien au pris de la fageilé de ces
Jidures, qui craignans que les chéurons d’eñhanit cftant efbranlez du vét
s vierge fe cdufent Ja ruinéde tout l'editice,plantent vn gros arbre au milieu non
à hommlhoindre que le Maft d’vn Nauiré, afin qu'auec fa force, & folidité il puif-
oton le louftentr le Frix du logis, & garder que le refte qui fe lie àluy , comme
y cuife la cleFd'vne voulte, ne fic gafté par les orages.
sert, tou Et puis que nous fommes fur Fes orages,efl à notter,que cefte Tfle y eft
ciques, Mort luictte, & 1efquelz y fontfi impétueux fy leuans les tourbilons de :
la ceinMrents f impetueux, &les pluyes auec vn tel effort& rauine que fouuét ce do
oy &h@hemporte & mailons & champs tout enfemble,commeaufli quelquefois ,, ages qi ad
a lire du voit aduenirle femblable par deça;mefmement fe léuanc quelquetem- 5%.
ite d'onMitite, & appellent les infüuläirés ces grandz rauiges d'eaux Huracans en y Île Haïti.
quelquirir langue, efkimans que ce foïent les Cetnis,qui cftans irritez eaufent
nt point pourléurruyne. Ce peuple comme eftant voylin dela mer, nage
es queoltrint Bien qu'il'eft poffible de penfer, comme aüffi font tous ceux du Bre css fine
e des ioulMil & Amérique, & font leurs vaiffeaux PLUS qu'ilzhôomment Le berexire
x qui onCinoës, routes d'vne piece, plates par deffous & faites comme vne Met à 4, ypdien *
& fentftrir non gere hautes, & par aïnfi dangereufes À voguer dedans, & léf me
yles quelles iz creufent partie auec le feu,partie auecvne hache ou coignéede 4.
és, Grecs pierres viues défquelles ilz fonrauffi les bouts de leurs Sagettes : v=
eut cles en vogant dé voiles de Coton en aucuns endroits, & de rames,ouaui ab fint
del'1ddMini, Nihez enr leur langue, qui font faits comme vae péfe de boys, & le Le un enseo
es Letreout qu'ilz cièrinent à la figure d'vhe potence fur laquellé Fapuyent les lurfgure
RU
à d'AbM Er 2 3 qué vou cognioifér comme le naturel péuruoft À tout ce qui
pecerfäite 3 l'homme, cs peuple Occidemal dés le Mexfätre,infqu'à là
| KKk
LIVRE QUATRIESME
Comme Les In riviere de Plate qui eff par delà l'Equateur ve dr gli ae
diens Oceidé- d'yne eltrange façon de tirer le feu qui eft (« è i *P DA gun de
taux tirent le ftons les plus fecs , & legers qu'ils peuuent chofir, " 4 pl
jeu du bgs. rémentenfemble Er pre par tee pere me ea »
. liffée & polie comme he;
a td tee forte deboys fort dure, la pointe de cefte verge eflant
mifé dans l'entre ouuecrture des baftons liez cree la 4 Léa A
: ent de la main , fi que de cefte fri@i “
mt ds ré Po qu long temps fans tirer du feu du boys, comme now
ï icrre auec noz füufilz. pire is
Je Pt ri auf enontiadis vfé le RUES cioRquen en
hé en la durté du caillou, & q lofo:
me, : pi y AT comme ainfi foit que toutes ne s mie
Sannaz.4ren dit le grand Poëte hr Mneutà qu Fan ps Lu a pus Las ;
igine : eu dan
ne abs _ pig ft la fefte de la grand mere des gt
di 1 Pat feu du boys en la mefme façon oue id + ju
a Tnfulaires & neantmoins Sannazar viuoit du temps de C ui es
buiticdne qui conquift Naples , & n'ayant encor guere fauouré du
Fais ny induftrie de ce peuple : dique il me femaie SR ROUE ON
€ fans arrefter noftre propos , fur leurs
ar A A és le fel, à choifir, & purifier l'or qui eft ans
sise en leur ffle, à pefcher les Perles qui n'y congés paies ya
d comme le Gaiac y eftcogneu, & que de cefte Ifle forti la promis ,
Rs” fetion que iamais onfentift en l'Europe de celle maudite , de
Maladie ve- ble maladie, que les vns appellent mal cernes les “ æ :
, ’Efpaigne, & en gene |
A ; ie gépad e de. Ds ns ou honneftes de l’hommeauec|
en iray les ffen gucriffent, veu que par d
Ne vous diray comme ces peup ue! pe par ess
, l'arbre duquel il fay dent pour ffen purger
| ie PS is difcourir fur les #bres) pipes , Air
itez que ce païs nourrit & produit , & qui fc
Ha de chaton ot en noftre Europe , aufsi bien, & quele
; poiff se les beftes, & oyfeaux, y ont diuerfe couleur, & sure nouri
LE & y font diffemblables à ceux que nous voyons icy nous e dr: x
afle de Cuba dinaires M fin de pourfuyure noftre ch ‘min ,& parler e ee ca p a
out re. de PER a nrefenton nomme Fernandine,
| Es fl Au Age par les chreftiens. Cefte Ifle M loing :
sandine. l'Efpaignolle quelques vingt ri - & SE plus cree 4 nes ge
dente, mais elle eft plus longue beauc >. que ,
sn nee “a pe EE bation a vingt-deux degrez, & demy, auoifinée É pion
AA utres Ifles, lefquelles n'eftant de grande confequence, & qu Fe fit
sandine GG : vured L peuples y font prefque femblable, ie pafferay au “
mrquos. relker d'auantage. Cubi fut defcouuerte du mefme temps que ns
nu au Doinée Fernandine en fouuenance & perpetuelle memoire
L'IfeHaïts
Ferdinand,
put a’
finte Rv yr
Les habit
icux de
fs,allans to
tenances, v!
cime, far
ceux de l'ifl
{or la cond:
prend femm
hforte couc
ffte auf bic
ou l'vn des P
ondition afl
poufée,, ais:
l'affault c
voix, en brar
kfuis forcée,
hoc fi redou
Nn'yague
ubà , F de
eeftans tou
ble, Sodom
ommes, & 1
Drt peu affec
tiler, c'e
pnduit, enr
smyfteres d
tres,nc pout
ns fe tenans f
Les Haïtiens
int de leur
Nr pars
ntc’eftoiene
lé contre nat
mperé, mais p
Lexpolée au <
demy de la
Cubaabonde
k leurs nidz
rieur paffe
priuoyfent à
‘tous les a
» VCnants
que obicu
LIVRE QYATRIESME
l'air & allans prefqueà rez decçrre. Et eft,ce paflage au moys de Min
durant prelque vingtiours qu'on ue voit autre .chôfe que .ces vyfesux
pañfagers tenans la route du Nord & au Su,quieftdu Septentrion, &'a
Midy, puis qui doublent prenans la volte d'Orient : qui a efté caufe que
plufieurs ont penfé queçe foit.de ces cartiers là. qu'il prénent le chemin
pour venir peupler l'Europe & l'A fie: mais la.chofe eftantincertaiue auf
1 lie ne m'arrefteray.guere {ur le difcours d'icelle. +
Ce En yne chofediffere Cubà de Haïty,qui ft que comme Hhïti n'abäde
£%t les frpens Pucre en vermine;Cubä au contraire en neurtiftvneinfinie quantité, &
Cr Ldjärdz, de diuërfes fortes, & fort differentes: y croiffans des Lezardz, Scorpions,
Scolopendres, Afpicz,& autres Serpens d'vnegrofleur prefqueincroya
ble,en y ayans.qui pour l'ordinaire font gros commela cuifle d’vn hom.
me, & longs devingt.& cinq ou trente piedz: seantmoins font ilz fans
malfaire, & telz que iamais on n'ouyt parler.que perfonne en ayt fenty k
dent ny morfure. Les habitans de l’Ifle fen nourriffent , & les trouuen
fort Lons, comme auf ilz margent les Lezards,ainfi qu'en vfèent prefque
tous les peuplesdés les Canibales, iufques au bout de l'Amerique :
& ne en fault efbahir, veu qu'ilz mangenr a vermine mefme qui-leu
à latefte. -
Ceîte Ifle fert de grande commoditéaux mariniers, à caufe qu’elle
vne fontaine, où l'on tire la poix à pieces, ainfi qu'on arrache la pierre
plinelin.z. de quelque carriere, &-eft cefte liqueur fort bonne , & propre à calfu
chaos, ‘rer & empoiller Les Naux,& Carauelles pourusu qu'on la deftrempe, &
2 Du f mefle da fnif, greffe ou huyle: & ne fault feneftonner, veu que Iof
je $ Jets Pheréciteles merucilles du Lac Afphalits vomiffant le bitume , auque
ed pra accordePline en fon hiftoie naturelle, commeaufli il ena vn femblabl
is en laregion de Bagadet, pres la grande cité de Babilonne d'Affyrie, E
7 oféph.haihosr
Iudaïque.
xandre, | » :
Cubà les fleuues n’y font pas gräds,bien fontilz fertilz en poiffon & l'e:
quel 9% defquelz eft brane & plaifante pour boire, & dans lefquelz l’Arene!
* fableeftenrichy d'or affezabondamment:le pays y eft afpre, difficile,e
raboteux & non fi fertil que l’ifle Efpaignolle, l'or qui y croift n'ef |
…. bonny fi fin queceluy de Haïty, maisilya debon Bronze, & duaut
Ifles Lucaies, : 10 0
les Efpaignolz font grand eftime, & en fomme il n’y a prefaue aucu
© leur : B + , 4
afietre difference de ces Ifles,& voifines, & en prefque pareille eleuation tels
que font les Lucaïes, qui font au defloubz de Cuba, qui font plus
quatre cens en nombre, & toutes portans le nom de la plus grande non
mée Lucaïà, pofées à dix & fept, & dix & hui& degrez en leur eleuatic
de pole:en celles cy les hommes font plus blancs: & les femmes piüs be
les qu’en Cuba & Haïty, & cefte beauté caufoit que les hommes de ter
re fermefen alloient en ces Ifles,aufli y font ilz pl? ciuilz & courtois qu
pas vne des autres, & où le langage, caufe de ceft abord y eftoit fort d
uerfifié. |
./osifiremét On y vateut nudainfi qu’és autres païs voyfins, fauf que les femmes 1
desfémes riées fe couurét de la ceinture en bas,ainfi q celles de l'ifle Efpaignolle |
Lacaiënnes, les filles voilét auec vn fimple retz & iceluy fort delié, leurs parties hôté
croift fur le corps & croquent.à belles deritsles poux qui leur viennent
fr,6c en
&tnays :
&les ban:
nopces. |
celuy qui
de la pelc
charge de
&deMal
tent fous t
tantenc
en fait befi
fonten fa:
dftlepoiff
veuquele
filloyent
mangeoye
dre leurs g
linmortal
moptant il
&quedel!
ainfi quettc
perent ces |
&leur faifa
isenontd.
ne fruit d'efc
Lades vicille
bres & pla
d'vnarbre(
duquel eft
es Lucaïe
temps,aufli
ordre pour
celets ento
quilles rou
d'orenfilée
nes figenti
lespoupéti
fées Outre
ile S.Taque
& l'autre lu
uation à 17.
lomb fils dé
ceftecy ,
mœurs des
à chigies : &c
que nous |
DES TRRRENNEÆEVEVEN UV: 29,
fe,6c encore,n'v font piles de qe aile Ang lors quealles ouffrét leur fuz
gays: Aufliquand ce mal leur visht.elles inuicétdeurs.parens & amyse
glesbanquetent ; dançans & chantans tout ainfiqu'à ya grand folie de .
popces. Les Lucaïens ont vn feigneurqui n’a gucregrand:Empire,côme.
celuy qui pour toute préeminence Royale, n'a foing quedelachafle, &
delapelcherie., &:quiprend efgard fur les femences dannantä chacun
A charge de céqu'ildoibt faire. Leur pañafont les mefmesracianes d'Iuccà, zucaiens ne
& de Mahis que aux autres ifles & pays voifins de terre ferme,qu'ils met- ysnyer point
tent fous terre pout les garder apres les auoir cueillis, & ainfleur wijure de re
eftant en commun ; le Roy en fait ladiftribution à. chacun,autét qu'il luy
en fait befoing , &que il voit fufhr pour & felonle nombre de ceux qui
fonten fa maifon, & famille. Le viure de,ce peupleayec ce pain.de Mahis
dtle poiffon, car de chair ilne mange que peu,oudutoutpointsauffi à l'6
veu queles Lucaïens que on amenoit pour feruis en Haiti , ou Cubà , ne
faillo yent de tomber malades & la plus part mourir ; tout auffi toft qu'ilz
mangeoyent de la chair: qui fut caufe que les Efpaignolz,ne voulans per-
dre leurs gens, [sur feirent ofter cefte nourriture. Ce pauure peuple croit ï |
limmartalité de l'ame, ainfique font tousfes voifins, & a opinion que Z##4#u: cre-
moptantil ule qu'il paffe parle pays. de Septentrion pour y eftre purgé, 27 À sm Or
D que de à il fen van Paradis, ou au Ciel auec le foleil qu'ilz honorent tabité de l'a-
ainfi que tous les autres: & ce fut le moyé auec lequél les Efpaignolz tro- 7%
perent ces Lucaïens, les tirans de leur pays {ouz va faux donner entédre, É
& leur Faifant croire qu'ilzles menoyent en Paradis,de forte que prefque ÆF#g"4/z.
isen ont defpeuplé toures les Ifles Lucaïes , rauiffans le peuple pour fen °* "té les
«A feruit d'efclaues à tirer l'or des mines & des riyieres. Entre les Lucaïens y. Lacaiens ©”
lades vicilles fi expertesen medecine, à fcauoir à lacognoiflance des ar- ‘77e.
bres: & plantes,qu'il n'ya playe que elles ne confolident, & ceauecleius
d'vnarbre que ilz nôment Larumà,quieft fesublableau Noyer, & le fruit me
duquel eft de bon gouft, &aumanger fortagreable, Vousayant dit que /<”#4 frust
LJes Lucaïennes font belles für toutes les Occidentales cogneuës de noftre fe ler fe
temps,aufli font elles des plus mignonnes , & qui fe tiennent le mieux en °°#f€-
ordre pour aller prefque toutesnuës, comme celles qui portent des bra-
celetsentortilfez tout le long des bras, & par les iambes des parles, & co-
quilles rougés, & auf tranfparantes que rubissauec des marques, & grains
d'orenfiléesauec du coton : & decceyelles font des Carcans,& couron- ss or
nes figentilles qu'on diroit qu'on leur a apris ces mignotifes à Paris chez 774174 sfle
lspoupetieres , & femmes qui fe meflent d’acouftrer,& parer les cfpou- ?#7 744 60m
fées. Outre les ifles Lucafes eft encor [amaique,que maintenant onapelle 74°
ile S.Taques, qui eft pofée:entre Cuba, & Haïti,ayaut celte-cy au Leuant
& l'autre luy gifänt au Nord % Tramontaine, & laquelle gift en fon ele-
mation à 17.8 18. degrez de la ligne. Elle fut côquifs par dom Diego Co-
lomb'fils de l’Adir:l'Cotomb, qui le premier delcouurift celle cofte:de . &
céfte cy , ny autres qui l’auoifinent ne diray autre cas ; pourcequeles 2/5 € olob
À mœurs des habitans fe raportent à celles que nous auons ia defcrittes; 8 fils de Chri-
à chigies : & que deformais iléft temps d'aller vifiver la terre ferme , fclon Jrophle Co-
que nous l'auons laiffe fortans du pays Mexican pour entrer eu la nou- "#77
: äi
VU nom d'un
LIVRE QVATRIESME
uelle Caftille, & voir lesgran NRoyaumss de Peru & Gulco, 8e puis re:
Prédre le cours vers les Cänibale. pour Coûrir 16 l6ng de la cofte de l'O.
de Portugal, en l’eftendüe; del'Amerique,
Cean felon que porte le partage dés terres, fait par les Roys d'Efpaigne, &
Des pays der annee, © Jucatan scenquefe d'iceux,mtæurs, > coufflumes des
t ,
À
Panuce Pre- Es :ce,on voioit diuerfes couftumes ;loix, & Céremonies,
mince perte le le nom d'vne grand riuiere qui l’arroufe , & qui fengoulphe en mer du
rm cofté du Nord, diuifant ce que à prefent on nomr. : la nouuelle Efpaigne
cn de la grand Prouince d'Iucatan,que les premiers qui la defcouurirét, pen-
fans quece fut vneifle nômerent Sainte Marie des remedes , & bornätla
Aliette de Le Mexicane qui Feftend au Ponant, là où Iucatan eft Leuantine : &
La region de gift Panuco en fon eleuation de quelques 18.ou 19.degrez de la ligne ayät
desSeigneurs & Caciques grands guerriers , & où l'idolatrie & cruelle
sous maniere des facrifices y eft efgalle à celle, de laquelle on vfe au Mexique,
& combien que parlans de Themiftitan nous ayons fait quelque denom-
brement des dieux qu'ils adorent, & que à Panuco, on imite ceft« adora-
tion, ff eft-ce encor que les Panucéens furpaffent tous les autres Mexicans
enabomination: & femble que la folie Grecque, & éceruellement des an-
ciens Romains ayans palfé en ce pays, pour y laiffer la trace de leur peu de
fens, & cognoiffince de ce, à qui l’homme doit porter honneur, & luy fai.
re la reuerence. Ceux qui lifent l'hiftoire de noltre temps fe moqueroyët
ouauroyent occafion de ce faire,oyans parler de la folle, & infenfée ado-
ration des peuples tant occidétaux que auftraux, & fenräs combien mon-
firucufe eft leur idolatrie, veu 4 ceux de Panuco font fi hors de leurs fés 4
d'auoir le membre viril d’vn homme dans leurs temples queils honorent
panuetens 4- comme vn Dieu , & luy offrent facrifices aufli bien qu’à Themiftitan on
dorent lemem en prelente à leur principal idole.Onf'en moqueroit{dif-ie) fi des anciés
bre de D'home auteurs, & iceux fort aprouuez nenouscomptoyent que vn pareil aueu-
glement asadis offufqué les yeux de la Grece : & de cecy oyons parler
Paufanie homme diligent, & qui n'a guere rien oublié des folies de fa n3-
tion , entre les chofes ( dit-il } plus remarquables qui foyent en ce lieu(il
Pai/aniel.o parle de Lampfaque) on voit la ftatuë & reprefentation de Priape : à ce
Dicu on porte honneur aufli en autreslieux , auquel ilz commettent&
donnent a e 1arge des troupeaux des cheures & brebis , & la chargedes
effoins, & ruches des abeilles. Mais fur tous 1es hommes ce font les Lam-
pfacenois,qui faffe@ônent à fon feruice. ;
A fçauoir files Romains furent quitte de ce defuoyement de cerueay
Entré les Prouinces füuiettes au Roy Mexican eft Panuco laquelle porte
7 fred fa
file Dieu ‘
ues de leu
blelieu du
per pour ce
dué à leur c
oles {acre
neitiques.8
disen Ja cel
esplus nier
vendues au
déshomme
contentant «
laquelle
heil ne forç:
tte, fi que
cefteexec
celle ontilz
Chreftie 1s,
chre, & la cl
Sodomite, &
perbes que «
toute late
heiufqu'à 1
rles Carib
monic, ten
furieux, & c
omm ilz o
eurs Capitai
kince, iufqu
domota, é
prefter ©
iblement
us la chafte
Panuco le
ablement d
abominab
{oit dis h
mais ce vice
in elle n°eu
ktoute relli
Li cousle
sac fe marie
ce que tel
trouue l'on
ucelage : &
ais res
je l'O-
gnc, &
des
côtiéne
celuy à
cent o-
diuerfi.
des peu.
ne Gre-
mMonies,
le porte
mer du
:fpaigne
rét,pen-
>ornât la
tine : &
gneayät
& cruelle
Lexique,
denom-
e adora-
exicans
t des an-
r peu de
k Juy fai.
ucroyét
fée ado-
en mon-
urs f'és q
onorent
ftitan on
es anciés
eil aueu-
s parler
de fa na-
elieu(il
pe: àce
ettent &
arge des
es Lam-
cruçaus
E. AE
FMC AR j
AE ANS
| DES: TERRESINÉYRVES | ; 1 . 292
pat fe fault qu'ilz getsaffent celte fuperftition.deleurstemples, que ce Préspe hrneré
fie Dieu (par eux tel citimé ) eftoit honoré parles,mains les.plus pudi- 4 Rose par
ques de leur cité, &iugédigne d'eftre mis dans le s'y fecret, & honora- les peftaleis.
bielieu du manoir de leurs veftales . Etquelleraifon fçauroit on don- Zaéfance de
ser pour ces pauures gens de naftre fiecle , port:ascefte fale figure pen- l4faulce rell.
dué à leur col , finon lamelme querendoyent iadis les ipterpreteurs des gron Li.c. 2r.
oles facres desidolatres , que Priape eft le.confeuateur des chofés do-
nltiques.& celuy qui eft comme auteur de lageneration, veu que ia-.
disen la celebratié des feftss de Bacchus, c’eftoyent les Rats dePriape, Liféz, Phor- |
lesplus nembrues que on fceut choifir, que lesplus modeltes portoyent nure: €: Hee.
vendues au col, pour en faire parade. Et voila comme le diable fe ioue rodore L.2.
jeshommes, &ayans perdu credit d'vn cofté, left getté vers l’autre,ne fe pirgile ,aux
ontentant de fe faire craindre auec la deformité,d vne figure effroyable, vers de Priap
en laquelle on le paint par les ifles de l'Ocean & pays Mexican , fienco- sant Aug.
keil ne forçoit l'homme à adorer la mefme faleté , & feruir ceque il de- 6.de la cité
te, fi quelcun en vie par effait à l'endroit de celles qui luy attouchent. de Dies.
celte execrable Idole les Panucéens immolent leurs ennemys, deuant
elle ontilz efpandu depuis foixante ansençale {ang de plus de trois cés
hreftie 1s, le cueur defquelz à feruy de viétime deuant ce vilain fimula-
chre, & la chair de pafture à ce peuple fauguinolent, & lequel. eft aufli , &
fodomite, & Antropophage . . Ce peuple baftift des mofquées aufli fu-
berbes que ceux de Themiftité,comme auf font tous ceux qui fe tiennét.
toute laterre qui (eftend dés la riuiere queonnomme de fainte Mar-
hheiufqu'à la mer de Sur, & vers le pays Auftral.iufqu'a la riuiere de Plate caribes ç>
rles Caribes, & Breliliens,qui regardent l'Ocean Africain font fans ce- Brofiliés not
emonie,temple,ny religion quelconque. Les Panucéens comme ilz font sucun temple
frieux, & cruelz, auf font ils des plus vaillans dé tous les Occidentaux,
omme ilz ont bien fait fentir aux Efpaignolz, aufquelz ilz deffirent plu-
ieurs capitaines, & foldats qui tafchoyent de prendre terre en leur Pro-
kince, iufqu'à tant que Fernand Cortez , & fous! y Nugno de Gufman
dompta,& les contraignift , & de ceffer leurs ianglans (acrifices, & de
1y prefter obeiffance . l'ay honte de dire que Sathan {e face feruir fi de-
ue en ce cartier là que tout ainfi que jadis. fous le nom de Ve- »/ennredes
us la chafteté des filles Cypriottes luy eftoit publiquement dediée,aulli hmmes en
Panuco les hommes y fontle mefme office , feproftituans dutant cxe- punuce
ablement de nuit , comme la memoire feulement de ceft accouplement
abominable en l'efprit, ie ne diray pas du Chreftien , ains de quel que
(oit dés hommes quiont quelque honnefteté painte en l'ame . Car
mais ce vice pernicieux ne fut receu parmy quelque nation, que fou-
inelle n’euft en ioy comme lié le melpris de Dieu, & peruertiffement
kroute relligion qui fentift quelque integrité. Lo
Lu ous Les Panucéens font paillards, & agens, & patiens, & quoy que
ne fe marient , que 1lz n'ayent pour le moins attaint l'aage de 40. ans, fi Pasncéensne
f-ce que tel delay,n’ayde en rien à la chafteté, d'autant qu'à grand peine /£ marièr que:
trouuel'onvne fille ayant dou?eans , qui fe puiffe vanter d'auoir fon 4 l'aage de
ucelage :, & attendant à fe marier ainfi,plus pour viure en la Liberté de 40. ans,
pie d'à da
À sine
LIVRE QVATRIESME
leur Yilerinie, WE véautreren féurimpudicié, que de foucy qu'ils ayeng
dé fe onténir, & {ous évite corinence (e garder pour (fe marians ) cité
plus habiles à la genératiô. 112 Farrachét le poil de haibèrbe;ie penfe por
paroiftre plus effentinez, iaçoitqué ceux qui font l'office contre-nature),
vontaüffi acouftrez cOmie fermes, & vient de pareils que les femmes,n
fe meflans ed rien de là gierté ny des aGtibns qui tefhioignent la force d
l'Homme, haïs a mort des feinmes , comme éeux qui leur rauiffent ce qu
nature leuraccôtdé, mais fault que elles le fouffrét, & fans querelles ofem
faire fémblant de défplairé à pas vn de ces effeminez . Tous & homm
& Femmés'en ce pays cé percent les oreilles, & riarines pout'y pére que
qué ioyau, ainfi que én v fent prefque tous ées Occidentaux , & ie velten
de coton delié fors queil leur prend fantafie de fe couurir tout ainfi qu'é
vfent lés roÿs fuiets au gréd feigneur du Mexiquie :fe limans aufôi les dé
tant pour paroiftre plus beaux ,que pour dire que cefte limeure léure
Bitume de Pa
… nuco 4 calfen.
trer les naus.
tume à empoiffer lés nauires qué l'on fçache guére & dut bon, voire pl
apte, & fortque celuÿ qui croift en l'ifle Efpaignolle,&duquel nousaud
dit que les Infulaires font léurs bafles pour iouer au batouer énquoy fet
ércenthommes & Femmes:comme aufsi font ceux de l'ifle Cuba , ou Fer
nandine, Er pour vous monftrer la counrtoifie de ce péuplé , il eft fi imps:
Fernand Cor-
tez.en fi 4.
, \
relation 4
fous la fuiéttion dé féigneur aucun, ce que Cortez efcriuant à l'Efmpereï
Charles quint, & luy donnant iduis comme il auoit chaftiée là rebelliot
de Panuco,il en parle ainfi: Voftre maiefté me croira de ceéy, que ceften:
tion eft fa plus feditieufe, eraifée à F:fmouuoir, qui foic fus !2 terrexd’art
qu'il n'y 4 nouuéauté,ny bruit tant fit il de‘ peu d'importance , qui nélu
face dreffer les cornes, etprendre lesarmés en main:aufsi né faute Pefb:
hir,f'ilz (font leuez contre voz officiers , veu que de tout témps ilso
de couftume de fe reuolter de leurs feigneurs,et de prendre contr'eux!
armes , fans iamais laifler couler aucune occafion de fe fouftraire de le
obeffiance,Eten vnautre paflage,il defcrit des armes de ce peuple, difan
que habitant en vn pays apre,difficile,et raboteux, les hômés aufsi y fo
robuftes, forts, et gaillars , portans des lances,ou pluftoft piqueslongu
Armes de equinze pieds, & en lieu de fer eftäns armées de'ces pierres viués delgk
les auons defia parlé afféz fouuét,Faydäsencur de l'arc, & de Pefpéedi
bois, & fouffrans la faim & la oif, adextrés, bons coureurs, & farouchese
ftrangement durant la bataille. Ce quirend ces gens fi hardis eft leur pari
ureté, car bien que il y ayt de l'or en leur terre, fi eft-ce que ne fen fou
pas beaucoup, & éftimans lés autres eftre de mefme complexion dés qu
Îl2 veirét les Chreftiens entret en leur pays, Poigneux plus de Teur ancie
ne liberté , que de l'or femé en leur riuieres, ny caché en leur terroir taf
cherent deles ën chaffer,quoy que detia itz euffenr pris auec'eux acoint
çe, Apres Panuce, tirant vers les Caribes'gifl la grand Prouinccde Lucr
que plufieurs ont vn fort long témps eftiméeeître ifle,mais à la longue!
ont veu dé combien ils fé trompayent,entant que ce pays eft vheprefqu
iffe,c'elt à dire vné pointe de terre éhicrant en mer, &'linéé dé tous " x
6
. FEmpereur,
Panuceens
Jiuerz “re-
bellson,
ceux de Pans
Co Ü
Panuceens
Pur es .
" fort bonne & falutaire. C'éfterrcefté prouinces quécroift du meilleur Bé
-cient dé l'amitié d'autre que défoymelm: ; qu'il ne peut fouffrit de viurs
deta marine
droit lo p
pet
decinquant
jl,queles
bur ilz prin
nt, COMM
mi defcouu
te de t
uurir nou
mis ne vou
i meurs de
abordei
triguadeil:
ms commui
prandeur,t
hfcit grand
ps tenir fu
pufter les m
mmençañs
par nous d
Sathan pou
lent defce:
erre s'efto
nztie vou
hoquer,tlz
prfauanç
farvne pi
Syeux au ci
ins, laïffant
Lsppelloier
iqu'il2 leu
Ken eftoit ie
DES TERRES NEŒEVFVES.:. 293
dhmarine, auf que de l'vn ellesftivinéte à la terre forme; âinfi que on
froit le pays dé Dannemarch en noftre Europe:8c toutesfüis Eucat£ n’eft
sfipeu large, que au licu le pluseftroit de fon eftenduë elle n'aye plus 2e /#atas.
cinquante lieuësde largeur comptant dés Kicalanco;iufques à Cate- 72 Owiede
lqueles Chreftiens nommerent port de l’Afcendion, dicaufeque à tel -Pifer. des /#.
ur ilz prindrent terre, 8 gift à quelque tr. degréde fon eleuation,bor- des. liure.17,
pit,comme dit elt,le royaume Maexican, & laCaftille dorée.Le premier
midefcouurit ce pays fut vnaommé François Hernandez, qui partant
ki Me de Cubaauec quelquesnauires,y aborda auec intention de def. Fréfoss Her-
puurir nouucllesterres& les peupler de ceux de fa troupe,mais ceux du 442 de/=
dis ne vouloient fouffrir la defcente,comme ceux qui fe reffentent des cwwrit Iuca-
meurs de leurs voifins, & quine prennent aucun plaifir que les eftran #47 l'an
| tr Pa niet les Efpaignolz defcédirét pour fai- 1517:
kriguadeilz fe mirent entout deuvirpoflible de les faire retirer, ne vou-
mscommuniquer;ny chanperrienaueceux, voire ne fe foucians ny de
rrandeut,hy de l'amitié du Roy de Caftille,çquoy que Hernandez leur
nfeit grand recit, &ctafchaft de les attirer à fa deuotion. Et affin dene
ms tenir fur le difcours des conqueltes, qui feroit trop long, fuffira d'en
pufter les mœurs, puis que c’eft le principal de de ce noftre œuure,
mmmençañs par la religion, laquelle y eftaufh fuperftitieufe queeslieux
ainfi qu'a
Ri les dét
re leur ef
cilleur Bi
voire pl
nous auû
quoy fex
|, ou Fe
R fi impa
de viuri
Mmpereï
rebellio
Er nzue vouiuient que on lesien chalfaft par force, & enfin deliberez de ; ns
pr uer,ilz monftrerentaulfi quelle eftoit leur fuperftition:carvn d'être JL: en
Le perte fiuançant vint pofer vn flambeau decertainarbrefec & liquide, alki Luerre.
ë so r vne pierre corame vn aurel, &à faifant quelques grymices & fi-
pe os | es cltrâges, 8: marmottät, nene Kay quelles parolles en {a tigue leuät
ner td syeux au ciel, & regard£c vers les nofres fe retira apres ceft ofliceà fes
de aie Anis, laïffantce pendantie flambeau allumé fur la pierre lequel flambeau
P Re F Misppelloient Quarmaro, & R diloient l'offrir à leurs Idoles,&C omis af-
: ne ù qu'ilz leur donnaffentiawiétoie contre leurs ennemis, pour ceque
due cn cfoit leur vfige, ay4s deeouftume de frire cefteceremonie toutes
P f STE his qu'ilz vouloiét entreren bataille: & faifbit coltuy.cy vameline of
w La ! brefne. quev des Romains que oh appelloit Focial& qui femef
euro des facrifices, & ceremonits de ke guerre Dés l'entrée du port on veit 7emples du
| Ps Temples & chapelles afifès fr certains degrer de pierrefort bläche, /dolarres en
br "As coguerres de chauime & paille deliée au pofible & entretiffueaucc Jucsta.
a nd fabtitité;&e de guckques vnes auoyent laconucrture de boys ailez
TT A dreflée mis tes idües qui eftotent leds dedäs rengées, raportoiét tou.
saux figure, des Femmes. Ce peuple va affez honnellement veftudeco.
ayant des chemifés & minteaux de pareille eltoife, mais blancs, de- Æaxbibs des
ke, & fubrilz au poñible, & prefque reffemblans aux voiles que on fait /ncrtaness
krdeça, portans des ioyaux,cheffres & carquans d'or au col,& des chemi de
Mes de coton faites deséruerfés couleurs, Les Femmes et bien que
Re LL
par nous defcrits, veu que tous ces quartiers là fembléteftre confacrez
Sathan pour l'effafion dadng deshommes. Commeidonc nozgens y
ent defcenduz tant pour fournir d'eau douce,que pour veoir quel.
kerre s'eftoit,les habitans du pays teur fcirent cômandemens de vuider:e ,mouie des
OUtiert
: desrc
c'eftoi
n de {à
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quelcuf
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t: les no
pôdu luÿ
p & pre
prochait
eftautan
à la fauté
Dpremé
f'eftône
ns gifer
DIÉT eu
s, l'efpé
DES TERRES NEVFVES. 294
prédelle & pauois, & pour fe couurir ilz ont des bourguignottes de bois
piles que ï'ay dit qu'on porte au Mexique: & fe font desicuiraffes de co-
dmaisné (côme dit Ouiede) pour ffen armer expres en temps de guer.
pains pluftof® pour Pen eftimer eftre plus beaux, & bragards, car allans
guerre ilz fe tiennent plus mignonsque iamais, & c'eft pourquoy ilz LL:
kpaignét ainfi le corps & la face comme j'ay dit cy deffus. Auf en téps Quel babe
aix ilz né portét armes ; : _ des Incatans-
depaix'ilz ne portét armes quelcéques,ny vefteméts, faufces voiles fub
is cy-deffus métionnez, & fe parét merueilieufemét bien de beaux pen- °°” 77/4
iches,lefquelz eftäs grans & dextrement elabourez leur donnent vne “4%:
éd grace,auec ce qu'ilz font agiles,difpofts, & bié proportiônez de tous
Deurs membres. [lz fe coupét tous les cheueux par deuant tellemét qu'on
kseftimeroit eftre chauues, & péfent que celafoit vne grâde beuaté que
en’auoir pointde poilentout le deuant de la face:mais par le derriere .
à font des rreffes de leurs cheueux qu'ilz portent 1ôgz, & les laiffent pé- ©/”#4f0#
fur le doz, & efpaules, & d'autres les liét derriere lanuque du col, ou °° les,
lentortilent en forme de courôneautour deleurtefte. Le ne fay qui /"#4#/m.
bura aprifé la façon de fe couper la peau qui couure la glide du membre
iilyce que tous ne font point, ains plufieurs fen abftiennent,affin qu’on
sepenfe point que ce foit quelquerelligion qui les efmeuue à celä:ainfi
ie les IuiFz & Mahometans fy confeflent aftrains par larigueur de i’or-
onnâce de leur loy.Ce peuple hait autant le larcin, comme auffil fab /#fériens .
hencderauirJe bien d'aucruysainfi qu’en vfent aufli les Haïtiens, com. °7-#nfropee.
ne defianous auons dit en l'ifle Efpaignolle:& n’eft point encor Antro- P 7454
bophage, c'eft à dire ne raflafie paint fa cruauté en fe repaiflant de la chair
shômes,ainfi que font tous fes voyfins, voiretoutes les natiôs qui font
fl'vn Pole à l'autre le long del’Ocean Occidental & au Mexique , &
pCufco Peru, & par toute la region Brefilienne, & Amcrique:bien ft
yque les Iucataniés facrifient les hommes à leurs Idoles, efpandant
ur fang en la prefence de leurs faux-Dieux, les vifiges defquelz ilz en
jenent ; & leurs ficge & autelz, & le deffus desportes de leurs temples.
pli bien que ceux de Themiftitan,bruflans entierement le corps facrifié
euridole. Leur eftude & vacation principale durant 1e repos de la
, ef la chaife & pelcherie viuans d'icelle, & fy exerçant pour fadex:
er, à caufé que la mer y abonde en poiffon, la terre en fauuagine : les .#bondsnce
pufchesà miel y formillent, & ainfile Miel & la Cire n'y manquent de cree de
jainement: bien eft vray que ilz ne fçauoient l'vfage que.du fcul miel, miel tn
cen'eft depuis que les Chreftiens y ont frequenté , qui leur ont apris /#caiun,
at & indultrie de faire des cierges, chandelles, & bougie pour fen fer-
àP'efclairer, & à fen ayder enleurs facrifices,& ceremonies, i'entëds
x-1à qui n’ont encor receu la foy Chreftienne, ;
incores ne font les Jucataniés fi deteftables que leurs voifins de Panuco,
ifefouilläs point en l’abominable peché de Sodomie, iaçoit que (côme
wdit)ilz les imitéc en idolatrie, & en facrifiant au Diabic,lequel leur ap
oitfouuent, & tes effraye auec mofme effroy que en fentent, & les
icans , & les Infulaires ; & rous les pays Occidentaux, voire les Ori-
baux qui ont touchez de pareille villennie de fuperfti: gs L
Iucataniens
vinét longue- leur terre. Les Eucataniens pour effre-fobres, & n6 fi Hfcifz, &:
mens,
non guere
riche.
_
. LIVRE IQYATRIESME
Hzsaupient nant que fe: Chreftienner,deux.teiz Lieux pour'letirs dr,
cles-queiadislos Greca ont veneré Detpheou:Dele pour leur Apollon,
fçauoir en Acuramil:, &Xicatenco,où ilæalloient ouyr &: réceuoir ré
once.de- toutes chofes: & furtoutà Xicalanco , où touslks-ähsilz cele
royét vne grand fefte y abordans des hommes. de-toutes parte, tant pou
y trafiquer d'leur manicre;quieft enefchäge d'vne chofe:pounautre, qu
pour adorer l'idole tant.recommandée:& pour leferuice de laquelle y
toit vn grand & fouuerain preflre, qui facrifiant leur predifois let chof@}#
à venir;çcomme aiofi foit que ces deuinenrs leurayent longs temps au pa
auant denoncé la ruyne des.idoles,que les Efpaignolr: mciflent pied:e
que.ceux de Panuco:viuent aufli farclonguement,car on y a veu tel hom
me qui pafloit l'aage de plus de fix v mgts ans; Sutelles fünt'les: couftume
& mœurs des habirans dmfucatan,& quandarrrefteilz fontfemblables
façons de faire à ceux du Mexique: commeaufli iadis ilz en eftoientd
contribution : mais depuis qu'ilz font Chreftiens, on'les à tenuz fou}
main d'vn gouucrneur particulier; lequel toutesfois refpond' deuant l'a
dience royale:qui eff en la Cafille;qui à prefent portele nonrde l'or.
uant
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grédes he
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gelques.
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Non loing de Iucatan ft l'iflede Cozumel,laquelle eft fort pauvre, & rs
fant de pareillesmæœursquele reftedu païs;ayans des Tours belles, &fo8
Cozumel ifle tes,bafties de pierre fans:acune taille, à:caufe qu'ilz 'aucientaucun vf
gede fer,& «'eftoiren celles tours que ce peuple mettoit fes Idotes:pal
Cozumel on voit va autre Iflequeles Efpagnolz nommerent'Flfte de
facrifices, & la raifonien eft telle. Vn certain Capitaine Efpaignol,nomm
Jean Grijalua, ayant courules Ifles Lucaïes, Fernandine:, 8 Efbaignolie
Jean Grialus & vifitélaterrede Eucatan,defireux de faire feruice à fon Prince, & def
Zfpagnol,
Defcriprion
d'un ancien
temple des
do [TES
couurant pays, fauanceraufsi en richeffes,defcendit en Cozumel;oùils
trouua ab us mordre,y voyant le peuple fimple, & fans grand moyé
par ainfi paffant outre, fen vincen vniflenon guere loingtaine du pl
pays de terre ferme, & de laquelle ne fçachant le nom, n'ÿ trouva
perfonne qui luy en dit aucune nouuelle, il prift terre, comme en li
qui cftoit fur vn des bouts de la terre de Iucatan , & qui re conte
noit gucre grand cfpace de terre. Mais fi la terre cfloit de petit
cftendue,ne reftoit pourtant d'auoir en foy dequoy fefmerueilier : C
les Chreftiensn'eurent pas fait grand cheminpar la petite Ifle dtferte;al
lans par va fentiertout couuert,&-ombragé de diuers arbres fruitiersitel
que le pays les porte,queilz veirent de grans baftimens de Pierre; &icer
prefque ruinez, & la muraille defquelz eftoit à demy demolie & abaruë
Defireux de fçauoir que c’eftoit,y montent par:vn efcalier de pierre (qu
les y conduit) au fommet duquel ilztrouuerent vn Marbre drefféen pe
ron, fur lequel eftoit cffigié vn Animal fait ainfi que vn Lyon, tenant
Jangue hors la gucule, & lequel auoit vn pertuys au front:presdet
Perron diterre on voyoit comme vn benciftier de pierre, & iceluy ton
fanglant & d'euant luy vne piece de bois plantée, qui ferecourboit fur
benciftier, & vn peu plus laing vn Idole de Pierre fur terre, ayanty
plume fur la tefte, &:la face tournée vers. le vefe fanglant fufdié
fice,ilz.eu
toute don
lenô de C
ft droite
jene, pat
Le DR
jours c{pa
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autres vOi
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li le fait
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que l'air}
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RL
DES TERRES rs À 2 S. . 2 blé à
uahtencor eRoyent pofées par raûc plufieursaltres potences, com Æfräge mous
cal qui fs deu Satis où voyoitvninfay nom. sh ee
kedetelbesd'hommes, & lesoffemens de tousle corps; qu'on eflima.e- //lepres mea-
kédes hommes de qui furent iadis ces teftes, ÿ'anoit encor grand quan tem
rédecorpseutirs,&rà demy pourris; & gaftez, qui portoyentla figure
leplulieurspetitsenfans : ce qui donna vn eftrange cflonnement à tous
ja Chreftirrs qui eurent laveuë d'un fhorrible fpe&tacle. On fenquift
lo Truchement des habitans des pays voilins,defquelzilz enauoyent.
gclques visen leur compdignie,eurent pour refponce, qu'en ce lieu ilz
oyent decoufturmede faffembler,ayausconquisquelquegtand vi@oi.
rpoufoffrir les cœurs des ennemysà leurs dieux;lefquelsicœurs ilz bruf
Noyentauec boys de Pin, puis fo repaiffoyent de la chair qui eft au gras
Dies bras, & des jambes, ainfi qu'auons defcrit les facrifices du Mexique: 4; 27. «1$
ani fut caule que lefufdit Grijalua mit à nom à ce lieu,l’Ifle des facriñices te
memoire de là So de faire de:ce peuple, & dequoy il en dô-
plesaduertiflemens ,, ainfr- qu'il eft noté par Ouiedeen fon Inde Occi-
dentale. ; F3 CA
Des Preuinres d'Pvabé; Beragus Cr Darienscomprifes à prefinr [ous le
nom de Cafille d'or, pr mœurs ape am ci
. … des.Chapitre 9 dr parie, Cmmare.©r- Cubague:
Idoles:pal@$ à
nc FI fie dt à
nono nine À
Efpaignolle
nee, & del
mel,oùil:
rand moyé
aine du pl
y trouvit
nme en li
à re conte
ke de petit
ueilier : C
e dtferte, P s
te lafloft le téps y efirréperé,cGmeaceux quiontprefq toufioursies |
Hi wi cfgaux anec les nuit, & la chaleur defqtzprocedepl' des attraëtiôs ;;,} pritedé
e & abetu d'humeurs faites parlefoleil , g des elicemensbrufläs de fesrayésiqu'au | Lu *
césont-faints y efîre infuportables:ce qui fe cognoit ésifles S.Fhomas,& qui cf fa
épierre(q
Penn. l'equateur.
Irefféenpe
n, tenant |
jt: pres det
iceluy ton
rboit {ur
e, ayant
nt fufüi
Re
SATANEr
CN
LI V'R'E/ QI ATRIJESME
4 plusà deux ou trois degret, que fous fa mefmeligne;mais confeffer quel
Le temps ef que impofibilité ou d'y viure;ou de fy'arreftoriie ne fçaurois Je fare;ve,
Mie dur que &'Efpaignolr; & Portugais y viuens, & lytiennent comme en leu
rant les deux bits propre , Etre fault feffohner fi (ous la ligne im aginéequi partift
éguimexes. Jongueurdu Cieléntant que l'homme la peut contérapler;en cet equil
brement ; ou mefmebalance fait parle Soleil, Farreftant'on fent quelqu
indifpofition, & mefine lors quele Soleileft'en fon afcendant, ou’retra
gradation au lieu mefmèe limité pour fon arreft, puis que par deçà, dura
les deux E quinoxes nous fentonsne ay quelle pefanceur & indifpofiti
de noz perlünnes, fur quoy ie m'en raporte aux medecins pauren dedui
ch re les caufes,affin que ie pourfüiue ma carriere cncômencés. Les Proui
Fertilité des ces donc fufnômmées, font par moy comprifes en tnelme confideratios
terres qui [ot non qu'elles ne foyent d'afliette differente ; mais pource que les mœu
Jeu l'equs- des hommes y font prefque femblables, & la religion quin'y eft gucre di
teur vers le uerfu de l'vn peupleà l'autre:la bonté du paysfi grande, & la terre fi ferti
Ponant. ]e qu’en quatre moysonfeme& recucillece quiceft mis en terre ; maisk
peuple fi accoftable, vaillant , hardy , & furieux , qu'il eftoit malailéaut
Chreftiens de l'accofter , & moins encor de le vaincre : ce qui fe voit pa
Jeurs hiftoires qui font foy du grand nombre de foldatz qui y font mort
& ont feruy de maint repas à ceftegent barbare, & cruelle ; Donc pour
ne tenir le Leéteur longuement en {ufpens i'émbrafferay toute l'eflendu
de la terre dés la Cap fanét Auguftin qui regarde l'Ocean Atlantique, &
qu’à prefent on nomme Occidental, iufqu’àla mer de Sur , fuyuant la.
gne equinoétiale, à caufe que partie de ces pays font deça l'equäteur, d'au
Mer du sur: es fousiceluy, & vnebonne & meilleure piececft par déà la ligne , &
of fônt Les regardant lePole Antartique telles que font les Prouinces de Parie, Cu-
iles Moluques MAN6, &'autres qui regardent la mer pacifique : vers laquelle nous com-
mericerons,pour en reprenant noftre courfe des Parie, nous venions finir
| aux Canibales peuples tant cogneuz, à caufe de leur infigne cruaulté, &
naturel farouche, & pour eftre {i mal aifezà appriuvifer,qu'encores il a
; cfté poflible à homme de les dompter ny vaincre,pour de là entrer au Pe.
pe ru, & Gufco, & puis à lariuiere de Plate, & remonter par l'Amerique,fe-
Jon la diftribution , & partage fait de ces terres loingtaines entre les roys
de Portugal, & de Caftille. ‘ |
3 Auant donc qu'entrer au Goulphe d'Vrabà, ny paffer en Parie,à quel:
Cubagna IJle ques douze degrez deça l'equateur gift l'Ifle de Cubaguà que les Chre
nomée des fliens ont furnômée des Perles à cils de la gräd quantité qu'on en ÿ pef
Perbes. che,lagile regarde plus vers le Nord , qu'au Ponät &'n'eft de guere grid
eftendue,ayant le terroir maigre & infertille,à caufe du fel qui y croi ol
ayant aucune eau douce,ny arbre qui l'ébelliffe,& les habitans de Jaquel-
Quels les ba je font rudes,cruelz, & fanguinaires comme ceux qui ont fait mourir vne
bitans de Cu- intinité d'Elpaignolz qui l'y arreftoient plus pour les Perles que de foi
PEN”
Laticuës d
mœurs de
pcertairte fe
1qs vas q
| far fluz
utadae
roi decer
te de pou:
nc eftdt pa
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failans de
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guerre, ou
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tbe, &e (il
ayentarrac
que tous les
rs corps, f
w'au deffus
uele poil lu
)ires aueC n
egrand bea
tes, ilz l'on:
Keille de H:
ang leur c
qu'il leur
mis, quOy q
que ce iuit e
tent aucu
our empeft
hero yent m
eu qu'il n'y
que de noft:
bague. qu'ilzeuffent de leur conuerlion à l'Evangile. Çepeupleallantnud,fe La beai
paincle carps de toutes parts, & vit affez miferablement, ne mägeët guer ME gro/fes
que la chair des huiftres,defquelles ils tirenties perles, & boiuët la bel"? L elle:
nent les iam
eausclere qu'il leur éonuient aller querir en Cumane qui eft à quelque aude
fer que … DES'TERRES NEVFVES.: .: 296
faire, ve fieuës d'icelle,& en terre ferme, delaquelle nousparlerons, à caufe à
de en inœurs de ces deux peuples, &:autres voifins font femblables. On voit
à partit jdecortaine faifon cOme la mer deuient rouge le long de cefle Ile péfans Merpres de,
ft equituelqs vns que cela procede des huiftres porte perles,lefglles ilz croyent C* agua de-
tquelqu ffrir Auz de fang tout ainfiquelesfemmes , ayäs leursmoys:mais fi ce- #7en5 rouge.
ourretro peut adaenir, ie m'en raporte aux nâturaliftes : 8: noçay; fi pluftoft il y
“à, duranroit de ce riche genre d'huiftres defquelles iadis ont fait celle riche taie
difpofitidi'e de pourpre qui feruoit d'ornement aux grands Monarques.Cumane ?reusnee de:
en deduidonc fit pays voilin de Cubaguà ; & côme chef des Prouinces voilines Cumane pres
ss Prouine celuy qui nous fera cognoiftre en gencral les mœurs de tous les peu- { gonlphe
GderatiodMies qui y habitétentät que prefquetous fe raportent à leurs 6s de fai- d'7raba.
les moœurOr les Cumanois font brûs de couleur allans tous nudz, fauf qu’ilz ca-
kguere dent leurs parties hôteufes auec de gräds Coquilles qu’ 6 eftimeeltre de
re fi fert imiçons, mais la plus part fe les couurétou auec des C ânes , & roufeaux ;
e ; mais filans des bi delettes, & côme petites brayes de Coté pour les voiler, #femens des
alai( a les plus magnifiques leur font des eftuis d'or, & les moins côfcientieux Cumanei.
fe voit pales lient contre les cuiffes. Leur veftemét quelquefois, à fçauoir allans à :
Sat morgucrre,ou à leurs feftes, font mäteaux, & de beaux & gräs Pennaches,
onc pourMpuis quelz mäeaux,non de laine, ny toile;ains de Cot6 ; & le plus fouuëét
leftendue belle plums de diuerfes couleurs :commeaufl ilz fe plaifent aucunes-
ntique, & is de foïindre de quelque gomme gluante & puis fe couurir de plumes
uant Ja 1 ie lorte qu'ilz paroiffent fort gentilz en ceft equipage. Ce peuple ef fans
teur, d'aM:"be; & Fil leur croift quelque poil au menton, ilz ne cefferôt tant qu'ils
ligne , elyent arraché auec des pincettes ,comme ceux qui(à l’imitation de pref-
arie, Cuue tous les Indes Occidentaux) ne veulent voirrien de velu furtout
ous comMurs corps, fauf vn peu à la tefte, ou encor ils fe coupét les cheueuxiuf Æaïri arbre,
ions fini au deffus de l'oreille : eftimans celuy là comme vnebefte qui permet faifäns venir
uaulté, suc le poil luy. croiffe, & fur tout au vifage . Tous fe font venir les dens Les denss nos.
orcs.il r'aloires auec ne fçay queliuft d'arbre qu'ilz nomment Haï, & efliment v- res.
rer au peMpegrand beauté que ceit enoirciffement , & fiquelqu'vnlesporteblan-
rique, fe-Mis, ilz l'ont en opinion demol , & effeminé . Ilz prennent donccefte.
e les roys eille de Haï en leur bouche lors qu'ilz [ôt fur l'aage de quinze ans,que
ang leur commence à reffentirla chaleur naturelle, l’y-tenant iufqu'à
eà quelqu il leura coulouré les dents de noir, laquelle couleur ne feffaceia-
Les Chre Mis quoy qu'on la frotte ny laue:mais lemeilleur qui y efl'en cecy , c'eft
Len ÿ peé Me ce juftemoefche que iamais les dents ne leur pourriffent, & qu'ilz ny.
cre gré
CrouL,ne
de laquel-
DUrir VNe
our empefcherla fluxion quitombe firles dents , ie penfe qu'elles ay-
nroyent micux fouffrir double. douleur que de fe voir les dents noires,
a qu'il n’y a drogue qui ne foit employée pour les blanchir ; de forte
ntent aucune douleur : files dames de par deçrauoyent de cefte arbre. | |
ka fl
de fines de noftre temps on a fait du fel de Suye pour feruir à ce fot viage. Quelles les F
La beauté des filles Cumanoifes eft d'auoir les Iambes, & les Cuiffes files Cuma-
tnud, fe
Mort groffes , car elles vont ( comme dit eff ) toutes nues, & pour ceft moifes.
ât
* Lu f® , elles. ont.des.iartiers ,.auec lelquelz elles fe ferrent fi lourde-
quelquo M" tlesiambes pres dugenoil., qu'elles obtiennent par.cefle violen- * CE
|
ceque le plusæelles fouhaitent: &ne font en forte aucuneturieufes
LIVRE QUATRIESME «
Pi de leur virginité faifasaffèr prodigue targeffe-de leurs coprs tahdi}
Punition de ciles font à marier. Li ou celles qui font pourueuËs couurent auecif
l'sdulrere en Calzons.leurs hontes, :& viuent-fort honneitementfans fefgarer,ny fi
Cwmañs. tortèlourscfpoux, lefquelstoutainf qu'ilz pb gt a faultes ss :
r 4
teurs filles , ilz Faigriffentforecontre celuy qui leur fax porter les cor
|, Jetuansfilsie peuuentprendre:fur le fait ; 6e chaffant: la femme dele
Bigamie des tn 2 qi . Les feigneurs dupays, & ceax qui font des plus riches en ef
Sig de Cuns poufentautantqu'illeurplaift, & en foncfiliberaux,que quelqu'vnles
ñ4e font vifiter,ilz luy prelenteront Laplus belte pour fon pafletemps : mais
commun peuple n'en efpoulequ'vne chafcun: les filles des feigneurs d
meurent enfermées fans fortir de la maifon de leurs parens deux ans , air
qu'eftre mariées, & durét lequel vemps ne leur eft permis de couper leun
Mariage des cheueux, comme ainfi foit que lesantres ne noutriffent mem leur chers
Cumanss, lurc.Lorsqu'on lesmarie tes parens, voifins, &amys:ydontinuitez aufs
{tin , ainfi que nous en vfons aufli : &c c’eftaux femmes à faire Le banque
c'eftà direà porter sr manger, foit volaille, poiffon , pain de Mah
Banquets des @ vin de Palmesà l'efpou Bu lion les hommes portent du boys, & de
mepces. paille pour dreffer foudain le logis auquel l'efpoux Face fa demeure : {
c'eftic doüaire & richeffes dece peuple quià prefque tout en comm
& viuant charitablement auecceux de fon pays. Liz y boyueat & mangé
iufqu’à fen yurer,déçans auec vatel ordre, &modellie que c'efts Her
les femmes à mener l’efpoufe à dancer,comme auffi à l'édroit de j'efpoux
les hommes font vn pareil office . Ce font aufli les femmes qui couper
les cheueux à l’efpoufée parie deuant feulement, laiffans pendre ceuxd
derriere, & lefquels elles lient, & treflent fort gentiment, & les hommes
couftrans le mary de mefine forte : & (ur le foir , & non pluftof on bu
par la main lafemmeà fon efpoux affin qu'ilz aillent coucher enfmble
Les dames que ces Barbares efpoufent auec tel refpeët, & ceremonie
de; fontles vrayes, & legitimesefpoufes, & aufquelles les autres que le m
Pagex. 5 entretient fault que portent honneur & reucrence , la refpectans.comn
EPA 4 Leur dame, & maiftrefle . Or comme ainfi foit queleurs Pagez, ou deuit
}
ht, pouf 14
hnre,comtn
Had efpour
lanäturé'e
joiffaticé de
4 chôfes p:
chent gl le ayentacouftumé de coucher auec les femmes de ce peuple, aiant quel...
PAU. mary y donne attainte, tout ainfique nous auons dit en l'Afie, qu'en fonll
les Bramins de Calicuth, fieft-ce queiamais en cecartier necouchent
uec celles que les Cumanois efpoulent auec telle reucrence : ains feule
ment auec les autres qui leur font comme concubines : & l'honneur de ..à
quelles, gift en la main de ces gentilz faifeurs d'effay:lefquelz nonobfta
leur fainteté fardée , ne font confcience de faire ce plailir aux marys qu
de leur ofter le foupçon qu'ilzauroyét de leurs femmes, fils les acoftoié
auantle Pagez, & les trouuoyent autres que pucelles, veu que { comm
j'ay dit )elles nefe foucient guere de laifferaller 1e chatau fourmage:4
ce font ces abufeurs qui fe meflét de predirece qui «ft à venir, & enfem
9 ble de gucrir ceux qui font malades , eftans des plus. grands Necroma
sit mere ciens que la terre porte, les drogues defquelles il vient peur l'allegund
CMS 48 CH Je Jeurs paciens font herbes & racines diuerfes, & cuites, & cruës pillé
Maneit, guiec greffe d'oifeaux , ou de paifion , meflécs parmy duboys, & ses
cho
DÉSTTERRIBENNEVEY ER. 397
… és que lo peuplée cognenfbpoiemail eivariiw pal den déeucie
an di ç op frs van oh he hr parollés quétt meer
tue und point, olere‘cés medectsfanie que füeécne, Bhefètient 1e liétr
ue Ldotieur durmulade, come taffién vfoycntiesienthäteurside l'Ifle
nur, @ ce difans:qu'ilz pe Sr Maddailés humitrs Qi éadfñe
SR ahlic,tfquetlérilé vént putsapres gorcer horse 1ogis da bacient.
eu pis pur vuider ce qu'iz one humé)@e fucoor, ile faydént di bois d'un
bre ccrtain qu'atcun fe fic qu'éntreux , Gofien frotter ia B6UEhE , de
états fauant dans four gofier,. que bien founét en vémiffant ile bit-
enete lang: pur, Ge on fn-gettent de profes phlegrieshoires,;L'efbaiMes,
party icélles quelque chofè ronde commevhé pelbtk, & duré à mir
billes, fœartsi uhanans, & difâns rhflle paroHes nonipar dbeuii aiitédures
f ad'ôn:vait que font dés Bateleurs, 8e Noüturs de pates palluién Fri
Ma én italid, Cette Pelote nef eo vé tite par eos enehahteuts , que
à dé ta Msifüri he la prennbat,& Mictéritdehors, penfins die ce foie
rdiablé, qui das l'iidifpéfeiun dé malades 8 Pequel ées hipottelrs
syeyeneriré du nn écholt quifôie et ler puiffance p
Miquelie il ne facënc préfench leur Médtécihiniais l'ilttieurt,]e Médez
pe toribe du danger que foiit 16 Both) en 1'He fpaignülié difé di.
h: 1e fiarêns qué Pal filon détioi/tais QUU
patienteltôir ventie, C'eft gril essce qe Phftôtié Fridiéiné! Hecry
ar ht
LS e. che.
Hétré 4ù Hhab ad 3
MANS AM COMTS
Roux déea denis qu'ilé déni dds-refhohtés 184 plis ae urEEs AU MO. 24 y
el'efpoudifit l'occurrence des chofés les plus importährés Cortinie de Piffèd des
ui couper treisde la fertilité des antiées & abôdanée de la péféherie foit de Per
ceux ou du poifonipredifart & les Eelipfès du Soie iqué ce palin Ééraine
homme, sauf l'opitiot NN Rene SR RRE UNE eue fignie
A on ur ,;ce commnéauf tés Comietécs teur 46Afe rt cottañoôn ; Vh
enférnbl na epoumenteiiene; de criRItèL D aa f-voit 64 66H Ur LA fOrC
remonieR 4 nature eft grénde, né dés kom p6ùife S'ICENE, fans ditunié +0.
clemniirincede tirés Gictienéiaget diféours dé Aftrès-& de l'itééraion
ns COMME chrofes pér l'eiénément dé cc qi elt affez râpé; &tédiel Tes plis do
ou deuil, d'entrenoëd à gtahd péinie peûdent coproftie: Mais Ale Gliit de
tant que tite r Comté ati TOR a de Le diable
qu'en fon che foienems tu nttiait de pRébeptéur éotnhrit muaffré à ETÉE lu
puchent ersinnieneenten dela marie dès Aimé 4 prinfé Este, pr
ains feule veaux Roms, AR net dé del uo y
d'in fefon cal retfez à luÿ po
toitine duld haeur que dé tres qui fé
‘+ Qui snfruirces
À gro
emeht, Ceremenies
ddoff la Ga tflanice d'e Cotes plus fe des /ôrciers
fblécfr fuvpafler, éhcüre que Cwmanessco
héheda foi ne erHee Or VE rés cérembnics di jétes n2,vioicht autres des In
Milatis intbquer maine At Le dEuin o 0 Pape din HEnUIE fort des Occidéte.
* sert de qu diqbesene fcretté & obfeure.”éial dé Les,
ultd'icelle l'en ven Ynethambte Eat anS ue petionne fe fie
Router sebrehhonnres Hart? 4 qui Heft fo ea f Éfai=
hdépatler diapos qu'if hr befbing:dedins qu'iti Oh, 1e
lipicien Falfenid Ho Aütiqué IWabtie tiennent debété dE luy
. ste 4 pdd ninE &'Chahre 163
1410 2433000938 Si COPIE (19: 4 A: STD
14190649 cit
“+ à
d LA MRE:QY ATRIES ME «
charmes, fait fon iatacerin dic.ne Gay-quellcrrithmes, & chanfons à,
propos, &lir le meleieon defes vers, il pleura comme vn veau, & fon re
des fonnettes qui (out faires de quelques coquilles de L.inaçon , jouit à eus
fes compaignonsä:prier Pefbrit de venirtoft ,aini queen uriée Siby |
vireil, 6. de ASdans Virgile inçitoitE née de ne point ceffer de prier, & faire vo
ser tandis qu'elle pntentlais à (es charmes, & {pre nearomantique. .Maisi)
Eneid. Diable nctiug & Re Vaut Somparoir pour cefte.premierelommatiop.ilé
.commence fon.chant auëcplus de furig,lemenaçaat-&. rançant:,& |
sbrateletz
jen platine
prtant les mia
allant à lag
iftreffes : &
qu'il crie à haulte voix, qu'il redouble fon chang.qu'i} fe tépelte, & Mnitons, qu’
pire, npiauso n 2cemévifeon va parterre,on cogniois. que (on.faint ci paffé 4
l'a faify, & qu'ileft-plein des infpiratiôs telles que les Pithies d'Apolk uy là eft eft
fouffroient iadis voulans reciterfes oracles C'eft lorsqueivn de fes À ae pus à
paignons{'aproche de luy, & fenquierrde rout ce qu'on, veut fenquell éparél
Extafe à quoy.ce deuinsefpond foudoimiéc finy qu'il af refpôüceil demeure 12 cie
faififémenr long.temps.en extale, 6 que fouuantilfe plaintque le Diable l'aye GE 11
du Pagez, en BUEMERE detenu, car ceftepriion &faifie leur eft ,comme.ilz difent L'eftmeruel
fafcheufe. Auec,cefte fainteté ces miniftres de Satan trôpentle peuple,
tiennent en ceruelle apres fa fuperftition, & luy guerilfent fes malade
& deuinentles chofes à venir:aufli font ilz les plusriches de to?,carrefie
. de chafcun,banquetez par:les grans,mais toufiours leur table à part, ci
"7 ©” mecftimanslesautres indignes d'aprocherdeurfainteté,& fesiyurent
Prephetes de- ftrangement de leur vin de Datiers, & autres. fruits, qui eft l'eau de ]
SinaNS apres facre fureur, &n'eft aucun qui les ofe reprendre,d'autant qu’ilz tienng
bien boire. que tant plusilzont tefte fumeufe,ilz deuinét mieux, & communiquer
piusayfément auec le Diable, Qrie vous prie fil. rien prefque ded}
ferent de ceux cy, auec les E thniques ançiens,entant que ceux-cy vo
Jans aprendre leur magie, & abomination aux enfans, les tenaient l'efpac
de deux ansans pour aprendre leur fcience endiablée; & {çauez vous 0
Côme les seu- Sen Faifoit, &.fait encor ceft aprentiffage? Dans iesprofondeurs plus
nes bemmes .Cartées,& obfcures des boys & foréftz (airili que iadis en caule en vloi
font apris à les Druydes) odilz les enférment, & d'où il ne fortent,& ne voyent}
deuiner. “ent quelconquesiufqu'àpres le terme exprimé ; qui ef prefix à eur
aprentiffage,ne voyans auf femme quelle que:ce foit., & fans, mangt
silence pytha ChOfe quiaye fang,ou vie,à limitation des anciens Pithagoriques, & di
Lgorique smaté Brachmanes dés Indes Orientales. Et tandis qu'ilz viuentainfi. feulz, |
des cumaneis Sn Ce longilence,necommunicansiauec. perfonne:, occupez à. la fe
contemplation des myfteres de Jeur endiablée Cabale, les. maiftres |
. vont vifiter de nuidt, &.| eur recordent leur leçon quieft par cœur, d'u
. tant qu s'opt aucun vfage d'efcriture:puis fayq et le remps déle
…cours,ilz font difpenfez de fortir, &;prenañsatteftation,& le mor du eu
ans‘ à vn coi
rdent fi bien
dans 8e la vo
ceurs tout e
1) pofée d'vn
erifés Ge les
rl'efpace de
n,& celuy en
Vous fçauez
de guerrete
Quirin en da
titution du:
Macedonien,
les dices für
hdéeffe Cy!
s,vfe à la cr:
tlqueraport
Cacique: e
femblans dre
fohent leurs
lentrerau pal:
juent crier 7
olle,qui côf
spllouables
c'armant.
£ 7
..
0 om M
Le .
0
… de. leurs, docteurs, ilz fértent en campaige, allaps pratiquerfar les aura cite
se ani ant apr en cells gleple fers, & bolegeuté 1. 0 Aide via
Continponsles points gardez par ce Peupleelequel a deus.gholes pod joe à it d:
Duncer @7, les plus récommandées,& elquelles il prend plüs de plaifir,le däcer, cd egri a
revnaute de
io We: tous en
boire propres 4 à Mauoir, & Je boire: d'autant que (laiflane leur ordinaire sfbat. de du
ccflenation cer ic) toutes lei qu qu “en Roy ri nt nôyuellemens à la digpiés
Occident, qu'ilz Font quelque feflin dés nopces,ilz demeurent huit iours entiers:
M DES TERRES NEVFVES 298
pos ss de biqueter, baller, &chantérTeurs Areiti defquéls aus parlé’
& fon aetusi& font'les/c aûces tous: courônnez ou de feuillars;ou de pluria=
OUR de diuerfes fortes, les vhs'ayans dés cérquis d'or, & pierrerie, d'autres
eSiby brateletz tout le long des bras, & d’autres de grandes pieces d'or fai- -
FÉVR en platine für l'eftomach:& les femmes des cercles d'or aüfli, leur fu-
Ni ant les mamellcs, afin qu'elles ne leur branfleut en dançant, courait,
tie pi dllant à la'guerre;&tirant de l’are à la chaffe, dequoÿ elles font bonnes
CEA.
5 80 10
int c{n
iftroffes : 8: tous vfans de fonnéettes aux iambes faites de coquilles de
maçons, qu'ilz font retentir en dançant,ainfi qu'en auons vfé aux feftes
mps pallé & en France, & en lacafcoine. Durant éésbelles dances,
‘Apolq luy left éftimé le plus beau , & gentil compaignon; lequel fe paint le
de fes cs de plus de diuerfité de couleurs, & auec plus debifärrerie : & dan-
EPA ou feparément,;ou fe tenans par les mains, cres en rond, tantoft en |
PEU ny cercle,allans vne fois en auant ; vne autreentarrierc, voltigeans,& Li.
aye Hs à teur façon, mais auec grand gaillatdife.: ns Lées Panel
ifent fo C'eftmerucilleque iacoit que les vns cftans à la dance, &lesautresfe ee
euple sa vn coïng chantans, &criansieurs Areiteÿ, neancmoinsils fac- ”°#°
| malade rdent fi bien qu'on diroit queles tons ne font qu'vne voix mefme, fac:
CT dans &e la Voix, & le pas où defmarche, & de ceux qui chantent, & des
PAR ceurs totit enfemble. Et encor à noter qu'eftant l'entrée de leur éhant
1YUrENt Enpolée d'vn chant piteux, & plein detrfteffé, fi eft-ce que la fin n'eft:
u de led ifés & les parolles pleines de toute folaftrie & ioyeufeté:& dancent
z tien j'efpace de fix groffes heures, & tellemét que plufieuts defaillent d'a: !
OU, & celuy emporte l'honneur, qui fe tient le plus longuemét en halei: .
que dd Vous fçauez comme iadis les dances furent inuentées' comme exerci- F
-CY VO ie guerre tefmoins fes preftres Saliés à Rome qui honoroient Murs, Saliens à
ut l'efPiMO irin en dançant armez, & porrans des boucliers; &:targues fuyuant Kme, ver
E VOUS iution du Roy fuperftitieux Pompilie, & comme entre lès Grecz, llwsrque en:
s plus Œcedoniens ces dances guerrieres ont eu aufliiadisplace: & lifezen-ike vie de
en vides dices fürieufesdes porte-lices de Bicchus, & les minifbres cruelz we.
OYEN PE déeffe Cybelle:mais parmy ce peuple occidétal;aufli abufé à les:an- :
à leur UE vie à la creation défon nouueau feigneur d'une forteide dâce, ayât Perte lances
1, aNE ue rapore à vn efcidron & ordre de bataille, pourdonneriplaifir à de 84cchus
es, S Cacique: entant quétous les côpaignons les plüusieunes &: gaillards Det S soil.
feulz, Mnblans dreffent la danée:eh laquelle a certaines pofes & cadences,ils #917-lis.4.
à la Cu chent leurs arcs, & faiettesauec vn merucilleux ordre, & ce auant 64. $. Ke
aiftres rreriau palais du Prince;puis hauçent leurvoix-tout autant que ilz Prafres de
eur da ent crier, yien ayant vn qui chante feul, & les autres refpondans à fa Cybelle:uay +
ps. dele olle,qui che toute à la louange de leur Prince; & au recit de fesge- vApuléeem
dE ph louables &illuftres, & le our auéträtde fingeries, & gaillardhifes # 4/se deré.. TS
SA bus triftes ne fçauroiëc fegarderderire;entätiqu'é diroic qu'ilz:che ;
>'u1 b: Aérdes efpaules;all£s prefq de parcilie mefureq Fonvles.pitaux en poi-": -
ofes po lors ilz-däçétteurs brâfles: & lors Gilz entrét aulogis & palais royal
con contrefai l'auéugle;l'autretc boiteux,ceftuy-êy Rirle pefcheur ceft :
de devnautée de leurs mettiers,l'vn risft, l'autré imcirantchafcunà (acris:
BONE tous enfemblehauçans leur:fign, iulqu'au Ciel, Br oubliqns:
ntiersi MM ij
ee à ARR QU ENTRE 00
les werinede loursancnftres. Gafr.cersmonie Snie tant laféeat à
… COMM us NACmNenEr, ce LH Pr ri 4
Jupe 100 820 ilencs banqurantà là v#hoiene à sp usp-uErahe pntle
des Indiens 8 plouf sels, repusé pour lp:Blus vaillant cotuyquile: pl
… Occidentaux. en apallg Énes rsoubler& eniele Loi pas Le Gasiquesan dépens duquel ;
Æ
cefsfhinsft drcffés Mg ee pl te: pr
pl pnpemferois que cpÉs SG de dtinguer.c den prete ef
plaàbautreunais quon? & les Gracz-anriadi-hencntrément, 8e dant
nations ont fiuy-parcille.dancasfans.que.crft aprontitlagr ait ef E-dailnt
ponéque delbinelinasionaraturelie, Banquetansain 62 boivent lesvn
aux apt:638q hançent à l'enuy: ht eg de. dilcretid «
enPigardiesny.bas pais ob l'on vous quarellof refiife rlever
nyqu'entreles ADemisSdursous enSazcioit Pesoudér. de boire, c'e
.. fesmeureendangendefentislasmeutéde.cepeuplebeugaut:-&fenres
Fermes Br Gor plus modeftes que les crépsanrienssa- banquet: defqueLe efhoit leon
qu fftent d'yurongassissuececit sftabliffenent contre kes-fobnes,-ou-qu'ilrboi
aux banquets où qu'il fenailles Aux autres fins que ce peupis:fairs &far toutiante
des hommes. ftes, quand ile fontlours maflétres &acrifices schaçuna de couflumed
mencrfa femmedcifiliess il en #5 901 fin-qu'elles boinene dafordonné
ment comme. put ainsplufhefoà fo quieux-eflans foules &cayansi
_cerneutronbléselleslas räconduifent-en Je ursmaifont, &squ'aufli «
sde vaiderlervendt
qusilés n'a
Murquoy dc
banaurtant cent font poiat-Hnmmes quifievuñt,sinsc'eftiaux femmes di 4 Ha
leur verfex à boire Enlommeitey af géntil campaignom au, fin: qui :
nefen-yure,Seftansainfi chargez c'eft vn plaiGr de les.obyr romp
| _ leur flence;scommeilxgazaitilent desaffaires,chafcun-femeflant de de
Cymbre ff: uiners.ésimites les prophetiestialeursdeuins, & enchanteurs:8e fouué
eboens 5 jmitransiesCimbresanciens.apres bon vin ,£rce-querelles, fentre+
«sr. flans, à grands coupsdepoings &{e difansvneinfnité déiparailesiniu
rieufes, tant fault qué les femmesapoincét leurs debatz8e quercilshE
- . Auçuns ayans l'eftomacb. ploin font f-brutanx,: &: glautoùs, qu
devomirce.qu'ilz ont beë pour faire nouuelle rechargettoutainfi quad
cuns en:noftre Europe, & de neftre semps ont cé fi vilaineméent ador
nezaù chetoïillementde la delicatefleides risndes;qued'auoic pris de
Clifieres pour vuiderJxvisnde.affin défaire place à l'autre, 8 cherche
des nouuçaus appeptis fans fe-onntentas du-defit.naturel que:chacun de
‘de manger &beüedfonheurger 5 21 200 2.
… Je vousayditquetoutcepeuple-s'atantauceun vfage de vin dela ni
Que levis. gue;enfritde Dates:Scautres fruiétz; y meflant de leurs-grains, &herbe
des peuples: : douges Sc odariferantes;le faifans fauoureux, ent: 1rée 8: plein de. form
Occidentaux, Ce-péuple (somme ay dis)eft :efbrangement-idolatré mais 8e :eeux: y
&ertous:les autres Yayfina,-voire: dés le Peñwiufqu'àlaterre de Libre
Sokeil &- Lu- daunadorent furtoutleSoleil& la Bune; effimansil'un:eftre Le mary
ne Dieux d:s & l'autre la femme: & lostenaps.comnicfouuerains: -Setaufede la crea
Cumansi. tion detoutes chafés: & lors quiltonnk,&-efcläireilzf'eftonnent, & ef
frapent merudilleufemenc, à œaufe qu'ilz créigneitt que lefbleil foitcour
. rougé côsrecux, 80 qu'il vueille les ruiner, car ls croiétque tout perss!
: (Fils font m
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DES“PERRES NEVFVE s | :
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br pinfènienmmailsitiènnentqueiadisiemondenerift parte defbord:Zclp/duf. |
im cndesdels mor.Et lors que qelqueEc'ipfead ici folieliiheler! @- croif=
Drnce icufre Gomüllrons de gras fbnés- de trifhoffe, &s fus cout Les Fire Janr de lune
Lie pr qui coûpanties chieuenx, & defchirent la facoabeilenongies;& debisrainrs des
dunes 16 font sics ireifiés abx:bras; alecidesareftes poigaances dè poiffon;Cumems.
ace peu. enfosapai(enl'aftre irrité-auerc cafteforte & cructlé cerermonie;: Leëri:
sou oue ft fgrande,êe l'igeorance quilestient areugler G-excefBue, que” nette
danosaushLuneeft au picio, itecroyent quelefülaithirbatuë)8fque dur Coweras afro +
ourreux diccluy &tbaterié;eileen aÿt ani lesiouts enflées; & craignétrcblesaux
uaique: défiitre: pour liquerelleusuenue entrelers deux fi puidans Cumañiis.
etié Dur Craignont audi (.commoi'ay dit } fort eftrangement les ComreresDes Comstes
levendésutrétdsnes d'entaulc-, ayanswpinion iceux n'eparoifie ismnis: fans @> caufe d'i-
dique grande fignificatioo demalhour, &cruind : &enicelaäilane font ceux voy £-
pefeuls: veu:quel’effait ndasd fai féuuencvogaviltre que téltés figures r#/ore aux
kinpreiôs eml'airfontprodipieufes, & ne four enuoyées pere ismuis Mefcores.
“il boit ELSs n'ayenk fuyte de qactque mefsdüérere pounteshomimesséc e’eft Luré 1.des
ut auoy de Puce Lucamchante durCometé ea cafte forcé.” geres ciualis*
ayanslé zsleCrdenflimbé, és tous g.
k 70 ik NANEUÈNT PERTE En pub VER
mes dl: : Ondes Gore dedans
Soft: qu is … Ctrugaiblschenenx de l'afre rotabéé
''rOmp D'un Comte courir) C9" orts'areffé,
at dede Loirfhañge l'ehatdesterieses prininres:
Se fouué | Ermenace des Riys Le priloi cr derrimen:
entre ©; Hi) 8 |
ilesiniu M Éfrurdoncdetelle friyeur, ces Tridiens ne voyent pas tof "wi Co
querelle mere au Cich que füudain ilsipe l'eftrienr, 81e denfténr'tonircaititt guet Pet hs far-
où, qu Serthesi&cles Goths Faifoyent Adisoyans commet, 8 foñev oi Brand tiènas 4 centre
fi qua marre acc leurs tabours & trompée), penis put ee moyerrisehäfen te 107
ptadonM oébiente faire :efuanouir, eur en defplailaneeftrongtmentila veus: Or EneJque,
pxs dei onci-ere rabourinis-de guerre nüntele que lesnoftrés ;; aifio 66 ÿÉ Pire le,
cherche creufc ; tetzique terauors dits oÿ dia & faits vie. grandés coweoiindesr T3 4 / ss
chacun syaus encore l'induftrieide faire des cors &trorti pes degré üittes Goshs.
demèr.; qui font faitèsien plufieursredoublemeis, tellérque én voit hs :
trompes desichaffelirs, 6: font des fleuftes des offements des béftes qu'ile LEA inffre.
8cherbaM.tuét à laichaffe & des bras, Sc imbes des homimies qu'ilsioeciétien pucrte se
à foméel cn laquelle: ta font auf cruelz que feurs voifins ; entatié qu'ilemingenc “,
ceux-cy ‘leurs onnemys,êricsefilaues mofines qu'iz préient'en guerre; & tefquelz ? #7" #56
le Lab (fils fott maigpe:):on engrcé comme vn'eiapôn ennilépour puiséprest
em caprendrevn borirepisenfemble. Oritencérodescrners; &hauboys
cla crea fats descannes.&c rofeaunqu'ils'agodricét gentiment, &- Fenuydent à fon- Feffl F ense
ot; 80 ner l'afaulupux combas”, les branfles alors qu'ils düneent en leurs fe"
Sitcourd. fé chenitans leurs Areites. Leirs armes principales cohfiftenc'en flef das 4
pers chevcutenimén &difquetlbs-tirnt & hommes, se ac relhe/#e.
À cdd mi)
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Fêmes ont
chirèe déla
labour ape. |
simples def-
qu 2, f'aydèt
5 Caribes a
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prouuer le
drogue,
ee net IT REY ATRIESME |
Ai xterité ,& afféurance, que güerc jamais ilsne faillent d'attaindre lapar
ômes, gom- |
ent des teftes
les Efpaignolz n'ont guere ofé attaquer par£ x
guerre les Canibales :: |
pe ons ru qui far soute y nul sn
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jers, mais leu
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caule!
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aufli-bien que leur pain de Mahis, & quela chair delafauuagine : où : .
upoiffon queordinairement 1lz prennent en mer , ou en leurs riuieres
L'MINTI AUAT TD Tr vus aWrs
: DES T'ERRES NEVPFVESI. 30e
bpefquelles p'artource:pays là fontde ioncs fort durs:, & que pour plus. Quelles des ji
suurcir ; ils paffent par le fu &defquelles nous.auons veu/8'en France #e#fes des Cu-
ken Efpaigne entre les mains de ceux qui ont fait des voyages en ces 4704.
pres loingtaines:& pour fer, ilz:y mettent / comme dit eft:).des cailloux
jintuz, &'acerez,ou des:os de poiffon fort durs & dägereux, &lefquelz ::
h frmentcommevne fourchettejoù à la femblance d'vne langue de fer-!"-
nt :Ce peuple n’eft fi bon queceluy de Haiti, ains éftfaint,arrogant, Cmaneus
jen de gloire, &:vantife, traiftre, & vindicatif, fadonnant lorsque il eft ‘eux.
isguerre;à la chafle, & à pefcher; d'autantque commei'ay dit, les fem-
nes feules ont 1e foing de la maifon ;mefnagement, &labourage . {1z
ont vilains en leurs viandes,mangeans ce qui donne horreur à toutle re- Piandes fales
te des hommes à fcauoir des Belettes, Muféraïignes, Chauuelouris, Arai des Cumans
nées, Lefards;Sauterelles, Vers, Mouches, & des poux; voirene pardon-
jet dichofeayantame ;| qu'ilz nelafacentpaffer fous la loy de leur ape-
dans lefquelles n’eft permis a chacun de pefcher,ny en tout lieu, ains y.
ides places,que fi quelcun y pefche fans le congé du {cigneur, fa peniten- Ce:
ken'elt point moindre que d'eftre mangé de fes voifins, &.compaignons. cdi en
liefe gettent dedans l'eau tousnudz pour y pefcher, &enfermerle poif- 4, ere de
fon en leurs filets:en batant l'eau, eftans des plus gentils nageurs de l'vni- Chmank x
:
uers,mais leur chaffe y eft fort dangereufe, pour la grandabondance des .
Crocodiles qui les y affaillent 8 mangentaul bieu queceux du Nilen
Esypte ou en la riuiere de Senegä:iaçoit qu’il y ayt eu des hommes, do- yemiere des
fau refte,quiont tenu que le feul Nil portoit des Crocodiles : maisila pelcher des
ffont auflibien deceuz , que ceux quipenfoyent quela:feule Inde fut Cymanoss,
telle qui produit l'Ebene, Et pefchent auec les retz, & hämeçons, àtout
leurs arcs contre les grans poiflons, & la nuit à tout le feu ,aneclequelila
etonnent ce peuple efcaillé qui accourt à la Iumiere , &lequelilz pren- cymcmois ons.
mntâtous leursarcz . En ce pays de Cümanà les habitansy fonttous f4 eux gs
prefque füiets à auoir les yeux.galtez, & d'y auoirdes mailles,aucuns efti- fez e> pour”
ment que cela proceds des vapeurs de leur granderiuiere, & delaquelle qu, ”
lspays porte lénom,mais.d'antres, & l'opinion defquelz me fe mble af D
may femlable, raporseacéelteindif polition à leur mefchante niqurritu-
r,&'la vilennie;& faleté dés viandes defquellesilz fe repaifent . Tlz ont
tous le vifage large, non pasnaturellementainspar l'artificedes femmes
désque les énfans font nais fur terre, car elles mettent la tefte de la petite
rraiture nouuéllemét née entre deux couflinets de cord, & Je ferrttout
douceméts& aflez longtemps, luy eflargiffent petit à petit la face cftimgs |
celueflrie:la plus grandequi loitrequite.en l'hôme: & les Fémesen ce pais
ne fe rourmétét beaugoupenacouchät,ct ne fôt failles d'ägoiffeque Cumaneisene
ksautresser quid aux caufesi'é life ledifcours pour le prelécaux philo- le wfire Lun
fphes.La farce-dela vie humaine prenät fin par la morts et fepulture,ces geer pr quel
Indiens ayansaccomplyle cours de leursans foitqueilz meurent de Jeux mon, 1
bel mout natuelle;ou quailz foyent occs en guerre, l'ilzen peuuentre seyuliure des
ouürec ti aprps ilz lesenterranten-ceftemanierc, . Premierement le Cum où.
“4
5113]
F Su» on Ü ’
See
L'EVR EQUA TRES M E ©
-sorpsefant cftendudeusat les parents 4 8: cund-part foy';4 ‘ip
:\ fouuént+ausenfemble :chantens vn: lay-piréux: contenant: lerecie.& j; tenans la
cours desfaitsilluftres, Bates gencreix-du deffunét Jeloïlans-de fh forc wftablies,
&vaillance en guerre, 8edu grand nombre-d'ennentysqueil aura occi
Sont de Lan 8e dpfquels i'auramangéfpare eftant:en:vie:apren cosy les vnsles enterd
celebré par les sent enleurs maifans;lesautresiies font deffecher au far( comme ceux d
Gumamss. Cuba & de Haiti ). 8 Les pehdint:8 conferuent fortioigneufement : 4
grer ou pa
pour le:
prétrioual.
rabs, 8e d'v
pleurent enfetourmentant:eftrangement furceluy qui'{era mortn'au iiéirens
gucres. Si:c'eft un bouc d'an-qu'ilz celebrent(car ilz font ces memoires de pe ha
mortsanniuerfaires)&:que le deffuutfoit- quelque feigneur taus ceux.qu
vienoentau feftin, qui font.en prier ci cesqu'ils veulentmi
geri& lanuirn'ef {j toit arriuée, qu'ils detérrét lemort non fansipleure
lnienter , & demener vn grand:duei, puis leprenans luy-mettéelés pied
& les mäins prefque en vri rond, &:latefte ontre lesiambes,êc-ceux faffes
aul en rond, &:taut à l'entourde cesolféments : &:foudain fe leuans &
fe defaffemblans frapent du-pied contreterre ; leuent les yeux au Cicl, 4
fefcrienten pleurantauffhault qu'il leur eft poflible, Ayahs:vfépar qu
quetemps de cefte lamentableceremonie;ilz bruflent lés.os, refetuans!
tefte laquelleilz donnent à la plusnoble, & legitime:desefpoufes du fei:
sig gneur deffunt , afin quelle la garde comme precieufememoire defo
Echo: qfimée MAY: Auf penfentilz que lesames font immortelles ; 8: que elles fe reti
efrenoffre a- rent en quelque lieu, & campaigne fecrete; & efcartée,où elles font grid
me par Les Cu chere: &' que ce fontelles quinousoyent &refpondét lors que celle voi
masi. immortello d'vn Echo read Les parallesque on dit dedans l'efpaiffeur das c
. quelque bays,ou en la profondeur d'vnegrottefque. Etvoilsquantaud,, + que
pays d'Vraäba;goulphe de Cumanà, &ifle de Gubaguà, pour voir vn pe ke come :
roientatte
autres,ou'q
auleul recit
fiyr deuan
quelquepa
fag hu mi
nibaliftes,o
fienshabiti
lacointaffont
& vit ce pe!
Dieu pour{
fes façés d
me femble |
corentreie
ë
@pinien des
Camanos ton
… chät l'insmer-
talité de l'e-
ençor quallesgenscefont queles Canibales, defquelz fi fouuent eft fai qui foiér au
mentjon enl'hiftoire des Iades Occidentales, ne mieux; p
qui ont vifit
tomplés qu
Milanois, &
miereterre
Des Caribes,& Canibakes, lurcrnauté guerres; ep fapuns |
device. Chapitre dixisfine PAS LAIT
pile |: Hiffoire des anciës: aydutracéanecfon cri} 1fes Canari
do th ce qui à cfté iadisde plusremarquabsle PATOYE enicelle: [l
dis peuples les mationsiplus-eftianges, n'apoint oublié lee 1fes.
crmelz,. LD Seyches Antrpophages,nylesHircésles plu, sine. &
(* farouchesprelà d'entre:les peuplesdelater 1 not
ÉT ‘resmats ie mlaffeure & Fifreulfens tt foit pol + Canib
ouftéa par effait;og par rebr,des Fiçons dE ne cher
airedes Caribes, oy Cinibules de noftretép Mrottile:Ce
ent qu'ilz
Caps. Aur. ; ces cruelz C
puA [rue 5 fi cluy- qui porcift froye, & q
ligneinpen ‘ Roy d'Efÿ ëgt tout ainfi Les
porceaun &
font grid
elle voi
iffeut d
quant aux
ir. vn pe
eft fait
fon craïül
le parm
publié les
sles plus
de later:
foit per
sçons dé
étre tips
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srres des
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s:eicrité
wy furis
terro
Le. Car ce lône les Canibalesquigerevognoi dent konkmequi vinc;nè
DES/TERRESINEVEVES so. |
font ay mez d'aucun, & qui auf nefÇanent ou veuleneicarrelfer Quelles gens”
jeans la main contre tous, & ronsieur faifans guerre; bruoilleus;non a- les cansbales
coftablies, 8 fi amis de teur cruauvéique iamais n'aeftépoflible de les at- , :
déer ou'gaigner,voireny les induire à foulement parler atx Ghreftiens 2 04 ess
pour lefeul trafic:en efchangejainfiqueon l'a en vfageentout ve pays $e les Canibales
prétrioual. L'origiée premiere de cepeuple furiicis dererre férdye dv. d'en pris
nbs, 8 d'vn lieu nommé Caribanà, lequel & diuifant par bendos fe faifi® lenom de Ca.
mierementdes Ifles , & puis ofafe ruer fur le continent aute vneiteller”/2c.
fiérté Sc hardieffe que les autres indiens eftans cent dé compagnie,n’ofe-
ivientateendre dix Canibales, foir que Leur vaill£ce face perdre cœur aux: ?/477° Martir
autrétiou'que la feuleopinis de leur cruantéleseftône dettelle forte,que ” | hilhoire
dufeal recitde leurarriuée it n'y afi hardy quine quittefa maifon pour des /ndes
fuyr deuant la rage decefte nation fanguinaire,& femble que celte race, Effrop que
quelque pare qu'elle foit elparfe, n'aye autre pañfetempsqu'enl’efaf6 du dre le nom
fng humin,veu que les habités de Cariamairi, qui font des reliques:Ca de Canibale è
nibaliftes,oa Caribiftes,furét ceux:qui né pouuñs fu pporter que les Chre 44% 4Hfres.
fienshabitaflenc leurs terres, 8 ne voulans fouffrir que leurs voifins les
acointaffent en fin les maffacrerét,dle forte que depuis l'inimitié , en dure Car2mitrs
&vitce peuple parmy eux, comirie jadis l'Amorréen auec le peuple: de:p’#pl d'P?74-
Dieu pourdeur feruir defleau& chaftimens,foublians en leurs fionne-1P4 fort i des
Rs facôs de faire:Bié que la raifün-dé PierréMartyrifur laiufe du nom Cars.
me femble biea prife du ficu de Caribanà fus mentioné, fi 6f-ce qu'en-
core n&reieteray 1e point l'opinion de Fernäd d'Ouiede; qui dit que les
voifinsdé cés tyrans les ont nommier Caribes, à canféde leur brauade,
jource que-Caribi fignifie en lourdanigueautdt que vaillant, hardy, & bras "7
comme ainfrfoit que ce font des plus courageux &c 'hazardeëx iômes Onsede lus
qui foiéraumôde.(yr pour efplucheriplus aferénrmt celte nation, i'ay: de l'of.des
ne mieux; parler par la bouched'auttuy; que dématineale, & de deux 72465.
qui ont vifité le pays,que par la feuleopinion deceux quih'endifcourent
tomplés quemoy;que par ouyr dire: Voicy donc commePieëre Martyr Pierre Mir
Milanois, & qui a efté eu ce pays Endien,en parlé:tenant propos dela pré 97€ l'hifloire
niere terre defcouuerte par Chriftophle Coloinb,dés que für Rity dus des / ndes.
Iles Canaries pour prendre la volte de l'Occident, & du peuple habitant
micelle: Lz entendirent (dit-1) que non guefe loing de 1 ÿ avoir ter:
tines Lfles, où leshômes cftoiét treftruelz, & qui fe nouirifloiét de chair
humaine: & que pour celte occafion;eux qui parloient)voyans de prime
fce les noftres fe mirét en fuyte, pen fans que it2 fuffent ceux qu'il: nom-
ment Canibalés: &ique les noftres auoiér laiflée de cos ifies de Cyclopes à
demÿy chemin versa partie meridisanle à Ganoirrifät versa hgheequi
nottinle,Ces prunes gens felamentoient, & plaignoient fort eftranges Crusrédes
tent qu'ilz éfloienenon moins affhilliz,tourmientéz,butinez, &'rauïz par Ce abalese-
ces cruelz Canibales,que lés veneurs ontde couftutne de fe ictter fi la Hs
proyes-& queilz faciarnent l'ur l'afauusgine:& queces tyrans chaîtrée ::
tour ini Les petis enfans, comme touts en vfons à l'endroit des ch1ons,:
jorceaux &-Mmoutons pourdes faire détenir plus gras, x e qiuilz en
4 Canibales ado Mes 8 femmes nefçachans autre moyen de fe fauuer que la fuitte,encor
LM 204 ? IVFVRE/QVATRIESME
1. « foyentplustendres; &:délicate du mâger:mais que quädaux hômes ia par
Canibales fi- faits,aul toft prit foudanile les gs & pis ph sm » & mangent F
. lent les homes champeles inteftins, & meruifes,à fauoir latefte,picds, & mains, fil
… mespour les jarefte, Ste gardäs pour leurfifon,toutainfi-qne nous en vfons du lard
Manger. : Sobœuffalé. Quand aux femmes ilz ne leur font mal quelconque : & en
* ” celailzfoatiplus courtois que les Brefliés qui font fousleFropique d'hy
‘‘uerj& où le feigneur deVillegsignon adrefla fon voyage,aüuis les garden
& nourilfent:pour faire des enfans,ainfi quenous tenôs les poules po
nousifaire des œufz; & des poflins, & les brebis & cheures pour les ai.
gneaux,cheureaux, lai@, & fourmage.C’eft pourquoy en toutes les Ile
‘voyfines des Canibales tout aufli toit que les habitans fentent le bruit de
celte canaille, & oyent le fimple nom des Caribesilz (’enfuyent, & hom.
ouÿ diré, i
T'Étn'ignd
cellent Ca
ditque en c
quelques d
ent Con
pellerét An
royne cômi
vo fimple &
cy cn pal
nerien affe
& fans Pefge
geau:mais v
gens ainfi fu
$. Aupuftin
frayeur à to
utre les plu
laider fa ca
tôtre Ja mu
que ce qui le
femble fai(a
mais icelles
rond à l'entc
rent le Soleil QU'iILZ {oientafez bons archers, mais ilz confte{fent que ces hommes {ont
&- la Lune. li vaillants que dix. d'entr'eux en batront cent des autres. Puis adioufte
1 parlant de leur religion,que les noftrés ne peurent iamais bien entendre
quelles eftoient les ceremonies des Caribes,faufqueilzadoroïent le So-
leil & la Lune:l'ay dit cecy à caufe d'aucuns des François, qui jamais ne
mirent pied en terre du cofté des Canibales,& ne vifiterent onc les ter-
res foyent infülaires,ou continentes du Goulphe de Vrabà , ny la riuic-
re Orellane,dient que les Canibales font fans religion,ny opinion aucune
de diuinité, mais cela eft tout efloigné de verité, comme ainli foit que il
n'ya fi farouche qui n'aye quelque aprehélion,ou fauce,ou veritable de
Dieu,les vnsen vne forte,les autres en autre:ioint que les maffacres faitz
par ce peuple,monftrent affez qu'il y a quelque Dieu auquel ilz prefen-
Æbus de dire tent cefte offrande,ainfi que nous en auons parlé, & des Panucois, & des ME VOIr l
que il y gt: habitans du riche Royaume du Mexique.Plus grand folieeft encore de pes Fou
des Æms- penfernyfaindre des Amazones en pas vne de ces deux grandes riuieres ’ ei voi
Zones. d'Orellane & Maragnon,encore que on y aye veu des femmes nuës a is ef tent d
uec les arcz,& les flefches,d'autant que & les Canibales, & Cumanois, & MA! °IPACES s
autres leurs voyfins meinent leurs femmes auec eux à la chaffe,à la guer- Pur CPE"
re, & à la pefcherie,tant pour porter leurs fardeanx;que pour faire leur hauçant er
cuifine:& ellesfadextrent comme eux, &ätirer de Var pafler les riuie. MX #00 At?
res, & à tout autreexercice de force : fans que pour cela il leur faille non “is ‘de ’
plus donner le nomdes Amazones,que aux dances Cimbriennes,ny Da- 05 reñ
Femmes des noifes le temps pallé fuyuants leurs marys à la guerre, & elles mefines fy MW: ds corde
Indiens féy- portansvaillamment. * Voire ne fault fen faire à croire ny impofer à au- M bien forte
nét auec l'arc, tryy queil y ait des femmes feulementen vneregionau pays fufdiét, & Ilz ont pou
leurs m:r91 4 je long des fleuues farnommez,lefquelles fans receuoir aucun homme en A quele ilz n
laguerre. l'adminiftration public,gouuernent d'elles mefmes l'eftat de leurs Pro-
| uinçes:car çe font bayes, & fiquelcun paflane en fuyant par celle region,
a veu quelqueCanoé,ou barquerote; chargée de fémes archeres, fi fuis-ie
Gafmanen L: affeuréque pas vn des Efpaiguolz (veu que ce {ont les feulz qui ont paffé]
deleurs logs
prendre le f
eue Mart
mots; E
rebat:ô de l'an paï là quelquefois) ne f'eft guere auancé pour en fçauoir la verité de seuffenc
1530. l'hiftoire:& fi Numo de Gufmäena dit quelque mot en fes relations, (ça RP" que ce F
chez qu'il n’en parle paint auccautre affeuräce finô qu'il fe côfeife l'avoir nanas
is des Fu
} ia pa
nt fur
)sfalér
lu lard
ruit de
x honm-
e encor
es font
dioufte
tendre
t le So-
mais ne
Jes ter-
la riuic-
aucune
it que il
table de
res faitz
prefen-
s, & des
core de
Sriuicres
nuës 4-
anois, & R
la guer-
ire leur!
les riuic.
aille non
ny D:-
fmes fy
fer à au-
diét, &
mme en
trs Pro-
region,
fi fuis-ié
pnt paiié B
rité de}
DES MERRESNEV EVENT js
diré, préuue qui n'eft fuffifanté pouräutorifertelle opinion. :
où M :
b Le n'ignôre pdint que Fernand d'Ouiede, efcriuant à celtittuftte, &e'ex Omvede eférit
éitent Cardinal Bembe honneur des hommes lettréz de noftreaage, lüuy # © ardinal
ditque en cértain rencontre fait fur la grand riuieré de Marignon on veit 2e.
quelques dames archieres qui féruoyent de chefaux troupes qui comba-
ent contre les Efpaignolz, & que pour cefte oécafion les nôftres les a:
lterét Amazones:mais il nie 4 ellés fuffent telles;encore qu'il y eut vne
royne cômädant fur les compapnies, &'encore n’en fGaitilautre'cas finon
vo fimple & maigre raport de ceux qui en ignoroyét là verité. l'ay dit ce-
ey ch'pañfant,affin que fi quelcun-veutefcrire l’hifoire ; ie fuis d'>uis de
serien affeurer fur la fimple opiniô,ains appuyer fon dire plus folidemeét,
& fans fefgarer par trop,pour feulemët eftre veu dire quelque cas dé nout
geau:mais venons fur le propos danoz Canibales. Nous auons dit que ces
gens ainfi furieux eftäs fortis du païs Vrabien f'efpandirent itfqu'au Cap
, Aupuftin habitans &'en la terre ferme, & par lesifles non fansdonner
frayeur à tous les voifins, à caufe de leur'extremé cruauté, & tyränie,pour
étre les plus vindicatifs hommes du monde, deuät lefquelz qui voudroit
phider fa caufe pour en tirer raifon,ce feroit(côme l'ô dit)dôner du ch cf
tôtre la muraille, d'autät que ilsn'ontrefpeët qu'a leur fantafie, ny equité
que ce quileurviét dgré,Ez lieux dÙils fériennétilsfôrailez foéiaux en, fr:
fmble faifant des bourgades,ou pluftoft hameaux dé 30: où 40. maifônis, L. SHiffne
mais icelles bien peuplées d'hormmes;&qui fontbafties’en ceruetoutes en, bules
ond à l'entour d'vne place;polées en'telle circonférence qu'elles fe peu-! 1.
went voir l'vne l'autre, & dreffées en cefte maniere. Premieremétils vous
santent tout autant de grans arbres qu'il eft befoing pour porter te bafti-
ment felon la grandeur qu'ilz luy veulent dônér;puis pârles foubañfemés
is mettent des trefs qui ne font güere longs ,'& qui feruent d'apuy entre
ksefpaces des autres qui font’fichez entérre; pourceles/aïguifenit it...
bour empefcher la cheute des autres qui font drellez; & 14 couuerture va
fhauçant en forme Piramidale , ‘& tout ainfi que te fefte d'vn paüillon,
&ainfi tous leurs logis font fäits en pointe, apres ilz couurent toutes ces
poultres de feuillars foit de Datiers,ou autres arbres, quels fçauët'eftre
bônes à refifter côtre la pluye: Au dedans de limaifon de foliue à foliue;
La des cordes de cot6 tenduës, ou bien faites de certaines racines, &icel -
ls bien fortes; & für icellès ilz eftendent déstoilles tiffues de coton. ”
112 ont pour leurs giftes des h@s pendusen l'air; & entre les foliues, füt zirs desCans-
kquelz ilz mettent, ou de coton, ou de foing pourlictiere : & au deuant bles: ©
eleurs loges ilz font des portiques, &galerie pour fe iouër, & pour y
endrele frais, & l'ombre durant le Soleil. ‘ ‘‘Encore'ne peux-ietaire
“que Martyr dit touchant la religion dé ce peuple, quand il aioufte
mots En vn certainlieu del'vhe des ifles Canibakes, comme lesno-
117%
ions, fa.
l'auoir
ln que ée fuffencleurs idoles, mais depuisils entédirent qu'ilsadoroyét des /doles. du
ulementie Ciel, & aftres luyfans éniceluy, encore quels tirent &tailt Diable, |
Ent quelques fimulachires de coton non pour les honorer; äinsfe fouue-
ns dé fipuresdés malins efprits qui Ieüraparoïffent dent; *" . *
NNa ij
Irèseuflenc veu deux ftariës déboisreprefentans deux ferpents, ils pélez cembaleront
se F LIVRyE QYATRIESME : ho
Auffi n'yail.eu iamais peuple vaillanten guerre. qui. par mofine. moye eux
… p'ayt selpedé les Dieux + Gus, 8 qui fur tour mor fur tou
“à; RonoréleSoleil.5me su ui efclaire à.tous, 8 nourrit moute Ja terre Eds d'or pe
F':nd8 aber Ceux qui prindét terre ésilles des Canibates, qui font plufieurs en non MBufiles,sciz
minables des bre,difenr qu'ilz y trouwerent des, deterte,& vaiffelle de: cuifined D: (1 quele
Candales. … melme parure,ainfiquenousen nt & que les Canibales Fenoftés au tolleme
| ilz veirentde lachair d'homme, roftie, & boulie auac choix de Papegou, Rs riort de
Fais, Oyes 8e Ganards:& parles mailonstrouuoycnt des.03 des bras see ofpaules
iamjbes deshommesique.lz gardoiét pour faire des bouts à leurs.flefcho,entir la nig
à faulte de fer: & c'eftl'f nas pet ilz nomment Gusdalupe, pouriur brune
cequelierre raposte.à la montaignedenoltre de:me de Guadalupe chien faitz «
Eliigne- Etiaçoit qu'au commencement; çes, imulaires veinffent poudintie vifig
* fappriuoifer des Ghreltiens, feft-ce que ou.fait qua la. côfciéce de leunons diit en
cruaycez les, remondilt,o1ique Jeurnaturelie, & farouche inclination 14 oivordinai
Canibalesont incitaft de ce faire, dés que zJes voyoient ferregardans-l'un: l'autre d'vr de couleur,
leregard fu- regard furicux car CAEN NES l'œille plhideux, & efpouuentabidMfirie lus gr
ut de tout tant qu'on a defcouuert de peuples.de noftre aage,fe mirét à fuyeiufl font nt
de telle viftsffe & impetuofréqu'vn carreau d'arbaleftenefend pas l'anquclques là
plus vifte que ceux-.cy fabfentans dela prefence des chreftiens,commefqqui leur pet
_… defians d'eux,&ayans.en deliberation.de Les farre fortir plus foudain quddouces;êe p
* Jepas de laterre,oùilz n'augieutæien que quereller,& fe tencient dedä le des hom
les boys &,profondessvalées,attendansqu'ilz fe fuffent affemblez, pou hpeféhe,ce
“‘puisapres aljer donner vn eftrange refueil à latroupe Chreftienne, [fans plus c
C'eltoit en.ceslieux des Canibales q: : ceux quiont parlé des A mazc prédes Ca
nes, les ont-pofées,mais.ilz.n'ontipas bien leu l'hiftoire de ceux.qui. en,emturel crue
criuent:gar bien qu'il les difent elbré feulesen vne Ifl6 Matisyae! nômé@éinfny d
par. ceux du/Païs, fi eff,ce qu'on les nomme les femmes des Canibales; qu@éor leur pli
les tiennent là pour auoir lignée, & aff; u'elles y foient à garant : car dite maudit
dire que elles ne pourriflent point les Salles daiEs Le renuoyent-à. leu quelconque
peres,ou bié les font mourir:c'eft fe moquende la verité, veu que Marty@} 2 admon
parlant de la Cacique:de Matityne, dit.que elle combatant contre les F. uiffe ploy :
paignolzauoit fon flz.auecelle,& lequel dftant à la fin pris 8, conduiQéns nulle pi
deuant Colormb,il auoirleregard fihydeux,qu'ikn'y auoithôme quio ele qui n
{aftlercaarder fans fremir:& lesautrr: fe fauuerét quoy:qne 'on:-Jeur eu@itt chofe à la
enfondré leur Canoé,d'autant:que ce font des meilleurs. nageurs qui foiQ@iér du corps
foubz le Ciel: &.fadextres que eftans cn l’eau, sncore.ne faudrontilzd pitions; 8€{|
_ vous tirer de l’arcfi bien &.feurement , que vausferezbien fubtil ilzn@bles de tel p
€anibalès fT- vous prennent à defcouuert,;&ne vontiamais fans efbte. garniz de leu hrdife :8 1
rent de l'arc flefches enyenimées defquelles auons fait mention-cy: deffus: Ce peup font pires,
en nageant. outre l’arc,allant en guerre, portent auf J'efpéede bois, &,de Jengs;b devertu:Ve
fons aiguz. & roides, defquelzil f'ayde fort gaillardemens & pour anges oissles]
mer Je foidar à a guerre AA der x shouts tels qu'audsdir cp, déffus chi ”les pars
: . ceux des Cumanois,& ont des cornets auec lefquelz ikz fonnét;vn fürie souloir mie
VÆhmes dés * mot, 8 affault enträs.en bataille;portäs certaine armure d'orifurl'eftomttde tant si
Canbaless & des bracelets fort riches, mais le tout plus pour:apareiftre. braues, 4 ::
mignons,que de foueydefen douurir, comeaulhilzost:lcs-pennacheE :
ot
- Pierre Mar-
tpr en l'h'flos.
re des Indes.
À _
1 CIE :
y JE |
1: Moyen
QU. p'ayt
€ la terre,
sen nom
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rét à fuy
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En furieu
l'efton
aucs;,
CRAPACR
Mfrns plus cruellés que leursefpoux. En fomme Fernand Ouicde ayant
qui. en:ef
| DES TERRES NEVFVES. 303
aux 6 D Aa ue couflume de tous feurs'voifins; qui fe plai-
sot fur tout d'aller bien en ordre à laguerre. Portentencore de petis cer-
esd'or penduz aux oreill:s, &aunez comme onlesmetaux Ours, & Comme les
Bufles,telz qu'ilz leur penacnt fur létleures, Les Caciques des Canibales fig. Caniba-
6 que le peuple eft fer aui fontilz hautz à la main, &feféitèus craîn- Les fe fons
tellement que foit ou le Roy, -du-la dame commanifatit fi Je pots par or.
ymortdefonmary , quiaillentà laguerre , fi faultil diféntés porte für.
ke cfpautes, Sa y font ubligez an defpit qu'ilz en ayent;@fifz ne véuténe
mir” la rigueut de leuc prince. Tôus les Canibales en getiéral font dé cou Owsede L,3 de
fur brun£ entre blanc'& noir,non de guere grande ftéture;/tiis qui fonc l'A. des 1.
bien faitz de corps, & proportionnez detous leursmembres ; (aufqu'ilz des.
mrle .vifage large, & lequel on leur fai ainfi dés leur enfance (ainfi qu'a-
tons dit envier les Cuimanois:) le nez fort entre-ouuért, & large;comme
stordinairement les Mores:, l'œil farouche , & le blanc d'iceluy chargé
de couleur, &ayantne fçay quoy de troublé, & obfeur,quiluy dôhe vne
frie plus:grande. Hz vonttous nudz, fans poil, & fans-barbe : les-femmes
sui Éntenés faut de la ceinture-en basiufqu'à demy iambe, qu'elles ont
quelques lägesde Coton pourffen couurir,& qu'elles portétles cheueux
i leur pendans par derriere, leur couurent'aulli les efpaules , eftans auf
doucesy&e plaifantes que leur maris ; & qui vont ordinairement à la chaf-
fe: des hommes cormeeux, adcouftuméesautrauail foit. de la guerre, de
hpefche,courfe, &inageauffi bienque les mafles; & quelqnetois fe mô- puiede se,
nédes Caribes, & für tout de ceux qu'il nôme Chorotegas, & de leur ? ht. des In
nturel cruel & fauuage, il aioufte, & fans douteie penfe que pour le nô- “*
bréinfny dedeurs fautes, Dieu permet-qu'ilz-foiét rüinez,& fouffrira en-
torleurplusgrande deffiite, & entier aboliffemet, d'autant que ceft vne
nee mauditte fans correction aucune, fans loyauté; vertu, ny hônnefteté
welconque, fiaheurtée, & értiére en l'opinion de{a mefchanceté. qu'il
jyaadmonition;priere;flaterie, ny menace, voireny lestourmens qui la
uiffe ployér à faire quelque cas de loüable:-cefle gent elt naturellement
fnsnulle pitiény compalsié autre que celle d'va Lyonçou d'yn Tigre, &
elle qui n'a honte de vice,ny vilennie qu'elle aommette;adünée fur tou- de
ke chofe à la paillardife, & n'ayant autre chofedeuant les ÿeirwque le plri- Canisales
frducorps!;; &ainfi ne faultifeft chir fi facilement ilz oublienties admo- han co
sions; Sc l'ilé mefprifent qu'onlésaduertiffe : leurs femmes font infatia- fins rende
bles detel plaifr, & ayans deux extremitez qui füntla-cruauté ;&:la pail- serrucux.
hrdife :8 tous en general ont.de peruers defirs, maislés effaitz defquelz
font pires 8 qui ne peuuent reccuoirinélinarton,ouimprefsiopaucune .
devertu:Voila quand-iux Canibiles: je laiffe tour à propos ;pourvneau-
ittesFoissbespaïside Darieh, Riuieres D'orellanes Marnignen, &- de la Pla-
te,les pars desperles, Emeraudes , igs [les de Boriquen , .&autres pour
souloirmieuxles éfplucher à là troifgefme edition fi Diçunons fair la gra
ee de tantwiures :-:, RL à
bu JU! ; CEA e “L SD LANIS EE, I. { } : À NNn ii,
LIVRE QUATRIESME .
* Défériprien du Perusdeftonuerte d'iceluy, Kicheffes, mars. Relligion ps
© conffames des habirans. : his He Ÿ * du
moine 5 S la Caltille d'or, oùeft ce deftroit de rerreiqui fs ER
Va pare la mer de Septentrion d'auec la Meridio é
‘iüfqu'à la riviere de Plate, qui diuife en la et ily a cu
Efienduede à couuerte par Americ V'efpucce , lesterres des Roy hat
por fm le "9 7, Chreftiens qui dtedodoahé les Royaumes, & cle gt
nôduPern.. à due de païs à prefent contenu fouz le nom: de no vd vf
pe ueau monde , eftlimité par les modernes:ce grand
Empire du Peru , embraffant infinies mb : Jefquelles dr pd
diuerfosen nom , font aufli ayans grand varieté de mœurs, & couftum
De grandes Comme auffi elles font mefurées dés fept, à huiét dégrez par dega la ligne
Prowtnces por iufqu'à quelques quarante par delà l'equateur, & paffant le tropiquehi
tant le nô des uernal vers le Polé Antartique. Orauons nous vew cy deuant que peu de Et sffin
fleuues quiy PAYS Ya ilen ce nouueau monde qui ne portent le nom des riuieres quiy in'eft per
pain. pañfentseù de celuy des Roys qui ont regné, où aufquelz les Efpaignols u l'hiftoir
n'aycnt donné le tiltre ainfi que fortuitementilz oyoient parler les na wielay tr
; turelz des terres qu'ilz sbordoyent:& ainfi le royaume du Peru porteau sr
Lüg cours du iourd'huy ce nom du fleuue ainfi appellé ; lequel en ar roufe vne bonne rte elquela
Danube, partie: d’autaut qu'en ces contrées: les riuieres yont le cours fort eftran Pare
us long, & beaucoup. plus qu’er: noftre Europe;iaçoit que le Danu bellion de
… befice vn long trait courant dés les Alpes iufques dedansla mer m cle vices p
Nil combien iour,& que le Po;arroufant prefque toute l'Italie, faille à la fin getter en ar comm
longuemët fe tre les bras de Thetis enla mer Adriatique: mais tout cela n'eftriena den
flend. prisdes courfes de fleuues des autres parties du monde, comme du Nil à deb
Senega effime qui dés fa fource aultrale va ondoyant toutel'Ethiopie, & Egypte, & iyent les Pr
auoir pareille puis va fairehommage à Neptun en la Mediterranée: Et SenegÀ qui ; pr ipofitions ,
fonrceque le (Comme l'on penfe )mefme courfequele Nil , vient baigner vn ioén spoauerne
Nil. cours de terrestant folitairesque peuplées , pour a la fin viliter les cu danger
falez vers le pays Guinéen;en la grand mer, & Ocean Atlantique. ire eux » €
Eten cecontinent que iadis aucuns fur le commencement qu'il fut “ia de
Grandeur des defcouuert,appelloyent Ifle Amerique, du nom du premier ;qui nous potes
rinieres de donna cognoiflance on voioit des fleuues admirables &,en largeur, & call fut pare
Maragnë ç eftendüe comme celuy d'Orellane, & de Maragnca que Plufieurs A Liti d
Orellane, … moyent que ce füft la mer pour auoir les dix.15.& vingt lieuës de large diront
& de relle longueur qu'on ne lit point encor qu'aucun en ayt pars le au mefn
Peru grand -lieu ou ilz vont femboucher en la mer , pour n'auoir eu le moyen dép sp
ffeune donne fer fi auant, y obftant & les delerts, & le naturel farouche des peu 1e ui “rights
nom à tout le häbitent 1e long desriuages. Pour pareille raifon le grand fleuue bu pe | Ja Cit:
Royaume. … f'eftendantfilong trait que peu fçauent lafinde la Courfe ; à caufé auf it fait tren
‘bien le nom àla Prouince par là où il pale, comme les poiffons à lare- uée gouu
plufeurs rs gion Bacaleoz ,‘ou'çomme Senega au Royaume Africain portant c WW dtnrsre
fous vn Mo- tiltre, En cefte grande fcigneurie comme il y a diuerfes Prouinces ; auf Pc
narqu: an lesfeigneurs y cftoyenten grand nômbre , mais qui obeyloyent ul oyé prifc
"Pers. plus part à vn louugrain” fe rénant en Ja grand cité de Cufco : tout ainf tyranies: 4
hreftiens
chir n'ont
pourfuyut
pre ruiffell
DES TERRES NEVFVE S ;: 304
Jen Mexique les roiteletz faifoyent hommage au grand Monteznmà
nrque Curtez {6 feit feigneur (pour le Roy d'Efpaign e)& de Themi:
ÿ jan, &e du païs 8 finage qui l'auoiline. Bien vous diray , auant que en-
__. , . Aeau difcours de la defcouuerte du Peru,qu'il femble que cefte Prouin-
rs fe aycefté féée pour la ruine des feigneurs qui y.ont commahdé ; entant
Aéionde,;1y a eu de noftre temps peu de Princes, ou gouuerneurs. y refidans,
8100 dE n'y ayent malheureufement finys leurs iours: [oit que leurausrice, &
des Ro rannic en ayent efté caufe, ou là mefchanceté de ceux à qui ilz auoyent
& cite , ou que l'air du paysaye quelque finiftre influence pour les fei-
à den airs y furueriané : mais à bien parler la caufe de la mort des chefz
“CE Brand} rcftiens à pris fource de leur ambition » & conuoitife, qui pour fen-
mme fon n'ont fait confcience d'occir les Roys natui 21z du pays, & puis
uftume RE urfuyure l'vn l'autre auectelle opinialfri.que le fang enfemble cu .
ça la ligne bre
40 160 se ruiffelle.
Pique hi Et afin que vous en voyez quelque trait ie vous en feray vn bref recit
ue peu dé; 'eft point hors depropos , entant que ie pretens vous efplucher vn
pas Qu l'hiltoire d'u Peru,auec des mœurs du peuple qui y habitét,tout ainfi
TPaignol ie 'ay recueilly des memoires, & liures des Efpaignolz qui y ayans
re
108
Peru fée pour
la ruine des
gouuerneurs :
ee Les Nu long temps , nous en ont fait largelfe par ladiligence de leurs ef
his “bit cfquelz la verité m'y femble de tant mieux painte,comme ie les vOy D, frovde des
sk rh iiers , & fans tranfport à reciter l’hiftoire de la conuoitife,ryrannie & gouserneurs
bellion de ceux de leur nation quiont commandé encesterres , def-%, per.
uelz vices proceda auffi(comme dit eft)leur mort, & deffaite. |
ar comme ainfi loit que les Pizarres,& fur tout Françoys fe fuffent ban.
tcontre Almagro & (es confortz , à caufe des departemens des païs, &
cf rien a mges d'iceux , & à cecy ay dans fortles officiers du Roy qui efchantil-
ae du Ni yyent les Prouinces pour rendre plus grand le reuenu du fifc auec leurs
BYPE; Sbofitions, fans fe Re , ny du falut du peuple, ny dela paix d’entre .
qui ayä sgoauerneurs, & fans penfer qu'vnfi grand nombre degouuerneurs
ML % dangereux à vneftat , foità caufe de la difcorde qui fengendre "
rie eux , ou pour ce quele peuplene peut eftre que n’y foit fouléen Ælmagr +
€. Mortant leurs defpences excelliues, … Bendez que font les furnommez ”””! f4r le
t Qu'il contie l'autre, Les Pizarres ne celferent onc iufqu'à tant que Alma. € des Pi
L NOUS ES fur par eux mis à mort par fencence de l'audience royale, fi à b6 droit #77:
eur & n'en raporte à la verité:tant y a que Almagro cftoit vn vaillät homme
leurs CE. vieillard qui auoit fait de grans feruices à fon Roy, & infinis plaifirs
de large iuy mefme qui le fic mourir . Françoys Pizarre ne porta loing le pe-
onftréla: de [a mort d’Almagro, d'autant qu'un baftard du fufdit deffan&, ef
en dép inc vne fédition, alla fi accorceméten befoigne que l'an 1544.iloc-
uples que ja Cicé des Roys celuy, pour le feruice duquel Fernand Pizarre a-
du Perd fit trencher la tefte à fon pere . Ce baltard fe faifans, de lon autorité
auféauihe gouuerneur dudit païs fut decapité par l’ordannance du gouuer-
s àlar ur y enuoyé par le Roy d'Efpaigne , voyons la fuyte de L'heur decefte
ortant ouice pour les vicerois:celuy qui feit fufliciet le baftard d’Almagro, fut
es, aull toyé prifônier eu Efpaigne par Vaico Nunnez,à caufe de fes cocuffiôs
spa Miränies: & Nunnez fut oçcisen.bataille par Gonfal Pizarre ledl fe feic
ucanfi." *
je Danu
| mer m
getter en
Franc Pixar
reocci par le .
brflard d'Al
MALTE.
Effrinçe fac=
cez, des Vice=
rois du Perte.
MR \ : Pis
L Scale
PE. LIVREVQVATRAIESME: :
apttter Roy de Güfcé;mastaroyauté toy fut:8 malieurenle, 8e péu y
| râbte; éntant qu'vn gotäerneur nommé Gafcha luy feit wencher lateñe
&c'en fomme on trouué;que fi on vouloir efplupherdeptesiceux qui
morts de mort violente-en ce païs depuisique les Efpaignolz letie
ke aombre des chefs monge à fa plus de cent cinquante, tous hosmis(
marque, &'ayans charge purdu gouueruement,ou dela iufbice, ou des:
fefcou'es
raffafier |
en faivgr
dexcoiL
dance-qu
qui Le ties
Lens te. mées. Etaffin encor qu'on ve se qu'il yaides lieux qui ontcômevne(y ouk
re:xent tune malheureufe liée fur le doz, & qui fuyrceux qui fy arreltent, ieli grande:in
malhneis. ray l'or Tholoufain lequel tous ceux quitouchoyent, féntoy ent {i don 1° °n20t
mageable queiamais vnn'en efchapa fansfa ruine , &deRoyaume T! font des p
baïn où gyere onc Roy ne peut auoir vniour d'heareuxfuccez , ny mi ° cnJeu:
bataille fans gran perte pour racompter comme cas merueilleux,ce q elle Efp:
Fhiftoire Lipagnolle efcrit dece païs du Peru , &delaitre qui fuit cey ledenars
! quiy cômädent:d'aurät qu'elle tient que ceux du païs,qui oÿiencle pl} 1°! etpac
de memoire dés chofes pañlées, à caufe de leur grande vicilieffe, difoy. gtude: C’
voyans lesoccurences malheureufes, fuccedans à tous les Capicainesenl 16 ont ef
uoyez là pour gouuerner,que cela procedoit des inAuences du Ciel , 4 Jes,d'auce
No aies conftellations de celle Prouince , & que de leur téps & fouuenance, (el 1" sys
infiriané eftans plus que centenaires) ilz n’auoyentiamais veu le Peru fans guerre be és 2.
aux Prinees. Qiuiles. Et far ce propos,ilz racomptoyent comme Guinacha, & fon peau
: Opanguy, voulans eftre leulz feigneurs, inquieterent le répos , & ayfed grand &c lo
| toute laProuince:apres ceux là Guaxaçar , & Atabalipà freres prindre 10€ lOrel
Les armes l'vn contre l’autre, de forte que Guaxacar fut maffacré cruel Qt bien à dir
Quattro. MEN par fon propre frere, & depuis Pizarro feit moürir le Roy Atabali panne
éir par [in pre pâen'la place publique de Cufco , non fans va grand vitüpere dunod""* rem
prefrere, Royal, & auec vneinfamic des Chreftiens , taxez en celà d'vne eftrangl"t PAT ued
& vilaine auarice, Aufli de tous ceux qui fe trouucrent au iugément de do" agen
Atabdlipà _miferable Prince, & le plus riche de l'occident , & qui confentirenti | pour effre:l
Roy fait deco TT À gélhes s à la quelle il fut condemné,n'en efchappa pas en qu Eee gue
ler par pi- Neil aulti malheureufement : affin qu'on voye que les Roys font lil NY Tant
Xarre, crez,& que les vfurpateurs du bien d’autruy n’ont iamais lafin glorieui@#8nt voifs
encor qu'il femble que la fortune leur rie,& qu’elle les conduile comm" defcrip
par La main à la pourluite de leurs conqueftes. l’ay fait tout ce difcours 14" lmerds
à fin que vous cognoillez qui fürent ceux qui defcouurirent le Peru, q
pour n’eftre en peine cy apres de repeter par le menu, cequiaefté dit
prefent, d'aurant qu’il fault que iem efgare vn per: plusicy , que n'a
és regions preccdentes. Toute la Prouince du Perû cft diuifée en tro
parties, à {çauoir en montaignes , Plaines & Vallons:la Campaigr + et
blonneufe , & fort chaulde comme cene qui feftend le long de
marire, & qui commence dés le païs de Tumbez iufqu’a la mer Pac"
que ayant pres de cinq cens lieuës de long [ur la cofte de la mer , & que »B ayan
Comme le” ques dix ou douze de largeiufqu’à lamontaigne:8cen cefte planure il it qu'il pl
& Mexio
cha
qu'il
S au ce nta
pus du Perx pleut point que bien peu , & n’oyt on leffroyable bruit des tonnerres,
fduwfr. les foudres ny lancent iamais les effroyables feux caufez par les collific
: des fiuës. Et ainfi fault que les habitans foyent foigneux à faire des ca
naux fu de fairecouurir l'eau des ruiffaaux , fleuues, & er.
s’efcouls
DESTERRES NEVAYES. © jo
Bc'piéu di
erlath tfaficr leur foif, 8e alteration.La nature deniant la pluyeà la, campaigne f445 ms
en faisgrand. largeffeaux-montaignes qui ont d'eftédue en longueur plus.tazgneux 4e
x qui (on 1e URSS, à
x pri : | EC 100. Licuës, furlefquelies it fait froid, & y pleut, &nege en telle abë. Pers.
Dane i droce-que le:plat pays fe.fene decefte humeur montaigpeufe. Les habitäs |
où des qui e ennent entre celle indifpofition di chault,&-dufroid font la plus
10 V NC to A A , ‘
| grndc:infoité d'hommes qui feticanens le long delampontaigne, à pei- pied des müts
ent,1cli
mi doc "© en trouucrez.vousdix,qui n'ayent la veuéinterreflée. Ces montaignes #4-Pers,
ume T! {ont des plus afpres,fafcheufes, & difficiles qui foiét fouz le Ciel, & y mit borgnes, ou
:, oynl ieu.celles qui font en Ethiopie, lefquelles commencent dés la nou- aueuglee,
uk,CE q uelle Efpaigne, & entrans auant feparent Caflille. d’or,dufinage de la vil-
ï ait ce Ie de name de Dieu, &r de à Feftendäriufqu au deltroir de Magellan, le-
rent iepir quel etpace contient pour lemoins plus de foinante dix degrez de lon-
és guude. C'efticy encor qu'ilfäut queie notele peude diligence de ceux‘
qu ont efcrit quela riuiere:d'Aurellane, ef celle qui fepare Les Caniba-
les, d'auce le Pcru,commeainfi fois,que ce font ces môtaignes fi longues
D qui cn font la feparation, & defqueHesont fource ces riuieres fi grandes,
qui fefcoulentenla mer;ê& du cofté du Nord, & vers 1e Sur, &.mer Paci-
fique:. & que Maragoon‘eft defa plus oriental quele Peru, &ayant vn. -
grand-&c long interualle del'vnà l'autresioinéi que plufieurs onc eflimé
que l'Orellane, & riuierce dePlase:cftre-mefine chofe,que Pil eft ainfi, 1} y
sbien à direque Aureltane fepare le Peru des Canibales, que le Pcru en
dt éllaingné de plus de cent lieux: omne veur appeler Peru, & le pays 2 v/enseft
Brefilien& l'efhendué. de l Amerique. Soir dit cecy:en.pañant. Latoifef- be plus riche
me partie du.Peru,font les walons, lefquelz fontfost peuplez, riches en? du Pers,
or, & amgeot, &ctertila en-grains,fruiétz & animaux de voucces fartes, mais
Lourefbre:le pays forrcouuert, les feuues larges, 8 imperueux, le peuple
peftant guerrier 8 farouche, les Efpaignolz ne l'ont pas defcouuert f à Gowlphe
Ahit,ny rant à leur ayle,commeila antccluy des rmontaignes, & de La cam /#/"4 Mic bel
nigne voifinedes Sablons dela mer. Le.sne veux:aller recherchericy les sfFriche én or,
Les defcriptes au gaulphede find Michel,oy celles qui font marquées © Pierrérie.
nlamerds Sur; foux la: puiffice de L'Efpaignol tirée vers Les Mouluques Ÿ”#7f0::
ous futfifant de deftrire ce qui feft paifé au Peru & conquelhes d'iceluy ?/T47€ com-
lésl'amagstiquedes Rizarresen conmmencerent la côquefte;laquelle nous 7744 d/
jduirésbriefiemét à fe qu'enl'embraffant, nousy troufliôs les mœurs <## le
rs peuples fslan.qu'ilz {e comportent, Françoys Pizarre dôc,filz du Ca- Pe”# l'an
biaine Puzaure,quifutà le conquelte du païs Nauarrois, fousle Roy Fer 1531-41 mois
itaines en
u Ciel,
jance, (eu
ins guerre
& fon per
»& ayle d
prindre
cre cruelle
y. Atabili
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Peru, qu
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er Pacil
» Ge que
ourciln!
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s col Hfic
ire desc
: \inesq
s’efcoule
nCaftikle-d' ift.La volte vers laimer de Sur,ditte-des noftres Pacifi-
que ,& ayant laradsvnaffezlôgtéps defcouurift l'Ifle de 1a Pu-
uà, qu'il appellaide fanét Jaques,où Le peuple {imitant ceux dela Flori.
& Mexique)luy vins au deuant,en déçant,fonoant quelques tabours, Pen 1fle,4
chantanten figne de ioye, &layaffrant des viures, comme à hom- prefenr.s,
qu'ileifamhairoient d'aupis pousemy; De Pugeà quant ila prindrenc /47#és.
reamcantioent veus lacciéile Eumbez chef de ProuinEe comme enr
Oo ,
fefcou’ent des ments: pouren aroufer,& engreffesles champs, & pour Watrel der ï
part,oudouches, & borgnes,ou du tout aueugles,tellement qu'en vne fi Fahiräs on
à per
jinand d'Aragon ; ayéefait dreller quelques Nauiresau port de Panamà de Feburier.
U:,: LIVRE QYATRIESME |
corelle’eft à prefent;& Vn'des euefchez du Peru, où ,'les Efpaignolz fe-
T umbex, pre- iournans, fçeurent la guerre qui eftoir entre les deux freres chefz de toute
since du la Prouince de Cufco, c'eft à fçauoir, % Atabalipà querellans enfemble la
| Perte “monarchie, par la mort de Cufco leur Seigneur, 8 pere:mais At abalipà e-
ftant le plus fort,vainquift foñ frere, & le mit en prifon ; au mefme témps
ci, ., QuePizarre prift terre en fes feigneuries. Dequoy ete Attabalipa fe
Ætabalipé refoult lechaffer, & à force d'armes luy faire perdre le delir de farrefter
fasprifon- * ésterres de faiurifdi@i6, & pour ce enuoya il vn de fes Lieutenans auec
micr Jo frere. forces pour courir fus à Pizarre,mais le Capitaine Indien n'eut iamais le
Cœur d'attaquer ceux qui portoient la barbe longue.
L’Efpaignol acouftumé defia aux guerres contre l'Eftranger & : 1-1
quel eftoit l'effort de ce peuple,né voulut attendre qu'on vint l'affailir,
ains prenant le chemin droit au pays ou eftoit Atabalipa,où le terroir fut
| 2perceu eftre abondant en grain tel quele portent toutesles contrées de
ce cartier , à fçauoir du Mahis, duquel auff ÿlzfaifoient du vin affez paf
fable, & qui fubftente, & nourrit mieux que l’eau pure. Le païs où ilz vin-
Quels les drent eftoit encor de la contribution de Tumbez,où le peuple va veftu
habit. äs en la jffez honeftement, & les Femmes faifans des draps fi fins, que les noîtres
Prenince des penfoient que cefut foye,& iceux entretiflus d’ôr figiré, ou batu , & le
Tumbex tout pourleferuice, & vfage de leur Prince. Lesfemmes portent les ha-
bitz fi longs,qu’ilz leur trainent par terre,là où au contraire, les hommes
n’ont que des chemifes fans manches, & icelles fi courtes qu'à gräd peine
leur couurent elles la moitié des cuiffes:eftans fort vilains, & fales en leur
manger,à caufe qu'ilz prennent leurs viandes prefque toutes cruës, fauf
le pain de Mahiz.Ilz y eftoient tèllemét Idolatres, que tous les moys ilz
adoroient & facrifioient à leur Idole ce qu'ilz auoient de’ plus cher , iuf-
. qu'à n’y point efpargner leurs enfans propres: & baignoient, & arrou-
Cruelx, (cri: foient la face dél’Idole du fang de la chofcimmolée, comme aufli ilz en
Rces des Tum- yfoient aux feilz & deffus des huis ,& portes de leurs oratoires , comme
beriens. nous auons dit que fen aydoient auffi ceux du Mexique.Sortiz qu’ilz fu-
rent de Tumbrez ilz vindrent au plus riche païs dela premiere des'gran-
des region du grand Monarque du Peru,qui eftoit fous la contribution
d’vne cité nommée Caxamalcà,aflife au pied d’vne motaigne, & ou eftoit
le palais du Roy Atabalipà. |
Cefte ville ef fi petite,que celuy quien a fait la relationen Efpaignol,
luy donne prefque vne lieuë de circuit, eftant ceinte de deux beaux &
grands fleuues qui arroufent les terres voifines, & fur chafcun vnpont
pour entrer en la ville, laquelle n’a auffi que les deux portesaufquelles les
Temple du ponts refpondent. Bien eft vray que de l'vn cofté auant qu'entrer dedans
Sokiladoré ja ville,en trouue vn grand Palaistout enuironné de haute muraille, &!
en Caxamal- fait à la mattiere d’vntemple,enda court duquel (eftant fort fpacieufc)y2
Cd vne grande quantité d'arbres de diuerfes efpeces qui feruent à fire om.
bre, & eftoit ce Palais appellé la maifon du Soleil,:affin que vous fçachiez
que c’éfticeft aftre que ceux du Peru adoroient comme leur Dieu: & de.
dans ce lieu n’eftoit permis à hôme d'entrer fans fpremierement laiffer fa
chauflure tät ilz ont en reuerence les lieux quifont dediéz à la diuinité,&
de téples
par tout
A raifon y.
mét,ayat
icelles bi
grand no
qui fert d
treaudit |
eccftleP
gis,orné |
& galerie
tout le lar
ment que
plaifant 4
du Prince
de l’vne d
tienne la !
laprocha
nous aduc
d'Auuerg
rains par t
fes neceff:
dent les h
Brefiliens
lenaturel
que plufi
Les habitä
ger, & abil
mifes fans :
de fe couu
âterre,&}
quelle elle
12 fe .. DESTERRES NEVEVES . 306.
toute de téples femblables à celuy 1à fetrouuent en diuers endroits, & fur toue
ble la par toutes les bônes & grandes villes de celle prouince.Pres ce lieu d'o-
ipà e- D raifon y auoit quelques 2000.maifons bafties comme d’vn droit aligne-
temps métayans quelque deux cens pas de long, & faites d’yne forte muraille,
ipa fe icelles bien difpolées, & compartiesau dedans, ayans des fontaines en
rrefter M grand nombre pour le feruice de chacune, & au milieu vne grand place,
js AUCC qui fert de baffe courtà vne fortereffe là voifine, &par laquelle on en- Palais dn Ray
nais le [M tre audit fort, par vngräd efcalier de pierre. D'vn cofté de celte gräd pla. #ubalipa, :
ec cit le Palais du Roy plus beau, &plus grand que pas vn des autres lo- Las
fcachät gis, orné & embelly de chäbres, Antichäbres,garderobes,cabinetz, fales,
flailir » M Ggaleries, & tout paint de diuerfes couleurs, & enrichy d'or & argét par
oir fut D tout le lambris de l'edifice:& les jardins y donnans tout tel contente- Fonfaines
ées de M ment que l'homme fçauroit defirer, Mais ce qui rend le lieu encor plus dimeyfés l'une
flez pal M plaifant & admirable,eft qu’en vne des maifons ioinétes au corps d'hoftel prfde l'au-
ilz vin- 1 du Prince y a deux fontaines garnies,& enrichies de grandes lames d'or, tre.
aveftu M del'vne defquelles fort l’eau fi chaulde qu'il eft impoffible qu'homme y
noîtres M tienne la main, & l’autre l'ayant aufli froide que glace:& fort cefte eau de
u , & le M laprochaine montaigne, ainfi que de pareilz effetz de nature voyons
les ha- D nous aduenir en diuers lieux, & des monts Pyrenées , & des montaignes
sommes M d'Auuergne:& vont ces eaux meflées enfemble, par des Canaux fouter-
id peine M rains par tout le palais pour le féruice tant de la cuyfine que d'autres cho
senleur M fes necefairestie dis cecy,affin qu’on ne penfe point que par tout l’occi-
és, fauf M dent les hommes y {oient fi lourds & grofliers que font les Canibales, les
moysilz M Brefiliens, & Ameriques,efquelz reluit ne fçay quelle rudeffe qui reffent
er ,iuf- M lenaturel pefant des hommes qui les premiers habirerét la terre, fi eft-ce
arrou- D que plufieurs donnent du rude aux fiecles de l'aage premier du monde. Quel: fônt les
ilz en D Leshabitäs de Caxamalcà font gens aflez ciuilz, & netz en leur boire,mä-. } sens de
, comme M ger,& abillemét,iaçoit que les hômes n’y portentautre habit que des che Coxemalca.
u’ilz fu- M mifes fans mâches, & des chauffes, mais les femmes font plus foigneufes
des'gran- de fe couurir, & portét leur robe de toille de coté: painte leur allät iufque
ribution D àterre, & par deffus vne ceinture elabouré fort mignonnement , auec la-
ou eftoit M quelle elles fe ceignent & entortillét prefque tout le corps:par deffus ces z74birs des
robes elles ont encor vne couuerture faite comme vn Mätéau fans man- Coxamal-
paignol, ches,qui leur vaiufqu'à demy iambe,Tout le trauail & exercice des hom quiens «
beaux & M meseltoit à taindre laines & Cotons,afin d'en faire leurs toiles: & les fem
vnpont JS mes ‘Famufent à faire leur Chichà, c'eft à dire leur vin, & boiffon de
uelles les M Mahis, dattes & autres fruiétz. Cefte ville fut quitté” » + Atabalipà lors
r dedans M les Chreftiens y arriuerét,foit 4 il n'ofaft les attëc qu'il voulut les
raille, & M attirer.en pleine campaigne pour les deffaire mieux à fon ayfe : & feant-
ieufc)y a moins leur enuoyoit il des viures fort fouuent , mais c'eftoit pour veoir
aire om: M leur contenance, & cognoiftre fil feroit bon feruer fureux:& 48 ces vi-
fçachiez M ures les Chreftiens ne mangeoient point,sins les departoient aux in HP
ui: & de Mat :ftoient à leur fuyte.Mais pour cognoiltre mieux les humeurs de ce
jaiffer M Roy Barbare,ne pallerons fouz filence côme Fernañd Pizarre eltant aflé Camp d# A
tuinité M vers luy,le trouva en ceft equipagestour le cäp eftoit enuirôné de foldats #44 4
& le Prince eftoit au milieu deseléadrons d'archers, piquiers, & autres € /onor.r,
OOo ij
Comme le Roy
du Peru effnss
roPeété des
fens.
Cruauté
d'Atapals-
pa.
Ordre tens
LIVE @VATRTESME
dans desarmes quiraportent à moz hatebariier: y auoicn zumre elcadré
d'éndiens ngec lbuvs fonetes & d'autres qui portoient des nolfues ay
ne coudée & denty detonp,"& de la groffour d'vne inuetine ;'& au bout
vaeballegroffe cime ke poini entaquelie ilz mettoiér cineou:ffx poin:
tes aipubs,/& acerées,de celle pierre de laquelle itz font le bout de leurs
fviettes car(côme ditieft)lefot n'eft point par:ay eux on v{age: &fayde
deecsinfbrutments en guerre à belles deux mains falfans grand curnage &
rencontrans auec ceux qui ne font pointcouuerts, Les principaux, 8& prêt
fcigneuisont des Maffuus & des hachettes d'or êc d'argét, & la phif:pan
des lantesfort longues, & faites commonoz pertuifanes,/écceux-cy {om
presla perfonne du Roÿ ef ta bataille:mais à l'arricre garde tous portent
dés piques longues de quinze piedz, &:en vbrasilz ont vne méche:plei
ne de Coté, les aucuns ont des bourguipnottes qui leur tombent, iufque
fur les yeux faittes de Cannes, & rofcaux méllez &rifluz au du Coton,
& fi bien liez , & battuz qu'il y a des morions de fer, quinefoufriréient
mieux vn coup que-ccfte armure Cottonnéc, Les Chreftiésaprochäs de
ce Roy,le trouuerenit 4ffis fr la porte de fateñte prenant le frais de l'ir,
& derriere luy vne grand troupe de femmes funs qu’il y eut homme dei
fens fi hardy qui ofaft approcher, ny éftre en fon entour;& ne tintgrand
compte ny des Chréftiens,nÿ de leur parôlle, voire ne daignaiamais hau
cerlatefte pourleurtenirpropes:&pour faire féntir à chacun l'amytié
qu'il leur poñtoit,& laérainte qu'il auoit deteur brauade , comme quel-
ques fiens foldats fe fuffentretirez en arriere ,:à:eaife qu'vn gentilhôme
Efpaignol feit auancer fon cheual de front vers leur efcadron dés que le
‘Chreftiens fe furent rétirez;ce Roy cruel & Barbare fcittrencherles re-
ftes à ceu x qui auoient fait place aux Chreftiens, & moindre marché n'en
eurent leurs femmes &-enfatis, eur difant qu'ilz deuoient aller enauant,
& non point reculer -en arriere, &'iura que tous ceux qui fe monftre
roient téls que ceux<eÿ, qu'aufli les feroit mourir fans aucun efgard,
ny mifericorde.Or marchant ce grand’ Roy, il tenoitcefte ordonnance:
tous les foldats portoient dés chapeaux comme diademes-d'or ‘& d'Ar-
gent fur leursteftes, & leurs veftemensfélon que les auons cy déffus def.
criptz: Mais l’ordre éftoittél;marchoiét en premier lieu quatre cens hô-
mes tous veltus d’vne mefne parure, & couleur, & quineferuoient d'au.
parles Indiés'tre cas que de nettoyer le ehemin parlequélle Roy deuoit pañler ,en o-
marchas en
campaigne.
Eh tdours
Indies
leursoffices
Cr armes,
Ghantre,
marchet
‘tant les pierres,pailles, & feftuz qu'ilz y trouvuoient, &eftoit le Seig.'por.
té däs vne Litiere. Ces gäftadours,;ou nettoyeurs de chemin portoient le-
crétternént {ouz leur habit de liurée de petites malfes, & des pourpointz
‘fort bien tifluz, & cotônez,& des fondes,&' pierres faites, &prifes à pro-
pos pour fenayder en Comibatant,à fin qu'ilz feruiffent d'vn ‘eofté leur
Prince,& de l'autre ils fe füignaffent de la côferuation dé leur vie, Apres
‘ceuxicy mmarchoiét trois éfcadrés d'autres vefluz d'vneiautre liurée diner
ne féruoiét à de châter, & dâcer deuant le
fe à celle des premierstceux.
ätro’ces peuples les pl'gräs dfgéurs du mé
roy;tont lel6g du chemin,
denant le Roy de, & ne faifans,ou difans prefquerié fans quetd gelte, &dice reffantäth
du Pers.
mommerie:& ces chätres eltoient fuyuia de réoupesartiées ; &e de cout
iputoi
balipà
tue d'or
{alittiere
senriche,
uleurs; 8
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boriuz que
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le Babylonn
icrécau RL
|: :* decouftume.Au
. que toutes ayans des encenfoirs.Ces motz dece faint Euefque,me redui
‘rent én memoire , céque par cy deuant nous auons veu des facrificesd
__ toutlepays Occidental; fe raportans à l’ancienne façon de faire des In
pidiens scei- diens Orientaux fait en l'adorationdu foleil;que tous reçoiuent, ou és d
dentanx plus ces,communes aufli à tous les Idolatres, & :éz encenfements,en vne che
crhelx, que
Les Oriëtaux, Ciens n'offroyent rien au foleil,ouiil falluft faire effufi6 du fang, ny meu
chafleréco- detoute fouillure eft adoréla vilennie y foit deffenduë , d'autantquea
mandée aux temple de cefte idole;dé laquelle on ne nous à defcrit la figure,il-y 2 ceft
miniflrà de ‘ordonnance que quiconque des miniftres fe veut pr pour y feruill
l'idole de P4- 8e facrifier il fault que {oit pur & chaîte, queilieufne, & fabftienne pou
chalchams.
Æpollente
Trance chañle Tianée a voulu faire à croireauec les. caphardifes de fa viepurementin
pour farre fes pure & deteftable. l'ày dit cy deuât queie péfe que ceft idole n'eft poimiins,le mel
énar mes.
Æbeminatio neur;il exprime fps fcrupule cefte effigie,mais icy il dit, & que l'oratoi
de l'Idole de & quele fimulachre font fales, 8& abominables.Que conclurrons nous d
V7
mA. à
\ 75
\
tent des
mnée C
pus les ans
ne fi belle
ur Dieu: 8
ince , telle
hift ordo
meles Efp:
ge, à caufe
etes de ce
jen emport
nercéc.
+ Pour v
fault que
Prince, d
ALTV RBQV ATRIESMEL
tuif£s dedäs le téphesdéqene de fonnss des inftrumés felôn qu'ilzauoye
li yauoit-il des filles chantereffes auec des harpes,lesa
tres quiiouoyét desfieuftes, &autres des tabours & naccaires, & prof.
fe font itz differents.c'eft que ceux-cy facrifient les hommes, là où lesa
tre de la vie de chofeaucune.C'eft vn gräd cas que és lieux,où le miniftr
quelque temps de {a propre féme, Mais ne fault fefbahir de cela veu qurce viliter
Sathan eftant fe finge de ce qui eft faint, pour auancer fa puiffance parmgrdeau fur {
les hommes, lefquelz ayment naturellement la chafteré & continence edatré au lieu
ce mefme,qui eit des enforcelemens-& charmes, il choifift les vierges, Sninsau _
-cômäde le ieufne à ceux qui veulét fçauoir fes myfteres,affin que on left voir fon
me eftre vrayement vnange de lumiere:ainfi que l’enchanteur Apollonilntpar terr
sy, fe mit à
plus honcefte que le fimulachre auquel ceux de Panuco immolent cruel|@hà tenoit vr
mét les hommes, & la raifon qui mefait ainfi parler eft,que le chreftié qi fi grand
en defcritlhiftoire,n'ofe riédire,finô que & la chäbre, & l'idole font chihoit la reuc
fes vilaines, & deteftables:la où és autres lieux parlät de l’adoration du é:qu'il ne d:
leil, & de lafeule figure d hümefousle voile de laquelle on lu y fait hou de comp
efence. T
grandRoy
Pachalchami là fin6 que le Dieu desiardins,honoré iadis par les Romains,eft celuyquit.puis Chil
les Indiens adorent & qui eft le cômun patron detout le pays, iaçoit qi ce Roy
lefoleil femble en porter ceft avantage, Aufli vous,qui fçauez quecances , &
Dececyvay tentà ceft aftre lumineux, quifemble eftre quelque cas de fur-naturel pà
quedes lettres", & auez goufté les liures desanciens , n'ignorez pas qu
ice, punir
tousles dieux que la fabuleufe antiquité a craints, & redoubtez, fe rape
beles Chr
elle y auoi
Macrobe 54- my le relte de ce qui a elté fait par l’auteur de la nature . A ceft idole@immes qui f
turn. Lx.c.x7 Pachalchami @ retirent tous les deuins du pr fault que aillent difineur, là ape
13: fes relponces par toutes les contrées, car c'elt auxfeuls officiers, & facri@terans de 1
eateurs de parler àce beau Dieu, vers lequel viénenten ce lieu les IndiBouince que
de toutes parts, voire de trois cens,ou quatre censlieuës loing, portans@ouuez abu
Abus des argent & merrerie de prefent, qu'ilz offrent dés qu'ilz arriuent fäns quitiltere , vi
miniftres des leur foit octroyé de plaider leur caule: ains font là les miniftresqui reçolbus la riguer
ddoles, uent le don, & vont parler, & confulter l'idole,& raporte dehors la relpermis l’entr
ce à celuy qui vient fenquerir fur quelque fait de l’oracle . : Jaçoit qi Vac autre!
prefque tout le Peru foit affecjionné a cefte Idole, & que les habitans Turc en A
LUC RNA QYATARIESME
Deeribsut furles biens & réuenns do leurs fubicts,aias.encos fur les en.
memes 8e frles Gilles qu'itz choififfent à leurfantahie. L'ordre y cf
éHemont gardé. avédesiviuandiers qui vont &vionaent,n'oferoyent
louer rien du pays; fans y porter autre chofe delaquelle:les habitans ayens
défette: iaineque fur peine dela vie eftoit ordonné queaucunne port
murchädiféancune hors dupays,que paflant premierement par Lés licy
où feroientiles gardes des:nores. 8 paffages,affin de payer au roy fon dri
ét gabelle:. Vous ancz vou cy deffus quelz.font les facrifices de ceuxis
Tumbez , & commecemiferable peuple ne fe contente point d'offrir y
diable.ce- qu'il adeplüs rare & precieux parmy.ces meubles , {encor
enfans ne feruoyent de vitimé deuant d’Idole confäcré à l'ennemy de
hômes, De pareille abomination vfent prefque par tout le Peru, & Culco
ouleurs filz & filles touslés moys font occis,& offerts à Sathä, & du fans
on en lauc la face des idoles, & les portes des oratoires, &.cacare l'efpand
Bacrifices
cruelz, faits
en Cufér.
on furles tombeaux: de: ceux:qui font morts , comme fi cefteeffulion dé
. fang leuraportoit quelque grand prouffit &allegance . Mais.ce qui mé
Premmas der” te je plus à detefter;& que celte abufée multitude eft f follement af
was fre (er fo rée en fon idolatrie à ceux:qui doiuent eftre facrifiez f'efiouiffent tou
ainficomme l'ilz alloyentà quelque feftin de nopces, & ne ceifent deri
FT f relious
bien: faoulz, &:ayans leursteftes pleines de leur Cichä &boiffon ordinai
resaurefté, afin que on ne: penfe que les feuls hommes y font facrifiezillp:
fault noter que l'offrande des enfans ne fe fait pas toufiours , ains à temp
certain.;ains eft la facrifice ordinaire desbrebis & bœufs, defquelz.ilz er
ont affez grand abondance, & le fang defquelles beftes (à l'imimitation an
cienne)ce peuple cfpand deuant fes dieux, & en brufle la chair; vne fois &
R d’autres vne certaine partie, le refte demeurant pour la nourtiture des à
Au ossoit le crificateurs . Reuenansau Roy Cufcuen Atabalipà, à fa maicfté, il n°
reytandis.… {tait permis à hommeauant qu'il fut prifonnier, de le voir tandis qu'il
gu'ilman- ftoitatable,finon à ceux. quilc feruoyét, qui encor ne l’ofoyent regarder
gent. en face, & à quelques pricipauxtelz qu'illuy plaifoit choifir pour luy fii
re compaignie, & le refpeétoyét tant fes fuiets , que pour mouricilz neu
{ent fait chafe tant fut de peu d’effe@, filz cognoiffoyent que elle autr
… paffaft vn:feul poiné& de fa-valonté:& affin que vous cognoiffez quellee
Honneurfat Îimeilzfont deleurs Rays , faut fçauoir que encor que legrand Cul
re;chanter, & dancer, & requierentlorsqueonles facriñe,queils fe fentét
noittes
quelque te
mains, il au
machuco, é
tre fon aifn
lipà: &le va
toyer la tef
ied à vne !
uenoit de L
erpetuelle
Perd be
hguerre &
Rire temps
fait iadis te.
: Des gran
aux reys def fat mort;'felt-ce que on fuiuoit tout ainf fes cummandemens qu’il aucigS
funts en Cuf: faits viuant,côme fileuft.clté prefent en vié:&:le feruoyent tous les iour
fo.
le Capitaine Chilicuchimà, arrefte: parles. Efpaignolz.fe défians du Ro
Conffance de captif, nevoulutonc direen atla prefence d’Atabalipà chofe de ce 4 le
Chilicuchi- noltresiuy démandoyët,encor qu'ilz lemenaçaffent.de 1e brufler,. & que
ma. defiailzluy.euflent faitfentir la force des flammes, à caufeque fon ro
luy faifoir figne de tenir bon, & luy eftant fi fidelle;quele-feu ne pouuoi
vaincre fa conftance, fi l'infidelitédefonRoy, -neluy-eut abatu,le cour:
gc: d'autant qua voyant comme Atabalipà trompoir les Ghrefligos, ram
çonnoi
tout ainfi à table, & luy donnoyent à boire,comme lors qu'il viuoit efpi
dänsle-win für terre;penfans.quele morten raflalaft fon alteration . Aule
tout prifon:
Chreftiés, &
pédre. Du
fur les en
>rdre y cf
"openter
itans Ayens
ne porul
ar Lés lie
y fon dni
de ceuxds
d'offrira
fiencor(e
noemy de
, 8 Cula
& du fans
re l'efpand
cffufionde
.ce:qui nai
lement a.
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ls fe fentéilip
n ordinai
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dis qu'il
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qu'il voi
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is du Ro
de ce qla
er,.& qu
fon ro
pouuoif
le.cour
ENS, l'an
çonnoi
DES TERRES NÉVEYES]
soit tes fiens, & pilloit tout lemonde fansfe foucier dela mort detét”
defes fubiets qui eftoyét accis deiour à autre, en fin fafchéde tout cecy
jdefcouurit le fecret, & declaira les côfpirations du Cacique contre les Grends nom
Chreftiens,Reuenantau propos du Roy Cufco, il laiffa cent enfanstant d'emfuns ds
mañles que femelles, vn defquels eftoit Atabalipà & le pire detous com- Aer Guyte.
re celuy,qui ne prenoit plailir qu'é la ruine des hommes, & qui tout pri-
fonnier qu'il eftoit, oyant que fon frere Cufco(lequel portoit lenom du #4alipà
re) tafchoit de fe faireamys les Chreftiens, & luy le tenant prifonnier, ait mourir
commanda à vnfien Capitaine de le faire mourir,ce qui fut fait craignät C#/6e fon fre.
qu'ilne pratiquaf les myens de fe rendre monarque du Peru, &nefe re.
foucia du commandement à luy fait par Pizarre , qui luy enioignift de le
fire conduire là part où il eftoit. Affia que encor vous voyez Îes effectz
dela cruauté, & ambition, & combien vn homme qui defire de regner, à Gomachuse
quelque pris que ce foit,à l’ame bonne & entiere, Atabalipa ayant vnau- Premince ds
efrere que celuy que auonsdit auoir efté tué, ceftui-cy eftät prifonnier, Pers.
uelque temps auant que auoir affaire aux noftres& que tomber en leurs
mains, il auoit vaincu vne armee des fiens en vne Prouincenommée Go- .Æ4balipa
machuco, & en celle bataille il occift encor vn fien frere,lequel irrité cô- bcusest au ef
tre fon aifné, auoit iuré de boire dans le teft, & crane de la tete d'Ataba. de /5n frere oc
lipà: &cte vainqueur l'ayant pris &fait mourir, feit par mefme moyen net- «15.
toyer latefte, y laiffant, & dents, & peau, & cheueux, & icelle feruant de
ied à vne fiennetaffe en laquelle il beuuoit,toutes les fois qu'il luy fou- .4/bs# Roy
yenoit de la guerre que fon frere luy auoit faite , comme pour memoire Zombard base
erpetuelle de fa vengeance. Ne fault donc pas feftonner,fi Alboin Roy a ref de [cn
Lôbard beuuoit en la tefte feiche du Roy des Gepides quiluy auoit fait beus pere.
hguerre & neluy attouchoit en rien de lang ou parenté, puis que de no- Pasl diacre
fretemps vn Roy fait mourir fon frere, & vfe de pareille cruauté que /5f.des Lowe-
fit iadis te Lombard payen, & infidelle. bards lin,
cha x8.co li,
2.chtpe14.
: Des grandes richeffs du pays du Peru,la trahsfon d'Atabalipa,e comme
4 flot is 4 mers par La fentence de Pi7arre. Chap.
@# peuple, à caufe que les matieres ayans ne fçay quelle
ae lisifon enfemble ne peuuent eftre traitées qu'en ma-
ex a riant l'vn auec Pautre, & conioignant ce qui eft du
A changement de l'eftat auec les mœurs du peuple def-
| ‘ècheudefa liberté premiere, Atabalipà fe voyant pri-
fonnier,quelque honuefte traitement qu'il fe veit faire par l'Efpaignol,fi Go» Piration
ne pouuoit il le receuair pour argent content, comme celuy qui cognoil- d'Atabalipe
foit bien que toute la pretente deceluy qui letenoitemprilonné, eftoit ssurre Les chre
de fe failir de f'esrichetfes& d'abolir l'épire de fes predecelleurs,par ainli frens,
tout prifonnier qu'il eftoit,fine cefloit-il pourtant de cenfbire: côtre les
Chrefiés, & de faire venir destroupes fort gräde: d'Indiés pour les fur-
prédre. Durant ces entrefaites cOme P:zarre attédift bi autre l'or
Pp
ES
A ASE LIVRE QUATRIESME
16 roy eaptifluy auoit promis pour façon, il fut aduerty d'vntépled'.
doles däs lequel y auoit des richeffes infinies & beaucoup pl’ d'or que À.
ni mA en po fournir ,à caufe que Rae le ue tous les
| Caciques & grans feigneurs du paysalloyent adorer, & où ils mettoyen
ete parce leurs theforscomme en vne re here de ce lieu aufli venoyent @
L Triés ré fulter le maling efprit fur le fuccez des chofes qui leur deuoyét aduenir:
nl _& eftoyent fi embabouinez qe cefteidole que pour plus l'honorer, &
. eflimans qu’elle mangeaft, & beut,côme vn homme, ils luy donnoyent À
* boire de leur Chica dedans vn hanap fait d'une trefriche efmeraulde ca-
uéc & mile en œuure pts ceft effait. Et affin que encores vous voyez l'a
ueugl ement de ce miferable peuple,coumme Pizarre eut enuoyez âlques
Efpaignolz en Guamachucd, & vers la grand cité de Cufcé, (de laquelle
nous parlerons cy apres) pour en retirer l'or promis par Atabalipà,côme
ou: ils y fuffent arriuez, & 4 Quizquiz vn des principaux capitaines, & lieu-
ol ++ tenés du roy captifles enuoyaft au téple du Soleil pour en tirer l'or, qui
ie “y ns Ÿ eftoit,& mefme la couuerture qui eftoit de fin or, ainfi nous en vlons
fs P# par deça auec du plomb , iamais les Indiens ne voulurent mettre la main
440450. fur cecemple pour le defpouiller,difans qu'ils mouroyét,filz touchoyét
oué riche les chofes au dieux confacrées. Cen'eftoitrien de cecy au refpe& des
to/9 ei : 1% grandes richeffes trouuées par toutes les autres Mofquées de ce pays, &
En de #r€ fur tout en vne,où eftoit enterré le pere du Roy captif, & oû l'on Éitois
pe HA F9 Les facrifices, dedans laquelle ils trouuerent vn AA tout d'or, & dansle-
; quel fe pouuoyent afloir deux hommes,non fans l'efbahiffement des no.
fait la preuue.Ou eftoit le tombeau de Cufco( duquel le pays portoitle
nom)on voyoit le paué enrichy d'or, & les muraillesreueftuës de lames,
& platines du mefme metal, & dans lethefor vneinfinité de grands vafes
d'or & d'argent de grand valeur & qui pefoyent fort,maisles Chreftiés
n’oferent y toucher, craignans la fureur des Indiens, qui feftoyent affez
mutinez ayäs veu defcouurir les temples du foleil pour la rançon de leur
Prince. L'ordretenu en ceft oratoire eftoit tel, on voyoit plufieu rs fem-
mes ayäs la garde d'iceluy , & vne qui eftoit ia principale, & commela
maiftreffe des autres:là voyoit on deux corps morts embaumez , & pres
d'iceux vne dame ayant vne mafque d'or luy couurant la face, laquelle a
*_ uec vn efuentoucr faifoit vét à ces corps,tant pour garder que les mouf-
ches ne les gaftaffent,que pour empefcher que la poufiere ne prift place
fur iceux. Auant que elle voulut côfentir auxChreftiés d'entrer au pour.
pris,& chapelle de cefte tumbe, elle les côtrafgnilt {e defchauffer, & vei-
rent comme ces morts tenoyent chacun vne verge d'or enla main, & à
Indiës neveu. \eur entour l'or y reluifoit de toutes parts, duquel les Efpaignolzfe char.
lent qu'on vis gerent fans du tout en defpouiller le lieu à caufe que Atabalipä les auoit
dekestôbeaux, priez denelefaire,pourcé que c'eftoit là que repo{oit le corps de fon pe
re, & à c'eftoit luy l'vn dé ceux qui tenoyët les werges d’or fufdittes:ioit
quefe voyäs fi efloignez de leurs compaignons côme ils eftoyét, eftans
Joing de Caxaimalcà de pl° de 200. lieuës,ils n'oferét fe charger plus que
de raifon neantmoins en prindyét gräd quätité, gilsenferrerent, & mi-
Ceremonies
pres le corps
du roy C #{éo,
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yrneurs au
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Îtres voyäs chofes que iamais ilz n'euffent creu, fi la veuë neleur en euft |
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è LIVRE QUATRTESME.
& caufe que luy refufant l'amitié des Chreltiens, cftoir tombé en cefe
mifére que d'eftre prifonnieren fa propre terre entre les mains des eflys,
gers,&ne (eruift de rié au deuin de fen defcharger für l'oracle des dieux,
d'autät que le Roy nefe foucioit, ny du Dieu ny de fon oracle,ou relps, À
ce;ains reprettoit feulement fa liberté perduë. Et ce qui plusluy dôncit
de tourmäât eftoit que il craignoir de mourir, voyät les chofes mal difpo.
fécs pour luy, & fes freres à la fuite de Pizarre,careffer de luy , & füupor. |
tez en tous leurs affaires, voire fuiuys dela plusgréd partie des feigneurs
de toutes les Prouinces. Ce peuple aiouftegrand foy aux prefages, &fe
Ceux du pers Souuerne par les fignes du Ciél fuyuät l'erreur de tous les Gétilz 8: Ido-
croyent frs Vatres,de forte que Atabalipà par ce moyen predit @ mort vn foir en n'y
penfant: Car comme il fut vn iour ayant fait gräd chere, & fe refiouiffant
auec aucuns E fpaignolz fäs que on fceut rien du grand-apareil de guerre
que faifoient les Indiens pour le recouurement de teur na parle moyé
de Quizquiz eapitaine de Cufcd,aduint que difcourans enfembleils-vei.
rent vne Comete tendant vers la grand cité de Cufcn, laquelle dura enfi
bée la plus grand partie de là uuit: Atabalipà ne leu. pas fi toit veuë que
foudain il ne dift: que auant long temps, il mourroit va gräd roy en celle
Prouince: & fut fa prognofticatiou veritable,car ce fut luy cegräd Price,
qui effectua la fignifiance de celle Comete menäçant la maifon de Cuf-
co, & entendez pourquay Pizarrele feit mourir. Tandis que Pizarre te.
noit ce Roy Barbare prifonmier, commeil fe tinft fur fes gardes, pour le
cognor ire vn des plus fins,cauteleux, & diffimulez hômes qu'il euft veu
atendes du roy de fa vis,aufli defcouurift il les menées, & côfpirations dreffées par ce ga.
de Cnfé, lant,qui dez auf toft que fut pris,ne faillit d'enuoyer,& en Cuico, & à
Quito, qui eftoit fon pays naturel, & bien fourny de vaillans hommes,ad.
uertiffant fes capitaines,queil eftoit autant que mort, d'autant que il f'af-
feuroit que les Chreftiens nele laifferoyét long temps en vie:mais voyit
le bon traitemés que luy faifoit Pigarre, il renuo ya d'autres meflagers,nô
pour remander fes forces,aias pluftoft pour les hafter, affin que tuy viuât |
en cuit moilleur moyen de fe venger de l'imure, & inuafion faite parles
citrangers Cecy fut defcouert par va Cacique feigneur de Caxamalcà,
quiaduertiftles Chreftiens du grand amas fairen Quito par vn Capitai-
” neapellé Luminabé, qui faifoit eftat de mener 200000. hômes de guerre
zuminabé es. 8 30000.archiers du pays des Caribes, qu'il difoit eftre de ces cruelz qui
ur Viuét de chairhumaine.Ceft aduertiffemeét fut autorilé par vnoncle d'A,
aux fignes des
dolls.
Comete prefs
gant la mort
à AÆrabalips
l'an 1533.
qu ? balipà qui le confeffa y eftät contraint pat les noftres: & neantmoinsne
l Cu/= taba 1 uilec a ' % :
sg albl fut me poffible d'en tirer rié du roy fubtil, qui fe môftroit des plusaf-
feurez,accors, er fubtils qu'6 fauroit trouucr és regiôs où les hômes füt
Jouez de cautelle, & fubtilité.Ce qui fut occafion que Pizarre feit lier, & |
enchaifner Atabalipà luy dônant des gardes plus foignefemet à iamais,
fansattéter toutesfois rié queil ne voit au vray latrahifô de ce roy caute
Jeux defcouuerte, Mais à la fin oyät q l'armée, la pl? effroyable qui fe fut
encor leuée en tousces païsOccidétaux luy couroit fus,& à ce roy viuit
les chreftiésne feroyét iamais en affeurance; ioft que d'heure à autre,ile-
{toit adnertv de fes menées, pour fofter ee tpurmét de deuâtlesyeux ils
fauroitin
farticle de
pefme:fo;
gnant le fc
nefefton:
neur de fe
ke plus gra
prefque n'
ranie: fi eft
huées, &
ont en ret
ceftuy-cy
moins, con
nemutinet
leur natior
portoit le:
tres feigne
&hommas
lerequift.c
portoit ap
en cftat de
celuy qui
maifon fa
trement, &
bcï,ny du
treiours
font la reuc
puis regard
lheur ou
ty de la rat
linge fort
lement dr
ronne qu'e
mier qu'ifz
ilnoter qu
grid Roy
mage, & q
permisau F
\ige que
| DES TÉRRES NEVFVES. "4
en cefte M endemasd'eltre bruflé tout vif, fauf fil vouloit eftre baptifé , qu'illuy =
Les cltrs, M promettoit de luy adoucir la peine,né de l'abfoudre,ny reuoquer la fen. Mer sgnems .
es dieux, MM tmce de mort fur luy gettée. Ainfi mourut publiquemétiufticié,par l'or- #5:#/7 d# Rey
ou refpr, MA donnance d'vn petit compaignon,le plus puiffant , & plus riche Roy de Ætabalips,
y dôncie M out l'occident, & celuy qui pour le feul plailir, & paffecéps de fes yeux a-
difpos JM voit fait faccager, & ruiner vneinfinité de villes, & occir plufieurs milliers ne
c fupor. MR d'hommes fans occafñon qui euft lemoindre trait de iuftice qu'homme SAtabalipé
cigneurs M fsuroitimaginer : & le plus grand bien qu'il Feit de fa vie fut lors qu’à baptife à Le
res, & fe MA lirticle de la mort,il vouluteftre fait Chreftien , & receuoir le fain@ Ba- fndejavr.
2 8 Ido- prefme:foit qu'il le feit poulfé de auelqueremord de confcience, où crai- ,
ir en n'ygnantlefeu qu'il voyoit preparé pour y eftre getté dedans , neantmoins
fiouiffant M nefeftonna onc dela mort , mais pria feulement Pizarre d'auoir l’hon-
Le guerre M neur de fes enfans en recoinmandation.Quoy que ce grand Roy eut efté
le moyé Me plus grandtyrén & cruel deteus les Princes de ce paîs, & que perfonne
prefque n’euft occafion de le plaindre, ny plourer à caufe defa grand ty-
leils vei-
lura enfé Mranie:fi eft-ce que lors qu'on le sorta en terre : on ne veit onc fi grandes
vouë que M huées , & crieries que faifoyent fes fubiets hommes, & femmes , tant ilz
y en celle Mont en reuerence lenom Royal , & tant ilz plaignoyent le defaftre de
ceftuy-cy qui ayant afluietty de fi grands Royaumes , il perifloit neant-
moins,comme le plus vil &miferable homme de laterre . Pizarre pour Fe
rematiner point le peuple, fil euft occupé lepaïs, fans y mettre Roy de Ætabalipa 2
leur nation,ayantgaigné pourles Chreftiens vn frere du deffun& , & qui /* Herede à fon
portoit le mefme nom,le prefenta au peuple pour Roy de Cufco, & au-/77*.
tres feigneuries , & accepté qu'il eft, comme il voulut prefcrire les loix,
äd Price,
1 de Cuf-
Hzarre te.
5, pour le
| euft veu
ar ce pa.
is, é à BE &hommage qu'il prenoïît, & rédoit au Roy de Caltille,le feign. Cufcuën
mmes,ad. M ierequift qu’il luy permilt de faire fuyuant que la couftume de fon pays
que il faf- portoit apres qu'vn Prince eftoit mort , auant que fon fucceffeur fe meit
en cftat de regner . Il1z ont doncaccouflumé que le Roy eftant decedé,
celuy qui luy doit fucceder en l'eftat demeure quatre ivurs enfermé en fa
maifon fäns voir aucun , ny parler à perfonne qui viue, car Pi en vloitau: pe! pour le
tement, & mefprifoit la ceremonieordonnée;il n’eftoit ny craint ny o: ;4, fans
beï,ny dupeuple;,ny des Caciques,feigneurs,ny Capitaines, Mais les qua- quel en Cufêe
treiours expirez tousles feigneurs fe viennent prefénter deuant luy, luy j
font la reueréce, l’acceprent pour Roy, & luy baifentles mains , & laioüe
puis regardans vers le foleil, haulcent les mains en hault,& le mercient de
l'heur qu'il leur departift leur donnant feigneur naturel du pays , & for-
tydelarace &familleroyalle . Aprescels, luy mettent vne bande, & Cersmonie es
linge rtriche frite comme vn voile furlatefte , & autour du cheftel- csrommemit
lement dreffée,qu'elleluy tombe prefque fur les yeux, & celle eft la cou- dur en Cf
ronne qu'on met aux Roys de Cufco à leur couronnement & leiour pre: cs,
mier qu'ilz viennét à la dignité, & puifläce de celle Monarchie, Or fault
noter que tous les Caciques & feigneurs fubicts, &'hommageables àce
grid Roy luy offrirent chafcü pour foy vn beau pennache bläc pour h6-
mage, 8 qu'auant la folennité, & le ieufne des quatre jours füufdit , il n'eft
permisau Prince nouueau defe veflirrichemement , ny monftrer autre
vifige queplein detrifteffe ; mais auf voit que la fufditte ceremonic eft
PPp üij
ais voyit
fagers,nô
luy viuât |
te parles
ixamalcà,
Capitai-
de guerre
uelz qui
ncle d'A
moinsne
splusaf-
6mes fot
C it her, @&
ÿ iamais,
, 4 caute
ui: fe fut
oy viuât
tre,ile-
yeux ills
Seign. de Cuf
co mangent 4
QuiT quiz,
et Chihicuchs
m4 renouuel.
. lent la guerre
R:4/es de guer
re de ceux de
ñ.
chilicuchs-
mA mis à
mort par les
noi rés
miféà fin,on n’orrc:: pas Dieu tôner, du grand bruit dus tabours, trôpeta
ferré. Juy fur des fieges couuerts de draps de diuerfes couleurs, & figurez d'or
Lutogr Cnf
LIVRE QYUATRIESME,
tiens de ta
Chreftien
ceftoit fai
quePizarré
out vif, à
fant fur !
epeuple
L ape d'«
ntrât en |
deluy en!
jemy, VOY.
qu'il ferd
ux pres Pi
imortles c
de fe foufte
que de Xa
re ceux d
oient del
our cefte «
{z du paï
tes, & cris que tous font de grand allegreffe, lesvns chantans, lesautre
dançans ainfi qu'ilz ont de couftume en toutes leursfolennitez, &cfcfe
publiques , La voiton ce grand roy afis;ayantles feigneurs autour de
fort richement , & fous les piedz des carreaux de mefme parure, & ban.
quetentenfemble fur labelleterre, car ilz n'ontaucun vfage detable , ny
treteaux , filz ne l'ont apris dés Le ternps que les Efpaignolz y ç6mand
& que la plufpart d’entr'eux ont receu la Foy du fain@ EBuangile . Ain
Pizarre(reuenant à noftre hiftoire)pacifia aucunement l’eftat du Peru , &
feit iurer ferment defidelité à ce Roy Atabalipà fecond qui promift de
bon cœur feruice,& obeïffanceau Roy d'Efpaigns, ainfi qu'en fait foy l
relation du fecretaire du fufdie pizarre : & quieftoit nommé Françoy:
Scerez natif de Seuille, qui en fcit lé difcours deuant l'Emp, Charles quint
l'an de grace.1534.
De lagrand Cité de Cufêe au Peru, € guerres auant que les Chreftiens La
. gaignaffent,G7 mœurs des peuples qui y habitent. Chap.13..
Reffé q fut l'eftat du ieüne Atabalipà , cene fut pa
encor la fin des guerres , ny le repos des Chreftiens
au Peru,d’autant que Quizquiz eftant en vie, & grand laguerre:
» ennemy des noftres ne cefloit detroubler tout : &nauoit où
@ Chilicuchimà tout prifonnier qu'il eftoit , poufloi Romme no
Ÿ encor la roüe , de forte que Pizarre fe veit en plusmubtilitez,
grand peine par le moyen de ceux cy ; que prefqueil}E onftroye
n'auoit efté, par les menées du tyran qu'il auoit fait mourir, d'autant queliommes, &
par tout où il marchoit, il voioit la trace de fes ennemys qui brufloyentMonte la ag
ent haftez
eque les C
lan 153 4.01
k d'argent.
ne eftoffes
Des cy ce pe
nr eté k.
es, 8e les v
Joient & le
jent eu vie.
que pour Le
kslimites «
tope,y rec
inpofa loi:
! er, & àrel
hquelle ef
vous defcr
l'ayans ve
luraife. C
tout par où ilz paffoyent: alläns fi fagement en befoigne que par le moyé
des efpions qu'ilz mettoyent de toutes parts , l'Efpaignol ne pouuoit le
attaquer, ains aduertis de fa venué;, ilz eftoyent pluftoft deflogez d’va lieu
l'ayansfaccagé , & bruflé, que l’autre n’y euft donné attainte:qui caufoit
que fouuent il fouffroit de grandes neceflitez de viures,pour ce que l’en-
nemy donnoit le degaft aux femences, & ne pouuoit auoir de l’eau, à cau-
fe que les Indiens rompoyét les canaux qui dealer des fleuues par
Ja campaigne, & nelaifloyent ville , ny bourgade qu'ilz ne meiffent par
terre,ayant fait ceft aprétiflage fous Atabalipà, qui fembloit prendre plai
fir en la ruyne des hommes, degaft des viures, & demolition des edifices,
Ie laifferay à part la bataille que gaignerent les Chreftiens contre vn chef
des Idolatres nommé Narabaliba pres vn lieu dit Bifcas, qui eft vne ville
grande,riche,& populeufc,afife fur vn coftau,& chef d'vneProuince;al
life entre Xaurà, & Cufco, d'autant que celle deffaite d'ennemys fut plus
pour leur routeà recommander , que pour grand perte d'hommes qu'ils
y fciffent: mais le malheur fuyuant les noftres pres'yn pont que l’ennemy
brufla , cuida caufer la derniere , & parfaite ruine des Chreftiens.en celle
Prouinçe & tout paï le moyen de Chilicychimà, qui aduertiffoit les Qui:
_, .. DES TERRES NEVFVES. | 3n
les autre Mie detout ce ‘qui fe pafloit au camp des noftres: & n’euft efté que les
: &feltes Chreftiens feparez çà & là trouuerentmoyen de fe reünir & r'affembler,
autour dec ftoit fait de leur efperäce de fe faire feigneurs du Peru. Cecy fut caufe
rurez d'or quePizarre aduerty au vray des trahifons de Chilicuchimà le feit brufler Parcamacé
re, 8 ban-Mout Vif, à caule que iamais ne voulutentendre à fe faire Chreltien : ains Die des
table, nyMtint fur le poinét de finir fa vie,inuoquoit ne {çay quel Paccamacà que / ndiësa Perte
6mandé epeuple croit & eftime eftre fonDieu,& c'eft luy à qui ilz Fôt de fi gräs
, Ainfiprefens d'or,argent,& ioyaux & qui pour affeuré parle à eux, le diable
Peru, goträt en l'Idole, & leur donnant refponce des chofes qu'ilz fenquierét
romift die luy en leurs affaires. La mort de ce grand capitaine eftonna fort l’en-
fait foy p°my; voyant que les Chreftiens fappérceuoient de toutes leurs fineffes,
FrançoysM qu'il feroit defarmais impoffble de les furprendre n'ayans hôme pour
rles quintMux pres Pizarre pourles aduertir,à caufe que prefque tout le païs hayoit
mort les officiers du deffunct Attabalipa. Ce qui encor déna grâd moyé
je fe fouftenir aux noftres fut vn neueu du roy deffun&, qui eoit Caci-
PA que de Xaurà,qui vint vifiter Pizarre,& luy offrir fecours, & faueur con-
re ceux du Quitô qui gaftoient tout Le païfage,& quiauec Quizquiz a-
joient deliberé de brufler Cufcà ville capitale de tout le Royaume : &
ne fut pa our celte occafion ce feigneur fut fait Roy de Cufcô,à fin que les natu-
>hreftiensMelz du païs ne fe ioigniffent à l’ennemy,ains fuiuiffent leur fcign.naturel
e, & grandMlaguerre:& vfa l’on à fa creation de pareilles ceremoines que celles que
tout : &onauoit obferué à l’autre fon oncle, & au ieufhe dueil & magnificence
, pouffoi-Momme nous auons veu au Chapitre precedent. Ie ne defcriray les rufes,
sit en plu ubtilitez,embufches, & autres attentatz de guerre faits par les [ndiés qui
prefqueill onftroyent par cela que la gentilleffe de l'efprit reluit en chafcun des
autant queMommes, & que la barbarie n'empefche point qu'à la force ne foit auffi
rufloyentWonte la fagelfe pour la conduire:tant y a que fi les Chreftiens ne fe fuf- -
r le moyément haftez de paffer la riuiere qui eft pres de Cufcô,c'eftoit fait de la vit-
ouuoit lee que les Quitiés euflent redigé en cendres. En ce melme temps qui fut 7 doles d'er
d'vn Lieu 153 4.0n prift la cité de Xaurà où l'on trouua grand abondance d'or,.P#r sderées ap
Lui caufoirMg d'argent, & fur tout quatre moutons tous d’or fin,dix femmes de mef- Cafe 9: fous
que l'en-Wne eftoffes fi bien faites qu'il n'y reftoit rien plus que la parolle: & à cel- F'habit defems
eau, à cau- Mes cy ce peuple portoit fi grand hôneur & reuerence comme fi elles euf- #%5°
leuues parent. efté dames de tout le monde, les adoroit, & honoroit comme déef-
eiffent par: & les veftoit d'acouftrements riches,& precieux:les Pagez ieur par-
ndre pla oient & leur prefentoient à boire & à manger tout ainfi quefrelleseuf- . ,
s edifices, Bent eu vie.En Cufco fut faite la diftributiô des theforstant pour le Roy. C nfComis (ous
re vn cheflque pour les Capitaines, & foldats,à chafcun felon fon merite, y pofa l'on Pobepfince d#
vne ville Mis limites & finages du terroir, & iurifdi@i6 fuyuêt la couftume de l'Eu- X? a'Efpase
buince.af Mrope,y receuant pour citoyens ceux qui voulaiét y habiter , aufquelz on 8 #*
s fut plus impofà loix,dôna priuileges,tant pour eftre nouueaux,que pour les obli-
es qu'ilz Mer, & à rebaftir les lieux ruinez, & à deffendre la place côtre l'ennemy:
l’enneny hquelle eftant & grande, & chef d'vn royaume puiffant, ie tafcheray de
sen celle vous defcrire,ainfi queie w! recucilly de ceux qui l'ont eftigiée comme
tles Qui l'ayans veuë, 8 en ayans mefuré le plan, & circonference d'iceluy tout à
2 Mleuraife. Cufcd pour eftre la place principale des Koys du Peru,& où Les
» trôpet4
_—
Re LIVRE QV'A TRIESME.
ftignecrs faifoient ordinairement {eur refidence,eft auffi belle,grande,.
bien baflie y ayant de beaux Palais, & fomptueufes maifons faices de pien
re, & trefbien cimentées,d’autät qu'il y auoit peu d'hômes pauures quife
tinffenten icelle,ains chafçun feigneur, & Cacique y ayant fon Jogis,ain
qu'à Paris les Princes & {cigneurs tafchent de fy loger pour eftre presli
perfonne du Roy fouuerain, La plus grand partie des maifons de Cufco
fant faites de pierre, les autres ont feulement les portaux, & face du logis
de Pierre,le refte eftant de terre, mais fi gentiment acouftrée qu'on »
, . fçauroitrien trouuer quo redire:les ruës droites, & faites en croix,bié pa-
Defériptog nées & par le meillieu de chacune d'icelles paffant vn Aquedutte tout
dela villede coz de muraille, mais font fort eftroittes, fi qu’à peine vn homme à che.
Cféo. yal pafferoit par entre le mur du Canal, & celuy des maifons.
; Cette cité eft afife für le hault & crope d'vne montaigne: plufieurs des
B4f} ne de Edifices de laquelle font fur la pointe du mont, & d'autres au pied d’ice-
le vitie de luy,& en la planure laplace eft faicte en quarré,aflife au bas, & pauée de
Cufte. pierre fort menuë,autour de laquelle font pofées les maifons, & Palais
des feigneurs pricipaux de la cité,paintes , 8 ageançées fort proprement
. entre lefquelz logis le plus beau eft celuy d'vnancien Cacique nommé
Guainacabä, où l’ouurage du portail ef fingulier, & cour de marbre bläc,
& rouge, & d'autres couleurs doré & acouftré tellement qu'on penferoit
voir la façon de quelqu'vn des plus experts architectes del'Europe. Des
deux coftez de la cité paflét deux riuieres,qui ont leur fource deux lieuës
Defériptis de PA deflus Cufcd, & tous les deux font pauez au fondz affin que l’eau {oit
La Ciffadelle toufiours clere, & fans foufllure:& iaçoit que l’eau croilfe, fi eft-ce que ia.
de Café. mais elle ne fy defborde, & de tousles coftez y font les pôts par lefquelz
on entre en la ville. Du cofté le plus fafcheux ducoftau, où eft fitué
le corps D pa de la cité y a vne fortereffe faitte d'vne terrafle,& la pl’
es feneftres, & ouuerturs:s de laquelle font fort belles, &
part depierre,
ayans veuë fur la ville pleine de chambres, fales, & bon logis, &au milieu
vne grande tour ayant quatre coings c(gaux, & lapisrre dequoy cela eft
fait, fi bien ioinéte, liée & maçonnée qu on ne cognoit ny apperçoit aucu-
nement le mortier ny ciment qui en faitla coniunétion : les ouurages lif-
. Lez, & polis,la manufa@ure fi merucilleufe,les logis & eftages tant diuers
que ceux qui l'ont veuë n’ofent affermer qu'en Italie ayt vne piece! plus
rare,ny mieux dreffée.Et ce qui eft d'efmerusillable en ceft edifice, c’elt
de voir les pieces de pierre fi grâdes qu'6 diroit que celles qui feruêët d'en
çoigneures, font de gros rochers & efcueilz, & iugeroit on chofe impo-
fible que main d'hôme eut peu côduire cesmalfes pierreufes {ur vn haut
edifice, fi les pieces admirables de Marbre, &.autres pierres qu’on voità
Rome,au Colifée,& l'Efguille fain& Pierre, & file Theatre deVerône,&
amphiteatre,ou Arenes de Nimes ne nous oftoient le doubte de ce mi-
racle.La muraille eftit double en cefte fortereffe deCufcà,entre les deux
Ærmes ger- murs la terre ÿ eft à fleur de creneaux:fiau large que trois charrettes y
dées au fort chemineroiêët de frontien fomme il n’y a Citadelle en 13 Chreftienté plus
quelles. forte,.ny mieux baftie,ny capable de plus grandes forces, à çaufe qu'on
la dit fufBre à loger cinq mile foldats, Ce lieu feruoit aux Indiens 4
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Magalin
DES TERRES NEVEVES 35
Migazin out leurs armes, À ftiuoir mafluës,i4ces,arcz,flefches , hafthes
de Brongé, car dé fer ils n'en vfoyént point,rondelles & Pauois,& pour-
jints de Coton auffi forts prefque qu'vne anime, ou qu’vne efcaille:&
dés h4bits pour les foldats de toutes fortes, & couleurs, là mis par les fei-
eurs dé Cufcd:y voioit on ehcor dés couleurs d'azur,iaune& gris pout
gindré letirs draps felon les fantaftés des Capitaines affémblans leurs cô-
paignies, du plontb,dé l'Eftain,abondäce d'argent, peu d'or, diuerfes cou
uertures, & le tout pour lé feruiée dés gs de guerre: qui me fait iuger q
ce peuple n'eft pas {1 for que les Breiliés,ne fi mal policé que ceux qui fe C4n£ de le
tiennent parmy les Canibales. La câufe dé la fondation de ce fort, eftre- fondarion de
dtécen cefte (orte,qu'il y eut vn féigneur du fäg des Oreiôs,qui eft vne ce far,
ligne de ce païs,ainfi que les Ingiz en font vne autre,lequel venant de la
region ditté Condifuit, laquelle eft du cofté de la mer Pacifique, & con-
querdt ce païs éôme grand guerrier qu'il eftoit,iufqu'à Bilcas, & laPro-
uincé de Collao, voyant le terroir beau, & agreable y baftift la cité, & y
feit fa refidence : mais pour mieux affeurer fon eftat, il commença le fort Cufco Pere
fufdit, & le pofa en lieu pour commäder fur le refte de la ville. Ceftuy y d'_4rabalipa
syant donné tel commencement, vint depuis le vieux Cufco pere d’'Atas éembellifé e7
balipà,qui éftant Roy de quito,vfurpa la féigneurie de celte cité, & Iuy nomms cefle
impofa fon nom de Cufcd , comme prefent elle en porte le tiltre : & ville.
d'y a êu feigneur qui nefe foir efforcé d'emhellir, & fortifiér cefte Citi-
delle ,& qui ne l'aye augmentée, d'où fen éft enfuyuie la perfectiontelle
qu'à'prefent on y peut contempler. Cefte Citadelle defcouurant tout le
s à l’entour, tait aufli voir à vn quart de licuë de la ville, le long de la
tallée felon les riuieres voifincs,vne infinité de Palais, qui portént la face
d'vngrâdT heatre, à caufe que le tout eft enuirôné de coftaux, &fertilles
sllines, & qui feruét de pañfetemps & lieux de plaifir pour les feigneurs,
& Caciques foy tenans en la ville. Ces maifons fufdittes feruér dé Maga- palais des prs
fins, & font comme les greniers du pays à caufe à c’éft là qu'ô rétire,les ces a quoy fonr
viures, fruits, Mahiz,cotons, laines armes métaux, & autres chofes necel: definez, 4
fires pour la vie humaine, feruent aufli sucuns dé cés Palais pour y gar- Cu/o.
der les tributs deuz au feigneur, les vns dequelz ne font que des pluma-
ges,aufli en tel lieu ya qu'6 garde plus de 100550.pennache,& défquels
on-fait des robes autant gentillés qu'homme pourroit imaginér én fom-
ñe n’y a chofe aucune qui puiffe féruir de ladlle lé Cacique, & féigneur
sen tire gabelle, &tribut, & le tour eft gardé en ces magafins pour Le fet-
tice, & frais de la gusrre fil'efcheoit qu'il faille auoir affaire à quelqu'vn.
Aurefteil y avne loy parmy eux, qui éft qu'aucü feigneur d'a congé de
demourer au Palais de 6 predeceffeur cômé en fon heritage en ce vallô,
âns fault que face baftir lieu propre pour luy, l’autre féruât aux cômans
âges du Royaume:quieft caufe que’ ce lieu de plaifir el prefque auf ze more
grand & bien baft que la ville mefm: d: Cufcd. Chaïcuü féigneur at suène d'e
fon buffet d'or & d'argét, fes meubles, vtéliles,veftemés,& ioyaux quoy Lux m aifis
qu'il meure, fi eft-ce que fon fucceffeur n'y prend rien, à caufe que lefti- en jure en
gneur mort à pareil feruice ainfi deffunét qu'il eft,côme fi encor il eftoi: Cu.
en vie : & font fes feruiteurs, femmes, & enfansaupres de luy lefèru: s
QI
LIVRE QVATRIESME.
; &iouïffans du fien auffi bien que iamais, fement le Mahiz ; font le breu-
Seruice fast uage de dattes pour luy qu'on leur met fouuét en quelque quantité däs
aux [egnenrs Jeurs fepulchres, entant que/comme i'ay dit) ils croyent que les mortz,
deffénits en boiuent, & mangent en l’autre monde:les femmes filent la laine, & le co.
Ces. ton, la tiffent, & en font des robes,qu'elles prefentét au feigneur deffun&,
& la reftefert pour l'vfage de ceux qui le feruent:& tous enfemble , ho-
norans le mort,adorant le Soleil,ainfi que font les autres qui habitent en
tout ce païs defcript cy deffus.Mais fur tous les Caciques morts qu'ony
adore n'é ya pas vn tät refpeété que Guainacaba, qui fut vn Roy fort re-
douté,& qui regna fur prefquetout le Peru, & iufqu'à la mer, & goulphe
qu’à prefenton dit de S.Mathieu,à caufe que ceft homme fut aymé gri-
dement des fiens, pour les auoir deffenduz des Caribes de Colad,& des
.,, courfes de ceux de Quito, Ilz le craignent encore tout mort qu'il eft, &
Gnainacaba ont fon corps tout entier.en la ville de Cufcd,enuelopé dâs des riches, &
roy adoré en precieux habits,ne luy manquant que le bout du nez feulement : & pour
Cuféo,© c0- cognoiftre en quel pris ils ont eu ceft homme, ils ont deux autres images
ment. luy reffemblans, qui font faites de croye, dedans lefquelles on à mis pour
reliques le poil & les ongles qu'on eoupoit, & rognoit de fon corps tan-
dis qu'il viuoit, & les abillemés, qu'il portoit que ce peuple honore auec
telle reueréce,comme fi ces chofes fans ames auoyët en elles quelque di-
uinité, Auf urentils fouuent ce corps de fon lieu, & le portent en place
publique chantans, & dançans à l'entour, & les aucuns ne ceffans iour, &
nuit de chaffer les mouches auec vn efuentouïr.Et fi quelques feigneurs
du païs vont vifiter le Roy, il fault qu'auant que le voir ils aillent remer-
cier ces images de croye, & puis le corps de Guainacabä,deuant lefquels
ils font des grimaces, & fottes ceremonies qu'on fe fafcheroit d'en lire la
moitié: & à ces feftes faflemble plus desoouo.perfonnes de toutes parts,
defiräs de iouïr de la veüe de chofe fi fainte par eux eftimée. Au reftene
fault péfer que l'efpaignol foit paifible polfeffeur detout ce païs d’autät
u'il n'eft point vray-fembleble qu’vne poignée d'hômes qui y font paf-
{ez, fut fuffifante de vaincre les miliers des Indiens affez bien armez, vail-
Jans, & hardis en guerre,enuironnez de montaignes, & riuieres, & le pays
y cftant fi fafcheux que les cheuaux à peine y peuuêt aller fans fe deffer.
. rerà tous Îles coups, & d'auantage eux n’y ayät peu conduire l'artillerie,
Mots qui4 pour eftre Cufco efloigné de la mer, & le pays mal ayfé à rompre pout
fast les Effat. faire paffage.Mais ce qui leur à dôné cefte entrée n'a efté par autre moyé
gl fég. d# que de la diffentiô qui eftoit entre ceux de Cufcd, & deQuità, car fupor
Peru, tans les vns, & affoibliffans les autres, ils ont mis le pied en leurterre, {e
font enrichis de leursthefors, & ont gaignéles emboucheures desriuie-
res, & fait baftir aux bords d’icelles & pres la mer, & fur les paffages des
montaignes , affin de tenir à leur deuotion leslieux où ils fçauent que
font les mines d’or. PACA Le 1 l
eux qui
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les mortz,
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r deffun&,
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‘ts qu'on y
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x goulphe
aymé gré-
)laù, & des
u'il eft, &
s riches, &
t: ëc pour
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ten place
ns iour, &
s feigneurs
ent remer.
it lefquels
d'en lire la
tes parts,
ureftene
fs d'autit
font paf-
mez,vail-
, &c le pays
fe défie
artillerie,
pre pout
itre moyé
car fupor
terre, {e
desriyie-
ffages des
uent que
. DES TERRES NEVFVES.
De le Prouincede Colas mœurs des babitans d'icelle:çy en general des
qui fe tiennent au Peru. Chap. 14.
À plus efloignée regi6 du Peru eft cellequ'ô
34
nomme Colaù , qui eft defia expofée aux ri- Cr
Lo Prob.
gueurs de la froidure vers l’Antartique, & de ce vers le pol
Ja tropique de Capricorne à quelquestrente A nrartique,
HUN® deprez de l'equateur:& eft ce païs fi efloigné
de la mer.que les habitans en iceluy n’ont au.
cune cognoiffance d'icellé, la terre y eft haute
& mediocrement en planure, fans prefque pas
vo boys,ny foreft pourleur chauffage, telle-
| #"# mêt à pour brufler ilzn'ôtautre cas,finô ce 4
eux quifôt voifins de la mer leur aportét,& lefquelz fappellét Ingres, &
encor ceux qui fe tiénét 1e 16g des riuieres aux lieux vn peu pl° chaults a-
vec lefälz ilz efchäget des brebis, & autres beftes, des legumes , & Mahis
our du boys.Or viuét ceux de Colad fort mecanigmét de racines d’her-
ut A Mahis, & de plufieurs chofes de peu d'effe&,n6 à le pers foit infer-
til du tout, & que les beftes ny foiét en grid abôdance.ains ps ob.
ftant la tyränique exa@i6 du feigneur à qui ilz font, & doiuét obeïffance,
auquel ilz font fi fubiets qu'il n’y a homme fi hardy, foit il gouuerneur, ou
feigneur, qui ofaft fäs licence du Roy occir ny mäger de befte quelle que
cefoit , & fault que les Caciques ployent fous la rigueur de cefte ordon-
mance. Ce païs,pour efkre ainfi efloigné, n'a point efté ruiné des guerres
entre les Ingaz & Oreions, ny par les côqueftes des Quitiens, ainfi que le
refte des terres du Peru, & par ainfi ne fontaufli gaftées , ny les villes, &
villages miles à bas, & y baftiffent affez fobrement,n’ayans point de gran-
des villes,ny des baftimés que fort bas, bien que les murailles y foyent de
pierre, de laquelle ilz ont plus d'abondance que de boys, & deterre, &
couurent leurs maifons des pailles de leurs Mahis . Au refte ne fault cfgal
ler cefte terre à celles de Cufcù, Tumbez, ny Quit en chofe quelle que
ce foit,entant que la magnificence des autres obfcurcift la pauureté de ce-
fleacy qui n’a rien que donner aux efträgers que du beftail, & encore faut
mendierle congé de vendre le fien propre, tant ilz font efclaues, là où és
autres les babitans peuuét eflargir, & or, & argét, & laines,& coton, & pier
serie fans que les Ingaz,ou Caciques leur dônent empefchemeét,nc fe fou-
cians de rien pourueu qu'onleur paye tribut felon l'ancienne couftume.
En Colaô, n'y a de fi belles riuieres qu'au refte du Peru,ains y ôt les fleu-
ues, & rares en nombre, & non de guere grand largeur, & gueables il eft
bié vray qu'au milieu dela Prouince y a vn Lac de merucilleufe grädeur
& eftendue, tellement qu'onle faitayant de longueur, & circuit plus de
cét lieuës, & c’eft où le pays eft le mieux peuplé, & ou croift le plus d'her-
A be, & par confequence y a plus de beftail, & abondance de toutes chofes.
En ce Lac y a deux Ifles,enl'vne defquelles fe voitvne Mofquée,ou té-
ple, & maifon du Soleil tenue en gräd pris, foit de temps ancien,ou de la
memoire de ce fiecle,par tous les peuples voifins, & y vont fort reuerem-
ment en pelerinage, y portent leurs offrandes d'or & d'argent, & autres ri= ”
COURS
nt,
. é?,
Painreté de
ceux de Colaè
Lac de Colte
de grand fé
He,
Temple du
Soleil riche
nc olao.
LIVRE QUATRIESME
cheffes faifant leurs offrandes , & facrifices deuant l’Idole fur vne pierre
tort grande qu'ilz nomm:nt Tichisaf à: 8e là Le malin efprit abufe ce mif.
rable peupleauec fes refbonces, ainñ qu'en plulieurs autres endroits leu
predifant les chofes aduenir felon qu'il luy en fontieurs demandes.C'eft
merueille du gräd nôbre d'hômes qui font employéz au feruice de ccfte
idole, 8e des Femmes qui ne fant rié autre cas que braffer le breuuage du
seifin efun- païs nômé Chicà,qu'ilz efpanden fur la pierre Tichicafa pour facrifice,
due dur l'r- ainfi qu'auons dit qu'on fait en Cufcd, fur le tombeau du Cacique Guai.
dole de colgo, N3S2bà, & qui eft encore vne obferuation des anciens,qui efpandoyent
* du vin für l’autel en faifant leurs facrifices. Sila Prouince de Colad eft
pauure en vne chofe, elle eft auffi abondante en vne autre, ayant delà ce
Lac,les riches mines qu’6 nomme de Chuchiabô pres vneriuiere, & fur
Comme on Le. Va fource dicelle fiites comme vne Grotefque par la bouche de laquelle
ue La mineen
Cols, fouüiller les metaux,sins en font l'office auec vne Corne de Cerf,& por.
tent cefte terre hors la grotte auec des cuirs, & peaux de certaines beftes
qu'ilz coufent enfemble,tout ainfi 4 nous faifons les facz par deça,ou cü-
me les boucz efquels on portel’huile.Le moyé qu'ils ont à lauer la mine
eft qu'ils tirét du mefme fleuue vn vale d’eau qu'ils gettent fur quelques
grandes pierres iffées & vnics,qu'ils ont le long du'bord#le lariuiere, &
là deffus gettent la terre dela mine, puis tirent petit à petit l'eau par vn
canal du vafe, laquelle emporte la terre à bas, & l'or demeure net fur ce-
fte pierre.Les mines font profondes en terre, & fi eftroite l’étrée qu'il n'y
peut qu’vn feul homme de front, & font d'ordinaire quelques fo. tant
hômes que femmes employez à foffoyer l'or, & le tout pour le Cacique
principal,auquel ils portét vn fi grand refpeét 4 merueille,& qui a à cha-
cune mine des gardes leiquels font fi diligéte fétinelle fur les foffoyeurs
&affineurs de metaux, qu'il eft impofble d'y efgarer aucune chofe , &
fur le foir fault que chafcun porte l'or qu'il a ramaffé au commis du Prin.
ce,qui fe tient la prés en vne maifon ne feruäât que pour le theforrecuelly
és mines, Il y en a d'autres en diuers lieux, d'autant que tout le païs eft ré-
ply de femence d'or, & lequel on ne foüille point que certaines faifons
de l'an, a fçauoir lors que le Soleil refchauffe vn peu latérre, à caufe que
guel le peuple les manouuriers ne fçauroyent durer au trauail,pour le froid exceflif qui
del Yregne. Le peuple de ce pays eft fort priué, domeftique, & fans rien de
* malicieux, non à tout le moins, qui aproche de la finefle & mefchanceté
des autres habitans du Peru: adonné au poflible à faire feruice à chafcun
entoutce qu’ils peuuent, à quoy ilz font fiacouftumez que quelque
chofe que leur Cacique ayt a faire, il ne fault qu'il commande entant que
fes fubiets foffrent aflez d'eux mefmes d'executer ce qu'il a en fantafie: &
fil fault aller en guerre, il a tout foudain des hommes prefts a porter tout
le bagage, & de fa fuitte, & de fon armceé: ilz font grands, puiffans, robu-
fes , ayans fort grandes mains, le vifage aflez beau , les yeux vn peu hi-
deux, & terribles, mais & homme , & femmes fontfales, & vilainsen
Jeur manger,& boire, & fans ciuilité quelconque en toutes leurs aétions:
Quäd au pays voifins dela mer il y a plus d’hônefteté vn peu qu'é Cola
T'out l'or tire
des mines est
ab roy en Co-
la.
ilz entrent pour y cauer,& creufer, faydäs non de fér,ou autre metal, à
tous eft
vefteme
minger
fur tous
durepre
taign es,
toufiour
lepeup
queauc
ce qu'il <
onteni
fig. n'e
denulei
verslesp
mez à ja
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vient au
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chers &: £
Roys de
&autres
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tenoyent
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daluie, &
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nent, fon
il foit fan
iuiqu'à X
chemin nr
àpied,ny
gneurs ©
pauer de
ueurs, &c
tous lest
grez , &
ierre pc
he paffa
pierre; &
ieign, vi
LIVRE QYUATRIESME
ville chef de la prouince, & à laquelle toutes les petites villes, villages, &
ham: ax, faut que rendenc obeï ffance, ainfi que par deça en aduient aux
citez lieges de Senefchaux , Ballifs , ou bien à celles qui font erigées en
courts fouueraines. En fomme en Colao,& pays des Ingres, & autres voi.
fins des montaignes,le peuple y vie de Mahiz & beftail , ayäs des pafteurs
qui fe tiennent loing des lieux où fonc les feméces , & qui ont certain car-
tier de la prouince pour y paffer l'hyuerauec leurs troupeaux, eftäs les ha.
Zithi des tn- bitans(comme dit eft par Éout(faufen Colad)gentils en leur habit , bien
diens Oceide- veftuz. & chauffez, adônez à haucer le gobelet de leur Chiccà duquel ilz
taux. fenyurent,peuple obeiflant, adonné à la guerre, & vfans des armes telles
| que nous auons defcrit au chapitre precedant. Tous ces peuples en gene-
ral couchent en deslits de coton, bien que aucuns en font de ioncz,de ro.
feaux & herbes molles qu'ilz onttoutle long de l'année, d'autres fe con-
tentent d'auoir les arbres pour pauillô,& courtines, & la belle terre pour
leur gifte. Le coton y eftant femé y vient (cas merucilleux) ainfi qu'il fort
: deterre coulouré diuerfemét de blanc,iaune,azuré,verd, & rouge, & bié
qu'il n'y pieuue guere fouuent,fi eft-ce qu'ilz ont de la roufée faifonnant
Œocca herbe à plaifir leursterres . Sur tout tant qu’ilz ont de chofes rares, ce que plus
priféepar les jz prifent eft vne herbe qu'ilz nômét Coccà qu'ilz cheriffét plus que l'or
Occidentaux. & demande leslieux chaults, & expofez au foleil:ilz la tiennent toufiours
enla bouche, difans à elle les defaltere en leur foif,& allege leur apetitie
ilz font affaillis de famine:c’eft pourquoy ilz en fement partout, & la re-
cuillent aufli toutes les faifons de l’année . 11z viuent autant , ou plus de
poiffon que de chair, & mangent le tout plus crud que cuit, fe nourriffant
de Loups marins, du poil defquels ilz fe curét les déts,à caufe qu'ils croiét
Deux fortes Que cela empefche que ilz ne fouffrét aucune douleur és gécines : ie laiffe
de laine a toutà efcient les beftes diuerfes,poiffons môfrueux, & oifeaux diuers en
Peru. forme,beauté, & plumages,qui font en ces pays : & ne mettray en ieu les
moutons à laine fine, & autres qui l'ont comme celle de noz cheures: de
la fine on fait les habits,materaz,chaufles, & couuertures pour les grandz
feign, & le petit floquet que les Roys, Ingaz fe portent fur le deuant de la
tefte & au front affin d’eftreremarquez parmy des autres. Le vulgaire fe
fait des habitz de l’autre forte de laine, qui font fatiz comme chemifes &
ferrent leur tefte par deffus leurs cheueux auec vnebande faittout ainfi
que la fangle d'vn cheual:les femmes fy fardenttoutes , & ontleurs che-
démes du pe- miles longues iufqu'aux pieds, mais fans manches, bié eft vray que Pos def
œn féfardens. fuselles portent de petits manteaux qu'elles agraffent auec des efpingles
& attaches faites d'or,& d'ngéat quoy que elles fojét ainfi mignônes,
que elles fatiffent & parent mignardement , fi font elles de grand labeur,
& fecourent leurs maris en toutes leurs befoignes. Ces gens difent quele
temps paflé ilz ont eu des Geantsen leur pays, & en monftroyent ies fta-
tuës, & fimulachres hors de toute proportionaux Chreftiens, voire trou.
ua l’on des offements,' des dents,& autres parties du corps humain, qui e-
… Geans an Per ftoyent d’vne grandeur hors la commune ftature des homme: mais cela
ru Le temps n'eft du tout hors de foy, veu que encvreà prefént ceux qui font le long
pe. ds la riuiere de Plate font grans à merucilles, & telz qu'on en voit qui ont
gdix, ou
jdire
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mais hd
que gra
uelcon
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& ne {or
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villages, &
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pingles
ignônes,
1 labeur,
tquele
it es fta-
ire troie
n,qui e-
jais cela
le long
quiont
LIVRE QUVATRIESME pe
a dix, & douze piedz de hauteur, & f forts & puiffans que Hercule n’eft
idire fabuleux ny monftrueux, à qui regardera la puiffance effroyable de ?#/4$9nes
eshommes,que aucuns ont nommez Patagones. Le pays y eft fi fain que G°4/: 4 ls
gmais honmsé n'y ouyt parler aucunemét de pelte: & iadis ces gés' quel- ”/#/#re de
que grand abondance d'or,& d'argët qu'ilz ayent,n'vfoient de monnoye Plate,
yelconque,& moins fçauoient ilz que valent les lettres , pour declairer 74: du Perd
kecôcept de leur 4 aux abfents,mais depuis que les chreftiés font par. fé pole.
ny eux,ilz ont laiffé cefte brutalité, & ciuilifent leurs mœurs auec la gen. Morsye ©
illeffe de celte cognaiffance, qui feule manftre l'image de l'ame, & Le fe- letfres sadis
erec de la penfée à ceux qui font efloignez de nous. Quant à l'architecture /60geues 4ÿ
iz y font Fort experts,çcomme pouuez cognoiftre par ce que au:ns dit du Per“
piement de la citadelle de Cufcd, qui elt vne des plus belles pieces de
l'vniuers: 8 pource que nous auons parlé des grolfes pierres qu'ils met-
tent en befoigne,il faut fçauoir auec quel moy en ilz les portent iufqu'au 74e 44e
Dplus hault des edifices où ilz les veulécaffoir auec de lachaux& mortier engin sls pere
infi que nous en vfonsicy en cimentant les edifices.Vouläs donc mon- #& ksgrsds
ter ces grands pierres,ilz mettent de la terre contre le mur fuyuant la P/érrese
hauteur du baîtimët, & à mefure qu'on accroift la muraille, d’autät qu'ilz
'ôt pot des engins pour tirer en haut la pierre, & par ainfi leur faut gräd
cibré d'hômss,& pour porter la terre, la dreffer & fouler & pour rou-
ler les pierres iufqu’au lieu de l’edifice où elles font requifes.Quoy queil ,
en foit les pauez des chemins publiques, & les murs qui les enformét font Chemins pa-
plus dignes d'admiration que tous les Coloffes,ny Pyramides d'Egypte, #X 44 Pern.
etant que fouuent on trouue de ces murailles côtenans plus de jo. lieuës
qui monftre bien la richeffe de ce peuple, & la curiofité, & bon imefnage-
nent des Roys à qui il fait obeïfance,entant qu'ilz ont employé leur ri-
cheffe non en chofes fuperfluës ainfi queles roys Egyptiés,ains en ce qui
et pour le prouffic de tous, & foulagement de toute la prouince, voire
pour l'aife de ceux qui y re vlant comme d'vne repctition de
out ce que deffus, & embraflint tout le pays du Peru fouz la generalité
de ces couftumss, fuiuät ce que i'en ay recueilly des Efpaignolz qui eftäs
aec Pizarre,nous en ont laifé par efCrit les memoires,ie dis que ceux du
Peru vfent pour le plus communément pour armes de fondes , iettans, & “ue Al #
ans la pierre, & droit, & li roidement que d’vn coup on a veu quelque: /#/#475 44
fois qu'vn Endien a abatu vn homme d'armes efpaignol par terre : ilz ont Pe7#
desarcs, & flefches acerées,le bout defquelles elt d'or,d'argent & de brô
atout ainfi qu'ilz en font à leurs piques qui font de Palmier, à leurs ha- |
ches,dards, & halebardes: & f'aydent de quelques morions de metail, & Comme ceux
de bois & des animes, & corfeletz tous rembourrez gentiment de coton, du Pers
& ne font fi beftiaux qu'on dit q font les Ameriques,quine {Gauent cô- comprent @*
pter pl? haut que de cinq:}à ou ceuxcy côptét vn,dix,cêt, mille, dix mille gerrens.
dix cens mille, & toufiours allant en accroiffantle nombre:ayäts des gets
fits de pierres menuës & gentilles,ou de neuds de cordes de couleur: 8
comptans fi rondemét,auec telle facilité, & certitude que les Efpaignolz Déz, quels at
feftonnoyent de l'efprit, & fubtilité de ce peuple qu'ilz eftimoiét brutal. Per,
& barbare:lequel encor iouë aux déz,n’en ayans toutesfois qu'vn,lequel
ÆLrmes en
LIVRE QYATRIESME :
ef fait à!cinq carrez & faces,tourainfi que celuy qu’on fait pardeçä pour
iouër au fort, & fur le liure dela fortune:cecy fait cognoiftre qu'il eft im.
poflible que iadis ce peuple ayc etté fans auoir quelque cognoiffance plu|
gräde que celle qu'il a à prefent, & que le téps paf ilz ont fceu quelque
cas des Mathematiques,ainf que pouuôs recueillir par le iugemét qu'il
fontfür l'apparitiô des comettes, & autres fignes nô vulgaires des aftres,
ehettreuls a Quant à leur viure,nous auons dit ce font les fruiéts , le Mahis , &c legu-
Peru fâcrez, M9 & leur boiflon vin de Palmes, & de Mahisl, duquel ilz fenyurent f
bié,qu'ilz en perdéttoutiugemiät, difcretiô, & cognoiffance. [1z ont gräd
& prefqueinfiny nôbre de cheureuls, foit nourris en leurs maifôs,ou cou
rans par le païs peuplé,ou parmy la folitude des deferts,toutesfois fi fain.
tement tenuz, & refpectez pour eftre facrezau Soleil,que les Rays Inga
Lay fur la deffendirét fur peine de mort,que perfonne ne les chalfalk, prift ne tual
chaffe des de ceux qui eftoient vagäs par le Païs.& que ceux qui en auoient de pro.
pres, filz en prenoient que le difme en fut porté au temple du Soleil, À
Paciacama, & autres Guaches,ou Dieux & Idoles de leur pays: aufquelz
as S olesl,
cheureuls au
16 |
pt ilz les facrilient,ainfique dit eft des brebis, & en aucuns endroitz des h.
Murigges au TES mefmes. Or ces Ingaz ne feirent pas cefte loy , & ordonnance , tant
Per quely. POUT le refpeët du feruice de leurs 1doles,que prenans efgard à la police,
& craignäs d'auoir faute de chair, fil furuenoit quelq gräâd guerre, fil e.
Femmes du {toit permisindifferément à chacun de chaffer ces beftes:ainfi couurät dy
Pers impudi. Mâteau de fainteté& religiô ceft edit,ils obtindrét du peuple& Caciques
ques. ce que autrement ilz n’eulTent gaigné fans fe mettre au hazard deles faire
mutiner, Les mariages au Peru ne font guererefpectez, & les hommes ne
succès { foucient guere d'aucun degré de confänguinité,iaçoit quelesT in pu
quelles a niffent ceux qui ofent abufer des femmes,ou qui font leurs efpoufes , ou
Perb. qui feruent en leurs palais, mais hors de là,on n'a guere gräd efgard à loy
aucune: voire les femmes ne font point d’eftat de celle loyauté qui,eft re.
quiféen mariage, Aulli efpoufe chacun tout autant de femmes queil
luy vient à la fantañe, & telle qu’il luy plaif, y ayant des Oreions quine
font point confcience d'efpoufer leurs propres fœurs. [açoit qu’ilz foient
bien efloignez de Calecuth,fi gardent & fuiuent ilz la loy des Caleeutiés
entant que ce ne font point les enfans qui fuccedent à vn pere,ainsles fils
de ja fœur,& fes neueux,fi ce ne font les Roys ingaz, & feig. qui fe difpé
fent de telle feruitude.Mais dequoy eft.ce qu’ilz heritent,puis que nous BR
pires gene- AUONS dit que l’heritage demeure aux deffunts, & qu'ilz iouiffentauffi bié
raux des ba- deleurs meubles, & ioyaux,comms: fi encor ilz eftoient en vie? Au refte
birans du Je limple peuple y elt fi riche, & bien aifé que il n'au aucun partimoine &
Perte. n’en veut, & qui pis eft, quäd biéiiz le voudroit, fi eft-ce queles Princes
ne luy fouffriroient en forteaucune, & ainfi la toy des fucceffions y eft
du tout fans effort quelconque.Or fi ce peuple eft idolatre extremement
aufli ail des vices tout propres à celuy quine craintle vray Dieu , & n'a
aycunereligion pure pour le retirer de {à mefchanceté:d'autät que le lar.
cin y eftacompté à vertu, ilz fe gloriñent en leurs menfonges, la cruauté
leur plaift, l'ingratitude elt des apénages de leur gé.il'effe, vilaias en pail.
lardife,deteffables en Sodomie,ne fe foucians de l'honneur, eftumans la
honte
traiftre:
de la tri
àreccw
nouuel
tes chof
de:&ne
fulfét en
honte
moqué
&téple
lefuçhr
pour fa
Chrefti
cement d
ques ne
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de bons £
duPeru
comeles
ne liquer
& quifo
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dutroid
& trois c
les harbe
y deuiau
merueikk
trons, O1
grôd ab6
œ quete
tensles. £
ipelei
deçà pour
d'ileftim traiftres,cauteleux, & qui fe moquét de la loyauté, tout uinfi qu'ils fe riét
fance plu de la trôperie fils peuuét en vfer en deceuanc quelcun.lis font fort durs.
: quelque àreccuoir la Foy Chreftienne, tt pour ce que la do&rine leur en femble Perués (€ me
mét qu'il nouuelle,g pour eftre côtraire du tout à leur façô brutale de vie, & f'en- g#e7? de la re
les aîtres Æ moquét,fc difans côtens d'adover leur Paciacamà quielt createur de tou /g18 chrefhie-
» &legu tes chofes,& dils ont en opinié q foit celuy qui déne clarté à tout le mô- #.
nyurent (E de:&cne vouloyét plufieurs,quoy à ia Chreftiénez,fouffrir à leurs morts
z ont grid AuTét entorrez és eglifes des Chreltiens,ains les portoyét aux Guaches,
br . &téples des Idoles,y vfans de leurs ceremonies & abominatiô, difans d
O1S$ 11 lin.
ays Inga
ne tuaf
DESTERRES NEVFVES guy
honte indigne de l'homme & Jacharité leur feruant de vice:8 en fomme
Lefuçhrifl & @ doctrine eftoie pour les Efpaignols,& q leur pays n’eftoit
pour faffuietcir à leurs fantafies. Auffi,à dire vray, les diuifions des chefs ?#r7#ey «4
Chreftiés, qui ont eu charge du païs du Peru ont retardé béaucoup l’auä 77% le fo
nt de pro cement de la foy parmy cette nation idolatre, à caufe que les Ecclefiafti #9 reveue,
Soleil, il ques ne pouuoyent vaquer à predication parmy vn fi grand trouble de
taufquelk® guerres civiles, chacun eftät entérit à fiure le party de fon amy, & le fa.
tz deshôÆ uorifèr de fa puiffäcesainfi que pourrez Lire au Jiure fait fur cecy des guer
ance , tant res d’être Pirarreës les Almagriftesscar les Euefques fe meflés des armes,
la police & Fofloigaës de leurs troupeaux, ces gens qui n'eftoyét encor bien fon-
re, Lil e-Æ descnlareligion, &.qui fe plaifayét en la villennie paffée, facilemét fef |
ouurät dif couloysnt, & alloyent apres leurs défirs, & pe pa PRO ayätpre£
ii “4 us que-perfonne qui leur remonftraft leur faute sit ef vray qu’à prefent ils
eIes taire
font remis en deuoir, & recommencät à goufter ce dils auoyét difconti
OmIneSs ne
s Ingas pu de bons gauuerneurs,% fuffans pañhours en ce qui ft de l'Eglife. Ceux
k ufes » UD du Peru en general merrent les mortsén terre:8ten embauméclesauciüs
gard vol cômeles roys,& feig.defquelsils.anr'honne opiniô, leur mettant certai-
qui,€it re.
ne liqueur par le golier, laglle ilstirét de quelques arbres fouefs-Aairâts
nes quel & qui font aromatiques, ou lesaignds de certaines gômes aufli precieufes
nsquincE 4 pourroyételtre l'Aloez,oula Myrrhe du leuñt. Encar ont ils couftu-
ilz foient EE me de garder los corps au dedis des creux des haureamôtaignes, à caufe
alceutiés D du froid qui et cinfe-à les droguaurs trouuétabondéce de béne Môraie
ns les fils EE par toute païs, & Prouinec de Cufcd,& fur tout en Tumbez & Colao,
ife difpé EE &:le long des montaignes, qui le plus regardent le Nord, & fontexpofées
ue nous D À la tramôtaue:où Les hôares vinôt four üguerbent, & y font d'vne mer-
auf bié D ueilleufe remparature, 8 fains au podible. La terre y oft merucilleulemét
Au relte D frtilede forte 4 on a veu que d'en feul grain d'ocge,en font fortis deux
noine & D & trois cens, &:d vne fcusblée de bled en prouéliter iufqu'à neuf cens,&
Princes D jes herbes qui: racine, comme raues,rcforts. & autres femblables,
pns y cit D y deuianét-debimefuément groffes taurle terroir et gras:&r ÿ prouffisent
nement D merucibeufemée tous les fruirsqui ontiufl fois aigre,ou doux, côme Ci-
L, 8 na M trons,Oréges,& Grenadiers, & y viénentics cannes à fucre en bien fort
elelar D aréd abédance. On ne prénd point difime fur leurs biés, quoy que ce foit
Cruaduté
ce quetous doiuét à seluy quickepastia doctrine fpirituelle,ains font con
tiens les gens d'Eglife de ca que-cépeuple lsuridone volëtairemit à fin d
pe {e.l'dshalt de nelle leuée,& Glaiffant laloy qu'écore st fauourée q
r
en pail.
mans la
honte
aué de cherir par le bon ordre à le Roy Kfpaignol y a dôué, y enuoyät
S'epulsure
quelle as Pe-
ri.
Monmies fe
frouucnt 4
Grand ferti-
lste du Per.
LIVRE QVATRIESME
L_Ferce des peu. pourroit facilement chaffer de fes terres. Et fi vous lifez les liures faits für
ples du Pers les côqueftes de ce païs, vous verrez facilement,que fi l’Efpaignol n'eut
O7 4e leur gaigné le cœur d'aucuns Caciques, il eftoit hors de fa puiffäce d'y mettre
Pos. iamais le pied, veu le nôbre du peuple qui vaen guerre,qui monte quel-
quefois à2000 :0.& d'auâtage,hardis, vailläs,forts& robuftes hômes qui
fouffr ét toutes les incômoditez du chault & du froid,fe côtétans de peu,
obeiffans à leurs Ingaz 8& Caciques,affez bien armez,fins, & rufez,& qui
n'ignorent les furprifesde guerre, & pour conclufi6 le païs defquels n’eft
guere acceflible à caufe des eaux impetueufes, & larges, &pour eftre tout
borné de montaignes dés Caftille d'or,iufqu’au deftroit Magellanique.
De Panamä,@ en general de tout lepasys Indien ebesffant aux Efpasgnels
© @confideration des peuples qui y habitent. Chapitre et
&\ | Ource que pour aller au Peru fuiuant la cofte de la
Kg |mer deSur, & regardät le Ponant, leipays voifin de
PA la cité de Panamä eft comme vne clef, & paffage, &c:
[qu'il faut courir le païs de Nicaraguà,ains que voir
LB] cefte eftéduë par nous defcrite cy deflus : ayäs dif-
filcouru que c'eft du Peru, & terres en luy côprifes,
AUS Indié nouuellemét conquis, & où tät de Chreftiés
y ont finy leurs iours auec grand ahä, & trifteffe,Gonzal de Vadaioz ,&
Diego d’Ariaz capitaines renômez és côqueftes des Indes;ont efté ceux
Genzal ads qui couräs dez Caftille d'or,iufqu'à la mer de Sur, defcouurirét auf les
107» Diego terres de Pariza, Natä, & Coiua, ayäs ouy queles #/: d'icelles eftoyent
d'Ærrax.ont des plus riches de l'vniuers:& côméça leur courfe dés l'an de grace 1515.
defcouurre la À Coiuails veirét les efclaues naturels du païs qui füt nais aux feigneurs,
merdeSur. feruäs leurs maiftres à pouter leurs hardes, mettreleurfemëces enter-
re, tirer l’or des mines, &faire tout autre feruice à eux neceffaire.Or pour
ne les perdre point ils les marquêt, ainfi qu'on vfepardéça à l’édroit des
Coine riche cheuaux & autres beftes & fôt les caracteres, & noirs, & rouges; fait d'vn
pays en or,&- oz ou efpine de poiff6, & pource faire,ils leur incifent& fôt dés taillades
les efélaues. furles ioüces , y mettäs dedans d'vne pouldre noire ou rouge fi forte que
les pauures ferfs feront cinq,ou fix iours fans pouuoir rien manger, mais
cela eftant fec,il eft impoflible de iamais en effacer, n’y ofter l'imprefl6,
Panama pre- ny la couleur. Laiffans Coiuà, & fes richeffes qui font grädes, voyons Pa.
miere ville namà,qui iaçoit que ce ne foit prefque rien, pour n’eftre quevne petite.
Chreffienne ville mal fondée, & mal faine, fi eft-ce que elle eft des plus remarquées
des Indes 0c- de tous les pays Occidentaux, à caufe que elle eft le grand paffage du Pe
codentales en ru, & l’acheminement vers la mer pacifique : & a allé vn longtempsle
terre ferme, fiege de l'audience Royale d'Efpaigne aux Indes, & le premier lieu où
les Chreftiens ayent eu Euefque enterre ferme,ce que ieramentoy vo
dontiers afin que ceux qui drefferont des Chroniques, ayents ce refped
que de laiffer à la pofterité la memoire du premier fiege en cemonde
à demy;il ne fe reuoltaft,ayäcapris la façô de guerroyer des noftres,qü'il
verrons aufli ces autres:affin de mettre fin à ce qe
nouueal
ceffeur d
Dieu, fu
tions à l:
Ence
fil vient
pays y €
mais fur
ment, |
gré, 8e n°
nombre
la Proui
en ayant
delong.I
tout ainfi
& parollé
fille d'o
rà,c'eft à
auons ve
adonné a
teoifiucté
captiue {o
en ce pays
des femm
les nuits q
conceuoy
iefté emb
q vo diabl:
acointanc«
les preftre:
que leur L
aulfi les ill:
mefmeme!
cognoiffar
lame,auffi
theniens :
comme de
faneantiffe
ture,ny de
tlaues pou:
durable &:
vez, & flet
né du pain,
Miis aux C
me, quece
feu, & penc
N dation ancienne les vns d’vne forte , lesautres d'vne autre, et. fil en
LIVRE QYATRIESME
des feruiteurs pour les feruir en l'autre mondo, & la femme que lemon
aura la mioux aymée durät fa vie: & tandis quele corpseft misen terre,
ceux, & celles qui doiuent l’accôpaigner au gifte mortel, dancét, & chä-
tét, & font cuire le poifon qu'ils doiuent humer,puis f'eftans refiouïs; l'a
vallentioyeufement; & meurenten prefence de tout le peuple: tellemét
que bien fouuent on en voit& cinquäte, &foixante qui fe facrifient ainfi
aux ombres de leurs Casiques. D’autres font fi fots, &c hors de leur fens,
que fe fentans fort affaillis de mat, & cognoidans que les forces:leur mi.
quét, féirontau milieu d’vne campaigne pour là eftremägez apres leur
Comme Les mort,des oyfeaux, & feruir de pafture aux beftes farouches,le vétre def-
| Reysen Pana. Quelles Leur fert de tombeau& fepulture.Lors que les Roiteletsi& Caci-
” ma declarens ques font au lit de la mort;il fait venir fes enfans, 8&:baife les picdi:à ceux
Leur faccefèrr Que il cherift le plus, &.ce figne de baifement eft l'ordonnancé de fa der.
niere volonté, d'autant que ceux à qui ilmonftre cefte fâueur, font par
cela inftituez fes heritiers, 8 ne peut on ofter la couronneà celuy auquel
il aura premicrement fait ceft hommage.
Non loin de Panami font les ifles des Perles, defquellessuons parlé cy.
deflus, & ne veux longuement m'amufer à deduire,comme eft-ce que ce
peuple pefche cefte marchädife,d'autätqu'il yena,qui en ont, traité bié
au long , ioint que fi ie vouloy n’y arrefter, il faudroit m’efloigner de la
. matiere quei'ay pl’ à cœur que le recit des Perles,qui y ft belles, 8 des
Perles exqui- plus fines de tout l'Occident, & telles que on en a trouué qui valoyët,&
isen l'Ifle des firét acheptcés1200.ducats fur le lieu mefme:ie ne fçay fi legoulphe, &
Perles en ls foin Perfique en porte de plus cheres: & fi Les ifles d'Ormuz & Baharä en
merde Sur. nourriffent de plusrares, & precieufes. Ie, feroy tort au leéteur, fiayant
defcrit plufieurs Prouïces Occidétales j'en laifloy vne,qui-eft&cdes plus
hé ,, belles &riches, & qui ayant efté aueugiée plus qu'aucuglement en la |
Néaraguadef faleté obfcure de idolatrie à receu de nolfre temps le faint Euâgile : c'eft
coberf P4r Nicaraguà ainfi nommée du Roy quicommandoit enicelle, et: le pre-
Gilgenx sl. mier qui a receu la foy Chreftienne dés l’an 1522.par les moyens d'vn El.
paignol nômé Gilgonzal d'Auile qui le feit prefcher par vnrelipieux de
, .e l'érdre dela Mercy. Comme ce peuple fut adonn£du tout au facrifice
Nicar4gié$ ct cffufion du fang humain, ilne {e fafcha de rien tant en fe foumettant
dequey féblaï- à ja foy des Chreftiens que lors quel ouyt, qui ne failloie point fe guer-
nent fe Chre rover Y'vn l'autre , ny dancer Le iour de leurs feftes : et difoyent que
#45. j]s ne faifoyentiniure à homme du monde en dançant, et prenans leur
plaifir puis qu'aucü ne fe plaignoit de leurs façôsde faire:au refte quils ne
Demandes du faifoyét point difficulté d'eftre baptifez et quitter les idoles, mais de get-
79 Niära- ter leurs armes en vn coing.fouzla garde des femmes , et ffamufer au la-
£“4 aux Chre bourage,ce n’eftoit la vie d’vniiomme de bon cœur , ains pluftoft le fait
Jen. d’vn effeminé et fans aucune puiffance. De ce Nicaraguà ef dit que c-
ftant hommefage, accort , et (açhant beaucoup des antiquitez de fa ma,
ti6,il fenqueroit des Chreftiés,fi
ils auoy£t poit cognoiflance du deluge:
cär (comme ie vous ay defia ditailleur ) ces peuples croyent cefte inon-
viendroit point vn autre pour nettoyer etabyfmer,et hommes et beftes,
s'enq
Je Ciel!
jour leu
come
tré la ca
les hôm
qu'il ef
greable.
jeur dut
ple ado:
fut & q1
fenquif
grand L
que les:
elles fai
cretau ?
Soleil : |
côduifo
obtenu
baptifer
celles fu
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& mefm
icelles fc
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gent, &
magmific
dans les
ne. Tou
né,nyo
fronc , €
& fe raf<
hardis,
la tefte:
deMexi
mefmes
liers,&
de ceme
aux foire
entemp
manger,
jufques à
les femn
point, &
nudz fe
embellis
elemon
en terte,
t,&t ch
ioufsyl'a
tellemét
hent ainfi
leur fens,
leur mi-
pres leur
rétre def-
s\&e Caci-
di à ceux
de fa der
, font par
sy auquel
parlé cy
cequece
traité bié
gner dela
Fe, 8 des
aloy Et, &
>ulphe, &
Baharä ent
r, fiayant
k des plus
nent en là |
aile : c’eft
et le pre-
sd'vn El:
ipieux de
cifice
umettant
it fe guer-
pyent que
ans leur
equilsne
ais de get-
fer au la-
oft le fait
dit que e-
de fa na-
u deluge:
cinon-
et Fil en
et beftes,
DES TERRES NEVFVES. 1319
S'enqueroit fi la terre feroit vniour renuerfée c'en deffus deffouz , & fi
JeCieltomberoit, & le Soleil, Lune, & eftoiles ne perdroyent point vn
jour leur clairté, & cours ordinaire:car ilz tiennent que cela doit aduenir,
come auf ilz croyent que le monde doit prendre fin.Demanda enou-
me la caufe de l'obfcurciffement de La nuit, & laraifon du froid quiaffligé
les hômes:accufant pat mefme moyen la nature en deux chofes , quepuis
| qu'il eft ainfi que la ciairté, & chaleur naturelle font meilleures, & plus as
greables que la froidure,ny obfcurité , neätmoins , elle n’auoit fait la cha-
leur durableny la fplendeur perpetuelle. Et comme ainfi foit que ce peu-
pleadoraft le foleil: ce grand & fage Roy, quelquerude & Barbare qu'il
fut & quoy qu’allaft tout nud, & fut fans lettres, ny doétrine quelcôque;
fenquift quelles graces il failloit rendre, & commedeuoiteftre adoré ce
Éd Dieu qi a fait le mi es tout l'ornement dumonde:&oùeft-ce : =
ue les ames fe retiroyent fortans des corps des hommes,&qu'eft ceque 1."
les faifoyent rer His forties de dur pire A la fin dérives en fés a Sn
cretau Trucheman fi les Chreftiens eftoientvenuz du Ciel, &enfans du NE
Soleil : puis qu'ilz eftoyent fi fubtilz, & puiffans, & que fifagementilzfe ,,,,;
côduifoyent en leurs affaires: 8 à la fin de toutes ces demandés , & ayans ii
obtenu refponce,& fatisfaétion furicelles, ne feit aucune difficulté de fe
baptifer. Les villes de Nicaragua ne font pas grandes, mais lenombre d’i-
celles fupplée à la grandeur, les baftimens differensles vns des'autres,felô
lricheffe des potfeffeurs ,à où aux villages tout y eft de pareille gtädeur
& mefme eftoffe.Les temples, & Palaisfont ceins de grâdes places, &en
icelles font affifes les maïfons des plus riches, & nobies du pays”, ayansau
milieu vn logis pour les orfeures , car ilz befoignenttrefbion en or &ar- }5.ouixt
gent, & font de treflubtilz ouurages. Mais par tout leurs maifonsne font & rafônt La rè
magnifques,à caufe qu'és 1fles il y en a qui habitént( comme finges ) de- fe
dans les creux des arbres, & y repofent-de nuit, voire y drélfent leur cuif.”
ne. Tous font d'affez belle flature,tirans plus fur le blancique für le baza-
né, ny oliuaftre : & dés leur enfance on leur fair vne foffette au milieu du
fronc , eftimans que céla foitla plusgrande beauté que foitenl'homimeé:
&ferafent la moitié des cheueux parle deuant,muisles plus vaitlans, &
hardis, rafent tout, faufvn toupet de peil qu'ilz fe laiffentau fomrmet de
latefte: & ce percentto”, & le nez & les léures,&' oreilles -ainff que ceux
de Mexique, y attachans desaneaux &:cercles, &autresiéÿaux, portans pommes de
mefmes habitz, comme auffi font les fermes, léfqueltes fe parent de Col. xs
liers,& carquans d'or, fe chargent de brafleletz , & font fi peu décompte font l'office
de cemetal,qu'elles en enrichiffent leur chauflure: Cefôntelles qui vont des bmmes:
aux foires, & marchez, & font les cfchanges, là otileshommés (fi cen’eft fyfen Le
entemps de guerre) f'arreftent à la maifon pour faire du feu , acouftrer à sms.
manger, & autres telz offices, voire qu'à Duracà & Caniore, il fhumiliét
jufques à manier le fufeau & quenoïlle , &fe croupiffans pour piffer, &
es femmes au contraire y piffant toutes debout, iaçoit que tous ne viuent
point, & n'vfent de pareilles façons de faire. Hz vont prefque par tout to”
nudz fe paignans de diuerfes couleurs les corps, mais für tout les bras font
embellis de telle painture: & lient leurs cheueux aucuns par derriere, &
RRKr iij:
Ceremonie de
mariage en
Nicaragua.
Punitin des rendant ce qu'elle a porté à fon mary , fans que toutesfois elle ofaft fe re-
… sdultresen marier:l’hommeauffi qui prend deux femmes legitimes , & auec la cerc-
Nicargua. monie fufdite eft côndemné à tenir prifon perpetuelle , & fon bien eft
Bigames com. qui veut fe venger des cornes qu'on luy a planté für la tefte, Voire la fem
mepuni.
LIVRE QUATRIESM E
auctes fur le fommet de la tefte,il en y a qui portent des brayes pour cou-
urirleurs parties honteufes,mais ce bc les hômes d'aage parfait: & d'au.
tres, qui fe lientle membreentre les feffes, difant que cela fert à lagene-
ration, &qu'aurelte c'eft aux beftes fans raifon de le porter pendant , &
à l'homme de leferrer en cefte forte . Leurs mariagesfe font ainfi,iaçoit
que chafcun prenne plufieurs femmes , fi en y a iltoufiours vne qui eftla
principale, & eft eftimée legitimelur toutes lesautres , & laquelle le ma-
ry prendauec tefte ceremonie. Deuant le preftrede l’idole qu'ilz font ice
luy les prend par leurs petits doigts, & les conduit en vne chäbrette dans
laquelle y a du feu allumé, lequel tandis que dure, le preftre ne ceffe d’ad.
monncfer lesefpoufez: & fi toft que le feu eft eftaint:, aufli la ceremonie
du mariage eft confommée . L'homme efpofant vne fille pour pucelle,
& que puis apresil la trouue autre, la peutregetter , & lailfer , maisautre-
ment il ne luy eft point loifible de la repudier:il y en a qui font fi bôs,que
de donner leurs femmes aux Caciques pour auoir la premiere pointe, tant,
pour honorer leur Roy auec cefte faueur,que pour fe deliurer du foupçô
de la corruption de fa femme . fl n’y a aucun qui aproche de fon efpoufe
tandis qu’elle à fon fluz (aufli ne font les Ameriques,ny Brefiliens ) & ne
couchentauec elles lors qu'ilz fement leurs grains, ou qu'ilz ieufnent : &
lors ilz fabftiennent du fel, & de toute chofe qui peut les enyurer.
N'eft loifible à la femme fouffrant fes moys d’entrer au temple,ny en lieu
où foyent leurs idoles, & perfonne ne mange “ien qu'elles attogchent,ny
manient : &c fivne femme eft trouuée en adultere on la repudie , en luy
euplee
Le où :!
hpidé fans
olzles a
uice des m
fémes , afi
elle fe fai fc
dés qu'efta
toyables: 8
eut flaté 1
uitude, c’el
jetz, à caufe
Kesne pre
ce miferab
Éfpaignolz
ie il
fer l'eftrans
cumeux de
lz ont bela
leur dire,q
quelque m
en autre li
maifon,ny
poche de f:
ques porte
tequ'ilz or
en la tefte,
qu'il luy a £
changer,ou
que fi celt «
fert de viti
ar ceux qu
pourroient
leurs feignc
deteftable (
ably loy
peine aucut
dition, faul
occis. Et ef
côfifque à fa premierefemme. L'homme qui eft furpris auec vne femme
mariéeeft puny à coups de bafton, mais le tuer n'eft point permis, au re-
fte n'y a que les parens de la femme qui foient infamez en cecy,& l'hôme
me qui fe ioüe auec autre,qu’à fon mary, n'y eft point recherchée, fi le ma
ry l'ayme tant foitpeu , & n'en reçoit peine,ny infamie,ains qui plus ef,
ilz foncfi bons, & charitables qu'à certaines feftes de l'an , ilz confentent
volontiers qu’elles choififfent quelque amy pour fe donner du bô temps.
Aureftelscommun c'eft, queles femmes en ce pays là ains que fe marier
ne {ont guere chaftes,ny pudiques,mais mariées qui font , elles changent
de vie, & deuiennent fort honneftes, & vertueufes. Les filles qui font fans
party ont couftume certaines feftes, & faifons de l'an de faflembler, & ef.
lire mary de la troupe des garfons, & iouuéceaüx;,qui fe trouuët à telle fe.
fte. Quiconque viole, & rauift vne fille, & qu'elle f'en plaigne, 11 fault que
il Ja dote,ou foit efclaue des parents d’icelle:mais fi c'eft vn efclue ou fer- Hily a desfe
uiteur,qui fe ioüe à la fille de fon maiftre,laloy , & vfage du paysporte Mque:Oùil;
qu'il foit enterré tout vif, fans que la fille en reçoiue ny peine, nyaucun d'hommes
& farment
hchaffe, &
leurs, & pli
font ainfi c
deshonneur,Les Bordeaux y font receuz, & le Au de celles qui fa
bandonnent,& proftituét elt de dix Cacaos, qui font comme petites noi-
fettes, digne recompencçe d'vn fi vil.& poltron feruice:& d'autant que ce
ur COU-
:8c d'au.
lagenc-
dant , &
\fi,iaçoit
qui eff la
le le ma-
font ice
tte dans
(fe d’ad.
remonie
| pucelle,
isautre-
bôs,que
run
1{oupçô
| éfhoute
is ) & ne
nent : &
re
y en lieu
hent,ny
, en luy
aft {e re-
la cere-
bien eft
e femme
»au re-
l'hôme
cela fem
fi le ma
plus eft,
ifentent
D temps
marier
angent
bnt fans
r, & ef.
telle.fe.
ult que
ou fer-
sporte
aucun
qui fa
es noi-
que ce
| .. DES TERRES NEVFVES. 320
euple eft fubiet au peché contrenature, quiconque eft trouué en ces 2
Eux où :! ya des garfes publiques, fe fouiller en la Sodomie;il eft occis& Vétragus-
hpidé fans aucune remifli6 ny grace.Les Nicaraguiens voyäsles Efpai- ‘: f4 chent
golz les oppreffer pl° que de raifon, & les employer côme beftes au fer. de f'efendre .
ice des mines, feirent côme ceux de Haïti, ne couchäs plus auec leurs ©” powrgere
fmes , afin de n'engendrer des efclaues, & fi quelque féme engroflifloit,
ele fe faifoit auorter auec certaines drogues,ou bien fuffoquoiét l'enfant
dés que né,pour en ofter la puiffance à leurs feigneurs trop peu pi-
toyables: & f1 vn des gouuerneurs nommé Pedrarias n'y euft pourueu, &
peut flaté le peuple, luy promettant, & liberté & allegeance de telle fer
witude,c'eft fans nul doubte,que däs cinq ou fix ans, il fe fut veu fans füb
ietz,à caufe que plufieurs fe faifoient mourir les vns de poifon, & les au-
tres ne prenans aucune fubftance pour fetenir les corps en force. Souuét
we miferable peuple fadreffoic à fes idoles, prioit fon Tuirà de chaffer les RP de
Efpaignolz de leur terre,mais Le diable leur refpondoit,qu'il ne pouuoit * 74% ##*
ce faire, fil ne mettoit la mer fur leur dor, & que ce faifant, & cuidät chaf V4" giiens
fer l'etranger, & le ruyner, il abifmeroit les fiens mefmes auec les flotz ef
tumeux de l'Ocean.En Nicaraguà ceux qui ont faute, demandent ce que
lz ont befoing à ceux qui font plus riches, fans les prier autremét que de ii
kur dire,qu'ilz requierent cela preffez de neceflité,ou eftans affailliz de
quelque maladie. Si quelqu'vn entre les Nicaraguiens veut aller habiter
en autre lieu que la ville de fà naïffance,il ne peut vendre ny aliener fa
maifon,ny patrimoine, ains fault que les laiffe à celuy quiluy feralepl° ;, fn ne
poche de fang.Leur iuftice ef affez rigoureufe, & les officiers des Caci- fôrtent des fa
ques portent des baguettes,comme noz Sergeants en figne de la sit ET :
te qu'ilz ont,celuy qui defrobe eft t6du fans qu'on luy laiffe vn feul poil
en la vefte, & demeure l’efclaue de celuy,à quiila fait le larcin iufqu'à ce
qu'il luy a fait facisfa@tion, lequel le peut & ioüer & vendre,mais non ef-
thanger,ou mettre à rançon fans le confentement, & licence du Caciquez
que f1 ceft efclaue eft longuement fans fe rachapter detelle feruitude, it
fert de vitime, & facrifice deuant leurs idolles, & en prennent leur curée,
ar ceux qui ne font point Chreftiens font auffi bien mäge-hommes que
pourroient citre les Canibales.Ces peuples tous en general refpectent tât
leurs feigneurs & Caciques,que croyans que iamais homme ne feroit fi
deteftable que de mettre violentement la main fur vn Roy,ils n’ont aufli
dtably loy quelconque contre va tel homicide, de tuer vn efclaue, n’y a
peine aucune ordonnée:mais fi quelqu'vn occift vnhomme libre de cô-
dition, fault qu'en rende vn pareil aux enfans, & parés de celuy qui a efté ponrquéy n°y
occis. Et eft le pays fi bien party,que tout ainfi qu’en Alemaigne & Italie 4 /ey contre
ily a des feigneurs, & des citez franches, & non fubiettes à Roy quelcô- ceux qui oc-
milles en Ni:
CET OUR
lue: Où il y a Roy,n’eft permis de faire aucüe alfemblée, & für tout amas sens le Roy,
d'hommes pour la guerre, fansle commandementexpres du Cacique:
& farmentlesvnsles autres à caufe des limites, & finages, fouuent pour.
hchaffe, & pourmoindreoccafion, voire pour la querelle de fe dire meil
leurs, & plus braues que ne font leurs voylins, & n'eft là feulement qu'ilz
font ain chatouilleux,et faciles à e guerroyer;ains en vent par tous Les
LIVRE QYATRIESME
Surquey font pays portanstiltred’indes Occidentales:& le plus fouuêt ce quiles mey
fondées les à fentrefaire guerre n'elt que pour enleuer des. hommes, affin de Les fâcr
guerres des fier aux Idoles,& fe fafchäs de fe foüiller les mainsau fang de leurs paré
Nicaragmsens iaçoit queghafcun feftime plus que bien-heureux fil luy éfFheoit d'eftre
choifi pour le facrifice: & à chacun Cacique des enfcignes $c marques
| ., Particulieres pour recognoiftre les {oldacz & fuhie@z d'auac les bandes
pilles fräches de fon voyfn. Les villes qui iouy Sent de leur libertéeilifent va chef tou
en Nicaragua tes Îes fois qu'il faut guecroyer,auquel elles donnent fouueraine pui ffan-
2e ce de tout faire, fans qu'aucun puifle appeller de rien qu'il ordonne eftit
Punition des } [4 guerre, Le foldat qui craint de combatre,ou f'eft porté couardement
cards. à la bataille,elt priué de fes armes, & chaffé de la compagnie des autres:
& iouift.chafcun de tour ce qu'il pille, & butine,faufdes prifonniers qui
fontau public, & Jefquelz il faut reprefenter fur peine dela vie, afin que
ilz foient facrifiez dés qu'ilz font retirez en leurs villes;aufli n’y a il moyé
aucun de les r'auoir par rançô,ny enefchange,chafcua fe côtentant fort
d’auoir le mayan d'immoler,& mäger fon aduerfaire. Et font hardis,cou.
rageux, vaillans, $ rufez en fair de guerre, & qui furprennët fort figemét
k leurs ennemis, aiafi-que fouuent les efpaignula en ont veu l'experience,
Medecins Les vicilles femmes font celles qui fe meflent de la guerifon des malades,
quelz, en Ns- ainfi qu'en eff la couftume prefque par toutes les ifles, & en la plus par
caragué. des prouinces de torre ferme : elles voulés faire prédre medicine à quel-
quepatient,mettent la deco@tion premieremét en leur bouche, & la fouf.
flent auec va entonnoir en celle du patient, & le gueriffent en celte for-
te,mais leur guerifon plus grande vient du confeil des malins efprits que
Le diable 4- ilz voyentà toutes heures, ainfi qu'ilz difent,& confeffent.eux mefmes,
paroifl aux tantolt en forme de chiés,ares de Singes, vne fois en figure d'oyfeau, vne :
Aicaraghies. autre ayans les geltes, contenances & parolle d'vn hôme, qui les rouchét,
& manient,& par iceux {e difent ainfiallegez de leurs angoiffes, & malla-
dies. C'eft grand dommage que la soplints des Chreftiens, qui ont pe.
netré iufqu'en ce païs eftranger,n’eft efgalle à la rudeffe du peuple def-
couuert,à fin que toutainfi que ceftuy fe môltreaifé à receuoir l'imprel-
Langues def: fion du Chriftianifie,lés autres fuffent efloignez de l'ambition, & auari-
quelles on vfé cescar fi cela eftoitainf,le disble y perdroit bien toft fon regne, encore
sn Nicaragne qu'il femble l'y auoir fermement eftably.Comme ainfi foit qu'entre les
__ Nicaraguiens,il y aye cinq languesfel6 la diuerfité des peuples, auf cha
eun des peuples a diuerfes façons d'adoration,lefquelles toutesfois fe ra
portent à vne,& de laquelle nous parlerons,ayans fpecifié le nom des là-
gages qui font telz : le Coribicié, qui eft fort loué : le Ciorotega, qui «ft
le naturel du pays, & le plus ancien, & duquel vfent ceux qui ont droit ds
fucceflion,& qui peuuent vfer de Cacaoz qui eft la monnoye deleur ter-
re, laquelle eff faite de meflange de diuers metaux, & ayant la figure d'v.
ne amende:ces Ciorotegaz font cruelz, & fubie@s à leurs femmes, ainf
Mesciguan fu qu'auons dit cy deuant,ce que ne font les autres, qui habitent celle rro-Æ
gtfen Mi uince.La quatricfine forte de leurlangue fe nÿme Ciondale, es ae cefte
Saragua. Gy Vfentles groflicrs ct villageois, côme Oroieguà eft prapre aux petis
k enfans:mais le prinçipal eff celuy du Mexique iaçoit Q ce pays foit ne.
& Me
rérent is
relfe qu
xique il!
uince.}.
celte ter
fulttel|
on leur
de laqne
la police
fans aueu
prefen
uoirinue
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e les facr
2urs paré
it d'eftre
Marques
es bandes
Chef tou
e puiflan-
nne cftét
ardement
es autres:
niers qui
, afin que
‘ailmoyé
ntant fort
ardis,cous
rt fagemét
xperience,
s malades,
à plus par
ine à quel-
8 la (ouf.
celte for-
efprits que
mefmes,
yfeau,vne
s touchét,
s,& malla-
qui ont pe.
uple def-
r J'imprel-.
&auari-
6: EnÇOre
entre les
s,auffi cha
»sfois fe ra
om des là-
a, qui «ft
at droit ds
eleurter-
gure d'v.
es, ain
: ae celte
aux pets
oit loing
du
__: DES TERRES NEVRVES. 3tt
du Mexique plus de cent cinquante lieuës, mais les Mexi-quans fo reti>
rerént iadis en Nicaraguë preffez dé famine à caufe d'vnes'rand feche-
relfe qui affaitiie leurtérre {que quittés Auanac leurterre,qu'i efleMe
tique ils fe mirét fur ta mer de midy, & penetrent iufquesen cefte Pro-
uince. l'aÿ amenétout cecy, à caufe que cy deffus parlans du Roy de qui
celte terre porte le nom, nous auons die qu'il eftoit fans lettres , mais ne
fulttellément prendre teschofes, les mefürer,ou peer fi feucrémét que .
on leurofte du tout les Caraéteres, non plus qu'à ceux de l'iflede Giapt
de laqnellea efté fait mention cy deuanr: ny les faire ft groffes qu'ayans
la police bien dreffée ; l'ordre des offices, & 1 raifon fi gentille,ils foyene |
fins aucune lertre,ainfi que fontles Canadiens, Canibales,Hiïtiensiadis, F
Yprefenties Brefiliens, & autres ameriques. Car'auili bien peuuent ils n'a M'iseregwrer \ | 1
uoirinuenté des caraéteres pour Fexprimer, comme foitiadis Cadme , ny of des cara- | fa)
Naufffiraté,ou quél.qué ce foit de ceux quiletemps palféont'eu la gloi. &eres, e> |
re de cefle premiere inuention. Ie {fay que lés Mexic£s quoy que n'ayét 7477
ecfte difpofition certaine quenous auôsien l'ordre de l’Alpliabeth, fi eft gti
ce qu'ils vlent de figures fignififtes tour ainii que ladis auorét les Ethio-
piésiét depuis les Egiptiés en leurs Hierogliphiques, & y a des traits pros
près pour l'eau, pour les ch£ps, & pour les de ils ofcri-
uét fur du parchemin, & mirquét la memoire de ee qui pale parmy eur,
foit Faifans iuftice à ehacä,ou defcriuant les geftes de leurs Princes. Ainfi
ceux qui font venuz de Mexique en Nicaraguà vient de ces enraëteres, 8e
lesaütres font du tour fans lertres:les premiers fuiuentl'adoration, & fa-
çons defaire:en leurs ecremonios des habits de Themiftitan, & Panued-
les autres ont des couftumes qui leur fonttontés parriculieres,& del
flesnons dirSsce-qui f'enfüit. Iisont des Paper, & boitiz de doux fortes, Deux fortes …
(ainfi que ceux de l'ifle de Giap£) les vns qui facrifiéefenlemér, les autres 4° /27/f5" :
qui faerifiét, &oyent la confellion des pecirez de rout le peuple fans que ‘#7 4 N64-
izofafentdire vufeul mot derien qu'on leur die far peine de lamort, "45%
comme auf itne leur-eft point permif de fe marier,commeainfi foit que
ins Jérantres efboutour Remme dif bien que le moindre d'entrele peu
ple.C'eft âccesPreftres d'annoncer les iours des feftes, defqnelles ilz one
dixhui®, & icelles für le commrencement des moysainfique ces peuples
hs comptent & confiderentfeton le cours de le Lunesinfi qu'ilz la par-
éffent, & entondent. Quel que ce foit deces facrilicateurs ; qui doiue fa-
aifiet ; car c'eft des honimes que l'6 fait la vitime pour efkre ofertelur
lotet-du Soleil ; fauie que fe tienne deuantle temple de leurs dieux .ou
Fioftie,ouchofe à facrifier leur eftamenée,& taquelteitz ouurent, auec
mcouteau-de pierre, ou d'vnciiHow bientrenchant; &accre.Cos hom-
nes fanglens, 8e bouchers fscrer, /mrispluftolt exeecrahles,)faule qu'ad
tertiffene Je peuple du nombre d'homries qu'on doitferifier, &fico
hronthomimes;oufemmes;d'autanrqu'izn'y vont fi doueementqueles Canibales ne
Canibalesiqué efpargnentiles femetles pour en tirerlignécr annaneent ii: facrifens pois
Bin frontfraner;ou efchaues pris en guerre ou autr:ment ; difent comm 95 femme.
cle rro" Slufoite doit cftre gclebrée;quetles prieres il conuient dire, & qu'eft-ce.4i
l'épeupte dois offirynomeute mois depcine que él RULES
4
+
| \
|
| JL LIVRE QUATRIESME
cha des ceremonieslors que Rome eftoit foüillée par l'abomination
del’Idolatrie. Auant donc que çe venerable facrificateuraflomme l'h6-
p e/membre- me qu'il doit offrir, il fait eroistours autour de luy chantant vn laÿ fort,
ment des 9 piteux, & lamentable, puis luy ouure l'eftomach auec le couteau fus n6-
aes an facri- mé, luy foüille le vifage de fon fâg propre,arrache le cœur,& defmébre
pre en Nia- tout le corpsen pieces,toutainli qu'en fait vn boucher eftalant fa chair À
ur osé la boucherie:defpecé qu'il a le corps,il dône le cœur au principal facrif-
cateur,les piedz, &les maïsau Roy,les cuiffes à celuy qui l'aura fait pri(6.
nier enguerre, & les entrailles aux trôpettes, le Rrplus feruant pour le
raffaliemét, & pafletéps du peuple affin qu'aucun ne foit fans fe fentir de
cefte fefte, la tefte eftant referuée pour feruir de môftre, & memoire fur
dique arbre voifin,& qui eft là rengé pour ce feul effect, aifi qu'auôs veu
en l'ifle des facrifices:& grauant côtre ceft arbre quelque caraétere figni-
fiant la Prouince côtre laquelle ilz voudrontfaire laguerre , ou auec la-
Sacrifice des quelle ils font defia en debat & relle, Mais fi celuy qu'ils facrifiét n'eft
dfclaues non point proye de gucrre;ainsachepté, à caufe que n'ayans de tel butin, ilz
pris en guerre acheptét des efclaues,uu arreftent les palfans.ilsvfent d'vne façon pour y
proceder:entant que l'ayäs ouuert,on enterre toutes fes entrailles: & par.
ties interieures,piedz & mains le tout mis en vne cocourde detellesque
orteleurterre, & le cœur auec tout le refte du corps ,fauflatefte , eft
bsufté, & latefte demeure toufiours pour memoire aux arbres fu{dits, En
default d'énemy, & d'eftrigerilz fe facrifient de voifin à voifin mais faut
que le facrifié foit achepté: aufli le perealicence de vendrefes enfans, &
Kul libre [a chafcun liberté de fe vendre foymefme , mais ceux qui font offerts aux
.erifé entre les jdoles en cefte forte, ne font point mangez par les affiftans: or quand on
Nicar4ÿ#i= mange ceux defquelz eft permis d’aualler la chair, ils däcent, faultent, &
ms, gambadent tant qu'ilz peuuent,& iufqu'à ce que les iambes leur diffail-
lent del’affitude, lenyurent auec leur vin,qui n’eft point de vigneains de
Mahiz, & deleurs fruitz, ainfi que par tout les coings de ce païs O cci-
dental : & ayde à leur enyurement vne fumée de certaine pouldre qu'ilz
Procefion des font expres pour celt affaire. Il eft vray qu'auant que haucer legobclet
sdolatres en 1e preftre oingt & laue la face de l’Idole du fang de celuy qui a efté facri-
NHaragéé. fé, & tandis fes côpaignôs chantét, & le peuple fait fes prieresfort hum-
| blement, & non fans pleurs, & larmes. Cecy fait on commence vne pro-
ceflion,les facrificateurs ayant des robes blanches de Cot6, & des pieces
comme bädelettes qui leur pendent dés les efpaules iufqu'aux talons, au
bout defquelles y a{en lieu des houpes)des bourfes,pleines de rafoirs de
pierres noïres des poinçons de quelque forte de metal,du charbô en pou
dre, plufieurs fortes d'herbes & drogucries. Le peuple d'autre part.a des
bandelettes defquelles chafcun portel'idole qu'il aymele mieux, dés fa-
chets de pouldre, & des poinçons encor, l'yfage defquels vous entendres
bien toft en cefte ceremonie, comme ausfi Ja caufe pourquoy les ieunes
arfons portét arcz,flefches, & boucliers, & pour banicre l’image du dia
le,ainfi qu’6 la paint au Mexique, & en Calicuth, 8 que le plus vieil, &
: ‘honorable facrificateur de toute la compagnie fault que porte deuan
tour le peuple. Cefte soupe de pagez & Rericsour marche d'ordre cs
nee ee mme
de chofc
Nicarag
çons de
quitteré
ayét go
nyancié
fe qu'ils
{e,comr
hiz,pou
les de te
getter C
ainf qn
eft, .te
ainfi qu
rope:n"e
mination
me l’hô-
Lay. fort,
à fus nô-
lefmébre
(a chair À
al facrif-
ait pri(6.
x pour le
fentir de
moire fur
auôs veu
ere figni-
y auec la-
jfiét n'eft
butin, ilz
>n pour y
es: & par-
elles que
tefte , eft
ufdits, En
mais faut
‘enfans, &
fferts aux
quandon
aultent, &
r diffail-
neains de
aïs O cci-
dre qu'ilz
egobclet
efté facri-
{ort.hum-
vne pro-
des pieces
lons, au
rafoirs de
b6 en pou
part.a des
x,dés fa-
ntendres
les ieunes
ve du dia-
s vieil, &
e deuan
ordres
DES TER RES NEVFVES, 322
antane toufiours iufqu'au lieu de l’idolatrie, & eftans là arriuez,ils efté-
dent vne Lans ei pr deffus force, Roles, & autres Aeurs en
rand abondance, affin que le diable ne touche point par terrè : & litoft
que cefteidoleelt poféiuz, leur cliant'prend aufi tin, & tous fe mettent
äprier : puis le fouuerain des rhiniftres des idoles faie vn certain figne de
fi main , ‘lequelon n'a pas auflitoft aperceu que chacun defgaigne fon
poinçon & ffen fra pesqui les oreilles, ceftuy les bras, & l'autre les cuifles
&en y a quiauec desraloirs de pierre incifent leur membre : & en fom-
me n'ÿ à homme qui fuyuant fa deuotion ne tire de fon fang en aflez gräd
sbondance.Se voyans enfanglantez,ilz ont en leurs fachez des cartes,ou
des feilles d'arbres auec lefquelles ilz reçoiuent ce fang,& en oignét leurs
idoles Sathaniques : & tandis que ces ecerueliez fonc cefte abominable
éffrandeles ieunes garfons décent & gäbadent comme ceux qui ivüent
par deça les bouffons & Mitaffs , &efcarmouchent & combatent l'vn Danre armée
contre l'aure pour plus faire d'hôneur à la fefte. Er cefte folle efcarmou- 44 nom de 54
_éhéprenantfin , & ceffant lapriere , tousfe penfent leurs pliyes auec le hu,
charbon qu'ilz ont en leurs fachetz auec les herbes, & autres drogues,
Adüient fouuent en telles, & pareilles proceflions que drrrai Pagez
font des benediétions fur leur pain de Maluz, & l'arroafent du fanguiré pis erroufé
deleurs parties honteufes, & le mangent ainfi benit, & arroufé, comme 4, ang vfé
de chofe leur eftant & faine,bonne, & falutaire.Voila quelle ef la vie des ,,, Les nries=
Nicaraguiens , lefquelz a prefent onten À a endroits changé de fa raguiene.
ons de vie,ayansreceu l'Euangile, & y faifans proffit ( Dieu aydant) ilz
quitterôr route cefte idolatrie. En fomme tous ces Occidétaux quoy que
ayét goufté les mœurs des noftres, fi ne peuuêt ilz oublier, ny leurs façôs
#y anciénenourriture.rt quoy à en plufieurs endroits noftre bled y croif
fe qu'ils voyét faire le pain à lafaçô de par deça,& qlegoultleur en plai 544 ec
fe,çcomme plus agreable: fi eft-ce que iamais ilz n’ont daigné laiffer le Ma ,. ;/ ef cults
hiz, pour lequel cultiuer il fault q labourét la terre auec des hoües, & pef- eux 11des
es de terre n'aifs l'vfage d'ateller des beftes pour vntel feruice. Ains que
etter cefte feméceen terreilz ia font tréper quelques iours ; & la plantée
ainfi d'ious les febues , en mettäs quatre pour le moins en chacü trou: &
ft ‘Ye plante fi fertile, qu'on à veu iufqu'à 400. grains d'vn feul femé
en fa fitbnila tige croift de la haulteur d'vnhôme, & plus, & eft groffe fe
Jon fa grandeur , ayant la fueille femblable au Panicle , ou telle que noz
Cannes , & rofeaux, mais font plus larges ; plus longues & molles & plus
douces: l’efpy'eft toutainfi qu'vne pomme de Pin, legraingros &rond *
comme vn poids,n6 du touttär,ny lôg autli côme noftre bled , ny fait du |
tout énquarre. Le pain de ce grain eft b6 ettärtédre;il fe durcift foudain, perrs de ef
& dur qit eftaufi perd foudain fon gouft, & faueur,& gafte fort les déts ,;ne dus a44his
qui ft caufe que fouét ce peuplefe les nettoye . Lafarine’du Mahis a vne
grand vertu,qui eft de conferuer l'eau & empefcher qu'elle ne fe gafte ny
corrôpe, & c'eft pourquoy les Efpaignolz, & autres nauigeans , ceile part
ae vont iamais fans en faire prouifion . Cegrain fertdevin à ces Indiens
sinfi que font l'orge,& obelons à plufieurs Septentrionnaux en l'Eu-
rope:n’eft fubiet à fre tempefté, n'y guere mangé de n 4e ne coufteny
y
je L'AVAIS QU AT RUES ME
temps, n dpeinéà oftrecukiué, & enfommeles Ladiensaymene
a 41 mieux 1e pin d'éceluy que depas voe de noz femences. Laçoit & qu'en
Inlien d'Oc. Europe, & Alesdc Aftiqueil y aye grid diuerlité de couleurs és hômes,
M: Gelt-ce qu'étre ces Andiensvous n'y voyez guere de diffcréce,eflis pref
que tous de couleur tirdt für le Chaftsigaierscomme d'vne Oliue, & le,
Dbahidenc auctt de voir vn vilége blanc,ou noir, que nous faifons voyans
ceux qui nous{dnt difemblables:fans 4 pour le prefent j'étre fu ]a pu
L rndion *° de da caufe-descouleurs ou lice vient dela feméce,ou de quite à
Nul Fndiens nus dod'ardeur du Soleïl,ou peur autre occalié fcrette:enpore Jaif-
rfeans © feray-éceux aaturaliftes à vuider.ce point, pourquoy eft-ce qu'E ce païs
peu de chau- on pe voit pas va roulfoou, & fort peu d'hômes chauues à än qui ex.
mn ercét le rate on l'inquifitié naturelle dechofsaT-zefmeucillable, Nous
ce pondit direns, pour céclure ie difcours des Ladiens Occidentaux, &
qui vôttirés verslamer Pacifiqueque lil yena quelques vns qui relfe-
tent quelque douceur, & delsénairesé fi-of-ce que le plus louuyent,
€ cômunallans eous nude, auf font ilz.eshoncez {ans amour ny cfgard
à l'endroit de perfennclourda,brutaux,ignords, fous.infenfer, malicieux
auccecfteignoräce, ne vends côpte deleur vie, & mouns faifens côlcien-
Mewrs en £e- cede cuer lesautrestousprofque Antropophages, méteurs,ingrats,& in.
neral Les In, conftés aymës la nouveauté, &fe plaifansen d'ywrognerie,pour à laquel-
diens, deffaire voyeil n'ya herbe, nyfruitquinetoit employéàtaire leur boif-
Occidentaux. {on.ilene dçaucntque-celtderaifon, &cequisé hayétd'eftre repris,& ne
veulontqu'onleschaftieaurafbetrahiltres,cruelz,vindicatifz.nepardô-
nés jamais à-oeux qui kes-affencôtennemysdesonte relligion,& Jainteté,
de peu de iugement.& hommes fans effeét en leurs deliberatiens . Leur
Foy 8& loyauté eft fèns durée,los maris violent promelfe à leurr efpoules,
&'iesfemmes à Ioursmar ys:forciers au,poffible,deuins,& adônezau fer-
uicedes Diables:ooiartz en d'aueuns lieux,on d'autres plus bardis & te.
smerairement courageux.que les.beftes:les plus farouches.I1z.n'apt point
l
de barbe & fontfans-contenance,actends compte de leurs maladesaïns .
<naucèns lieux Jors-qu'il les voyët voifins dela mort,.les portent Jur vne
montaigne leur-laiffane du pain &-de-'eau , pour pafler.ke,peu qu'il leur
refte de vie,quoy.qu'ailleur ils enfoyentfortfoigneux, #.les plaignent à,
filsen meurent. Conclufion-tent plus cesgenscroiflent.en sage, à plus
âls-deuiénent mefchés, &:quoy-quefur Les:1osousz.ans ils femblentpro-
mettre quoique chofedebon, fief-ceque foudain vousen perdez 1ef-
perâce,fegaflanstout,àynicoup;&c.deucnds pises que ceux qui jamais n6
donnerentefpoir,ttepreud'hommie. Auf Diauleuraenuoyé pur
mestelz qu'ilieur failloit paurlespuoir,à Gauoir les Efpaignolz,& Per.
tugais ennemys dusvice, & punilleursfeueres.de lamefchanacté;lefquels
din’ont dutoutabatu l'orgueil.de. ces barbares, ils lestiennent à tout le
on fibien brides, qu'ilzu'ofentguere plus-{e.defborder eu leur vil-
dennie. = RQ DA
Nrit @6: pay
tlkredel
miencidel:
Laterref
deprez ve
AuCnoUs.
pricorné,
que ie vri
peupledu
3e, labont
Jes fixes di
jour prefe
DES/TERRES NEVFVUES, F, | js
Dupode l'Aauriqumanrs Cr facon: de faire des hakstans
#5 enieels, Chapitre [oiz 1e(ives
# Vqnes icy ayons nous defpris.ce qui ef du partage
£ Koy Lipsgnol, {elon.la bulle du Pape en ealle We) K:
lité parles Qrients , & Ocçidens imaginez parles
NS raonssmarhematiques : refle à voir celle partic! de:la
5 La quarrie/me deferi pion du monde, quisftenuelopés
à ZA lousle nom d'Amerique, & laguellea prisenG dy arr
AATONRS excellent homme de noftre termpsauque! nous fon-./®
mes autant redcuables que à autre quiays vefcudu fiecle de nos pres
Etd'autant que plus aleurément us peux-ic parler Eu fiyuans çf
queluy-mefines en aefcrit , &me gonuernent felon fon tefmoignege,
puis-qu'ila veuau long, & au large ce sort puis 1, ON AE CTAUMETS
poistauff eftronge G ie ne faispas grand arreft mL vu
çoycen ont clcrit plus licentieulemét,peut elère, ques TARA ELA E
lay-arraifonné les vas,& veu les efcrite des autres, lefquelz pour embral:
fer fouz le nom Amerique tout ce quieft prefque fouz le cours 65, 1n-
des Occidentales,feftendent trop, pour particalyiler v peuple nenye Beffert à de-
marqué de chofes tant fingulieres que on1uy astritaue & Dan r Meur. ans
mueoture)pour fes fouuenir,des cas, quimeriseropent qua ones Guli.re- J'emile tmp
digez par hiftoire. | | Lire 74 d'hier,
Âl:me fouuient d'auoir ouy parler va nommé Boat bemime 0on imper-
docet,ny igaerant, quia demeuré fept , ou huitansen.çelleriyiere où ip
fi de Villegaigaon voyages-ila quelques années :culuy-sy io en
difnitdes chofes toutes differétes de ae qu'on.çn PARFHAE IA ÉRER ESIQNE
d'aduisdeluy aioufter pluftoff Éoy que aux ares qui y Ut emené
moins d'efpace de temps ,& quin ont goufté les humeuss du peuple , ny
wu-desdiuerfitez des mœursd'iceux.& des paifages n'eftois queiélescef
pets aucunemét,& queilme fafche de defiendysl'yn, pour regerter L'or
piniondes autres, up rcenst Tic otère nul
Àceftecaufe, pour neiurer.en la parolleny des vns 0y des sutrasis pro Cove ef
Mrs 9:23 prefcnrde ne dire riende l'Amerigue, qus ce mot à motieitir Dot
seray.d'Americ Vefpuece Florentin,qui ft celuy,qui nr A de y
writ cœpays duquellaProuinceaporté &-portelen6d' Amerique fs à le 7% F pre
dkrede Fréceantartigeye pen altexerda gloire de çduy,quien fanlapre F4 Serie
mionc.defropuerte Orciéftainli Gparle en (6 .difcpurs Amerie Velpnese, bn:
Laterre.ferme de.cepays commence par delà la ligne Equino&iale buit Ge PIE
dogrez versie pal Antertique , &-namigafines tante long desole cafe, # F/#78708e
que.nous putropañfäfmes de dixdepr degrez &.demy le Tropiquede Ca.
pricocng,où.nous auians noftsc orifon.-fleuédesinquantedegrez. Ce
que ie weis lasnieft point sogneuaux:hommes de nofre fiecle, qui cftle.
peuple du pays,fes mœurs, couftumes,fa courtoificila fertilité delates.
se,la bonté de l'air, falubrité du Ciel,lescorps celeftes.& fur tout les aftoi- pee
Jes &xes de l'huitiefne Sphere,ponicogneués, ny-mentionnées iufquesau fort peuplées
our préfentny ramenteuËs parançun des fçauans dusempiadls. Copais
SC ii)
C "et Le dPucce
qui 4 düné le
nom 4 tout ce
LIVRE QVATRIESME
éfthabité , & peuplé autant ou plus que autre queiâye iamaïs eu, & le
hômss y font fort courtois, & priuez, fans offencer perfonne,ne les offin.
çant point, allans tous nudz ainfi que nature les produit du ventre de leur
mire. Leurs corps font bien formez,& prôportionnez de telle forte qu'o
n’y peut defirer rien pour la perfeitisa requife en a forme del'hemme,
. Ja couleur de leur cuir tität vn peu fur lerouge, pour eftre refchaudez du
foleil eftans ainfi nudz qu'ilz font,ilz ont les cheueux noits, longs, & &fpar
:. pillez furles efbaules, adextres en tout ce qu'ilz font foit qu'ilz fe iouënt
.- queilz courent,ou queiiz cheminent. Etcomme ainfi foic que ilz ayët la
. faceautancbeïlle , éx le regardaufli gentil que nation de la terre, fi eft-ce
queilz fe la font deuenir laide & difforme auec vne façon,qu’à grand pei-
Amerique Ne Voudroit-on croire : entant queilz fe percent & incifent le vifage cn
fe g dent Le pluficurs endroits à se és iouës,au nez,leures; & oreilles, & en oftans
wfigeawrc lachair, ilz rémpliffent les trous auec des petites pierre qui femblent de
des incifiens, Mirbre,ou de criltal, d'âlebaftre, ou autre telle chofe,ou bien des ostref-
À blancz, & fubuils à leur mode , & qu'il acouftrent & ouurent fort migno-
tement .’1 vutes fois n’eft aucun qui ne trouue chofe monftrueufe de voir
qu'vn homme ayefa fe pleine de cailloux enchaffez en fa chair , & tout
le vifage defchiqueté, voire qu'il f'en trouue tel qui aura fept pierres en la
fice,chafcune deiquelles aura plus de demy aied de long, & ay veu de ces
pierres qui pefoyent pres de feizeonces :mais aux orcilles ilz portent des
‘aneaux auec des perles à la mode ancienne des Egyptiens & Indiens. Or
ce font les hommes feuls qui fe defigurent ainfi la face, car les Femmes n’
guls les bom
saussen l'AÆ-
| mnrique.
AÆmeriques
Se percent Le
face
PoUrG) ‘finraucuneincifion : contentes de fe parer feulement les oreilles : & LÉ
quelles ont vne couftume fort cruelle: & efloignée detoute:courtoifie,&
douceur reffentant quelque cas de l'homme:car elles eftant paillardes ou-
tremefure , & fouhaïitans de fatisfaire à leur effrenée lubricité, & plaifir
defreiglé de leur apetit, elles donnent à boireaux hommes du iuft d’vne
” certaine herbe,de laquelle ilz n’ont pas fitoft goufté qu'ilz (e voyent en
fler lemembre,& leur accroiftre merucilleufement, pour prendre plusà
Jeur gré le pafferemps qu’elles defirent : fi cefte herbe ne prouffite', & fa-
. tisfait à leur tantafie,elles font fi definaturémet cruslles que de mettre cer
tains {érpenteaux & animaux venimeux ;aux membres de leurs hommes,
ui les leur mordét,iufqu'à tant qu'ilz les font enfler, fi bié que plufieurs
fouuét en perdent les genitoires. Ilz n'ont ny draps,ny lins,ny cotô,aufli
n’en ont ilz affaire, d'autant que allans nudz,comme: ilz font, ils n’ôt aufl
‘affaire quelconque de veftement, & ne (en foucient.Parmy ce peuple n'y
aaucun qui ayt patrimoine;ou heritage, entant que ils viuent tous en cù
Les Frangoys un, fans Roy, Empire ny principauté, chacun eftant Koy , à foymefme,
qui y ont effé & ayants tout autant de femmes que bon leur femble ; ffaccouplans fans
nient que on y honte aucune ny fans reipeët de parenté ; ou alliance de fang , entant qu
abufe des me- le filz abufe-de la mere, & le frere de la fœur, & ce publiquemét tout ainfi
resnydes qu’en vfent les beftes fansraifon. Etainfi ne fault f'eftonner filz rompent
fœurs. le mariage puis qu’ilz fon: fans loy,& que c’eft le feul plailir qui eft guide
. de leurs aétions,n'ayans police;magift:at,temple,religion,ny aucur e ida
le, & viuans en vae deteltable liberté de tout faire fans reprehenfion,
Vilaine cru-
aute des fem-
mes de l'A
merique.
Letra
comm
fouuen
à dreffe
efguillc
tans à fc
aucune
à cefte vi
oufte
É repai
veis vn
hômes,
rearre
& mébt
par deç
dece à
diétqu
ueur, êc
e mes c
les flelc
és qui
Bin ;
defnat
mais ce
defqlle
les foy
formée.
haflé di
les, fi ne
le pl’ ac
fis qui:
telaref
les & v
forte q
& que
font pl
les qui
veulal
queles
que tai
mes ap
les {ol!
te.Ce
taint le
quin':
ce que
ju
s veu, &le
1e les offin.
ntre de leur
e forte qu'ô
le l'hemme,
chaudez du
ngs, 8, &fpar
12 fe iouënt
eilz ayétla
rre, fi eft-ce
à grand pei-
le vifageen
& enoîtans
femblent de
des os tref-
fort migno-
ufe de voir
air , & tout
pierres en la
y veu de ces
portent des
ndiens. Or
femmes n’
illes : & we
ourtoifie, &
illardes ou-
é, & plaifir
u iuft d’vne
voyent en
en dre plus à
ffite', & fa-
mettre cer
s hommes,
ie plufieurs
cotô,aulli
Is n’ôt auf
peuple n'y
ous en cÙ
oymefine,
uplans fans
entant qu
ttout ainfi
Z rompen L
i eft guide
aucur e ida
enfion,
par deça la venaifon defpecée venans de la chalfe &fefbaiffoyent ces gens
de ce q no refufiôs de mäger de cefte chair de leurs ennemys,entät qilz
diétque elle leur ouure l’apetit, & eft de merucilleux gouft, & plaifäte fa-
ueur,& là louét fur toutes les viddes defquelles ils vfent ordinairemét. Les
DE :TERRES':NE V FV:B$4 : 324
Le trafic leur eft incogneu, la monnoye n’y eft veuë , le terroir leur.eftant
commn,ilz n'ont occafion de fequéreller ; &.neantmoins combatétils Crwaute des
fouuent & fort crüellemét,mais fans tenir ordre,ny.difciphnequelôcque -#meriques
à dreffer les rancz.S'ilz fafflemblét pour côfulter,ce font les vieillardsqu fe mangeans
efguillônent les ieunes, & leur font faire ce que bon leur femble,les incr- les vns,les ay
tans à faire guerre, & fe venger de leurs ennemys, lefquelz ilz occient fs fres.
aucune compañion, & les vainquans & prenans, ilz lesmangét, &:eftimét
1 cefte viäde la plus delicate:plailante, & fauoureufe, à autre à ilz fçauroyét
goufter, Et font fi friäs de chair humaine que le pere mäge le filz, & le fiz
fe repaift de celuy qui l’a engendré fel6 q ils récôtrent fortuitement. l'en, gels
veis vnqui fe vâtoit d'auoir côtenté fon apetit de la chair de plus de300. pr,un os diéh
hômes, & ne faifoit pas peu de parade de céfte fiéne brutalle vailläce:voi que FM ds
rearreftafmes nous,en certain lieu de ces hômes,où Jon voyoit les pieces, gent
& mébres des hômes pédus dedäs leurs loges, tout ainfi que no’ accrochôs ee
a: mes de ce peuple fontpour les pl° ordinaires, & accouftumées les arcz &c
les Aefchesauec lefquelles ils fe depefchét, & tuent fort cruellemét,côme
gés qui font nudz & qui font côduits d'vneaffedtiô brutalle, & fäs aucune #74: des
raifon : & nous les ayäs fouuent admoneïtez de laiffer ces façôs de faire fi Æmeriques
defnaturées & abominables,nous promirét aufli de fuiure noftre confeil, |
müis ces fut fäs que l'effe@ fe enfuiuift.Reuenäs aux fémes Ameriques, 8&
defqlles no° auôs ia parlé,iaçoit q elles aillét nuës, & vagabôdes, & queel
les foyét de plus impudigs , & gloutes du plaifir charnel 4 natureenayt
formées neätmoins ne font laides,ny mal proportiônées : & n'ont le taint
haflé du foleil,ains belles,bien proportiônées:& fil y a 4lque greffe en el.
les, fi ne leur dône ellerié de malfeäce,ou indifpofitiô: & ce qietrouuay
le pl’admirable,c'eft queie n’é vey pas vne,quoy q elle eutporté desen-
fis quieut les tetins pédäs,ny les mamelles fleftries & bräflätes,aîs en tou
te lareflébläce, & port du corpson les iugeroit toutes.eftre encore pucel-
les & vierges, fäs que vous leur voyez la peau du vëtre pliffée,ny ridée en
forte quelconque: voire les parties que l’honnefteté ne fouffre de nômer
& que elles ne cachent point nomplus que elles couurent leur vifage, ne
font plus apparentes en celles qui ffabandonnent à tout coup, que de cel-
les qui iamais ne furent corrompuës, defquelles le nôbre en eft fort petit,
veu la licence de tout faire, & la naturelle inclination d'icelles à la vilénie,
que les beftes fans raifon pourfuiuent moins que les hommes : tellement
que tant que les Chreftiens y furent,c’eft chofe incroyable côme ces fem.
mes appetoyent leur acointance, & quel plaifir elles prenoyét fi quelcun
les {ol lisitoit d':mour,qu'elles mefurent tout ainfi que l’apetit lesträfpor
te. Ce peuple vit fortlong temps, côme y ayant des vicillards quiontat- -##ériques
taint les centcinquanteans de leuraage , & filz deuiennent malades, ce 2/#ent longue
qui n'aduient guere fouuent entr’eux,ilz ne le font guere long téps,pour # nt fans m4
ce que foudain ilzy remedient auecleiuft des herbes qu'ilz cognoilfenc /4die.
Beaute et net:
tete des femes
A meriques,
A) LIVRE GYVATRIESME
… Crefbtour ee que ay trouué party ce peuple, qui merite qu'on en fâce
Cbmptéel feauvir l'air tettpèré, la bonté du ciel, la fertilité du terroir, 4
Paigéfilong dés hebitans,quit peur eftre ) y éR'caufé par le vent d‘O
tient léquel y buffle & réfpire toufiours ,& qui y eft tel que par deçà le
Sipteñtrion caufant noftre fante.
7 Hroôntvn plaifir à la pefcherie de laquelteilz viuene plus que d'a
tré EROÏE, en teey leur aydätit la nature, d'autancqué en ce pays la mer
fRtiblefürmilier dbondithent de toute forte diuetfe de poiflons:aufsi ne
Fe phaift guere cé peupie de la chaffe,ée qui eduient pour la grand mul:
. ditudé dé beltes irouchès qui ne pairent ds grids bois, & foreftz de celle
,: cônttée, & es habitans n'y ofans pratiquer entant que aiali nuds, & fans
REA que atries, ile ne pourroient Rpreualoir dé ces animaux cruele, & fanguinai-
trot, 5 à, Auât que paffér plus outre en fa fuitte des pt Vefpucte,ie di.
AÆPATQUES. tayTedtement en pfahtée que iay day dire, & à Betfard, 8e d'autres qui
om véfeu er Jéngtéps enl'Ameriqué; que pour vray ce peuple eft fans
réligioh;héantheins éonRTe il n moteur de routes chofés, &e reuere le
Sobef,@e ertint fur toutes ehofts le tônerresau refte croit le delupe:mai
he fait torripter fe temps audiel il adaint, ef affligé merucilleufmêt par
AÆmeriques es famrofnes & lutins damalin efprit qui de nuit les efpouuente:d'a-
prefituent — dorersouprier,il ne Péti parle nomplis que parmy les beftes;8 n'ont au
leurs tre foing que de leurs ratines à faire {our Pain, & de leur brauage de Pal.
pére. ihier, four mariage Eft fibre, bien eft vray que les femmes mariées ne fe
donnenttroép prédiguement, leurs:Matys te Æachant, Roùles peres, &
. … Merès oi fiborale large de teurs Billes aux ;& leur proftitue.
Quelz, vois en Lo pour ravir vn tourteau, vne fonnerte, euaucre telle & fi menuë cho-
aucuns lieux fuge ADR toÿ il y ades païs où ile virent fans chef;ainfi que dit V'elfpuece,
de lAmeri- w en d’aütres, oute plus fort & viilanta commandement für la troupe,
ges fêns que cette puiflice Feftéde l'urlosenfans, & faccrffeurs de celuy qui
aura tucefle authoritéleuraprendc nature cecy, qu'il Rult qu'il y ayt va
chefen toute politequicorthande für toatiorefte du ge ut dyôs
k éotmie Vefpuceecontiaue ton dise: Le:pays(divil ) eft fort temppré,
phn oraf feteil,& lortoutautrespreable, &'plaifünt:& taçoitque d'y aÿt plufieurs
A fre de be poftaux, 8e coftines,efilment-moins arroufé de ufeurs fontaines!, &
| #mMrique. infitisraifeaux ayant tes boys de hanlrefaftapeft efpais, &crouffus , que
AeRprefque tmpoñible-de paffer, & voyager par iceux.
Les arbres foient ft. tiers,ond'ratre fürec,y croifont dans la main, & ar-
tifice d'homme, & Les truitsy-viennét, & bons, & :on grand :sbundance,
: @fèns que fe nuilènt à ceux-qui les mangent, & z font du tout
Dinerfiré différée, ec diffemhlables sux'aoftres,commeaufi fonc tes herbes, & :ra-
d'ofiaux. dits defiyeretlesilz fay dEtipourien faire leur pain, & autre vide pour les
hourtir@ fufitéer Laprande;Stvarisble dimerfité des vifoaux incogneuz
&e pir desafroient: erteut omme voyantrant de besnx pluma-
pes, &lesfigures ainii-diverfifiées de celte volaille, 8 foricout des Perro-
quotziet nux testouleurs crimes delreulz fuffroientà y-amaler
… guciquegentil efpric voulant defchitier tes muecto dois, ant
pe
apr Rotax On NY evo autinespparence Bec sroût de: lror.,:
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DES TERRES NEVFVES: °32$
ray-femblable que les autres ny manquent non plus,maisqueperfonne!-f rôres ed.
se Left mis.en deuoir d'y dôngr encor attaîte pour les defcouurir.Les ar- ” fer ans, ©
res y font fiodoriferäs,& d'yne telle fouefueté que il. ne fault point fef. #/Mafiques.
hir fi la fanté y eft fi familiere, & y en y a peu qui ne portét quelque gd.
ne finguliere, quelque iaft, fuc, &liqueur, defquels fi nous cognoifhôs la
ertu & proprieté, ie penfe qu'il n'ya chofe qui nous defaillift en ce qui
oncerne le maintenement de noftre fanté , & bonne difpofition. Quoy
qu’il en foit,ce pays regardant le midy, & iouiffant de J'afpect, f doux & Sereniré du
racieux du ciel,eft tellemét difpofé,que l’hiuer n’y eft pointexceflifny Cle l'air
afcheux en froidure, ny l'eftéafoibliflant les corps auec la veheméce de /ävs vapeur
es chaleurs,de forte que plufeursont eftimé à le paradis terreftre n'eft en .Æmers-
uere cfloigné de celle Prouince, On ne voit guere l'air chargé denua- 74.
es,ains y eft prefque toufiours feraine la face du ciel, tombant quelque-
vis lque petite & legere roufée,quine dure plus hault de trois ou qua.
reheures,& tout ainfi f'efcoulant q:vne nuée f'efpandät, & efuanouiffant
par la vehemence du vent qui laträfporte, n'y ayant prefque aucune va-
eur quialtere en rié la fanté des hommes, ou caufe tempeftes & orages, .
açoit que pres de la mer il tône quelquefois, & és pays auoifinäs les haul
esmontaignes. Vefpucce qui eftoit vn des plus parfaits Aftrologiens de Efhoiles de le
fon aage, dit qu'il y auoit confideré des eftailestoutes differentes à celles l'Eguatenr
de cenoftre Hemifphere,& entre autresquelques vingt de fi gräd clarté, différentes 4
@ l'aftre lumineux de Venus,ou Vefper,ny la planette de Iupiter n’apro- celle; de no-
henten rien de cefte fplendeur, & la circonferéce defquelles furpañle la ffre Hemif-
rédeur de ces deux fufmentionnées, Orentre les autres;il fe dit auoir phere.
veutrois Canopes,deux defquelles eftoyent fort claires , & la troifieme
fombre, & obfcure,& du tout aux autres diffemblable.Le Polantartique 7roés cane-
: Dr'a point ource gräde & petite,ainfi qu'6 voit en noître Artique,ny des pes en l'.4n-
kftoiles qui l'accompaignét,& entourét , feulement en y a quatre qui l'E- tartique. :
ernét en forme quadrangulaire, &prefque faite en croix, qui a eftécau- Le Pol LAn-
fe que les Pilotes luy ont dénélenédeCrenfier,& dit le fufdit Vefpuc- rartique quel
e,que feftant pris gardeà celle grande difimilitude des corps celeftes,à ç> commef.
leurs circonferéces & proportiôs,ilen a fait va liure, qu'il laiffa entre les gure,
mains du Roy de Portugal, dedans lequel il monftre de fes obferuatiôs
Aftronomiques du tout contraires à.06.qu'en ont traité lesanciens,côme péffuccea fait
celle quäd il dit qu'il a veu l'arc celefte tout bläc prefque fur Le point de v» liure des
minuit,comme ainfi foit,que fuyuant l'opinion des philofophes, eeft arc cenfiderarios
prend fa couleur des quatre Elemens, iaçoit que Ariftote ne foit de ceft celeftes.
iduis qui en raporte la caufe à l'obiet, & rebat des raïs du foleil, & à la vae
peur de la nuée qui luy eft oppofée. Dit é outre auoir veu la lune nouuel. ,#rc celefle
leau mefme téps à elle fe côiointauec le Soleil, furquoy jé laiffe la caufe bac en plein
idebatre aux philofophes fçauäs & bien verfez en la fciéce naturelle , & minnit.
quelque ferenité qui foit en l’Amerique, fi côfeffe toutesfois Vefpucce,
teque fouuent Beffard m'a affeuré auoir contemplé, que les nuitz y Feux volent
font fort, & diuerfement vaporeufes, tellement que on voit des flam- en l’arr Le
mes ardantes durant icelles voler & courir par le vague du Ciel, non muitenl4-
fins l'eftonnement des fauuages, qui ne fçauent, & ne cognoiffent rien merigue,
| TTL
Promelle de
l'anteur du
prefént liure.
LIVRE QUYATRIESME
des caufes & fecretz dela nature: |
Le pourroy vous deduire plufieursautres chofes, & fingularitez,tant de
ce pays que d'autres,ayant ( la Dieu mercy) les liures,& des Efpaignol
& Portugais qui ont couru tout l'Ocean prefquepartousles coingsd
monde mais vous ferez contents pour cefte fois,du peu que j’ay tracé,at:
tendans que en vn meilleur temps , & auec plus de commodité ie dreffe
l'ordre mieux à propos d’va liure, qui me femblant rude , & confus fous
Ja main d'autruy,iay fait mien en l’ageanceant,& luy donnant telles cou-
leurs que voyez, & queielpere en Dieu , vn iouracouftrer detelle forte
que on n'aura affaire de prendre autre Cofmographie, que la defcription
des mœurs des nations, ainfi queles voyez icy paintes, fans que ie me fie
enrien de mafufhfance, ains recueille le tout des meilleurs liures, & au:
teurs plus approuuez que ie peux recouurer ,aymant mieux eftre aecufé
d’vn fi faintlarcin, que de fotte arrogance, & vouloir affeurer auec mon
opinion, ce qu'à grand peine les fçauans peuuent autorifer, 7 auec leur
fentence, ny auec la raifon mefme prife du plus profond, & affeuré fecree
de nature, tant les hommes font à prefent ditficilles à contenter, & enclins
à mefdire, A Dieu.
FIN DE LA QVATRIES-
MB PARTIE,
ET .
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Dufit, pt
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& enclins
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ABLEDES NATIONS.
ET PROVINCESCONTENVES EN CHA,
cun liure de ce’ prefent volume.
PREMIEREMENT DE L'A-
:FRIQYES PREMIERE PARTIE D& LA TERRA.
Liure premier.
ET vin er creation de l'homme [6-
lon La vraye epinson des T'heologiens.
fual.1.4
De l'origine © creation dé l'homme [êlon ls
Faulfe opinion des gentilz.. fu.2.b
y Dufit, plan, dinifion de Ls terre. fu.3.b
4 Del'Ethiopie, mœurs du peuple qui radis
y habitoient. fuel. 4.b
{ Du pays d'Egypte, € façons de vie des E-
Loptiens du temps tadis. fu.6.b
6 Du gouvernement, € police d'Egipte.
fue9sb
M7 Des Paenes ç> autres peuples d'Afrique.
fuerl.x3.b
à Despays non recitez par ceff auteur deferi-
nant l'Afrique. fuel. 19.4
9 Pes Royaumes de Hea,Sus, és Maroc, €
1fles Canaries. fueil. 13.4
DE L'ASJE SECONDE
partie de la terre.
Liure Second.
Preil.27.b
I D El’ Afie.
h À//2 De Panchare, > meœursdes Pan..
chaiens. fueil.29.b
3 Dupañ d'Afÿrie, e> mœurs des Afr-
riens, fueil.31.4
4 Dupais de Iudée,façens de vie, loix € ce-
remoniesdes Iuif7. f.32.b
ÿ Des pays de Medeer* Armemie , des mœurs
© couffumes des peuples habirans en iceux
Gen gecrgienne autremet Iberie. fu.38.b
6 De Parthie prouince,@ des mœurs © fs-
çons de vie des Parthes. fnar.a
7 Dh Pass de Perfésmæurs,loix » C'éeremos
nies de’ Perfans. fu.44.4
8. Des Indes € prodigienfes manseres de vi-
bre CG ceremonses des Indiens. fi. 46.b
9 Da Quinfay,@- autres peuples G prourn-
ces des Indes. fu.st.b
10 De laSoythie, € mœurs des Scithes an-
ciens. fual.s8.b
11 De la Tartarie, @ des mœurs, € grande
puilfance des Tartares. fu. 61.b
12 D pays de Turquie’, loix , couflumes , er.
fs.68.4
façons de viure des Turcs.
13 De l'ordretenuen l'éfat,gen[darmerie cr
police de Turcs. fu.70.b
14 Des Chrefliens © origine d'iceux , er ce-
remons:s. fu7 4.0
DE LEVROPE TROIS-
ieme partie de laterre.
Liure Troilieme.
D E l'Europe. fueil.77. 4
21 De la Grece, loix données aux Aïhe-
niens par Solon le premier & plus ex-
cellent legiflateur d'entre les Grecs.
fu.78.4
3 Du pays de Laconie, &@> des mœurs @° loix
anciennes des Lacedemoniens. fn. 80.4
4 Del'Ifle de Crete,es- des mœurs tant recom
mandez, des habitans en icelle. fu. 84 .æ
s Des Pays de T'hrace,a prefent Romannie co
des cruelles façons des Thraciens. f.89.4
6 Des Gots,de leurs origines,ymœurs, religion,
& conguesles. fueil, 91.4
7 Della Ruffie ou Ruthenie , ©* des mœurs
des Ruffiens,telz qu'il? font & prefent.
*‘fueil.97.4
© Dela Lithuanie @o façons de vie des Li-
thusniens. füeil 101.4
j TTti
/
TABLE.
| 9 Delimmecr ruffie;e cheualiers de No-
fire dume. _ fuesl, 102.b
10 DuRoyaume de Poloigne, © mœurs def*
quels aprefent vfent les Polognois,
elle ! + 105.4
11 Dupaïs de Hôgrie y façons devie des Ho-
gres. fueil.107.4
12 Du pos CG: royaume de Boëfme, mœurs €
religion des Boefines, fueil, 1c9. 4
13 Dela Germanie: © diuerfés couflumes &
mœurs des peuples qus font en icelle.f. 111.4
14 De leffatymæurs € conditions prefentes du
_ paisd'Allemag. fuel. 116.4
15 Dupays de Saxe, des mœurs € couflumes
des Saxonstant anciens que modernes.
fueil. 119. 4
1$ Dupays de wefiphalie. inges effal Lis für
Les efiphaliens par l'Emp. Charles le
grand. fuer. 122.
16 Dela Franconie ou France orientale,ç- di.
uerfès façons des habitans d'icelle.f.123.4
17 Du pays de Suene des mœurs tant ancien-
‘nes que modernes des Sueu. fueil.126.4
Des prouinces de Bausere,e Carinthie,de
leurs loix anciennes ço> mœurs de[quelles
en y vfea prefènt. fueil.131.4
19 Del'Italiegr mœurs des Italiens , de Ro-
mule cr de la police par luy inftituce en
Rome. Ju.157.4
20 Du pays de Ligurie, oi Genenois Gr anci-
ennes façons de vie des Liguriens.f.146.4
21 Dypays de Tofcane : Gr anciennes mœurs
‘des Tofcans. fu, 147.4
22 De la Lombardie,mœurs € faços des Lom
bardzx go: commeilz, palferent en Italie.
fueil.148.4
23 Des loix des Lombards. Jfuxst.#
24 Des Penitiens &r° leurs origine > baffi-
mens de leur cité. fu.x$4.4
29 Des magifiratz anciens C> modernes de
penife, de la police €>- eftat public d'i-
celle. fa.157.4
26 En qu temps furent efleux. les premiers
ducs a venife & le Mayen de proceder à
l'ele£tion, fn162.4
27 De l'ancienne Galathie,c> mœurs des an-
18
ciens Galathes, fh1674
28 DelaGaule,& mœurs des Gaulou. |
\ fwil. 170.4
29 Des François, de leurs mœurs © origin,
oo: tomate ilz, fe fesrent [eugnetfs des Gas
les. a fu. 1754,
30 Des loix anciennes des François fu. 181,4
31 Delagranderiche, "©: prpslene !cité de
Paris,commencement d'icelle , mœurs,
_ conflumes des Parifiens. fu184.4
32 Continuation de la police,cs façons de fai
re des Parifiens. fn. 188,4
33 Del'uminerfité de Paris , loix , inflitutions
fondation € prisileges d'icelle. fu.191.4
34 Des nes gr mœurs C7” façons an-
ciennes d'iceux leur origine;conqueftes, >
courfés es: en quel temps eff-ce que ilz
conquirent les gaules. fu. 1934
35 Quelz, eflorent les Gaulois tenans le païsa
prefent pu 1 la conguefle d'iceluy,
les loix, © quelz princes y ont commande |
auant que le Roy en fut fonnerain.f.197. 4
36 Des Suiffes origine € mœurs d'iceux. >
S'il, font les anciens habitans du pays 14-
disnomme des Heluetiens. fu. 202.b
37 Quel aclte le ficcez des Seigneurs d'entre
les ue come il7 fe font foufiratét}
de l'obeiffance des Empereurs es de leurs
Princes. fn.207.4
38 Des Flamans,leur origine, mœurs, Gr fa-
çons defaire. fu.212.4
39 Despais bas,couflumes © façons des hom.
mes qui habitent en iceux,qui eften la re.
£ion Belgique. fus 216.b
40 Des Normans @o” Marcomans,cy- leur o-
rigine,@- courfes en plufieurs lieux.
fueil,221.4 $
41 Des courfes des Normand? » C” comme
sx f'arreferent en Gaule, € des terres
par eux conqusfes, fn.225.b
42 Dupai d'Aquitainespeuples #9 natsons
d'iceluy, meurs, façons; es origines de
tant de peuples qui y habitent. 08
43 Du reffe des paï de Gafoigne, € d'ou viet
ce mot Ga/con, fo.233.b
44 DuRoyaume d'Efpaigne, @> maœurs das
AN
VAL .
PET
TABLE, : | "
foxcr : Efpaignlr, fu.238.4 Parle, Cuman,@o- Cubagua,cr des mœurs |
ahlois. 45 De Lujitanie,cr anciennes mœurs dés Lu. despeuples compritenicelles, fue, 195. a
É firaniens. fu.2ar.b 10 Des Caribes ,e7- Canibales, leur cruauté,
origine, A 45 Des pais infilaires d'Ængleterre, Eftoffe guerres @° façons de vie. fue.300.b
sufs des Gay &: Irlandeg plufieurs autres Îles en 11 peféripréon du Peru,defcouuerte d'iceluy,rs-
fox : femble des mœurs € façons de wie.des ha cheffes,mœurs,religion ©>- couflumes des ha.
A fua8i.. bitans d'icelle. fuel. 243.b bitans. fue. 303 b
Hfe cité de 47 :Pefcr iption d'Efcoff ; «mœurs dupeuple 12 Des grandes richefes du Peru la trabi-
mœurs , ço. NS ex si fu.246b Jond Atabalipases cône il fut mis à mort
fu 184 48. Des diuerfès I[les de ls mer des peuples par La féntence dePizarre. fue.309.4
gons de fai. babitans en scelles. fuel, 249.b 13 Dela grand cité du Cuféo an Pers ç7- gere
fu.188. A : res auant que les Chreltiens La signalent.
mfiutin® D E S TERRES oc: mœurs des peuples qui y fa fne. 311.b
. forge] NEVEVES, QVATRI- 14e la Prouince de Colao, mœurs des babs-
açons an- efine partie de la Terre. … bitans d'icelle:e* en general des façans de
Lquefles, ex ; ceyx qui Je tiennent an Peru. … fue,314.4
e que ilz Liure Quatricfme, 45 De Panama, en genral de tout le pays In
fa. 1 934 dien obeiffant aux Epagnilz, » © Confide-
nslepaisa À à prflux Go recflux de lamer, fait ocea- ration des peuples qui y habitent. fue. 317.b
ed'icely, D: ou mediterranée, © d'ou il proce- x6 Ppæsde lÆmerique, meurs,€7 façons
commandé À tas: Las ivers € des conrantes initie de faire des habitans enielle. … fis.123.4
n.f197.4 | eufès des eaux pres le haures, mefmement
‘Iceux, Ç> es Indes pos fn.257 4 ‘F A B L E D FE S
du pays ia- À 2° | Desterres de labeur,ou Labradour Bacaleos
fn. 2021. © LJles voyfines,auec les mœurs,es faços NOMS ET C H O-
urs d'entre de vie ds: pruples qui } habitent , > pæ_ SES PLVS MEMOR A-
fonffraiéty qui elles furent premierement deftounertes. bles contenues en ce prefent œuure,'e
9 de leurs ” fel.260.b nombre marque le fucillet:& lalettre
f#207.4 1 3 Delsnounelle france,contenant Hchels+ à la premiere page. b.la feconde.
rs; C7 fa- PCA Canada, S'aguensi © la Floride. es
fu.212.6 des peuples qus y habitent fue.266.4 A
À w'fL0e 4 Despenples Septentrionnaux dés le Flors- ; ; :
en la re. de, rfqu'a Temiflitan, le long de lariniere <g- wcyaex Are des peup les d’ Afrique.
fus 216.b des En : ne l'Ifle NE Malhado: Ke) © Eu ; di
7° leur o- fueill.271. a | >, ÆAbillement des Zaniffaires.
lieux. $ Du Royaume de Mexique,mæurs, co faços 71.4
de vie des babitans en iceluy,ey- comme les Ci) SÆAborigences. 246.4
7 comme Efpaïgnolx, l'ont conquis. fueill.273.b Abraham et fa femence eflenë par le Mefie. 2.4
des terres 6 De Fille de Giapan Septentrionale ; € Abffinence. ‘404
fn.225.b mœurs des peuples qui y habiter. fue 280.4 Æccufations. 200.4
> nations q Des Ifles de Cuba, &- Efpaignille, deféouner | Ærcouchées. 281.4
gines de te d'icelles,ç mœurs des habitas. f.284.4 Acouffrement des femmes. 290.b
H,219.4 8. Des pays de Panuco, co Incatan, conquefle Æccridophages. 16.b
d'ou vie d'iceux,mœeurs,&* coufiumes des peuples qui LÆdamites. 110.b
fu.233.b y babitent,es- de l'Ifle des (acrifices f.291 D Adiornements. 382,4
œurs des 9 Des Proninces d Vraba,Baragha;@7 Darié Adoratenrsdu Seleile> Lune. 2.4273.b
TTt ii)
M TBE
| ‘26.8 4h j
11.434 4 LApoftre c> deleur ele£tion.
D 0 s
dal. de ds
… 41405.4.73h.281,4.308.4
wÆduates. à
Aduatiques.
frame ents. 200.4
oAfricans sdelatres, pasllerds salades e>> bons
marchands, *:: 21.b:22.4
Æfrique de La defériptien e>- dinrfien d'icell
19.4.27.b \
VAgion. 143.b
Ægsiouda peuple 268.4
Air infect. “e: $0:4.62.4
Aigues Cauldes otà 234.b:
AÆlans, * 196.4
AÆlboin Roy. 409.4
ÆAlbisfleune. 109.b
Alces. 102.b
SÆAlcoran. 69.b
Alcoranifres. 63,b
cÆlemaigne. IL. 4
Alemans. | 112.4,116,4.211.b
Ælemande langue. * 110.4
Alexandre legrand. 95.4
Alfrede Rey Angles. 227.0
Ælmagro. 304.4
Amazones, 18,0 293.b
Ambition. 109.4
Æmedà arbre gueriffent la pefle, 269.4
Æme doit cftre obesepar le corps. 49.b
«Æmendes. 134.b.177.4
Æmitié des Egyptiens vers leurs Rays. 9.4
An defarty. 22.4
Æn deprobation, 37.4
Æn de inbile. 34.b
An reduit ,n 12.m095. 142 4
Ænasares peuple: 722.b
S: Andre adore. 93 b
Angleterre diuifee. 227.b
A ngloys. 245.4
Animaux admirables. 2$1.b
Æntioche € du premier fiegecn selle
_ 7f.4
Æntipodes,
Æatiquitez en Afrique.
A ariguitet de bordeaux.
Apennin mnt,
212.4
253.4
22.4
231.0
139,4
206.b:
re
res 74.b
UvŒquilée cite, 139.4
Ægquitaine gafhéepar les Normands. 214.4
lon.
© 429.0:230e *
AÆArabarie Roy." | ©
Ærabie eo: de [a dinifion.
Ærabie ditte S'abées -
Ærabes. 14.4.21.421244.28.438 4
LÆragen en efaigne: 2384b 56.b
<Æragonnois.
Æraxefleuue,
Ærbare vainquit Sardanapale.
Ærbre fabuleux.
Ærbre fans neudau mont Lilas.
Are. ;
Ærcades.
Ærche du Noe. é
Archeue[chez.et Euefchex, de Cafioigne.232.4
A! rchiduc? d'auftriche. 136.b
Arcueil, 185.b
Areopagites. ..78.b
Areit chanfons. 286.b
Argent. …. 81,4.141.b
Argipeens. 61.b
Arithmeticque. 11.0
Ariflote er de fa mert. 83 4
Arles royaime. ._ 1994
Armes, | 91.4 302.b.316.4
Armesoffenfines du Mexiacn, 277.4
Armes deffenfines. 276.b
Arméesdes Arabes @ Perfes, … ; 29.b.45.4
Armes desT roglodites. à
Armes des T'artares.
Armin Zeoss peuples
Ærmeiques peuple.
Armenie. 8.
Arnande, 198.L.40.4:.53.4
Arres. 1356
Arreff “dé forteefloit donnéen Egpte.
10.
Arface deliura fon Pase 41.b.4. b
Arfenal de Rhodes. 86. b.
Artaxerfe fast r0ÿe 44.b
Ariamiqhes 231.4
ArTS MIECANITUESe 142.4
Artifans JLds
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Artifans honorez © prilez.
artifans d'Egypte.
artifans quatrsc/me rans des Indicss, 48.b
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Afne © du Perf à lu fait. |
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Affiriecz- des mæurs des Affiriens. 31.b
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Aîté Roy.
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Aorier.
Aufes co de leur befye.
Aufonie.
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Auffriche. 96,4:136.4105.b
WHEN. 96.b
260.b. 1614.
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Bacc/anales
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BañqUelZ..
Banqueter Gr façons.
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Barbarie des anciens.
\Barce ville.
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Barques d'ofier.
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Baffiments des Canibales.
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Balaine. r, 197.b
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Balle. #, LOS :20$. éd
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Balates RTL
Beduins anfquelx, les arabes ent file 37.4
: Belgie et region.
Bengale
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Ko oY ame .
Berifix..
à Berne feigneurie,
, Berne par qui bafte.
Bertold.
: Beffescruelles d'Eg gpte.
: Befles d'afri ique.
.-Befe non nuifible.
Beflife ê des Egyptiens sad.
Betis.
Berique prouince.
Dame, Biarmient,
Biarheis peuple,
Bifans.
Biféains,
Bithihie.
Bithume. 29214
Blanc: € noirs © de leurs façons 26.b
Blajphemateurs © dela loy contre eux. 33.4
Botcoride legiflateur. IT.4
Bectorn Roy 35.b.
Bœufz, adore. s7b.
Bœufx indiens. 17.4.
Boëfmes anciennement dits Slanes, 105.b
Boëfmne. 109.4
Botes peuple. 109.4
Boiens à 1 caps
Boire. 297:
À 245.b. 28018
. Boiffin.
ep preftres des Indæns, 186.b
106.
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Bolellaz, fait roy.
Bordeaux. 232.4.233.4.b
Bordeax abonde en husStres. 233 b
Bourbohnois, 109.b
Bourgeois - 117.4
Bonfgeons diffs Beurguignens. 194.4
Bourgengne unie 4 La couronne de France.
202.b
Beurguignens, @- de leurs mæurs;erigines con.
quesles © courfes 193.0.199.4
Bourgmestres confhlz.. 118.4
fn flenue.
Befon Roy.
. Bout de l'an
2on7s.
Bracmanes,
Bramins [acrificateurs.
- Brebis Re a
2reflér Brefliens.
prefons.
griefuete de parole. 8r.é.
Brages ville, 214.b.225.b
Brune gafe Les pays. 16:b
Budé ville, 108.4 ,
Bndins peuple, “ére
Bulgares. 224.4
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234.b
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69
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Cacique Rey GO frigneur
Caen.
Citiabe Prouince. È 2844
Caire ef} Babilone 1445 nommée Heliopeli. 7,4
Caironan cité, 204
Cali. 2414
Calidonse. ‘246.4
Calieuthcité. 53.4
Caldéens. 32.4
Calumniateur. 10.4
Cambron. À 213.4
Carhbalu cité du grand Cam. 47.4
Cambaie Royaume.
Camoles peuple.
Camotheis Île.
274.b
284,4
Camp,ço de la police 67 sufliceen sceluy
k. (
261.4 266 4
255.b263:4
+ 259
23.4 24.40" 025.0
84.485.4
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Canal de N'egropnt..
Canaries.
Candie CandiotY.
Canibales ç> de leur façons de viure, 300.4,
301.4.
Canoesbareaux.
Canoner Royaume,
Canoniz.ez, Royse
Cantons ligues.
Cantons,
Cap des Rafz..
Cap depre.
Cap de benne efherance.
Capha cité par les Turcz, polféde.
Cappes de b:arn.
Capitaines de pars.
Capri x défier
Caräconn: pan.
Carrkéteres larins*
Carinthie pronsnce,
Caridmairi peuple.
Caribes.
Carlinefort,
Caroannes.
289.4
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301.4
292.4 300.
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131.4Rbothagsneis en EShaigne, 241.4 Chafé fnbrile. 26:a6.e
287.4 aille d'or © des pronsnees comprifesen. Chaleté. 6
22961 selle. 2@ pr 2 at hs
284.4 Ecathaligneen Epargne. su Chauffage de 62.4
biopeli, 7,4 oahei 10 Chefs 16.4
204 jo-b pra ‘mb
2414 a72.b Cheuliers de Dame. 1024
2464 238b Chenqux : <o.b
UD ” 43h Chosaux d'Arabie. 20.b. 29.0
3244 4 © Caxamalquiens. 306. Cheure immolée. ‘82.0
10.4 e 4 PAin. a purs « Chicheté, | 64.4
214 Ruadhe. 7 ce Chiluchima. 311.0
47.4 Meecrpu premier bail Athenes. Vie
51.4 Kcrdre arbre fort precieux, 13.4 Mi 85.0
274.b ane, 374 Chafôt comme furent inuentées. se
284.4 Kcclihe ak che entrée dudis interdit aux Lys 790
ele se 167.h ee 12 309.4
dtuberes Aragenneis, roue c ©” de dinerfes ortes en leuent: ar
1.0 266 4 Eceleegalari Le 74.b: FA
50 203.4 nb: Er Se A Tata. ok. 72.4
25944 | 244b en” ral du nique: 564
€ ba5.4 ereles celefies. 2544: Chmcole premier den dre des
24.485. rome p4ha7obaggesote Cienké rouen. 67.*
re,300.6 À 309 mn fa * Chaine. 4e
| mé res enlamert des ur sie 6
289.4 . 4. Cichenens. KA .@
52,6 Mcermgenies ruptiales en Gafcrigne 7e Cichuves ©- deleurs religion © mœurs. 163p
364,4 Ca vil Le Use " = 14 der. din card 2
js cenbaoyaume. vo | L
139! : 0 ane 146.0
e. à 19 273. + pen 52 à sofint4.2.212.0
266.b Echaleux aeufc de le moirceur. 47.4 Circoncifion. 294.4
27.6 chambre 1776 Curé 294.4
36 Hchnbrelerale. 215.4: Cirepurlant à Jon pere, us EU
239.6 chembres le 177 Coms. - R
190.6 Hchengns. 268:4. Cityés > du moyé d'en fai lsie ce
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301. Mchsrierz o- forces cantatnes: “ha clients 0.4”
30046 Kcherité recommandée. 10.0.33h:43b Cimurs cd déerinfitince. st: Eure
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Combat de filles.
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331. Wan Crocodiles.
vue peuple. sb Grotene ville. 139.4
5 ° af ss | Cruauté des Lappons enuers les enfans, '
Comete prefageant lement, sa |: 81.4
Commisndements de La loy. 338 Cruauté. V1 fe
Commun entre les Panchaiens. O.4: Cruunté du Mexican en bataille. 2774
Copwsnion Joux, les deuxefpeces. 6 Gri/ Gprafé or verdoyant . RO TT
Communion aux enfans. TE y ces Haro. 184.4
Communaulré defra s. Cuba:ifle Efpaïgnelle ex des pole d seelles
fipaten
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Confe efsron pu bliques. i “2830 Cubague . 29 ’ 4 Darie come
Gonilz.. -2$0.b Cudruagui Dieu. 263.4 Darien pre
Confanguinité, 133. L, 192.4 Ghiaios péuple. 272b Debtes quit
24 s Un À Sowib un «3 àrs.b Cher region. 275.4 Deceder j'in
cryil des-Roys & Phi ni ap) Cumaquir 0 are Decurions,
uw. Pellezs ein dt 2172 Chmave, 295.4 pelayte
Confail prouincial.. Wa ei nt 215. Bb: chmami. 299 ri Denys Dr
Confécration des Romains. LLE b° curties I4L, p of.
Confignatson. 192.4 Cu/to Roy, © de acte or pu éd: Departemer
Conflz.. MGR 311. ne À auée
Gonfülar. 20e à bebe aus cn 10$.4 pefèrrs.
Gonfulz.. Ans 4 s3b> » Caclades. 15744 efêrt dec
Confhiratson contre les. Chrficise 05e Qyindre. nes fee eipan: e de
ConSfancede capitaines "1 db œmbres) : 168.4..170.4:298.5 L roit des
Conffantinople, 8. V8. a Cynamines. 3744 peffrost de «
Gontinence des preftres. 33h Gecphale de x b D uinerefes
Comté { de Flarires diéte cherbranire. res .: Dewsnenrs.
‘182.4 F D’ Egpptiens.… op L DEL rien.
Gore si 8: 4 47 Dieux honore7. $9:4.90:4.252.b emotion fi
Conrad Roy ‘202.4 : Dieux babitans. dux boys ‘104. L : able. ds
Corts Pere donnez, en gue per les debeut. Dieux infernaux. LE AVR inf
| = Drewx mosndresentre les Goths. "oùb Diable ado:
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Corpsgn combat. 0 + Sub: Dies vent effre boners'en fes faintss 7614 Ni es
Coruëes, PRE f132:b> Duttevray remede de tonte maladies L Dolyné
Conrantes, 259 Rad » w10.4 a eux chal
Caurf de Torre. 2344: Diffren firme d'une ide sis Dies x des :
Cned Gé ceui us dre ! 48, co. Rieukdes
& afféoir “277 b: igéhne ‘281 MAX
Cenronnement. 388.4 > Dimanche, 764 En l
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Dance en arces. 1 DAT 85. Préides @- cheualiers. F 472, 18,4
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Dansys. 12244 Di de Rev ha a 311
Danube, (224 de fin compte ire À
Danse auec quelle rufe vint an royaume, Ai in DE re d' 4
Darse éme ms en fuyre par _ 434 Er Las Br re ee
parier proumee. 296.4 B44 de
Debtes qHittes nouteau Roy. 84.4 Ebee bois precienx.
Deceder fins enfans saw 79.4 Æbudes,c> de leur Re Ag
Decurions,. : 49h Ebatan cité. ès
Delay A 200.4 Echo. Dh
Denys Dieu, a8,b Eclipfe de soleil,
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Departement des Gaules, 230.4 Æditz des T'artares. *
Derwis faits .93.æ Ediles.
Deférts. 180.0: rare region à fe.
Defértde Camul. : wi 256.4 gt
epan:e de funerailles, ! 426 ubre efcole des Ye Ne
Deftrost des tros frères, 8664 Ag! prie 364
prffrost de Caftille. 258. F B£ Je y ai pros immnité des
Druinerefése 170. : . Eslifes. j ..75:4132.4
Densnenrs, ‘ .. 286.4.2814,b. aan he Françoife.
Deuetion , “u5b, Belfe S.Murc de pif a
Det on fi L perfitieufe. 178.4. Fleéteu 5° tres erépties, pes
in à fées Beftion. oil ge
Diable bé les deuins, 297.8 Emiliepr. ÿ
Diable adore, 53-b, Empereurs Reysd' AS
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139.b. empaifs nneurs,Ç” de das 3 Nr 11.6
tamine: lébes ANA | 8ab 182.6
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aevremertdes Name er des T'artarei. sxahions crcgfaus witiedue r'otirass 64. à rébms
140.66.4. 15.4. Æcvrcices violans dangereux. uw & Fe rt
28 mer de Cathas, 27.4 mæpration des uifs. sd be
Æneigne en guerre. ( za var en charmant. NUE Lo
© Æphores Magifirats Indiens. 48.4.80.b | ARE Fentire
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Egaitéd'Er ptiens. 204 EL rain es dome on pe
Ein damhablès. ‘40 turddes SPP, : xs
& Æféheuins. 189.4 parie de poifènen lien 1,
Efilauonie ©: Dalmatie. 106.4. 111.4 pad pe de leur eo à
: Efélauon peuple. 105.h reriux. |
&félaues en France, ue scanner Galer aux hommes, cr define |
Æfélaues non receux, en tefigeïngs. 33. tromer auec les hommes, 141. ra
Æfoles quelles vadis. 454.704 Pemmes fécmjacrans. G ss F°
rs publiques. 285.b Femmes apems plufieurs marys. 55.2:79 4) FA
| Po Efcoffoys. 246.0 remmes eJchangées entre les mars, 88.
267.4 Pemmes [éruans Les Royt. D 7 T7
Zhh4sbne © mœurs des} gnolz, © Roys Femmes fhinants urnes.
Ps fôrtis des seths à 2. 338, re Femmes CG- de Le multitude d'icelles,
: Remsmer réfeébées parle Mrs mar)s.
$ Efjaigne ne Aragin 21.4 Femmes peu refheétees. Flande
spusole Ifle. 285.4 remmes tuans leurs enfans. CU D
* Æfugneumuelle, | 284.4 remmes plus laberieufesquelerhomme.268.4 rlenfie:
Ejprit malin. 382.0 rewsmes guerrieres. 40:4.248. 4h Fm:
R ro pas 32.b remmes co de leur pudicité. 34.4) rleme
ufée sr ba anquetz, d'iceles 45.4 Femmes f'expeans « le mers pie leurs mar. rlemne
374 894 Fhrid
Max, d L'Etbipie ©. Caliuth. … 6.4,54.4 remmes des Gr danses fe profitusiens a chars, Foixpi
&ffats entre les Indiens. .4840b 14: Ft
* AfrengerscemmentreceuTs 267.b Femmes non receues à à rfimoings. 8368 Fil
annees de pleurer. 236.b ral, tendues, 2354. fortmr
mtheges race des Arabès. 20.b pemenes 11.48 vert
— wfhupre,c mœurs des Bthsopiens. * 4.b.6.4 vemmes env. 3448 Fr
© wéhiopiens affaillis par bons 25.b.a50.b remm:@- de fa creation sasodl ropl
prhre general de l'armée. ZOI.4 Femmes non veues quecnccintet, 814 Fren:
auangile prefchée aux Indes, .33-b Rememes Zabiques chertieres. # Ed
zubée iÎle. À. à Femmies s 4 Fran
chgurder find dRpuumi Ne Femelle aide 4 Legeneraris fe Dfeméee 1) De,
23$4 Ferss. CP) RL
er ques ship” ‘ent le croix qui les precede. FerdechR paume." "" 5708 rm
” à #94} Fr
nes Ærmeniens tons MONS, 414. Fernandine ifle. te 289. pren
mu dependent du Pape, .73-b Peftes folennelles des nf 7 pra
sufratefienue, 5 31.4 gefesfelennellesen canmr, -:: :5348 tre
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«64 2 Fébmws du duc de penife. 160.4 Fruit 4 faire pair, Te euh
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#4, à ren boneré. | “65h rumeraille à Le sert des roys Fssire y
297 rœremede des maladies. 234 runerailles. 12.0,26.b.65.4,
Festirédubeis. 289.6 rumrailes fauuages, ne Vas
| Fes adoré. . 946 Punebre aux Emp.suec pompes, 144.4
D Kesenis en mai(on. 13$.8 Fwyerds. + sis
di Foix, ne fhccede au Roy. $4+.b G La
| gdles Cumanoifes. 296.8 Ge. 862
Félles © combat d'icelles. 14.5 Gaiac. 289.5
| M Vierge 244 Galatieer Galates. 1673
: gälles confacrées. … ÿo.é Galathée. | 231.4
plle de Lacedemone,©- deleurexercice. 81,4 Gambre Royaume, 26.4
D polles marices fans rien. 83e Gambriens forciers, 16. a
|. salles eccifs par laurs perss. 272.8 Gand vile. a1.$
tn: vb 94. Ganteis. La ar
Finance de mexique. 279.4 Garamantes eLhe, 14.3
j mecs Gmœurs. 212.4. b babe 7e ra
Flandres Flumans. a13.4.b.114.4 Gariglien feu 158.6
. Flansine. 142.4. Gernifins. . 106.8
Flandebers. 2144 Gafignes 2314.252.6.25454257.b
Flecbes envenimées. 399.4 Garenne Rimicre sse4
plenfiesen combit. 2h Gaftadours mdiens 306.6
Flames. sy, Gale@ Gaules. 170.b.@-171.4.4.182.6
gleuue sourdain. 2624 194.4 197:4.103.4
Fleure d'Eden. 257.0 Gaulois. 162.4.167. 4
Fhride. 260.4.163.4.266.4.269.4.4. Gas en bataille. 81.6
Œetx prouince. 234.8 Gaules: babitansen Italie. 131,4
Fontaines diuerfes . 306. Gaule Belgique. a6.6
Fontaines pour La fanté. 2qub Coms. 35.4 -
S'ertunées ifles. a4.b Gorefe Prince. 304
porefliers contes, 2144 Gross peuple 61.4
Failques Rp. 301.6 Gendumerte. 283.2
Fo plantée premierement en Afe. 76 Genferis Rey. 29.4
grec or dframy. sao.b Genes 28.4
Fran ns PrqArre. 30.4 Gense, : 14.4
piste + hix,er armes, 383.4 Gemtz.-hemmes. up
_wranpoiséhaler, descentes. 879.4 Gespraphie à La prefares RENE
prançois furet T an Capricorne 477.60. Geometrieprifée en Egiptr. 1.8
Fronçois lelwreriginec nom. 3788 Gofrorg. 2238
ANG ess leur esas eff compefé detress. 180.4 G ad.de Roufilln. 202.4
prance nounelle. | 266.4 Gerun. 281.4.250 D
Prançois bernandes | 295.4 Germanie. IL. 116.6
vrechiff, 15m 6ub12:,4,283.8 Gersfrune. 356.0
cundebanld legiflateur.
Gundioque roy Arriem,
Guzjule prouince.
Gymnires
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Gevrgiens guelx, &o de leur ps. . 94 Habits d'Euefque. lor$
co dr FA ee En à Habillements riches (4 0 modefler, sou. Le 4
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“Gibaltard ç de fon déffroit, 7" ‘3 Hdity le. duel 2854
Gibelins: 132.4 Aräïtiens .\ … + 885.
Gwienne promince.. 232.0 Haly alla en Perfe. 45.b
"Garfe cité rayalle, 84.b Halyate roy. . 86
Goaifle. 1 $2.b. Hanètons. D 72
Gobelet? teftes d' bte 49.4 Hannibal, 5) 231.4
Goddan Dieu. 149. Harpeenbatas"e. à + Bb
Geg: 91.4 HeaRoyaume. ie 23.4
Gomñachuco prouince, © 39.4 Æcbrieux feuls vrays éduraturs. 834.
Gondebauld, 201.b Æeluetiens. 202.b203.4
er leur eregine;çmæurs,ç- réligion. 91.4 Helmetien:. ET - 4304
93.4.196.b.291.4 Hénn.T: &7 4 1: 2044
re chaleur. * : + 266.b Heraux. nr nt kb
Goulphe. Ærrabique. 17.4 Herbetasfant la mort. ins 46k6
Gonlphes, Michel, 7 305.4 Herbe primant de fêns. 236:
D mess d'Egipte. 9.4. Hercinie foreft. 109.4
Gouñerneurs diftordans. 304.4 Hercules Lybien 239.4
Goo roy de l'ifle de Grapan. ‘372.4 Hercules furnomme Lybien [êrty d Egipre 424
Grand confeil, + 280.4 Hercule apeuple la Gafcoigne. “23h40
Née (@ façonnent félon les mœurs de ceux Herduelpere de Sophy. ‘| ae
+. gs les manient. : 8.4 Hereffe des Saducéens. | 36.b
Gratter co de la façon de fe gratter. * 47.b. Herctiques. os 684
Grece 78. 4,139.b Heritage e/gal, 1454
Grecs differens. ! 32.4 Heritages. , 135.4
Grenade pays. 273.4 Hefhérie. + 137.4
Groiefques masfo ns des Brachmanes. : : 4 9.b Heures canoniales. MOUE “ .74.k
Guaixamacar occis par [on En 13044 Hiacinte pierre precieufe. 6
Guay herbe, 264.4 Hidalgue. 240,4
Gualdupes ç>- de leurs mœurs. -x63.b Hitrufalem frequentée © prinfe 38.4
Guede #46. a Hicrigliphiques. .11248,b
Guelphes. LT mil fbages mn 10311164
Guerrt © de la condition de ceuxqui fine pris. Hipre. et ve 218
© quiy meurent. 15.4.34.479,b, 1 Hiivans. «41 800.8
Guerriers. 274.b Hochteut schland. ; Dre 42,4
Guerri ç> des dignitez, en sçelle. 140.4 Hochelaghe. 266.4.167.4
Guibry 229.4 Holocauÿle. 34.b
199.4 Homme C: de fon origine Co” creätiin. tbe
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‘16.44 Hommes (acrifiez, a Ds 4 vu 308.4
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45.0. Lefachrifl pour guy v vens
68.b Ierufalem,
86.b. Ienfnes erdennees en l Alceran 1e
83.4 Lenfnes des Indiens.
106.8 Leufncs des ,Armeniens.
107410942064, Lea l'argent défendu,
. Ten. *
278.4. leux Iffiniens
240.4 Illuftres honorez, entre les Galstb,
185.b. Immortalité de l'ame.
_295.b. Impe ef teftranges.
110.4, Impudicité de filles.
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107.4 10.4 .
289.4 Inder,@o* des Indiens.
-_ 110.4. {ndie anciennement appelée Ethiopie.
.88.b Ingellen Ladifla.
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Jornandez.. |
Jours longs.
404. Jours egaux
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“a 1rlandoys Barbares.
301.4 , Jfacie vierge,
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‘7. : Lis aymée de Jupiter.
137.b, [le S, laques.
wv L de Pa Franço/e.
92.4 Ifles de trrre neufue.
266.4. Iles. ,aques.
,301.4. /flei de Bacalees.
38.0. 1fles fortunés.
; 39.4. les vers le grand Ocean.
IÎles du coulphe.
+, 48. b. ifles dinerfes
117.4, Umael plante fi ly pe armes.
Idulatrie, de fin commencement s) Apte AN.
ÿ 2626.b "
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Fûceé racine. “ 29% 169.b.197.4 LV
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Fra quan qui fontè PTE Lcteséenene s Porn 316, AMagc
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F Sex, 8 plus gens . 10.4 Lrtemaie
ge ÿ ou per Lire dard Libelle de repude.
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Itrement par le Soleil ne gnage humain renuuellé,
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Pair chafie, des villes 34.4 Let Riuiere. 232.4 pe
dirt dinke ie + Pont Jasnttes 33.6 Inclure.
Fo s fortes & scelle, 315.2. Lux sparamese. | 46é Mange Cat
Lüce a le cofié de Seigneur. 204. Lyemilitasre. tiManse.
5 ru “à ie pd 269.5: La hyp depend de leonu, 1,6 x
meet en vint La diuerfité SEuYS pas canfidelafante. ané:
| 3.4.145.b Lay cedre les Roys. 476 | ange. faut
Lappiepors. 93-b; tymbardx.. 95.b.14S:arçne | Manfe pen:
Lappens peuple cruel, 93.4: Lemberdie. : 1480 LMare Anti
Larrecins, 11.6.81.4, 180.'À Lémites. 239: Marbre anc:
Lerrenscommepunit. 41.4.73.b, 136.k Lendses ville. 245:8 la,
277.b.188.b. F Long Pr
Zanemens. 7 gareux |
Les interdi£tz, d'entrer au chœur. 76h ue. 134.8! Mariage des
Lebleurs Royaux. 193.4 Lacerneville. . 209. & Mariage dei
deébere ville. 230.4 Luminabe capitaine, ño.b Marsage bie
a 19% Lunaaderée, 28h) Marsage de:
de Pari. ur Lans canfé desfus. | “ie! Mariage ds:
194.01 large ne
fs eh tienne Abrabé.2.4 Luther its des Ou, + sb
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ds aillans les Bthsopiens. | 1 Maries, 246.4.178.b. ;
ue 8 : en purs RUE TR /É14 3162.308.b ji # à RE
afirées.es LE rit M cbr: Mariage 4 quaranteant, 292.4
PAPAS A CAces peuple tibren. "7 144 Mariage [annages. 25r.b
es VLtadere habité par les Pertagalps. Mark foiuis par leurs fémes à La guerre.302.b
FPT | . Mariscommuiicans leursfemmes. 42.4.
5 C7 Sages. se ne ‘103.4
316 duege: c- de leur tromperie. 445 Mafiaret. . 56.4
184.4 ed Ath, 78.4 Mars adoré. Ù à. ad
an Magifrars de trois [ôrtes, 32,4 Mars natif de Thrace. : $0.#
. pharin rey Goth. 93.4 Marfeille çr de l'eftole. -191b
#4 iahemer cr definfattef — ‘ EBbRSE Maroc Royaume. 23.4
4paélahemer en quel temps 1 uint. 9,9 Marxenbannifément, 209.4.
So. gsdlMahemeres quel rèps il fut enîtrré. 73.8 Mauritaniens doux. 19.4
404, abemerifies e7: de leurs feétes. ï 63-b.10.b Naxes accouffrez, dffrengement. 14.4,
Mr dibtpem, S64 Mapa ati
146 .dlalers. .. |: 240æ Mederins fort fubiets sadis en Egopte,. 124.
” 884 jfscôtvsins à féfairemeursr. 251.b, Melinde prouince. 27.4
330.4léalcaduque. Cr 4 22.b Melanchlénes peuples. Gt.4.
L3r.4.252,8 Je pediculsire. 16. Membre d'hemine adoré. agi
19,9 Memphis. 7.4
+ 269.4 Menteur. «+ 10.b
Le. : a68.b Mere definorigine. ‘287.4.
Maladie Prnerique. 89.6 MerCapie. 7 | 38.8.284.b,
Maledes vifitez.. 282.4 Merdesur. 295.4
alamoces. 163.4 Mer lenique. 7.784:
albedo ifle. 27 # Mer desflus Gr réflusd'icelle, : 257.4.
262.6 males: ‘1181 Mer d'eau donce, ; 2514
232.4 Mulicors peuple. \ 272.b Merd'Irlande. 249.4
. 83.6 Intalueifie. Seb Merrouges 296...
46.4 Mange Cas Empereur, 39.b.67.b Mercies, 223.8
Det lasse. MI. Merouée. 179.0.
1,6 mennie. 182.4 Merideville. 238.4
47 Tmaniacles. à48.9 Mer ifle dans le Nil. : fé
ans Mange: fauterellen 26.b Mefthanceré des biens 23.4.
imiste lManfr ponte ro. 20.4 Meféhantz, mulripliez,. 214
1486 Mere Ænthoinccontre lesparthes. 41.b Mafägetes font sothes. 13.2.60.4
239.6 | Marbre ancien. 198.4 Meffages. 89.
2498" tarcemans. 211.4,109.b Mefhiers. 3 ... 1434
24814 Mæchans Indien. 306 Meraux abondentenl' Europe, : 784
1879 Mariage permis aux priffres d'Erhiopies …:$4b Methotin magicien adorépiur dieu. 93.2
134 Mariage des Egiptiens. 1 tbe Merréres. be
209.P | Mariage des Catholiques. Ein 16.b.75.b Mexique royaume co des peuples, 27%b)
ño.b Marsage bièn gardé, $t.æ Mexiquiens peuple. 272b2774.
286) Mariage des Indiens. 47 + Mrel.. 100.4. 240,b: :
298.4" | Mariage dss cet.
LCA Mari enece Aire 73b h 4
“|
XXx
85.4: Mulptaire loy pour tenar les [ldatien deuors
Dre sons de ||
RUE DR NR DR: |
e TABLE.
. Miles d'ou vient. ; 14 Nan. 4
Ù Mines d'or. 284b Malaga) Dieu des T'artares,
‘M/ne, La Ab Nates. #
Miné comment ef} lance: . 3144 Natiuité de-refuchrif...…. ré
Miñifires d'idoles. Le 307. Aaurgunsrecufez, en se/moignage. LB.
* Murale a lapreface,. .. Namigage at B5rb
Mfei 108.4 NMañarre en Efpaigne. 96.b.238.b
Mufifrate. 804 Nécremantie à laquelle font adennez, les pre *.
Modeffie des Egyptiens.. 9.4 ffres. fe PTUN |
Mé@rrs des Lybiens. r4.6 ANegropont. 88.4
Mets des Numides. 21.4 Nefhoriens. 66.4
Moifon double aux Indes: . 46.b Neures peuples. . + ÉKæ
Mendes diuifion d'iceluy. 253.6 Nider teut Schland bafé ,Allemaigne, 1120
Monde incorruptible, de 2.64 Nidrofie. ‘225.4
Monde nouuean. 255.4 Niger fleuve de Senegs. 148
Monarchies par fang. 62.b pa @- de fin eflendue. ., : 3.303
Mongal reptos deTärtarte * 6r.b. Nifan moys des Hebrieux. 1884
Monnoye incogneue a Perke- 316.4 Nableffe. Vé 116,4.14$.2:
Menmeye de papier. 1..134.4 Nobleffé refpeëtee entre les Giapanois. 180.b
Menfires. $0.b Noé. 21h
Mentaignars hommes fiers.- 315.4 Noirs en leur fimplicité: 22.0.23.4. 26.4.
Montéz uma Rey. 279.2 Nomades. 93.bi
Mintz * 305.4 Nom des femmes. 81.4.
Montreal fort en larloride, 267 b Nonnains. 192.4.
Mores en Egipte @- de deux fortes. 6.b.19.b Nopces. 94.4:
Mortsiomiffent de leurs maifons. 313.4 Nopçage entre les perfes. 45.4;
Morfignominteufe d'un Roy. t 3114 ANord/feptentrion. Vi ik
Mort © de la condemnation à icelle. : 182.4 ‘Normands &- de leurerigine Cr courfes. … :,
Mat cruellecontre les Roys mal vinans. 90.4 221.4.225b.229.8 ver
Motifs: 135.b Noreroy. : 224.b
Morts du fong d'iceux. 42.4.59.b Noronpromince, h 2354
Mefcouites trompeurs. 101.4 Nouempepulasre. … 7324.4.234.4:
Mofqnee riche. 309.b Nourrisure des enfans d’ Egypte. 11.b:
Mounement effrange. 295 4 Nourriturepaunre. 24.4:
Môay fergneur dela ation. 266.4 Nourriture delicieufe en Perf: 4$.4,85.2:
Mouches a miel, | 248. Nornege co: Nornegiens.. 224.4:
Moynes Mahomerifles, 2.4 Noruegiens famages. 93b
Multaueficuue, 109.4 Métis courtes. 94.6:
| Muficane ville, . © 474 Nuls S emeffres. ù .250.4:
Mufiquecerrempts l'ebrit de la ieuneffe: 12.4 Nuift oo dutrauailen celle. :94.b-
spreltite où | … Mumidess 1: - Anab:
Age. 302. Numidie Barbarie. 39.4
M Wabez aurrens 289r8 : . O.. 4 TA
N'ape des Turcz,. 724 pierre fbrecsts, 62h, cab.
Narde, Ù 474 \Z'obeiffance as Roy d'Ethipie. 44.
Nafamenes peuple d'Afrique. HD Obfiques d'Ergptiens Gr Tarnaffarsens.. Ti
Natolie chef de Turquie. cr : Db.55b SD ar De lé
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obfequesen Athenes. | Sous ‘ paliure arbre Go herbe: 16.6
| obfe ques des reys des T'utarit, 38.4 Palmiers fertilz.. 31.4
159 .b.66.a.67.b CM de fon affiette, 32.b
Ocändi ffi:ile à nauiger. 23241674 Palatins c bars ‘106. b
Occidentaux de quix iuftrumèts vfint, 299.4 ‘Palais des princes à qui deftinez.. 313, 4
Odorat. 30.b Panuco pays. 301.4
Odoacre Rey. 96.4 Pantone. 96.416744
Oenotre. 237.4.b Pauchée ifle. 29.4
Oethe mens. 784 Pape monarque de l'Ecliff. 4
Oenures meritoires, 283. Papiros arbre. 7b
0 bled 268.4 Papier. 185 4
Office dsuin. 76.4 Paris,meurs ©” confus des Parifiens. 184 4
pe desrois d'Egypte. 8.b Parie. 2954
de ville. 189.4 Parlement oo de fon origine. 277 4
pour Les pechez,. 3.4 Paradis. a8°h
cs nement des Infulaires. 24.b Parrugque. 824
Olimpiens. 790 Parler au camp deffendu, 66°b
Omarbech. 88.b Pariwre@r peine d'iceluy. 6o.4.143.b.10'b
Omen Caliphe roy. 20.4 Pardon genral entre les sdolatres, "554
Orages. G2.4289.4 Parthie prouince co des Parthes. AT&
Oratoire 7” ornement d'iceluy. $4æ Paradis de Mahomet. VE
Ordre [ant Michel. 183.4 Paradis terreftre lieu de delices. T4
Ordres entre les Indiens, 49.4 Parricides. IL‘
ôr. : 8r.æ Pafleurs tiers ordre des Indiens. 48.b
OrmT. 30.b Paques &- de deux fortes. 72.b
Orphée tue. 89.4 Patrices. 140.b
are ny d'Eg pre. 2.4 S.Patrice connertit les idolatres en Hibermie. Le
bon frref. 109.4 249.4 . e
oh ex ers. 290.4 Patagones geans. 16.4.
pe Parechae différent pour pre Je. b
Æ gchalchami cité. 310.4 Pegucité. 56.4
Paccamaca Dieu. ‘312.4 Pende Roy d’Efcofe. _ 213.4
Pades Indiens. 49.4 Penitence. k 374.283 #
Pages predufent les chofes auenin. 297.4 Penteroufte. 3e
Pages medecins. 274 Pere[ax. roy de Perfe. “107. (2
Pages des Cumsnois couches auecles marices. Peresvendan: leurs enfans, : 26. ÿ
Peres tuans leurs enfans comnié effoyent p IE
10.6,142.4
Peres ne dosnent ee leurs jrs sfans varta
#ton, inst a ù ne 7928
Pérmutation à à Apt 4
ut de, nf 844
Rerles. sr. 12
1 Perf br ruinée. 4: 470 b
45.470. 6
Perk er je habitans d'icélay, 29 58307.
Peer Ca pefchene. es “74
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De 7 ”
K * 4 RUES»
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Cu .. TABES*'
Pechez, efgaux en Gispan. * """28oib :PFefres anciensen Egipte fort Jfanants' 9.
Péfle. * NL 469 Préffres des Panthasem. 11 40 d
: Peuple vinant dechäir de Singe." 144 preteian. je 62
‘ Peuple diners en Grecesvoy la prefate. " " prelires defGiapanois. 280.4
Fevple. | 141.4 Proffres [dolatres, 264.4
Peucetie. 1374 Prefires marie, - 101.4
“Phalange, 84.4 Preffres ges. rt4b
d'harifiens fataux. 366 preffresde cbelle. 90.2
Dhilarne mentaigfès 86.4 ‘Prefcheurs admirez,. 1454
Philoffrate grand bourdeur. 30.b Drefident, , 61.4
Philiffins. ES 3Tb preteurs. #44
Philofiphes des Perfés &- Indiens. 4440 prencfi de Paris. 24
“phocéens. 2310 pyincelorran. 328.4
Pheronce. 80.b.1 374 Priape honoré. 2924
Phtife Tribtaire. 227.b princes diftordas donent entrée an Sphy: 464
‘piéles. 203.0,246.b ‘prince loy liant fapniffence. 45
Die Pape du temps deT'amberlan. 42.4 pyinceen France. : 4
S Pierre chef de l'Eglife. 74b ‘princes d'Ethiopie comment [ont traite; 6:b
Pierres auecquelengin portées. 316.4 princes ,Allemans [ubiets à l'Evnperenr. 116.4
Plonniers. 143.4 ‘princpe des chofes. DE LT
Piquiers Allemans. . 114.4 priére pour les mertsentre les Gennilz, 1314
Piffant les Turez f'arropifèns. 72.0 pysère pour Les mortsentre les Chréffitus. 76:
plan feuue. ‘ 16140 priere pour les feldats mortsen gherres : 724
Pœnes peuple d'Arique. 13.0 prieres des Turez.. Cab À x
dPuetes hinerez,. 170.4 pyimaties. 230ib
+ puiles. | \ 185.4 Promontoire prafien oyanme. 174
Pofons. : 224.0 prononfliquenrs philo ophes, ê ‘4814
j Pafon. © 240.b/299.b procureursde 5 .Marc. 161.4
M Pologne, er Peloigneis. 10$.4 proces. | ‘183,b
Police de france. 183.4 premins c'eft AÆgendicum.' 185.4
Police d "Egipte, 9.b procureurs des nations. 192.b Risen v
Police au camp. 42:b prominces partans le nonsdes flanmer € riniee | -Kimieres
Pentifes gents Ze sb res. ne 303.b | Rrueroys
Pentife. 142.0 priminces de Gafto igne. 232.b | Robert R
Ponts. ie t "310.4 pithirsafé maladie pediculaire: 16.4 | Komun
* Popiel Ro mangé désrarx:.. 106.4 prolomée premier Cofimographe. 25% | Remalg:
Populace. 140€ mtelomée premier Roy d’Egipte apres Alexan- Romepil
Pertugass ont cherché les terres Septentriona- ‘dre. ér 1àb | -Rymule
les. 260.b Pugna ifle. 30$:4 | Romain
Portugais tienët des forterefesen Cäbaïe. 51.4 puifnez. * 2924 |: : Romaim
ortngalo du Roy 20(b.14.4 30.0 punition dé ceux qui pratiquoyent'aier l'emme | Romain.
Pose, OU US nos mnt à “toute | Romiepr
ie .. 22.0 pyramides Pate [AGE R
Lu re degrand vert: ‘268.4 Pithes quelz.. 85h Roftar t
Praguecité. RE 71 lo efih
y 2 L > vêtes CS RICE #4 Ne * Q $
Pre eéluSanhone commis des vitres. r89 # Qui 2006
Pre res continens henore7 . mé Le ÿ3 Lie Quiloa preunce: x ha 4 RE 2 è Koné.
titez, Gb
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4814
T Fa; B br pe :
l ournlay ville, ‘FL. Ro) qe ost eftre, LR
PS le. 2844 Roÿ dant grand nombre d'enfans, - 309.4
QaiXquiT Lieutenant, 309.b Rorportépar lesindiens. 3074
‘sub , k Roÿs adore "264
ESS KR. Roy gueris de maladie. 287.
D Angifcre animal, -93.b Rays adorez, 4 leur tres. 261.4
EN Raoul bapri[ é, 228.4 Ro)s morts hone rez. 308.4
Rapr2.. 182.4 RoremFrace,cr d'oudefienduz, 198: 4.201 à
«RAT mangearent le Roy popiel, 106.4 Roys de Bonrgoigne. 01.4
Rebelles Panucéens, vH 2924b Roys fous un monarque. 303.8
Rebelles punis. 481.b Rubion. 18.8
Rcbelles chaftiez.. 86.4 Ruffiques © de leur veStements. 18.4
Rerempence des Reys de Scithie. LA S.
Keceptes des malidies effranges. sb CAbéens io.
Ke 92.4.191.b1934 \Dsabce ditte Arabie, r1.8.38.b:
Retffres comment combatent. A%a S'arrificateurs centrains | 404
Religion de T'amberlam. \ 430 sarrifiées. 15.540 .93.4.169.b:3#5.b
Kehgion des Ethiopiens,©o- brachmanes.s.4.50 178.4283b S
Reh£ion comnsencement de l'eflat. 140.0 S'avrifices des Iuifz.. 34.4
Keigion des T'emboliens. .292.4 Sarifices des Perfês. tie
Rehigson françoife. 183.0. Sacrfire crelz,. 30ÿ.b.308.8
Religieux en Giapan. 282.4 Sacrifice pur deniner. er
Keliques des fain£tz.. Y4:.4 S'acrifices des Barceens.. 14.8
“Remorique. 231.4 Saducéens, 36:4
Requeftes du palays ï 197.4 Saicttes enuenimées, 57.4
Refurretion de Iefus- Chrif. 76.4 S'atertes des Chmanors. 300.
Renerence 207.4 Sainé Galcité. 510: à
Rhodes. 86.4 Saint Sephkchre. .… 69%
Rüten. 213.6. Salaire propefé à ceux qui ausient grand die
Richeffés de Peru. 309.4 bred'enfans. 4
Risen vfageentre les indiens. 47.4 Salaires des Inges, . ‘Née
Rnieres de Maragnon,cr Orcllane. 303.b SalesSaliques. ‘ab
Riueroys 236.b S'aliens. 408:
Robert RoYe 202 .b S'alienspreftres 12.6
Romaint deffairs par les Heluetiens.. 203.4 S'aliqhe. ‘181.40
Remaïgnolle. 136.4 Salernei 19%
Romepilée.... 206.4 Salpe, À 139!
Romule ©: Reme. 137.4 Samiathan en Cominge ow«eSlé nonrsi d'u:
Romain deffait? par les Saxons. 119.4 theur de cefle Hiffoire. 295
4 |: Romains a la préface: Samarifles mangeurs d'hommes. s7.b
Romains quel. à r45b.199 b 113 b. Samarcand cites : 43 b
Rome prinfe. 96,4 Samopilie rt “x03.b
Rorte Roy. 226.4 Sang merwilleux. “as
Roflar Saturne. 93 4 Sang royal connient refelker. 854
à Roffieh Die. 93 :4 S'anbias. M
hotharss Arr 1$1.4 Sang n'est mangépar les Insfg. As
mm Lo OO
x
po nn à mnt él gens
a 34.4
, 229 4Sndahapale VaNCh par À rhace, | 44h
.
dm
r. Dr. Aie SRA ES + ; ”
HE TABLE
males 222,b Sidonie Apolinaire. os
. SArm Re | és | AOI.S Signes. . … 8104,
£arenides Theologienc. 169.4. 5 ifmond Ko. 401
S'arrafins pilleurs 6.L.29.4.87.4 5lane que fignife. 205.4
Sarrafin es de l'origine definnm. 62.4 Silari fleune. 30.b
J'athan adoré, alapreface. Siliquaftrenemmé auffs piperiti.… 5.4
Sanmans en abondance. 261.b Siluoyens .. 249b
Samiagine, "| . 245.b. Simulachre. _ 320.b
J'annages, 17,246.b Simples pour faire poifon 299.b,
J'auf-conduit. 64.4 SinsSlresfacrificateurs. … 29$4
'auter: les, 87.4 Syrie. 37.b
SaxtO" Saxens 119.4 Syriens. 884
Jaxns. 213.4 Sobrieté des Egiptiens, 94374
Jçasoir. 145.4 Societé des hommes. LL 43h
Schaffufe ville, ” 210.4 Sodemites. + 1.654
Scandinauie Ifle. 148.0 Senges LR PUR .4b
Scinites, 36.4. à lapreface. oe nourrix, aux defpens du Roy, €7- du
Scrpodes. 51.4 triple ordre d'iceux. 48.b.714.
Scrifinte. S 94.b Soleil adoré. 273.b.277.b.298.b.299.4
Scerdifqus. 172.4 Soleil eftimé Dieu,@- adoré,26.b.60.4,180.b
Sotheer Sothes. 58.b.255.4.300.b 3or.b. ENT ent
Sean Q- deféription d'iceluy du T'artare. 66.b Soliers à l’Æpofiolique, 314
S'echerelfe. 230.4 Soleurre cité ancienne, La 2106
S'eêtes entre le Insfigo Lithuaniez. 36.b. Solen es A
*. tor.b Solyman. à nu 068.b.
séditiux. . -78.b Sophy commença à regner 1 464
S'edum:s. 209.4 Sort. | ue 159.4.
sel 297.4.229.b Serciers. 93.4.94.b.293.4281.b.2974.
Senegé Royaume, 15.4 Spermatophages. 468
L Sengaflenne. 303.b Spartheregien. 1, 80ob
LE . Send. | t4l.a. Stade, ….84:b,.
M Jenareurs. | 161.4 Statue, :4,420:b.
Sepultures. 10.8.168.b.178.b.282.b Stiriens. : ..36.b
_ 276.b.287.b.300.. Subornatins, |... 200.4
S'eptem casl a. 206.4 Succelions 200.4.281.b,316.b,
S'éptentrior.ales terres, 255.4 171.4 SUeUeS. 9e.
Séptentrienaux. 261.4 Suffrages. .143:h,165.9.
S'éptimanie preuince. 231.0 Sowiffes d'ou viennent ço- de leur fucces. 206.6.
S'equaneys. en 198.4. 207.4 | be Lt
Serpensmangez, 800 b suiffes ne font ÆHelueriens. ir! 42094.
D. Serpens bons «manger, 292.4 Suilfs origine C7 mœurs. 202.4.
Sérpens. d asie Sultan Solyman. | x de” CT4
S'eres peuples. 47.4.60.b Sumatreregion. Tia relie
past prime: té Salim. er: a
Sersetres de cuir d'hommes, 59e, Superffition folle, 240.0275.6
Sejame frement indies. + 34.284 Séperffitions introduiétes à bogne fin: DT
ait ë L : Ban œ Séperffitieufes conremplations, rte
Sos
per Sfitsen des Perf ns Indiens c>Tartarer, Timarli. ju LA A
et és.b. ds depagr MO to
Suiz, oyanme. 23.4 rombeaux @-.de magnifcéce, 50,8,301.b"
A À Tonnerre: {. 934299.
+43 ec T'ofcane,co To]ans. 147.4
D PE lalo. 3.4 Touraine. 182.b.
2 -Tamberlan de quel fiat, 92.4 Tourbo delourde. 239.b
T'añaide Déeff. 39.4 Tournen © de leur maifon, 197.b
‘Tapis. 72.4 Trabiftres. fé
Taprobane :[le. 57.4 Tribuns. 4144415967
TFartarie,C® T'artares, 61.0 162.4,b.189.4 MER
Täérbe prouince. 235.4 Tribus 91.4
Tareñte ville. 139.4 Trieflecité, 166,4
Férn'Riuiere. 232.4 T'ritonie ile, 18.6:
Tauri[ques. | 136.b Troglodites quelz.. 15.4
Tanrs cité prife par le Sephy. 46.4 Trompettesen combat. 81.6.
T'auroloytes. 6o.b me e 225.6;
pre Faure cité de Sophy. 39.4 Tro : xéigad 17.4.
D ur: T'aure mont. à | 27.bT w : ï
Di De T'eébe[ages Languedoc. 204.4 Tudejques. 10:
« 314 TéieRo). 204.4 T'umbez.. 3of.b°
A 4 Temple d'incroyable grandeur. 30.4 Turban rouge @ defininititution. 46.4:
12 E CD Zémple cr ernement d'iceluy. {4.4 Turiefleuue. 241.4:
Mi: D Demple ancien des Idolatres. 294.b Turege. ° 204.b
QE ie -- Temple du faleil. UT! $0$b.3144 Tuira. à laprefaces
j 1594 Femporifeurs.. 29.4 Ture7 © perfans en different, de le caufes
“sas. T'ermspile. 784 46.b Sat
A devra a par quipremier deféouertes. … Turquie co des Turct. … 68,4.
855 * "260. Turqueflan. 63.
er Terre Rrançoife. 265. vyrannie. 6h:
Fes L T'erre:tremble. | 282.4 V.
1e. T'erre de labeur on labrador. 160.4 YT Ace ville, Fe 234.4
ns Ferre mauditte Go pourquey. 1.0 des Die: 93
316: Ë Terre ronde. 253.4 Vaillans honerez.. 169.4
Rat eSles rafes, 63.4 Walachie. 914:
"165r4. Z'efinsings © de leur loy. 33.b Vulefiens. 109.4.
206.8, ee s quel Jont receux. en Turquie, 73.4 Valens Empereur. 95h.
ss T er À + 249.b Valerie. - 16.b.
2094 Thelotains. 192.4 Valeriancfilaue, _4i4.
à 4 Thrace, 89.4 Vallont. à 305.4.
LOT Thémifitan ville. s1b.295.b Walie.- 96.4.
‘à © shirrene, : : 147.44. Waudois, 104264
240.8. Themes épestre, 53.4 vale d'Efimeraulde … 309.b :
275.4 es Tivnée. ‘ 204.b Pafcouex peuple.
ABLE!
Timanguapeuple
Timas,
at. nel ‘si
| 234.4
270:b pefuéstaillées à payer la Gendarmerie. 143.b
70.b prefues ne fe remarians.
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